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f^arbarli Collrse lifirars
FROM THE
ELKAN NAUMBURG
FELLOWSHIP FUND
By ihe tenus of the gifl the income of this Fund
In nny year when tlie Fellowship is not
ASRlgued is to be used for the Library
of the University for the purchase
of Works, preferably pertain-
ing to Music.
LIBRARY
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(iud, typognphi* C. AnBOOiBraMkmAD, Ad. Hoitt, ivccr
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f^arfaarli Collese librarn
FROM THE
ELKAN NAUMBURG
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of the University for the purchase
of Works, preferably pertain-
ing to Music.
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l(
Catalogue descriptif et analytique
DU
MUSÉE INSTRUMENTAL
(HISTORIQUE ET TECHNIQUE)
CONSERVATOIRE ROYAL DE MUSIQUE DE BRUXELLES
PA.K
VICTOR-CHARLES MAHILLON
CONSBRVATBUft BU MCSÉB
Troisième volume
NUMEROS Ï322 a 2055
G AND
LIBRAIRIE GÉNÉRALE DE AD. HOSTE, ÉDITEUR
RUE DBS CHAMPS, 47.
^
1900
CATALOGUE DESCRIPTIF & ANALYTIQUE
DU
MUSEE INSTRUMENTAL
DU
CONSERVATOIRE ROYAL DE MUSIQUE
DE BRUXELLES
— II —
première en établissant Tunisson par la case n"^ 5 de
Talto, la case K du ténor et la case 7 de la basse'. >
Voici l'intonation fondamentale respective des
quatre cordes que nous avons obtenue de cette façon :
Wi
— ^
basstt tinoTi alto^ soprano
— Long. tôt. du n® 1325, i"*07, larg. max. o°»255.
Long. tôt. du n* 1326, o"93, larg. max. o°240.
France 1827. Gigue, Reproduction exécutée par
M. Aug. Tolbecque, à Niort, d'après les sculptures
du portail de Tabbaye de Moissac, repré-
sentant les Vieillards de l'Apocalypse.
Cette gigue n'est montée que d'une corde;
elle nous donne l'image fidèle d'un des
instruments à archet les plus en vogue au
XII« siècle. Le dos et la table, de forme
elliptique, sont légèrement bombés; la
table est percée de quatre ouvertures cir-
culaires mesurant 17 mill. de diamètre
placées par deux de chaque côté du cheva- *^" °* ^^^ '
let. Le cheviller, de forme circulaire, est plat; ta
cheville le traverse au centre, dans le sens de son
épaisseur. — Long. tôt. 0^50; larg. max. de la table
o°*i4o; haut. max. des éclisses 0^033.
< Cette façon d'accorder est, du reste, celle dont on se
servait encore en France vers le milieu du XVIIe siècle; elle
est indiquée par Jean Rousseau dans son Traité de la Vioh,
imprimé à Paris en 1687,
— 12 —
ÂLLBMAGNB. 1828. PhilomèU^ de Tanc. coll. V.
et J. Mahillon. Sorte de violon à tables planes
monté de cordes métalliques, les deux premières
d'acier, les deux autres d'acier filé. L'accord est le
même que celui du violon; les cordes reposent^ d'une
part y sur un chevalet dont l'arête est garnie d'un fil
de cuivre, d'autre part, sur un sillet également
métallique. On attribue à cet instrument une origine
bavaroise qui ne remonterait pas au-delà de la
r^ moitié de ce siècle. Le cheviller, terminé par
une tète de lion sculptée, porte 4 chevilles munies
d'une vis sans fin agissant sur une roue dentée
appliquée à la tige sur laquelle s*enroulent les
cordes. Le timbre, grêle et métallique, a quelque
chose de plaintif, ce qui explique probablement le
nom donné à l'instrument. — Long. tôt. o™6i;
larg. max. o"22.
NoRWÈGE. 1329. Violon de Har danger ^ de l'anc.
coll. V. et J. Mahillon. Voir la description du
n* 242, qui s'applique également à celui-ci dont la
facture est toutefois beaucoup plus intéressante.
La table, les éclisses et le dos sont ornés de pein-
tures, noir et or. Sur le fond, à l'intérieur, on trouve
l'étiquette suivante :
Denne Fiolin er
Repereret^ polerei
og utfmijkket af
mig isebrùar maaned
Spilleman J. C. L. Ruwold iSiz
— 13 —
traduction :
Ce violon a été
réparé, poli
et enjolivé par
moi au mois de février
ménétrier J. C. L. Ruwold 1812.
France. 1880. Vielle à archet. Don de M. A. Tol-
becque, à Niort. Reproduction, par le donateur»
d'une vielle, à 3 cordes, d après une sculpture du
portail de la cathédrale d'Amiens. Les vielles, appe-
lées quelquefois vihmles du mot espagnol vihuela,
sont représentées sur un grand nombre de monu-
ments du moyen-âge à partir du XI® siècle. On y
voit les vielles à archet, les vielles à roue et les vielles
àplectre ou à mains, dont les cordes étaient pincées.
La vielle se distingue de la viole : par la hauteur
moindre des éclisses ; par le contour de la caisse
sonore, dont la courbe, plus légèrement déprimée
au milieu, n'a pas les échancrures de la viole ou du
violon, et ressemble plutôt à la courbe de la guitare
moderne; par le cheviller, qui, au lieu de porter ses
chevilles sur le côté, comme le violon, les présente
à plat, avec la tête au-dessous, comme à la guitare.
Les vielles à archet du XI* siècle sont ordinaire-
ment montées de trois cordes dont l'accord se
réglait souvent de la façon suivante :
$
i^-
— 14 —
Au XIII® siècle, d'après un manuscrit célèbre de
Jérôme de Moravie, la vielle portait cinq cordes
que l'on accordait de Tune des façons suivantes' :
Les notes blanches indiquent les cordes à vide, les
noires, les intonations obtenues par le raccourcis
sèment des cordes à l'aide des doigts de la main
gauche.
La reproduction de cette pièce de lutherie
ancienne est extrêmement intéressante et fait hon-
neur à son auteur, aussi habile luthier que violon-
celliste et musicologue distingué.
Italie. 1381. Vielle à archet. Reproduction exé-
cutée par M. Aug. Tolbecque à Niort, d*après des
copies faites par l'auteur de ce catalogue d*un
tableau de Cimabue (1240-1300) qui se trouve à
Florence au Musée c degli Uffizi ». La caisse
X Julien Riihlmann. Die Geschichte der Bogeninstrumcnten,
Braunschwetg, 1882. — Notice sur le manuscrit de Jérâme de
Moravie (1260). par Perne, dans la Revue musicale de Fétia,
ire année. Tome II, 1828, p. 457. — Notes on early spanish
Music, par Juan F. Riano. London, Bernard Quaritch, 1887,
— '5 —
sonore est presque plate; le dos et la table ne sont
que très légèrement bombés. La forme générale est
celle d'une guitare. Deux ouïes, en C D?
sont disposées de chaque côté du che-
valet; les contours de ces ouvertures,
ainsi que ceux de la table, sont ornés
d'une bordure incrustée d'ébène et
d'ivoire. Le cheviller plat, de forme
ovale, est traversé par les chevilles
dans le sens de son épaisseur; l'instru-
ment est monté de cinq cordes. Pour
l'accord, voir le n» précédent. —
Long. tôt. o°72; larg. max. à la partie
supérieure o»i6; à la partie inférieure
o°2o; haut. moy. des éclisses o°05.
France. 1832. Violon, de Tanc. coll. V. et
J. Mahillon. L'étiquette manuscrite est
rédigée de la façon suivante : Chanot^
p. B. (Tinv. 21 janv, i8i8. C. /. D.
w® i8i. Les tables ne sont que légère-
ment bombées, l'inventeur, ancien
élève de l'École polytechnique, pen-
sant que leur creusement, pour la for-
mation des voûtes, était nuisible à
leur libre vibration. Les ouïes sont
légèrement arquées, afin d'éviter, dans
la mesure du possible, de couper dans
les fibres du bois. L'inventeur rem-
Vielie à archet
(no 1331).
Violon (no 1332).
place les échancrures ordinaires, avec leurs angles
— i6 —
et leurs tasseaux, par une courbe légèrement dépri-
mée comme celle de la caisse de la guitare; d'après
lui, les formes anciennes nuisent à la puissance et à
la bonne qualité des sons^ Enfin, pour favoriser la
mise en vibration de la table, il attache les cordes
à la partie inférieure de celle-ci au lieu de les
fixer» comme d'ordinaire, au cordier.
Les instruments construits par Chanot d'après
ces principes, eurent un très grand succès à leur
origine; ils furent même approuvés par llnstitut
de France; ils sont aujourd'hui complètement
abandonnés et on ne les trouve plus guère que
dans les Musées, comme objets de curiosité. Cet
abandon est-il justifié? Nous ne le pensons pas. La
facture de Chanot est non-seulement très soignée,
mais elle est basée sur des principes rationnels;
son insuccès final s'explique bien plus, à notre avis,
par le parti-pris qui s'oppose à toute innovation, à
tout changement apporté aux formes classiques,
que par les défauts constatés aux instruments.
François Chanot était capitaine ingénieur de
deuxième classe dans la marine française. Les
lettres C. L D. qui figurent au bas de l'étiquette,
sont les initiales de ce titre.
ID. 1338. Violon, de l'anc. coll. V. et J. Mahil-
lon. Il ne porte aucune étiquette, mais il est évidem-
ment de Chanot. La table et le dos sont encore
> Cette forme rappelle tris exactement celle de la vielle à
archet no 1331.
— t7 —
moins bombés que ceux du numéro précédent. Lé
cheviller se termine par une volute, mais, contrai-
rement à Tusage, elle est renversée.
Id. 1834. Violon. Il ne porte pas de nom d'au-
teur. C'est fort probablement un instrument d'essai,
car la table conserve la trace de changements
apportés au contour des ouïes actuellement taillées
en Ç 3- La forme de la caisse sonore est pareille
à celle des deux instruments précédents, à cette
exception près, qu'une double courbure, en cœur,
existe à la partie inférieure. La volute du cheviller
est renversée comme celle du n" précédent.
Id. 1836. Violon, de l'anc. coll. V. et J. Mahillon.
Il porte la curieuse étiquette suivante : « Segon
violon fait par Belleville^ italier boucher anno 1812 ».
Cet instrument, oeuvre d'un amateur, n'oCFrerien
de bien remarquable. Il est cependant intéressant
par la forme de sa caisse, rappelant les formes
précédentes mises en faveur six ans après par
Chanot!
Id. 1336. Violon, de l'anc. coll. V.et J. Mahillon.
Sans nom d'auteur. Forme semblable à celle du
violon de Chanot n® 1332; ouïes en XX très dis-
gracieuses; pointues à l'extrémité supérieure, elles
s'élargissent rapidement vers le bas. La facture
nous paraît plus ancienne encore que celle du
«• 1335.
Id. 1387. Violon, de l'anc. coll. V. et J. Mahillon.
L'étiquette est malheureusement indéchiffrable.
— t8 -
Nous croyons cependant lire : Kruina Léonard.
Paris, 1797* La forme de ce violon est encore celle
du n? 1332,
Belgique. 1888. Violon. Il porte Tétîquette :
Benoit Joseph Boussu^ #»• luthier à Bruxelles 1750.
Ce luthier est cité par Ed. Vander Straeten dans le cinquième
volume de c /a Musique aux Pays-Bas, >
Id. 1889. Violon, de Tanc, coll. V. et J. Mahillon.
Instrument tout en cuivre; simple objet de curio-
sité.
Voir la note à la suite du no 1375.
France. 1840. Violon^ de l'anc. coll. V. et J.
Mahillon. Sans nom d'auteur. Jolie lutherie; elle
offre ceci de particulier que le fond, la table et les
éclisses sont en bois de cèdre.
Allemagne. 1341. Violon, de lanc. coll. V. et
J. Mahillon. Etiquette : Johanes Gàssler Lauthen
und Geigenmacher in Mittenwald 1762. Lutherie
ordinaire; l'instrument a conservé le manche à
courte touche de Tépoque; c'est à ce seul point de
vue qu'il est intéressant.
France. 1842. Violon, de l'anc. coll. V. et J.
Mahillon. Sans nom d'auteur. Une étiquette indique
qu'il a été c raccomode par Moitessierà Carcassonne ».
Cet instrument, d'une assez jolie facture, offre ceci
de remarquable que la table a des dimensions plus
grandes que le fond, de sorte que les éclisses, au lieu
d'être verticales, sont légèrement inclinées.
Id. 1343. Violon^ de Tanc. coll. V. et J. Mahil-
lon. Sans nom d'auteur. Lutherie ordinaire, parais-
sant originaire de Mirecourt (Vosges) et dater des
premières années de ce siècle. Le cordier' est inté-
ressant. Les cordes passent dessous et sortent sur
la face supérieure en traversant chacune un trou
foré à proximité de l'extrémité inférieure du cordier
où elles se fixent par un nœud dans une entaille
sciée sur l'épaisseur du bois. Quatre ouvertures
longitudinales et parallèles, de 2 mill. de largeur,
sont découpées sur le cordier dans la direction des
cordes. Dans chacune de ces ouvertures glisse un
coin de bois qui appuie sur la corde passant sous le
cordier. Ce coin est terminé par un bouton qui fait
saillie sur la face supérieure du cordier. En pressant
ce bouton pour faire glisser le coin vers l'extrémité
inférieure de l'ouverture qui lui sert de guide, le coin
de bois, appuyant sur la corde, augmente la tension
de celle-ci au fur et à mesure qu'il approche du trou
traversé par la corde. Cet appareil, dont l'invention
est attribuée au célèbre violoniste Louis Spohr,
avait pour but de donner à la partie de corde
au-delà du chevalet certains rapports de longueur
avec la partie de corde vibrant sous l'action de
l'archet, pour en améliorer la sonorité. C'est le
système des aliquotes que l'on a essayé plus tard
d'appliquer au piano.
> Le cordier porte parfois le nom de tire<ordcz.
X
— i20 —
Id. 1344. Violon, de Tanc. coll. V. et J. Mahîllon.
Etiquette : P. A. Moitessier N* 13 à Montpellier
1833. Le fond de cet instrument, au lieu d'avoir,
comme d'habitude^ une surface convexe, offre à
l'extérieur de la caisse de résonance une surface
concave. La voûte est en effet disposée à Tintérieur
de la caisse, de telle façon que la distance entre la
table et le fond reste constante. D'après M. Aug.
Tolbecque, Moitessier voulait par ce procédé rejeter
à l'extérieur la sonorité due à la vibration de la
masse d'air contenue dans la caisse sonore. Son
idée ne fut pas suivie.
Id. 1846. Violon, de Tanc. coll. V. et J. Mahillon.
Sans nom d'auteur. Cet instrument a le fond et la
table ondulés dans le sens de leur longueur. Il est à
supposer que fauteur a eu pour but d'augmeriter le
volume du son en agrandissant la surface des parties
vibrantes, tout en conservant le format de l'instru-
ment.
D'après M. Aug. Tolbecque, cet essai serait
l'œuvre d'un nommé Suleau, premier violon au
Théâtre de la Porte S* Martin à Paris, vers 1840.
Ces instruments n'étaient pas sans qualités, mais le
pauvre artiste se ruina à les faire construire; il resta
seul convaincu de l'efficacité de son procédé.
Allemagne. 1346. Violon, de l'an. coll. V. et J.
Mahillon. Sans nom d'auteur. Le fond et la table
ont un contour légèrement festonné, suivi par les
éclisses. La découpure des /est également ondulée,
— 21 —
ainsi que la volute du cheviller. Il est assez difficile
d'expliquer autrement que par une fantaisie du
luthier l'emploi de cette forme, qui n'offre rien de
gracieux et encore moins d'utile.
France. 1347. Violon, de Tanc. coll. V. et J.
Mahillon. Cet instrument, datant de la fin du siècle
dernier, est une copie de Stradivarii assez grossière
et sans mérite. Une étiquette imprimée porte qu'il
a été € réparé par C. F. Darchcy luthier ^ Bruxelles
1848 >.
Id. 1848. Violon. Don de M. E. Gand. Ce bel
instrument y donné en prix en 1838, ainsi que Tindi-
que l'inscription en lettres d'or sur les éclisses, à
J. F. Eugène Gautier, élève du Conservatoire de
Paris, porte Tétiquette de c Gandjuthier de la maison
du Roi et du Conservatoire de musique^ rue Croix des
Petits Champs n» 24 â Paris, 1836. »
Charles-François Gand, né en 1788, mort à Paris le
10 mai 1845, succéda en 1824 ^ Nicolas Lupot, dont il fut
l'élève et le gendre. C. F. Gand eut deux fils qui tous deux. —
le second surtout, — s'illustrèrent dans l'art de la lutherie :
Adolphe et Bugène. Le premier mourut le 34 janvier 1866, le
second le 5 février 1892.
Allemagne. 1349. Violon avec archet, format
dit « demi-violon ». Don du Prince de Chimay. Cet
instrument n*offre rien de remarquable au point
de vue de la facture. Il n'est intéressant que par ce
fait qu'il a appartenu aux fameuses violonistes, les
^œurs MilanoUo, lesquelles en firent don à notre
1
— 32 —
célèbre compatriote de Bériot. Celui-ci le donna
en 1867 au docteur AUart qui» à son tour, en fit
cadeau au Prince de Chimay.
France. 1860. Violon. Etiquette : F, Breton,
breveté de S. A. R. Af* la Duchesse d'Angoulème à
Mirecourt 1820, avec les armes de France surmon-
tées de la couronne ducale. Lutherie sans grande
valeur mais non sans mérite. Facture assez soignée,
vernis jaune. Breton a travaillé de 181 2 à 1830.
Notre violon porte sur le fond un dessin en décal-
que représentant La victoire de Dantxic.
Pays-Bas. 1361. Etiquette : Johannes Cuypers
fecii s^Hage 1797 Btatis suae 73. Vidal cite égale-
ment ce luthier; il le fait travailler de 1760 à 1780
et lui donne le nom de Jean Kœuppers I Facture de
mérite» dont les spécimens sont actuellement assez
recherchés. Vernis jaune malheureusement empâté;
très joli spécimen, intéressant surtout si Ton tient
compte du grand âge de son auteur à Tépoque de la
confection de ce violon.
lo. 1362. Violon. Don du Prince de Chimay.
Etiquette manuscrite : fait à Tournay par Ambroise
Decombre 1 7 1 o . Le dernier chiffre n *est pas très appa-
rent. Très joli violon 9 belle facture, avec un vernis
rouge ressemblant quelque peu au vernis italien de
Stradivari. D'après Fétis, Decombre aurait travaillé
chez Stradivari, ce qui expliquerait la ressemblance
de son vernis avec celui du célèbre luthier de
Crémone.
i
i
— 23 —
Id. 1S63. Violon. Don du même. Etiquette impri-
mée : Antonius Stradivarius , Cremonensis faciebat
anno 1709; mais la facture et le vernis révèlent à
coup sûr le véritable auteur qui n'est autre que
Decombre de Tournay.
lo. 1854. Violon, de Tanc. coll. V. et J. Mahil-
lon. Etiquette manuscrite : Fait à Tournay par
De Comble 1785. On retrouve encore quelques-uns
des caractères distinctifs des précédents instru-
ments, mais la main d'œuvre est bien moins soignée
et la beauté du vernis a totalement disparu. C'est ou
bien Tœuvre d'un petit-fils de Decombre ou bien
celle de Tauteur du n* 1366, dont la vieillesses
rendu la main inhabile.
De l'examen des trois instruments que nous possédons
signés de ce nom et de quelques renseignements que nous
devons à l'obligeance de notre ami, Mr. Soil. de Tournay, il
semblerait qu'il y a eu trois générations de Decombre ou
Decomble. luthiers à Tournay. Le premier, élève de Stradivari.
qui travaillait vers 17 10 et qui signait Ambroisc Decombre; le
second, qui sigasàt Ambroise Décomble et qui travaillait vers
1761; le troisième enfin, qui signait Ambroise De Comble;
celui-ci travaillait vers 1750 et exerçait encore son art
vers Z785* La question de savoir si les deux derniers étaient
frères nous semble résolue négativement par leurs étiquettes
qui portent toutes le prénom d' Ambroise. Les variations
que présente le nom familial : Decombre, Decomble, De Comble,
n'ont rien qui doive nous étonner, ces différences d'ortho-
graphe se voient encore souvent de nos jours.
Id. 1S66. Violon, Don du Prince de Chimay«
Etiquette : Matthys Hofmans tôt Aniwerpen. Ce
— 24 —
luthier travaillait au commencement du XVIII* siè-
cle. La beauté de la main d'œuvre met en lumière
les mérites de sa facture. Nous trouvons quelques
renseignements sur lui dans < La musique aux Pays-
Bas > de Ed. Vander Straeten, T. cinquième.
Allbmaonb. 1866. Canne^violon, de Tanc. coll.
V. et J. Mahillon. Simple tuyau de bois, de 0^04 de
diamètre environ, dont on a enlevé la moitié d'une
paroi sur une longueur d*à peu près 0^52, pour y
ajuster une planchette de bois faisant Toffice de
table d'harmonie, et sur laquelle on a appliqué,
comme aux pochettes, une touche en ébène, un
chevalet et un cordier. Les cordes se tendent au
moyen de quatre chevilles de fer taraudées dans
une plaque de cuivre fixée à l'aide de vis à la partie
supérieure du tuyau. Pour donner à celui-ci Tappa-
rence d'une canne, on recouvre les cordes d'une
plaque de bois verni qui remplace la partie de bois
enlevée et on l'assujettit à l'aide d'un pommeau qui
se visse sur l'extrémité supérieure. L'archet, ainsi
que la clef servant à remonter les chevilles, se glis-
sent préalablement à l'intérieur du tuyau en bois.
La canne reconstituée mesure o^^So de longueur,
comme nous l'avons dit ; le diamètre extérieur
maximum est environ de o"'o4.
Italie. 1367. Violino^ de l'anc. coll. du comte
Pietro Correr de Venise. C'est le c Rechte DiscanU
Geig » de Praetorius. D'après lui, en effet, cet
instrument mesurait très exactement deux pieds.
— 25 —
mesure de Brunswick qui correspond exactement à
o»56, longueur exacte du violon n« 1357. L'accord
du violino était le même que celui de
notre violon actuel
I P
^
Sur l'étiquette on lit Tinscription sui-
vante :
Al 21 Agosto 1654
in Venecia a San Marco
. Carlo Mondi
goizen di un coromer. vioiino (no 1357)
La signification de cette dernière phrase nous
échappe.
La facture de ce violon n'est guère remarquable ;
ce qui le rend intéressant au plus haut degré, c*est
qu'il n'a subi aucune espèce d'altération ni de
changement. C'est bien là le violon à petit manche
et courte touche tel qu*on l'employait encore au
milieu du XVIP siècle ; nous sommes loin du beau
vernis italien et de l'influence des belles écoles de
Brescia et de Crémone.
A cette époque on ne démanchait guère, quoique ce procédé
fût très usité déjà dans le jeu de la viole. Le violoniste
risquait quelquefois, s*tl était habile, Vut par l'extension de
l'aoriculaire sur la chanterelle; la hardiesse paraissait si
grande qu'elle lui valait souvent cet avis charitable de ses
auditeurs : gare Tutl Corelli, né à Fusignano en 1653, mort à
Rome en 1713, doit être considéré comme le fondateur de
récole moderne du violon. L'art de démancher devait forcé-
~ 26 —
ment amener les allongements du manche* et de la touche
pour arrÎTer progressivement aux dimensions exigées par
la technique moderne.
France. 1368. Violon d'amour^ de Tanc. coll.
V. et J. Mahillon. Il est de Salomon à Paris et ne
diffère guère du n« 481 précédemment catalogué.
Même nombre de cordes, même accord.'
Autriche. 1869. Violino-Harpa, de l'anc. coll.
V. et J. Mahillon. Etiquette : Violino-Harpa (PaUnU)
InvenitP* G. S. Th. Zach feeit anno 1873. Vindo-
bona. Ce curieux instrument, dont le contour de la
caisse sonore a des lignes tout à fait irrégulières,
a été construit par le luthier Th. Zach, de Vienne,
d'après les indications et les plans du Prince
Oregor de Stourdza qui recherchait probablement,
dans la grande capacité donnée à la caisse, un plus
grand volume de son, ignorant qu'entre les propor-
tions de celle-ci et l'intonation des cordes, il existe
une certaine relation qui ne peut être négligée si
Ton veut obtenir le maximum de renforcement dont
le son des cordes est susceptible. La longueur de
l'instrument ne dépasse pas les dimensions habi-
tuelles, mais la largeur maximum de la caisse
atteint o"36.
Allemagne. 1360. 7io/on-50ttf if ne ou violon muet,
de l'anc. coll. V. et J. Mahillon. Cet instrument n'a
' Aux deux instruments n^ 481 et 1358 les cordes princi-
pales et les cordes sympathiques sont attachées à une plaque
d*i voire fixée verticalement au bas de l'éclisse inférieure.
— a? —
pas de caisse de résonance; la table seule» sur
laquelle s*appuient les cordes par Tintermédiaire
du chevalet, sert ici à renforcer le son. L'instru-
ment, qui semble dater du milieu du XVII® siècle,
porte la marque manuscrite : Ernest Bilsch Lauten
und Geigen Mâcher in Nurnberg.
Ce luthier travaillait au commencement du XVII* siècle; la
Historisk Samling af Musikinstrumenter, de Copenhague, pos<
sède de lui une viola di gamba datée de 1615.
Italie. 1861. Violon en écaille^ de Tanc. coll.
V. et J. Mahillon. Auteur inconnu.
Lutherie de curiosité, sans valeur artis-
tique.
France. 1862. Violon SavarU Don de
MM. Gand et Bernardel frères à Paris.
La caisse de cet instrument, construite
d'après les théories de Savart, a la
forme d*un trapèze; les éclisses sont
par suite rectilignes, les ouïes ordinai-
rement taillées en / sont remplacées
par des ouvertures rectilignes dont la
longueur est disposée dans le sens des
fibres du bois; la barre d*harmonie se trouve fixée
dans l'axe de la table. Les cordes sont attachées
par un bouton d'ivoire à l'éclisse inférieure. Le
violon Savart, qui date de 1818, fut approuvé
par les Académies des Sciences et des Beaux-Arts
à la suite d'un rapport fait par une commission
nommée parmi les membres des deux compagnies.
Violon Savart
(no 1362).
— a8 —
L'instrument eut à son origine quelque succès,
d'ailleurs mérité; mais Tancienne facture reprit
bientôt le dessus, et les violons Savart sont allés
rejoindre ceux de Chanot dans les vitrines des
Musées (FÉLIX Savart, Mémoire sur la construction
des instruments à archet^ suivi du rapport qui en a été
fait aux deux Académies des Sciences et Beaux* Arts.
Paris, Roret).
Pays-Bas. 1863. Pochette en forme de violon.
Don de M. A. Boucher, à Bruxelles. Cette pièce
intéressante a appartenu à Nacher, professeur de
danse et de maintien à Bruxelles, dans les premières
années de ce siècle. Elle est montée de quatre cordes
dont raccord est indiqué dans la note qui accom-
pagne le numéro suivant. — Long. tôt. o"3i5;
larg. max. o"o75.
Allemagne. 1364. Poche. La forme est sem-
blable à celle de la pochette, mais les longueurs
sont approximativement celles du violon, à l'unisson
duquel on accorde la poche. Le dos de celle-ci, de
forme pentagonale, est recouvert de bandes d'ivoire
séparées par des filets d*ébène. Le manche est égale-
ment en ivoire. Les chevilles, sans doute primitive-
ment en ivoire, sont actuellement en os. Le cheviller
est terminé par une tête en bois sculpté. — Long,
tôt. o°575.
Lm, position du chevalet aux poches et pochettes a souvent
été discutée. Le place-t-on, comme au violon, vers la moitié
de la longueur des ouïes, ou au bas de celles-ci ? Les figures
de Mersenne ne laissent aucun doute à cet égard. D*après ces
— ag —
figarea, assez bien faites, la position du chevalet de ces instru-
ments est au bas des ouïes.
Nous avons dit (voir la note du no 232, Cat, du Musée, vol. I,
édit. 1893), que l'accord de la pochette est à Toctave aiguë du
violon. Il importe de remarquer que ceci ne s'applique qu'aux
pochettes montées de trois cordes seulement dont l'accord est
celui-ci :
^
L'accord de la pochette à quatre cordes se règle comme le
sopranino de viole da bracciOf c'est à dire à la quarte aiguë du
violon :
^
•^ "T 8 2 1
lorsque la pochette n'a que trois cordes c'est la quatrième
corde, Vut, qui se supprime (voir la note du n» 219, Cat. du
Musée, vol. I, édit. i893)« ^^^ accord de la pochette se vérifie
du reste par la longueur de la corde vibrante. Celle-ci est à
celle du violon dans le rapport de longueur très approximatif
de 3 : 4. qui est, on le sait, le rapport vibratoire de deux sons
à l'intervalle de quarte.
Pays-Bas. 1866. Pochette, de l'anc. coll. V. et J.
Mahillon.Sans nom d'auteur. Le dos est pentagonal
et la forme générale, à peu de chose près, celle du
n» 232.
Pour l'accord, voir la note de l'instrument précé-
dent. — Long. tôt. o"*420.
Id. 1866. Alto. Don du Prince de Chimay. Eti-
quette manuscrite : Fait à Tournay par Ambroise
Décomble 1761. Très jolie facture, bien soignée, mais
qui est certainement "^l'œuvre d'une main moins
habile que celle qui a produit les deux autres instru-
— 30 —
ment s marqués du même nom [n*^ 1352 et 1353). Le
vernis n*a plus cette richesse de ton à coloration
rouge qui caractérise le vernis de ces derniers.
Voir la note à la suite du n* 1354.
ITALIB. 1867. Violoncelle. Don du Prince de
Chimay. La caisse sonore de cet instrument a la
forme et les dimensions d*un étui de violon*; il n'est
pas autrement remarquable. On peut toutefois ajou-
ter qu'il a appartenu au célèbre ténor Mario et qu'il
fut acheté par le donateur, en 1876, à la vente du
violoniste Telezinski. L'accord est celui d'un violon-
celle ordinaire. — Long. tôt. i"33; larg. max.
o"*285; haut, des éclisses o™ioo.
Alsace. 1868. Violoncelle, de Tanc. coll. V. et
J. Mahillon. Etiquette : Christophe Vetter à Stras-
bourg 1744. Facture très ordinaire, n'offrant aucun
détail digne d*une mention spéciale. Le cheviller
est terminé par une sculpture assez jolie représen-
tant une sorte de Janus : d'un côté, une tête de
femme; de l'autre, une tète d'homme. Sous l'éti-
quette du facteur s'en trouve une autre qui ne
manque pas d'intérêt; nous la copions fidèlement :
Cette bas par Marc Snoeck réparé pour faier voier à
ces envieux mon adresse est près de VÉglise de St-Gerij
à Bruxelles^ encien luthier 1748. — L'instrument et
sa curieuse étiquette sont cités par Vidal {Les
Instruments à archet^ tome i, p. 196), mais notre
violoncelle établit que l'auteur français avait été
mal renseigné.
— 3» —
Pays-Bas. 1369. Violoncelle, de Tanc. coll.
V. et J. Mahillon. Etiquette manuscrite : j^ean-
Hyacint Rotienbûrgh maior fecii 1753. Instrument
de facture ordinaire, mais intéressante au point de
vue d^ rétude de la facture nationale. Ce luthier»
qui travaillait à Bruxelles, est cité par Vidal sous le
nom de Rottenbrouck.
Id. 1870. Violoncelle, Don du Prince de Chimay.
Etiquette manuscrite lAntonius Stradivarius CremO"
nensis faciebai 17.... Les deux derniers chiffres
manquent. Malgré l'étiquette, il est facile de recon-
naître la main et le vernis de Tauteur du n* 1352.
La facture est soignée et le ton du vernis rappelle
celui des vernis italiens*
(Euo. Mailand. Découverte des anciens vernis ita-
liens employés pour les instruments àcordes et àarchets.
— Paris, Eug. I^acroix.)
Id. 1871. Violoncelle^ de Tanc. coll. V. et J.
Mahillon. Instrument semblable au n» 1369, même
auteur, même étiquette manuscrite.
Bblqiqub. 1872. Violoncelle. L'étiquette porte :
Benoit' Joseph Boussu, lutier à Bruxelles 1757. Le
Musée possède du même artisan un violon renseigné
sous len» 1338.
Id. 1878. Violoncelle, Il porte l'étiquette sui-
vante : Marcus Snoeck tôt Brussel 1718. Facture
ordinaire, les voûtes sont assez prononcées, le
vernis est brun.
Pays-Bas. 1874. Violoncelle. Etiquette : Gaspar
_ 32 —
Borbon totBrussel 1652. Facture très ordinaire, mais
l'instrument est intéressant pour le Musée du Con-
servatoire de Bruxelles en raison de la nationalité
de son auteur. Les deux derniers chiffres du millé-
sime sont devenus quasi illisibles et nous ' laissent
des doutes sur leur exactitude.
Id. 1876. Violoncelle^ de Tanc. coll. V. et J.
Mahillon. Instrument de fantaisie dont le corps
sonore, le manche, la touche et le cordier sont en
cuivre; les chevilles sont en fer. L^inscription sui-
vante se trouve dans Tintérieur de la caisse sonore :
Fait par A. L.de Fontaine VEvique 1840.
Il est évident que le timbre de cet instrument ne pourrait
être semblable à celui des instruments similaires en bois. Les
matériaux de celui-ci vibrent, mais les conditions d'élasticité
des parois en laiton différant naturellement de celles qui
sont propres aux parois en bois, la masse d*air intérieure
de la caisse et Tair ambiant sont ébranlés de façon différente
et produisent, conséquemment. des ondes sonores dont le
timbre offre un caractère spécial. Il est certain qu'il est de
beaucoup inférieur au timbre d'un instrument muni d'une
caisse sonore en bois, bien équilibrée.
Id. 1876. Contrebasse, Don du Prince de Chimay.
Etiquette manuscrite : Faitpar Ambroise De Comble
à Tournay 1750. Instrument à quatre cordes accor-
dées en
î
^^
avec l'effet réel à l'octave inférieure de la note
écrite. La facture est beaucoup plus soignée que
— 33 —
celle du n* 1354. Les étiquettes, toutes deux manus-
crites, sont semblables.
Les chevilles sont du système dit à mécanique,
c'est-à-dire qu'elles sont commandées par une roue
dentée que l'on fait tourner par une vis sans fin.
L*iavention de la cheville mécanique est généralement attri-
buée à Anton Bachmann, luthier né à Berlin en 1716, mort le
8 mars iSoo; elle daterait de 1778 environ. Mais l'invention
de Bachmann n'est, en somme, que le perfectionnement de la
roue à rochet. Celle-ci existait déjà du temps de Prastorius qui
la critiquait, avec raison, parce que la corde ne peut s* accorder
d'une façon parfaite à cause du degré de tension invariable que
produit le passage d'une dent à une autre. Il est vrai que cet
inconvénient est moins sensible pour la contrebasse en raison
de la grande longueur de ses cordes, et la vis sans fin sup-
prime le défaut du rochet.
Id. 1877. Contrebasse, de l'anc. coll. de V. et J.
Mahillon. Sans nom d'auteur. Elle est à trois cordes
et de petit format; construite dans ces proportions,
la contrebasse servait souvent dans les cortèges ou
les processions; Texécutant la suspendait au cou à
l'aide d'une courroie terminée par un crochet;
celui*ci se fixait dans un petit trou pratiqué dans
le dos de l'instrument.
Accord : ^ -|-
avec l'effet à l'octave inférieure. — Long. tôt. i°»46 ;
larg. max. o"50, haut, des éclisses o'^iô.
iTAiriB. 1378. Contrebasse, de l'anc. coll. du comte
Pietro Correr» de Venise. Etiquette : Zvane Rechal*
— 34 —
dini, al insegna del basso^ in Yenetia. C'est une basse
à cinq cordes» renseignée dans le catalogue de la
collection Correr sous le nom de Tcrzino di contra-
basso 0 baritono. — Long. tôt. z'^ôo ; larg. max.
o"59; haut, des éclisses o"225.
Pays-Bas. 1879. Trompette marine^ de l'anc. coll.
V. et J. Mahillon. Caisse sonore heptagonale; le
manche est terminé par une volute traversée par
une cheville en fer munie d'une roue à rochet. —
Long. tôt. i"59.
Voir la note qui suit le n*' 217.
Id. 1380. Trompette marine^ de l'anc. coll. V. et
J. Mahillon. Elle est semblable à la précédente»
mais la caisse de résonance, beaucoup plus étroite,
est pentagonale. Un crochet en fer, fixé au dos du
manche, servait à attacher un cordon que l'instru-
mentiste se passait au cou afin d^empècher la trom-
pette de glisser sur le sol lorsque, pour en jouer, il
la tenait devant lui. — Long. tôt. i'°74. Les
initiales IBST, ainsi que le millésime 1702, sont
peints sur la table.
Allbmagnb. 1881. Trompette marine. Caisse
d'harmonie pentagonale s'élargissant rapidement
vers Textrémité inférieure. La table porte une plaque
en os sur laquelle s'appuie le chevalet. Une cheville
placée au bas de la table, sur le côté, a pour but
d'écarter la corde de la position rectiligne et de
faire basculer légèrement le chevalet afin de faci-
liter ses trépidations sur la table. Sur le haut de
— 35 —
celle-ci se trouvent deux petites plaques de nacre
gravées sur lesquelles on lit : L. TOBI — 1740, Au
milieu de la touche, et dans le sens de sa longueur»
est incrustée une bandelette en os, et sur un des
côtés du manche se trouvent également incrustés
cinq petits triangles en nacre indiquant les points
de division de la corde correspondant aux harmo-
niques 3. 4. 5. 6. 8. La cheville est en bois avec
une roue dentée à rochet. — Long. tôt. i">86.
Italie. 1382. Trompette marine^ de Tanc. coll. du
comte Pietro Correr, de Venise. Caisse d'harmonie
heptagonale, cheviller rectangulaire, cheville avec
roue à rochet. La touche porte la trace des lettres
de la notation allemande C. B. G. C. D. E. P. G. A.
indiquant les points de division de la corde corres-
pondant aux harmoniques 4. 5. 6. 8. 9. 10. 11.
12. 13.
Id. 1383. Trompette marine^ de Tanc. coll. du
comte Pietro Correr, de Venise. Semblable à la
précédente. — Long. tôt. i"94.
Id. 1884. Trompette marine^ de Tanc. coll. du
comte Pietro Correr, de Venise. Semblable au
n^ 1382. — Long. tôt. i»93.
Id. 1386. Trompette marine^ de Tanc. coll. du
comte Pietro Correr, de Venise. Semblable au
n^ 1382, à Texception du cheviller qui, proba-
blement rectangulaire à l'origine, a été remplacé
par une pièce nouvelle sculptée en forme de tète
d'aigle. La touche porte des indications correspon-
-36 -
dant à la division de la corde jusqu'au 14^ harmo-
nique (sift). — Long. tôt. i°93.
Allemagne. 1386. Trompette
marine. Caisse d'harmonie penta-
gonale s'élargissant brusquement
vers la partie inférieure où elle
est appliquée sur un cadre de bois
plat qui lui sert de base et assure
la stabilité de Tinstrument au
repos. La cheville, à large tête
ronde en bois, est appliquée verti-
calement à la partie supérieure de
l'instrument. Cette cheville se ter-
mine par une vis sur laquelle est
taraudée une sorte d'écrou terminé
par une pointe à laquelle est atta-
chée Tune des extrémités de la
corde. Quand on tourne la vis,
l'écrou monte ou descend sur
celle-ci, tend ou détend la corde
pour en régler l'intonation. La
table porte la trace d'un nom
devenu illisible. — Long. tôt.
2"o6.
Id. 1887. Trompette marine^ de
Tanc. coll. V. et J. Mahillon.
'•^ Facture plus soignée que celle des
Trompette mahnc(aox386). J^strumcntS précédcntS. La CaisSC
d'harmonie, heptagonale, est formée de planchettes
_ 37 —
d^ërable. Le cheviller est muni de la roue dentée
commandée par une vis sans fin dont nous avons
vu rinvention attribuée à Anton Bachmann (voir la
notice du n^" 1376). L'instrument nous paraît anté-
rieur à 1776, date présumée de l'invention; il est
vrai que la cheville actuelle peut y avoir été appli-
quée après coup, — et c'est ce qui nous semble être
le cas. — Long. tôt. 2"04.
lo. 1388. Viole d'amour^ de Tanc. coll. V. et
J. Mahillon. Etiquette : Andréas OstierLauien = und
Geigen Mâcher in Bresslau^ 1730. Joli spécimen de
*la lutherie allemande. Six cordes principales et six
cordes sympathiques; accord du n*23o. — Long.tot.
^"7355 lîu^g* niax. o"243; haut, des éclisses o°'058.
Francb. 1389. Viole d'amour. Don de M""*" Til-
mont-de Bas. Etiquette : Fait à Reims par Salomon^
1773. L'instrument, monté de cinq cordes princi-
pales et de cinq cordes sympathiques, est un spéci-
men intéressant de la facture française à la fin dp
dernier siècle. Il a servi pendant de longues années
à de Bas, beau-père de la donatrice, de son vivant
premier alto solo au Théâtre royal de la Monnaie.
Allemagne. 1380. Viole d'amour j de Tanc. coll.
V. et J. Mahillon. C'est une viole de facture ordi-
naire, dont le cheviller est terminé par une assez
jolie tête en bois sculpté. Sept cordes principales et
sept cordes sympathiques. Accord du n* 224. —
Long. tôt. o»725} larg. max. o"252; haut, des
éclisses 0^057.
- 38 -
Id. 1891. Viole d'amour. Etiquette : Johannes
Rauch Geigen und Lauien Mâcher in Commathau 1742.
Sept cordes principales et sept cordes sympathiques.
Cejoli spécimen de la lutherie allemande a appartenu
à feu Carli Zoeller, de son vivant chef de musique
au 2^ régiment de Life Quards, à Londres. L'instru-
ment est accompagné de son étui et de son archet
à baguette cannelée avec hausse et bouton d'ivoire.
Le manche et le cheviller ont été renouvelés.
Italib. 1392. Viole d'amour à 6 cordes principa-
les. Jolie pièce de lutherie de la seconde
moitié du XVIIl'' siècle. Elle n'a heu-
reusement subi aucune modification;
le manche, la touche et le cordier sont
intacts. Le cheviller est terminé par
une tête de Cupidon avec les yeux
couverts du bandeau traditionnel. Une
rosette est découpée dans la table.
C'est, d'après M. Alfred Hill, de Lon-
dres, un instrument de Técole de Bo-
logne, et probablement de Qiovanni
F. Guidantus.
France. 1893. Par^dessus de viole
ou quinton, de l'anc. coll. V. et J. Ma-
hillon. Très joli spécimen portant intérieurement la
marque de Antoine Medard, Paris, i66y. Cinq cordes
(pour raccord voir le n^ 219). La table d'harmonie
ne porte pas trace de barre, laquelle, à cette époque,
faisait souvent corps avec la table d'harmonie au
Viole d'Amour
(no 139a).
- 3Ô —
lieu d'y être attachée à la colle comme cela se
pratique de nos jours. Vernis à l'albumine très
régulièrement appliqué; ouïes en 3C* — Long. tôt.
o«65; larg. max. o"2i; haut, deséclisses o"o7. (Les
Medard, luthiers lorrains^ par Albert Jacquot. Paris,
Fischbacher, 1896).
Id. 1394. Quinton, de Tanc. coll. V. et J. Ma-
hillon. Etiquette : Ludovicus Guersan propè Comœ-
diam Gallicam LuUtiaanno 1753. Beau
spécimen de la facture française. Le
cheviller est terminé par un tête de
femme sculptée, le manche porte sept
divisions en cordes à boyaux. L'instru-
ment ressemble au n* 480, du même
auteur. Les éclisses ont, dans leur
milieu, une bande de bois de cèdre;
le dos, plat, est également traversé en
son milieu et à ses deux côtés par des
bandes de cèdre. Vernis à l'alcool.
Cinq cordes accordées comme celles Q«i«toii(iiox394).
du n' 219. — Long. tôt. o"»6a5; larg. max. 0^202;
haut. max. des éclisses, 0^*54.
Id. 1396. Par 'dessus de viole, de Tanc. coll.
V. et J. Mahillon. Etiquette : Pierre SainUPaul
rue Saini'André des Aris à Paris 1742. Très joli
spécimen de la viole à six cordes. Ne diffère guère
de la précédente. Vernis à Talcool très pâteux.
Accord du n» 222. — Long. tôt. o"*6i5, larg. max.
o"i90, haut, des éclisses o°*o6o.
— 40 —
Id. 1396. Quinion, de Tanc. coll. V. et J. Mahil-
lon. Etiquette : Nicolas Louis Gilbert facteur d'ins-
truments à Metz 1 70 1 •
Id. 1397. Quinton, de Tanc. coll. V. et J. Mahil-
lon. Ce joli instrument, monté de cinq cordes, porte
rétiquette suivante : François le Jeune rue de la
Juiverie à Paris anno 1757. Il offre cette particula-
rité remarquable que la forme de la caisse sonore
affecte tout ^ fait celle du violon. Le cheviller est
terminé par une jolie tête d*ange.
Id. 1398. Quinton, de l'anc. coll. V. et J. Mahil-
lon. Il porte, gravée dans la partie supérieure du
fond, l'estampille de : Salomon à Paris. Le chevil-
ler se termine par une tête sculptée avec art. La
•aisse, comme celle de Tinstrument précédent,
rappelle la forme du violon.
Id. 1399. Quinton, de Tanc. coll. V. et J. Mahil-
lon. Etiquette : Gérard J. Deleplanque Luthier^
marché aux Poulets près le marché aux Poissons à Lille
1766. Joli spécimen de la lutherie française. La
table et le dos sont à doubles filets, les ouïes
découpées en DC* L& touche porte douze divisions
formées par des filets de laiton incrustés dans le
bois. L'instrument, monté de cinq cordes, est
accordé comme à Tordinaire (voir le n<* 219). —
Long. tôt. o°^Ô2o; larg. max. de la table 0B200.
Allbmaqnb. 1400. Dessus de viole, de Tanc. coll.
V. et J. Mahillon. L'étiquette est malheureusement
illisible; nous croyons cependant pouvoir la com-
— 41 —
pléter et la présenter ainsi : Dicir{icK) (C)ochem (t)n
CoUen anno i668* Les lettres entre parenthèses ont
disparu. Très intéressant instrument à six cordes.
La table est à double filet, les ouïes en 3 C ; une
rosette est découpée dans le milieu de la partie
supérieure de la table, à distance égale du chevalet
et du bas de la touche. Le cheviller est terminé par
une tète sculptée.
Accord : *
^|e3
— Long. tôt. o"7i ; larg. max. o"»245; haut, des
éclisses o"o73.
Il ne faut pas confondre les d$i5Ui de violé avec les par-dessus
de viole à six cordes, appelés quintons lorsqu'ils sont à cinq
cordes. Le dessus de viole est d*un format plus grand que le
par-desius de viole; ainsi les instruments catalogués n« 319,
222,223 sont àt^ par-dessus et non des dessus, comme nous
l'avons dit par erreur. Les par-dessus de viole et les quintons
paraissent n'avoir été employés qu'en France.
France. 1401. Dessus de viole, de Tanc. coll.
V. et J. Mahillon. Etiquette : Louis Cotton à Rouen
16.... (les deux derniers chiffres sont illisibles).
Facture ordinaire, six cordes, accord semblable à
celui de Tinstrument précédent. — Long. tôt.
o"7io; larg. max. o«»2i5; haut, des éclisses o"o87.
Id. 1402. Dessus deviole^ de Tanc. coll. du Comte
Pietro Correr, de Venise. Etiquette : Hainrich
Ebert. Très joli spécimen à 6 cordes ; forme très
— 4^ —
caractéristique; il date bien certainement du milieu
du XVII* siècle. La touche et le cordier sont
inscrutés de filets de bois noir disposés en losanges
comme à beaucoup d*instruments à cordes de cette
époque arrivés jusqu'à nous sans remaniements; le
vernis est à base d*albumine. — Long. tôt. on»77;
larg. max. o™25, haut, deséclisses o^og.
DetMt de vide (oo 1402)- Detsni de viole (00 1403).
Italie. 1403. Dessus de viole^ de Tanc. coll. du
Comte Pietro Correr, de Venise. Etiquette : Pietro
Zenatto fece in Treviso, anno 1643. Six cordes
accordées en
— 43 —
Facture médiocre. La caisse sonore n^a pas les
échancrures ordinaires; la courbe des côtés , arron*
die et légèrement rentrante vers leur milieu, rap-
pelle les contours de la guitare. — Long. tôt. ©""yg,
larg. max. o^'ziS, long, de la caisse sonore o""4o;
haut, moyenne des éclisses o^'oSo.
Id. 1404. Dessus de Viole^ de i'anc. coll. du
Comte Pietro Correr, de Venise. Instrument sem-
blable au précédent; même facture, même date.
Id. 1406. Dessus de viole, de l'anc. coll. du Comte
Pietro Correr, de Venise. Il porte la
même étiquette que les instruments
précédents, avec la date de 1684. Le
cheviller, au lieu d*être terminé par
la volute traditionnelle, l'est par une
petite plaque rectangulaire taillée à
facettes. Même accord et mêmes
dimensions que le n* 1403.
Id. 1406, 1407. Dessus de viole, de
Tanc. coll. du Comte Pietro Correr,
de Venise. Ils sont semblables au
n** précédent, du même auteur et de
la même époque.
Id. 1408. Dessus de viole, de Tanc.
coll. du Comte Pietro Correr, de
Venise. Instrument semblable au
n» 1403.
Id. 1409. Alto, ténor ou taille de ^ *%oie°(n?i4i*).*'
viole, de Tanc. coll. du Comte Pietro Correr, de
— 44 —
Venise. Auteur, date et forme de Tinstrument pré-
cédent. Six cordes accordées de la façon suivante :
Cet accord était différent en France et en Allemagne. (Voir
la note p. 3x4 du tome I, deuxième édition).
Long. tôt. x«oa, larg. max. o-joo, long, de la
caisse sonore o^sj^ haut, moyenne des éclisses
o"ii5.
Id. 1410. Alto, ténor ou taille de viole, deTanc.
coll. du Comte PietroCorrer,de Venise. Instrument
semblable au précédent.
Id. 1411, 1412, 1418. Altos, ténors ou tailles de
viole^ de Tanc. coll. du Comte Pietro Correr, de
Venise. A l'exception du cheviller, terminé par une
plaque rectangulaire au lieu de la volute ordinaire,
ces instruments sont semblables au n« précédent.
Us portent la date de 1684.
Id. 1414. Alto, ténor ou taille de viole. Don de
M. Massau, professeur de violoncelle à l'Ecole de
Musique de Verviers. Très intéressante pièce du
XVIl^ siècle, sans étiquette d'auteur, vernis à l'al-
bumine. Les lettres D.DVCXsont imprimées sur
le fond de l'instrument, au dessous du talon du
manche. Accord comme le n* 1409. Long. tôt. o^go,
larg. max. o"27, haut, des éclisses o"io.
Id. 1416. Alto, ténor ou taille de viole. Ce bel
instrument est attribué à Gasparo da Salo, luthier
— 45 —
célèbre considéré comme le fondateur de la belle
lutherie italienne. Il habitait Brescia entre 1550
et 16 12. Salo est une petite ville située sur le
lac de Garde. L'instrument porte l'étiquette du
maître : Gasparo da Salo in Brescia. Le manche,
la touche et le cordier ont été
renouvelés, comme à la plupart
des instruments de valeur, mais,
bien que cette viole ait perdu une
partie de ses caractères origi-
naux, elle n'en reste pas moins
intéressante par ceux qui lui res-
tent : la caisse sonore, avec les
doubles filets adoptés plus tard
par Jean-Paul Maggini, élève du
maître, la forme des ouiês et la
beauté du vernis. — Long. tôt.
o"86, larg. max. 0^355.
Id. 1416. Viole bâtarde, de
Tanc. coll. V. et J. Mahillon.
Cheviller orné de rinceaux sculp-
tés et terminé par une tête de
lion. Le talon du manche est
orné de la même façon. Ouïes
en 3C; fond plat. La table est
bordée par un filet formé de frag-
ments d*ébène et d*ivoire alternés. Six cordes, vernis
à lalbumine. — Long. tôt. i"22, larg. max. o'"365,
haut, des éclisses o"i3o.
Viole bâtarde (no 14x6).
- 46 -
Nous avons dit, page 318, tome I. deuxième édition, que la
viola basiaria n'était qu'une viole de gambe de grand format.
Cette description est incomplète ; c'est une viole de gambe
ténor de grand format que nous avons voulu dire. Bn cette
occasion encore le témoignage de Praetorius est précis :
i Dièses ist ein Art von Violn de gamba, wird auch gleich also,
wie ein Ténor von Violn de gamba gçstimmet (den man auch
in manglung darzu brauchen kan), aber das Corpus ist etwas
langer und grôsser. • On le voit, la viole de gambe ténor et la
viole bâtarde s'employaient indifféremment et pouvaient être
confondues. En réalité, la viole bâtarde est une viole de
gambe basse, 00 basse de viole, de petit format. Cette dési-
gnation, par comparaison avec un type bien connu, est moins
sujette à erreur.
Id. 1417. Violabasiarda^ de Tanc. coll. da Comte
Pietro Correr, de Venise. Auteur, date et forme des
instruments suivants. Long. tôt. {"'lô, larg. max.
o"349 long, de la caisse sonore o"66, haut moyenne
des éclisses o°*i2o.
Praetorius renseigne cinq manières d*accorder la
viola basiarda :
^■^ ^A .-•-
^
itnr
H-
:t
Z^-Jr
■ë
6 5 4 3 3 1
3^
:5=k:
«64131
«S 4 3 2 1
^=^
6 5 4 3 2 1
^
"^■5 4 3 3 1
ID. 1418, 1419, 1420, 1421, 1422, 1423. VioUs
bâtardes^ de Tanc. coll. du Comte Pietro Correr, de
— 47 —
Venise. Biles portent toutes l'étiquette de : Zanetio
fece in Trcviso. Table à double filet, comme aux
instruments précédents et aux spécimens de Técole
de Brescia. Six cordes, caisse à courbes arrondies
comme celles de la guitare, grandes ouïes taillées
en//, volute bien dessinée. Long. tôt. in>2o, larg.
max. o">33, haut, des éclisses o»i3.
Id. 1424. Viole bâtarde, de Tanc. coll. du Comte
Pietro Correr, de Venise. Etiquette : Antonio Cici-
liano a Venetia (vers 1 660). Forme ordinaire de la
viole, ouïes en 3C» six cordes. — Long. tôt. i"»io,
larg. max. 0^*34, haut, des éclisses o<°i2.
Id. 1426. Viole bâtarde, de fane. coll. du Comte
Pietro Correr, de Venise. Etiquette : Baiista fiel
tTAnfCicilian in V". Six cordes comme à rordinaire,
sept frettes sur le manche, ouïes en CD» fond plat
avec la partie supérieure inclinée vers le manche,
vernis à Talbumine. En somme, lutherie ordinaire.
— Long, tôt, x°*o7, larg. max. o"»35.
Id 1426 Viole bâtarde, de lanc. coll. du Comte
Pietro Correr, de Venise. Instrument semblable au
précédent; même date, même auteur : Batista, fils
d'Antoine Ciciliano, à Venise.
Id. 1427. Basse de viole. Elle est de Gaspard
Duiffoprugcar, né àPresing, en Bavière; vers 15 14,
mort à Lyon vers 1570. Cet instrument, que le
célèbre luthier a fait pour François I, est considéré
à juste titre comme une des plus belles pièces de Tan^
cienne lutherie italienne. Il est connu sous le nom
^48-
de c Viole au plan de la ville de Paris > parceque le
dos porte en marqueterie le plan de Paris au
XVI* siècle; ce plan est, paraît-il, semblable à
Basu de riole (n" 1427).
celui qui se trouvait en tapisserie à THÔtei de Ville
de Paris et qui fut détruit lors de l'incendie de cet
édifice, en 1871. Au-dessus de ce plan figure un
— 49 —
S^-LaiCy diaprés Raphaël , également en marqueterie.
Le cheviller, finement sculpté, porte les attributs
de la musique; parmi les ornements du cordier, on
remarque une femme jouant du luth. L*instrument
a malheureusement subi des remaniements au cours
desquels a disparu la marque du luthier, I , dont le
vrai nom est Tieffenbrûcker. L'orthographe fran-
çaise, telle que nous récrivons, est celle générale-
ment adoptée. Diaprés feu le D' Coutagne, il
faudrait écrire Duiffoproucart ; il s'appuie sur une
signature autographe du fils de ce célèbre luthier
conservée dans les archives de Lyon. — Long,
tôt. i"26, larg. max. de la table o°'375, long, de la
caisse o"'67, haut des éclisses o"i3o. — {Gaspard
Duiffoproucart et les luthiers lyonnais du XV h siècle,
tude historique par le I> Henry Coutagne. Paris,
Pischbacher, 1893).
Id. 1428. Basse de viole ^ de Tanc. coll. du Comte
Pietro Correr, de Venise. Facture pareille à celle
des instruments précédents provenant de la même
collection; même auteur, même date. Accord :
W
=c
•r
6
3^3
— Long. tôt. i"3o; larg. max. ©"44; long, de la
caisse sonore o">78, haut, moyenne des éclisses^
o»i44.
£n Angleterre, vers le milieu du XVIJe Biècle, la famille dea
— 50 —
violes comprenait trois individus : la viola de gamba basse,
appelée quelquefois consori vioU accordée comme le n» 1428; la
ténor violf accordée à la quarte aiguë de la précédente; la trebk
viol accordée à Toctave aiguë de la basse. La basse de viole se
faisait généralement en trois for-
mats différents. Cette coutume
n'est pas particulière à TAngle-
terre, car nous constatons aujour-
d'hui des variations très sensibles
dans des basses de viole de toute
provenance.
Nous savons que la touche des
violes de gambe était ordinaire-
ment divisée en sept cases par des
ligatures en cordes à boyaux, appe-
lées fretteM, lesquelles servaient à
faciliter la production des degrés
chromatiques sur chaque corde.
Ces degrés s'indiquaient par des
lettres. Ainsi, la corde vibrant dans
toute sa longueur était marquée
par la lettre a; le premier degré
chromatique obtenu par le rac-
courcissement de corde indiqué
par la première frette, était mar-
qué par b ;
le raccourcissement par la deu-
xième frette, par c;
par la troisième, par d;
par la quatrième, par e\
par la cinquième, par/;
par la sixième, par^;
enfin, le raccourcissement par la septième frette, par h.
C'est sur cette pratique que repose l'ancienne notation instru-
mentale appelée tablature. Chacune des cordes était repré-
Bttte de viole (00 1428).
— 51 —
sentée par une ligne horisontale, la lettre indiquait la note à
produire sur la corde.
La manière d'accorder les violes de gambe à cette époque
est intéressante; nous en avons déjà parlé au sujet des
o<" 1325-1326. Nous rappelons ici le procédé enseigné par un
ouvrage publié à Londres en 1679 t An introduction to the
skill of Musick i par John Playford :
« Lorsque vous commencez à accorder votre viole, montez
ia première corde autant qu'elle puisse le supporter sans se
rompre.
Puis, arrêtez la vibration de la seconde corde à la frette/;
tendes alors cette corde, ainsi raccourcie, jusqu'à ce que son
intonation soit à l'unisson de la première corde à vide.
Arrêtez la 3» corde à la frette /; tendez-la jusqu'à ce qu'elle
soit à l'unisson de la deuxième corde à vide.
Arrêtes la 4* corde à la frette e; tendez-la à l'unisson de la
y corde à vide.
Arrêtez la 5« corde à la frette/; tendez-la à l'unisson de la
4* corde à vide.
Finalement, arrêtez la 6" corde à la frette / et tendez-la à
l'onisson de la 5« corde à vide. L'opération terminée, vous
trouverez votre viole parfaitement accordée. •
La question du diapason uniforme ne préoccupait guère, on
le voit, les musiciens du XVII* siècle, et la recherche d'une
justesse absolue ne les tourmentait pas outre mesure.
Nous savons que les violes da braccio, à la famille desquelles
appartient le violon et qui s'accordent par quintes justes,
n'avaient plus, dès le commencement du XVI I« siècle, les
frettes ou les autres moyens d'indiquer la division de la
touche. Playford. dans le traité susdit, conseille de fretUr le
manche du violon : « c'est le moyen le plus facile et le plus
rapide, dit-il, pour un commençant affligé d'une mauvaise
oreille, de produire des intonations justes %\
lo. 1429. Basse de viole, de Tanc. coll. du Comte
Pietro Correr, de Venise. Pièce de lutherie très
— 52 -
intéressante, dont la forme se voit sur les tableaux
du XVP siècle, époque à laquelle cet instrument
doit appartenir. La tête qui ter-
mine le cheviller est nouvelle,
ainsi que le cordier. — Long.
i°'2o, larg. max. o°>35.
Allemagne. 1430. Basse de
viole 9 de Tanc. coll. V- et J.
Mahillon. Etiquette : Joachim
Tielcke Hamburg mefecit 1669.
Très joli spécimen de la luthe-
rie de ce facteur renommé. Le
cheviller, terminé par une tête
de femme, est encore orné
d autres sculptures; celles du
côté postérieur sont très fines
et représentent des instru-
ments de musique. Le manche
ne nous paraît pas être celui
de rinstrument original. La
touche et le cordier sont égale-
ment ornés de marqueteries
d'ivoire. Les ouiês sont en 3C«
le vernis est à l'albumine. Six
i"3x ; larg. max. o°»4io; haut.
Basse de viole (no 1429).
cordes, — Long. tôt.
des éclisses o<°i35.
Angleterre. 1481. Basse de viole. Don du Prince
de Chimay. Etiquette : Gio Paolo Magginiin Brixiae
1630. Très jolie pièce de lutherie, mais qui n'a rien
— 53 —
d^italien. Son origine est anglaise ou française, mais
nous penchons vers la première de ces hypothèses.
Le dos, à fond plat, est ornementé de rinceaux
sculptés, en relief, dans Tépaisseur du bois, en deux
lignes parallèles à Taxe; doubles filets sur la table
comme sur le fond, tous deux ornés, ainsi que les
éclisses, de filets d'ébène assez habilement tracés
et incrustés. Le cheviller est terminé par une tête
de femme sculptée. Vernis jaune ambré assez riche
de ton, surtout sur la table. Sept cordes, accord
du n* 227. — Long. tôt. i°3o; larg. max. o™4o;
haut, des éclisses o'^ijs.
Noas avons en Foccasion de montrer cet instrument à
M. Alfred HiU. de Londres. L'opinion du célèbre luthier con-
firme tontes n/os suppositions ; d'après lui. cette basse serait
l'œuvre d'Edouard Lewis qui travaillait à Londres tout au
commencement du XVIII« siècle.
France. 1482. Basse de viole, de Tanc. coll.
V. et J. Mahillon. L'étiquette, devenue presque
illisible, nous semble être la suivante : Romain
Berori rue Si-Antoine à Paris. Facture ordinaire;
volute sculptée à jour, doubles filets sur le fond et
la table, contournés en fleur de lys sur les quatre
angles formés par Téchancrure des éclisses; sept
cordes, accord du n^ 227. — Long. tôt. i"29; larg.
max. o"'40; hauteur des éclisses o" 132.
Italib. 1433. Grande basse de viole de gambe^ de
l'anc. coU. du Comte Pietro Correr de Venise. Elle
ne porte pas de nom d*auteur, mais il est facile de
4
— 54 —
reconnaître la facture de Zenatto^ de Trevise. Elle
est montée de six cordes accordées, d*après Praeto*
rius, de Tune des deux manières suivantes :
î
8- I J r
:fe4
Les mêmes instruments, montés de cinq cordes,
se réglaient ainsi :
— j- "
Dans les trois cas, Teffet réel est à Toctave grave
de la note écrite. — Long. tôt. l'^gS; larg. max.
o°'65; haut, des éclisses o'^aa.
Id. 1484. Basse quinU de viole de bracciOf de Tanc.
coll. du Comte Pietro Correr, de Venise. Attribuée
à ^ecbardini Zuane, de Venise, < alF insegna del
Basso >, vers 1605. Elle a la forme d'un grand
violoncelle; fond plat^ ouïes découpées en ff. Les
cinq cordes étaient, d'après Praetorius, réglées de
la façon suivante :
— Long. tôt. i'°42; larg. max. 0^45; haut, des
éclisses o™oi5.
— 55 —
ALLBftiAGNB. 1436. Grande basse de viole de
gambe. Montée actuellement de sept cordes, elle
n'en possédait primitivement que six, accordées,
selon Praetorius, de l'une des deux manières
suivantes :
B . j J r
^
l'une et l'autre avec Teffet à l'octave inférieure de la
note écrite. Cet instrument a malheureusement
subi des réparations et des transformations mala-*
droites. Ce qui reste de l'instrument primitif ne
mérite pas d'attirer notre attention ; la partie neuve,
y compris le manche et le cheviller à sept cordes,
est Tœuvre d'un luthier ignorant et incapable»
Cette viole faisait partie d'une collection achetée
en bloc, c'est ce qui explique sa présence au Musée.
Il est toutefois intéressant pour montrer jusqu'à
quel point de dégradation un instrument peut être
amené par le fait de réparations maladroites.
Italie. 1486. Grande basse de viole de gambe^ de
l'anc. coll. du Comte Pietro Correr, de Venise.
Facture ordinaire, mais de forme très caractéris-
tique. Le manche est original, ce qui est asse^
rare dans les instruments du XVII® siècle parvenus
- 56 -
jusqu'à nous; il porte sept divisions, formées de
frettes faites par un
double tour de corde
à boyaux. L'accord
est celui de l'instru-
ment précédent. —
Long.tot. i"»68;larg.
max. o"6i; haut, des
éclisses o°'i5.
ID. 1487, Grande
basse de viole de gambe,
de Tanc. coll. du
Comte PietroCorrer,
de Venise. Etiquette:
Pietro Zenatto feu in
Treviso anno 1683.
Cinq cordes accor-
dées à l'octave infé-
rieure des notes sui-
vantes :
B
^
Grand* basse de viole de eambe{ao 1436).
Ta 3 2 1
L'instrument est
remarquable en ce
qu'il n'a subi aucune
transformation et
qu'il nous instruit
ainsi des intéressants
— 57 —
détails de facture de cette époque reculée. Le
manche ne porte que cinq divisions. — Long. tôt.
2"o6, larg, max. 0*735, haut, dés éclisses o»24.
lo. 1438. Grande contrebasse^ de Tanc. coll. du
Comte Pietro Correr, de Venise. Elle ne porte
pas d'étiquette, mais la facture dénote l'œuvre de
Pietro Zenatto, de Trevise. C*est l'instrument appelé
par Praetorius c gar gross Bass-Viol » et dont il
donne Taccord suivant :
& . I J F
t=É
T^ -
avec Tefiet réel à Toctaye inférieure de la note écrite.
La tension des cordes est telle qu'elle nécessite
rintermédiaire d*une clef agissant sur' les chevilles,
en guise de levier. Cet accessoire, reproduit d'après
le dessin qu'en donne Praetorius, accompagne
l'instrument. — Long. tôt. i»30, larg. max. o"»92,
haut, des éclisses o'"29.
L'examen de la majeure partie des instruments qai précè-
dent, à partir du n» 1403, n'est pas en faveur de la lutherie
ordinaire italienne du milieu du XVII« siècle ; elle dénote une
mun d'œuvre grossière et si complètement différente de la
lutherie artistique de la même époque, que l'on se demande
comment les deux genres ont pu exister simultanément. Tous
les instruments dont il s'agit ont le vernis à base d'albu-
mine, colorié au moyen d'une substance quelconque. Ce pro-
cédé de vernissage, que l'on rencontre sur un grand nombre
d'instruments de ce temps, semble être celui généralement
en usage avant les progrès réalisés par l'école crémonaise
_ S8 -
employant le Ternig gras à Tessence. Dana les ouvrages relatifs
à l'histoire de la lutherie, nous n'avons pas, jusqu'à présent,
trouvé de renseignement au sujet de ce vernissage à l'albumine,
lequel avait néanmoins des avantages: il séchait très rapi-
dement, donnait au boit un ton très chaud et très brillant,
et n'était pas sans solidité, ainsi que nous pouvons nous en
convaincre par la belle basse de viole n» 229, dont la table est
vernie au moyen de ce procédé.
Id. 1439. Viola da Spolia (ail. = ienor Geig,
fr. = alto), de Tanc. coll. du Comte Pietro Correr,
de Venise. Etiquette : Isepo MerfeotiOy di Rovigo(î).
Vernis à l'albumine. Facture ordinaire, mais
instrument est intéressant à cause de la parfaite
conservation de tous les détails du temps (milieu
du XVIP siècle). Même accord que notre violon-
alto contemporain :
i
£
— Long. tôt. o"7oo, larg. max. o'"24S.
Viola da spalla, viole d'épaule, ou viola da braccio, viole de
bras, sont des expressions synonymes appliquées au même
Instrument. Braccia est simplement le pluriel de hraceio, mais
l'expression viola da braccio parait être la plus généralement
usitée (Voir la note p. 3x4, tome I. deuxième édition).
Id. 1440. Viola da spalla, dt Tanc. coll. du Comte
Pietro Correr, de Venise. Etiquette : Agustin
Busarifcce in Verona. Vernis à l'albumine, facture
ordinaire de Técole de Brescia. La table et le dos
— 59 —
sont à doubles filets, les^, petites et disgracieuses.
Le patron, plus grand que celui de Tinstrument
précédent, n'est pas sans élégance. Même accord
que la viole n» 1439. — Long. tôt. 0^720, larg.
max. o"26o.
Allemagne. 1441. Viola da braccio (ail. ^^Bass-
Geig; fr. «» viohncelle). Marque : Martinus Kaiser.
Instrument de forme ordinaire, avec une rosette en
cœur dans la table^ au bas de la touche, et deux
petits trous dans le fond, pour y introduire le
crochet destiné à suspendre Tinstrument au cou de
Texécutant. Vernis à Talbumine.— Long. tôt. i"20,
larg. max. o»46.
Id. 1442. Grande Basse-quinU de viole da Braccio
à cinq cordes. Don de feu M. Vanderheyden, profes-
seur au Conservatoire royal de musique de Bruxel-
les. Etiquettes : Hans Krôuch dater aûff der Beimen
der Kilebori 1654 — Ribarirt von Hieronimus Bigler
im Alienburg, Bern rf/15 mai 18 15 — Repariri in
Juli 1853 von Andréas Gold in Wasseralfingen. Prae-
torius donne à cet instrument Taccord suivant :
5
— Long. tôt. i»67, larg. max. o"522, haut, des
éclisses o"*i6o.
Italie. 1443. Lira da braccio (fr. :» viole de lyre).
Spécimen très ancien et très primitif de ce vieux
— 6o —
type de viole, dont l'accord nous est fourni, lui aussi,
par l'inépuisable trésor amassé par Praetorius. Les
cordes, au nombre de sept, sont réglées de la façon
suivante :
î^
Le cheviller est plat et les chevilles s*y adaptent
verticalement. Les cinq premières cordes passent
â chacune par un petit trou foré au-
delà du sillet et viennent s^enrouler
autour de l'extrémité de la cheville;
à cet effet le cheviller est, sur sa
face postérieure, creusé sur une
profondeur de 15 millimètres envi-
ron. Les 6* et 7» cordes, attachées
au cordier avec les autres et appuyées
sur le même chevalet, viennent repo-
ser sur un sillet supplémentaire placé
au côté gauche du cheviller, d'où
elles rejoignent leurs chevilles res-
Ura da bracào ^. ^ ,
(00 I44S)* pectives en passant par deux petits
trous forés sur le côté gauche du dit cheviller. La
touche porte cinq divisions déterminées par un tour
de cordes à boyaux enroulées autour du manche.
L'arrête presque droite du chevalet indique que la
technique de l'instrument a principalement pour
but l'ébranlement par l'archet de plusieurs cordes
~ 6i —
à la fois. — Long. tôt. o'"72, long. max. de la
table o»26.
Les violes de lyre disparaissent vers la moitié du
XVII* siècle; à cette époque, elles sont générale-
ment remplacées, comme instruments d'accompa-
gnement» par les violes ordinaires. (Voyez Die lia-
lienische Lira da Braccio, von A. Hajdccki ; Mostar^
1892, et Die Geschichie der Bogeninsirumente, von
Julius RUhlmann; Braunschweig 1882).
Id. 1444. Lirone perfeito [Arce'-viola de lira^ Lira
di gamba). Praetorius donne à cet instrument
raccord suivant :
14 13 13 11 10 9 8 7 6 9 4 S 3 1
D*après cet auteur, lorsque la lyre de gambe
n'avait que 12 cordes, c'étaient les deux dernières
que Ton supprimait; en avait-elle 16, on ajustait
deux cordes supplémentaires en dehors du manche,
comme nous Pavons vu à l'instrument précédent.
Diaprés Mersenne, Taccord italien, généralement
suivi, était celui-ci :
^ 0 «m «P 9t—.
ft
14131 09 8 7
li IS 11
Les trois dernières cordes étaient doubles, les
autres simples.
— 6a —
Le Baîllîf, que Mersenne décore du titre
d* « Orphée de la France », avait modifié cet accord
et adopté le suivant :
Mais il est évident, étant données les dimensions
de la lira di gamba, que de
ces difiérents accords celui
donné par Praetorius, est le
seul réalisable.
Les accords italien et
français sont du reste sem-
blables et ne diffèrent que
par une autre interprétation
de la hauteur des sons.
L'accord français doit même
se lire à Toctave grave de la
note écrite.
L*accord de la lyre variait
du reste beaucoup « pourvu,
dit Mersenne, que Ton puisse
toucher les cordes aisément
en couchant l'index sur les
touches comme Ton fait
urone perfetto (no 1444). ordinairement pour faire
quatre ou cinq accords >. D'après le même, « le son
-63 -
de la lyre est fort languissant et propre à exciter la
dévotion et pour faire rentrer l'esprit dans soi-
même; Ton en use pour accompagner la voix et les
récits >.
La lira di gamba qui fait l'objet de cette notice, est
aussi, appelée « accorda » en Italie. C'est un spéci-
men très ancien, n'ayant que 9 cordes, dont les
chevilles fonctionnent verticalement dans le chevil-
ler. Les cordes doubles, basses, n'y existant pas,
il est permis de supposer Taccord suivant, à Teffet
réel :
P^^^^^^^z:-^
L'instrument a le fond plat; la touche, très
courte, ne porte que cinq divisions, ce qui est con-
forme à la gravure du Theairum Insirumentorum de
Praetorius, tandis que la lyre représentée par Mer-
senne indique huit divisons au manche. Les ouïes
sont au nombre de trois : deux en ff et une rosette
découpée dans la table, sous la touche. — Long,
tôt. i^io, larg. max. o"43.
Allemagne. 1446. Viola pomposa, de Pane. coll.
V. et J. Mahillon. Etiquette : Joh : Christian Hoff-
mann Kdnigl(ichcn), Poln{ischen)^ ùnd Ckûrf(urst'
lichen), SàchsÇischen) Hoff Instrument ùnd Lauten*
mâcher in Leipzig. Cet instrument date de 1720
environ. La viola pomposa n'est autre que la viole
que nous désignons communément sous le nom
-64 ^
d'alto. Elle avait seulement les proportions beau-
coup plus volumineuses et possédait une 5* corde
accordée à Tunisson de la chanterelle du violon ; on
prétend que cette viole avait été imaginée par J. S.
Bach pour parer à l'inhabileté de ses instrument
tistes^qui démanchaient difficilement. L'accord était
le suivant :
t
^^
Bach est, en effet» le seul compositeur qui ait
employé la viola pomposa^ dont Tusage est devenu
inutile par suite des progrès accomplis dans la tech-
nique de Talto ordinaire. Aujourd'hui l'instrument
est totalement oublié et les anciens exemplaires
sont des objets de curiosité d'une extrême rareté.
— Long. tôt. o™8o ; larg. max. o"»27 ; hauteur des
éclisseso™o75.
Il faat une chanterelle très fine pour arriver jusqu'au
mi du diapason actuel. Il est à remarquer toutefois que le
Chorton du temps de Bach était de tout un ton pin» bas que le
diapason actuellement en usage, ce qui facilitait cette intona-
tion de la chanterelle.
France. 1446. Manche et fragment d'une table de
violon. Don de M. Eug. Qand. Ils proviennent d'un
instrument de Lupot ayant appartenu à la Chapelle
des Tuileries et qui fut brisé à la révolution de Juil-
let 1830. Le manche porte actuellement l'étiquette
qui se trouvait sur le violon : N, Lupot, Luthier
- 6s -
ds la Musique du Roi ci de VEcoU Royale de Musique.
Paris 1820.
Francb1447. Sourdine de violon. Don de M. Th.
Heirmann. Elle ne diffère des sourdines ordinaires
que par la matière employée : elles sont ordinaire-
ment en ébène» celle-ci est simplement en bois blanc.
C'est un souvenir des anciens concerts du Conser-
vatoire dirigés par feu Fétis. L'éminent directeur
avait pris l'habitude de faire distribuer des sour-
dines aux violonistes de son orchestre pour être
certain qu'ils s'en serviraient aux endroits indiqués.
Mais comme il fallait recommencer la distribution
à chaque répétition, le maître avait décidé d'appor-
ter une économie dans la dépense en diminuant la
valeur de Tobjet! Cet accessoire porte les initiales
C R indiquant la propriété du Conservatoire royal.
Bblqiqub. 1448. Chevalet de violon. Don de
M. Th. Herrmann. Spécimen d'un chevalet sans la
découpure en cœur que l'on voit actuellement à ces
accessoires.
France. 1449. Ame de violon. Don de M. Th.
Herrmann. Dans Tidée de Tinventeur, cette âme,
percée d*un trou sur toute sa longueur, devait
améliorer la sonorité du violon.
Daprès un renseignement communiqué par
M. Aug. Tolbecque, Tidée de l'âme creuse, ou per-
forée longitudinalement, est due à un musicien
appelé Bellon et aurait été brevetée vers 1845 en
faveur de Bernardel père, de Paris. Son principe
— 66 —
était basé sur cette croyance que plus un corps est
dur et léger, moins il absorbe le mouvement vibra-
toire qu'il est chargé de transmettre d'une table à
l'autre. L'idée de Tâme en roseau, conçue par le
même luthier, part du même principe.
Anglbtbrrb. 1460, 1461, 1462, 1463, 1464.
Jeu de chevalets destiné à un quintuor d'instruments
à cordes (2 violons^ i alto, i basse et i contre-
basse). Don de l'inventeur, M. J. Edwin Bonn, de
Brading (Ile de Wight). Dans l'idée de l'inventeur,
ces chevalets, à quatre pieds, ont pour but de don-
ner une sonorité égale aux quatre cordes, ce qui,
d'après lui, est impossible lorsqu'il est fait usage
du chevalet à deux pieds, ordinaire, c Lorsque, dit
M. Bonn, l'on fait usage d'un chevalet sans pieds,
l'instrument perd presque complètement sa sono-
rité; si l'on fait une découpure à la base du che-
valet, — ce qui donne à celui-ci deux pieds, — la
sonorité s'améliore; et si nous élargissons cette
découpure, nous arrivons à la forme actuelle, usitée
depuis des centaines d'années. Tous les violonistes
savent que ces chevalets ont toujours été la cause
d'un grand défaut : les deux cordes du milieu sont
faibles et manquent de brillant comparées aux deux
cordes qui reposent sur les extrémités du chevalet. »
Si donc les cordes extérieures sont de sonorité
supérieure à celles du milieu, cet avantage, d'après
l'inventeur, est dû à ce qu'elles reposent sur une
partie de chevalet ayant un pied en-^dessous d'elles;
-67 -
par conséquent, pour étendre ces qualités aux
quatre cordes, il suffisait de découper un chevalet
ayant un pied immédiatement sous le point d'appui
de chacune des cordes.
AimucHB. 1466. Sourdine de violon. Don de Tin-
venteur. Cette sourdine, qui porte le nom particu-
lier de Vision, a été imaginée en 1891 par M. Ânt.
Ploceky de Chroustovice, en Bohême. Elle est faite
en une sorte de bois de palissandre; le corps^auquel
sont adaptées les trois griffes destinées à pincer le
chevalet de la façon habituelle, a la forme d'un
cylindre creux, d'un diamètre de o«oi5 environ,
dont les ouvertures sont fermées à l'aide d'une ron-
delle de bois. Cette sourdine, dont l'effet est à peu
près le même que celui de la sourdine ordinaire, est
très légère et d'une fort jolie apparence (Voyez
Zeitschrifi fur Insirumentenbau du i juin 1891).
Prancb*. IViB. Archet de violon. Don de M. B.
Gand. Ce bel archet porte la marque de Lupot,
fabricant d'archets très distingué et qui passe pour
être l'inventeur de la coulisse appliquée à la hausse.
Prançoii Lupot, né à Plombières en zyaô, mort à Paris en
x8o4t fut, dit-on. élève de Jos, Guarnerius, Il eut deux fils :
Nicolas Lupot. le plus célèbre des luthiers de Técole de Paris,
né à Stuttgard en 1758, mort à Paris le 13 août 1824, et Fran-
çois Lupot,néà Orléans en 1774. mort à Paris le 4 février 1837.
Ce dernier est l'auteur de Tarchet qui fait l'objet de cette
notice.
Id. 1467. Archet de violon. Don de M. Th. Herr-»
— 68 —
mann. Baguette ordinaire, hausse d'ébène, bouton
d'ivoire.
Id. 1468. Archet de violon. Don de M. Th. Herr-
mann. Baguette ordinaire, hausse et bouton d'ivoire.
Id U6d. Archet de violon à crinMillière, de Vsinc.
coll. V. et J. Mahillon. Pièce commune, mais inté-
ressante en ce qu'elle nous reporte au mode de ten-
sion des crins en usage au XVII« siècle Une bande
de métal dentée est posée sur le dos de la baguette,
au-dessus de la place qu'occupe la hausse. Celle-ci
est munie d*une brideenfil de cuivre qui s'accroche
dans les dents de la crémaillière pour obtenir la
tension voulue. — Long. C53.
Id. 1460. Archet de violon à crSmailliire, de la
même coll. Semblable au n* précédent. — Long,
o^ôo.
Id. 1461. Archet de basse à crénuiillière, de la
même coll. Baguette commune. — Long. o"7a5.
Id. 1462. Archet de basse ^ de la même coll. Ba-
guette cannelée jusqu^au tiers de sa longueur, bouton
d'ivoire. — Long. o"7io.
Id. 1468. Archet de violon, de la même coll. A
peu près pareil au n^ 238.
Id. 1464. Archet de violoncelle^ de la même coll.
Hausse et bouton en ébènè. — Long. o"7o.
Id. 1466. Archet de basse de viole^ de la même coll.
Baguette cannelée, semblable au n"^ 506.
Id. 1466. Archet de violoncelle, de la même coll.
Baguette ordinaire, bouton d'ivoire. Long. o"*72.
- 69-
Id. 1467. Archet de viole^ de la même coll. Ba-
guette cannelée sur un tiers de sa longueur. —
Long. tôt. o"7o.
lo. 1468. Archet de viole^ de la même coll. Ba-
guette cannelée, très fine, avec la tête très allongée,
bouton d*ivoire; jolie pièce. » Long. o»7o.
Id. 1469. Archet de violon^ ordinaire, de la même
coll.
Id. 1470. Archet de viole, de la même coll. Ba-
guette cannelée sur un tiers de sa longueur, tête
très allongée. Il offre cette particularité, que la
mèche de crin est attachée à Textrémité de la ba-
guette elle-même et qu^elle n'est tendue que par
1 effet de la hausse qui la soulève. — Long. o">675.
Id. 1471. Archet de basse de viole ^ de la même colL
Semblable au n^ 1468. — Long. o°*7i.
Id. 1472. Archet de basse de viole, de la même
coll. Semblable au n* 509.
Id. 1478. Archet de basse de viole, de la même
coll. Sans vis de rappel, le crin étant simplement
tendu par la hausse. — Long. o''7i.
Id. 1474. Archet de basse de viole, ordinaire, de la
même coll. Bouton d'ivoire. — Long. o">68.
Id. 1476. Archet de basse de viole, ordinaire, de la
même coll. Baguette à huit pans, bouton d'ivoire.
— Long. o"69.
Id. 1476. Archet de demi-violon, de la même coll.
Baguette très soignée, bouton d'ivoire. — Long.
o«58.
— 70 —
Id. 1477. Archet de basse de viole. Don du Prince
de Chimay. Jolie baguette à huit pans, bouton d'ar-
gent, — Long. o"7o.
Allemagne. 1478. Archet de coni/ebasse, de
l'anc. coll. V. et J. Mahillon. Baguette en érable
très courbée, forme dite d à la Dragonetti » pour la
distinguer de la baguette droite dite c à la Bottesini » .
— Long. tôt.. o"66.
L'ftrchet c à la Dragonetti », porte en Allemagne le nom de
modèle dâ Dresde ou allemand, La hausse est très élevée, pour
permettre à deux ou trois doigts de la main de s'introduire
sous les crins. L'archet c à la Bottesini ». dont la forme rap-
pelle celle de l'archet de violoncelle, se tient comme celui-ci.
On le désigne en Allemagne sous le nom de modèle de Leipzig
ou français,
Sbction b. — Cordes frottées par la roue,
Allemagne 1479. Vielle. Cet instrument n'est
guère ancien, mais il est intéressant parce qu'il
nous rappelle la forme de la vielle à une époque
relativement éloignée; déjà au commencement du
XVII® siècle, Timage de la vielle donnée par Prae-
torius, dans son Theatrum Instrumentorum, repré-
sente un instrument plus perfectionné que celui qui
fait l'objet de cette notice. Une seule corde traverse
la boîte, cette corde est raccourcie par l'action du
clavier à l'aide duquel on obtient la succession diato-
nique suivante :
— 71 —
Une seconde corde, la mouche, st trouve derrière le
clavier, devant lequel sont disposées deux autres
cordes : le grand et le petit bour-
don, — Long. tôt. o°*740 ; larg.
max. o«37s.
Le SchlûsseUPiedel (ail. »= vio^
Ion à clefs) dont Praetorius nous
rappelle le souvenir par un dessin
dans Talbum susdit, n'est autre
qu'une sorte de vielle ayant la
forme plus portative de la viole,
mais dont la roue est remplacée
par Tarchet ordinaire.
La Weiber-Leyer [lyre des fem"
mes) est le nom donné par Prae- vieiic (no 1479).
tonus à la vielle ordinaire, à roue, qu'il appelait
aussi Bauren-Leyer [lyre des paysans).
Francb. 1480. Vielle en guitare^ don de M"«
Montefiore. Construction, étendue et accord sem-
blables à ceux du n» 245.
Id. 1481. Vielle en guitare, don de M"* Lefebvre-
Moriamé, professeur au Conservatoire royal de
musique à Bruxelles. Instrument semblable au
précédent. Celui qui fait l'objet de cette notice
offre pourtant cette particularité intéressante,
— déjà expliquée au n*" 52, — que le chevalet sur
lequel repose la trompette, ne touche la table que
par un de ses pieds et qu'il est maintenu dans cette
position par une corde de boyau attachée d'une part
^ ^^ ^
à la trompette et enroulée, d*autre part, sur une
cheville qui traverse le cordier. Cette traction opérée
sur la trompette facilite les trépidations du chevalet
sur la table d'harmonie pour faire produire par la
corde le timbre stii generis qui lui fit donner le nom
de trompette (voir la vielle n* 52 1, Catalogue i*' vol. ,
1893).
ID. 1482. Vielle en luth, de Tanc. coll. V. et
J. Mahillon. Elle est marquée F. Louvet à Paris.
Les détails de construction sont ceux du n* 521,
mais elle paraît de date plus ancienne que ce der-
nier instrument, dont elle se distingue encore par
cette particularité que la dernière touche blanche
du clavier est divisée en deux parties produisant
respectivement le fa et le fa j( aigus.
Id. 1483. Vielle organisée, don de M. Elkan.
Marque : Pons à Grenoble 1785. Facture presque
semblable à celle du n' 522, mais celle-ci ne
possède qu*un seul jeu de flûtes en tuyaux ouverts
résonnant à Toctave aiguë des intonations pro-
duites par les cordes. Les cordes et les tuyaux
peuvent se faire entendre séparément ou simulta-
nément.
Branche B. — Cordbs pincêbs.
Sbction a. — Cordes pincées avec ou sans piectre.
Soûl-section on» — Sans manclie.
Finlande. — 1484. Kantèle. Don de M. le Com-
missaire général du Duché de Finlande à l'Exposi-
— ra-
tion universelle de Paris en 1889. Sorte de cithare
horizontale très en vogue anciennement, mais qui a
presque complètement disparu de nos
jours. Cet instrument, qui servait
à accompagner le chant, est monté
de seize cordes d'acier; d'après les
renseignements que nous avons pu
obtenir à Helsingfors, elles se ré-
glaient de la façon suivante :
^M m P
m
-r
zt
:î=:t:
E
33
i:
=t=t
T 8 9 10 I f i2 13 44 15 16
— Haut, max, 0^75; larg. max. o"23. Kantèi«(no 1484).
Russie. 1486. Gousli. Instrument intéressant
parce qu'il rappelle assez exactement la forme des
psaltérions que l'on voit entre les mains des anges
Gontli (no 1485!.
dans les psautiers du moyen-âge. La caisse sonore
de celui-ci a la forme d'un triangle dont les côtés
seraient arrondis; il provient des Tchérémisses,
— 74 —
peuple finnois habitant le gouvernement de Kos-
troma.
Il est monté de 23 cordes de boyaux, de grosseur
uniforme, dont l'accord nous est inconnu, mais
dont les proportions et la disposition permettent
de supposer un arrangement se rapprochant du
suivant :
P
=;=T-r-irs=^
H-— 1
HT*:
tr— 4.-gr-|. J; -^ -W- »
I s s * i • 7 8 9 <0 <l 12 IS 14 IS 18
47 18 19 20 31 22 23
Ou côté droit, la caisse sonore ne se prolonge
pas au-delà de Textrémité des chevilles, mais elle
se termine de ce côté par une simple planchette
à laquelle on a donné une forme symétrique avec
le côté gauche. Les tètes de chevilles, placées
sous la planchette, sont facilement accessibles lors-
que l'instrument repose sur une table. — Long,
tôt. 0^35; haut. o<»4o; haut, de la caisse sonore,
o*"io; long, de la plus grande corde, o"»77; de la
plus petite o"X35.
Iles Canaries. 1486. Psaltérion (Esp. = Salterio).
Il porte, imprimée au moyen d'un poinçon, dans
le bois, sur le fond de la caisse, la marque : Josephus
Alsina fecit Barcinone anno 1779. Le psaltérion ne
diffère du tympanon que par le mode d'ébranle«
— 75 — ^
ment des cordes : les cordes du tympan on sont
frappées, percutées à l'aide d'un marteau; celles
du psaltérion sont pincées à Taide d'un plectre.
Dans l'exemplaire que nous avons devant nous, le
plectre est formé d'une pointe de plume fixée dans
un anneau de métal que l'instrumentiste fixe à l'ex-
trémité de ses doigts; ce psaltérion est monté de
vingt-cinq séries de cordes quintuples et à l'unisson
dans les basses, sextuples dans les dessus.
Le chevalet de droite se compose de deux parties;
Psaltérion (no 1486U
sur la première reposent sept séries de cordes, sur
la seconde, cinq séries. Le chevalet de gauche est
partagé en quatre parties : sur la première reposent
quatre séries de cordes, sur chacune des trois autres,
trois séries. Nous ignorons l'accord de cet instru-
ment, mais à juger par l'accord des tympanons
qui nous est connu, ainsi que par la disposition des
chevalets, Taccord devait être très approximative-
ment celui-ci :
- 76 -
I* à gauche des chevalets de droite :
±
I Première partie. | | Seconde |»rtie. |
2^ i droite et à gauche des chevalets de gauche
rrrrr
On voit près du sillet des chevilles destinées à
tendre les cordes /(^ ' ^— ^^ petites ouvertures
dans la bordure, destinées i recevoir un chevalet
intermédiaire. Ce chevalet, destiné à raccourcir la
portion de droite de la corde» a pour mission de
rectifier le rapport 2 : 3 (quinte juste) qui manque
d'exactitude par suite de l'inclinaison uniforme du
chevalet principal de gauche.
La table d'harmonie de ce psaltérion, de même
que celle des tympanons, est percée de deux ouïes;
celles-ci sont ornées de rosettes en carton découpé et
doré. — Long, de la grande base du trapèze o*"8oo;
de la petite o™43o; haut. o"35o.
On ee eert encore de cet instrument en Espagne dans les
provinces de Murcie et d'Alicante; il s'emploie généralement
pour accompagner les chants et les danses du peuple. Les
cordes sont pincées à Taide d*anneaux pourvus de plectres de
corne, d'ivoire, de plume ou d*écaille. Les anneaux, appelés
dediles, se fixent à l'extrémité du pouce et des doigts suivants.
— 77 —
On se sert de deux ou trois anneaux à chaque main. L'instru-
ment est difficile à jouer, et c'est fort probablement à cause
de cette difficulté que l'usage en a été presque généralement
abandonné.
Id. 1487. Psaliérion, de Tanc. coll. du comte
PietroCorrer, de Venise. Simple caisse dont la forme
est celle d'an trapèze ou d'un triangle tronqué.
Elle est montée de treize rangs de quatre cordes
de métaly à Tunisson» reposant des deux côtés de la
caisse» sur des chevalets'. Deux rosettes servant
d'ouïes sont découpées dans la table d^harmonie.
La disposition et le nombre des cordes nous permet
de supposer que l'instrument était accordé de la
façon indiquée par Mersenne :
I 2 S 4 5 6 7 8 9 iO II 12 IS
Les premières cordes étaient de laiton, les der-
nières d'acier. — Largeur de la grande base, o™g6 ;
haut. o"'32; larg. de la petite base o">56.
Lorsqu'on en usait en guise de psaltérion, l'instrument
était posé sur une table ou sur les genoux. Lorsqu'il servait
de tympanon, on le posait sur une table et on le frappait avec
des marteaux de bois. D'après le témoignage de Mersenne,
on jouait indifféremment de l'une ou de l'autre manière.
Id. 1488. Psaltérion^ de l'anc. coll. du comte
Pietro Correr, de Venise. Construction semblable
< Exceptionnellement, la première corde occupe toute la
longueur de l'instrument; elle repose sur les deux sillets
extrêmes, sans chevalets intermédiaires.
- 78 -
à celle de l'instrument précédent. Même nombre de
cordes, mêmes dispositions et, par conséquent,
même accord.
Italie. 1489. PsaltSrion, de lanc. coll. du comte
Pietro Correr, de Venise. Construction semblable
à celle des tympanons n* 1615 et 16x6, mais le
nombre de cordes et, par conséquent, leur disposi-
tion, sont différents. Il y a ici 19 rangs de triples
cordes à l'unisson :
Le son le plus grave, Vut ^'— »— est produit par
la corde vibrant sur toute la longueur de la caisse
sonore sans chevalet intermédiaire; on trouve suc-
cessivement : i<» à la gauche du chevalet de droite,
les sons :
riaii
^zrL-zt:
±r±=±
n:!t:=t
2» à la droite et à la gauche du chevalet de gauche
qui se divise en cinq parties : la première pour
recevoir quatre séries de cordes triples; la seconde
deux, la 3®, la 4* et la 5* chacune une série de
cordes :
I . I „ J „ J > „ i 1^
:6ffi
rn
ÎR5
r
:«*:
:3f«:
■r-
(Nous notons avec la queue vers le bas, les notes
à la droite du chevalet ; celles avec la queue vers le
haut, se trouvent à la gauche).
— 79 —
LfCs successions des degrés conjoints mi, fa\ sol^
la, sur les quatrième et cinquième parties du che-
valet de gauche, s'obtenaient à l*aide d'un petit
chevalet intermédiaire placé à la droite du chevalet
de gauche. Voir, au sujet de cette disposition, les
notices plus détaillées se rapportant aux tympanons
n»* 1615 et i6i6. — Larg. de la grande base o"77;
haut. o"i5; larg. de la petite base o"»33.
France. 1490. Psaltérion. Reproduction, par
M. Aug. Tolbecque,d un instrument du XVI' siècle,
représenté sur le portail de l'église S* Pierre de
Saintes (Charente Inférieure). On le voit souvent
Psaltérion (no 1490).
entre les mains des anges, dans les miniatures
ornant les manuscrits de la fin du moyen-âge. Une
des figures qui entourent la Châsse de S" Ursule
de Memling (XV* siècle), conservée au Musée de
l'Hôpital St. Jean à Bruges, joue d un instrument
semblable. Le psaltérion, suspendu au cou, repo-
sait sur la poitrine, de sorte que les mains deve-
— 8o —
naient entièrement libres pour le pincement des
cordes.
La caisse du psaltérion a la forme d*un trapèze
dont les deux côtés non parallèles, sont légèrement
courbés en dedans. Les cordes, au nombre de 32,
sont accordées par paires à Tunisson. Elles sont
tendues par autant de chevilles en bois placées
alternativement aux deux côtés de la caisse sonore.
Les cordes reposent sur des arêtes vives placées
aux deux côtés de la caisse. Une rosette occupe la
mi-hauteur de la table d'harmonie. — Long, de la
grande base o"54; de la petite o"2o; haut. o^ôS.
Grèce. 1491. Lyre à cinq cordes. Reproduction
exécutée par M. Aug. Tolbecque, d'après une
gravure de VHisioire des Grecs de M. Duruy. La
coquille» en bois sculpté, représente une carapace
de tortue. La table d'harmonie est en sapin » les
deux bras et le joug' en bois d'if; ces trois pièces
sont massives dans ce modèle. Le joug est plat, de
manière que Tangle supérieur, contre lequel les
cordes s'appuient, sert de sillet. Les cordes, tendues
par des chevilles placées derrière le joug, traversent
ce dernier de façon à rendre apparent le bout de
chaque cheville. Le cordier, placé sur la table d'har-
monie et servant en même temps de chevalet, rap-
pelle le mode d'attache des cordes de la guitare
moderne. La disposition des chevilles et leur forme,
dont aucun monument antique ne nous indique mal-
> Traverse horizontale qui relie les deux bras.
- 8i —
heureusement les détails , sont discutables; le mode
de tension des cordes est également un point
douteux, que Téminent artiste violoncelliste a cru
pouvoir résoudre dans le sens indiqué par son
intéressante reproduction. La lyre pentaphone ou à
5 cordes, remonte à l'antiquité la plus reculée; dans
cet état de grande simplicité» l'emploi de l'instru-
ment n'est pas mentionné dans les documents sur
lesquels s'appuie l'histoire de la musique.
lo. 1482. Lyre à 7 cordes. Reproduction exécu-
tée par M. Âug. Tolbecque, d'après un vase grec
du Musée de Berlin. L'instrument est semblable au
précédent quant à la disposition générale et au
système de tension des cordes par les chevilles.
Un chevalet, sur lequel s'appuient les cordes, est
disposé sur la table d'harmonie. Ce chevalet, tel
qu'il est représenté sur le dessin qui a servi de mo-
dèle à M. Tolbecque, constitue un perfectionne-
ment important dans la construction des instru-
ments à cordes; en effet, la pression sur la table est
plus énergique que dans la disposition adoptée pour
l'instrument précédent, la masse ébranlée est plus
grande, l'air ambiant, par suite, est plus excité et
la sonorité plus grande.
D*aprè8 M. Gevaert', la lyre heptacorde était en osage au
tcmpade Terpandre (725 av. J.-C). Les cordes étaient misée
en vibration au moyen des doigts, le plectre n'existant pas
1 Histoire et Théorie de la Musique dans l'Antiquité. Tome II.
P- 233-
— 82 —
encore. On accordait les cordes de l'une des trois manières
suivantes:
TT 2 8 4
5 6 7
a©
^=S=^
r-g-^
I a 3 4 s 6 7
■+-
-s)_œ:
1 3 s 4 5 6 7
La première corde (hypate = suprême ou grave) se tou-
chait au moyen de l'annulaire de la main gauche;
la seconde (^arAj^/a/^ = voisine de Thypate), au moyen du
médius;
la troisième {lichanos = corde de l'index), au moyen de
rindex;
la quatrième {nUse = corde médiane), au moyen du pouce
de la main gauche ou de Tannulaire de la main droite;
la cinquième (triU == antépénultième, la troisième), au
moyen du médius;
la sixième iparanèU = ou voisine de la nète) , au moyen de
rindex;
la septième lnèU= dernière), au moyen du pouce de la
main droite.
L'étendue, on le voit, se limitait à denx tétracordes con-
joints dont les degrés pouvaient, au besoin, recevoir quelque
modification par un raccourcissement artificiel de la corde,
opéré à la partie supérieure de celle-ci par l'un des doigts
(voir note de la page 8i du Catalogue, tome I, deuxième
édition), ou par la production du premier harmonique (octave)»
à l'aide d'une légère pression exercée par l'un des doigts au
point qui correspond à la moitié de la longueur de la corde
- 83 -
Id. 1493. Cithare à neuf cordes. Reproduction,
par M. Aug. Tolbecque, à* Sipr es y Apollon Farnèse
du Musée national de Naples. La cithare n'est autre
chose qu'une lyre perfectionnée, c'est l'abandon des
anciennes formes classiques pour l'adoption de pro-
portions plus commodes et plus favorables au ren-
forcement des ondes sonores produites par la
vibration des cordes; la capacité de la caisse sonore
est plus grande. Le système de tension des cordes,
si l'on peut en croire le marbre du Musée de
NapleS) malheureusement restauré dans de nom-
breuses parties, nous paraît offrir déjà Texemple de
la cheville de fer enchâssée dans la traverse, autour
de laquelle la corde s'enroule par un mouvement de
rotation imprimé à Taide d'une clef. Si la restaura*
tion est fidèle, ce qui nous paraît douteux, nous
nous trouvons ici en présence d'un système de
tension de cordes qui est encore celui usité dans
les pianos modernes. Les cordes, par leur extrémité
opposée à celle qui s'enroule sur la cheville, sont
attachées, comme les cordes de la guitare, à une
sorte de cordier dont la pression sur la table est
moindre que celle qui s'exerce par l'intermédiaire
d'un chevalet, comme nous l'avons vu à l'instru-
ment précédent. Nous n'avons pas à nous étonner
de ce détail, puisque de nos jours encore les cordes
de la guitare et de la mandoline agissent sur la
table par une simple attache au cordier, sans autre
intermédiaire.
- 84 -
D'après M. Gevaert'« la cithare ennéacorde (à
9 ' cordes) date du temps de Lasos d*Hermione
(500 ans av. J.-C). Voici son échelle ordinaire
composée de deux pentacordes reliés par le corde
centrale, la mèse, point de départ de Taccord de
instrument. La corde ajoutée s'appelait hyperhy-
paU = surhypaU, à cause de sa position à la partie
supérieure de la cithare :
I M I I I
I ? • .« -
L'exécutant tenant la cithare sur le genou, les cordes graves
étaient les plus éloignées et occupaient une position supérieure
à celle des cordes aiguës. C'est ce qui explique le nom de
hyperhypate donnée à la corde la plus éloignée. Cette dispo-
sition des cordes graves était aussi et est encore usitée chez
les Arabes; elle est signalée par Villoteau {Description des
Instruments de musique des Orientaux)»
Id. 1494. Cithare à douze cordes. Reproduction,
par M. Aug. Tolbecque, d'après VApollon citharède
du Musée du Vatican à Rome. Autre forme de la
cithare. La partie inférieure de l'instrument semble
être une sorte de couvercle ouvrant à l'aide de
charnières en fer apparentes et qui, d'après notre
supposition, cachait les crochets d'attache et le
I Histoire et Théorie de la Musique dans V Antiquité, Tome II,
p. 259.
-85 -
chevalet sur lequel reposaient les cordes. Diaprés
M. Tolbecque, les chevilles étaient cachées par le
couvercle, les pointes d'attache devant se trouver
Cithare à donz* cordes (no 2494).
sur la traverse. Nous ne connaissons pas d'exemple
authentique de cette disposition.
L'étude des modes de tension figurés sur les
monuments de lantiquité a attiré notre attention sur
la lyre d'un Apollon représenté sur une peinture
murale de Pompéi conservée actuellement au Musée
Britannique à Londres, et dont nous reproduisons
la figure à la page suivante. La représentation du
système de tension des cordes y est incomplète,
mais elle est suffisante pour nous convaincre que les
6
- 87 -
languettes que nous voyons couchées oblique-
ment sur la traverse remplissent un rôle dans cette
importante opération. En visitant, en 1893, le
Musée ethnographique du Trocadéro, à Paris, un
heureux hasard nous a mis en* présence d*une sorte
de Kissar ou lyre éthiopienne dont les cordes sont
tendues à l'aide de bâtonnets de bois tangents à la
circonférence de la traverse et sur lesquels les cordes
sont enroulées avant d'entourer celle-ci. Par la dis-
position adoptée, il suffit de presser le bâtonnet
dans une direction pour tendre la corde et de le
pousser dans un sens contraire pour opérer le relâ-
chement de la corde. L'analogie entre le mécanisme
de la lyre pompéienne et celui de la lyre éthio-
pienne nous paraît évidente. C'est ce mécanisme que
nous avons adapté à la lyre N"" 1494; le résultat est
absolument satisfaisant, le degré de tension de la
corde s*opère avec une extrême sensibilité^ et Tac-
cord se maintient presque aussi bien qu*avec la
cheville. Cet esprit de conservation , pendant de
longs siècles, n'a rien qui doive nous étonner; les
instruments de musique des peuples orientaux nous
en fournissent de nombreux exemples. Sur la droite
de notre cithare est sculpté en relief le supplice de
Marsyas ' .
' On sait que ce personnage, qui passe pour être l'inventeur
de la flûte, osa, dans un concours, se mesurer avec Apollon
qui, pour se venger de la témérité de son adversaire et malgré
rinsuccès de celui-ci, le fit écorcher vif après Tavoir pendu par
les poigaets aux branches d'un arbre.
— 88 -
Diaprés M. GevaertS la lyre endecaeorde existait
au temps du poëte Ion de Chios (450 av. J. C.) qui
Ta chantée dans une épigramme célèbre. Son accord
était identique à celui de la lyre à neuf cordes sauf
que les deux cordes modulantes étaient devenues
stables. Le même auteur nous apprend que la lyre
dodâcacordâ, sur laquelle Timothée accompagnait ses
dithyrambes, (420 av. J. C.) s^accordait probable-
ment de la façon suivante :
Id. 1494^'*. Cithare à 14 cordes. Reproduction
de l'instrument précédent par M. Houtston, à
Bruxelles. Le n* 1494 ^'^^^ ^^ somme qu'un
modèle en bois massif , la cithare qui nous occupe
ici est construite d'après les données et les règles
généralement suivies dans la facture. C'est un
véritable instrument de musique très portatif,
très beau et très sonore, dont la construction
fait honneur à l'excellent luthier qui a su sur-
monter avec une très grande habileté les diffi-
cultés du programme qui lui était imposé par
l'auteur de ce catalogue. Les chevilles ont été
adaptées dans la traverse, mais cette disposition
> Histoire et Théorie de la Musique dans l'Antiquité, Tome II,
p. 261, 262.
- 89 -
est hypothétique, comme nous Tavons dit au
m 1493'-
France. 1496. Arpanetta. (fr. = arpanetU;
ail. = Spii^-Harfe, Harfenetgen) de Tanc. coll.
Citare à 24 eordes (no 1494 bis),
V. et J. Mahillon. Sans nom d'auteur. Caisse
sonore dont deux côtés sont perpendiculaires à la
s Cette cithare a servi à la conférence faite par M. Gevaert
à la Société pour le progrès des études philologiques et histori-
ques dans sa séance du 25 mai 1896. Le concert Greco- Romain
qui terminait cette mémorable séance comprenant Tezécution
de deux hymnes du II^ siècle après J.-C. avec accompagne-
ment de cithare, il fallait nécessairement présenter Tinstru-
ment de cette époque et. par conséquent, porter à quatorse le
nombre de ses cordes.
— go —
base horizontale ; le quatrième côté, disposé obli-
quement, forme une pointe, — d'où le nom de l'ins-
trument, SpitX'Harfe (harpe
pointue), — terminée ici par
une tète de femme grossière-
ment sculptée. Les deux côtés,
plats, forment double table
d'harmonie. Le sommier des
chevilles se trouve à la partie
inférieure des tables; les pointes
d'accroché en occupent la par-
tie supérieure.
Dans chacune des tables
d'harmonie est taillée une ouïe
circulaire ornée d'une rosette
en carton découpé. Les tables
sont décorées de peintures re-
présentant des fruits, des fleurs
et des feuillages. Du côté verti-
cal le plus long et du côté obli-
que, les éclisses sont enjolivées
d'ornements sculptés en relief
▲rpanetta (no 1495). qui, de même que la tête qui
couronne la pointe, portent la trace de dorures.
La table d'harmonie de droite porte des cordes
d'acier dont la portion vibrante est diminuée par
rinterposition d'un chevalet vers le milieu de la
table, entre les sillets inférieur et supérieur. Les
cordes sont pincées par les ongles de la main
— 9î —
droite. Les cordes diatoniques sont doubles; elles
reposent sur la crête du sillet. Les cordes chromati-
ques sont simples ; elles reposent dans une échan-
crure pratiquée dans le sillet, de sorte qu'elles
occupent un plan légèrement inférieur à celui des
cordes diatoniques; cette disposition particulière
facilite le jeu de l'instrument dans la tonalité d'ut,
la plus employée.
La table d'harmonie de gauche porte les cordes
de basses en laiton; elles sont toutes simples (une
corde par intonation); on les met en vibration
par les ongles de la main gauche. La disposition
des cordes diatoniques et chromatiques y est sem-
blable à celle qu'elles ont sur la table des dessus.
L'ordre des cordes basses, en laiton, pour la
main gauche, est le suivant :
a=;Hi l'Trrf r»f r'r r%£^
Celui des cordes aiguës, en acier, pour la main
droite :
— 92 —
Nous notons en blanches les cordes diatoniques
doubles disposées sur la crête des sillets, et en
noires les cordes chromatiques simples reposant
dans les crans. Cet instrument date bien certaine-
ment du XVII* siècle; les cordes chromatiques
nous semblent ajoutées après coup. Haut. tôt.
0*94; larg. max. o'"25; haut, des éclisses o»o6o.
Allemagne. 1496. Arpanetta. Don de M. et
M"** Montefiore-Levy. Pas de nom d'auteur. La
caisse sonore est entièrement en laiton et a les deux
tables d'harmonie ornées de reliefs façonnés au
marteau. Le côté gauche des basses est monté de
cordes de laiton disposées dans Tordre suivant :
Wi
zz^-Jt/i=^zi±:X
Toutes ces cordes sont simples; les cordes, dis-
posées dans Tordre diatonique (notées en blanches)
reposent sur la crête du sillet, les autres (notées
en noires) reposent dans Téchancrure faite dans
le sillet comme au n* précédent.
Le côté droit, celui des dessus, est en cordes
d'acier. Celles qui suivent Tordre diatonique sont
doubles, à Texception du sol grave; elles reposent
sur la crête du chevalet. Les cordes chromatiques
sont simples et reposent également dans des échan-
— 93 —
crures pratiqués au chevalet. Voici l'ordre de suc-
cession de ces cordes :
^^^^^^^
— Haut. tôt. o">865; larg. max. o"265; haut, des
éclisses o»045.
Id. 1497. HarpCy communément appelée en
Allemagne Davids-Harfe. La caisse sonore est
formée de la réunion de quatre planchettes de bois
mince ; la table est percée d*une double rangée de
5 rosettes disposées de chaque côté du sommier
qui porte les boutons, d'ivoire, destinés à fixer les
cordes par leur extrémité inférieure; la console
est ornée de quelques sculptures, entre autres
deux lions couchés et une figurine représentant le
Roi David. L'instrument porte trente-trois cordes
que Ton accordait dans l'ordre suivant :
533^
=S=«
^^
?t
^^^
3 4 5 6 7 8 0 10 11 12 13 14 15 Ift
T*-— n-i-
Ï^18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 20 80 31 82 83
Les cordes 27 et 30 sont munies d'un crochet
— 94 —
formé de deux branches dont l'une pivote dans la
console. En imprimant au crochet un mouvement
de rotation, la seconde branche touche la corde et
en raccourcit la partie vibrante. Ce procédé permet
de hausser les cordes d'un demi-ton.
La caisse sonore porte à l'intérieur l'inscription
suivante : Ego Frater Gabriel
Mùssinger hanc Citharam in adO"
rationem Pueri Bethlehemiiy in
honorent Sanctae Virginis Mariae
et Sancticti Josephi^ dico^ deiico
et consecro. Facta est Schelixii à
scriniario Georgio Offman anno
Domini 173g in adventu Domini.
— Larg. de la caisse sonore,
o"*09 dans le haut, et o'^2i dans
le bas; haut. 0*03 dans le haut,
et 0B05 dans le bas; haut. tôt.
Harpe (no 1498). im24; larg. max. 0"»055.
Id. 1498. Harpe. Pac-simile d'un instrument anté-
rieur au XVP siècle et conservé au Musée national
bavarois de Munich, où il est catalogué sous le n* 1 26 ^
Il est monté de 22 cordes que l'on accordait dans
Tordre suivant :
X Die Sammlung der Musikinstrumenten aus des baierischen
Nationalmuseums, von R. A. Bibrdiiippl (Mûnchen, Akademi-
sche Buchdruckerei von F, Straub^ 1883). D'après l'auteur de ce
catalogue, cette petite harpe portative employée du XI* au
XV« siècle, figurait principalement dans les cortèges et on en
jouait à cheval.
— 95 —
12S 4 •^ r6789 10 1112 1314 15 16171819 20 2123
^^
t
— Haut. tôt. o»56 5 larg. max. o»27.
Id. 1499. Harpe chromatique. Ce curieux instru*
ment est monté de 62 cordes de boyaux disposées
sur deux rangs à partir de la 6® corde jusque et y
compris la 58^. Dans VHarmonie Universelle de Mer-
senne et dans le Der sich selbst informirende Musicus
(Angsburg 1762) nous trouvons sur la manière
d*accorder ces instruments quelques renseignements
intéressants. Ils nous permettent de fixer pour
notre harpe 1 échelle suivante :
I 3 t « S C 7 8 f 10 11 13 13 14 It IC 17 18 19 SO 31 33
St 34 3S 38 37 31 3» 30 31 Sa 33 34 3S 36 37 38 39 40 41 43
43 44 4S 48 47 48 49
81 S3 83 84 8S S6 87 88 89 64 61 83
La succession est diatonique pour la main gau-
che jusqu'à la 29* corde comprise; la main droite
touche les demi-tons intermédiaires jusqu'à la
30* corde incluse. A partir de la 31^ corde, la
succession est diatonique pour la main droite,
et à la main gauche sont réservés les demi-tons
- 96 -
intermédiaires. La caisse sonore, plate et s'élargis-
sant vers le bas, est formée de quatre planchettes
comme celle du n* 1497; la colonne se termine par
une sculpture représentant une tète de femme. —
Haut* tôt. i""57; larg. max. o»83.
Dans son Harmonie Universelle, le P. Mersenne, en décrivant
la harpe de son temps, parle d*un troisième rang de cordes;
celles-ci doublaient à Tunisson les cordes disposées en succes-
sion diatonique pour en augmenter la sonorité .(Voir le n» 15x0).
Id. 1600. Harpe ordinaire, de Tanc. coll. V. et J.
Mahillon. Construction ressemblant à celle du
n** 1497. ^11^ ^^^ également montée de 33 cordes
accordées de la même façon. — Haut. tôt. i«4o;
larg. max. 0046.
Irlande. 1601. Harpe du commencement de ce
siècle; la forme rappelle celle de l'ancienne harpe
irlandaise appelée Clarseth. Elle est entièrement
peinte en vert avec des ornements d'or repré-
sentant des feuillages et des trèfles disposés en fili-
granes. Elle est montée de 33 cordes réglées de la
façon suivante :
I 3 3 4 S S 7 B 9 10 11 12 13 U IB IS
17 18 19 SO 21 22 23 24 2S 2S 27 28 29 SO 31 32 33
Les cordes 4, 5, 8^ 1 1, 12, 15, 18, ig, 22, 25, 26,
^9» 33» 33 soii^ munies de crochets d'une forme
— 97 —
particulière; ce sont des plaques de cuivre trouées,
disposées à une certaine distance de la cheville et
terminées par une pointe taraudée vissée dans la
console.Les cordes passent librement dans le trou de
la plaque, mais lorsque l'on tourne celles-ci à l'aide
d'une clef ad hoc^ les bords du trou viennent appuyer
contre la corde et la raccourcissent d'une partie de
sa longueur équivalent à l'élévation d'un demi-ton.
La harpe est munie d'un support à coulisse dis-
simulé à rintérieur de la caisse d'harmonie. Ce
support, dont on peut fixer la hauteur à l'aide d'une
clef, sert à reposer la harpe lorsqu'on en joue
étant assis. — Long. tôt. o"g2; larg. max. o»55.
PoofThistoire et raccord de la harpe irlandaise, voir l'ou-
vrage intitulé : Thâ ancient music of Ireland, par Edward
Bunting (Dublin 1840}.
Id. 1602. Clarseih (irl. = harpe). Don du c Tri-
nity Collège > de Dublin. Reproduction en plâtre
de la harpe conservée au Musée de cet établisse-
ment, et que Ton dit avoir appartenu au roi irlan-
dais Brian Boiroimbe^ qui monta sur lef trône en
l'an looi. D'après Bngel (Musical Instruments in the
South Kensington Muséum), la table de résonance
est en bois de chêne. L'extrémité antérieure de
la console est garnie d'une plaque en argent fine-
ment travaillée et ciselée. Cette plaque est ornée
d*un gros cristal, monté en argent, sous lequel il y
avait une autre pierre qui a disparu. Les boutons
ornés qui se trouvent sur le côté de la console sont
-9»-
en argent. Sur la face antérieure de la colonne
figurent les armes, ciselées en argent, de la famille
O'Brien ' : une main sanglante supportée par des
lions. Sur les côtés de la colonne, on a sculpté dans
le bois, en les entourant chacun d'un cercle, deux
groupes de deux chiens-loups irlandais. Les trous
de la table d'harmonie, dans lesquels les cordes
s'attachent, sont gracieusement ornés d'écussons
de cuivre ciselés et dorés. Les ouïes de la table
avaient fort probablement des ornements d'argent,
mais ils ont été enlevés. Le pied est brisé et ses
parties avoisinantes sont dans un état de délabre-
ment complet. L'instrument était monté de 29 cor-
des; la reproduction en plâtre qui est en notre pos-
session porte les traces de 30 cordes. Haut. tôt.
o«»95; long. max. 0*515.
Italib (?) 1603. Harpe, de Tanc. coll. V. et J.
Mahillon. Elle est montée de 36 cordes dont l'ac-
cord est réglé de la façon suivante :
gi^=^^^
^^^
1 s 3 « i C 7 8 * It 11 13 1} U 15 U 17 18 19
^m
î=p:
-^
?to
^s=fi=ti
80 11 » S3 24 IS SS 27 28 2* 80 31 S2 83 3« 88 38
Les cordes 6, 8, lo, 13, 15, 17, 20, 22, 24, 27,
29, 31 sont munies de crochets en cuivre, à double
< Cette plaque manque à notre reproduction.
— gg —
branche» pareils à ceux de la harpe n* 1497 et desti-
nés à raccourcir la longueur de la corde dans la pro-
portion d'un demi-ton. La caisse sonore, à sept
pans, sur laquelle s'appuie la table d'harmonie, est
formée de la réunion d'autant de planchettes en
bois de sapin de 0^03 de longueur dans le haut, et
de o^io dans le bas. Larg. de la table d'harmonie,
o''i3 dans le haut, o"'34 dans le bas. — Haut. tôt.
i"7i ; larg. max. o"66.
Id. 1604. Harpe, de Tanc. coll. du comte
Pietro Correr, à Venise. Bile est montée de deux
rangs de cordes. Le premier, dont les chevilles
occupent le haut de la console, est réglé dans
l'ordre suivant :
M
i^^^^^'-
3=t
3C=t
:±=t
*
I S 3 « S 6 7 8 9 10 II ' 12 13 U
^
i^Mà.
^jIUlJS^
15 IC 17 18 19 20 21 22 21 24 2S 26 27 28 29 30
Le second rang, dont les chevilles sont placées
dans la console au-dessous de celles du premier
rang, est accordé ainsi :
^^^Œ^^^^
2 3 4 s 6 7 8 9 10 11 12 13 U 18
P=^
iftc
5^^^
«.-«Ï^JÉi:
16 17 18 19 20 21 22 23
— toô —
Les cordes du second rang sont placées entre
celles du premier rang à partir de la 7* corde de
celui-ci. Les boutons d'attache de la table d'har-
monie sont également disposés sur deux rangs à une
distance d'un centimètre environ l'un de Tautre. Les
cordes du premier rang se fixent aux boutons de
gauche, celles du second rang aux boutons de droite;
il en résulte que celles-ci sont accessibles à la main
droite seulement, tandis que celles-là ne le sont
qu'à la main gauche. La table d'harmonie, arrondie
sur sa largeur, s'appuie sur une caisse sonore à
cinq pans. — Haut. tôt. i"5o; larg. max. o"5o.
Cette disposition des cordes diffère de celle adoptée pour
la harpe n» 1499. Dans celle qui nous occupe, la succession
est diatonique sur toute l'étendue de Tinstrument pour la main
gauche, tandis que les intonations altérées se trouvent placées
à la main droite, également sur toute l'étendue de l'échelle.
Allemagne. 1606, Harpe. Fac-similé d'un
instrument conservé au Germanisches Muséum de
Nuremberg. La caisse sonore, formée de quatre
planchettes de bois mince, est percée sur la table
de quatre ouvertures servant d'ouiës. 23 cordes de
boyaux dont l'accord était réglé de la façon suivante :
i
S=r=,^T-| J J .'•' •—-n-<
S 6 7 S 9 I
3^^^^^^
6 7 S 9 10 11 13 13 U l(
|i^^^
16 17 18 19 20 21 22 23
— loi —
L*in8trument possède aussi cinq crochets placés»
le premier, entre la ^^ et la 8* corde; le deuxième,
entre la 8« et la 9^; le troisième, entre la u* et la
1 2«; le quatrième, entre la 1 4* et la i5«; le cinquième,
entre la 15^ et la i6« corde. Ces crochets permet-
tent de hausser d*un demi-ton les cordes placées
à leur gauche, de sorte que les tonalités à'ut^ sol^
té, la sont accessibles dans le registre moyen. -^
Haut. tôt. o"6o; larg. max. o"32.
lo. 1606. Harpe portative du XF/« siècle. Fac*
simile d'un instrument conservé au Germanisches
Muséum de Nuremberg. On trouve dans Touvrage
de Mersenne la gravure d*un instrument semblable
monté de 24 cordes; il lui donne Taccord suivant :
^j j J rrp-r
E^^^
jprrri ^ijj_(L{!L^
^ Il U IS 16 17 18 19 20 31 23 23 3«
Notre fac-similé possède 26 cordes, et, diaprés les
lettres tracées sur la console, leur accord était
réglé diatoniquement en ut majeur, de
— Haut. tôt. l'^oo; larg. max. o"37.
^— IQ2
Id. 1607. Harpe, de l'anc. coll. V. et J, Mahîl-
lon. Accord diatonique de
ë==à^
TT
L'instrument est garni de crochets pour hausser
d*un demi-ton les /a et les ut; mais ce qui le rend
particulièrement intéressant, ce sont les traces
d'une ancienne pédale qui agissait, à Taide d'une
tige dissimulée dans la colonne, sur les crochets
pour Ie9 faire fonctionner mécaniquement et tous
à la fois. De cette manière, Tinstramentiste pou-
vait aborder instantanément les tonalités de ut, sol
et ri. C'est, fort probablement, une des premières
harpes à pédale. — Haut. tôt. i"'48; larg. max.
o»6o.
Francb. 1608. Harpe à pédales, don de M"»* Kre-
mer-Huyttens à Boitsfort. Ce bel instrument, con-
struit fort probablement par Naderman à Paris,
est du système dit à crochets ou à sabots décrit au
n* 247; il porte sur la table d'harmonie les restes
de jolies peintures. — Haut. tôt. i"6o;larg. max.
o»65.
Id. 1608. Harpe portative. Caisse sonore plate,
mais présentant une courbure légèrement convexe
vers la console. Vingt-quatre cordes dont l'accord,
en nous guidant sur celui des instruments précé-
demment catalogués, doit être le suivant :
I03 —
I 1 1 4 f f 7 s 9 10 II IS 13 14 11 If
^^
17 IS 1» M U 2S U 34
De la 2* à la 19* comprise, toutes les cordes, à
rexception des s»\ sont munies d'un crochet de
cuivre permettant de hausser leur diapason d'un
demi-ton. — Haut. tôt. o"6i ; larg. max. o"»4i.
Anglbtbrrb. 1610. Harpe galloise (galois :
Telyn); don de M. J. Georges Morley, facteur de
harpes à South Kensington, Londres. Cette harpe
diffère surtout de la harpe employée sur le conti-
nent par le volume plus grand de la caisse de
résonance et par la hauteur plus considérable de
la colonne. Cette harpe, qui a dû être accordée du
4L
au
■^ ^
se joue en appuyant la caisse de résonance contre
répaule gauche, la main gauche jouant les parties
aigu6s, la main droite les parties graves. On remar-
quera que les cordes sont, contrairement à Tusage
général, tendues du côté droit de la console, les
chevilles étant placées à gauche. Toutes les cordes
— I04 —
sont de boyaux et non filées; la plus grave ne
dépasse pas en diamètre le ri du violoncelle. Une
particularité digne de remarque est la disposition
des cordes. La harpe étant en position devant
l'instrumentistç» un premier rang de cordes,
à droite, est accordé diatoniquement sur toute
rétendue. A partir de E==» un second rang
1 —
t'accorde chromatiquement jusqu'à la limite aiguë
et les cordes s attachent sur la table d'harmonie de
façon à occuper le milieu entre chacune des cordes
diatoniques du premier rang; à partir de ^^E«
cette harpe possède un troisième rang de cordes,
accordées, sur toute l'étendue restante, à l*unisson
des cordes du premier rang, vis-à-vis desquelles
elles sont exactement placées. C'est la disposition
dont nous parle le P. Mersenne et que nous avons
rappelée dans la note du n* 1 499. Les cordes chro-
matiques se jouent, paraît-il, au moyen des pouces ;
il faut une très grande habitude pour pouvoir
les faire vibrer placées comme elles sont, au milieu
des deux rangées de cordes diatoniques. L'usage
des cordes diatoniques à Tunieson permet, paraît-il,
de produire un effet particulier qui consiste en un
certain prolongement du son par le battement
rapide et alternatif de deux cordes à l'unisson.
- Haut. tôt. in94; larg. max. o'"74.
On sait que ce nos jours eocoro Im harpe est populairo dans
— los —
lepajTB de Galles. Des concours y ont lieu annuellement et les
bardes y sont robjet de la sympathie populaire. L'ancienne
construction de la harpe, qui est celle de Tinstrument catalogué
ci-dessus, est restée en vogue jusque dans ces dernières années.
Ce n'est que depuis quelque temps que les bardes contempo-
rains semblent vouloir porter leur attention vers les perfection-
nements qu^offre la harpe à pédales.
Italib. 1611. Harpe. Cet instrument nous paraît
être le résultat d'une fantaisie du constructeur, ou
le spécimen d'une des nombreuses tentatives faites,
à la fin du dernier siècle, pour améliorer la harpe.
Il est monté d'un double rang de 47 cordes chacun.
Celui de gauche nous paraît avoir été accordé de la
façon suivante :
^^^_I7XX3=3^^^g^^^
Ces cordes, accessibles à la main gauche seule-
ment, sont attachées, d'une part, aux chevilles
supérieures de la console et viennent se fixer,
d'autre part, à une double rangée de boutons atta-
chés sur la table d'harmonie : les sons diatoniques
en dehors, les sons chromatiques en dedans.
Le second rang de 47 cordes, placés à la droite de
lexécutant, et accessible à la main droite seule, est
disposé de la même façon et accordé à Toctave supé-
— io6 —
rieure du rang de gauche, de sorte que le harpiste
a à sa disposition une étendue chromatique com-
plète de
E== à
Le constructeur a certainement eu pour objectif :
d'augmenter la sonorité par un double rang de
sons à Toctave, — le second rang vibrant sympa-
thiquement avec les sons du premier — de présenter
sous un moindre volume un instrument de quatre
octaves et une tierce, et, enfin, de simplifier le
mécanisme par la disposition chromatique des cor-
des. Ces combinaisons qui pouvaient avoir quelque
mérite au siècle dernier, n*ofFrent plus aujourd'hui
qu'un simple intérêt de curiosité ^ — Haut. tôt.
i«48; larg. max. o«6o.
Allemagne. 1612. Harpe â^EoU, don de M. Ch.
Dietz, ingénieur à Bruxelles. Elle est de Johann
Christiaen Dietz, célèbre facteur d'instruments de
musique, qui la fit vers 1805. C'est une simple
caisse rectangulaire dont les deux côtés les plus
> De nous joun l'idée de remplacer la harpe à pédales par
une harpe chromatique n'est pas complètement abandonnée.
A la récente Exposition internationale de Bruxelles, en 1898.
M. G. Lyon. Directeur delà maison Pleyel, Wolff et Ci» de
Paris avait envoyé un splendide instrument, une harpe chro-
matique, si ingénieusement combiné que le problème nous
paraît bien près d'être résolu s'il ne Test pas encore d'une
façon complète.
— I07 —
larges, en sapin mince, servent de table d'harmonie.
Sur chacune des tables, dont Tune est percée d'une
ouïe circulaire, sont tendues à Taide de chevilles
et par l'intermédiaire d'un chevalet, six cordes
de boyaux accordées à l'unisson en (& J , Les
cordes, de la grosseur d'un ^k" i de violon,
mesurent, entre le sillet et le chevalet, o^jyo. Elles
ne peuvent être trop tendues pour entrer facilement
en vibration sous l'action d'un courant d'air. Les
cordes sont parfois aussi accordées par moitié, et
sur chacune des tables, à l'octave. En vibrant sous
l'action du vent, elles font entendre les harmoniques
. du son fondamental, d où résultent des harmonies
d'un caractère étrange et mystérieux.
L'appareil est portatif et repose sur quatre pieds
qui permettent de le placer dans une position verti-
cale pour soumettre les cordes à l'action d'un cou-
rant d*air. Cette disposition, ainsi que la double
table d'harmonie, sont des innovations dues à
lauteur de Tinstrument. •— Haut, de la caisse l'^os ;
larg. o"2i5; profondeur o"o7o.
Le Père Kischer (Musurgia universalis, Rome. 1650) parait
être le premier qui ait construit un appareil dans le but de
produire la résonance des cordes par leur ébranlement sous
l'action du vent. Depuis, la forme de cet appareil, ainsi que le
nombre des cordes et la manière de les accorder, ont consi-
dérablement varié. Nous renvoyons pour plus de détails à
rintéreaaant ouvrage de George Kastner, La Harpe d^Bok
(Paris. G. BrandttSi Dufouret Cm, 1856).
— io8 —
Id. 1613. Hatpe d^ÉoUj don de M. Bruynen, à
Bruxelles. Elle est semblable à rinstrument précé*
dent; à l'exception toutefois qu'aucune des deux
tables d'harmonies n'est percée d'une ouïe. —
Haut. tôt. i«o8, larg. o"2i7, profondeur ©"072.
SuissB. 1614. Harpe d'Eole, de Tanc. coll. V. et
J. Mahillon. L'instrument est monté de 8 cordes
à boyaux que Ton règle à l'unisson, comme nous
Tavons dit au n» 1512. La caisse affecte la forme
d'un demi-cylindre; c'est sur la partie convexe
que sont tendues les cordes. Pour le surplus,
la description se complète par celle du susdit
numéro. — Long. tôt. o"'92o; larg. moyenne du
rayon o«"i4o.
Sont ••etido M. <— Avec manche, x
Allemagne. 1616. Cithare horizoniaUy de Veine.
coll. V. et J. Mahillon. Forme primitive de la Zither
allemande. Rectangulaire du côté gauche (vers
la touche}, elle s'arrondit en demi-cercle du côté
opposé.
Cet instrument porte les traces de quatre cordes
sur la touche pour la mélodie, et de dix cordes sur la
table pour les parties d'accompagnement et de bas-
ses. L*accord se rapprocherait donc de celui que
nous avons donné dans la note du n« 271. Malheu-
reusement, rinstrument a subi des transformations
I Voir la note de la page 81 , T. I, 2e édition.
— log —
successives si maladroites qu'il serait impossible de
la reconstituer dans son état original en se basant
sur les détails actuels de sa structure. Ainsi, la
touche doit avoir été remplacéci car les divisions
qu^elle porte actuellement ne correspondent ni à
une succession diatonique, ni à une succession
chromatique. — Long. tôt. o^s^S> l&i'g- naax.
o"26o.
Id* 1616. Cithare horixontah^ de Tanc. coll. V. et
J. Mahillon. Etiquette : Georg. Tie/enbrunner In-
sirumefiUntnacher in Miinchen Sendlingerstrasse n* 23,
1845. La touche porte quatre cordes, dont deux en
acier, une en cuivre et une en cuivre filé. On les
règle de la façon suivante :
s
tr r^
12 3 4
Les cordes d'accompagnement^ sur la table, sont
au nombre de treize ; celles de basse au nombre de
quatorze. Elles sont généralement en soie filée.
Voici leur accord :
^
ISS 4567 8 9 10 II 12 fS
^^
13 S 4 5 8 7 8 9 10 II 12 4S 14
8
— 110 —
Poâr fteititer rexécutioni quelques cordes sont
filées en rou|(eS) lès autres en blanc; Nous notons
les premières en blanches. -* Long; tôt; i"j43;
larg. niàx; b«303.
Russm. 1917^ BaUUAllun de fane. coll. V. et J;
Mâhillon; Instrument presque semblable à telui qui
porte le n« 270; iiiais là caisse na pas la forme
triangulaire, ses côtés étant légèrement arrondià:
^ Lonlf. tôt. 6^y:i\ lar^. max. o»a4.
L'ftccord de ift balalaïka varie beaucoup. Diaprés les rensei-
gheménié que nods avons obtenus depuis la première descrip-
tion 400 nottè avonà faite de cet instruinent (nô 170), l'accord
\p plus Usiti est le siiivant :
?^S
mais quelquefois on adopte l'une des deux formes :
$
ï
bans iëâ JubA» là première balalaïka étahè accordée eh
W=i=r
on accorde la seconde en
r^
^-
NoRwàoB. 1618. Langleik (scand. t=s long jeu).
Longue baisse sonore dont la table et le fond vont
— III —
en «^élargissant vers le milieu poqr se rétrécir à
rextrémité opposée au cheviller, de manière i for-
mer une légère courbe rappelant un peu
celle du^rebec. L^instrument est monté
de 8 cordes d^acier qui occupent toute la
longueur de la table comprise entre le
sillet et le chevalet. Mais les deux pre*
mière^ cordes reposent sur des chevalets
mobiles destinés i diminuer la longueur
4e la partie vibrante pour atteindre ainsi
plus facilement les sonf aigus. Les cordes
sont réglées de la façon suivante :
mi
3:
p
i:-
Tf
f 7 8 5 #
Sous la huitième cor^e son^ disposés
çur la ta)[^le un/e sérije de sillets Qxes
destinés i indiquer l^ ppi^s de division
de la corde et lui faire produire suc-
cessivement les 30ns de la gamme diato-
piique :
^kJ^LlL
È
q=^
3CC=
^
Un peu au-dessous du quatrième sillet
est fixée dj^ms la table une sorte de chevillç permet-
tant de ra^çcourçir }a partie vibrante de la cpf de d'un
Langleik
Cno X518).
— 112
tiers de sa longueur et produisant conséquemment
une gamme d!ut avec la septième mineure, le stb.
La huitième corde sert à la mélodie; on la met en
vibration à Taide d'un plectre en os lié à Tindex de
la main droite; les autres cordes servent à l'accom-
pagnement. — Long. tôt. i"i4; larg. max; o"i27;
haut, de éclisses o"*094.
Id. 1618. Langleiky de l'anc. coll. V. et J. Ma-
hillon. D'une construction beaucoup plus rustique
que celle du n» 1518, il n'est monté que de cinq
cordes fort probablement réglées comme les cinq
premières de l'instrument précédent.
Le cheviller ne porte que quatre chevilles; celle
qui tend la i'* corde est fixée dans Téclisse droite,
à moitié à peu près de la longueur de la table. —
Long tôt. i»04; larg. o"i2.
Cet instrument appelé Lang-spel, en Islande, et Noordsckâ-
Bal , dans les Pays-Bas. est mentionné dans le Grondig ùndêf-
xoek van de toonen der musijk ; kandêUnde van versekeidene musiek
insirumenien^ par Klaas Douwes, organiste et instituteur à
Tzam. en Prise, imprimé pour le première fois par Adriaan
Heins à Praneker en 1699. Voir au sujet du Noordsche-Balk,
une notice intéressante dans « La musique aux Pays-Bas •,
T. 8. p. 199, d'Bdm. Vander Straeten. Le même auteur a publié
une monographie de cet instrument, imprimée à Ypres en 1868.
D'après le Tijdsckrifi der Vereeniging voor Noord-Nederlands
Afuxiekgesckiedenis [Dul /, 2^^ stuk — Amsterdam, 1883), la
caisse du Lang-spel islandais se développe quelquefois à la
partie inférieure de sa caisse de résonance, par une courbe en
demi-cercle.
Islande. 1620 Lang-spel, de l'anc. coll. V. et J.
Mahiilon. Cet instruinent, doqt la construction tes**
— 113 —
semble beaucoup à celle du Langleik norwégien, est
désigné st>us le nom de Scheiiholt par Praetorius
dans son Organographia. Notre exemplaire n'est
monté que de trois cordes en laiton, dont les che-
villes de fer sont fixées verticalement dans le som-
mier ou cheviller qui surmonte la table d'harmonie.
Dans le langleik norwégien, ces chevilles sont de
bois et se trouvent disposées comme elles le sont
ordinairement au violon La touche, placée sous la
dernière corde à gauche, — destinée à la mélo-
die, — est divisée par des filets de cuivre incrustés
transversalement et disposés de façon à produire
sur la corde, par les raccourcissements qu'ils indi-
quent, l'échelle suivante :
:a=*=
L*accord de l'instrument était probablement Tun
de ceux-ci, suivant qu'il était monté de 3 ou 4
cordes :
H
f^^ ^=rî
— Long. tôt. o^Sg; larg. à la partie inférieure
0*1 10; à la partie supérieure 0*055.
L'instrument correspond à la Bûche française, que nous
avons déjà décrite sous le no 552. et dont il est question dans
VArt du faiseur dHnsiruments de musique de T Encyclopédie de
Diderot et d'Alexnbert* P'après M. Angul Hammerich. direç-
rr- 114 ^
teur du Musée instrumentaf it Copenhague, la corde mélodi-
que du Lang-spel serait mise en vibration par le frottement
d'un archet.
Allbmagnb(?) 1621. Cistre, de l'^nc. coll. V. et
J. Mahillon. Facture ordinaire. Cinq cordes dou-
bles^ dont raccord a été fixé dans la note du n* 256
(Cat. vol. I). Le cheviller est terminé par une tête
d'homme naïvement sculptée ; le bas de la touche
porte également quelques ornements sculptés et un
niédaillon avec une figure hunaaine en relief. —
Long. tôt. o"78j larg. njax. o"»a8.
Id. 1622. CistrCj del'anc. coll. V. et J. Mahillon.
Instrument à 6 cordes. Caisse sonore à fond plat;
les chevilles sont disposées verticalement comme
dans le Sechs Chôrichte Cher Zither du Theafrum
Insirumentorutfi dt Praetorius (Voir la note du
n» 256, Cat. vol. I). — T Long. jtot. p^So; i^rg.
max. o"27.
France. 1688. Cistre, de 1 anc. coll. V. et J. Ma-
hillon. Etiquette : Gérard J. Deleplanquc^ Luthier ^
rue de la Grande Chaussée ^ coin de celle des Dominir
£;«fffs, à L»7/d 177 1. Construction semblable à celle
du n* 537. La rosette a malheureusement disparu.
Le nombre des cordes et Taccord sont sembla-
bles à ceux du n* 256, avec, bien eotendy, l'efiet
réel à Toctave grave de la note écrite
Id. 1624. Cistre^ d& Tanc. coll. V. et J. Ma-
hillon. Spécimen très intéressant, datant du
XVII"* siècle. La table et le fond sont plats, la
- lis -
première, eil sapin, botdée d'un double filet avec des
inscrustations d'ébène et enjolivée d'ornements très
habilement tracés en double filet. Le
fond est composé de bandes d'érable
et d'ébène alternées et séparées par
un double filet. Le cheviller se ter-
mine par une tête dé femme eh bois
sculpté. Les chevilles, au nombre
de dii, teiïdeiit un hdmbi-é égal de
cordes réglées dans Tordre suivant :
$
1~TT
it-0- ■& 5"^ J
^
V
^
les premières et les secdhées eh
acier» les autres en laiton. Les divi-
sions de la touché sont marquées par
des filets de cuivre incrusté. On ciatrè (ihj 1524I.
remarquera que toutes né traversent pas icomplètè-
ment la louche dans sa largeur, qtîe ces divisioiils
n^existènt quelquefois qiié sous deux cordes (5« et
io« division par exemple) d'autres fois sous trois
cordes (7®, 15^ etc.). La touche est assez curieuse-
ment divisée pour justifier le détail des quelques indi-
cations suivantes relatives aux intonations obtenues
par les divisions successives de chaque corde :
3e ^
^=^
■JÊZ.
4 S a i
4¥
s
2 i
- ii6 -
-^^ "t^m -^^
"t^ -"^^ "-^^
tv' 4 8 2 4
8 2 •
^
S 2 I
— Long. tôt. 710; larg, max. o"237; haut. max.
des éclisses 0^050; haut. min. o"o23.
Id. 1626. Cisire, de fane. coll. V. et J. Mahil-
Ion. Etiquette : Gérard J. Deleplanque^ Luthier au
Marché aux Poulets^ à Lille 1764. Ce cistre s'écarte
un peu de la forme ordinaire. La bordure de la
table est en ébène avec des incrustations d'ivoire.
La rosette est en forme d'étoile dont les rayons sont
alternativement en ivoire et en ébène. Le manche
porte 14 divisions et les traces du ca^o ^os/o indiquent
que celui-ci pouvait transposer Taccord à la tierce
mineure, à la quarte et à la quinte supérieures. Le
cheviller, portant dix chevilles ordinaires en ébène,
est terminé par une tète de femme sculptée; le dos
du cheviller est orné d'une sculpture assez finement
— 117 —
découpée. L'âccord de l'instrument est celui du
n* 256, à savoir :
â-^
^
10
— s^-
6 &
i^^
±
avec l'eiFet réel à l'octave inférieure de la note
écrite. — Long. tôt. o^Sô; larg. max. o"27; haut*
des éclisses o''o85.
Allemagne. 1626. Cistre (ail. = xither), de
Tanc. coll. V. et J. Mahillon. Etiquette : Sympertus
^igg^h Lauten =» uni Geigen <= Mâcher in FUssen
1 761. Très intéressant spécimen de lutherie alle-
mande. Le dos, façonné en coquille plate, est com-
posé de cinq côtes séparées par des filets d*ébàne.
La table^ en sapin soigneusement choisi, est ornée
d'une rosette taillée dans le bois même. Le cordier^
en cuivre, porte cinq crochets auxquels viennent
s'attacher les extrémités inférieures de dix cordes
enroulées, à leur extrémité opposée, dans le che-
viller, sur dix chevilles en buis. Les cordes sont
accordées, par paires à l'unisson, dans l'ordre
suivant :
■3?
^^
±:
9/
id^Ô 8 7 6 6 4 ^ 2 1
avec TeiFet réel à la note inférieure de la note écrite,
— accord qui procède certainement de celui indiqué
par Praetorius et que nous avons rappelé dans la
— ii8 —
note dû n* 256. — Long. tôt. o^jg; larg. max.
0^255; haut, des éclisses à la partie supérieure de
la caisse sonore o°'o72; à la partie inférieure o"*o36.
Francb. 1687. Cistre^ de Tanc. coll. V. et J. Ma-
hilion. Sans nom d'auteur; rosette en bois sculpté
et doré; onze cordes tendues par un mécanisme
semblable à celui du n^' 256; i*accord est égale-
ment pareH à celui de ce demieri avec Teffet réel à
l'octave inférieure de la note écrite.
Id. UJSa. Cistre, de Tanc. coll. V. et J. Mahil-
Ion. Etiquette: Salomon à Paris. Construction, nom-
bre de cordes et accord comme le n^* 256. L*ouIe
ne porte pas de rosette.
Iv. 1688« Chire, de Tanc. coll. V. et J. Mahillon.
San^ nom d*auteur. La construction est à peu de
chose près semblable à celle des deux instruments
précédents. L'ouïe est recouverte par une rosette
découpée en étoHe dont les rayons sont en ivoire.
Cette rosette, ainsi que le contour de la table d'har-*
moAîe, est ornée d'une bordure faite d'incrustations
d*ivoire et d'ébène. Onze cordes dont Taccord est
celui du n* 256, — - avec la même observation quant
à l'effet réel.
Id. 1630. Cisire, de Tanc. coll. V. et J. Mahillon.
Il est de G. Le Blond à Dunterque, qui le fit
en 1779. Construction et accord sefnblables à ceux
du n^ 2569 avec Teffet réel à l'octave grave de la
note écrite.
Allemagne. 1631. Archi^cistre, de Tanc. col.
— 119 -
V. et J. Mahillon. Qaatre cordes doubles sur le
premier cheviller et neuf cordes simples sur le
second. Nous ignorons la manière spéciale d'ac-
corder cet instrument. Une particularité digne de
mention, c'est que, immédiatement sous le second
cheviller, existe une cheville sur le corps de laquelle
on a appliqué un cylindre de bois. La circonférence
de ce cylindre est garnie de deux petits chevalets
d'ivoire placés, le premier sous la 5^ corde, l'autre
sous la 4* et la 5^ corde. La distance de cette
cheville au second cheviller et la hauteur de ces
chevalets sont ainsi calculés qu'en passant sous
les cordes, ils les soulèvent et font monter le|i
intonations respectives d'un demi-ton. En suppo-^
sant par exemple les cordes diatoniques accordées
dans l'ordre suivant :
^^
^
dÈ
on pourrait instantanément obtenir à l'aide de In
cheville inférieure, l'une des deux formes sui-
vantes :
m=^=ii^t3^^^
.0-^t-
9a7C8«l31
Long. tôt. o^<^^ol long. max. o"28a.
— 120 —
Francs. 1688. Archichire, de l'anc. coll. V. et
J. Mahillon. Etiquette : Renault et Châtelain^ rue de
Braque^ au coin de la rue S^ Avoye^ à Paris 1780.
Instrument de construction semblable à celle du
n* 252, mais le nombre des cordes diffère. Accord :
avec l'effet réel à Toctave inférieure (L*accord du
n^ 252 était semblable, mais son étendue au grave
ne dépassait pas le ré). — Long. tôt. l'^is; larg.
max. de la table o°'305.
Ces deux instruments démontrent qu*en France, Tarchicistre
se faisait quelquefois avec le dos en coquille de luth ; c'est ce
détail exceptionnel qui nous avait conduit à cataloguer erroné-
ment le n« 252 sous le nom d'archiluih.
Id. 1683. Archicistre, de l'anc. coll. V. et J. Ma-
hillon. Étiquette, nombre de cordes, accord et
construction identiques à ceux de l'instrument pré-
cédent. La caisse sonore affecte ici la forme plate
habituelle au cistre. ^ Long. tôt. i"*i 15; larg. max.
de la table 0B325.
Id. 1684. Archicistre à double manche. Don de
M. Elkan à Bruxelles. Étiquette : Fait par Savains
à Paris. Construction semblable à celle du n« 547;
comme à ce dernier, la longueur des deux manches
est établie de telle façon que le rapport des cordes,
dans la portion comprise entre le sillçt et Iç
121
chevalety est à peu près comme 2 est à 3, ce qui
permet de supposer que les cordes du petit manche
étaient réglées à la quinte aiguë de celles du
grand manche. Le Muzykaal kun'stwoordenboek de
Verschuere-Reynvaan donne au cistre à 5 cordes
(spaansche citer) Taccord suivant^ noté à l*octave
supérieure de l'effet produit :
que nous avons expérimenté et qui convient parfaite-
ment aux proportions du grand manche; Taccord
à la quinte supérieure convient également au petit
manche, ce qui nous fait présumer que l'accord
général de cet instrument ne devait pas s'écarter
sensiblement de Tordre suivant :
I
Grand maoche.
W-
-c*
Petit manche.
^ëËËH^^
^
Î5S
l--i-
fw?
i*r cheviller^
cordes en dehors de
la tooche.
6 7 8 9 10
ao cheviller;
cordes
sur la touche.
111 12 13
x«r chevilter;
cordes en dehors 1
de la touche, i
M 15'
16 17 18
a* cheviller;
cordes sur la touche*
Les cordes n*"* i, 2, 3, 6, 11, 12, 13, 14, sont en
soie filée, toutes les autres sont en boyaux. La
touche du grand manche est divisée en quator^^e
cases; celle du petit manche en treize cases. —
Long. tôt. i"oo; larg. max. o"355.
Verschuere-Reynvaan donne l'accord d'un cistre espagnol
on guitare qu'on appelait Mandata ou Mandorc lorsqu'il avait
dix cordes; les six premières de ces cordes passaient sur la
— 122 —
touche et les qaatre autres en dehors. Voici cet accord, noté
à Toctave supérieure de l'effet réel :
m^
-i 1-
±:
£n dehora de la toucho.
^
-rr--±— *— = —
:S' "•• S«r la touche*
zïz
Cet accord ressemble beaucoup à celui que nous supposons
appartenir à Tarchicistre à double manche.
Portugal. 1636. Cavaco^ Cavaquinho ou MacheU^
petite guitare. Étiquette : Manuel Pereira^ fabri^
canie de rebecas, violas fmncezas^ guitarras^ cavacos
et violas braguezas. Vende cordas e engrena gens para
os tnesmos. Concerta rebecas antigas. A per/eiçao do
trabalhoy afinaçao e modicidade de preçes è conhecida^
l^^ 15097. Rua das Portas de Santo Antao 189-191.
Lisboa. Quatre cordes de boyaux. Le manche, en
ébène, est divisé en 17 cases par des fils de cuivre
incrustés dans le sens de sa largeur. A chacune
de ces cases correspond un degré chromatique.
Accord :
$
ï
-rt-i^-
— Long. tôt. o^so; long, de la caisse sonore
o"225; larg. max. o'"i45.
Italie. 1636. Guitare, de l'anc. coll. du comte
Pietro Correr de Venise. Elle date du commence-
ment du XVII* siècle. Le dos et les éclisses sont
en érable, la table en sapin. Elle porte cinq cordes
123 —
doubles accordées, d'après Mersenne, de la façon
suivante :
^^^^^^
■Y
avec Teffet réel à Toctave grave de la note écrite.
(Voit la guitare n« 264). La manche porte seize
divisions dont les dix premières sont faites d*un
double tour de cordés à boyaux; les six autres sont
en bôfs et sont collées sur la partie inférieure du
manche et sur la table. — Long. tôt. o^gô; larg.
max. o"a65.
h). 1637. Guiiate. Cet instrument, d'une forme
exceptionnelle et peu gracieuse affectant celle d'un
croissant dont tes pointes sont tournées vers le
cheviller, porte Tétiquette suivante : Gennaro Fabri'
catorc dnno 1817 Napoli^ stradà È. Giàcomo N^ 42.
Il est monté de six cordés réglées de la façon
ordîntffre' :
^
^
avec Teffet réel à Toctave inférieure de la note
écrite. ï)e petites traverses en cuivre divisent le
I Dans la première indication de cet accord (voir Cat. vol. I,
n^ 265), une erreur typographique a substitué la clef de ^
à la clef de ^; Taccord doit donc être rectifié comme ci-
desaus*
— 124 —
manche en 19 cases établissant pour chaque corde
les degrés chromatiques. Les contours de la table
et de Toule sont ornés d'une bordure de cire rouge
durcie dans laquelle est incrustée une guirlande de
nacre. — Long, tôt. o^^gi ; long. max. 0^4 1.
Espagne (?). 1638. Guitare. La rosette en carton
est entourée d'une guirlande de nacre de perle
incrustée. Les éclisses, le fond et le dos du manche
sont ornés de marqueterie de bois dur et d'ivoire.
Cinq cordes doubles, accord du n' 264 (Voir Cat.
vol. I). — Long. tôt. o"»94: larg. max. o">27.
France. 1639. Guitare. Don de M. H. Ph. Adam.
Étiquette : rue Louvois n^ 10. Lacote et C**^ luthiers ,
Paris^ année 1846. Très joli instrument avec le dos
et les éclisses en érable, facture très soignée. La
bordure de la table et du dos sont en ébène avec un
double filet d'ivoire incrusté. Les chevilles, en
nacre, sont munies d'une vis sans fin, laquelle
commande un pignon qui termine le prolongement
de l'axe; c'est sur celui-ci que s'attache et s'enroule
la corde. L'instrument porte six cordes réglées
de la façon ordinaire (voir le n« 1537). Le manche
a dix-sept divisions établissant les degrés chroma-
tiques de chacune des cordes. — Long. tôt. o"935 ;
larg. max. 0*295.
lo. 1640. Guitare, de l'anc. coll. V. et J. Ma-
hillon. Auteur : Gratel^ luthier, à Mirecourt. La
caisse sonore a une forme particulière, terminée
au bas par une partie rectangulaire servant de pied,
~ 125 —
sur lequel Tinstrument peut tenir debout. Deux
ouïes circulaires, Tune à droite, l'autre à gauche»
sont découpées dans la table. Six cordes accordées
de la façon ordinaire (voir le n» 1537). La touche
est divisée : en 17 cases pour les deux premières
cordes; en 16 cases pour la troisième; en 15 pour
la quatrième; en 13 pour la cinquième et en la
pour la sixième corde. — Long. tôt. o^^go; long*
max. o«33.
Notre luthier était quelque peu philosophe'; il méprisait les
richesses, s'il faut en croire l'étiquette collée au revers de la
table et sur laquelle il avait écrit les vers suivants, de l^a
Fontaine, que nous reproduisons en en respectant les incor-
rections' :
Ni Lor ni la Grandeur ne nous rendent heureux
Ces deux Divinités n'acordent à nous veux
Que des biens, peu certain qu'un plaisir peu tranquille
Véritable vautour que le fils de Japhet
Représente enchaîné sur son triste sommet.
Allemagne. 1641. Guitare^ de Tanc. coll. V.
et J. Mahillon. Autre forme de fantaisie de la caisse
sonore. La tension des cordes s'obtient par des
chevilles munies d'une vis sans fin engrenant les
dents d'une petite roue fixée sur le prolongement de
Taxe autour duquel s'enroulent les cordes. Celles-ci,
au nombre de six, s^accordent à la façon moderne
(voir le n" 1537). Facture très ordinaire; lecheviller
X L*incohérence de la citation, empruntée au poème PhiU-
mon ctBaucis, d'après Ovide, n'est imputable qu'à l'omission
du cinquième vers :
Des soucis dévorans. c'est l'éternel asile;
10
— 126
est terminé par une tète de femme en bois sculpté
et doré. — Long. tôt. 0"»9i; larg. max. de la
table o"3i,
ËSPAONB. 1642. Guitare à 6 cordes doubles.
Etiquette : Jo%tf Pages me hizo en Cadix aho de i8o8
CMe de la Amargura iV» 70. Le fond et les éclisses
sont en palissandre avec des filets d*érable; la table
est incrustée d'ornements de nacre et de cire noire.
De chaque côté du chevalet se trouvent, disposés
en rinceaux, des ornements en bois noir incrusté de
nacre. Le cheviller et le manche sont plus larges
qu*aux instruments italiens et français, la courbure
rentrante des deux côtés de la caisse sonore plus
accentuée, moins arrondie qu'aux derniers. On
remarquera que l'étranglement résultant de la forme
du 8, généralement adoptée pour la caisse sonore
de la guitare, est accentué faiblement aux guitares
espagnoles, qu'il Test davantage aux guitares fran-
çaises pour atteindre le maximum d'étranglement
dans les instruments de provenance française. Six
cordes doubles dont voici Taccord :
f^W^'
-^
¥=^
fci:±^
±:
V
Teffet réel étant à l'octave grave de la note écrite. —
Long. tôt. z°>oo; long, des cordes entre le chevalet
et le sillet, 0064; larg. max. 0B28; larg. de la
touche o"»o6; haut, des éclisses o"* 105.
— t27 —
En Bspagne, les guitares de Pages sont réputées les meil-
leures; on y considère ce Ipthier comme le Stradivari de la
goitare.
Au XVI« siècle, la guitare s'accordait en Espagne de la façon
suivante, comme le luth :
"ÎT^ -
rr-f'f-p
iH-J-r±F
»==^
Au XVI !« siècle, cet accord, de même que celui du luth, fut
haussé d'un ton; mais la difficulté de monter la chanterelle de
la guitare au la fit abandonner cette dernière corde et l'accord
devint alors le suivant :
i
1^
-If j j r
F=P=
:t
C'est déjà le mode d'accord suivi dans les Capricci armonici
de L. Roncalli en 1692. Nous avons vu que l'adaptation d'une
sixième corde, accordée à la quarte inférieure (mi), date du
dernier siècle (voir la note du n^z6$y Cat. i* Volume Edition
de 1893).
France. 1648. Guitare, à 6 cordes. Etiquette :
Se vend chez MM. Boy et et Longuet Marchands et
Fabricants d'instrumens, rue de la Grand' Horloge
N* 48, à Nismes, Au-dessus de cette étiquette, estam-
pillée au feu, on lit le nom Mauchanty probablement
celui de l'inventeur. Forme ordinaire de la guitare.
Le dos et les éclissessont en érable, la table, légère-
ment bombée dans le double sens de sa longueur et
de sa largeur, est en sapin. Outré la rosette, deux
ouïes en 3C sont découpées dans la table à sa partie
la plus étroite. La rosette^les ouïes et les bords de
— laS —
la table sont ornés de doubles filets incrustés, en
ivoire et ébène. Les cordes s attachent, comme d*or-
dinaire, à la partie inférieure de la table par un
nœud passé dans un trou et arrêté par une cheville
ou pointe d'ébène ornée d'une petite plaque de
nacre. A quelque distance de cet attache-cordes se
trouve exceptionnellement un chevalet dont l'arête,
formant une courbe légère comme celle de la table,
reçoit lappui des cordes dans le but probable d'aug-
menter la sonorité par un ébranlement plus considé-
rable de la table. La touche porte 17 divisions
établissant autant de raccourcissements et, par
conséquent, les 18 sons chromatiques produits par
chacune des cordes. L accord est le même que celui
de la guitare ordinaire (voir le n» 1537). — Long,
tôt. o°»905;long. delà table 0*455; larg.max. o"304;
haut, des éclisses o'"o83.
lo. 1644. Guitare à cinq cordes doubles, de Tanc.
coll. V. et J. Mabillon. La forme de la caisse, en
érable, est celle dite c guitare en bateau », parceque
les éclisses, au lieu d*être verticales, sont obliques.
Il résulte de cette disposition que la surface du fond
est moindre que celle de la table. Celle-ci, en sapin,
est bordée d'un gros filet d*ivoire et d'un double filet
d'ébène et d'ivoire. L*ouïe, circulaire, est bordée de
six filets concentriques d'ivoire alternant avec des
filets d'ébène. Accord du n* 264 (voir Cat. !•' vol.).
— Long. tôt. o«g47; long, de la caisse sonore o™44;
larg. max. de la table C273; haut, des éclisses o^qS.
— 129 —
Allbmaqnb. 1646. Guitare à dos de luihi de
Tanc. coll. V. et J. Mahillon. La caisse de réso-
nance est à coquille bombée comme celle du luth.
Pour le surplus, l'instrument est semblable à la
guitare ordinaire. Six cordes, accord du n* 1537. La
touche est divisée en 19 cases pour la première
corde, permettant ainsi la production, en y com-
prenant le son fondamental, de 20 degrés chroma-
tiques. Toutes les cordes n'ont pas autant de divi-
sions; ainsi y la seconde corde n'a plus que 18 cases ;
la troisième 16; la quatrième 14; la cinquième 13;
enfin la sixième n'en a plus que 12. — Long,
tôt. 0*90 ; larg. max. o"*3o.
France. 1646. Lyre^ de Tanc, coll. V. et J.
Mahillon. Instrument semblable au n° 546.
Id. 1647. Lyre-guitare, de l'anc. coll. V. et J.
Mahillon ^ Une inscription à l'intérieur indique
qu'elle a été faite par Dubois, pèreetfilSy facteurs
d'instruments de S. M. VEmpereur rue St-Honoré
N^ 324. La forme est semblable à celle du n** 266,
mais la table n*a qu'une seule ouïe circulaire. Le
fond et les éclisses sont en palissandre. Six cordes
simples accordées comme celles du n* 1537. La
' C'est aa luthier Mareschal, qui travaillait à Paris vers la
fin du dernier siècle, qu'est due l'idée de donner à la guitare
la forme de la lyre antique; il lui donna le nom de lyre ana-
creontique {Plagiai dénoncé aux musiciens et au» amateurs des
lyres nouvelles inventées par Mareschal, luthier à Paris. Brochure
sans date). Le Musée possède une lyre de ce luthier. Voir le
n® 267.
— IS^' —
touche porte treize divisions en filets d'ivoire. —
Long. tôt. 0*79; larg. max. o"325.
Id. 1648. Lyre-guitare. Sans nom d'auteur;
instrument de construction ordinaire. Ne diffère pas
sensiblement de l'instrument précédent; même
accord. La touche porte quatorze divisions.
Italie. 1649. Guitare toscane (ital : chitarra
battente). Spécialement destiné aux accompagne-
mentSy cet instrument est généralement joué avec
un plectre; de là son nom italien, chitarra battente,
et la raison d'être de là plaque en écaille entaillée
dans la tablé d*harmonie sous la plaCe où les cordes
sont ébranlées. Les éclisses sont beaucoup plus
hautes que celles de la guitare ordinaire ; le dos est
fortement convexe et formé, ainsi que les éclisses,
de côtes de bois de palissandre séparées par des
filets de buis. Cette guitare est montée de sept
cordes doubles dont l'accord nous est inconnu. Nous
supposons, nous basant sur ce qui se pratiquait
sur le luth, que cet accord ne devait pas s'écarter
sensiblement du suivant, noté à l'octave aiguë de
l'effet réel :
E^^gS^^
'^
-T-
6
— Long. tôt. ©"gçs; larg. max. o«"29; haut. max.
des éclisses o<"i65.
Angleterre. 1660. Harpe-guitare. Sans nom
— 131 —
d'auteur. La guitare est montée de six cordes, accor-
dées comme à l'ordinaire (voir le n» 1537). Sa con-*
struction n'offre rien de particulier, si ce n'est que
Harpe-guitare (no 1550).
Tenroulement des cordes sur les chevilles, qui sont
en cuivre, est dissimulé sous une plaque de bois
sculpté.
La partie de l'instrument constituant la harpe
— 13^ —
est montée de 3 1 cordes accordées dans Tordre sui-
vant :
:3=J-f-^f^=az£:
sz:
ff^ij^^-
^^^^^â
^^^e^^
Les cordes dont Tintonation est indiquée en blan-
ches ont à droite un crochet dont l'action raccourcit
la corde d*un demi-ton. Toutes les notes blanches
peuvent donc au besoin être diésées. Comme d*habi-
tude à la harpe, les cordes ui sont teintées en rouge,
les /a en bleu. Outre les six petites ouvertures que
Ton aperçoit sur la table oblique de la harpe, il s*en
trouve trois autres sur le côté supérieur et deux sur
le côté inférieur; elles ont o'»oi5 de diamètre envi-
ron. On peut fermer ces cinq dernières ouvertures
à l'aide de plaques tournantes d*ivoire appliquées
à proximité de la circonférence des ouïes au moyen
d'une vis. Cette fermeture avait sans doute pour
but, dans Tesprit de Tinventeur, d'augmenter la
sonorité; mais le moyen est très peu efficace. —
Haut. tôt. i«oi ; large max. o«»5o.
Id. 1661. Harpe-luih (ang. = harp-luU), de
l'anc. coll. V. et J. Mahillon. Un des nombreux
instruments imaginés à la fin du dernier siècle pour
remplacer ou améliorer la guitare. L'idée de celui-ci
appartient, paraît-il, à un nommé Edward Light,
— Î33 -
à Londres. L'instrument portait alors douise cor-
des, dont l'accord se réglait de la façon suivante :
12 II 40 9 8 7 6 5 t^ ^ 3 S I
D'ordinaire, les parties s'écrivaient à la sixte
majeure supérieure, conséquemment en ut. La
harpe-luth s'employait surtout à Taccompagnement
de la voix.
Une première amélioration est apportée par le
même Edward Light qui obtient un brevet à la date
du z7 décembre i8i6. L'inventeur lui donna le
nom de British hafp4uie OMlute^harp. L'innovation
permettait de hausser chacune des cordes soit par
un anneau» soit par un levier, appelé ditale^ placé
à la partie antérieure de la console, et dont l'emploi
avait pour effet de diminuer la portion vibrante de
la corde de la quantité requise pour Télévation d'un
demi-ton.
L'accord de pet instrument était celui-ci :
^gÊ^i^igl^^
^-r-*
15 U 13 13 II 10 9 8
Les trois premières cordes étaient disposées
au-dessus d'une touche divisée chromatiquement
comme celle de la guitare.
Une autre amélioration, dont le brevet porte la
date du i6 août 1828, est présentée par Angelo
Benedetto Ventura, professeur de musique italien
— 134 —
également établi à Londres, qui donne à son instru*
ment le nom de Harp Ventura. Chacune des cordes,
— à l'exception des sept premières, tendues
au-dessus de trois touches divisées à Tinstar de
celles de la guitare, — sont munies d'un mécanisme
à fourchette (voir la note du n* 246) actionné par la
main et permettant de hausser la corde d'un
demi-ton,
La harpe-luth cataloguée sous le n* 1551 est
montée de 14 cordes, dont l'accord ne devait pas
s'éloigner sensiblement de celui-ci :
Les cordes 13, 12, 11 peuvent être haussées d'un
demi-ton par l'action d'une plaque trouée que tra-
versent les cordes et qu'il suffit de tourner pour que
ces cordes, appuyant sur l'un des côtés du trou,
soient raccourcies de la quantité voulue. Les
cordes 10, 7, sont munies d*un levier manœuvré
par la main gauche; son action hausse la corde
d'un demi-ton. Les cordes 6, 5, 4 reposent sur une
première touche divisée chromatiquement en 9
cases, les cordes 3, 2, i sur une seconde touche
divisée chromatiquement en 7 cases. — Long.,
tot.o^Sô; larg. max. o"35.
Id. 1662. Guitare anglaise à clavier (cistre à cla-
vier), de lanc. coll. V. et J. Mahillon. Construc-
tion semblable à celle du n** 261, même nombre de
— 135 —
cordes et accord (noté à Toctave aiguS de Teffet
réel). Les trous ménagés dans le manche et destinés
à recevoir le capo-tasio^ indiquent que celui-ci peut
transposer l'instrument à la tierce majeure, à la
quarte et à la quinte juste supérieures. Le brevet
de l'inventeur, Christian Clauss, est daté du 26 jan-
vier 1784. Notre instrument porte la marque de
Longman et Broderip^ gô, Cheapside et 18 Haymarkei
London et le n« de fabrication 130; toutes les cordes
sont d^acier. Une ouverture pratiquée dans Téclisse
inférieure de droite, fermée par un couvercle, permet
d'atteindre le mécanisme qui percute les cordes.
Id. 1668. Guitare anglaise à double^manche ou
archi-cistre, de Tanc. coll. V. et J. Mahillon. Elle
porte sur le talon du manche la signature de Rauche
London 1766. Très joli instrument dont la touche,
plaquée en écaille bordé d'ornements en nacre,
porte 12 divisions ou cases. Dans le premier chevil-
ler s*adaptent dix chevilles actionnées à Taide d'une
roue dentée et d'une vis sans fin. Les cordes sont
réglées dans l'ordre suivant :
^^
=^=^^
iji^p:
±z±
^'9 8 7 6 S 4
Les cordes i, 2, 3, 4 sont en acier; 5, 6, 7, 8 en
laiton; 9, 10 en acier filé. Le manche porte un capo*
tasto en ivoire pouvant s'adapter à volonté dans ses
cinq premières cases. Le second cheviller porte des
chevilles ordinaires en ébène destinées à tendra
— 136 —
8 cordes dont les six premières sont en boyaux, les
deux dernières en boyaux filés. Elles sont réglées
de la façon suivante :
¥f=5=î=i^^^
(Il ne faut pas perdre de vue que Teffet réel est à
Toctave grave de la note écrite). — Long. tôt.
o"9i5; larg. max. o»3io; haut, deséclisses o"o85.
Id. 1664. Guitare anglaise ou cistre^ de Tanc.
coll. V. et J. Mahillon. Sans nom dauteur. Le
cheviller est terminé par une tète sculptée qui doit
avoir été ajoutée après coup; elle nous paraît
d'origine française. Les cordes, au nombre de dix,
sont tendues par le système des chevilles métal*
liques, remontées par une clef, que nous avons
décrit dans la note du n"» 256 (Cat. vol. I). L*accord
était celui-ci :
^^^^m
avec l'effet réel à Toctave grave de la note écrite. —
Long. tôt. o'»7i5; larg. max. o"3o.
Italie. 1655. Pandore en luth. Par ses propor-
tions et sa forme, cet instrument correspond à
celui que Praetorius appelle Penorcon. Toutefois,
d'après cet auteur, les cordes du Penorcon et les
frettes du manche étaient en métal, tandis qu'à
notre exemplaire les cordes sont en boyaux. Praeto-
rius donne laccord suivant :
-:t-
3
Un instrument presque semblable, avec cordes
métalliques, est représenté par Mersenne (Harmonie
universelle, p. 53), qui lui donne l'accord du luth et
rappelle Pandore. On trouve encore la gravure de
cet instrument dans le Gabinetio armonico du
P. Bonanni' qui l'appelle Cetera tedesca (cistre alle-
mand). On sait que toute la famille des cistres, à
laquelle appartiennent les Penorcons et les Pandores^
employait les cordes métalliques (voir à ce sujet la
note à la suite du n<^ 256, Cat. vol. I). Un seul
indice de l'emploi de la corde à boyaux nous est
fourni par la figure 9 de la planche III de VArt du
faiseur d* instruments, où Tappareil est désigné sous
le nom de Pandore en luth, dont le dessin est exacte-
ment celui de notre instrument. La pandore en luth
avait-elle, contrairement à la pandore ordinaire, des
cordes en boyaux, comme le luth? La similitude
absolue qui existe entre le dessin susdit et notre
instrument permet de le supposer. C'est cette simi-
litude qui nous a fait adopter le nom At pandore
en luth.
> Rome X723.
- tsS -
Le détail est, en tous cas, de peu d^importance.
Notre instrument, de même que tous les types
auxquels nous venons de le comparer, a la caisse
plate, contournée de façon à présenter par chacun
de ses deux côtés trois festons. — Long. tôt. i'"2o;
larg. max. o«45.
Belgique. 1666. Petit luth octave ou petit luth
soprano^ avec cette très curieuse étiquette, que nous
reproduisons fidèlement : Maieu Ho/mans lé plus
anni en Anvers 1605. Ce très joli instrument, muni
de son étui, a la coquille en ivoire; le manche et le
cordier sont également en ivoire avec filets quadril-
lés en ébène. La table, marquée d'une ancre, est
ornée aussi d'une jolie rosette; les cordes, au nom-
bre de neuf doubles, s accordent de Tune des trois
façons suivantes :
s
;^
s
^^^m-
aqt
v=c.
^p«
tzt
7 6 5
îg*?"^
m
iq=s=>-
jMt
^^=1=
V:iîn±i
^
ndËi
e5]^J"JlH^
i^c&.
Y '
œ
S
I& \jLr\^
(Voir la note du n« 251, Cat. vol. I). — Long,
tôt. sans le cheviller, o™565; larg. max. de la table,
o""2o; long, des cordes o°'49. (Michel Brbnet,
Notes sur l'histoire du luth en France. Turin 1899).
- t39 —
Allbmagnb. 1567. Luth soprano. Coquille d'ivoire,
manche et cordier en marqueterie d'ivoire et
d'ébène. La touche, divisée comme d ordinaire par
neuf frettesy a des incrustations en nacre et en
écaille; Touie de la table d*harmonie est ornée d*une
jolie rosette en bois découpé. Le cordier, collé sur
la table, est en ivoire. Les cordes, au nonlbre de
six doubles, sont réglées de la façon suivante :
^^jg^g^^pë
— Long. tôt. sans le cordier, o"655; long, de la
caisse o'"425; larg. max. 0^295; long, des cordes
0-541.
Italib. 1668. Luth nouveau. Cet instrument
n'est en somme qu'une mandoline agrandie; il
était, parait-il, monté de onze paires de cordes
métalliques, accordées, d'après ce qu'on nous a
assuré à Naples, son pays d'origine, de la façon
suivante :
^==^Êssâârî=^='^'^*=^=^
w w ^-^ "^-^ 7
^-^ >-' 9 8
11 10
— Long. tôt. o™945; larg. max. 0^38.
Allemagne. 1669, Luth ténor^ don de M. Ed.
Elkan. Il porte l'étiquette suivante : Johann
Christian Hoffmann KonigL Pol. und Chur Fûrstl
Saech. Hoff. Instrument und Lauten Mâcher Leipx.
— 14^ —
A'' 1716. Il est monté de vingt-cinq cordes de
boyaux divisées en onze chœurs ' que Ton accordait
quelquefois, en Allemagne, de la façon suivante :
pzzTjjTJyn^
ri
Le manche^ en ébène, est divisé en douze cases;
la coquille est formée de neuf côtes en bois d'érable.
Lorsque le luth ténor était monté de vingt-quatre
cordes, on les divisait en treize chœurs, réglés
comme suit :
Ti TÎ ^
le douzième chœur s'accordait quelquefois en
' Le mot chaur désignait généralement deux ou plusieurs
cordes rapprochées Tune de l'autre et accordées à l'unisson
ou à Toctave. D'après notre exemple, on voit que ce mot
pouvait exceptionnellement s'appliquer à une corde unique.
> Suivant Praetorius» l'accord du luth ténor, non-renseigné
dans notre note à la suite du n» 251, était celui-ci :
^-
V"
V
^^^^^^bEg
— ï4t —
— Long. tôt. depuis le sillet jusqu'au bas de la table,
o«83; larg. max. o"»32; long, des cordes o"*7i5.
Italie. 1660. Lulh ténor, de Tanc. coll. V. et J.
Mahillon. Il porte à l'intérieur le nom de Martino
Kaiser; le nom de la ville nous paraît être Venezia.
La touche, en ébène, est divisée en huit cases; la
coquille est faite de neuf côtes de bois d'érable, les
cordes sont au nombre de 21, dont dix doubles et
une simple, la chanterelle. L'accord est celui de
l'instrument précédent. — Long. tôt. o«n82; larg.
max. o™3i; long, de la chanterelle 0*7 23.
Id. 1661. Luth, de l'anc. coll. du comte Pietro
Correr, de Venise. Etiquette : Giouane Hieber in
Venetia. Coquille à larges bandes de bois, rosette
dans la table d'harmonie, neuf divisions sur le
manche, cheviller renversé et presque à angle droit
avec le manche. Très intéressant spécimen du luth
au XVP siècle. Sept cordes réglées de la façon
suivante' :
:q=qz=q=:d=rÉ=É:
z=q=l"
-r-«<-
La septième corde repose sur une partie du sillet
I Martin Agricola (Musica instrumentalis deudsch, Wittem-
berg 1528) donne au luth Faccord suivant :
P=
— ^;^ 1 —
i
2^
^F3F=P=i=-'-^
:^^ '^
II
— 142 —
qui dépasse légèrement la largeur de la touche. Ici
encore nous nous trouvons en présence de Tancien
vernis à Talbumine. — Long. tôt. (sans le cheviller)
o"675; long, de la caisse o'"43; larg. max. de la
caisse 0*308; long, des cordes o"593.
Id. 1662. Archilnth, de Tanc. coll. du comte
Pietro Correr, de Venise. Il porte Tétiquette
imprimée de Pieiro Raillich, al SanlOj in Padoua.
Construction à peu près semblable à celle des deux
instruments précédents; les côtes de la caisse
sonore sont toutefois plus larges ; une seule rosette,
en bois découpé, sur la table d'harmonie. Une corde
simple, la chanterelle, et six cordes doubles sur
le premier cheviller; huit cordes simples sur le
second. Accord :
— Long, tôt i°*77; long, de la caisse sonore
o"430 ; larg. max. o"34s; long, du sillet du premier
cheviller au chevalet o'"655; long, du sillet du
second cheviller au chevalet i^sss; long, de la
chanterelle 0*655.
Id. 1663. Archiluthy de Tanc. coll. du comte
Pietro Correr, de Venise. Etiquette : In Padova^
Vvendelio Venere.Txès intéressante pièce de lutherie
du XVII^ siècle. Le haut de la table est marqué des
deux lettres WE imprimées au feu. La rosette de
- H3 -
la table d'harmonie est en bois finement découpé.
Deux chevillers, dont le second, — le plus élevé, —
porte les cordes basses, au nombre de quatre
doubles
m
rrttti-^
''
et le premier une corde simple» la chanterelle,
plus six cordes doubles :
mi
3^^3^^^fe^
7 2
— Long. tôt. i»26 j long, de la caisse sonore o™5i ;
long, du chevalet au sillet du premier cheviller
0*673; long, du chevalet au sillet du second
cheviller --i "060; larg. max. de la caisse o°35o;
long, de la chanterelle o°>68.
Id. 1664. Archiluth,de 1 anc. coll. du comte Pietro
Correr, de Venise. Facture presque semblable à celle
de l'instrument suivant, ce qui permet de l'attribuer
au même auteur et à la même époque (vers 1653).
Cet exemplaire cependant n'a que deux cheviilers,
portant chacun sept cordes doubles. L'accord est
celui de l'instrument suivant. — Long. tôt. i"i4;
long, de la caisse sonore o'"39o; larg. max. 0^325.
Id. 1595. Archiluthf de Tanc. coll. du comte Pietro
Correr, de Venise. Cette intéressante pièce de luthe-
rie, à trois chevillers, porte l'étiquette de Matheo
— H4 —
Settas alla Corona in Venetia. Le premier cheviller
a une corde simple et six doubles. Accord :
m
*rt=ip=t=it=:=&rqc
^
r-i
V
le second cheviller a quatre cordes doubles
m
II
le troisième enfin trois cordes doubles
m
ztzt .-JiiJ iS:^
4 13
La caisse de résonance est à dos bombé, comme
celle du luth ordinaire, avec de larges côtes; la
rosette de la table d*harmonie est en bois découpé
simulant d'étroits rubans entrelacés. — Long. tôt.
11B235; long, de la caisse sonore 0,410; larg. max.
0-365.
Id. 1666. Colascione ou Calascione (fr..««cola-
chon). Etiquette : Bdrrata Eméntoti facebit in
Padoua anno Dominum 1564. Caisse sonore à table
d'harmonie plate avec une rosette; dos bombé
comme à la caisse du luth ; manche long terminé
par un cheviller portant trois cordes qui viennent
s'attacher à un cordier collé sur la table sous la
rosette. Le colachon, qui fut très en vogue dans les
provinces méridionales de Tltalie, dérive fort pro«
— 145 —
bablement du tanbour Kehyr ionrky (voir le n* 163),
dont il rappelle du reste la forme. Les trois cordes,
en boyaux, se pincent à laide d*un plectre; on les
règle de la façon suivante
4— •—
'6
avec Teifet réel à la double octave inférieure de la
note écrite. On rencontre souvent le colachon à
deux cordes : en ce cas, c'est la troisième que
l'on supprime dans l'accord. Le manche, portant
24 divisions faites d'un double tour de corde de
boyaux, est disposé de façon à produire les 24 degrés
chromatiques d'une échelle de deux octaves sur
chaque corde (Voir lAtts^nvit y Harmonie universelle).
— Long. tôt. i"47; long, du manche i™03; larg.
max. de la caisse o'°30.
Id. 1667. Mezza Colascione. Fort bel instrument
dont le modèle est le diminutif du précédent. Le
dos, en coquille, est en ivoire avec filets d'ébène
et deux larges bandes d'écaillé sur le côté. Le
manche est en bois dur avec filets d'ivoire, la
touche en ébène avec incrustations d'ivoire. Le
cheviller se termine par une tête de chien en ivoire
sculpté.
L'accord est fort probablement celui de Tinstru-
ment précédent, mais, vu ses proportions moin-
dres, l'efifet est à la simple octave inférieure de
la note écrite. Le manche porte dix-neuf frettes
— 146 —
qui établissent la division de la corde en dix-neuf
demi-tons chromatiques, soit, en y
comprenant le son de la chanterelle
à vide, de
80
— Long. tôt. o"94; long, du manche
o'n62; larg. max. de la caisse 0*22.
Pays-Bas. 1668. MezzoColasciofie.
L'étiquette à l'intérieur atteste qu'il
est l'œuvre de Gosewyii Spyher^ Musyk
Instrument Maaker in Amsterdam
A. 1759. Cette pièce intéressante,
montée de deux cordes (voir pour
l'accord les deux instruments précé-
dents), est tout-à-fait construite dans
le style italien. Une jolie rosette est
découpée dans la table d*harmonie.
— Long. tôt. o»83; larg. max. o°i6.
Italie. 1669. Thiorbcy de Tanc.
coll. du Comte Pietro Correr, de
Venise. L'instrument n'est pas signé, mais la table
porte les traces d'un poinçon représentant un cercle
de feuillage de 15 mill. de diamètre entourant les
lettres
+
PR
surmontées d'une croix. Trois rosettes, en bois
Mezzo ColasdoDe
(no 1567).
— 147 —
découpé, disposées en triangle. L'instrument nous
paratt être d'origine romaine; il est muni de deux
chevillers dont le premier tend six cordes de
boyaux, simples
Ê^
et le second huit cordes de boyaux, simples égale-
ment :
zt r± 3: -i^ -* "^ 8 7
K 13 *^ " '® ®
— Long. tôt. i»85 ; long, de la caisse sonore, o»53;
long, du sillet du r cheviller au chevalet o^yg;
long, du sillet du 2^ cheviller au chevalet i"62;
long, de la chanterelle 0*795.
Id. 1670. Théorbe, de l'anc. coll. du comte Pietro
Correr, de Venise. Il porte l'étiquette manuscrite de
Maiheus Buechenberg, Roma 1680. Le haut de la
table porte, imprimées au feu, lés lettres M B. Les
détails de construction sont semblables à ceux du
précédent instrument, les dimensions seules dif-
fèrent; celui que nous avons devant nous a notam-
ment la caisse sonore beaucoup plus grande. Les
cordes sont semblables, et aussi, par conséquent,
l'accord des deux instruments. — Long. tôt. i"92;
long, de la caisse sonore o">72; larg. max. 0B445;
long, du chevalet au sillet du premier cheviller o"99;
— 148 —
long, du chevalet au sillet du second cheviller i''7o;
long, de la chanterelle o"*995.
Id. 1671. Mandoline, de Tanc. coll. V. et J. Ma-
hillon. Etiquette : Ginseppe Presbler in Milano nella
Contrada délia Dogana ail* Insegna del sole 18 14.
C*est un instrument bâtard à quatre cordes doubles,
ayant les dimensions de la mandoline, mais se
distinguant de celle-ci par le fond, qui est plat
comme celui du sistre. L'accord était probablement
celui de la mandoline
1
Il — ! •—*=
f=T4=r?
V:oczzM=Mz:iïz'.
4
— Long. tôt. o™6i; larg. max. o"205.
Id. 1572. Mandoline napolitaine^ de Tanc. coll.
V. et J. Mahillon. Très joli spécimen en excellent
état de conservation. Accord de la mandoline ordi-
naire (voir n« 157O.
Id. 1678. Mandore^ de Tanc. coll. V. et J. Mahil-
lon. Instrument d*origine napolitaine. Saconstruc*
tion est assez semblable à celle du n° 534. Même
nombre de cordes, même accord. Pas de nom d'au-
teur. — Long. tôt. o"»94; larg. max. 0^32.
Id. 1674. Mandorey de lanc coll. V. et J. Ma-
hillon. Sorte de grande mandoline. Sans nom
d'auteur. Dans la table d'harmonie est sculptée une
jolie rosette représentant des animaux et des fleurs.
Les chevilles^au nombre de huit, tendent un nombre
— 149 —
égal de cordes dont Taccord était fort probable-
ment celui du n« 534. — Long. tôt. o-gas; larg.
max. o^aô.
Allemagne. 1676. Chitarrone. La coquille est à
côtes d'ivoire séparées par des filets d*ébène. La
rosette qui décore la table d'harmonie est en carton,
à plusieurs étages superposés. Le premier cheviller
porte six cordes, dont la première, — la chante-
relle, — est simple, les cinq autres doubles. Le
second cheviller porte six cordes simples (Voir
la note du n* 251. Il est à remarquer que l'intona-
tion de la 6® corde est un sol et non un /a comme on
l'a imprimé par erreur dans l'accord de l'archiluth) :
^ -^- -•- • I 6 5 4 3 • 2 M
1 ^^ ^ ^ ^ M z.r chevilUr
ae cheviller (^^^'^'^ doigtées),
(cordes touchées à vide).
Le second cheviller est terminé par une tête
sculptée. — Long. tôt. i"6g; larg. max. de la
table o°34; long, de la chanterelle o™585.
Italie. 1676. Chitarrone. Construction ordinaire.
Sur le premier cheviller, six cordes, dont cinq
doubles et une simple, la chanterelle; six cordes sur
le second cheviller. Accord de l'instrument précé-
dent. La rosette est entourée d'une bordure d ebène
dans laquelle sont incrustés des disques de nacre au
centre desquels se trouve, en imitation de pierre
précieuse, un fragment de verre taillé à facettes. — .
— I50 —
Long. tôt. 1*91; long. max. de la table 0*4 1; long,
de la chanterelle o"»705.
Id. 1677. Chitarrone. Celui-ci est orné au bas de
la table de quelques peintures récentes. Pour le sur-
plus, il ressemble au précédent. Le second cheviller
cependant tend huit cordes^ le premier six, dont
une simple, la chanterelle, les autres doubles.
Accord :
El
3: -# -^ •
I 8 7 6 5 4 3 2 1 I
26 chfvilltr
(cordfs iouchin à vide).
q=<:
6 5 4 8
xer cheviller
(cordes doigtées).
— Long. tôt. i"97; larg. max. 0^40; larg. de la
chanterelle 0^735.
Id. 1678. Angelica (fr. = Angélique), de l'anc.
coll. du Comte Pietro Correr à Venise. L'instru-
ment que nous cataloguons ici est une sorte de petit
luth à long manche et à double cheviller dont la
description répond exactement à celle que les
anciens auteurs nous donnent de Vangelica; ce qui
nous permet de supposer que nous sommes posses-
seurs d'un exemplaire de ce rarissime instrument.
Le nom du luthier nous est inconnu, mais on dis-
tingue sur la table les traces d'un poinçonnage
représentant un animal héraldique surmonté des
lettres M H qui sont restées apparentes. La table est
ornée d'une rosette découpée à jour, dans le genre de
celles de Matteo Sellas. L'instrument est monté de
151 —
1 7 cordes dont l'accord se réglait de la façon suivante :
3^.-5=*
Zi=ÉZl
16 16 M IS 12 n lO I
2« cheviller.
#. ji. S:
i^S
1=1:
^
I I
ler cheviller
— Long. tôt. i"i9s; long, de la
caisse sonore o°*36o; larg. max.
de la table o">245; long, du che-
valet au sillet du i®' cheviller
o"545; du chevalet au sillet du
2« cheviller i"o8o.
Par suite de la disposition diatonique
de ses cordes, Tangélique était beaucoup
plus facile à jouer que le luth. Nous
devons à Tobligeance de M. le Professeur
D' Otte Kade, directeur de musique de
la Cour grand-ducale de Mecklembourg-
Schwerin, les renseignements que nous
donnons sur Taccord de cet instrument.
La bibliothèque musicale du Grand-Duc
possède le manuscrit d*un c Livre de
tablature • qui passe pour la collection
la plus importante de pièces pour Tangé-
lîquc. Voir le catalogue de cette impor-
tante collection publié par le D^ Kade
sous le titre : Die musikalien-Sammlung
des Grossherzoglich Mecklenburg-Schwe-
riner Purstenhauses aus den letzten zwei
Jàhrhunderten {Schwerin, 1893; Druck der
Sondnuytnchen Hofbuchdruckerci),
Angelica (no 1578).
— 152 —
Section b, — Cordes pincéeSf à clavier.
Id. 1679. Epineiie. La construction de Tinstru-
ment n'offre rien de particulier. Le contour de la
Âpiaette (no 1580).
caisse, entièrement en cèdre sculpté en relief et
représentant des rinceaux, est remarquable par l'ex-
trême finesse de ce beau travail. Le clavier original
a malheureusement été remplacé. Étendue de
80
i=^'^^
La première octave est courte (voir la note à la
— tS3 —
suite du n* 272, Catal. i^'volume, deuxième édition).
— Long. tôt. 1*50.
Id. 1580. Epineiie. Elle est enfermée dans une
caisse ayant la forme extérieure d'un volume in
folio^ doré sur tranches, mesurant 0^49 de hauteur,
o"28 de longueur, o"io d'épaisseur. Le couvercle
intérieur est orné d'un paysage au milieu duquel le
peintre a représenté une sorte d'Orphée jouant de
la basse de viole. Le clavier a une étendue de trois
octaves chromatiques à partir d
"i^
Id. 168L Epinetie. Elle ne porte pas de nom
d'auteur. Son étendue est de
80
vxzz wzn:
avec la première octave courte, comme elle était
généralement en usage en Italie au XVIP siècle.
A l'intérieur du couvercle se voit une peinture
représentant des villageois dansant au son d'une
cornemuse (voir le n* 1 1 20) et d'une piffera (n* 954).
— Long. tôt. i"68; haut. max. du trapèze, o"55.
France. 1682. Epinette. La barre porte Tindica-
tîon de son origine : A Paris Van 1709. Jolie pièce
très portative, avec la table d'harmonie ornée de
peintures représentant des fleurs et des fruits. Son
étendue chromatique va de
^'p
80
-Jcz
— ^54 —
Diaprés les lettres figurant sur les touches du
clavier, la première touche, au grave, en apparence
«4
le sif donnait le ^— r~ quarte inférieure de la
— 155 -
touche suivante. — Long. tôt. 0*73 ; larg. max.
o"40.
Italib. 1688. Epineiie, Bile porte, sur le devant
de la planchette au dessus du clavier, Tinscription
suivante 2 Laudaie Eum in Cor dis ci Organo per semper
Secula; et sur le verso de la même : Hieronimus
de Zeniis ViUrbicnsis faciebat 1637. Epinette trian-
gulaire en bois de cèdre; elle est enfermée dans une
boite en bois ordinaire dont le couvercle intérieur est
orné d'une peinture représentant une fête bachique
avec des offrandes au dieu Terme. Etendue de
à ^
avec la première octave courte. — Long, tôt i^zs;
larg. max. o™44.
Id. 1684. Epinette, de Tanc. coll. du comte Pietro
Correr de Venise. Elle est marquée Dominicus Pisau-
rensis MDXXXXVIII. Le clavier est en saillie sur
le côté long; son étendue est de quatre octaves
de ui (3* octave) à tU (7* octave), la première étant
courte, comme sur la plupart des instruments ita-
liens. La table de cette epinette est ornée d'une
fort belle rosette en bois finement taillée. — Long,
tôt. i'n3i,larg. max. o°*48.
Francs. 1686. Epinette, de l'anc. coll. V. et J.
Mahillon. Cet instrument, qui ne porte pas de
nom d'auteur, a appartenu à feu de Coussemaker,
le célèbre musicologue. Son étendue, qui a été
- 156-
agrandie, comprend actuellement cinq octaves à
partir de ^EEr^- ^^ couvercle de la caisse est
orné d'une peinture représentant un paysage avec
quelques personnages. L'instrument a malheureu-
sement subi une très mauvaise réparation. — Long,
tôt. 0*955; larg. max. o™5o.
Italie. 1686. Épinetie. Marque : Francisci Paia-
vinidictihongari MDXXVII (François Patavini dit
le hongrois 1527). Comme on a pu le constater à
beaucoup d'autres instruments, Tépinette elle-même
est enfermée dans une seconde caisse de bois ; celle-ci
est grossièrement peinte; le couvercle porte Tinscrip-
tion : lo da le piaghe mie forma ricevo (Moi par les
coups (plaies, blessures^) ma forme reçois') au-
dessus d'une figure allégorique représentant Eole.
L'épinette est à six pans. Son étendue est de
80
avec la première octave courte. — Long. tôt. o^ga;
larg. tôt. o"40.
Id. 1687. Êpineite. Marque : Joes Karesi de
Colonia, avec la date de 1548. La table d'harmonie
porte deux ouïes, l'une circulaire, l'autre oblongue,
avec l'un de ses petits côtés fermé par deux lignes
disposées en triangle. Une corde par touche, avec
> Je vis par les coups que je reçois.
— tS7 —
rétendue ordinaire de quatre octaves, la première
étant courte. Le clavier est disposé sur le côté
long de la caisse trapézoïdale et parallèlement aux
cordes. Sur le côté intérieur de la bordure de la
table d'harmonie, on lit l'inscription suivante, en
lettres jaunes sur fond bleu : Omnis spiritm lauiet
Dominum in cordis et organo^ et sur le contour exté-
rieur de la caisse renfermant l'instrument: Laudaie
Dominum in cordis et organo, laudate Eum in symba-
lis bene sonantibus. La date de 1548 est placée sur le
devant, au-dessus d'une sorte d'écusson avec trois
couronnes disposées en triangle. L'instrument nous
paraît avoir subi plusieurs remaniements. — Long,
tôt. i"47; larg. max. o'»48.
Id. 1688. Epinette, La marque, devenue malheu-
reusement presque illisible, permet de distinguer
encore la signature suivante : A Santinius in Arezzo
1570. Forme semblable à celle de l'instrument pré-
cédent, mais l'étendue est, à Taigu, plus grande
d'une quarte. Jolie rosette sur la table d*harmonie.
Le couvercle est orné d'une peinture. — Long,
tôt. i»76; larg. max. o^s^*
Id. 1689. Epinette. La planchette d'adresse a
disparu, mais la facture dénote à l'évidence un ins-
trument du XVP siècle. La table d'harmonie est
ornée d'une jolie rosette. L'étendue est de quatre
octaves, la première étant courte et commençant
par Vut de la 3» octave de l'échelle des sons. —
Long. tôt. i"'4o; larg. max. o°»445.
12
— IS8-
Id. 1690. Arci'-spinetay de Tanc. coll. du comte
Pietro Correr, à Venise. L'instrument porte la
marque de Joanes CeUstini Veneius MDCX, sur-
monté des mots Arci-spineta, Il ne diffère des vir-
ginales de forme oblongue que par la plus grande
longueur de la table d'harmonie. Celle-ci porte une
jolie rosette sculptée. Une particularité de cette
pièce intéressante, c'est que le chevalet traverse la
table diagonalement et que les sautereaux fonction-
nent dans son voisinage immédiat sur toute l'éten-
due du clavier. Cette disposition avait pour but de
produire une certaine sonorité, un timbre particu-
lier ^ Quand on regarde l'instrument en se plaçant
devant la table d*harmonie, il représente absolument
une harpe couchée. L'étendue est de quatre octaves
et une quarte, la première étant courte. — Long,
tôt. i"5o; larg. max. o'»59.
Angleterre. 169L Virginale. On lit sur la barre
au-dessus du clavier : Gabriell Townsend fecit 1641.
Pièce originale ornée de cartons repoussés et dorés
aux armes d'Angleterre, avec les lettres ER en
vtWtl (Elisabeth Rcgina?*). Sur le fond du couvercle
se voit une peinture naïve représentant Orphée
apprivoisant les animaux au son de la lyre; la table
X On sait que le timbre varie suivant la place où la corde est
ébranlée par le pincement ou par le frottement (voir nos
ÉUments d'acoustique, Bruxelles, 1874, p. 43).
3 II est à remarquer que la Reine Elisabeth d*Angleterre
est morte en 1603.
efst décorée de peintures figurant des fleurs et des
oiseaux, et d'une rosette en carton repoussé et
doré. L'étendue va de
^^'Û
— Long. tôt. i"76; larg.o«54,haut. sur table o^Sg.
Allemagne. 1692. Virginale^ cédée par le Musée
Royal d'Antiquités de Bruxelles. Ce petit instru-
ment a malheureusement été mal réparé. On en a
fait ou essayé d'en faire une sorte de clavicorde en
transformant les sautereaux ordinaires des instru-
ments à clavier et à cordes pincées, par des lan-
guettes de bois dont la tète porte une petite lame
en cuivre qui vient frapper la corde. Etendue de
m^m
avec l'effet réel à la quarte ou à la quinte inférieure
de la note écrite. — Long. o"88; larg. o»34;
haut. o"'i2.
Pays-Bas. 1693. Virginale. La barre qui recouvre
les sautereaux porte l'inscription : Andréas Ruokers
me fecit Aniwerpiae, L'étendue actuelle du clavier
est de
80
=F'I^
L'instrument porte les traces évidentes d'un
— i6o —
agrandissement. La table d'harmonie est ornée de
la rosette d'André Ruckers; les côtés de la caisse
sont recouverts des papiers imprimés en noir sur
fond teinté de jaune qui décorent le plus grand
nombre d'instruments anversois de cette époque, et
particulièrement ceux des Ruckers. Le couvercle
intérieur est également recouvert d*un papier à
fond jaune encadré d une jolie frise imprimée; il
conserve les traces de Tinscription assez souvent
employée par Ruckers : Sic transit gloria mundi.
— Long. tôt. i"i4; larg. max. o"*47.
Italie. 1694. Virginale. Sans nom d'auteur. Elle
date probablement du XVIII* siècle. C'est l'instru-
ment appelé par les Italiens Spinetta a tavolo
(fr. =- Epinette à table), parcequ'il a l'apparence
de ce meuble. La caisse est décorée extérieurement
et intérieurement de peintures. A l'intérieur du
couvercle se voit un paysage avec des amours dan-
sant au son des instruments.Xette virginale a une
étendue de quatre octaves et une quarte, de
80
(B — T~"^^b^~i3 — ^» chromatiquement, j^y
— Long. tôt. o'n755; larg. 0^40; haut, sur pieds
o«78.
Id. 1696. Virginale^ de l'anc. coll. du comte
Pietro Correr de Venise. La barre portant ordinaire-
ment la marque a malheureusement disparu. L'in-
strument date certainement du commencement du
— i6i —
XVII* siècle. Il est enfermé dans une caisse ornée
de peintures; la table porte une jolie rosette en bois
sculpté. L'étendue est de quatre octaves et une
quarte, la première commençant par Vut de la
3* octave de l'échelle générale des sons — Long,
tôt. i"48; larg, o"48.
Id. 1596. Virginale. Sans nom d'auteur. Quatre
octaves et une quarte'. Jolie rosette sur la table
d'harmonie. L'instrument est enfermé dans une
caisse intérieurement peinte en rouge avec des
ornements d*or et un écusson portant, d'un côté,
un lion debout soutenant une branche de feuillage,
de l'autre trois croissants. L'extérieur de la caisse
est enjolivé de rinceaux en or sur fond vert. —
Long. tôt. i^ô; ; larg. max. ©""ôo.
Pays-Bas. 16iB7. Virginale, de l'anc. coll. V.
et J. Mahillon. La barre des sautereaux porte
l'inscription suivante : Andréas Ruckers me fecit
I On remarquera que les deux premières touches noires du
clavier sont divisées en deux parties. Nous supposons que les
parties antérieures donnaient respectivement le ré et le mi
comme aux octaves courtes, les parties postérieures le/aj( et
le sol%\ Toctave devenait ainsi presque complète. Les 2» et
3« octaves ont : i^ la seconde touche noire divisée en deux
parties, la partie antérieure donnant le ré^^ l'autre le tni^\
29 la quatrième touche divisée de la même façon, — mais jci,
la partie antérieure donnait le /ab, tandis que le partie posté-
rieure donnait le sol^. Notre supposition est justifiée par la
dififérence qui existe entre la longueur des cordes, la note
bémolisée ayant une corde plus longue que la note diésée (Voir
le n® 1603;.
102
Aniwerpiae. La table d'harmonie, décorée de pein-
tures représentant des fleurs, des feuillages, des
^ ^oiseaux et des insectes, porte la date de 1620. Le
couvercle et le contour de la caisse sont décorés
de papiers imprimés. Dans l'intérieur du couvercle,
on lit : Omnis spiritus laudet Dominum. Le clavier a
— i63 —
actuellement une étendue chromatique de quatre
octaves, de
Wi
Les quatre premières notes au grave ont été ajoutées
après coup. — Long. tôt. 1*72; larg. max 0^495;
haut, sur pied 0^94.
France. 1598. Clavecin. Don de MM. Pleyel-
WolflF et C'« à Paris. Ce clavecin, de facture con-
temporaine, est à double clavier; les registres
ordinairement adaptés aux instruments anciens sont
remplacés par six pédales disposées de telle façon
qu'une fois abaissées, on peut, par une simple
poussée latérale, les accrocher dans cette position.
La table d'harmonie est percée d'une ouïe ornée
d'une rosette en cuivre représentant une lyre avec
F
les deux lettres ^ entrelacées et entourées de guir-
landes de fleurs. Cette table d'harmonie, au lieu
d'être, comme aux clavecins ordinaires, appliquée
sur les bords d'une caisse de résonance, est fixée
sur un cadre.
L'instrument est monté de trois cordes sur toute
son étendue : deux unissons et une octave aiguë.
Le clavier supérieur ne dispose que d'une seule
corde, mais chacune des touches actionne deux
sautereaux qui ébranlent la corde à deux points
différents de sa longueur : l'un près du sillet, l'autre
à quelque distance.
— 164 —
Quand on n'enfonce aucune pédale, le sautereau
le plus éloigné agit seul sur la corde, produisant
ainsi le jeu ordinaire; la première pédale * sert à
empêcher l'action de ce sautereau, — par consé-
quent, employée seule, à rendre l'instrument muet.
Quand on enfonce la deuxième pédale, le sautereau
le plus rapproché agit sur la corde, et, attaquant
celle-ci sur un point plus rapproché du sillet, il
produit un timbre nasillard appelé jeu de Inth^ qui
se combine avec le jeu ordinaire. Celui-ci pouvant
être réduit au silence au moyen de la première
pédale, lorqa'on touche les deux pédales simulta-
nément, le jeu de luth se produit seul.
Le clavier supérieur peut donc produire trois
timbres différents* :
le jeu ordinaire,
le jeu de luth,
le jeu ordinaire et le jeu de luth réunis.
On peut encore varier ces effets en abaissant la
4® pédale; celle-ci fait mouvoir une glissière placée
contre le sillet et qui approche un étouffoir empê-
chant la vibration de la corde dans les conditions
ordinaires et apportant par conséquent une nouvelle
modification du timbre; ce jeu est appelée 50f<rit;/e.
Chacune des touches du clavier inférieur, sans
I Nous les comptons de droite à gauche.
a On peut ici se rendre facilement compte de Feffet produit
sur le timbre d*une corde par Tébranlement de ceUe-ci sur
deux points différents de sa longueur.
- i65 -
l'emploi d'aucune pédale, fait agir deux sautereaux;
le plus éloigné, tourné vers la droite, met en vibra-
tion une corde accordée à Tunisson du jeu ordinaire
du clavier supérieur; le plus rapproché, tourné
vers la gauche, agit sur une corde à Tociave aiguë
de cette dernière. Désire-t-on supprimer l'action
du sautereau agissant sur la corde aiguë, on abaisse
la 6« pédale; veut-on supprimer le son grave, on
appuie sur la 5* pédale. Il va de soi qu'en appuyant
sur les 5« et 6« pédales ensemble, on annule toute
action sur les cordes.
L'accouplement des deux claviers s'opère en
abaissant la 3" pédale; le maximum d'intensité
sonore s'obtient sur le clavier inférieur, par rabais-
sement simultané des 2* et 3* pédales.
Il est à remarquer que Ton peut encore varier les
effets par différents procédés. Ainsi, en agissant
progressivement sur la 5® pédale, la 6« étant abais-
sée, on diminue, par le recul du sautereau et de la
plume qui y est attachée, la force d'ébranlement de
la corde, ce qui produit le dimimtendo de l'unisson
du clavier inférieur. On obtient de la même façon le
diminiiendo de l'octave aiguë en agissant progres-
sivement sur la 6' pédale, la 5* étant abaissée. De
même, sur le clavier supérieur, pour le diminuendo
du jeu ordinaire, par la pression progressive sur la
première pédale, ou du jeu de luth, par l'abaissement
graduel de la 2® pédale.
On parvient par une étude assidue à acquérir une
— i66 —
extrême délicatesse de toucher du pied et à réaliser
ainsi une série d'effets très variés.
Pays-Bas. 1599. Clavecin à double clavier^ de
l'anc. coll. V. et J. Mahillon. La table d'harmonie
est ornée de peintures représentant des oiseaux,
des fleurs et des fruits. Elle porte la date de 1762
et une rosette, dans le genre de celle des Rtickers,
d'Anvers, représentant le roi David jouant de
la harpe, avec les initiales H. V. L. Sur une plan-
chette appliquée au-dessus du clavier, on lit, en let-
tres d*or, Tinscription suivante : Landaie Deum in
Cymbalis et Organo, L'instrument est monté sur
toute son étendue de trois cordes, deux à l'unisson
et une à l'octave. Quatre registres, placés au côté
droit de la caisse, commandent le jeu de quatre
rangs de sautereaux.
Le clavier inférieur, pour produire son maximum
d'intensité sonore, met en vibration trois cordes :
I* une à gauche (4* registre *), 2» une autre à gau-
che, donnant l'octave de la première (3* registre),
3® une à droite, à l'unisson de la première (2* regis-
tre); les registres peuvent se combiner ou s'em-
ployer séparément.
Le clavier supérieur met en vibration les deux
unissons, i* celui de gauche par le fonctionnement
du i«' registre, 2« celui de droite par le fonction-
< Nous numérotons les registres en partant du clavier.
Pour fonctionner, les registres 1,3,4 doivent être poussés,
le registre a doit être tiré.
— 167 —
nement du 2» registre. Ce clavier peut produire
trois timbres différents : celui de harpe^ par la
mise en vibration de Tunisson de gauche sur un de
ses points et Tamortissement produit sur un autre
point par rétouffoir du quatrième rangde sautereaux
(4«registre); celui de harpe renforcé par Tadjonction
de l'unisson de droite (2* registre), et enfin un
foric produit par les deux unissons après écartement
de rétouffoir qui pèse sur Tunisson dé gauche. —
Long. tôt. 2"25, larg. max. o°*87.
Italie. 1600. Clavecin. Attribué à Jeronimus
de Tenbe, à Rome (vers 1656). In strument de petite
dimension, avec deux cordes à Tunisson par touche;
il est enfermé dans une caisse sans support dont le
couvercle est orné à l'intérieur d'une peinture sur
toile représentant le Triomphe de l'Amour, —
Cupidon dans un char traîné par quatre chevaux et
précédé de cinq musiciennes jouant du tambour, du
triangle, du hautbois, de la harpe et du psaltérion;
le dieu Pan, jouant de la syringe, se tient sur le
passage du cortège. La table d'harmonie est ornée
d'une rosette en parchemin découpé. L'étendue est
de quatre octaves, la première étant courte :
±i
— Long. tôt. i"85; larg. o™73.
Pays-Bas. 160L Clavecin, de l'anc. coll. V. et J.
Mahillon. La planchette au-dessus du clavier porte
— i68 —
rînscriptîon : Joannes Petrus Bull me fecit Antwer'
piae anno 1776. Clavecin de grand format; facture
ordinaire. La table d'harmonie porte une rosette
avec les initiales entrelacées du facteur. Étendue,
cinq octaves, de /a à/a. Trois rangs de sautereaux
agissant sur deux cordes à l'unisson et une à l'oc-
tave. Trois registres permettent de combiner ou de
supprimer faction de chaque rang de sautereaux:
un bouton de cuivre, placé à la droite du clavier,
commande le premier rang, mettant en vibration
la corde d*octave ; un autre bouton de cuivre, placé
à la gauche du clavier, commande la première
corde unisson; enfin un levier, placé à gauche
de la table d'harmonie, commande les saute-
reaux du second unisson. — Long. tôt. 2"39 ;
larg. max. ©"95 ; haut. o™94.
Italie. 1602. Clavecin. La barre au-dessus du
clavier porte l'inscription manuscrite: Nicolaus de
Quoco fecit anno 1694; mais, en restaurant l'instru-
ment, nous avons trouvé à Tintérieur une autre
inscription : Giuseppe Solfanelli fece 1730 Pisa^
indiquant probablement le nom du facteur qui fut le
premier réparateur de ce clavecin. C'est une pièce
de grand format, destinée sans doute à être jouée
debout. Comme la plupart des instruments à
clavier de provenance italienne, il est enfermé
dans une enveloppe en bois; celle-ci repose sur une
table sculptée et dorée. L'enveloppe est ornée exté-
rieurement de peintures. Le couvercle intérieur est
— 169 —
également orné d*une peinture, en trois panneaux,
de facture grossière et qui nous paraît récente : le
panneau de droite représente un paysage; celui de
gauche^un violon et une mandoline; celui du milieu,
trois musiciens jouant respectivement du luth, de la
vielle et du colachon. L'étendue est de
:t
i
t^
80 basso.
Les trois premières notes, /a, sol, /a, sont en suc-
cession diatonique, le clavier ne devenant chroma-
tique qu'à partir du sib. — Long. lot. 2™6o; larg.
o"93; haut, sur table 1^05; haut, du clavier o^Sô.
Id. 1603. Clavecin, de Tanc. col!, du comte Pie-
tro Correr, de Venise. Pièce très intéressante,
enfermée dans une caisse entièrement décorée de
peintures qui ne sont pas sans mérite. Sous la pre-
mière touche du clavier, on lit la signature du fac-
teur : Gio Baiiisici Boni Cortenesi 161 9*. L'étendue
est de quatre octaves, de Vut de la 3* octave de
l'échelle des sons, à Vut de la 7® octave. La première
octave est courte, seulement les deux premières
touches noires sont divisées en deux parties, de
telle sorte que les deux parties antérieures donnent
les sons ré, mi, tandis que les parties postérieures
mettent en vibration des cordes accordées respec-
I Corte est une ville de la Corse, mais il y a en Italie
plusieurs localités du même nom.
— Ï70 —
tivement aux /ajf, sol^. C'est donc à partir du
premier /a que cet instrument devient chromatique.
Dans les autres octaves, les touches noires ordinai-
rement accordées enharmoniquement au ri^ mi\>
sont divisées en deux parties; la partie antérieure
est accordée au ré^, la partie postérieure au mib»
Les touches noires représentant les la\> sont égale-
ment divisées en deux parties, la partie antérieure
mettant en vibration une corde accordée au solf^, la
partie postérieure une autre corde accordée au lai>
(Exception est faite pour la dernière octave dont la
touche la]} n'est pas divisée). Il est à remarquer
qu'il n'y a qu'une corde par touche, — ou, s'il y a
lieu, par partie de touche, — sur toute retendue de
cet instrument, alors que d'ordinaire chaque touche
du clavecin correspond au moins à une corde
double. — Long. tôt. i^gsoj larg. max. o"8i5.
Dans le tome I de la Musique aux Pays-Bas (p. 287;,
Edm. Vander Straeten donne une reproduction photolitho-
graphique d*un clavier daté de 1548. L*octave y est divisée
de la façon suivante : ut, utf, ré)^, ré, rcJH, mi^^ mi, mi^,fa^
fa%, sol"^, sol, sol%, la^, la, la% si^, si, si%, ut. Ce clavier,
construit sur les indications deZarlino, maître de chapelle de
Saint-Marc, de Venise, avait pour but de « réaliser les effets
chromatiques et enharmoniques. • Dans ce but, « non-seule-
ment les demi-tons majeurs sont divisés en deux parties, mats
aussi les demi-tons mineurs, de manière que chaque ton est
déjà divisé en quatre parties ». Praetorius parle également
d'instruments à cordes et à clavier, qu'il aurait connus, dont
les intonations étaient divisées de cette manière. Il cite parti-
culièrement un clavecin de Cari Luyton à Prague, qu'il avait
vu à Vienne vers 1588.
— 171 —
Cette division de Toctave est celle dite des physiciens ou des
géomètres. Elle exige, comme on le voit, le demi-ton diatoni-
que plus grand que le demi-ton chromatique. ré\>, par exemple,
plus aigu que ut$. C'est pourquoi le constructeur de ce clave-
cin a donné une corde plus courte aux mi]?la^, qu'aux réjj^, sol$,
La gamme de Pythagore,dite des musiciens, veut, au contraire,
ut^, réi.fa^j 50/ ^, la% respectivement plus aigus que ré^^ ffi ^b,
soï^f /ab, j»b.
De nos jours l'accord au tempérament égal, le seul que la
pratique puisse admettre, partage Toctave en douze demi-tons
égaux; le demi-ton chromatique et le demi-ton diatonique se
confondent en une seule intonation.
Angleterre 1604. Clavecin^ de l'anc. coll. V. et
J. Mahillon. Marque : Burkat Shtidi et Johannes
Broadwoody n» 691, Londini Jecenint 1773, Patent.
D'après les registres de la maison Broadwood et
les renseignements que son éminent directeur
M. A. J. Hipkins a bien voulu nous communiquer,
cet instrument aurait été offert par Frédéric le
Grand à Timpératrice Marie-Thérèse. La caisse
est en bois des îles, la devanture du clavier est
ornée d'un trophée d'instruments de musique en
fine marqueterie. Il y a deux claviers superposés
de 5 Va octaves, de Vut de la 2^ octave de l'échelle
des sons, au fa de la 7* octave.
Le clavier inférieur met en mouvement trois
rangs de sautereaux. Le i" rang% a, agit sur des
cordes à Toctave, n* i ; les 2^ et 3® rangs, b et c,
sur deux cordes à l'unisson, n°* 2 et 3.
Le clavier supérieur met en mouvement deux
* Le plus éloigné du clavier.
— 172 —
rangs de sautereaux : un 4* rang, d, qui agit sur la
même corde (n» 2) que le rang b du clavier inférieur,
mais à un point plus rapproché du sillet, produisant
ainsi \t jeu de luth; un 3® rang, c (également mis en
mouvement par le clavier inférieur), agissant sur
la corde n"^ 3. En résumé, ce clavier a quatre rangs
de sautereaux, a, fr, c, d^ et trois cordes, i, 2, 3.
Il y a deux pédales. En appuyant sur celle de
gauche, après avoir préalablement accroché le méca-
nisme par un bouton ad hoc placé au côté gauche
du clavier, on annule par le recul des glissières
Faction des rangs de sautereaux a, c, du clavier
inférieur sur leurs cordes respectives, et il ne reste
plus que les sautereaux du rang b agissant sur la
corde n"" 2. Simultanément, et par l'action du même
coup de pédale, le rang d^ du clavier supérieur,
recule; ce double mouvement est indispensable, car
si ces sautereaux restaient en place, la vibration de
la corde par le rang b serait empêchée dans une
certaine mesure par Tappui de TétouiFoir du rang d.
La pédale de droite fait ouvrir, par une combi-
naison de leviers, une série de planchettes, dispo-
sées comme celles d'une jalousie, formant couvercle
au-dessus des cordes de l'instrument et agissant
comme le registre de Torgue appelé c Echo >, devenu
par la suite la chambre expressive. Ce système, por-
tant le nom de Venitian Swell, fut breveté en faveur
de Burkat Shudi, sans doute pour son application
au clavecin, le 13 décembre 1769 (n^ 947).
— 173 —
Outre les pédales, ce clavecin possède cinq regis-
tres : les trois premiers sont placés du côté gauche
de la barre d'adresse, les deux autres du côté droit;
Le premier étant poussé vers la droite, fait reculer
le rang de sautereaux d du clavier supérieur et sup-
prime leur action sur la corde n« 2;
Le second poussé vers la gauche, fait reculer le
rang a, supprimant, par conséquent, l'action des
sautereaux sur la corde octave n"" i ;
Le troisième poussé vers la gauche, fait appuyer
contre l'extrémité de la corde n*" 2 une bande de
buffle, pour produire l'effet communément appelé
jeu de harpe;
Le quatrième poussé vers la gauche, recule le
rang c et, par conséquent, supprime la vibration de
la corde n* 3;
Le cinquième poussé vers la droite, recule le
rang 6, et, par suite, supprime le jeu de la corde n* 2.
Pour donner aux registres i, 2, 4 leur faculté
d'action, il est nécessaire de décrocher par le bouton
le mécanisme que commande la pédale gauche.
On le voit, les combinaisons sonores de cet ins*
tniment sont nombreuses et, non moins que les sou-
venirs historiques qu'il évoque, méritent de fixer
l'attention. — Long. tot.2"70; larg. max. i"*04;
haut. o"97.
Pays-Bas. 1606. Clavecin. Sans nom d'auteur;
mais Tentrelacement des lettres de la rosette, sem-
blables à celles du n« 1608, indique qu*il est de Jean
13
— 174 —
Daniel Dulcken, d'Anvers. C'est un clavecin de
grand format, à deux claviers et à trois cordes :
une octave, n» i, et deux unissons, n«* 2 et 3.
L'étendue des claviers est de cinq octaves, du fa de
la 2" octave de Téchelle des sons, au fa de la 7*
octave. Comme à la plupart des clavecins flamands,
la table est décorée de peintures représentant des
fleurs et des fruits. Le couvercle est orné d*un beau
paysage signé C. BigU F.
Il y a quatre rangs de sautereaux : le rang a% qui
pince la corde d'octave n* i, et les rangs i, ^, qui
font vibrer les deux cordes à l'unisson, n«* 2 et 3 ;
le 4^ rang, i, met en vibration la corde n« 2, mais à
un autre point d'attaque plus rapproché du sillet
que les sautereaux du rang b, produisant ainsi le jeu
de luth. Le clavier inférieur met en mouvement les
rangs a, 6, c; le clavier supérieur agit sur les
rangs c, d.
Antérieurement au XVIII* siècle, les boutons des
registres étaient placés aux côtés de la caisse,
dans la direction du prolongement des guides des
sautereaux. Dans le présent instrument, les boutons
agissant sur les guides pour les faire reculer se
trouvent sur la planchette placée verticalement
au-dessus du clavier. Ils sont ainsi plus à portée de
la main de l'exécutant. Ces registres sont au nombre
de quatre. En commençant par la gauche, le premier
< Le plus éloigné du clavier.
- 175 -
recule la glissière des sautereaux: du rang c,
le second celle du rang b. Le troisième registre
commande le rang a, le quatrième le rang d. Il est
nécessaire, pour que ce dernier rang agisse sur la
corde n« 2, de faire reculer les sautereaux du rang b
dont les étoufFoirs, reposant sur la corde, empêche-
raient celle-ci de vibrer convenablement. — Long,
tôt. 2"59; larg. o»97; haut. o"965.
Italib. 1606. Clavecin. Marque : Dominicus
Pisauriensis. Etendue de quatre octaves et une
quarte à partir de Vut de la troisième octave de
réchelle des sons. La première octave était fort
probablement courte. L'instrument est enfermé dans
une caisse dont le couvercle a l'intérieur décoré de
peîntiires. Sur la partie antérieure, on voit une
femme jouant de la flûte traversière; sur la partie
postérieure figure une marine. L'instrument a tous
les caractères de ceux du XVI^ siècle. — Long,
tôt. l'^gg, larg. max. o>82.
Id. 1007. Clavecin, La planchette au-dessus du
clavier porte l'inscription suivante :
Inionuit nunquam melius quod Tartara flexit
Quoi delphin grato pondère vexit opus^.
Alexander Trasoniini opus MDXXXVIII.
' L'instrument qui fléchit les puissances du Tartare et dont
U dauphin porta la charge gracieuse^ jamais ne sonna mieux
(ÂlloBioD à la fable antique du musicien Ârion, précipité
dans les flots par ses compagnons et qu'un dauphin sauva du
trépas).
— 176 —
Etendue chromatique de
s^ pi«. 1» ^
Les cordes, au nombre de deux pour chaque touche,
sont accordées l'une au diapason, Tautre à l'octave.
L'instrument, enfermé dans une caisse ornée de
peintures, repose sur un pied sculpté et doré qui
a bien certainement été fait après coup. — Long,
tôt. 2«22; larg. max. o'^Si.
Pays-Bas. 1608. Clavecin. Marque : loannes
Daniel Dulcken me fecit Antwerpiae 1755. Il est
semblable quant à la construction au n* 1605. Les
deux rosettes sont pareilles. La table d'harmonie
seule est décorée de peintures. ^ Long. tôt. 2^59;
larg. o»99.
Italie. 1609. Clavecin. Sans nom d'auteur.
Etendue de quatre octaves, la première, partant de
Vui de 8 pieds, étant courte. L'instrument est
enfermé dans une caisse entièrement décorée de
peintures représentant des fleurs. Cette caisse repose
sur deux supports à colonnes torses. Chaque tou-
che du clavier met en vibration deux cordes à l'unis-
son. — Long. tôt. 1*85; larg. max. o'"8o.
Irlande. 1610. Clavecin. Marque : Ferdinan^
dus(?) Weber fecit Dublin 1751. Le prénom est
presque illisible. Etendue de 5 octaves à partir du /a
de la 2^ octave de l'échelle des sons, avec omission
— 177 ~
da premier /a jf. Deux cordes à Tunisson pour cha-
que touche ; chacun des rangs de sautereaux peut
être reculé par l*action d'un registre à levier; ces
registres sont placés respectivement à droite et à
gauche sur la planchette au dessus du clavier. —
Long. tôt. 2»25; larg. max. o"94.
Italie. 1611. Clavecin. Sans nom d*auteur. Pièce
intéressante du XVIP siècle. Deux rangs de saute-
reaux. Belle table d'harmonie avec une jolie rosette
en bois sculpté. Etendue de quatre octaves et une
quarte, la première octave (courte) commençant à
Vui de la 3* octave de Téchelle générale des sons.
— Long. tôt. i"9o; larg. max. o"79.
Prancb. 1612. ClavûHarpe. Don de M. C. Dietz,
ingénieur à Bruxelles. Comme son nom Tindique,
le clavi-harpe est destiné à remplacer le jeu ordi-
naire de la harpe par un mécanisme à clavier. Il a
été inventé en 18x3 par Johann Christian Dietz,
grand-père du donateur, et breveté à Paris le
1 3 février 1814. Les clavi-harpes de cette époque,
ceux fabriqués à Paris, de 1819 à 1821, par le fils
de l*inventeur' et enfin ceux construits dans ces der-
niers temps par le donateur lui-même, reposent tous
sur le même principe. L'instrument qui fait l^jbjet
de cette notice a été reconstitué en 1872 par J. C.
Dietz, fils de Tinventeur, d'après les modèles et les
> Musée de V Exposition du Louvre, à Paris en 1819, tome IV,
p. 1 59 — Bulletin de la Société éT encouragement ^ n» CXC VI 1 1 , du
^x mat i3^. — Hevu^ Musicale dç Fétîs du 2j mai 1833.
— 178 —
dessins des instruments qu'il avait construits lui-
même à Paris à Tépoque ci-dessus indiquée.
Le son du clavi-harpe est produit par une corde
mise en vibration par le pincement à Taide d'un cro-
chet ou plectre; la force de l'ébranlement dépend,
dans une certaine mesure, de Ténergie avec laquelle
la touche est attaquée. Nous devons à l'obligeance
de M. C. Dietz, le généreux donateur, la notice sui-
vante au sujet du mécanisme :
€ Le crochet possède deux éléments essentiels :
un ressort et un contrepoids en plomb. Lorsqu'on
appuie doucement sur la touche, le crochet, dans
son mouvement en avant et par Teffet du ressort,
est éloigné de la corde qu'il ne fait qu'effleurer.
Lorsque, au contraire, on attaque la touche avec
force, le contrepoids en plomb, qui agit en sens
inverse du ressort, oppose par son inertie une
résistance au mouvement en avant du crochet et
force le ressort à se plier. Dans cette situation,
au lieu d'effleurer la corde, il Tébranle avec une
force proportionnelle à celle exercée sur la touche.
Il s'établit en quelque sorte un équilibre mathé-
matique entre la force du ressort et l'inertie du
contrepoids.
€ Celui-ci a encore un autre but. Quand le crochet
se trouve en avant, c'est-à-dire quand la touche est
complètement enfoncée, le crochet ne revient en
place que si le doigt abandonne la touche. A ce
moment, le contrepoids prodqit un effet contraire à
— 179 —
celui de tout à Theure : par la résistance due à son
inertie, il force le crochet à s'appuyer contre le
guide placé à droite, ce qui lui permet de se replacer
derrière la corde sans la toucher.
c Les cordes sont munies chacune d'un étouffoir;
ceux-ci sont mis en mouvement par la pédale de
droite, ce qui permet déjouer sèchement ou de lais-
ser vibrer les cordes, à volonté.
c Une seconde pédale, à gauche, actionne une
sorte de chevalet garni de feutre qui frôle les cordes
comprises dans l'étendue de
M.
— m —
8o bMto.
Le point d'effleurement correspondant à la moitié
de la longueur de la corde, il en résulte la produc-
tion du premier harmonique ou octave.
t Les cordes du clavi-harpe sont en métal recou-
vert de soie. Par ce fait, l'instrument tient très long-
temps l'accord, et les cordes ne se cassent que fort
rarement. »
Les différences qui existent entre les clavi-harpes
construits par les trois générations de facteurs con-
sistent principalement : dans la longueur et la gros-
seur des cordes ; la forme du chevalet et celle du
sommier; le point d'ébranlement de la corde; la
longueur et l'importance relatives des contre-poids
çt dçs ressortq.
— i8o —
Le clavi-harpe a une étendue de six octaves, de
80
j-
— *~ «
80 basBO.
Avant le clavi-harpe, J.-C. Dietz avait inventé le clavi-lyra^
instrument de 6 octaves monté de cordes de cuivre, mises
en vibration au moyen d'un mécanisme actionné par un
clavier.
Bblgiqub. 1613. Barre d'adresse de clavecin^
de lanc. coll. V. et J. Mahillon. Elle porte les
noms de Joannes Franciscus Maiheus^ toi Aerschoi
anno 1783.
Sbction c. — Cordes pincées^ à mouvemetU automatique,
.France (?). 1614. Epineite à cylindre. Cette très
intéressante pièce de mécanique qui date sans aucun
doute du commencement du XVIIP siècle, est com-
posée : I® d'une petite épinette montée de 16 cordes
d'acier accordées de la façon suivante :
i
rr 4-^ '
2* d'un cylindre actionné par un mécanisme à
ressort dont les pointes font mouvoir les sautereaux
de l'épinette.
Le tout est enfermé dans une boite en ébène sur-
montée d'un pavillon supporté par quatre colonnet*
— i8i —
tes; aa centre du pavillon se trouvent cinq figurines
représentant Pierrot, Pierrette, Arlequin, Colom-
bine et Cassandre.
Le cylindre fait entendre trois airs : une contre-
danse, un rigodon et un passepied; en se déroulant,
il fait tourner le disque portant les personnages et
communique à ceux-ci un mouvement dansant
assez réussi. Le fond de la caisse porte le chiffre :
V L B. La table d'harmonie porte la signature de
M. Le Conte. Sur la devanture de la boîte on lit
le mot BBBN, imprimé par pression dans le bois. —
Long, de la boîte, 0^465; profondeur o'n26o; haut,
max. o™57o.
Branche C. — Cordes frappées.
Sbction a. — Cordes frappées par des maillets.
Italie. 1616. Tympanon^ de lanc. coll. V. et J.
Mahillon. Construction semblable à celle du n* 277,
mais dont nous avons pu compléter les détails grâce
aux renseignements obtenus depuis notre première
description. L'instrument porte la date du 9 marzo
1629* Deux rosettes ornent la table d'harmonie.
Les chevalets reposent sur de petites figurines en
buis très délicatement sculptées. Il est monté de
21 rangs de quadruples cordes de métal dont l'aç-
— l82 —
cord était réglé de façon à former une suite de
3 1 sons représentés par l'échelle suivante :
1 2 s 4 s s 7 • 9 10 11 13 13 U IS IS
17 It 19 S9 11 21 » 24 2S U 27 28 29 M II
Le son x est produit par des cordes de laiton
vibrant sur toute la longueur de la table d*Iiarmonie
et ne reposant sur aucun chevalet. Les sons 2, 3,
4i 5» 6» 7» ^9 9» 10, 12, sont également produits par
des cordes de laiton mais reposant d'une part, sur
Tarète du chevalet de droite et, passant librement
d'autre part, dans les ouvertures qui existent entre
les supports des chevalets de gauche. Les sons i r,
13, 14, 15, 16, 17, ainsi que leurs correspondants à
la quinte aiguë supérieure, 18, 20, 21, 22, 23, 24,
sont produits par des cordes de laiton reposant sur
les deux premiers chevalets de gauche, l'un de
quatre sons, l'autre de deux. Les cordes reposant
sur ces chevalets sont divisées dans le rapport de
2 : 3 c'est-à-dire que, du côté gauche du chevalet,
la corde donne un son à la quinte aiguS de celui que
produit la portion de corde de droite, celle-ci passant
librement par les ouvertures que présentent les sup-
ports du chevalet de droite.
- i83 -
Le troisième et le quatrième chevalet de gauche»
supportant chacun deux rangs de quatre cordes
d'acier, fournissent les huit sons qui manquent
encore pour compléter notre échelle. Lra première
série du troisième chevalet fournit à droite le
son 19, à gauche le son 25, le point d'appui divi-
sant la corde dans le rapport de quinte mineure;
c'est ce qui explique la légère inclinaison de ce
chevalet sur la ligne oblique formée par les deux che-
valets précédents. La seconde série de ce même
chevalet, ainsi que les deux rangées de cordes du
quatrième, produisent respectivement, à gauche,
les sons 26, 28, 30, à droite, les sons 27, 29, 31,
en relation d'un demi-ton, d'un ton et d'un ton et
demi, la portion de corde de droite étant raccourcie
par l'intermédiaire d'un chevalet supplémentaire,
qui établit le rapport de longueur nécessaire à la
production de ces intervalles.
Pour nous résumer et nous faire mieux compren-
dre, voici la disposition des sons et des cordes qui
les produisent. Il y a lieu de noter que chaque trait
du dessin ci-dessous correspond à un groupe de
quatre cordes réglées à l'unisson; les chiffres se
rapportent à chacun des sons dont nous avons donné
la notation musicale.
Quelquefois, les sons graves ut^ mi\}, étaient haus-
sés d'un demi-ton,
— 184 —
Le tympanon se joue en frappant les cordes à
Taide de deux martelets de bois dont la surface des-
tinée à toucher les cordes est d'un côté, garnie de
feutre» tandis que de l'autre le bois reste à nu. Cette
différence dans la percussion produit naturellement
une variété dans le timbre, due aux harmoniques
différents qui accompagnent le son fondamental. —
Long, de la grande base du trapèze, o<"685; de la
petite base, o^jSs; haut. o«26.
C'est cette manière de frapper les cordes et la forme donnée
à l'instrument qui lui a fait donner le nom de Hackhrei en alle-
mand, ou hakbord en néerlandais, dont la traduction française
est hachoir. C'est aussi sa similitude de forme avec cet usten-
sile des cuisiniers qui lui a fait donner en italien le nom
é'istrumento di porco. Bn Italie, on l'appelle encore Salterio
Udesco.povLT le distinguer du PsaUérium, dont les cordes étaient
pincées, tandis qu'en Allemagne elles étaient frappées; on dit
aussi dolce melo. C'est de ce dernier mot que les anglais ont
fait, par corruption, Dulcimer^ terme qui désignait chez eux
tous les instruments de la m^me catégorie.
- i85-
France. 1818. Tympanonj de Tanc. coll. V. et J.
Mahillon. La construction diffère peu de celle de
rinstrument précédent. La table est décorée de pein-
ture représentant des fleurs, des feuillages et des
oiseaux. Deux ouvertures découpées dans la table
et ornées de rosettes servent d'ouïes. Ce tympan on
n*est monté que de vingt séries de cordes à Tunis-
son, dont quelques-unes sont triples, les autres
quadruples. La note la plus grave, ^^
est
produite par ude série de trois cordes à Tunisson
vibrant sur toute la longueur de l'instrument. Voici
Tordre de succession, sur la table d*harmonie, des
autres intonations :
I* sur la gauche du chevalet de droite :
& fVf r f ) ^^ r^^ ^^
I 23466789 iO
2» à la droite et à la gauche du chevalet de gau-
che divisé en cinq parties : la première supportant
quatre séries de cordes, la seconde deux séries, la
troisième, la quatrième et la cinquième chacune une
série :
1
On remarquera que la troisième partie du cheva-»
— i86 —
let destiné à supporter une seule série de cordes à
Tunisson^est disposée de façon à partager les cordes
dans le rapport vibratoire de quinte mineure. Les
deux autres chevalets divisent chacune les deux
séries suivantes dans le rapport vibratoire de demi-
ton, ée ton^ à Taide d'un chevalet supplémentaire
placé, comme à rfnstiument précédent, à la droite
des chevalets principaux. — Idàng. de la grande
base du trapèze, o">69; de la petite hwf, n-'jjjj;
haut. o»3io.
Sbction b. — Cordes frappées à clavier,
Allbmaqnb. 1617. Clavicordâ. Sans nom d'au-
teur. Etendue chromatique de
7
Deux cordes à Tunisson par touche, — d*où le nom
allemand Bund/reies Klavier (voir le n' 634, cat.,
a* vol.). — Long. tôt. i™45, larg. o"48 haut, sur
table, o"83.
Pays-Bas. 1618. Clavicorde. Forme oblongue.
Caisse de facture très ordinaire, avec un paysage
insignifiant sur le fond du couvercle. Etendue de
avec la première octave courte. Il appartient au
— i87 —
genre dit Gebundenes Klavier (voir la note du
n» 634, Cat,, !•' vol.) et ne possède en consé-
quence que a6 cordes doubles, produisant 45 sons
répartis de la façon suivante, en commençant par
le grave :
I ut, isol. isi^,
3 . . . . mû 13 la. _ ^ut.
4 /». _ «*#b.
5 sol
la
I».
14.
ittV
6 I». ,ut
». ^ , rS.
ut. '« Iwjf.
lut$.
1
17. ... . mt.
fa.
/»9-
mi, i sol.
19.
II.
i/aj. ao /a.
En somme, c'est un spécimen intéressant de
la facture instrumentale du commencement du
XVIIP siècle. — Long* tôt. i"o8; larg, o™35.
Id. 1619. Clavicorde^ de Tanc. coll. V.et J. Mahil-
Ion. Auteur inconnu, mais le papier imprimé de la
caisse, dont le dessin est presque semblable à celui
des instruments des Ruckers, décèle à toute évi-
dence une origine flamande. Les prolongements des
touches du clavier sont, dans leur courbure, habile-
ment découpés.
— i88 —
L*étendue est de quatre octaves et une quarte» de
8*
P'^
Il y a trente-huit cordes doubles réglées de la façon
suivante :
I ut. isol. 27 rê.
2 utt. ' 'w/jf. ^g ,r^Jf.
3 rê. 17 la. *m»
18
5 mi. '^ is». ^^ Ifat.
6 fa. iUi. iSoL
7 /««• '^ '«'«• . ^"^ ^sol9
lsoI. 20 .... ré. 51 la.
21
\mi. 3a.
9 la. < mî. 3 I s#,
II. . . . «. '/«}. 34 «<}f-
iUt. .sol. 35 r^.
'* lf#<Jt. *3 Uolt. 36 r^fr
13 ré. 24 to. 37 ifft.
X4.....r'.*' as !"!«• 3" -^^
»-^''- 26 r'-
</««. '«<«.
— Long. tôt. i»3o; larg. max. o"37.
Italie. 1620. Clavicorde^ de l'anc. coll. du comte
Pietro Correr, de Venise. L'instrument, très inté-
ressant, date du XVII* siècle; il a la forme d^un
trapèze, avec le clavier en saillie le long de la
— iSg —
grande base. Les cordes, au nombre de 27 doubles,
sont réparties de la façon suivante :
1
a
3
4
5 . . .
6. . . .
7
8.
9.
lO.
II.
12.
ré.
mi,
fa.
sol.
la.
ré.
13. . .
14. - .
15. .
16. . .
17. . .
18. . . ,
19. . .
20. . .
21. . . .
22. . •
la.
ré.
itai)^.
^ mi.
iSOl.
la.
«3.
«4-
«5-
26.
27.
L'étendue, on le voit, est de quatre octaves et une
quarte, la première octave, courte, commençant par
le 3® ut de réchelle générale des sons. Le contour
de la caisse est enjolivé de boutons d'ivoire fixés
sur des pointes de fer, lesquelles servent à piquer
les boutons dans le bois. — Long. tôt. i^^ô; larg.
max. o'"39.
Allbuaonb. 1621. Clavieorde. Don de M. A.
Massau à Verviers. Instrument de forme ordinaire
avec une étendue de 4 octaves complètes (le premier
fi^ manque), à partir de Vut de la 3* octave de
réchelle des sons. Cette étendue, comme celle de
— igo —
tous les « Gebundenâs Klavier >, est répartie sur un
nombre restreint de cordes ; il y en a ici 23 doubles :
I ui, 1^^$' l^^-
2 rS, 14 \la. 20 l^^t-
3 »'^tf- l^Jf. fw».
4 »»»• 'St. (/«.
5 /«• 15 Ut. ai |/»lf-
6 /«« (n/jf. Mo/.
® *^'»- 16 r.'». 22 )^
(/- 23 rj;
10 \''^ ,/.. .,
y Ut.
17-
" f«/jf. ' " f^^'
50/ jf.
la.
mû ^»-
/a. / «.
la . . . . <r^Jf. 18
13 {/«Jf- '9 {«<•
— Long. tôt. i"ia; larg. max. 0*325.
Pays-Bas. 1622. Piano carré. Marque : Brmel à
Bruxelles^ Facteur de la Cour du Prince d^Orange
n«683. La table d'harmonie porte la date de 1818
et la signature de J. P. J. Brmel^ Etendue de
5 octaves et demie, du fa de la deuxième octave à
Vui de la huitième. Cet instrument n*avait primi-
tivement, comme tous les pianos de cette époque,
s Le portrait de ce facteur figure dans les collections icono-
graphiques du Musée.
— 191 —
que cinq octaves; la demi-octave supplémentaire
y a été ajoutée après coup. La mécanique est une
modification de celle connue sous le nom de méca-
nique anglaise^ dont la combinaison est due, d*après
M. Hipkins, à Johannes Zumpe» facteur anglais
d'origine allemande (vers 1765).
Elle se compose de la touche et de son sautereau
ou pilote, dit, en langage d*atelier, à tête de vieillard
(voir n* 1647), d'un levier intermédiaire muni d'un
sautereau de même forme destiné à en régulariser
Taction^du marteau et d'un étouifoir. Celui-ci, placé
verticalement au-dessus de la corde, est soulevé par
une tige métallique surmontée d'un bouton de
feutre; l'ensemble ressemblait assez bien à un balai;
c'est ce qui fit donner à ce système le nom d'étouffoir
en manche à balai. Toutes les cordes sont triples ; les
basses, jusque et y compris le premier ut^^ sont en
laiton entouré d'un tour de fil également en laiton.
Quatre pédales :
La première' fait appuyer le tranchant d'une lan
guette de bois garnie de buffle contre toutes les
cordes, à proximité du sommier d'attache. En raison
de l'effet qu'elle produit, cette pédale se nommait
sourdine. La seconde pédale, soulevant tous les étouf-
foirs, était, comme de nos jours, désignée sous le
nom de pédale forié. La troisième fait glisser une
bande de buffle entre le marteau et les cordes,
dont elle adoucit le son; on lui donnait le nom de
< En commençant par la gauche.
— 19^ —
registre de harpe; plus tard, Adolphe Adam l'appela
pédale céleste. Enfin, la quatrième pédale, mal-
heureusement arrachée de notre exemplaire, faisait
mouvoir, comme la première, une réglette de bois
dont le tranchant était garni d'un tube de papier.
Ce tube, en vibrant contre les cordes, leur faisait
produire une sonorité grésillante*. Cette pédale
portait le nom de pédale de basson.
La table d'harmonie est rectangulaire ; elle n'oc-
cupe qu'un tiers environ de la surface du cadre dans
lequel elle est fixée, du côté droit. — Long, i^ôy;
larg. o»67 ; haut. o"»830.
Pour compenser l'exiguité de la table d*harmonie, — aurface
vibrante destinée, on le sait, à renforcer la sonorité des
cordes* —les factears de cette époque avaient coutume d'appli-
quer, au-dessus des cordes et du cadre dans lequel est fixée la
table d'harmonie, une légère planchette de sapin. Cette plan-
chette, à laquelle ils donnaient le nom défausse table d'harmo-
nf«, agissait plutôt en réflecteur qu'en renforçateur du son ; elle
produisait en efifet une résonance désagréable parcequ'elle for-
mait une sorte*de caisse à l'intérieur de laquelle une quantité
d*air déterminée était mise en vibration par les cordes.
On trouve quelquefois aux pianos de cette époque une
5« pédale mettant en action un tambour de basque et des clo-
chettes; on VappelBlt pédale de musique turque.
> Un efifet analogue a été employé, dans les dernières
années, par dififérents compositeurs, notamment par iTavan
dans sa Noce arabe, pour imiter le bruit des tambourins. On le
produit en intercalant, entre les étoufifoirs et les cordes, et sur
une partie déterminée de l'étendue de l'instrument, une feuille
de papier découpée dans les dimensions voulues. Pour pratiquer
cette opération, il suffit d'écarter un instant les étoufifoirs des
cordes en appuyant sur la pédale /ar<^, que l'on lâche ensuite.
— «93 —
C'ettt en 1791 que Broadwood, de Londres, porte retendue
du piano à l'aigu jusqu'à Vut de la huitième octave, et ce n'est
qu'en 1794 que le même facteur recula les limites au grave à
1'»^ de la deuxième octave.
Le piano carré dérive à toute évidence du clavicorde, dont
il a l'apparence, la disposition des cordes et de la table d'har-
monie. L'idée en est généralement attribuée à Prederici, de
Géra (voir la note du n» 279, Cat., l'v vol.); mais il est certain
que la grande vogue de cette forme du piano date de l'époque à
laquelle Zumpe l'introduisit en Angleterre, vers 1765.
Id. 1623. Piano carré, de l'anc. coll. V. et J.
Mahillon. Marque : Eugène et J. PhilP' Ermel frères &
Comp' à Mons 1807. Construction semblable à celle
du précédent instrument, mais chacun des marteaux
n*ébranle que deux cordes à Tunisson. Etendue de
cinq octaves, de fa kfa. Il y avait trois pédales :
harpe j forte et céleste, dont le mécanisme^ détaillé au
précédent numéro, est en partie enlevé. Cet exem-
plaire est muni de sa fausse table d'harmonie. —
Long. i"57; larg. o"56; haut. o"77.
Id. 1624. Piano carré, de fane. coll. V. et J.
Mahillon. Marque : Ludovicus Fetis fecit Montibus
anno 1797. Instrument semblable au n* 1622.
Primitivement construit à cinq octaves, de /a à /a,
agrandi par la suite jusqu'à Vut suivant. Trois
cordes à Tunisson par touche. — Long. 1^7 1 ; larg.
o"»69; haut. o"»8o,
Louis Pétis était, paraît-il, le frère de François Fétis,
l'illustre historien de la musique et, de son vivant. Directeur
du Conservatoire royal de musique de Bruxelles.
Anglbtbrrb. 1626. Piano carré, de Tanc. coll.
V. et J. Mahillon. Marque : Johannes Pohlman^
— 194 —
Londini^ fecit 1774. La mécanique est un des plus
anciens spécimens connus de celle dite mécanique
anglaise. Le marteau reçoit directement le choc
d'une sorte de sautereau attaché à la touche et
formé d*un fil métallique terminé par un bouton de
cuir vulgairement appelé tiie de vieillard^ comme
nous l'avons dit au n* 1622. L'étouffbir est du modèle
dit en manche à balai(yo\v le même n*). L'instrument
porte les traces de pédales, mais elles ont dû être
ajoutées après coup. On voit encore à gauche les
traces de deux registres à levier dont lun faisait
manœuvrer la sourdine, tt dont Tautre, — le registre
forié^ — soulevait les étouffoirs. Les étouffoirs et le
cadre auquel ils étaient adaptés ont malheureuse-
ment été arrachés. Les pieds qui supportent cet
instrument sont très peu élevés; on ne peut s'expli-
quer cette disposition exceptionnelle que par ce fait
qu'il aurait été construit pour un pays de l'Orient,
où l'instrumentiste s'asseyait sur un coussin au lieu
d'employer une chaise ou un tabouret. Etendue de
^
8»!
avec deux cordes à l'unisson pour chacune des
touches du clavier. L'instrument est muni de sa
fausse table d'harmonie, qui recouvre presque
entièrement le mécanisme et les cordes. — Long,
tôt. i*"44; larg. o"48; haut. o°59.
Pays-Bas. 1629. Piano carré. Don de M. Antoinç
— 195 —
Nfes à Mîddelbourg. Marque : Meincke Meyer et
Pieter Meyer fec' A"* 1782. Une seconde ligne com-
plète cette inscription y mais elle est malheureuse-
ment presque illisible; c'est avec peine que Ton peut
encore en déchiffrer les derniers mots : , .. op de
nieuwen Dyk by den Dam (Amsterdam). L'instrument
est dans un bon état de conservation; son méca-
nisme est semblable à celui du numéro précé-
dent. Etendue de cinq octaves, de fa kfa. Trois
registres à levier étaient placés du côté gauche du
clavier ; le mécanisme du registre sourdine a été
enlevé. Les deux autres registres agissent sur les
étouffoirs, le premier, à droite, en les soulevant du
8« basta
le second, en les soulevant sur tout le restant du
clavier. Le mécanisme commandant cette action
partielle sur les étouffoirs nous paraît avoir été
ajouté après coup, et fort probablement en même
temps que Ton a supprimé la sourdine. — Long,
tôt. i"48; larg. o"5a; haut. o"83.
Autriche. 1627. Pianino carré. Il date du com-
mencement de ce siècle et ne porte pas de nom
d'auteur, mais sa mécanique, presque semblable à
celle de Stein (voir le n* 1634), ^în^i que la fabri-
cation du meuble, permettent de lui supposer une
origine autrichienne. Fermé, instrument affecte la
forme d'une petite table à ouvrage. Le clavier se
— igô —
retire comme un tiroir. Sous celui-ci se trouvent
trois autres petits tiroirs destinés à recevoir de
menus objets de travail. Une seule pédale, le farté.
Etendue apparente de
a^ octave
avec l'effet réel à la quinte supérieure. — Long,
tôt. o™8a; larg. max. o^^ô; haut. tôt. o"*74.
Saxb. — 1628. Piano carré. Il porte {^inscription
manuscrite suivante : Johann Gottlob Wagner^ Or gel
und InstrumenUn Mâcher, Dresden^ 24 Decbr. 1783.
Le clavier a une étendue de quatre octaves et demie,
en apparence de ut à sol; mais leffet réel étant
à la quinte supérieure, il est réglé du sol de la
^=j= au ri de la 7» ; | t^:"EE - La
8* basM. Tj
mécanique se compose d*une simple languette
mobile soulevée par la touche et qui échappe contre
Tangled^un cran découpé dans la noix du marteau,
celui-ci reposant horizontalement sur la barre de
repos. Lorsque la touche, abandonnée par le doigt,
retourne à sa position première, la languette repasse
sous la noix du marteau et reprend la position ver-
ticale par Taction d^un ressort en soie de porc.
L'étouffoir est placé en -dessous des cordes, sur le
prolongement postérieur d*un second levier; le bras
antérieur de ce levier étant soulevé par un pilote de
— 197 —
métal attaché aa prolongement de la touche, le levier
bascule par le mouvement de la touche et éloigne
rétouffbir de la corde. L'instrument possède trois
genouillières : la première, à gauche, la sourdine,
fait appuyer une languette de bois garnie d*étoffe
sur Textrémité de toutes les cordes dans le voisi-
nage de leur point d*attache. La seconde, le fortéy
soulève tous les étouffoirs en relevant à la fois par
rintermédiaire d'une barre de bois, tous les bras
antérieurs des leviers qui commandent l'étouffoir;
la troisième, grand farté, soulève un cadre garni
d*étoffe recouvrant la table d'harmonie, laquelle
occupe le côté droit du piano. L'instrument, de
belle facture^ est enfermé dans une jolie caisse
ornée de marqueteries en bois de couleurs diffé-
rentes. — Long. tôt. i"! i; larg.o"*44 ; haut. o"*79.
Angleterre. 1629. Piano carré. Marque : John
Broadwood & sons, Makers io his Majesiy and ihe
Princesses, Great Pulteney Street, Goldon Square
London. L'instrument a actuellement six octaves, à
partir au fa de la deuxième octave; la sixième octave
à l'aigu a dû être ajoutée par la suite. La mécanique
est celle cataloguée plus loin sous le n* 1647-
L'instrument porte les restes de trois pédales, mais
une seule, la pédale forté^ fonctionne encore
actuellement. Les deux autres ont probablement
perdu leurs organes lors de la transformation de
l'instrument. — Long. tôt. 1*58; larg. o"57.
Allemagne. 1630. Piano triangulaire en forme
— 19* —
d'ipinette, de Tanc. coll. V. et J. Mahîllon. Sans nom
d'auteur, mais la mécanique ayant une grande analo-
gie avec celle de Frederici, Tinstrument peut être
attribué à ce dernier facteur ou à son maître Gott-
fried Silbermann (Les présomptions sont cependant
en faveur de Frederici car nous savons, par les
pianos de Silbermann conservés au château de Sans-
Souci à Potsdam,que ce dernier avait adopté, sauf de
légères modifications, la mécanique de Christofori).
Les marteaux sont disposés la tète en avant, comme
dans la mécanique de Stein (voir n* 1634). Ils sont
tous enfilés sur une corde, tendue par une cheville,
et qui sert d'axe à leur mouvement. Il n*y a pas de
languette d'échappement, le marteau est simple-
ment soulevé en avant de son axe par un pilote qui
repose sur le prolongement de la touche. L'étouffoir
se compose d'un levier dont le bras postérieur est
soulevé par le mouvement de la touche du clavier;
le bras antérieur, descendant par le même mouve-
ment, permet aux étouifoirs de retomber par leur
propre poids et de s'écarter ainsi de la corde. Il n'y
a qu'une seule corde pour chaque son sur toute
rétendue du clavier, mais Tinstrument possède cinq
registres, à savoir :
1* une sourdine produite par i'intercalation d'un
ruban de soie entre le marteau et les cordes; a* une
autre sourdine^ d'un effet plus accentué, où la soie
est remplacée par une bande de feutre (les deux
sourdines peuvent être employées à la fois);
— 199 —
3^ un luth produit par l'appui d*une sorte de
bourre de soie sur la corde, dans le voisinage
immédiat du sillet; 4^* un forte éloignant de la
corde les étouffbirs et mettant le levier qui les
commande hors d'atteinte de Taction des touches
du clavier; 5* un transpositeur permettant de haus-
ser d'un demi-ton tous les degrés de Téchelle. Les
cordes étant disposées parallèlement au clavier,
la transposition s'opère, en enfonçant simplement
celui-ci de l'espace qui sépare une corde de Tautre.
Ce petit piano, dont la mécanique peut être consi-
dérée comme l'embryon de la mécanique allemande,
est certainement l'un des spécimens les plus curieux
de la facture instrumentale du commencement du
XVIII' siècle. — Long. tôt. i«>i8; larg. max. on»50.
Id. 1631. Piano pyramidal. Â l'intérieur, on lit
rinscription suivante : dieze Pyramyte hat geferiiget
ùnd erfùnden Christian Ernst Friderici Orgelbauer in
Géra in Monats 7*' An^ 1745- 5. D. G. L'instrument,
en forme de pyramide, est orné de panneaux de
marqueterie, d'un travail assez soigné, représentant
des personnages dansant au son des instruments.
La table d'harmonie est percée d'une ouïe ornée
d'une rosette. Cette table repose sur les bords d'une
caisse de résonance rappelant la construction du
clavecin. Etendue de
— 300 —
La mécanique est un simple levier coudé à an^le
droit, dont le bras vertical est terminé par un fil de
Piano pyramidal (oo 1631).
cuivre qui porte le marteau à son extrémité. Lorsque
— 20I —
le bras horizontal reçoit une poussée par Tintermé-
diaire du pilote attaché à la touche, le marteau
frappe la corde; au moment où Ton abandonne la
touche, le marteau revient à sa position première à
Taide d'un ressort appuyant sur Textrémité du bras
horizontal du levier coudé. Au-delà du pilote faisant
mouvoir le marteau, se trouve un autre pilote qui
soulève un second levier coudé combiné de façon à
faire mouvoir horizontalement la tige qui porte la
tète de Tétouffoir. Du mouvement des deux pilotes
soulevés par la touche, résulte donc l'ébranlement
de la corde par le choc du marteau, et le recul de
rétouffoir. Ce piano est muni de deux registres :
une sourdine introduisant une bandelette de buffle
entre le marteau et la corde, et un forte. L'instru-
ment repose sur une table d'une haut, de o«65 ; il
mesure en haut., table comprise, 2"*2i et en larg.
max. o^gs-
Le mécanisme du piano pyramidal ne permettait aucune
nuance; il exigeait continuellement un jeu fort, ce qui explique
probablement le nom de Bienfort donné à cet instrument par
son inventeur.
Cest au même Frederici qu'est attribuée généralement
rinvention du piano carré, dont la mécanique n'est en somme
que la transformation de celle du clavicorde f Voir le no 279,
Cat.,i«vol.).
Frederici avait donné au piano carré le nom de Fortbûn, Il
y a un curieux rapprochement entre ces deux noms : Fortbien
et Bienfort!
Anqlbtbrrb. 1632. Piano forte. Il porte la
marque suivante : Josephus Merlin Londini fecit.
— ao2 —
La date est malheureusement effacée, mais on peut
approximativement la fixer aux dernières années du
XVIIP siècle, attendu que ce même facteur obtint
en 1774 un brevet pour un instrument à clavier que
Ton pouvait à volonté jouer en clavecin ou en piano.
Lés cordes sont disposées comme celles de tous les
pianos carrés de cette époque, mais au lieu d'être
couchées sur un plan horizontal, elles le sont sur
un plan oblique^ presque vertical. Il en résulte que
l'action du mécanisme, — modification de là méca**
nique anglaise de Zumpe de 1766, — est verticale.
Pour arriver à produire le mouvement nécessaire,
Merlin a fixé à l'extrémité de la touche un pilote de
bois vertical de 30 centimètres environ, — à l'extré-
mité duquel est fixé horizontalement le sautereau ou
pilote en fil métallique terminé par le bouton de cuir
dont nous avons parlé aux n*' 1622 et 1625 ; ce der-
nier frappe la queue du marteau qui est ainsi lancé
contre la corde. L*étouffoir est à bascule; Tun de ses
bouts appuie sur la corde en repos, l'autre, par
l'appui du doigt sur la touche, reçoit la pression
d'une languette de bois placée parallèlement au
sautereau et un peu au-dessous de celui-ci sur le
pilote ; il en résulte qu'à l'instant même où la corde
reçoit le choc du marteau, Tétouffoir s'en éloigne
pour la laisser vibrer en liberté et ne reprend sa
position contre la corde qu au moment de l'aban-
don de la touche par le doigt. Btouffoir et marteau
sont guidés dans leur mouvement par des fils de
— ao3 —
cuivre plies en arc de cercle et qui traversent leurs
tiges. Bn somme, c'est la mécanique décrite au
n* 1645, mais agissant verticalement.
La table d'harmonie occupe toute la largeur de
riostrument. Il reste la trace d'une genouillière ou
d'une pédale qui permettait d'ouvrir progressive-
ment l'un des volets de la fermeture antérieure pour
augmenter la sonorité. C'est fort probablement déjà
une modification de la Venelian Swell brevetée en
1769 par Burkat Shudi (voir le n® 1604). — Long,
tôt. 1*365; haut, avec la table 1*09; larg. o»35.
Id. 1683. Piano droit. Don de M. F. de Vestibule.
Marque : Thomas Tomkinson^ London, N^ 235. Cette
forme verticale donnée au piano parait pouvoir être
attribuée à John Isaac Hawkins. On avait déjà fait
avant lui des pianos dont la « queue » était placée
verticalement (voir le n*> 163 1 ), mais la forme de buf-
fet, avec la partie inférieure en contrebas du clavier
et descendant presque jusqu'au sol, était nouvelle.
Ce genre de piano prit généralement le nom de
piano buffet. L'étendue de celui-ci est de cinq octa-
ves et demie, du fa de la 2« octave à Vut de la 8«.
Les cordes sont doubles sur toute l'étendue du
clavier. Les étouffoirs sont supprimés à partir
de Vut de la 7" octave. Les cordes basses sont en
acier, comme les dessus, ce qui est permis ici à
cause de la grande longueur des cordes. La mécani-
que se compose de la touche, de la languette
d'échappement fixée à son extrémité et communi-
— ao4 —
quant le mouvement au marteau par l'intermédiaire
d'un long pilote. L*étoufiFoir est coudé en Z- Uni^fil
de fer attaché à l'extrémité du pilote soulève la
branche supérieure de Tétouffoir et celle-ci, par le
mouvement de bascule qu'elle reçoit, écarte de la
corde la branche inférieure.
L'instrument est muni de deux pédales : \^ forte
qui soulève les étouffoirs, la douce qui fait reculer
tout le mécanisme de telle façon que le marteau
n'ébranle plus qu*une corde. Les étoufiFoirs ont été
supprimés à la dernière octave. La partie antérieure
du buffet est tendue d'une pièce d*étoffe tendue
dans un cadre doré, et dissimulant le mécanisme.
— Long., i"o8; haut., i"78; larg. totale avec le
clavier, o">58.
Au moment où il inventa le piano bufifet, Hawkîns habitait
Border-Town (Etats-Unis d'Amérique). Il appelait son instru-
ment ^a»J/>fafio^orto<t/. Il communiqua son invention à son
frère, Isaac Hawkîns, qui prit un brevet anglais; ce brevet,
daté du 13 novembre 1800, porte le no 2446.
L'idée d'adoucir le son par le recul du mécanisme, de façon
que le marteau n'ébranle plus qu'une corde (d'où l'expression
c una corda ») est généralement attribuée à J. A. Stein.
On ignore à quel facteur est due l'idée de la suppression des
étouffoirsde la dernière octave, suppression qui a permis d'en-
richir le timbre de l'instrument de plusieurs cordes sympathi-
ques vibrant sous l'influence des cordes basses. Cette idée
ne remonte cependant pas au-delà du commencement de ce
siècle.
Allemagne. 1684. Piano à queue, de Tanc. coll.
V. et J. Mahillon. On lit sur une étiquette de papier
collée au côté gauche de la table d^harmonie : Jean
— 205 —
André Siein^ faiseur d* orgues, des clavecins et orga^
nisie à VBglise des Minorisies à Augsbourg^ 1786. Cet
instrument est, à notre connaissance, leseul spécimen
parvenu jusqu'à nous des pianos dont Mozart parle
si fréquemment et si élogieusement dans ses lettres.
Stein est l'inventeur de la mécanique allemande
appelée aussi type viennois. Au prolongement de la
touche est fixée une fourche de bois dans laquelle
bascule, par son bout postérieur, le manche du mar-
teau. L^échappement est placé tout contre Text ré-
mité de la touche. Lorsqu'on appuie le doigt sur
celle-ci, le bout du manche, qui dépasse la fourche
dans laquelle le marteau bascule, rencontre un
cran découpé dans l'échappement; par suite, le mar-
teau se soulève, frappe la corde et retombe, le bout
du manche restant appuyé contre l'échappement
au-dessus du cran. Lorsque le doigt abandonne
la touche, Téchappement recule pour permettre à la
queue du manche du marteau de reprendre sa place
dans le cran de l'échappement et celui-ci revient à
sa position première à l'aide d'un ressort. Il est à
remarquer que dans cette combinaison de méca-
nisme, la position du marteau est renversée, c'est-
à-dire que, contrairement à toutes les autres
mécaniques, le pivot du marteau se trouve placé
au point le plus éloigné de la touche; de plus, la
fourche dans laquelle bascule le manche du mar-
teau s'élevant avec le prolongement de la touche,
il résulte de cet ensetnble une légèreté de jeu qui
»5
— 206
n'est dépassée que par la mécanique à double échap-
pement d'Brard.
L^étouffoir est un simple pilote ou sautereau
auquel on a taillé un coin triangulaire, garni de
feutre qui appuie, par son poids^ sur les deux cordes
de chacun des degrés du clavier. Ce pilote repose
sur le prolongement de la touche en deçà de la
fourche du marteau. Lorsqu'on appuie sur la
touche, rétouffbir se soulève, le coin s'écarte des
cordes et celles-ci vibrent en liberté; lorsqu*on aban-
donne la touche, le pilote retombe et le coin reprend
sa place entre les deux cordes.
C*est cette mécanique, perfectionnée par Andréas
Streicher, le gendre de Stein, qui établit le grand
renom des pianos viennois.
L'instrument est muni de genouillières; ce sont
des leviers sur lesquels on agit par les genoux et
qui soulèvent tous les étouffoirs à la fois pour laisser
aux cordes la continuité de vibration.
La construction de ce piano, spécialement en ce
qui concerne la table d'harmonie et la caisse sonore,
rappelle en grande partie celle du clavecin. * Long.
2"i5; larg. o"97.
Jean-André Stein est né à Heidelstein en 1728: il fat l'élève
de Silbermann, qui le premier fabriqua régulièrement des
pianos en Allemagne. Stein mourut à Augsbourg le 2a février
179a.
Francb. 1686. Piano à queue. Don de la maison
Pleyel-Wolflfet Co., à Paris. Cet instrument, d'une
— ao7 —
étendue de sept octaves complètes à partir du la de
la première octave de Téchelle des sons, est muni de
la pédale tonale ou harmonique brevetée en faveur
de Aug. Wolflf le 9 avril 1875. Cette pédale a
pour but de c détailler les vibrations prolongées des
notes d'après leur valeur harmonique, et d'éviter par
là la dissonance que produit inévitablement Tusage
de la pédale ordinaire >. Elle se place entre la grande
pédale qui soulève tous les étouffoirs et la petite
pédale qui diminue l'intensité des sons en déplaçant
les marteaux sur les cordes. Elle est en communi-
cation avec un petit clavier de treize notes placé
au-dessus et à gauche du clavier ordinaire. En
enfonçant une ou plusieurs notes de ce petit clavier,
on accroche un mécanisme qui fait que la pédale
tonale soulève, non tous les étouffoirs, mais ceux-là
seulement qui se rapportent à ces notes. Ainsi, en
accrochant les trois sons i?v J , il suffit de
presser la pédale harmonique pour prolonger la
résonance directe et sympathique de cet accord
sur toute retendue du clavier. La 13® note du petit
clavier fait l'office de registre de décrochement; il
suffit d'y appuyer le doigt pour faire relever immé-
diatement les notes abaissées du petit clavier. Pour
garder la résonance de l'une des notes de Taccord,
il suffit de maintenir abaissée la touche du petit
clavier qui s'y rapporte, en même temps que Ion
appuie le doigt sur la touche de décroçlieineixt. pour
— ao8 —
faire relever les autres notes de Taccord. La pédale
harmonique constitue incontestablement unegrande
ressource pour certains effets particuliers où la
grande pédale ne pouvait être employée à cause de
la confusion qu'elle produit. — Long. tôt. de
l'instrument a^'aa; larg. max. 1*32.
Anqlbtbrrb. 1686. Piano à queue. Marque :
j^ohn Broadwood & Sons^ Makers to his Majesty and
the Princesses^ Great Pulteney Street^ Golden Square
London. Etendue de six octaves, de l'ut de la
2* octave de Téchelle des sons au si de la 7*. Méca-
nique semblable à celle qui est cataloguée plus loin
sous le n* 1646. Elle se compose du levier constitué
par le prolongement de la touche, du marteau, de la
tringle dite échappement parce qu'elle échappe
contre le cran ou nez de la noix du marteau et de
Tattrape^marteau, aussi appelé rattrape, fixé sur un
fil métallique et qui fonctionne à larrière du mar-
teau. L'étouffoir est soulevé par le prolongement de
la touche et retombe par son propre poids sur les
cordes, qui sont au nombre de trois par touche.
Les étouffoirs fonctionnent sur toute lëtendue du
clavier. Deux pédales : la forte qui soulève les
étouffoirs, et la douce qui recule le mécanisme de
façon à ce que le marteau ne frappe plus que sur
une corde. L'instrument porte la date de 1 810 et
le n* 4959. — Long. tôt. 2°"38; larg. max. i"45;
haut. tôt. o">9i5.
Allbmaqnb. 1687. Piano à queue^Risonaieur
— 209 —
(petit format). Don de M. Ernest Kaps de Dresde,
facteur de pianos de la Cour royale de Saxe. L*éten-
due de cet instrument est de sept octaves à partir
du la de la i'® octave de Téchelle générale. Les
cordes, tendues sur un cadre en fer de fonte, sont
croisées à partir du premier la jusqu'au deuxième
mi du clavier.
Le facteur a utilisé le phénomène de la résonance
par sympathie. A partir du quatrième/^ du clavier,
les cordes sont divisées par le chevalet en deux par-
ties inégales, de telle façon que la petite partie
représente respectivement le ^/ô, le 1/4 ou le z/3 de
la plus grande. Cette combinaison, à laquelle
M. Kaps donne le nom de double échelle^ a pour but,
comme on Ta compris, de faire vibrer sympathique-
ment, avec le son 6, le son 4 ou le son 3 (harmo-
niques des fondamentales), les petites portions de
corde qui sont respectivement à Tunisson de ces
harmoniques, d'après la division établie. Le rapport
adopté par M. Kaps dans l'instrument que nous
avons sous les yeux, est le suivant :
du quatrième fa du clavier au si suivant, 1:6;
conséquemment, le son 6 du faisceau harmonique
accompagnant la fondamentale produite par la
première partie de la corde, met en vibration,
par sympathie, la seconde partie de la corde don-
nant par sa longueur la triple quinte, unisson du
son 6 de la première partie;
de Vnt qui suit au sixième mi du clavier, les
2IO —
cordes sont divisées dans le rapport de i : 4 ; Thar-
monique 4 de la première partie de corde fait vibrer
par sympathie sa double octave produite par la
seconde partie de la corde ;
du fa suivant jusqu'au bout du clavier, les cordes
sont divisées dans le rapport de i : 3, par conséquent
les petites parties de corde donnent les douzièmes
ou doubles quintes des grandes parties; elles vibrent
sympathiquement sous TinOuence des sons 3 qui
entrent dans la constitution harmonique des parties
de cordes ébranlées par le marteau.
Le Résonateur breveté par Ernest Kaps (brevet
allemand n^ 4142) est simplement une seconde table
d'harmonie, en forme de boîte, destinée à renforcer
les dessus ; il fonctionne à partir du quatrième fa
jusqu*au bout du clavier.
La mécanique est une modification de la méca-
nique d*Erard à double échappement, n« 1664. ^^
somme Tinstrument est excellent, d'une très grande
puissance sonore et mérite de fixer lattention. — •
Long. tôt. i"9o; larg. max. i«4i.
France. 1638. Piano à claviers renversés. Don des
inventeurs, MM. Mangeot frères et C'®, de Paris.
L'idée, due à M. Joseph Wieniawski, le distingué
pianiste, consiste dans la superposition de deux pia-
nos à queue dont les claviers sont placés au-dessus
Tun de Tautre, comme les claviers de l'orgue ou de
certains clavecins. Le clavier inférieur, comprenant
sept octaves, du sol de la première octave de Téchelle
— 211 —
des sons au la de la huitième, est disposé de la façon
ordinaire; le clavier supérieur, de même étendue, est
disposé en sens inverse, c'est-à-dire que, en partant
de droite à gauche, les sons vont du grave àTaigu.
La coïncidence s'établit au milieu des deux claviers
sur la note 7u"~ , — > L'instrumentiste se trouve
ainsi avoir à sa disposition deux pianos complets,
l'un pour la main droite, Tautre pour la main
gauche. Les ressources qui résultent de cette dispo-
sition sont inépuisables. Il faut avoir entendu jouer
de cet instrument par le regretté professeur du Con-
servatoire de Bruxelles, feu J. deZarembski, pour
se rendre compte du parti merveilleux que cet habile
virtuose avait pu tirer de cet ingénieux instrument.
Le piano à claviers renversés a été breveté en France
en faveur de M. Edouard Mangeot le 6 juillet 1876.
— Long. tôt. 2»3o; larg. max. i"4o\
Belgique. 1689. Chevilles de pianoy système Gun-
iher; don de l'inventeur. Ce système se compose :
i"" d'une cheville en fer dont la tête est carrée et
dont le bout inférieur est taraudé; 2* d'une plaque de
bronre de 50 mill. de longueur et de 10 mill. de
largeur terminée en crochet, pour attacher la corde
d*acier destinée à être tendue. La plaque se termine
à sa partie supérieure par un écrou qui s^adapte sur
la vis de la cheville.
I Voir Le Piano à claviers renvârsés» ses ressources au point de
vue de la composition et de la virtuosité, avec des exemples à l'ap-
puif par Jules Zarebski (db Zarembskx), Paris, Mangeot frères.
J
— 212 —
La disposition de Tappareil est telle que la plaque
est empêchée de suivre le mouvement de rotation
imprimé à la cheville par la clef d*accord; elle ne
doit que se déplacer parallèlement à l'aze de la che-
ville et, par suite, tendre ou détendre la corde
selon que l'on tourne la cheville à droite ou à gau-
che. Au fond, ce système de tension ne diffère pas
sensiblement de celui imaginé au siècle dernier
pour les cordes du cistre (voir le n** 256).
France. 1640. Cheville de piano. Don de
M°>* Erardy à Paris. C*est en quelque sorte une dou-
ble cheville appelée à fonctionner dans un sommier
de bois. Elle se compose de deux tiges : Tune porte
une roue de 12 dents, c'est celle sur laquelle s'en-
roule la corde; lautre porte une roue de 8 dents,
c'est celle qui reçoit l'action de la clef par laquelle
s'opère la tension des cordes. Les deux chevilles
sont placées de façon que leurs roues s*engrènent.
Pour chaque tour de la seconde tige, la première
fait 2/3 de tour, et comme c'est sur celle-ci que s'en-
roule la corde, la tension de cette dernière peut se
faire avec plus de délicatesse que lorsqu'elle s'en-
roule directement, comme d'ordinaire, sur la tige
qui reçoit l'action de la clef d'accord.
Anolbtbrrb. 164L Cheville de piano. Don des
inventeurs, Messrs. John Brinsmead and Sons de
Londres. Brevet du 28 mars 1884. Cette cheville
est formée d'une tige de bronze taillée en vis et d'un
écrouà 6 pans. La corde, attachée par Tun de ses
/
— 213 —
bouts à la pointe d*attache de Tinstrument, passe par
l'autre bout dans un trou foré dans Taxe de la tige,
à son extrémité inférieure, et remonte le long de
cette tige en se logeant dans une rainure; la corde
se replie sur l'extrémité supérieure où elle est fixée
par un chapeau qui la recouvre. Pour obtenir le
degré de tension voulu de la corde, on serre ou
desserre l'écrou à Taide d*une clef fourchue.
Bblgiqub. 1642. Cheville de piano. Don des
inventeurs, MM. J. Vivier et J. Oor à Bruxelles.
Brevet du 5 mai 1884. Elle est à peu près semblable
à la précédente. L'écrou, qui se remonte avec une
clef de piano ordinaire, s'adapte à la partie supé-
rieure de la tige taraudée. La corde est logée dans
une rainure pratiquée tout le long de la vis.
Italie. 1643. Mécanique de piano. Don de Messrs.
John Broadwood and Sons, à Londres. C*est le
mécanisme primitif de Tinventeur, B. Cristofori,
de Florence, en 1709, reproduit par les donateurs
d après les dessins de Scipione Maffei (Voir l'ou-
vrage de Rimbault : The Pianoforie, its origin, pro^
gress and construction). L'échappement existe déjà à
ce mécanisme; sa tringle ou languette [lingueita
mobile) se meut dans la branche antérieure d*un
€ levier intermédiaire » ou marteau inférieur; le
mouvement de bascule de celui-ci est produit par
l'action de la touche dont il forme en quelque sorte
le prolongement. Une entaille est découpée dans la
noix du marteau pour produire l'échappement. Le
214 —
marteau, après avoir frappé la corde, retombe dans
une fourche formée par la rencontre de deux cordon-
nets de soie. A la branche postérieure du levier
intermédiaire est disposée une petite tige de bois
verticale terminée par un tampon de feutre. Lorsque
la touche est au repos, le feutre adhère à la corde;
en appuyant sur la touche, la partie postérieure du
levier intermédiaire s'abaisse et avec elle la tige en
bois : le feutre s'écarte de la corde et lui permet de
vibrer en liberté.
Id. 1644. Mécanisme de piano de Cristofori
(1720). Don des mêmes. Reproduction faite par les
donateurs d'après des pianos existant encore actuel-
lement. Il y a ici un progrès véritable sur la méca-
nique primitive. La touche est faite d'une pièce;
l'échappement bascule dans une ouverture découpée
dans la touche elle-même. Un cran est taillé dans
le marteau inférieur, produisant ainsi, d'une façon
très effective, le choc élastique du marteau contre
la corde. Un arrêt est placé devant la bascule de
l'échappement pour en régulariser l'action. Le cor-
donnet de soie formant la fourche dans laquelle
retombait le marteau est remplacé par le € para-
martello » attrape-marteau ou rattrape qui arrête le
percuteur à différents points de sa course selon
l'impulsion donnée par la touche. L'étoufifoir agit
comme à la mécanique précédente, mais il est mis
en action par le prolongement de la touche elle-
même. M. Hipkins, de la maison Broadwood; qui a
— 315 —
eu l'occasion d'examiner les pianos de Gottfried
Silbermann, de Freiberg, — le premier qui fit des
pianos en Allemagne, — affirme que la mécanique
de ce dernier est semblable à la mécanique de
Cristofori de 1720.
ÀNGLBTBRRB. 1646. Mécanique de piano de
Zumpe, en 1766. Don des mêmes. C'est le méca-
nisme du piano carré; Tinvention en est quelquefois
attribuée au Rév« William Mason, compositeur de
musique qui aurait inspiré Zumpe. On y voit certai-
nement Tembryon de la mécanique dite anglaise. Le
levier intermédiaire est supprimé. Le marteau est
lancé contre la corde à Taide d'un pilote formé d'un
fil métallique terminé par une tête de feutre dite
« tête de vieillard > (voir le n« 1625). L'échappement
n'existe pas. L'étoufifoir est formé d'une bascule en
cuivre dont la partie antérieure est soulevée par le
sautereau de telle façon que la tige postérieure, dont
l'extrémité garnie de feutre appuie sur la corde,
s'écarte de celle-ci par l'abaissement de la touche.
Id. 1646. Mécanique de piano à queue de Broad-
wood and Sons, à Londres. Don des mêmes. C'est
la mécanique anglaise encore en usage de nos jours
(sauf quelques petits détails de proportion), et déjà
employée en 1777. D'après A. J. Hipkinsx, Robert
Stodart^ aidé des conseils de John Broadivood^
serait l'inventeur de cette mécanique, laquelle ne
< Article c Pîanoforte » du Dicthnnary of Muzic and Musi-
ciam de George Grove.
— 2l6 —
serait elle-même que le perfectionnement de celle
du hollandais Americus Backers» établi à cette
époque à Londres* L'échappement se produit par un
cran découpé dans la noix du marteau; le levier
intermédiaire du manche supérieur est supprimé, un
bouton avec vis sert à régulariser l'échappement.
Id. 1647. Mécanique de piano carré de Broadwood
en 17S0. Don des mêmes. C*est la mécanique de
Zumpe, n^ i6^Sf ^^^^ ^^^^ Tétouffbir de Cristo-
fori (1720) modifié. L'étouflfoir repose sur la corde à
l'extrémité d*un levier de troisième espèce soulevé
par une tige mise en mouvement par l'extrémité de
la touche. Dans le mécanisme de Cristofori, Tétouf-
foir retombe par son propre poids; dans celui de
Broadwood le levier repousse l'étouffbir contre la
corde par l'intermédiaire d'un ressort en baleine.
France. 1648. Mécanique de piano à queue à
échappement simple, de S. Erard. Don de M"** Brard
à Paris. Cette mécanique, mise en usage en 1796,
possède tous les organes de la mécanique anglaise
no 1646. Les mouvements sont seulement plus
délicats et mieux combinés, l'attaque de la corde
est plus nette, plus vive et plus puissante.
France. 1648. Mécanique de piano carré à échap^
pement simple. Don de M"» Erard à Paris. C'est le
principe de la mécanique anglaise perfectionnée,
avec Tattrappe-marteau placé au milieu du manche
du marteau. L'étoufFoir placé sous la corde s'en
écarte par le jeu d'un levier commandé par le pro-
— 217 —
longement de la touche. Un ressort fixé sur Taxe du
levier appuie sur le bras antérieur de ce dernier et
aide à produire ladhérence de l'étouffoir contre la
corde. Cette mécanique remonte à 1816.
Id. 1660. Mécanique de piano à queue à double
échappement. Don de la même. C'est la mécanique
inventée eni82i par Seb. Erard. Nous retrouvons
ici l'emploi du levier intermédiaire primitivement
imaginé par Cristofori. L'échappement, dit « échap-
pement à équerre >, est mis en mouvement par le
levier intermédiaire; son action est facilitée par un
bouton d'arrêt réglé par une vis. Le même levier
intermédiaire porte, outre Tattrape-marteau, une
sorte de levier oblique dit c double échappement »
sur lequel repose le bourrelet du marteau, lequel
bourrelet remplace ici le nez de la noix. Ce levier
oblique est monté à charnière sur la tige de l'attrape-
marteau. Par suite de la fonction de ce levier, le
marteau reste suspendu à tous les degrés d'enfonce-
ment de la touche et la percussion de la corde
s'obtient avec tous les degrés d'intensité et de rapi-
dité désirés par l'artiste. La répétition est parfaite.
France. 1661. Mécanique de piano droit à cordes
verticales. Don de la même. Mécanique appliquée
en 1833. Echappement simple, agissant sur le nez
de la noix du marteau; lanière de cuir pour entraîner
le marteau vers la barre de repos; étouffoir à
bayonnette.
Id. 166S. Mécanique de piano à queue. Don de
— ai8 —
Messrs. John Broadwood and Sons à Londres. C'est
la mécanique de Broadwood perfectionnée par
William Southwell en 1837. Ce modèle n'est plus en
usage. Le perfectionnement consistait en une lan-
guette attachée à la noix du marteau et qui facilitait
la répétition en régularisant l^échappement. Un
second ressort à l'arrière du marteau empêchait le
rebondissement de celui-ci.
France. 1668. Mécanique de piano. Don de
M. Ruch, facteur de piano, à Paris. Pièce très inté-
ressante de la mécanique dite à balancier^ du piano
incliné d'Eisenmenger, breveté en 1855. Le méca-
nisme est placé sous la touche et le marteau vient
frapper la corde placée obliquement sous le méca-
nisme.
Angleterre. 1669. Mécanique de piano à queue de
Broadwood. Don des constructeurs. Ce mécanisme,
encore en usage, est pourvu du perfectionnement
de C. Kind (brevet anglais du 25 septembre 1860},
qui avait pour but de faciliter la répétition; à cet
effet, un levier coudé en Z actionné par le jeu de la
touche pousse l'échappement hors du nez de la noix
tandis qu'un ressort l'y ramène constamment.
Malgré ce perfectionnement, la répétition à tous
les degrés d'enfoncement de la touche n'est pas
précisément la qualité par laquelle brille la méca-
nique anglaise.
Id. 1666. Mécanique de piano à queue. Don du
constructeur» M. Ch. Gehrling fils à Paris. C'est la
— 219 —
combinaison ordinaire à simple échappement modi-
fiée par un guide attaché à l'extrémité d'un ressort;
ce guide fixé lui-même à l'échappement, passe der-
rière la noix du marteau dans le but de tenir celui-ci
à proximité de la corde à tous les degrés d'enfon-
cement de la touche.
Id. 1666. Mécanique de piano droit. Don du
même. Mécanique à simple échappement^ mais avec
répétition parfaite parce que le marteau reste
suspendu à tous les degrés d'enfoncement de la
touche par la traction d*un crochet à ressort et
d'un cordonnet de soie dont nous verrons aussi
l'application dans la mécanique suivante.
Anglbtbrrb. 1667. Mécanique de piano à queue.
Don de Messrs. John Brinsmead and Sons à Londres .
Mécanique à simple échappement où le marteau
reste constamment suspendu par la double traction
qu'exercent sur la noix un crochet attaché à
l'échappement et un cordonnet de soie. Simplicité
très grande et répétition parfaite. La mécanique
est munie d'un appareil qui permet de maintenir le
son en soulevant les étoufifoirs de certaines notes.
Cet accrochement, appelé par les inventeurs € Tone
susiaining aitachment » fonctionne à l'aide d'une
pédale. Lorsque l'on frappe une ou plusieurs notes
et que l'on fait fonctionner la pédale pendant que
les touches du clavier sont baissées, un crochet
empêche Tétoufifoir de retomber de manière qu'il
reste suspendu au-dessus de la corde aussi long
220
temps que le pied tient la pédale. Ce mécanisme a
donc pour but de prolonger^ au gré de Texécutant, le
son de certaines notes, effet qui n'est certainement
pas à dédaigner dans la technique du piano. Nous
avons vu au piano n^ 1635 une autre application de
ce principe.
L*actîon du cordonnet de soie agissant sur la noix du
marteau fut primitivement appliquée à la mécanique de piano
droit ; l'idée en est généralement attribuée à la maison Robert
Warnum, de Londres (brevet n® 9263, du 15 février 1842;.
Id. 1668. Mécanique de piano droit. Don des
inventeurs, Messrs. John Brinsmead and Sons,
de Londres, en faveur desquels elle fut brevetée en
1879 sous le nom de c Perfect check repeater action >•
L'idée de la forme en crosse donnée à Téchappement
est excellente et produit une répétition parfaite, la
tète de réchappement reste en contact avec Tentailie
de la noix, et la partie inférieure de cette entaille
ramène constamment le marteau à son point de
départ. Ce perfectionnement est dû à M. Delerue,
breveté à la date du 1 1 novembre 1876.
Francb. 1669. Mécanique de piano droit. Don de
MM. Herrburger Schwander et fils. C'est le modèle
anglais dit € Sticker action » ou mécanique à bâton, à
cause de la forme donnée à réchappement. La
lanière en cuir est supprimée, l'attrape-marteau se
trouve en-dessous. Etoufifoir à bayonnette, ainsi
appelé de la forme donnée à la tige soulevant le
levier coudé de Tétouffoir; il est moins estimé que
— 22t — •
rétoufifoir à lame parce qu'il ne permet pas d*étouffer
la vibration de la corde à un point aussi rapproché
du centre d*ébranlement. L'idéal pour l'étouffoir
est d'agir au point même où la corde a reçu le choc
du marteau.
Id. 1660. Mécanique de piano droit. Don des
mêmes. Mécanique dite « Junior >. L'attrape-mar-
teau est en rapport direct avec l'échappement, puis-
qu'il se règle par le contact d'une partie garnie de
la tringle contre un crochet en fer. L'échappement
lui-même est de la même forme que dans la méca-
nique n* 1658; il ne peut quitter 1e nez ou entaille
de la noix; la suppression des lanières est due à
l'action du bord inférieur de Tentaille. La répétition
est parfaite et la mécanique elle-même semble
répondre à tous les desiderata.
Id. 1661. Mécanique de piano droit. Don des
mêmes. Elle est connue actuellement sous le nom
de < mécanique brevetée ». L'échappement est le
même que celui de la mécanique qui suit, mais
i'attrape-marteau est en-dessous.
lo. 1662. Mécanique de piano droit. Don des
mêmes. C'est la mécanique connue actuellement
sous le nom de c modèle R ». La lanière est égale-
ment supprimée, Tattrape-marteau est placé der-
rière, comme aux mécaniques ordinaires.
ÂNGLETBRRB. 1663. Mécanique de piano droit.
Don des inventeurs, Messrs. John Brinsmead and
Sons à Londres. Mécanique presque semblable à
i6
— 282
celle que nous avons cataloguée sous le n* 1659.
Celle-ci est désignée sous le nom de simplex check
action.
Id. 1664. Mécanique de piano à queue à double
échappement. Don de M"* Erard. C'est la mécanique
actuellement en usage. Basée sur les mêmes prin-
cipes que la mécanique n* 1650, elle n'en diffère que
par quelques petits détails dans la disposition des
organes, d*où résulte leur simplification.
Id. 1666. Mécanique à double échappement pour
piano droit à cordes obliques. Don de la même.
C*est la mécanique actuellement en usage dans la
maison Erard. Elle répond à tous les desiderata du
pianiste. L échappement est du système dit c à
équerre >. Le double échappement est produit ici
par une sorte de fourche qui s'adapte au bourrelet
du marteau et qui le soutient dans son mouvement
vers la corde à tous les degrés d'enfoncement de la
touche. La chute du marteau, après l'abandon de la
touche par le doigt, est favorisée par une lanière
de cuir attachée à une tige de métal fixée dans le
bras antérieur du levier intermédiaire. Etou£foir
à lame.
Id. 1666. Mécanique de piano droit à cordes obli»
ques. Don de la même. Mécanique actuellement en
usage. Elle est basée sur les mêmes principes que
la précédente, mais elle en diffère par quelques
détails; Téchappement est aussi < à équerre »,
mais un ressort agissant sur la noix du marteau
— 5123
vient en aide à la lanière de cuir pour faciliter le
recul du marteau. BtoufToir à lame.
APPAREILS DIVERS.
1667. Machine à accorder. Boîte rectangulaire
dont la paroi supérieure forme table d'harmonie et
sur laquelle est tendue entre deux chevalets une
corde d'acier de o^ôo de longueur. La corde est
mise en vibration au 1/5 environ de sa longueur
par un sautereau semblable à celui du clavecin
et qui fonctionne à Taide d'une touche placée au
côté de Tappareil. La partie gauche de la table est
garnie d'une règle en cuivre avec une fente longi-
tudinale dans laquelle glisse un curseur que l'on
fait mouvoir à droite ou à gauche par une mani-
velle également placée au côté de la boite. Une
autre règle de cuivre, graduée, et placée extérieure-
ment» indique les différents degrés de la gamme
produits par les raccourcissements donnés à la
corde par le curseur qui fait l'office d'un chevalet
mobile. Le point d'arrêt est déterminé par des trous
forés dans l'un des côtés de la règle. A chacun des
trous correspond, comme nous venons de le dire,
un degré chromatique. Le curseur est muni d'une
pointe qui glisse dans un trou déterminé de la règle
et s'y fixe à l'aide d'un ressort. L'appareil est muni
d*un diapason accordé en ut pour fixer l'intonation
de la corde à vide, et d'un marteau d'accordeur. Le
couvercle de la boîte porte rinscription suivante :
Longman & Broderips Patent Tuning Machine^ so
pêculiarly constructed that Ladies and Gentlemen may
tune their Harpsichords, Piano-fortes^ Organs^ Gui-
tars &c. with Base and Facility. L'étiquette indique
également le mode d'emploi de Tappareil.
Une Mconda notd est raiatîva à l'accord de la gaitare anglaisa;
alla nous întéraasa ao ca sans qa'ella confirma la mode d'accord que
noua avona donné au n^ 261 (Cat. voU I).
1668. Mirliton. Don de M. Achille Lemoine, fils,
à Paris. Simple tuyau en carton percé vers chacune
des deux extrémités d'un trou latéral servant d em-
bouchure; les deux orifices du tuyau sont fermés
chacun à l'aide d'une membrane en baudruche.
Lorsque l'on fredonne en appliquant la bouche sur
Tune des deux embouchures, le son se modifie et
acquiert un timbre particulier dû à la vibration des
membranes. Le mirliton^ est évidemment un dérivé
de la flûte eunuque décrite sous le n» 1672. —
Long. 0*30; diam. 0*023.
1669. Mirliton. Don du même. Instrument sem-
blable au précédent, sauf en ce qui concerne les
dimensions qui sont plus petites. Le tuyau est en
bois. — Long. o°i6o; diam. o"*oi5.
1670. Jouet. Petit cylindre en fer-blanc, de
o"»025 de hauteur sur o"025 de diamètre. Sur Tune
X On rappelle quelquefois flûte à Voignon parce que les
orifices du tuyau sont couverts d'une pelure d'oignon faisant
l'office de membranes.
— 225 —
des ouvertures de ce cylindre on a collé une mem-
brane très fine, percée au centre d'un petit trou
dans lequel passe un fil de o°'65 environ de lon-
gueur, retenu d*un côté par un nœud reposant sur
la membrane au fond du cylindre. Lorsque l'on
frotte le fil entre le pouce et l'index préalablement
enduits de colophane, il se produit des vibrations
longitudinales qui, renforcées par celles de la mem-
brane, acquièrent une intensité extraordinaire et
un timbre étrange, que les camelots ont appelé cri
de la belle^mère.
Il existe un aatra geura d'appareil» presque semblable à celui-ci,
mais dont le fil est attaché à un manche de bois à l'extrémité
duquel on a pratiqué une entaille circulaire. L'entaille est enduite
de résine, et lorsqu'on imprime au cylindre de fer-blanc, remplacé
parfois par un cylindre de carton, un mouvement de rotation, le fil.
en frottant contre le manche en bois, entre en vibration, et com-
munique à la membrane le mouvement oscillatoire. De cet ensem-
ble naît un son assez fort mais peu musical. Cet appareil porte en
Allemagne, — probablement son pays d'origine — le nom de
WaldUuffel (diable des bois).
France. 1671. Jouet « trompe de chasse i. Don
de M. V. Mahillon* Il se compose de deux minces
disques en buis, convexes d'un côté, concaves de
l'autre. Les deux disques, superposés par leur
surface concave, se tiennent légèrement entre le
pouce, l'index et le médius de chaque main. Une
ouverture ovale est pratiquée d'un côté entre les
deux disques; lorsque Ton chante dans cette sorte
d'embouchure en tenant les deux disques de la
façon indiquée, une trépidation s'établit par la
226 —
vibration entre les bords des deux disques, d*où
résulte un son ressemblant assez bien à celui d'une
trompe de chasse. On augmente Tefifet en insérant
dans l'intervalle des deux disques deux autres
disques plus petits, de même forme, percés de petits
trous et munis d'une embouchure dont l'ouverture
coïncide avec celle de la boîte extérieure. Cet appa-
reil a joui d'un certain succès en France il y a
quelque vingt ans. Diamètre des disques, 0*075;
haut, de la boîte extérieure o"o20.
Flûte eunuque (no 1672).
1672. Flûte eunuque. C'est un simple tuyau percé
d'un trou latéral sur lequel l'instrumentiste appuie
la bouche en fredonnant. Une mince membrane est
collée sur Torifice supérieur du tuyau; cette extré-
mité est terminée par un tenon sur lequel s'adapte
une boîte ovoïde percée de trous. Le long du tuyau
sont simulés sept trous destinés à accentuer la
ressemblance avec la flûte ordinaire. Lorsque Ton
chante dans le trou latéral qui sert d'embouchure,
le son se renforce par la capacité d'air du tuyau et
le timbre se modifie par ce renforcement ainsi que
par la vibration de la membrane. C*est l'instrument,
simplifié dans sa forme, que nous connaissons
aujourdliui sous le nom de mirliton, (Voir n* 1668).
— Long. tôt. o'"55.
— 227 —
La flûte eunuque était très en vogue au commencement du
XVII* siècle. Le P. Mersenne parle de concerts de flûtes
eunuques à quatre ou cinq parties qui. de son temps, avaient
grand succès. On rencontre quelquefois des flûtes eunuques où
les trous latéraux destinés à compléter la ressemblance avec
les flûtes ordinaires sont, non pas simulés comme à notre
exemplaire, mais véritablement percés; inutile d'ajouter qu'ils
n'ont aucune influence sur la hauteur du son.
1673. FlUie eunuque. Copie d'un instrument
conservé au Musée national de Munich. Il est sem-
blable au précédent, sauf ses dimensions qui sont
un peu plus grandes. Long. tôt. 0*645.
1674. Taille-anche de hautbois. Don de M. G. Guidé,
professeur au Conservatoire Royal de Musique
de Bruxelles. C'est le taille-anche de Téminent
hautboïste H. Brod, de son vivant professeur au
Conservatoire National de Musique de Paris. Le
nom de cet artiste est gravé sur la plaque de cuivre
sur laquelle est fixé le guide du rabot.
1676. Dactylion. Don de M. Fiévez, à Bruxelles.
Appareil inventé en 1836 par Henri Herz, et des-
tiné à délier et fortifier les doigts des élèves pianis-
tes. Il se compose d*un guide fixé sur le devant du
clavier et sur lequel repose la main, et d'une tra-
verse de bois, placée parallèlement au guide et
au-dessus, à laquelle sont attachés verticalement
dix ressorts ; à l'extrémité de chacun de ceux-ci
est suspendu un fil de cuivre terminé par un anneau
destiné à recevoir un doigt. Les ressorts, groupés
par cinq à la gauche et la droite de la traverse,
— 228 —
sont placés de telle façon que les anneaux y sus-
pendus s^adaptent aux doigts de la main gauche
lorsqu'ils sont en position de jouer les cinq notes
izzqzizd:
:X=t
et aux doigts de la main droite, lorsqu'ils sont
placés au-dessus des notes
$
It
ï:=t:
Les mains reposant sur le guide, il est évident que
plus on monte la traverse» plus la résistance du
ressort augmente et plus grande aussi est la force
que le doigt a à vaincre pour attaquer la touche.
Cet appareil a été abandonné presque à son ori-
gine, comme tous les appareils similaires, Texpé-
rience ayant dès longtemps démontré que le meil-
leur moyen de vaincre les difficultés du piano con-
siste simplement dans un travail assidu sans l'inter-
médiaire d'un mécanisme quelconque.
1676. Doubla Guide^mains {Doppel-HandUiter).
Don de M. le Commissaire général du Gouverne-
ment I. et R. de l'Autriche-Hongrie, délégué au
Grand Concours International des Sciences et de
l'Industrie de Bruxelles, en 1888. Appareil imaginé
par Jacob Stoltz, de Gratz (Styrie); il se compose
de deux traverses de bois parallèles, à hauteur varia-
ble, servant à immobiliser le pouce et le dos de
— 229 —
la main pour maintenir le poignet à la hauteur vou-
lue dans les exercices du clavier.
1677. Clamer transposiieur, breveté le 3 octo»
bre 1872 par Aug. Wolff. Don de M. M. Pieyel,
Wolfif & C*% à Paris. Il se compose d'un clavier
mobile et indépendant qui se superpose au clavier
du piano, aux deux extrémités duquel il se fixe à
l'aide de deux vis. Lorsqu'il est placé de façon que
les touches du clavier transpositeur sont en coïnci-
dence avec les mêmes touches du clavier du piano,
il n y a pas de transposition. Lorsque l'on veut
transposer, on soulève le bouton de la crémaillère
fixée au côté droit de l'appareil, et l'on fait glisser
le clavier du transpositeur sur celui du piano d'un ou
plusieurs demi-tons vers le haut ou le bas, suivant
que Ton désire hausser ou baisser le ton. Les dents
de la crémaillère indiquent de combien de degrés on
a reculé le transpositeur à droite ou à gauche d*un
point de repère indiquant la coïncidence des deux
claviers. Le clavier transpositeur a une étendue de
six octaves, le piano en possède généralement sept ;
il résulte de cette différence que la transposition
peut se faire sur tous les degrés chromatiques dans
l'intervalle d'une octave, dans l'un ou l'autre sens.
C'est^ à notre avis, le meilleur des appareils de
transposition imaginés jusqu'à ce jour; il opère sans
occasionner le moindre dérangement au mécanisme
du piano et sans autre difficulté pour l'instrumen-
tiste qu'une légère raideur dans le mouvement des
touches du clavier.
— 230 —
1678. Cordophon. Don de M. B. Kalbfus, à
Munich. Cet appareil , imaginé par M. Max Schlit-
tenbauer et breveté en sa faveur, est destiné, dans
Tesprit de l'inventeur, à accorder les instruments à
cordes sans le secours de r oreille ! Il est basé sur le
phénomène de la résonance sympathique. C*est une
règle de o"»46 environ de longueur sur 0*025 ^^
largeur. Une corde d*acier reposant sur un sillet
placé à chaque extrémité de la règle, est accordée en
i
. La moitié de la longueur de la corde
porte 12 divisions qui permettent de faire entendre,
outre le son de la corde vibrant en son entier, les
douze degrés de la gamme chromatique. Un curseur
métallique glisse au-dessus de la corde et la
raccourcit de la longueur voulue en l'appuyant sur
Tune des divisions de la règle ; ces points de divi-
sion sont fournis par des fils de métal blanc
incrustés dans la règle mais faisant légèrement
saillie sur le niveau de celle-ci. Une petite rondelle
de métal, percée au centre d*un trou, est glissée sur
la corde. Lorsque l'on pose le cordophon sur la
table d'harmonie d'un instrument dans le but de
régler l'une des cordes de celui-ci sur un degré quel-
conque du cordophon, la rondelle métallique s'agite
dès que Ton approche de Tunisson et atteint son
maximum de mouvement lorsque funisson est
obtenu, pour revenir graduellement à l'état de repos
lorsque l'unisson est dépassé. Pour accorder sans le
— 231 —
secours de Toreille, comme le promet l'inventeur,
le point délicat et difficile de l'opération est de
constater l'instant où la rondelle a atteint son
maximum de mouvement.
1679. Série de huit tuyaux de verre. Don de
M. Félix Leconte à Gand. Lorsqu'on les laisse
légèrement tomber sur une table, ces tuyaux font
entendre la gamme diatonique à partir de Vut de la
7« octave de l'échelle des sons. Le tuyau le plus
long mesure o°*i37, le plus court o"Ioo^ —
(Félix Lbcontb. Quelques expériences d'acoustique.
Extrait des archives des sciences physiques et natu-
relles. 1891.)
1680. Harmonista. Don de l'inventeur, M. V. Ge-
vaerty éditeur de musique et facteur de pianos
à Gand. Cet ingénieux appareil, imaginé en 1873,
sert à faciliter aux personnes ne sachant pas jouer
de l'orgue ou de Tharmonium, l'accompagnement du
plain-chant. Il se compose d'une caisse rectangu-
laire renfermant le mécanisme, et qui se place sur
le clavier de Tinstrument. Au-dessus du couvercle
sont disposés, sur trois rangées de neuf, 27 boutons
portant chacun un chiffre ou un nom de note.
La première rangée se compose exclusivement de
boutons blancs; les quatre premiers boutons de la
seconde rangée sont blancs, les cinq autres noirs;
1 Les vibrations de ces tubes sont, très approximativement,
en raison inverse du carré de leur longueur.
— «32 —
la troisième rangée se compose exclusivement de
boutons noirs.
L'appui du doigt sur l'un des boutons fait
entendre un accord parfait dont la note supérieure
est celle du plain-chant à accompagner. Pour la
production de ces accords, les boutons sont fixés à
une lame métallique renfermée dans la caisse; cette
lame est munie d*appendices destinés à appuyer sur
les touches correspondant aux sons de l'accord que
doit produire le bouton. Voici ces accords, notés
d'après Tordre des boutons qui les produisent, en
commençant par la gauche (Nous écrivons en noires
les accords produits par les boutons noirs; en
blanches, les accords produits par les boutons
blancs).
8 9
m
I2S4&67 g'V
_ ^ ^. :g: £:
rti=Pr
12 3 4 5 6 7 -f ^
Deux livres d'accompagnement du plain-chant
correspondent à cet appareil.
— 233 —
L'un, destiné aux personnes n'ayant aucune
notion musicale, est entièrement noté en chiffres.
Une ligne horizontale est tracée au-dessus du texte
latin. L'accord convenant à chaque syllable est
indiqué par un chiffre qui correspond à Tordre
occupé par les boutons. Si le chiffre est placé au-
dessus de la ligne, il indique la première rangée ;
placé sur la ligne, il indique la ligne du milieu, et
sous la ligne, la rangée inférieure.
L'autre livre est basé sur les signes de la notation
musicale ordinaire, les blanches indiquant les
boutons blancs, les noires les boutons noirs. Quel-
ques notes du plain-chant pouvant, ainsi que le
démontre le tableau, recevoir deux accords diffé-
rents, on se sert pour indiquer celui des accords qui
convient, d'après une règle conventionnelle expli-
quée au commencement du volume, de notes écrites
à l'octave.
L'appareil doit être placé sur l'orgue ou Tharmo-
nium de telle façon que le premier bouton de la
^-
première rangée corresponde au ^ » — ; pour la
transposition, on peut reculer l'appareil de deux
demi-tons à droite et de deux demi-tons à gauche.
— Long. tôt. o"'50; larg. o™i4.
1681. Série de dix résonateurs de Helmholtz, Don
de M. V. Mahillon. Ce sont des globes creux en
cuivre destinés à analyser les harmoniques qui
accompagnent un son fondamental ou qui entrent
— 234 —
dans sa composition pour en former le timbre. Ils
sont respectivement accordés d'après les indices
français, kVut^^ Vut^, le so/3, Vut^, le mief le sok^
le si\>6, Vuty, le réy, le wfV-
On sait (voir la note du no xi85) que, dans le système d'in-
dices adopté par nous, Vut4 correspond à Vut de la 6« octave de
l'échelle des sons.
1682. —Sirène, de Tanc. coll. V. et J, Mahillon.
Instrument destiné à donner des signaux en mer.
C'est un long tuyau cylindrique en laiton terminé
par un pavillon et dans lequel est enfermé un tuyau
conique en laiton terminé à sa partie supérieure
par une anche battante; dans le premier tuyau
se glisse un second, cylindrique également, fermé
au-dessus par une plaque à laquelle est adapté un
anneau. Ces deux tuyaux font Toffice de soufflet :
quand on tire à soi, au moyen de l'anneau, le tube
intérieur, Tanche reste silencieuse; quand on le
repousse, Tanche entre en vibration par la com-
pression de Tair et produit un son intense. —
Long. o»57; diam. tôt. o"o85.
1688. — Trompette en w»b, de Tanc. coll. V. et
J. Mahillon. Tuyau plié en forme de serpentin pour
démontrer que les courbures régulières de la
colonne d*air n*ont pas d'influence sensible sur le
mouvement vibratoire.
1684. — Deux tuyaux cylindriques, à bouche, en
bois. Don de M. V. Mahillon. L'un est ouvert,
Tautre fermé; tous deux sont accordés au /a de la
— ^35 —
6* octave de Téchelle des sons. Appliqués sur une
soufflerie, ils servent aux expériences sur les harmo-
niques.
1686. — Deux tuyaux d*orgue fermés. Don de
M. Cavaillé-Coll. Ils sont accordés au la de la
6* octave de Téchelle des sons. Appliqués sur une
soufflerie, ils servent à démontrer le phénomène de
l'interférence.
1686. — Appareil de M. Schwedoff,d*Odtss2i. Don
de M« V* Mahillon. Il sert à rendre visibles les
mouvements vibratoires de la corde; ceux-ci sont
obtenus à Taide d'un trembleur électrique et d'un
tendeur variable.
1687. — Métronome normal de Léon Roques,
construit par Secretan. Don de M. L. Roques, orga-
niste de St. Pierre de Chaillot à Paris. L'appareil se
compose d'une planchette de o'^ig de long, sur
o""o3 de larg. Des divisions sont tracées sur la face
et les chiffres qui les accompagnent indiquent le
nombre d'oscillations, en une minute, du pendule,
composé d'un fil supportant un poids. La longueur
du fil et par conséquent la vitesse des oscillations
se règle à l'aide d'un contrepoids glissant dernière
la planchette. Celle-ci se fixe, contre une des parois
de la boite, dans une position inclinée, de façon à
permettre au pendule d'osciller librement.
1688. —Métronome de poche. Don de M. V. Mahil-
lon. C'est un simple pendule formé d'une tige de
cuivre suspendue à une fil. La tige est graduée en
— 236 —
millimètres, de façon à servir en même temps de
mesure pour les longueurs du fil. En imaginant ce
petit appareil, le donateur avait eu pour but de
remplacer les indications actuellement en usage
par une simple indication de longueur. Par exemple,
au Heu d'écrire '• J = 1 16 (ce qui veut dire que la
durée de la noire vaut la 116* partiede la minute),
on écrirait simplement J = o^aôy. L'évaluation de
la durée par rapport à la minute n*a aucune raison
d*être; elle repose sur la base artificielle d'une divi-
sion arbitraire du temps et ne sert qu'à compliquer
inutilement Tusage du métronome; au contraire,
le métronome basé sur la longueur repose sur une
mesure immuable : le mètre. (Déposé en septem-
bre 1888).
1689. — Métronome anglais. Le mouvement
d'horlogerie qui fait osciller la tige graduée portant
le curseur mobile, a pour propulseur un poids
attaché à une corde.
1680. — Règle à calcul acoustique de Georges
Gueroult construite par A. Crétés, 66, rue de Ren-
nes, à Paris. Don de M. F. A. Gevaert, directeur du
Conservatoire royal de musique à Bruxelles.
Nous devons à l'obligeance de M. A. Lucas, suc-
cesseur de M. Crétés, la description suivante de cet
intéressant appareil :
Facb. La base de la règle représente Tintervalle d'octave.
Sur cette base sont reportées des divisions représentant :
les premières, Tintervalle d'un comma de ^i/go, les autres, la
— ^37 —
5* partie de ce même intervalle. On remarquera qa*une de
ces dernières divisions dépasse Textrémité droite de la ligne
horizontale; la raison en est que Tintervalle d*octave compte
55 commas -j- 4/^.
Au-dessas de cette base sont tracées trois lignes horizontales,
intitulées, la première, gamme tempérée, la seconde, ^amm^ natu^
relu, la troisième, gamme pythagoricienne. Sur la ligne de la
gamme tempérée sont tracés les points de division ut, utJK, ré,
ré% mi,fa,Ja%, sol, so/J(, /a, la% si, ut. Ces douze pomts sont
à égale distance les uns des autres (douzième partie de
Toctave). et correspondent aux notes du piano, ut$ étant en
même temps ré]^.
Sur les lignes des gammes naturelle et pythagoricienne, sont
tracées les divisions ut, ré^, utJK, ré^ mil?, ré*j^, mi, fa, sol^,fa%,
sol, lnK sol% la, si^, laJK, si, ut. Les divisions de même nom
sont situées sur la même verticale, quand les intervalles sont
les mêmes dans les deux gamme?, et sur des verticales difîé-
rentea dans le cas contraire. La distance de ces verticales peut
donc être mesurée, sur la base de la règle, en commas et
cinquièmes de commas.
Au-dessus de la ligne gamme pythagoricienne, existe une
dernière ligne horizontale, servant de base à la courbe. Les
verticales qui vont de cette ligne à la courbe sont égales aux
nombres de vibrations des différentes notes, le nombre de
vibrations de la verticale ut de gauche étant considéré comme
unité. Ainsi cette verticale étant égale à zo millimètres, la
verticale ut de droite est égale à 20 millimètres, la verticale
sol (gamme naturelle ou pythagoricienne) à 15 millimètres, etc.
La réglette est la reproduction exacte de la partie inférieure
de la règle, sur laquelle elle peut glisser. Le curseur permet de
mesurer les verticales en millimètres et cinquièmes de milli-
mètres.
Rbvbrs. Le revers, de ut à ut, est la reproduction de la
face» à cette différence près que les longueurs horizontales
17
- 238 -
Aont réduites au '/loi tandis que les longueurs verticales sont
conservées; cette réduction a permis de placer six octaves les
unes à la suite des autres. Le curseur donne les hauteurs en
millimètres et '/s ^^ millimètres de o à 40 ™/m; la base contient
des divisions de 10 en xo et de 5 en 5 commas. Des horizon-
tales sont menées par les points ut, ri, mi, fa, sol, la, si, ut.
UsAQE ET APPLICATIONS PRINCIPALES. — !•' PfobUme, — Faire
la somme ou la différence de 2 intervalles. Si Ton veut ajouter,
par exemple, une tierce diminuée et une quinte augmentée,
on prend, à partir de ut, une longueur égale à la tierce dimi-
nuée ut^-mi^, soit 8 commas 1/5 environ. Avec le point ainsi
obtenu, on fait coïncider Vut de la réglette, et sur celle-ci on
prend la longueur ut-sol^i égale à la quinte augmentée; le
point de la règle situé au-dessus du sol^ de la réglette donne
rintervalle cherché. Marche analogue pour la différence.
2« Problème. — Trouver la place, dans la gamme« d'un son
donné, par le rapport de ses vibrations à celles de la tonique.
Soit, par exemple, à chercher la place, dans la gamme, du
son '9/i6, c*est-à-dire du i9« harmonique ramené dans la pre-
mière octave, Vut étant représenté par 10 "^Jm
IQO
—--—II m/œ 875 près de l2«»/m.
10
On fait glisser le curseur jusqu'à ce que la courbe intercepte
cette longueur sur lui ; la base exprime en commas et
cinquièmes de comma l'intervalle cherché.
Pour trouver directement la place de l'un des 64 premiers
harmoniques, le 29* par exemple, promener le curseur sur le
revers, jusqu'à ce que le n» 29 (sur la droite^ rencontre la
courbe.
Trouver dans la gamme la place d'un son qui fasse, avec la
tonique, un intervalle égal, par exemple, aux 3/4 de la
quinte augmentée. La quinte augmentée = 37 commas so,
dont les 3/4 = 27,90. Le son cherché coïncide donc sensible-
ment avec le fa^ du tempérament. Cette opération comporte
plus de précautions que la première.
3« Probllme. — Trouver le son résultant de 2 sons donnés, /«
et si par exemple. Mesurer, sur le revers, au moyen du curseur,
la distance de si à l'horizontale fa, puis promener vers la
gauche le curseur jusqu'à ce que la longueur interceptée
entre la courbe et sa base soit égale à la distance si-fa.
Cette longueur exprime aussi, en fonctions du nombre de
vibrations de ut, le nombre de battements des deux sons.
4^ Problltne, — Etant donnée la longueur d'une corde ut,
trouver la longueur d'une autre corde, qui, toutes choses égales,
donne, par exemple, la tierce diminuée de la première.
Prendre à gauche de Vut, sur le revers, une longueur égale à
l'intervalle de tierce diminuée, soit 9 commas 57. L'ordonnée
correspondante est la longueur cherchée. (Opérer de préférence
sur la droite du revers).
Pour trouver la tension d'une corde par rapport à celle de la
corde «/, prendre à droite de l'tti, sur la base, la moitié de
rintervalle donné, et lire sur le curseur Tordonnée correspon-
dante de la courbe.
Poar trouver la densité, prendre, à gauche de Vut, sur la
base, la moitié de l'intervalle donné, et lire sur le curseur
l'ordonnée correspondante de la courbe.
1691. Métronome métrique y de Tanc. coll. V. et
J. Mahillon. C'est une planchette de 0*58 sur o"i2,
graduée et munie d'un pendule comme Tappareil
n» 1687. La planchette se suspend à la muraille
dans une position inclinée de façon à laisser osciller
le pendule. L'appareil porte la date de 1873 et est
également de Léon Roques.
1692. Abrégé pneumatique. Don de l'inventeur,
M. Moitessîer, à Montpellier. Modèle de Tappareil
breveté en France, le 16 février 1850, dans le but de
remplacer les leviers dits abrégés. On sait que la
première idée de vaincre par l'air comprimé ia résis-
tance des leviers accouplés appartient à Charles
Spackman Barker (né à ISath, Angleterre, en 1806).
Son levier pneumatique^ adopté par A. CavailléCoU,
fut appliqué la première fois par ce dernier, en 1834,
à Torgue de St. Denis, près Paris. C est Tune des
inventions les plus importantes appliquées dans les
derniers temps à la facture de l'orgue. Moitessîer
remplace l'action mécanique résultant de la com-
pression de Tair, par une action semblable obtenue
par une dilatation à Taide d'un soufflet aspirateur.
Ce n^est en somme qu'une modification de l'idée de
Barker; elle fut appliquée pour la première fois à
l'orgue de lëglise de la Dalbade, à Toulouse, inau-
guré le 7 février 1850.
INSTRUMENTS EXTRA-EUROPÉENS
Classe L — Instruments autophones.
BrANCHB a. — INSTRUMENTS AUTOPHONES PERCUTÉS.
Section a. — Instruments bntyants.
Java. 1693. Klentong. Don de M. L. J. E. P. voniBit.«t..Earop
Ende. Clochette en bronze de forme ovale pareille ^'* ''
à celles que Ton attache, dans les pâturages des
AlpeSy au cou des bestiaux. Celle-ci, qui date du
temps de la domination hindoue, se suspendait
probablement au cou des buffles ou des éléphants.
Elle a été trouvée dans la forêt de Ijigarèng,
district de Loeragong, dans la résidence de Chéri-
bon. Le battant en plomb a été nouvellement
ajouté. — Haut. tôt. o"2o; larg. max. o'"i55; larg.
min. o"o7s.
— 242 —
loBt.ext.Earop, Annam. 1694. Cdi chac ou Cdi hac^ (onoma-
topée, sans signification). Deux baguettes de 0*27
de longueur en bois très dur. Les chanteuses les
frappent l'une contre Tautre pour accompagner et
scander leurs chansons.
Id. 1695. Cdi xinh tien {xinh est le nom d'un
caractère d'écriture qui veut dire naître^ mais on
l'emploie également pour désigner les cliquettes en
général ; tien veut dire sapèques^ donc : cliquette à
sapèques). Cet appareil rythmique se compose de
deux planchettes de bois dur de o^iy de longueur
sur o"*03 de largeur et o^ooS d'épaisseur. L'une des
planchettes porte à son extrémité deux pointes de
bois garnies chacune de trois sapèques, l'autre n'a
qu'une pointe également garnie de trois sapèques.
La main gauche tient ces planchettes l'une sur
l'autre de manière que celle qui porte les deux
< Cdi est une simple particule qui accompagne tous les
noms d'objets inanimés de même que cou est celle qui accom-
pagne les noms d'objets animés. Cette particule cdi n*a pas
toutefois la valeur de notre article puisqu'on le conserve
même avec un adjectif numéral. Ex :
mot cdi dan
une guitare
Nous devons la collection des instruments annamites, ainsi
que la plupart des renseignements qui les concernent, aux soins
obligeants et dévoués de notre éminent ami. M. G, Dumoutier,
inspecteur de l'Enseignement de TAnnam et du Tonkin, à
Hanoï. L'importance du service qu'il nous a rendu est facile-
ment appréciable. Nous lui en témoignons ici la reconnaissance
la plus vive et la plus sincère.
— 243 —
pointes se trouve au-dessous, la main desserrant et inst ezt.-Eorop.
rapprochant les doigts en mesure selon le rythme. ^^'^'
Dans ce mouvement, la planchette inférieure,
entraînée par le poids de l'extrémité garnie de
sapèques se sépare de l'autre et, quand elle revient
la frapper, il se produit un bruit de grelots. Pendant
ce temps, une autre petite planchette dentelée,
tenue dans la main droite, est promenée sur le côté
des deux autres à la façon d'un archet. L'appareil,
employé dans les orchestres, sert aussi à accom-
pagner la voix.
Id. 1696. Cdi cap ké {cap kiy onomatopée, sans
signification). Castagnettes en bois de fer. Elles ont
la forme de deux fragments de cercle que l'on
aurait découpés de la circonférence d'un disque de
bois, de o"o35 d'épaisseur. Les deux pièces se tien-
nent de la même main; on entr'ouvre celle-ci en la
refermant ensuite d'une certaine façon et de manière
à projeter l'une contre l'autre les deux surfaces
plates; il en résulte un bruit que l'on peut assez
exactement comparer au cri strident des cigales
des tropiques. Les chanteuses et les aveugles se
servent de cet appareil pour accompagner leurs
chants. — Long, de chaque pièce o" 195, haut o"o25.
Id. 1697. Cdi thanh la (la = son, cri; thank =
pur, clair). Petit gong employé dans tous les
orchestres et particulièrement dans les cérémonies
religieuses des bonzes taoïstes et des sorciers; il
accompagne toujours le bruit des tambours.
— Diam. o^ijj, haut, du bord cnoiç.
— 244 —
■■Lext-Barop. lo. 1698. Cdt Uu {Uu, par onomatopée, rappelle,
Cl I
d'après les annamites, le son de Tinstrument).
Timbre en bronze, en forme de calotte sphérique,
employé dans les orchestres militaires. — Diam.
o™io8, haut, o»04 environ.
Id. 1699. Cdi canh (canh = tympan, désigne en
général une lame de fer, de bronze ou de pierre
suspendue et sur laquelle on frappe). Notre exem-
plaire se compose d'un petit gong suspendu dans
un cadre circulaire en fil de fer dont les extrémités
sont fixées dans un manche de bois. Il sert particu-
lièrement aux bonzes dans les cérémonies reli-
gieuses. — Diam. o"i 1 1.
ÂNNAM. 1700. Câi tno (mo »» tambour de bois
évidé). Celui-ci est taillé en forme de grelot, il est
en bois dur et se frappe à l'aide d'une baguette. Il
produit ce que les annamites appellent les sons
femelles; on s'en sert pour scander les chants
religieux bouddhiques ou pour accompagner la voix
unie à d'autres instruments.
Un de nos amis, M Frederick Stearns, de Détroit f M ichigan),
a vu cet instrument employé dans le temple bouddhiste de
Chionin. à Tokio (Japon). Il y porte le nom de nuhkug-yo.
Ce grelot est frappé régulièrement et modérément par le prêtre
agenouillé à Tautel et récitant la prière c Namu Amida Butsu »
c que le Seigneur Bouddha nous sauve i. Le prêtre répète cette
prière pendant deux heures, au bout desquelles un autre le
remplace. On prétend que, dans le temple en question, la réci-
tation de cette prière, accompagnée au moyen de Tinstrument
susdit, n'a pas été interrompue depuis 500 ans.
1701. Cdimo ci [ci <» poisson). Petite pièce de
— «45 —
bois dur évidé, taillée en forme de poisson. Sert imi. ezt^Eorop,
CL I
aux mêmes usages que le précédent.
Id. 1702. Chum Choê (onomatopée, d'après le
bruit produit par Tinstrument). Deux plateaux de
cuivre avec une protubérance centrale servant à
les saisir. On les emploie dans les pagodes. —
Diam. o"'24.
Id. 1703. Chum Choê. Petites cymbales en
cuivre. — Diam. o">i 12.
Id. 1704-1706. Nhac (nhac = grelots, musique).
Grelot sphérique formé de deux coquilles de métal
de o"048 de diamètre, percées d'une ouverture cen-
trale de o°>oo9. Ces coquilles sont légèrement
concaves, de façon à former par leur réunion une
sorte de boîte sphérique dans laquelle sont enfermés
des fragments de métal qui résonnent lorsqu'on
agite le grelot. Les deux coquilles sont assemblées,
au moyen d'une soudure, par les bords de l'ouver-
ture centrale, tandis qu'elles sont au contraire
légèrement écartées aux bords de leur circonférence
extérieure. Le nhac sert quelquefois à garnir le
collier du cheval, d^autres fois il entre dans la com-
position de certains orchestres.
Id. 1706. Cdi ban nhac (ban = table ). Plan-
chettes à grelots. C'est un instrument formé de
trois planchettes : celle du milieu, sculptée, figure
un animal fantastique à tête de dragon dont les
ailes sont représentées par les deux planchettes
latérales attachées vers la tète à l'aide de char<
— 246 —
itttt.ext..Earop nières ; les faces extérieures des deux ailes sont
^'**' garnies de grelots de cuivre. L*appareil est recou-
vert de laque rouge, la tête et l'arête dorsale de
l'animal sont dorées. La planchette du milieu est
C&i baû nhac (no x;o6).
terminée par l'appendice caudal que le musicien
appuie contre la ceinture, de manière à avoir Tappa-
reil obliquement devant lui et à garder les deux
mains libres pour manœuvrer les planchettes laté-
rales et les choquer contre celle du milieu. Employé
dans les cérémonies religieuses. — Long. tôt. o"»82;
larg. max, à Tépaule de Tanimal o™i5.
Id. 1707. Cdi mo cd [mo = tam-tam» cd ■= pois-
son). Pièce de bois taillée en forme de poisson et
C&i mo ca (00 1707).
creusée intérieurement au moyen d'une ouverture
longitudinale pratiquée préalablement du côté du
ventre. Cet instrument, lorsqu'il est frappé à
l'aide d'une batte de bois, rend un son mat qui
s'entend de très loin. Il se suspend dans les pagodes
et dans les guérites des veilleurs de nuit. Tous
— 247 —
ceux qui ont habité rAnnam ou la Chine con- iMt «xt-Enrop.
naissent le bruit monotone et mélancolique de cet ^^' '*
appareil. — Long. o"83; larg. o"24. (G. Du-
MOUTifiR, Les symboles^ les emblèmes et les accès--
soir es du culte chez les Annamites. Paris, Ernest
Leroux, 189 1).
Id. 1708. Cdi mo nha chua [nha »■ maison;
chua »s pagode). Tamtam de bonzerie. C*est une
pièce de bois dont la forme cherche à représenter,
tout en Tamplifiant, le fruit de l'amandier ; elle est
laquée en rouge; le pédoncule de Tamande servant
de poignée et les feuilles qui ornent la partie
supérieure du fruit, sont dorés. Il est d'usage exclu-
sivement religieux. Les bonzes Tutilisent pour
scander leurs prières et leurs litanies. Dans les
évocations qui précèdent toute cérémonie religieuse
bouddhique, le bonze frappe alternativement sur
une petite clochette et sur l'instrument qui fait
l'objet de cette notice; le premier son a le pouvoir
d'appeler l'esprit ou le génie invoqué; le second, a
pour objet de chasser les démons qui tenteraient
de s'opposer à la cérémonie du rite.
Chinb. 1709. Tchong'iou. Don de M. V. Mahillon
Castagnettes semblables au n<» 650.
CoxNGO. 1710. Ngonge. Don de M. H. M. Jaeger,
à Bruxelles. C'est une sorte de clochette de fer for-
mée de deux coquilles plates adroitement réunies
par leurs bords. Elle est mise en vibration par
un battant suspendu à l'intérieur. Ces clochettes
— 348 —
inst «t..Enrop. servent d'ornement aux femmes; on les suspend
^*' '* aussi au cou des porcs pour les retrouver plus facile-
ment au pâturage. — Long, o"o75; larg. o"30.
Ce double usage peut paraître assez étrange, mais l'étonné-
ment diminuera lorsqu'on saura que le porc possède là-bas
une grande valeur; pour apprécier celle-ci, il suffit de considé-
rer que deux de ces animaux représentent, dans les échanges,
la valeur d'une femme 1 (Note du donateur.)
Id. 1711. Ngonge, Don du même. Grelot sem-
blable au précédent, sauf la forme et les dimensions
qui sont plus grandes; s'emploie aux mêmes usages.
— Long. 0*054; 'arg. o"o6o.
Id. 1712. Ngonge, Don du même. Grelot en bois
très adroitement taillé dans une pièce de bois dur,
représentant assez exactement un panier avec une
anse. Deux tiges de bois sont suspendues à Tintérieur
en guise de battants. — Long. o"o85; larg. o""o50.
Id. 1713. Bracelet en cuivre rouge dont le milieu»
formé de deux lames repliées emprisonnant une ba-
lette de même métal, forme grelot. Don du même. Il
provient du village de Likimi,sur la rivière Monjeala.
Id. 1714. Swanga ou Nkwanga. Don du même.
Sorte de hochet ou grelot double formé de deux
gourdes évidées, enfilées sur une mince tige de bois
et contenant des graines séchées. — Long. tôt. 0*29;
dimension des gourdes o^oô de diamètre environ.
Iles Hav^taï. 1716. Puïli. Deux tubes de bambou
dont récorce est découpée, à l'aide d'incisions lon-
gitudinales et sur les deux tiers environ de leur
longueur, en languettes étroites, détachées Tune de
— 1249 —
Tautre, ce qui donne à l*appareil Tapparence d*une lut. axt.-Earep.
verge. On se sert de ces instruments par paires, en ^'''*
les frappant en cadence soit Tun contre l'autre, soit
sur les épaules, soit sur les genoux. Les deux
tuyaux sont de dimensions différentes : Tun mesure
environ o^yô de longueur sur o"o6 de diamètre;
Tautre o"57 de longueur sur o°o5 de diamètre.
Au repos le plus petit des tuyaux s'emboîte dans le
plus grand de façon à ne plus offrir lapparence que
d'un seul.
Id. 1716. Puïli. Tubes semblables aux précé-
dents.
Id. 1717. Uliuli. Sorte de hochet formé d'une
gourde dans laquelle on a enfermé de petits cailloux
et que Ton agite en mesure. Quelquefois on se sert
de deux instruments à la fois, un dans chaque
main. Ce bruit rythmé accompagne souvent le
chant et particulièrement les chants erotiques
appelés mêle. Notre exemplaire est enjolivé d'un
ornement d'étoffes et de plumes qui lui donne, posé
à terre, l'apparence d'un gros champignon.
Id. 1718-1719. Uliuli. Hochets semblables au
précédent, mais sans l'ornement d'étoffe. Les gour-
des appartiennent à la variété de celles appelées
« gourdes de pèlerins », c'est-à-dire ayant un
étranglement à la moitié environ de leur hauteur.
— Diam. max. o"io environ; haut. tôt. approxi-
mative o"i5.
Amérique, 1720. Crécelle. Don de M°* John
— ±s^ —
ia«t.ext.-Earop. Crosby Bfown. Simple lame de bois dur sur la
Cl I
* ' longueur de laquelle on a découpé une série de
crans contre lesquels on frotte une autre baguette
Crécelle (no 1720).
plus mince. Elle provient des Indiens Pueblos
(Nouveau-Mexique). — Long. o"32 environ; larg.
moyenne o"»025; haut. o"oi4.
Un instrument presque semblable se rencontre au pays
flamand en temps de carnaval.
Id. 1721. Hochet (angl. = Bird Rattle). Don de
la même. Pièce de bois creuse dont la partie supé-
rieure est taillée en forme d'oiseau, tandis que la
partie inférieure représente une figure humaine
Hochet {Bird £attU) (no 1721).
bariolée de lignes rouges, Lieues et noires. A Tinté-
rieur sont enfermés de petits cailloux. Appareil
— ^5t -
rythmique provenant des Indiens Alaskas. — Long intt ext-Ëurop
o"3o; larg. o^og. ^*'''
Id. 1722. Hochet (angl. = Gourd rattle). Don de
la même. Simple gourde aplatie traversée par un
manche de bois et renfermant de petits cailloux.
Lf'appareil sert à rythmer la danse chez les Indiens
Pueblos (Nouveau-Mexique); il se tient de la main
droite et s'emploie conjointement avec le turtle
rattle. — Diam. de la gourde o°i3o; hauteur o"*o85.
Id. 1723. Hochet (angl. = Turtle rattle). Don de la
même. Boite écailleuse d*une tortue sur la carapace
de laquelle sont attachés, à Taide de lanières, sept
sabots de chèvre évidés et neuf petits cornets de
métal. L'appareil provient des Indiens Pueblos
et sert principalement aux devins, dans les danses
et cérémonies qui précèdent la conjuration. Il se
lie au genou gauche à Taide d'une lanière, et, par
le mouvement de la danse, les objets suspendus
à la carapace choquent bruyamment celle-ci. —
Long, de la carapace ©«"ly ; larg. o"'i2.
Congo. 1724. Collier. Don de M. Th. Hermann.
Il se compose d'une certaine quantité d'écorces de
fruits (sortes d'amandes) coupés par leur milieu et
enfilés sur une corde grossièrement tressée. A la
partie inférieure du collier est suspendue une petite
sonnette dont le tintement ajoute à l'effet rythmique
produit par Tentrechoquement des fruits. L'appareil
sert à parer les jeunes filles fêtant par des danses
l'époque de la nouvelle lune.
— 252 —
init flxtEorep. Chinb. 1726. Tam-tam, de Tanc. coll. Jourdan.
Cl I
Plateau formé d'un mince disque de bronze avec un
bord replié sur o"02 environ de hauteur; frappé
doucement, il fournit assez distinctement le son
fondamental ^^^; dès l'instant que le disque est
percuté avec une certaine force, le mélange des
harmoniques qui se développent en même temps
que le son fondamental est tel qu'il devient impos-
sible d'en apprécier la hauteur.
Cette collection réunie par le D' Jourdan avait été léguée
par celui-ci à la ville de Bruxelles. Exposés provisoirement à
l'Académie des Beaux-Arts, les instruments de musique faisant
partie de cette collection n'ont été installés à leur véritable
place, le Musée du Conservatoire, qu'en 1897.
Id. 1726. Tam-tam, de Tanc. coll. Jourdan.
Semblable au précédent. La fondamentale, plus
grave, n'est pas exactement déterminable.
Java. 1727. Keijvr, de l'anc. coll. Jourdan.
Appareil semblable à celui renseigné précédemment
sous le nom de Tetjer (voir le n"* 806). D'après le
D' J. Groneman % cet instrument, dont les plateaux
de bronze ne servent qu'à produire des effets ryth-
miques, est uniquement employé dans le gamvlan
pt'log. Le grobogan, ou support de bois sur lequel
sont attachées les cymbales, est massif.
Deux instruments à peu près semblables existent encore
dans le gamèlan; le premier appelé Rodjl^h se compose de
> De Ganulan te Jogjakarta,t Amsterdam, Muller 1890.
— 253 —
deux mêmes disques métalliques percutés à Taide d*un taboeh lott. est.-Esrop.
en forme de marteau. Ils se suspendent au cou de l'exécutant Cl. I.
et entretemps, à la traverse du gajor des gongs n^ 1740. Le
second appareil appelé tjèlocring se compose de deux petits
bassins en métal delà grandeur d'une coupe à thé; on les
accorde en barang et en ncm (Voir plus loin). Cet instrument
de même que le Këtj^r ne s'emploie que dans le gamëlan pëlog.
La collection du D* Jourdan, remarquable surtout par les
instruments javanais, dont elle réunit un grand nombre de
beaux exemplaires, nous fournit l'occasion d'apporter une
petite rectification à la note qui suit la description du n» 799.
Parlant de l'éehelle mélodique dite pëlog, nous avons dit
qu'elle avait pour premier degré le sixième terme de la pro-
gression : c'est le quatrième qu'il faut lire.
Ainsi que nous l'écrivions, les Javanais n'ont pas de
diapason fixe, et, comme nous le verrons par la comparaison
des instruments du D^ Jourdan avec ceux précédemment
décrits, ils prennent pour l'établissement de leurs échelles
mélodiques, des points de départ très différents. Chacun des
degrés reçoit une dénomination particulière, qui indique sa
position sur l'échelle.
Ainsi, si nous basons l'échelle pentaphone salëndro sur la
progression génératrice sol, rê, la^ mi, si,
le i«' degré, ré, porte le nom de barang:
9 3«
» 3*
» 4°
» 5^
« ler
et ainsi de suite.
Dans l'échelle heptaphone pëlog, on intercale entre le
barang et le goelofif un son qui porte le nom de bëm; entre le
dada et le lima, an son appelé pëlog, de sorte qu'en prenant
pour premier terme de cette échelle tU, 4» terme de la pro-
gression génératrice, mi)^, 5i]^,fa, ul, sol, ré, la, nous avons :
1er degré, ut = barang,
2^ 9 ré = bëm,
3e 9 mil^ = goeloe,
18
mi.
» goeloe:
sol.
» dâdâ;
la.
» lima ;
si,
» nëm:
ri.
» barang.
— âS4 -
Intt. ext.-Barop.
4« degré, /a
=
dada,
Cl.I.
5« 1 sol
=
pëlog.
6« » /al?
=
îimat
7» B si^
=
iiëm,
I" » «<
=
barani
Nous nous sommes servis, pour réchelle heptaphone pëlog,
de la progression y;i«K si^, fa, ut, sol, rê, la, parceque cette
même progression nous avait déjà servi dans la note citée
plus haut. Mais depuis, nous avons appris que les deux échelles,
salëndro et pëlpg, ont des points de contact. Le fait nous a été
révélé par la tablature du soeling (no 1825).
Bn e£fet, la tablature de la flûte soeling, citée dans l'ouvrage
du D' Groneman, ~ auquel nous avons emprunté le plus grand
nombre des renseignements concernant le gamUan et ses
instruments, — nous apprend qu'un même son de la flûte
susdite à 6 trous, sert de pHog à Téchelle pëlog et de lima à
l'échelle salëndro et qu'un autre son du même instrument sert
de barang aux deux échelles. Nous pouvons en conclure que
les progressions suivantes servent de génératrices aux dtux
échelles en prenant, comme nous l'avons dit, le 2» terme pour
barang de Téchelle salëndro, le 4" terme pour la même fonc-
tion, premier degré de l'échelle pëlog
sol, ré, la, mi, si,
fa, ut, sol, ré, la, mi, si,
d*où les deux échelles suivantes, avec leurs points de contact :
Echelle . àarang^ gotloe, dada, lima, tient bûrang
saKHdro ' ^^ „„• fa sol la si ut ré
^p^tog^ : barang, bëm, goeloe, dàda, pëlog, lima, nëm, barang
Il est bien entendu que ces progressions peuvent avoir pour
point de départ un son quelconque. (Voir la note du n^ i739]-
Parmi les mélodies (gendings), on distingue celles qui con-
viennent à l'échelle pëlog et celles qui ne conviennent qu'à
l'échelle salëndro. Ces deux genres se subdivisent à leur tour,
pour les mélodies à\xgamelan salëndro, en groupes appelés laras
nëm, laras songa et laras mënjoera, et pour celles du gamdan
pëlog, en laras nëm, laras lima et laras barang.
— 255 "-
Les mélodies ck chacun de ces groupes dont la raison d'être Utt» uU-Europ-
n*e8t pas expliquée, sont destinées à être jouées à telles heures ci. I.
bien déterminées du jour ou de la nuit. Ainsi, les taras n^nt des
deux échelles ne se jouent que de 7 heures du soir à minuit;
les îaras songu de Téchelle saUndro et les larat lima de Téchelle
p^log^ de minuit à 3 heures du matin et de midi à 7 heures du
soir; les larat mUnjora {salëndro) et les Iaras barang (p^g) de
3 heures du matin à midi. Aucun nijSgà (musicien) n'enfrein-
drait cette règle traditionnelle; au sultan seul appartient le
droit de la transgresser selon son hon plaisir.
Les gendings se divisent encore en gèdé ou agëng et tjilik ou
alit, qualificatifs traduisant respectivement grands et petits»
mais qui revêtent ici une autre signification, les premiers pou-
vant se rendre par anciens ou classiques, les seconds par modernes.
Les gendings, au nombre de plus de 300. se jouent générale-
ment à des fêtes ou cérémonies spéciales.
Les nijagâs sont généralement assis sur le sol. Les uns
jouent de tous les instruments, d'autres de plusieurs, certains
n'en possèdent qu'un seul. Les gongs (n» 1740), këmpoels
(no 1739), kënongs (n® 1755)1 bëdoegs (n® 1795), bëndés^, etc.,
peuvent être joués par tous ceux qui connaissent leur rôle dans
le gending. Quelques uns jouent à la fois du rëbab (no 1898), et
du këttdang (n» 823), et ceux-ci jouent avec facilité les bonangs
(no 1742), sarons (n« 1746) et gambangs (n® 1744).
Tons les nifigâs jouent des deux échelles, salëndro et pëlog,
mais certains d'entre eux préfèrent l'une à l'autre.
Congo. 1728. Sonnette. Elle est formée d'un
disque de fer plié sur son diamètre de façon à former
deux coquilles ento'e lesquelles est enfermée une
^ Le bëndé est un instrument du gamëlan pëlog. Il se com-
pose de deux gongs comme ceux des bonangs, reposant sur un
support de même forme et accordés en lima et nëm. Le këmp-
jang est semblable, mais ses gongs s'accordent en nëm et
baraog. Le bëri, autre instrument du gamclan pëlog, ne diffère
du bèndé que par la forme de ses gongs, qui sont plats, sans la
protubérance centrale.
— 2s6 —
Ust. ext. Enrop. ballette de fer. Lorsqu'on agite le manche de bois,
très curieusement découpé, la ballette de fer se
C1.1.
Sonnette (no 1728}.
déplace et met le disque en vibration, produisant
un son très intense, à l'unisson du 8^" fa de féchelle
générale.
Section B. — ^ intonations déterminées,
Sou8-teclloa aa. — A maillets.
Annam. 1728. Cdi chuông chua [chuông «= cloche;
chua, prononcez Kiona, =
temple, pagode). Jolie cloche
de bronze avec des ornements
en relief. Elle donne le
Câl chuông chn« (no 1729).
Id. 1780. Câi chiêng (chiêng
(prononcez Kiêng), onomato-
pée, sans signification. Gong
de cuivre martelé, avec une
protubérance centrale, don-
nant le ^-^Ê- ïl ®®f^ * ^^"'
ner des appels dans les cérémonies religieuses et
— 257 —
militaires et le glas dans les exécutions capitales. iaiicxi.-Earop
— Diamètre, o""44; diam.dc la protubérance, o^io; ^**^'
haut, des bords o"o6.
Id. 1731. Cdi Công (Công, onomatopée, sans
signification ; c'est de ce mot que dérive le français
gong). Plateau en cuivre de o"37 de diamètre avec
un bord relevé de o'"o55 et façonné au marteau. Il
donne le
Id. 1732. Jeu de cânh (cânh, voir n® 1699). Sorte
de carillon formé de deux petites branches de bronze
disposées en croisillon. Au milieu est suspendue
une petite sonnette de bronze de 45 millim. de hau-
Je-
teur sur autant de diamètre et donnant legy^^ — ;
à chacun des quatre angles formés par les deux
branches, est suspendue une petite lame de bronze
de 75 millim. de long, sur 68 millim. de hauteur.
Ces lames, trop minces pour émettre un son de
quelque ampleur, fournissent à peu près les intona*
tiens respectives
8 ...... V*
m
TT
Elles forment par leur choc contre la sonnette
médiane, un mélange de sons d*un effet très pitto-
resque. Ce genre de carillon se suspend paratt-il,
à l'intérieur des temples ou aux angles des édiQceSt
— 258 —
inii.«it..Burop. lo. 1733. Cdi ChuÔHg gang. Cloche de fonte en
""''' 0 f •
forme de calotte hémisphérique, donnant le ,
Elle sert dans les pagodes. — Dîam. o"i65; haut
o^ias.
Gang est le nom du métal; c'est un alliage dont la composi-
tion est inconnue; il a toutes les apparences du fer sans en
être. Sa sonorité est remarquable et son timbre d'une très
grande pureté.
lo. 1734. Cdi Chuông gang. Clochette semblable
à la précédente mais de dimensions moindres; elle
donne le ^^j=. Même destination que la précé-
"P
dente. — Diam. o'»ïo; haut. 0*05.
Id. 1736. Grelot. Don de M. Th. Herrmann.
Ressemblant au n» 17 12. Il est taillé en entier dans
une pièce de bois dur, Tanse toutefois est faite ici
d'un tour de cordes; deux bâtonnets suspendus à
rintérieur de Tappareil servent de battants en cho-
quant les bords de la fente^ qu'ils dépassent de la
moitié environ de leur longueur. Le son produit est
à peu près le 3 ^-J — ' . — Long, maxima ©«og;
épaisseur o«o6 ; haut. o^og.
D'après les renseignements fournis par le donateur, les
Congolais se servent de cet appareil en guise de castagnettea,
en se l'attachant au poignet.
— 259 —
Chinb. 1736. Tsê'King^. Don de M. J. Van AaUt. uit.ext.Eorop.
Pierre noire sonore taillée en forme d'équerre et
gravée sur une face. Elle donne
CLI.
-p
Id. 1737. Tsê'King. Don du même. Instrument
semblable au précédent» forme de fantaisie. Un des
Tsè-King (no 1736),
côtés a malheureusement été brisé. Dans son état
actuel, cette pièce donne le lab de la septième
octave de Téchelle générale.
Id. 1738. Gong mâle^, de Tanc. coll. Jourdan. Il
mesure o"56o de diam. et donne le ^^i^
Java. 1788. Gong Kempoel en bronze poli, de
Tanc. coll. Jourdan. Il mesure o""39 de diamètre et
donne approximativement le ^-bi=. Sa sonorité
laisse à désirer à cause d'une fêlure.
I Voir les notes à la suite des n» 668.
' Voir la note à la suite du n® 643.
— 26o —
iBttt ext.-Borop. Comme on le verra par la suite les instruments qui apptr-
CL I. tiennent au gamëlan du D' Jourdan sont accordés sur Téchelle
salèndro :
solK la!^, doK réK mib
barang, goeloe» didl, liml, n^m
On donne le nom de ktmpoel aux gongs de petite dimen-
sion. Ils ont ordinairement jusqu'à 0^50 de diamètre tandis
que les gongs mesurent quelquefois jusqu'à i«oo de diamètre.
Lorsqu'il n'y a qu'un kempoel dans le gamëlan il s'accorde
en nëm. Certains gamëlans ont quelquefois trois kempoels;
on les accorde en limi, nèm et barang.
La protubérance centrale des gongs et des kempoels s'ap<
pelle pëntjoêf c'est elle qui reçoit le choc de la batte, appelée
tabœh, baguette de bois terminée par une tète de forme
sphérique entourée d'étoffe. (Joh. F. Snbllbman, èiuxiek en
muxickinstrumenUn in onze OosL )
lo. 1740. Gongs^ de Tanc. coll. Jourdan. De même
que les gongs n"* 813, ils sont suspendus à la tra-
verse d'un support en bois sculpté appelé gajor. Le
plus grand mesurant 0*58 de diamètre, donne le
^ — , l'autre, qui mesure o"*57 de diamètre, donne
Ie@i==:, très bas. Ils sont tous les deux polis sur
la surface, avec une protubérance centrale.
Le dernier gong produit un léger battement dans
la résonance; ce défaut dû à une irrégularité dans
l'épaisseur du disque, se constate fréquemment dans
la résonance des cloches.
Les gongs et kempoels figurent au premier rang des instru-
ments d'accompagnement du gamëlan; ils servent à marquer
les grandes divisions dftns les mélodies (gendings).
— 26l
Lorsque le gamiilan n'a qu*an gong on l'accorde en lima; la&t.ixt.Eorop
lorsqu'il en a deux on les accorde en dâdS et lima et quelque- Cl l
fois tous les deux en lima ce qui est le cas pour les gongs
no 1740. L'intention de l'unisson pour les deux plateaux est
évidente et prouve que la justesse absolue n'est pas plus
atteinte à Java qu'ailleurs; cette imperfection prouve aussi de
combien peu de valeur sont les évaluations des rapports vibra-
toires des échelles mélodiques qui ont toutes^ à Java comme
ailleurs, pour génératrices des progressions de quintes justes.
Id. 1741. Gendër, de Tanc. coll. Jourdan. Instru-
ment le plus intéressant du GamPlan et l'un de ceux
qui servent au développement de la mélodie. Le jeu
en est souvent confié aux femmes à cause de la
Geodèr (no 174 1).
délicatesse des mouvements qu'il exige. Il se com-
pose de douze lames de bronze accordées ici dans
Tordre suivant :
&te
E!:fc^^t
:t:d
t
202
inst est. Europ. Les laoïes sont rangées transversalement sur les
^''^ bords supérieurs d'une caisse quasi-rectangulaire
appelée ranijakan. Pour vibrer facilement elles sont
suspendues à des cordes fixées le long des bords de
la caisse à Taide de chevalets intermédiaires en
bronze ; il y en a un après chaque couple de lames.
Celles-ci sont percées à l'endroit des deux lignes
nodales d'un trou que traverse la corde formant sur
leur surface postérieure une boucle traversée par
une petite goupille de bois. Sous chacune des lames
est posé verticalement un tuyau de bambou appelé
boeboengan, dont la colonne d'air, accordée à Tunis-
son de l'intonation de la lame, vibre par l'influence
du mouvement vibratoire de cette dernière. Les
deux faces de la caisse sur laquelle reposent les
lames sont à jour sur la plus grande partie de la
hauteur totale, de sorte que l'uniformité de longueur
des tuyaux peut facilement être constatée.
On se pose inévitablement cette question : com-
ment des tuyaux de même longueur peuvent-ils
offrir des colonnes d'air assez différentes pour
renforcer la sonorité de lames de bronze dont
quelques-unes diffèrent de deux octaves? La réponse
est simple : cette uniformité de longueur n*est
qu'apparente. Les tuyaux placés sous les lames les
plus aiguës sont doubles; chacun d'eux renferme un
second tuyau beaucoup plus court que le premier,
et accordé à l'unisson de la lame. Au contraire, les
tuyaux placés sous les lames donnant les sons graves,
— 263 —
sont partiellement fermés à leur orifice supérieur; iftite)tt.Ettrop.
cet artifice produisant un abaissement de son consi- ^' '*
dérable. En résumé, la capacité d'air intérieure
vibre exactement à Tunisson de la lame qui sur-
monte le tuyau.
La percussion s'opère au moyen d'un marteau
composé d'une petite baguette de bois terminée par
un disque de bois de o^^oô de diamètre. Sur la cir-
conférence du disque on a pratiqué une rainure dans
laquelle on a inserré plusieurs tours de cordelettes
dépassant la circonférence de façon à o£frir par la
substance molle dont les cordelettes sont faites, un
choc moins bruyant que celui qui résulterait de la
percussion par le disque de bois. Les marteaux se
tiennent entre l'index et le médius de chaque main;
après la mise en vibration de la lame, c'est l'auri-
culaire qui sert d'étouffoir. — Dimensions de la
caisse : long. 0^82; haut. o"465 ; larg. du côté des
lames les plus grandes^ o'"ii5; du côté opposé
o">o95. Dimensions de la lame la plus petite : long.
o"i55 ; larg. o«>043 ; de la plus grande: long. o"2o5 J
larg. o<°o6. Dimensions apparentes des tuyaux :
long, de o"40 à o'"4i; diam. de ©"052 à o"075.
Il y a souvent dans le gamëlan salundro trois gendërs ne
différant que par leur taille : le grand ipënëmboing)^ le moyen
(baroeng) et le petit ipinëroes). Ils sont accordés à l'octave
Tan de Tautre. Les lames se suivent de gauche à droite en
commençant par nëm :
nëm, barang, goeloe, dada, limS, nëm, barang, etc.
Pans le gam^Ian pelâg, il y a deusç sortes de gendërs : le
— 264 —
UtLcxt Earop.gendër n^m et le gendër barang, d'après la disposition det
Cl. I. lames. Ainsi, pour le gendër nëm, la succession est la suivante :
bëm, goeloe, dSdj, lima, nëm, etc.
pour le gender barang :
barang, goeloe, dadi, lima, nëm, etc.
de plus, comme dans le gamëlan salëndro, chacun de ces
gendërs est représenté dans Tensemble orchestral par les trois
tailles différentes : pënëmboeng, baroeng, pënëroes.
Le no 1741 appartient au gamëlan salëndro et nous parait
être un gendër pënëmboeng, à en juger par les sons graves
qu'il donne.
lo. 1742. Bonang baroeng, de Tanc. coll.
Jourdan. Instrument dont la construction ressemble
à celle des n** 808 et 809, que nous avions appelés
Kromongs, d'après les renseignements qui nous
avaient été donnés à Tépoque de la rentrée de
ces instruments au Musée. Le nom que nous
leur donnons maintenant est celui qu*empIoie le
D' Groneman, dans son intéressant ouvrage De
GamHan te Jogfèkarià. Ce carillon est composé de
douze gongs reposant sur un support en bois sculpté
appelé rantjakan et présentant deux rangées de six
cadres chacune dans lesquelles reposent les gongs,
— ainsi que nous Tavons dit au n* 808. Les gongs
sont accordés dans Tordre suivant :
2« rangée ^l^^^^=f=:i=^—f—JfL.
supérieure) S gigE2^g=:_LZE:
^
B g 5- lio »o
£e) 1^
i« rai _
(inférieure)
^.
-I — I-
— 265 —
Cet accord résulte de la même progression queiastext.-£urop.
celle d*où dérive l'accord du n* 1741, ut\>j so/b, ré\>, ^'^ '
lab, mib, et dans laquelle le deuxième terme [solb)
remplit le rôle de premier degré, ou barang^.
L'ordre que les gongs occupent dans les cadres,
n'est pas celui que détermine Tacuité des sons.
Ainsi, d après le D' Groneman, Tordre générale-
ment suivi dans la disposition des gongs sur le
Bonang à double rangée de cinq gongs chacun, est
le suivant :
Rangé inférieure mi^'p:^ — ^ — f^^^^^
Rangé sopérîeure g^-j^^L^
^
^
^^^
Nous croyons du reste que cette disposition est
tout arbitraire; dans tous les cas elle varie souvent
ainsi que le prouve, la disposition adoptée pour les
n" 808 et 809.
Le Gamëlan comprend quelquefois trois bonangs
qui diffèrent d'une octave l'un de l'autre. Le plus
grand, comme pour les genders, est appelé bonang
pënëmboeng; le moyen, bonang baroeng, le plus
petit, bonang pënëroes.
Le bonang pour Téchelle mélodique dite pëlog se
' Le barang le plus grave de chaque bonang porte le nom
de barang gëdé ou barang agëng; celui a Toctave supérieure
s'appelle barang tjilik ou barang alii: gédé et agëng signifient
ici grfnd. grave; tjilik et altt signifient petit, aigu.
— 266 —
intt.ext E«f»r compose de deux rangées de sept gongs disposés
^'** dans l'ordre suivant :
7.1.5.4.3.6,2
6.2.3.4.5.1.7,
les chiffres indiquent les degrés de l'échelle.
Les gongs sont mis en vibration au moyen
d'un percuteur, iaboeh, formé d*une baguette de
bois dont Textrémité est entourée d'une étoffe de
laine. Le choc se donne sur la protubérance
hémisphérique, au centre du gong, appelée ^e»(;o^.
Le D' Groneman nous apprend et nous avons vérifié
l'exactitude du renseignement, que le gong s'ac-
corde en limant le contour de la protubérance pour
hausser l'intonation et en limant la surface plate
autour de la protubérance pour la baisser. Dans le
jeu du Bonang les gongs ne sont jamais étouffés, ils
vibrent librement, ce qui s'explique par ce fait que
la vibration n'est pas de longue durée. Dans le
Gamvlan où la mélodie n'est pas conduite par le
rebab ou par le soeling, c'est au bonang qu'est confié
le rôle de loerah gending^ conducteur. — Long, de la
caisse i°*io; larg. 0^43; haut. o°'43. Diam. du plus
petit gong o"*i3; du plus grand o"j55.
Id. 1743. Bonang pënëroeSf de l'anc. coll. Jour-
dan. Instrument semblable au précédent, mais
accordé à l'octave supérieure.
lo. 1744. Gambang kajoe^ de l'anc. coll. Jour-
dan. Un gamëlan complet comprend d'ordinaire
deux gambangSj Tun à lames de bois [gambang
— 267 —
kajoe), Tautre à lames métalliques [gatnbang ini\.txtEuTop
gangsÏÏ). Dans les deux instruments, les lames ^* ''
reposent sur les bords d'une caisse de bois creuse^
appelée grobogan^ de façon à renforcer par l'air
contenu dans la caisse, la résonance des lames.
Elles sont disposées de gauche à droite, du grave
à Taigu.
Sur les deux bords de la caisse de résonance
sont fixées une série de pointes placées à distances
égales correspondant à la largeur des lames. Celles-
ci sont percées au milieu de leur largeur, à l'en-
droit d'une des lignes nodales, d*un trou dans
lequel on fait passer la pointe correspondante des-
tinée à maintenir la lame ; de Tautre côté, également
à l'endroit des lignes nodales, la lame est maintenue
c
librement erttre deux pointes. Toutes les pointes sont
garnie» à l^ur base d'une rondelle de liège pour
diminuer le contact de la lame avec les bords de la
caisse et obtenir ainsi la plus grande liberté de vibra-
tion. La distance entre les lignes nodales diminuant
en raison de la longueur des lames, et celles-ci
devant reposer à l'endroit de ces lignes nodales*, il
va de soi que la distance des bords de la caisse de
résonance est déterminée par Técartementdes lignes
nodales.
< On sait que les lames reposant sur leurs lignes nodales
vibrent avec la même facilité que si elles n'avaient pas d*appui.
Le nombre de vibrations des lames libres à leurs deux extré-
mités est en raison inverse du carré de leur longueur et en
raison directe de leur épaisseur.
— 268 —
iBit.ext Earop. Dans notre gambang kajoe, les lames sont dispo-
^'' '' sées pour le gamôlan salendro, de gauche à droite,
dans Tordre suivant :
> «^ . . wiipMLittt'
Les percuteurs (taboehs) sont formés de minces
baguettes en bufHe terminées par un disque en bois
dont le bord est garni d'étoffe. — Long* de la caisse
i>n285; long, de la plus grande lame 0*440; delà
plus petite o°>245. ^^^^ augmenter la longueur des
lames aiguës et off'rir ainsi une disposition plus
agréable à l'œil avec une sonorité plus grande, les
lames aiguës ont une épaisseur quadruple des lames
graves.
Id. 1746. Gambang gangsa, de Tanc. coll. Jour-
dan. Disposition semblable à celle de l'instrument
précédent; mais dans celui-ci, les lames sont en
bronze; elles sont disposées pour un gamélan
saléndro, de gauche à droite^ dans Tordre suivant :
œ
t-*-
Le percuteur (taboch) a la forme d'un marteau
avec la tête en corne de buffle et le manche en bois.
Pour les mêmes raisons que celles données au
— 269 — *
n"» 1744, les lames augmentent en épaisseur vers inst. ext -Eorop.
Taîgu. — Long, totale o"79o; long, de la plus ^'■''
grande lame 0^204; de la plus petite o»i 18.
Les gambangs, kajoe et gangsa. destinés au gamèlan pëlog
ont les lames disposées dans Tordre suivant d'après la nature
de la mélodie ainsi que nous l'avons dit pour les gendcrs :
bUm, goelœ, dadà^ /îm&, nèfm bëm etc.
ou
barangy goeloe, dada, lima, nëm barang etc.
on en rencontre où le premier bëm ou le premier barang est
précédé d'un nèm.
Il est à observer que dans tous les instruments accordés
pour le gamdlan pëlog, le son pëlog qui a donné son nom à
l'échelle, beaucoup moins ancienne que l'échelle salcndro,
n'est pas employé.
Id. 1746. Saron dëmoeng, de Tanc. coll. Jourdan.
Le gamHan salëndro comprend ordinairement quatre
sortes de savons :
le saron dëntoeng;
le saron proprement dit;
le saron sëlënto;
le saron pëking.
Ces quatre instruments ne diffèrent que par le
diapason de leurs lames métalliques, appelées wilah
et accordées à Toctave les unes des autres. Nous
avons déjà donné la description de ces instruments
aun' 800. La percussion s'opère au moyen d'un mar-
teau de bois ou de buffle [taboeh); la résonance est
étouffée immédiatement après le choc de la lame par
la main droite, en saisissant l'extrémité entre le
pouce et les autres doigts de la main gauche. Le
Z9
inst. ext. Europ, saro;i 86 pUce devant rinstrumentiste, les lames
^*-*- aiguës à droite.
Voici l'accord de notre saron dëmoeng :
, L t#. k^. ^Jt
m=^^
Les lames des savons sont appliqués sur les bords
de la caisse sonore (grobogan) comme celles du
gambang (n» 1744). Pour obtenir les sons graves, les
lames du saron dëmoeng sont façonnées avec, en
leur point milieu, une protubérance hémisphérique
destinée à recevoir le choc du taboeh. Pour obtenir
Tunisson entre la capacité d*air contenue dans la
caisse sonore et les vibrations de la lame, la caisse
est fermée par un couvercle et lair qu'elle renferme
ne communique avec Tair ambiant que par une petite
ouverture circulaire pratiquée immédiatement sous
le point milieu de la lame. — Long, totale de l'appa-
reil o"88; long, de la plus grande lame o"285,
larg. o'"o73; long, de la plus petite lame o'"23o,
larg. o"o62.
Id. 1747-1748. Sarons de Tanc. coll. Jourdan.
Construction semblable à celle du numéro précé-
dent, mais les lames n'ont pas de protubérance et
la cavité de la caisse sur les bords de laquelle les
lames reposent est ouverte, la profondeur moyenne
en étant recherchée expérimentalement. Accord :
— HJÎ —
— Long. tôt. de l'appareil, o"»6io; long, de la plus in«i. exuEurop.
grande lame, o™225, larg. o"o58; long, de la plus ^'•''
petite lame o"i85, larg. o"»042.
Id. 1749, 1760, 1761, 1762. Saron sëlënto. de
Tanc. coll. Jourdan. Exemplaires pareils aux deux
instruments précédents, même construction. L'ac-
cord est celui-ci :
^ , t#^ I?É. ^
— Long. tôt. de l'appareil, 0*58; long, de la plus
grande lame o"»i7, larg. o«^o^j; long, de la plus
petite lame o'»i35, larg. o"028.
Id. 1763, 1764. Saron pëking, de Tanc. coll.
Jourdan. Les deux exemplaires sont semblables.
Les lames sont plus épaisses et plus étroites que
celles des instruments précédents. L'accord est
exactement à Toctave aiguë de celui du saron sëlvnto,
— Long. tôt. de l'appareil o"45 ; long, de la plus
grande lame o«»i4o; larg. o«o2i; long, de la plus
petite lame o"i2i ; larg. o^oig.
Aux sarons est également confiée la mélodie mais ils la
reproduisent plus simplement que les bonangs qui la varient.
Quelquefois les sarons de petite taille, sëlënto et pcking, para-
phrasent dans un mouvement si précipité la mélodie des deux
autres sarons, qu'au lieu d'un joueur il en faut deux qui se
placent alors i*un vis-à-vis de Tautre.
Il existe un cinquième saron, connu sous le nom de tjeloering
mais il ne sert que dans le gamëlan pulog. Il est accordé
comme les sarons, mais au lieu de lames ce sont des timbres
de la grandeur d'une tinsse à thé ^ui servent de corps sonores.
— 272 —
lost. exi.-Earop. Ils 8ont rangés sur un support de bois massif (grobogao) et
Cl I fixés par des broches de fer qui les traversent à leur centre. On
les met en vibration en les frappant à Taide d*une baguette de
bois (taboeh).
Id. 1755 1766. Këitongs de Tanc. coll. Jourdan.
Ils sont au nombre de deux, de forme semblable à
celle des gongs des Bonangs. Chaque gong repose
sur de simples cordes tendues entre les bords d'un
cadre carré en bois appelé rantjakan. Le plus petit
accordé au nëm donne le ^— j- « le plus grand,
réglé sur le dâdâ donne le gk^^^^. — Dimensions
de la caisse: Haut. tôt. o^iS; larg. de chaque
côté o«27. Diam. du gong : o"»i8.
Il n'est pas sans intérêt de faire remarquer que le kj^nong
no 1756, le plus grand, est celui qui donne l'intonation le plus
élevée. Ce fait l'explique par l'épaisseur du métal qui est
beaucoup plus forte dans celui-ci que dans l'autre. Il est
possible que ces kënongs aient été changés car d'après le
O^ Groneman, il faudrait que les deux gongs du gamëlan
salëndro fussent accordés en nëm et à l'octave l'un de l'autre.
Les kënongs servent à indiquer les petites divisions de la
mélodie; ils sont mis en vibration par des taboehs semblables
à ceux des bonangs. Le këtock est un instrument de même
forme que le kënong; ses gongs sont plus petits et accordés
en barang.
Id. 1767. Anklang. Don de M. Oisbert Combaz.
Ce très intéressant instrument, l'exemplaire le plus
complet que nous connaissions, est formé d'une
série de 15 auklangs proprement dits, tels que nous
- 273 —
les avons décrits soûs les n®' 99 à 106 et qui seintt.est Europ.
composent ici chacun de deux tuyaux accordés à ^' '
Toctave. Les châssis qui portent ces tuyaux sont
enfilés sur un tuyau de bambou reposant sur deux
tréteaux.
Les anklangs sont accordés dans l'ordre suivant :
9 10 11 13 13 14 15
Il est à remarquer que Vanklang s'accorde par la
longueur du tuyau fermé par son extrémité infé-
rieure. C'est presque un instrument à vent, le choc
produit par le glissement dans la rainure du châssis
constituant un mode d'ébranlement particulier de
l'air enfermé dans le tuyau. Celui-ci étant fermé
comme nous venons de le dire, à la partie inférieure
par le nœud de croissance du bambou, la longueur
de la colonne d'air est déterminée par l'échancrure
découpée iongitudinalement, sur la moitié de la
circonférence, à la partie supérieure du tuyau. —
Long. tôt. i"»8i; haut. tôt. i"22.
BrANCHB B. — INSTRUMENTS AUTOPHONES PINCES.
Section A. — Pinces avec ou sans picctre.
Id. 1768. Grinding (néerl. = mondtrommel, fr.
=» guimbarde). Don de M. L, J. F. E. von Ende.
J
— 274 —
last. ext.Burop. C*est une lame très mince, en écorce de jonc, de
^''^* o"i4 environ de longueur sur ©"015 de largeur,
dans laquelle on a découpé une languette de o°^o65
de longueur sur o™oo5 de largeur, vibrant en liberté
d'un côté et, de Tautre, restant attachée à la lame.
La partie libre portera o'°oi3 de son extrémité,
trois dents découpées en longueur de façon à
laisser entre elles deux espaces vides dans lesquels
viennent s^emboîter deux dents adhérentes à la
lame. Ces découpures sont très délicates et très
finement exécutées.
Au revers de la lame, on a laissé deux chevalets
taillés dans l'épaisseur du jonc pour consolider la
lame et lui donner plus de rigidité. Le premier
(larg. o"o X , haut. o"o 15), est placé à l'extrémité delà
lame, sous la partie de la languette restée adhérente;
le second (larg. 0^02, haut, du précédent), est
placé à environ o'"oi5 de la languette et découpé
sur sa largeur en trois parties, de façon que celle du
milieu reste adhérente à la languette vibrante et les
deux autres à la lame. Un troisième chevalet,
beaucoup moins élevé, est laissé sur toute la largeur
de la lame, là où cesse l'entaille de la languette,
pour empêcher que le cadre dans lequel se meut
cette dernière se détériore par l'allongement des
entailles. On renforce le son, très faible, en
appuyant l'extrémité de la lame sur le bout d'un
tube de bambou qui sert en même temps de gatne
pour la préservation de la lame. Renforcée par les
— 275 —
capacités d'air différentes que la bouche peut four- insi ext.-Europ.
nir, la languette donne les sons ^'' '*
Ce curieux appareil est en usage parmi les
Sounianais.
Les Soundanais passent pour être les plus anciens habitants
de nie de Java. Ils sont plus grands et plus robustes que les
Javanais et parlent une langue qui se rattache à celle de l'île
de Madura (Malaisie). Mahométans comme les Javanais, ils
diffèrent de ceux-ci par leurs mœurs, leurs costumes, leurs
habitations et leurs instruments de musique.
Nous devons ce renseignement à Tobllgeance de M. Serru-
rier, Pancien directeur du Musée royal ethnographique de
Leyje.
Id. 1769. Grinding. Don du même. Instrument
semblable au précédent.
Japon. 1760. Guimbarde. Don de M. W" Adams
Brown, de New-York. L'appareil est formé d'une
lame mince de bambou dans laquelle on a découpé la
languette vibrante à l'aide de trois incisions : deux
longitudinales et une transversale, celle-ci près de
Textrémité de la lame. D'après les renseignements
donnés par le donateur, ce petit instrument est
particulièrement en usage chez les Âînos, peuplade
aborigène du nord de la grande île de Yéso ou
Matmaï (Archipel japonais). — Long, tôt, o'"io5;
larg, max. o°oio.
AusTRAUB. 1761. Guimbarde. Don de M. Beckx,
— 276 —
inst ex*.-Europ. consul général de Belgique à Melbourne. Cette
^' ' guimbarde est faite d'une lame de bambou taillée
en pointe au milieu de laquelle on a détaché, par
deux entailles longitudinales, une étroite languette;
on produit la vibration de celle-ci en tenant le gros
bout de la lame entre le pouce et l'index de la main
droite, la pointe battant sur l'ongle du pouce de la
main gauche; le son obtenu est analogue au bour-
donnement de Tabeille. — Long, de la lame, 0*20;
larg. au gros bout, o">03.
Cette guimbarde, naguère fort en honneur parmi les natu-
rels des îles de l'archipel Bismarck, est, parait-il, devenue fort
rare aujourd'hui. On l'a remplacée par la guimbarde en acier
ordinaire dont le succès chez les indigènes a été si grand,
qu'elle est devenue une monnaie d'échange fort populaire!
Congo. 1762. Zanza. Don de M. Verberckt,
agent de l'Etat indépendant. Le corps est une cara-
pace de tortue dont la partie concave est fermée par
une tablette de bois fixée à Taide d*un mastic noir
parsemé de coquillages. Sur la tablette servant de
table d'harmonie sont fixées huit lamelles métal-
liques dont l'accord actuel, c'est-à-dire tel qu*il
était au moment où nous avons reçu l'instrument,
est le suivant :
0
Deux petites ouvertures circulaires percées dans
la table et sur le dos servent d*ouIes; elles mettent
en communication Tair de la caisse de résonance
avec Tair ambiant et renforcent par suite la sono- tatt ext.-Ëarop.
rite. — Long. tôt. de la carapace, o"2 1 ;larg. o°»i45. ^**' '
Id. 1768. Madiumba. Don de M'. H. M. Jaeger,
de Bruxelles. Construction ressemblant à celle de
l'instrument précédent dont nous avons déjà cata-
logué plusieurs spécimens, notamment les n*^* loS,
306, 672, 818 et sous les noms différents de Zanxa^
Bantyou^ Insimbi, qu'il porte dans ses pays d'ori-
gine. La caisse est une carapace de tortue, la table
d'harmonie est en bois. Les languettes, au nombre
de neuf, occupent actuellement Tordre suivant :
31
^^
Long. 0*23; larg. max. o"i5.
M. Jamea Vandrunen (Heures congolaises» Bruxelles, BulenS
1899) A rencontré le même instrument à Tumba, une des
stations du chemin de fer de l'Etat indépendant du Congo.
Il lai donne le nom de Ndimbif qui peut être apparenté à
Maditmba»
Id. 1764. Madiumba. Don du même. Semblable
au précédent, mais la caisse, ici, est une boîte rec«»
tangulaire creusée dans une seule pièce de bois, à
l'aide d'une ouverture latérale. Elle était montée de
dix lames en métal, dont une a disparu. Les lames
ayant été dérangées dans leur position, l'accord
actuel ne peut nous intéresser; quelques-unes
sont garnies d'une variété de perles bleues, appelées
matar par les indigènes, et qui servent de monnaie
dëchange. L'instrument provient du district des
20
— 278 —
loiLext-Europ. Cataractes, entre Matadi et le Stanley-Pool. —
^'' ' Long. o*2i ; larg. max. o"i2.
Id. 1766. Madiumba. Don du même. Instrument
de même nature que le précédent. Les six lamelles,
en roseau, sont fixées sur trois pièces de bois
très léger et très spongieux, une sorte de roseau;
les deux pièces latérales dépassent de o^'oS en
longueur celle du milieu. L'instrument provient de
la peuplade des Basundis habitant le village de
Simangudi, sur le territoire français (Bas-Congo).
— Long. tôt. o"2i ; larg. max, o"o95.
Id. 1766. Madiumba. Don du même. Instrument
ressemblant au n» 1764; les lamelles vibrantes, en
roseau, sont au nombre de cinq, dont quatre ornées
des perles matar. Même provenance que Tinstrn-
ment précédent. — Long. o"i2; larg. max. o^og.
Id. 1767. Zanza. Don de M. Edmond Picard.
Semblable au n» 108. Caisse rectangulaire, avec,
sur la table d'harmonie, dix lamelles de fer ; un
grelot en cuivre est suspendu à la table au moyen
d*un cordon. — Long. 0^23; larg. o"i3.
*- a7d —
Classe II. ^ Instruments à membranes.
Branche A. — Membranes percutées.
Sbctzon a. — Instruments bruyants.
Sona-sectioo oa. — Membranes tenduei aar no eadre.
Annam. 1768. Cdi trâng boc (Trông =- tambour, îwt. ext.-Eorop
boc^ onomatopée). Simple membrane tendue sur un ^'*"*
gros cercle de bois. Ce tambour, dont il existe de
nombreux spécimens de toutes dimensions, affecte
la forme d'une demi-sphère ; la membrane est fixée
à la partie convexe à l'aide de clous en fer. — Dia-
mètre de la partie vibrante de la membrane, o'°o75;
épaisseur du cadre, ©«os, haut. 0,07 environ.
Id. 1769. Cdi trông met ou trông manh (met =
van, petite corbeille en forme de coquille; manh =*
plat, mince). Membrane fixée à Taide de clous sur
un gros cercle de bois. Ce tambour, qui se frappe à
Taide de deux petites baguettes, produit les roule-
ments dans les orchestres ; il accompagne aussi les
chanteurs et sert parfois dans les exorcismes des sor-
ciers. — Épaisseur du cercle, 0*040; haut. o"»o55;
diam. intérieur du cercle (et, par conséquent, de la
partie vibrante de la membrane), o™2i.
Id. 1770. — Cdi trông va {va =- chiquenaude,
— a8o —
iQit.est.-Borop.coup sur Ic vîsage). Construction semblable à celle
^^ "• du n» 688, mais à une seule membrane. — Diam. da
disque o°'i8o; diam. du trou central et de la mem-
brane o"ii7.
Chinb. 1771. Tien^Kou, quelquefois appelé
Pang'Kou. Don de M. V. Mahillon. Tambour de
construction semblable à celle du n« 675. La peau,
extrêmement tendue, donne, à l'aide de la baguette
qui sert de percuteur, un son très aigu. — Diam.
o'"26; haut, du disque o»070.
Id. 1772. Tambourin. Don de M. J. A. van Aalst.
Cercle de forme octogonale. Membrane en peau de
serpent. Les huit côtés du cadre sont percés
d'ouvertures dans chacune desquelles est fixée une
pièce de bronze qui résonne lorsqu'on secoue
TappareiK — Long. max. 0"i7; haut. o'»046.
Une chose digne de remarque est Textrème tension que con-
serve la membrane malgré les variations hygrométriques de
l'atmosphère; elle reste à ce point insensible que les vis de
tension dont nous nous servons pour remédier à ces influences,
n'existent pas dans l'instrument chinois; elles y seraient
d'une parfaite inutilité.
Amérique. 1778. Tambourin. Don de M"* John
Crosby Brown. Instrument des Indiens Sioux.
Cadre circulaire sur lequel est tendue une mem-
brane. Celle-ci recouvre simplement l'un des côtés
du cadre et pour qu'elle ne s'en détache pas, quatre
lanières partant des bords de la membranes vien-
nent se lier en croix sur le côté opposé du cadre.
L'instrument est accompagné du percuteur, simple
— 28l —
baguette de bois terminée par une petite boule deint«.ezt.-Barop
laine. — Diam. o"32; haut, du cadre o™o8. ^**"*
Id. 1774. Tambourin, Don de la même. Prove-
nance et construction semblables à celles du n" pré-
cédent; six lanières, au lieu de quatre, servent à
fixer la membrane sur l'un des côtés du cadre. Le
percuteur accompagne. — Diam. o«»2 8; haut, du
cercle 0^065 .
Algérie. 1776. Tubilattes. Don de M. V. Mahillon.
Timbales semblables au n"* 320, mais d'un modèle
un peu plus petit.
Soos-section 66. — Membrane tendue ear un récipient
Nouvelle- Guinée. 1776. Tambour. Don de
Tambour (no 1776).
M. BeckXy consul de Belgique à Melbourne. Il est
semblable au n^ 589.
Java. 1777. Tambour^ de lanc. coll. Jourdan.
Instrument semblable à celui déjà décrit sous le
n^jig. Nous n'avons trouvé aucun renseignement
au sujet de l'usage de cette variété de tambour dans
le Gamëlan.
— a82 —
SoBi-tectioa ce* — k doable membnuie.
ust. «rtEurop. Japon. 1778. Tatko. Don de M. L. J. F. E. von
^*'"' Ende. C^est un tambour dont le fût est formé d'un
cylindre de bois de o°'i4 de haut, et de o'"a40 de
diam. Les deux membranes, fixées sur des cercles
en bois, mesurent o''340 de diamètre, de sorte que,
dans leur position sur le fût, elles le dépassent de
o'^os. La tension des membranes est obtenue à
Taide d'un cordage qui passe dix fois, et alternati-
vement d'une membrane à Tautre, sur les bords de
leur cinconférence et en-deça des cercles par des
trous ménagés dans les membranes. L'instrument
est entièrement recouvert d*un laque noir avec des
ornements dorés; sur chacune des membranes est
dessiné un cercle divisé en trois parties et en
trois couleurs : rouge, bleu et noir, sur fond blanc.
Ce dessin offre quelque ressemblance avec le Y»-
Yang chinois, cercle symbolique divisé en deux par-
ties figurant les deux influences contraires: le bien
et le mal, la chaleur et le froid, le mouvement et le
repos, etc. (Dumoutibr. Les symboles^ les etPtblèmes
et les accessoires du culte chez les annamites).
Chine. 1779, Hwa^Kou. Don de M. V. Mahilion.
Petit tambour dont le récipient, en bois peint rouge,
a la forme d'un baril dont les ouvertures sont
recouvertes par des membranes attachées sur les
côtés par des clous de cuivre. Deux anneaux égale-
ment en cuivre sont fixés dans le côté du baril et
servent à le suspendre. Cet instrument, encore
— 283 —
actuellement employé dans les temples consacrés à inat ext..Earop
Confucius, correspond assez exactement au Ya-Kou ^**"'
représenté dans la Mémoire sur la musique des
Chinois par le Père Amiot (voir pi. II, fig. 10). —
Long. tôt. 2"27; dîam. au milieu du baril, o»2o; aux
extrémités, o"'i4.
Id. 1780. Chang'Kou (fr. = long tambour). Don
du même. Le récipient, en bois, à la forme d*un
sablier; les deux ouvertures sont recouvertes de
membranes en peau de serpent appliquées sur un
cercle de fer et tendues à Taide de cordages agissant
Chang-KoQ (n* 1780).
sur des crochets en fil de laiton plies en S, dont
Tune des branches accroche le bord du cercle en
traversant la membrane et dont l'autre reçoit le
cordage. Celui-ci se serre à 1 aide de tirants en peau
qui agissent comme les tirants appliqués aux
tambours européens. — Haut. o°775; diam. des
membranes o"a5o.
Id. 1781. Tien^Kou. Don du même. La construc-
tion ressemble à celle du n» 688. C'est un disque
de bois percé dans son axe d'une ouverture dont les
— a84 —
iD»i. ezt-Biirop. deux orîfices sont recouverts par des membranes
^^'^^' clouées sur les bords du disque à l'aide de pointes
en fer. Afin de faciliter la tenue du disque entre
le pouce et l'index, ses bords sont fuyants de
chaque côté, depuis la moitié environ de Tépais-
seur jusqu'au bord de l'ouverture. — Diam. da
disque o°>io; épaisseur o^oô; diam. de l'ouver-
ture o»i 4.
Id. 1782. Hwa'Kou. Don du même. Il ne diffère
du n» 1779 qu'en ce que le récipient est ici peint
en noir.
Id. 1783. Pan-Kou. Don du même. C'est un
tambour en forme de baril aplati dont les deux
ouvertures sont recouvertes par des membranes
fixées à l'aide de clous en cuivre. Trois anneaux
de même métal sont fixés au côté de la partie la
plus large de la circonférence du récipient. Un res-
sort attaché par une de ses extrémités à l'intérieur
de l'appareil ajoute le bruit de sa résonance aa
son produit par la percussion des membranes. —
Haut. o°*o55; diam. max. au milieu du réci-
pient o"30o; diam. des membranes 00260.
Ce tambour est particulièrement en usage dans les pago-
des de Shanghaï.
Japon 1784, Taïco. Don du même. Tambour japo-
nais. Il repose entre les deux côtés d'un support
disposé en angle droit et auquel il a été fixé par des
anneaux et des liens de cuir. Les côtés de ce support
ont une longueur égale à la hauteur du tambour.
— a8s —
Le côté vertical est muni, sur la face opposée à celle iBii.eit..Barop.
qui supporte le tambour, de deux lanières de cuir ^^'^'
dans lesquelles on passe les bras pour porter l'in-
strument sur le dos. La construction du tambour
est semblable à celle du n* 683, mais les supports
diffèrent; celui de l'instrument qui nous occupe sert
dans la marche, tandis que l'autre, celui de n"" 683 ,
est spécialement destiné aux exécutions qui se font
TaSco (lo 1784).
au repos, dans des salles. Les deux membranes sont
ornées du cercle symbolique dont nous avons parlé
au n® 1778, mais les divisions sont en noir sur fond
d*or. — Diam. des membranes, 0^44; diam. max.
au milieu de récipient o'n48; haut. o"32.
Annam. 1786. Cdi irông cai (cai >» important,
gros, c'est-à-dire : l'important, le gros tambour;.
Instrument en forme de baril laqué rouge et doré;
les membranes sont fixées à la circonférence à Taide
— 286 —
iMt. utEarop. de cIous 611 cuïvre. Il sert pour les appels dans les
Cl II
bonzeries, les pagodes et le prétoire des manda-
rins. Haut. o"48 ; dîam. des membranes o«"36.
Id. 1786. Cdi trông tien c6 [tiên^petit; c^ = cou).
Tambour à manche. Récipient en bois laqué rouge,
légèrement renflé vers le milieu de la hauteur. Un
manche en bois, également laqué rouge, est adapté
au récipient et sert à le maintenir d'une main tandis
que de l'autre on frappe Tune des membranes avec
une seule baguette. Il s'emploie à la tète des
cortèges. — Haut, du fût o"i2; diam. du côté des
ouvertures o"2i ; long, du manche o"i2.
Id. 1787. Cdi trông corn {corn [prononcez keumé]
« riz cuit). Cylindre de bois légèrement renflé vers
le milieu, se suspendant au cou à l'aide d*un cordon
attaché à deux pitons fixés dans le récipient. Les
deux membranes, collées sur le récipient, se percu-
tent simultanément au moyen des doigts. Le nom
particulier de ce tambour s*explique par ce fait qu'on
a l'habitude, quand on en joue, de coller au centre
de chaque membrane, une pellicule de riz cuit large
comme une sapèque, petite pièce de monnaie chi-
noise. — Long, du récipient o''4i5; diam. des
membranes o"i45.
Id. 1788. Cdi trông tien c6. Semblable au n» 1786,
mais plus orné et de dimensions moindres. — Haut,
du récipient, o«o8; diam. des membranes, o"»i25;
long, du manche o"io.
Id. 1789. Cdi trông. Construction semblable à
— 287 —
celle des n** 1786 et 1788, à Texception du manche» utt ext.EBnp.
remplacé ici par une boucle formée par une lanière ^^^^'
de cuir. On frappe ce tambour au moyen d'une seule
baguette. Il sert notamment à la tète des cortèges
civils et militaires. — Haut, c^ia ; diam. des mem-
branes 0"22.
lo. 1790. Cdi irông. Semblable au précédent,
sauf les dimensions. S'emploie dans les mêmes
circonstances et de la même façon. — Haut, du
récipient o"io; diam. des membranes o»i5.
Id. 1791. Cdi irông con (con [prononcez conné] =
enfant). Tambour d'enfant. Construction semblable
à celle du n® 1786, mais le bois est à nu. — Haut,
du récipient, ©"075; diam. des membranes 0*095.
Id. 1792. Cdi irông con. Semblable au précédent,
sauf les dimensions. — Haut, du récipient o»o65;
diam. des membranes o'»i2.
Congo. 1798. Baiie de iambour en ivoire. Don de
M. L. Cavens. Elle provient de la tribu des Mongala
de rOuellé. Simple tige surmontée d'un renflement
sphérique, le tout taillé dans une seule pièce
d*ivoire. — Long. tôt. oai95; diam. de la tète
0*045 environ.
Chine. 1794. Tao Kou, de l'anc. coll. Jourdan.
Ce petit tambour ressemble à ceux précédemment
décrits sous les n** 591 et 689. Le percuteur est ici
un petit coquillage attaché à un fil de soie. Diaprés
une étiquette collée sur le manche, il porterait un
troisième nom : € Cloniong >, ce qui s'explique
— a88 —
IBlknt^Bllra^ vraisemblablement par sa provenance d'ane pro-
Cl II
vince de la Chine autre que celles d'où nous viennent
les deux autres spécimens. — Long. tôt. 0^23;
haut, o^os; diam. des membranes o"o5o.
Java. 1796. Këtipoeng (avec baguettes) , de Tanc.
coll. Jourdan. C'est un tambour en bois» en forme
de barillet décoré de peintures noires et or représen-
tant des fleurs et des feuillages sur fond rouge. La
tension s'opère, comme au n» 823 (Gàndang^ Géf»-
dang ou Këndang)^ à l'aide de lanières provenant du
palmier des Indes, le Rotang (Rotin). Le Kêtipoeng
ne diffère du Këndang que par ses dimensions
plus petites. Le fût s'appelle nàngka. On le pose
quelquefois devant soi sur un support appelé
bantjik, ou bien sur les genoux (mangkoe). Les
membranes sont en peau de mouton ou de cerf; la
grande se frappe ordinairement de la main droite.
L'instrumentiste peut varier les effets suivant qu'il
joue directement de la paume de la main ou des
doigts, ou qu'il se sert de baguettes. — Haut,
tôt. o"53; diam. de la grande membrane o"26; de
la petite 0^22.
Les Javanais ont encore un autre tambour appelé Btdoeg,
gros cylindre de bois suspendu dans un châssis reposant sur
quatre pieds. Les membranes ne se frappent pas directement
de la main, mais par l'intermédiaire d'un maillet de boia
dont la tète sphérique est entourée d'étoffe. Ce genre de
tambour, employé très exceptionnellement dans quelques
gamèlans, sert plus particulièrement dans les mosquées pour
appeler les fidèles à la prière.
— aSg —
Classe III. — Instruments à vent.
?h$û (do Z7g6).
Branche A. — Instruments a anche.
Sbction a. — Anche simple, lihr$ avec tuyau.
ToNKiN. 1796. Phan. Don de M* O. Du- iMt.exUEorop
moutier, inspecteur de l'enseignement de ^^•"^*
TÂnnam et du Tonkin. Orgue portatif
des Muongs de la Rivière noire et des
montagnes qui confinent au Laos. La
construction est semblable à celle du
Khèn (voir n* 138), mais de moindres
dimensions : la longueur du tuyau le
plus long n'est que de i">55. Le diapason
est exactement à la quarte supérieure du
n^ 138. Les tuyaux sont placés dans le
même ordre, en commençant de chaque
côté, par le plus petit.
Id. 1797. Phan. Don du même. Même
origine que le précédent. Sa tonalité
est exactement à la quinte aiguë, mais
celui-ci a un léger changement dans
Tordre des tuyaux, dont les intonations
sont les suivantes :
— ago —
lBit.ext.-Barop.
Cl. m.
T«7awE de droite.
Toyanx de gracfae.
13=1:
^
7 6 5 4 12, ..54821
Le sixième tuyau gauche est muet; l'appareil
d'ébranlement, l'anche, manque. — Long. max. o"»85.
Inoo-Chinb. 1798. Phan. Celui-ci provient du
bassin du May Kong, dans le Laos. Sa construction
ne ressemble en rien à celle
des instruments précédemment
décrits sous le même nom. II
est formé d*un long canal d*in-
sufflation, cylindrique sur la
plus grande partie de sa lon-
gueur et qui s'élargit vers son
extrémité, là où sont insérés
verticalement six tuyaux en
bambou, trois de chaque côté.
Ce canal est formé de deux
coquilles creusées et assem-
blées au moyen d'un collage.
^immmmmÊimÊÊÊmmmÊm
Phmn (ao 1798).
Chacun des six tuyaux est percé latéralement d'une
ouverture rectangulaire recouverte par une anche
libre (par exception, le premier du côté droit, possède
— agi —
deux anches à Tunisson). Les tuyaux sont adaptés inttexi-Sarop.
dans le canal d'insufflation de telle façon que les ^^^^*
anches vibrent à Tintérieur de la boîte-réservoir
d*air formée par Télargissement du tuyau d'insuffla-
tion. Outre l'ouverture de l'anche, chacun des
tuyaux est percé d'un petit trou latéral, placé en
dehors du réservoir d*air que l'exécutant bouche au
moyen du doigt pour obtenir le rapport voulu entre
rintonation de l'anche et celle du tuyau et, par
conséquent, produire le son (Voir le n* 137).
Les trois tuyaux de droite fournissent les intona-
tions suivantes :
i
^ 12 3
les trois tuyaux de gauche :
i
^*
1 T T
Contrairement à ce que nous avons constaté
dans les autres /Aans, Tordre des tuyaux est indiqué
ici en raison de la position qu'ils occupent vers
l'ouverture du tuyau d'insufflation. — Longueur du
tuyau de bambou le plus long o°>765; du plus
court o°»57.
Sbction C. — Anche simple^ battante avec tuyaux.
Soiia*s»ction aa, — Tayaa cylindrique.
Egypte. 1799, 1800. Chalumeaux (Fac simile en
cuivre). Don de M. Â. J. Hipkins à Londres. Les
lut «ztEtirop. originaux ont été trouvés à Kahun' par M. Plinders
ci-"i- Patrie, explorateur anglais, dans la tombe d'une
femme égyptienne du commencement de la XX*
dynastie (i loo ans environ avant Tare chrétienne).
Les originaux, auxquels manquent malheureuse-
ment les anches, sont en roseau. Mais les colonnes
d*air, qu'elles soient mises en vibration au moyen
d'une anche double ou d'une anche battante, donnent
au point de vue des intonations, des résultats
presque identiques pour peu que le son propre des
deux différentes anches soit de même hauteur*.
Ainsi nous avons relevé avec les deux systèmes
d'anche, pour le n* 1799, percé de quatre trous
latéraux :
0 1 2 8 4
et pour le n» 1800 avec trois trous latéraux :
ë^
I Kahun. dans le département du Payoum, eat cette ville
qui fut spécialement édifiée pour servir de résidence au
architectes et aux ouvriers chargés d'édifier la pyramide
d'Usertesen II, de la XII« dynastie. Le tombeau en question
fut découvert dans la pyramide même.
* Le son propre de Tanche est un facteur très important
dans l'accord des instruments dont la colonne d'air est mise
en vibration par ces languettes élastiques: une anche mal
diapasonnée détruit complètement le juste rapport entra les
degrés de leur échelle.
— a93 —
L'anche battante dont nous nous sommes servis» imi. tst^Buro»
semblable à celle de Varghoul, mesure 0*055 db ^**"'*
longueur; la perce, pareille à celle de l'instrument,
mesure o'^ooô de diamètre, la languette vibrante
est détachée sur une longueur de o"o3o. Pour
assembler Tanche au tuyau, nous avons employé
un petit anneau de cuivre, en manière de bague.
L'anche double nous a été fournie par un frag-
ment de tige de seigle formant un tuyau de o»044 ^^
longueur sur un diamètre intérieur de 0^005 et
aplati à son extrémité supérieure de façon à former
une double languette. Nous Tavons fait serrer dans
le tuyau à Taide de quelques tours de papier.
Les deux systèmes d^anches sont joints aux
instruments.
Bien que les résultats obtenus dans les deux cas
soient presque identiques, comme nous venons de
le voir, il n*en est pas moins intéressant de chercher
à savoir de quelle nature était Tanche employée
par les anciens.
La ressemblance des chalumeaux de Kahun avec
Targhoul n* 113 et la zummârah n» 115, l'un
et Tautre, actuellement encore très répandus en
Egypte, nous permet de supposer que Tanche bat-
tante était aussi celle de ces chalumeaux et que
cette anche est originaire des pays riverains du Nil
et qu'elle y est en usage de temps immémorial.
Lors de la reconstitution de la tibia n^ 416 nous
avions supposé, en raison de la similitude des
ai
— 294 —
iMUtttu-sofop. colonnes d'air» que l'anche battante était aussi celle
de ces chalumeaux de Tépoque greco-romaine. Nous
versions dans Terreur.
Dans une note à la suite de la description de la
tibia susdite (i*' vol. 2* éd.), nous avons justifié
cette modification de notre manière de voir. Depuis,
en janvier 1896, un voyage en Tunisie nous a
fourni l'occasion de visiter le Musée de Carthage.
Le R. P. Delattre, à qui est dûe^ pour la plus grande
partie, la formation de ce Musée, d'une très grande
valeur historique, nous a fait remarquer une stèle
punique sur laquelle figurent deux tibiae très exacte-
ment et très minutieusement représentées. Or, les
anches sont doubles. Cette stèle, vierge de toute
restauration, date de deux siècles avant l'ère chré-
tienne ; elle établit donc d'une façon définitive et
indiscutable la forme double de l'anche de l'aulos
grec et de son dérivé la tibia romaine. L'origine de
l'anche double ne doit pas être moins ancienne que
celle de sa rivale, l'anche battante; la simplicité de 1
sa structure permet même de supposer qu'elle lui
est antérieure; il suffit, en effet pour la façonner et
le chalumeau du même coup, d'aplatir l'extrémité
d'une tige de blé en herbe !
L'anche double a en outre l'avantage de pouvoir
être faite de toutes dimensions tandis que celle de
l'anche battante est nécessairement limitée au dia-
mètre du tuyau dont on a découpé la languette
vibrante; elle parle plus facilement et donne plus
— à95 —
d ampleur à la vibration de la colonne d'air àiMt.at.Bnr»p.
laquelle elle est associée.
Voici les dimensions de nos deux chalumeaux :
«)N» 1799 : long. o"448; diam. intérieur o»oo6
environ. Les trous latéraux sont placés respective-
ment à 0*074, o^ioôj o"»i43, o""i77, ces distances
sont mesurées du bord de l'extrémité inférieure du
tuyau jusqu'au milieu des trous. Ceux-ci, de forme
ovale, mesurent respectivement : le premier, 8 mill.
de long, sur 4 de larg.; le deuxième, 7 mill. sur 4;
le troisième, 5 mill. sur 3 1/2; le quatrième, 4 mill.
sur 3.
6)N» 1800 : long. o"»453; diam. intérieur, égale-
ment o^ooô environ. Les trous latéraux sont placés
ào'"o42, o"o7i, o»iio de l'extrémité inférieure du
tuyau; le premier mesure 7 i/^ mill. sur 4, le
second 7 sur 4, le troisième 6 î/2 sur 3 ^/a.
Japon. 1801. Chalumeau, Don de M. B. Closson.
Tuyau de bambou dont Tune des extrémités, taillée
en biais, est recouverte par une mince membrane, en
papier parcheminé, fixée par un bout dans une fente
longitudinale pratiquée dans l'épaisseur du bambou,
vers le bas de la taille oblique. Le tuyau porte aux
deux extrémités deux autres petits tuyaux de bambou
dont l'un du côté de Tanche, teint en vert, mesure
o°^25 de longueur, tandis que l'autre, du côté opposé,
teint en rouge, n'a que o"»35 de longueur; de ces
deux tuyaux, glissant dans le tuyau principal, le
premier sert à mettre Tanche en vibration par
— agfi —
ii»t.ttt^Qror- insufflation, le second par aspiration. Dans les
a. m.
deux cas l'intonation est î
p-
Long, du tuyau
principal o'^oga; diam. intérieur o">oo4 environ.
lo. 1802. Chalumeau» Don du même. Tuyau de
bambou percé de six trous latéraux. Dans l'intérieur
glisse, à o»oio environ de profondeur, un autre
tube de bambou, que l'instrumentiste introduit dans
la bouche et qui contient lui-même un troisième
bout de tube; l'extrémité de ce dernier, taillée en
biais, porte une membrane vibrante semblable à
celle du chalumeau précédent. L'ouverture succes-
sive des trous latéraux fournit les intonations sui-
vantes :
:j j J U=L
— Long, du tuyau principal on235; diam. intérieur
o"oo8; long du tuyau d'insufflation o"04o; du tube
portant l'anche o"02o; diam. intérieur du même
o^.ooa.
Id. 1808. j^ouet. Don du même. C'est une poupée
formée de simples feuilles de papier collées sur
leurs bords et sur lesquelles on a représenté en
quelques traits au pinceau, un personnage féminin.
Un cylindre de carton lui sert de ceinture et main-
tient la forme arrondie de la poupée. Dans le
cylindre on a adapté un petit tube de bambou servant
à rintroduction de l'air destiné à gonfler le jouet.
Cl. III.
— 297 —
A côte de ce tuyau on en a collé un second muniiott.«t-«orop.
d'une anche semblable à celle des deux instruments
précédents. On embouche simultanément les deux
tuyaux, de manière à gonfler ce simulacre de poupée
et à mettre, en même temps, Tanche en vibration;
celle-ci donne une note à l'unisson du réb de la
7* octave, dont le timbre imite assez bien le cri
d'un enfant. — Long, du tuyau d'insufflation avec
l'anche 0*04 environ.
Id. 1804. 3^ouet. Don du même. Semblable au
précédent. La figure en papier colorié représente
ici un coq et la botte en carton dans laquelle sont
insérés les deux tuyaux de bambou, affecte la forme
d'un œuf.
Sbction D. >- Anchâ doubkt avec tuyau.
Sou-iectioa «m. — Tuyau qrlindriqve.
Annâm. 1806. Cdi ken mot (kan^ flûte, mât,
unique). Simple tuyau de roseau percé latéralement
de sept trous sur une face, et d'un huitième trou sur
la face opposée, à la hauteur correspondant à la
moitié de l'intervalle compris entre les deux der-
niers trous de la face antérieure. Les trous, au lieu
d'être ronds, étant ovales, il est aisé de ne les
couvrir que partiellement.
L'anche, très curieuse, mérite une mention spé-
ciale : elle est faite d'une enveloppe de chrysalide
préparée de façon à former une sorte de tuyau dont
— 298 —
iiitt.cit..Biirop. Textrémité, aplatie, agit comme les deux languettes
de Tanche double. Les intonations sont approxima-
tivement les suivantes :
Cl III.
^
^ 0128. 4 5678
— Long. tôt. (anche comprise) o»i98; diam. inté-
rieur o"oo6 environ.
lo. 1806. Câi ken dôi {dôi, double). Chalumeau
double formé de deux tuyaux semblables à celui de
l'instrument précédent, et munis chacun d'une
Cài ken dôi (no 1806).
anche de même nature. Ces deux tuyaux, réunis
par leur côté et attachés à Taide d'une sorte de
mastic, sont de même longueur et sont percés cha-
cun d*un même nombre de trous. Les deux anches,
s'embouchant à la fois, produisent deux sons à peu
pris à Tunisson, dont le léger désaccord se mani*
feste par un tremblotement continuel semblable à
celui de la zummarah^ auquel l'instrument res-
semble beaucoup, à part le détail de l'anche (Voir
la note du n* 115). Les intonations sont à peu près
les suivantes :
it
m
012
— Long. tôt. 0*27.
— 299 —
Id. 1807. Cdi ken mot. Don de M. G. Dumoutier. imt «trEoio
Simple chalumeau à colonne d'air cylindrique, de ^ "*
construction semblable à celle du n"* 1865 et percé
comme celui*ci de huit trous latéraux, fournissant
ici la très curieuse succession suivante :
k=rr^i-r^.
tF f T T 1
^ 012345678
— Long. tôt. o"*245.
lo. 1808. Cdi ken dôi. Don du même. Chalumeau
semblable au n* 1806. Intonations :
h — . T-:r
^-H-^ ^ r "f^
3 4 6 6
^ — ia^"T^ — ^
W I a
— Long. tôt. o"28o.
Sov»-*ection bb. — Anche double et tnyao conique.
Id. 1809. Cdi ken ha (Joa = conque, pavillon
évasé; on désigne du même nom les trompettes
de guerre et les conques d*appel). Hautbois presque
semblable au Heang-teih chinois (n*^ 1 1 9). Le corps
est en bois» le pavillon en cuivre. L'ouverture
successive des huit trous latéraux donne les
intonations suivantes :
rirrf ^ f '^ ^
tJ 012345678
L'instrument s'emploie surtout dans les cérémonies
funèbres. ~ Long. tôt. 00^43.
— 3<><> —
iQtt, est.-B«fop. Chinb. 1810. Hêang^Uih. Don de M. V. Mahillon.
^**™ Semblable au n» 119. Intonations :
î-
^^^^^
0 1
— Long. o"47.
Japoî^(?). 1811. Sorte de hautbois. Ce curieux
instrument est formé d'un long copeau de bois très
Haotbois (do i8tt).
mince, de 35 niill. de largeur, enroulé sur lui-même
et étiré ensuite de façon à former un tuyau conique,
en spirale, de 0^3 15 de longueur; Tanche est elle-
même formée par la pointe du tuyau, écrasé de façon
à présenter une double languette. Ce petit instru-
ment produit les intonations
Bn Angleterre, dans le Oxfordshire on célèbre annuelle-
ment, le lendemain de la Pentecôte', une fête populaire d'ori-
gine fort ancienne. Le but est la chasse au chevreuil, en forêt,
à laquelle certains villages, en vertu d'une vieille charte, ont
la faveur de participer. Cette chasse populaire se fait au son
du WUh-ham qui. chose curieuse, correspond exactement au
hautbois japonais ci-dessus décrit (Voir au sujet de l'instm-
ment anglais, l'intéressante notice de M. Henry Balfour.
conservateur du Musée de l'Université d'Oxford, dana le
Rêliquary and illustrated Archaeologist, octobre 1896A
> Les anglais donnent le nom de Whiisunday au Dimanche
de la Pentecôte à cause du baptême des néophytes, revêtus
de robes blanches, qui se fiaisait la veille.
— 3^1 —
Annam. 181S. Cdiken. Don de M. G. Dumoutier. latt. esi..Eiiiop
Hautbois assez semblable au n* 1809, fait comme ^*'"'
celui-ci de deux parties de bois creusées longitudi-
nalement et assemblées à la colle de façon à former
une colonne d'air conique. L'instrument n'a pas de
pavillon et est percé latéralement de huit trous
procurant, par leur ouverture successive, les intona-
tions suivantes :
q=
-tt^
^p^^
01 2 s 4 6 6
L^anche, formée d'une sorte de roseau aplati et
très habilement façonnée, s'applique sur un bocal
en cuivre assez semblable à celui du cor anglais, qui
s*adapte lui-même dans le tuyau à Textrémité supé-
rieure du corps de Tinstrument. — Long. tôt.
(ancbe comprise) 0*3 8.
Id. 1818. Cdi ken. Don du même. Construction
semblable à celle du précédent instrument, sauf les
dimensions et le nombre de trous. Celui-ci n'a que
sept trous latéraux fournissant les intonations
suivantes :
5==I=
^z=^.-3-iN^-^g^
ft
Lofi£^. tôt. (anche comprise) o»56.
Chine. 1814 et 1816. Sona. Don de M. A. J. van
Aalst. C'est le nom donné, dans le Nord de la Chine,
au hautbois déjà catalogué sous les noms de Heattg
— 3^^ —
iMt. ext.-Eutop. teih, n^ 1 19 ou Shu ty, n^ 697. Les présents exem-
^*' "^ plaires, provenant de Pékin, sont de facture beaucoup
plus soignée que les instruments du même type pré-
cédemment décrits. Le pavillon, en cuivre rouge et
jaune, est garni d'ornements en laiton repoussé et
gravé. La partie supérieure, ou bocal, sur laquelle
s'applique Tanche, est ornée de deux petites sphères
de cuivre découpées à jour. La sphère inférieure
repose sur une plaque circulaire qui détermine le
degré d'insertion du bocal, la sphère supérieure est
SQoa (no 18x4 et 1815).
recouverte d'une plaque circulaire plus petite que
la précédente, contre laquelle l'exécutant appuie
les lèvres en prenant Tanche en bouche, car.
contrairement aux habitudes européennes, Tinstru-
mentiste chinois ne serre pas Tanche entre les
lèvres. Une chaînette relie les deux plaques.
Les trous latéraux, au nombre de huit, alternent
avec autant d'anneaux de laiton qui servent tout à
la fois à orner et à consolider le tuyau. L'ouverture
successive des trous latéraux fournit les intonations
suivantes :
:3=«>t
'jé=ë:
j^Ë
— 3Û3 —
L'intonation obtenue par la fermeture de tous les latt. «st. En»
trous latéraux* ne dîÉFère que d'un demi-ton de celle ^*'"'*
donnée par l'ouverture du premier trou, ce qui
s*explique par le prompt épanouissement de la
colonne d'air. — Long. tôt. o"6os.
Branchb B. — Instruments a bouche.
Section A. — Bouche biseautée.
Sons-section aa» — Bouche biseautée et tuyau ouvert.
Java. 1816. Flûte nasale. Don de M. L. J. F. E.
von Ende. Semblable à celle précédemment décrite
sous le n» 593. Celle-ci provient des Orang-Badouïs,
petite tribu de 300 âmes environ qui habite les
rîves de la Tjioudjoung, rivière au centre de la
résidence de Bantam. Intonations :
Hz
i
ë^^Ëë^
■j—r-'—'—i
0
— Long. tôt. o"4i.
L,es Orang-Badouïs sont des indigènes de mœurs paisibles,
conservant des institutions étranges et patriarcales, ayant peu
ou point de rapports avec les autres insulaires. De race et de
langue soundanaises, ils se distinguent des soundanais par le
costume. Ils ne se sont jamais convertis à Tislamisme, la
religion dominante à Java; leurs croyances, peu connues,
semblent se rattacher aux religions de l'Inde anglaise.
Id. 1817. Flâie nasale. Don du même. Semblable
à la précédente.
SiAM. 1818. Kliu (fac-similé; l'original nous a
été obligeamment communiqué par M. A. J. Hip-
kinS| de Londres). C'est une sorte de flageolet percé
— 304 —
ivti cztBarvp. de Sept trous sur la face postérieure et d*un hui-
^'"^ tième placé de Tautre côté, à une hauteur qui
correspond à la moitié de Tespace compris entre le
6« et le 7^ trou. L'ouverture successive de ces trous
procure les intonations suivantes :
?=pr^=^
C>/ 0iaS45678
Au*dessou8 de ces trous, vers l'extrémité inférieure
de rinstrument, se trouve un groupe de six autres
trous qui ne servent qu*à annuler l'effet de cette
partie de la colonne d'air et à régler l'intonation du
premier son. Au-dessus du 8* trou s'en trouve un
9«, placé sur le côté, et dont l'ouverture est recou-
verte d'une membrane destinée à agir comme la
pellicule du iy (voir la note du n* 129). Long.
tôt. o"465.
Japon. 1818. Sifflet double. Deux tuyaux de
bambou sont collés l'un à l'autre dans le sens de
leur longueur, chacun deux muni d'une bouche
bisautée. Les deux tuyaux, d'égale longueur,
JL
^_
produisent la même note rgk^E^ avec un léger
battement provenant d'une petite différence dans
leur accord. Ce sifflet est spécialement employé par
les masseurs. — Long. o™i5.
N0U8 devons à l'obligeance de M. Q. Dumoutier la note
suivante :
f Le massaçe au Japon est spécialement pratiqué par dea
— 30S -^
mveagles. Ils parcourent les rues après le déjeuner et après le ln*t ezt.-Eorop
dîner jusque vers la moitié de la nuit, en révélant leur présence c>* m-
par deux notes prolongées quMls tirent d'un sifflet formé de
deux roseaux accouplés ••
Japon. 1820. Sifflet double. Semblable à Tinstru-
ment précédent.
Am6riqub. 1821. Flûte. Don de M"* John
Crosby Brown. Tuyau de bois formé de deux pièces
creusées dans le sens de leur longueur et assemblées
par les bords au moyen d'un collage. Ce tuyau se
compose de deux parties séparées par une cloison
intérieure : le canal d'insufflation et le tuyau ren-
fermant la colonne d'air vibrante.
La bouche est intéressante et mérite qu'on s'y
arrête un instant.
Deux trous rectangulaires, de 0,008 environ de
côté, sont découpés dans la paroi du tuyau, vers
son extrémité supérieure, à 0,013 de distance Tun
de l'autre; le premier débouche dans le canal d'in-
su£Bation, le second dans le tuyau principal. Une
petite pièce de bois en saillie sur le tuyau, recouvre
le premier trou et, par une petite rigole longi-
tudinalement creusée dans la pièce de bois, fait
communiquer le premier trou avec le second, de
telle façon qu'en soufflant dans le canal d'insuffla-
tion, l'air passe par le premier trou, traverse en un
mince filet la rigole de la pièce de bois et vient se
briser contre l'angle du second trou pratiqué dans
le tuyau principal, lequel reste découvert, mettant
ainsi la colonne d'air en vibration. Le tuyau prin-
iDttext-Eiirop. cîpal est percé de cinq trous latéraux» à la distance
^'•"'* moyenne de 30 mill. Tun de l'autre, le premier se
trouvant à environ o™20 de rextrémité inférieure du
tuyau. L'ouverture successive des trous latéraux
produit les intonations suivantes :
zr 0 1 2 3 4 s
Ce curieux instrument provient des Indiens
Sioux. — Long. tôt. o">55S.
Id. 1822. Flûte. Don de la même. Le principe
est semblable à celui de la âûte précédente.
Mais la pièce de bois qui relie les deux trous
formant la bouche est remplacée ici par un anneau
fait d'une bande de cuir qui recouvre le premier
trou et dirige Tair introduit par le canal d'insuffla-
tion contre l'angle du second. Ce spécimen, qui,
d'après la donatrice, serait l'œuvre d'un Indien civi-
lisé reproduisant de mémoire un instrument de son
enfance, offre certainement, au point de vue ethno-
graphique, beaucoup moins d'intérêt que le précé-
dent. Il est percé latéralement de six trous, dont
l'ouverture successive donne lieu aux intonations
suivantes :
tJ 0 12 3 4 5 6
La flûte est formée d'une pièce de bois façonnée
au tour et percée longitudinalement de façon à
former une colonne d air conique de 0^015 de diam.
Cl. m.
— 307 —
à l'extrémité supérieure du canal d'insufflation, et imi exUEarop
de o"'26o à Textrémité opposée. — Long. tôt. o«6o.
Japon. 1823. Flûte. C'est un simple roseau percé
latéralement de trois trous. A l'extrémité supérieure
a été disposée la bouche, semblable à celle des
flûtes européennes. L'ouverture successive des trous
latéraux produit les intonations suivantes :
3c-gt:
î=^
qui octavient facilement à Taide d'une légère pres-
sion d'air. — Long. o»i55.
Java 1824. Souling, de Tanc. coll. Jourdan.
Roseau à perce cylindrique; les six trous forés
latéralement produisent la curieuse échelle suivante:
i
*
s^^^g^a
^^ * w-
Cette flûte, dont la construction est semblable à
celle du n» 362, porte, gravé sur sa face antérieure,
len» I. — Long. tôt. o°si.
Id. 1826. Souling^ de la même coll. Instrument
semblable au précédent. Le diamètre du roseau est
un peu plus fort et le tuyau n'est percé que de cinq
trous latéraux procurant les intonations suivantes :
I
^=W^
E^SE
0 1
Cette flûte, pour le surplus semblable à la précé-
— 3o8 —
ioftteit..Burop. dente, porte le n» 2 gravé sur la face antérieure,
^**"'* avec le millésime 1822. — Long. tôt. o™652,
Il y a, d'après le D' Qroneman, quatre variétés de Soelings:
La première à 4 trous, pour le gamëlan selëndro, avec la
tablature suivante :
-a €?'
.i__„_^__„.
banog, coeloe,
La secondera 5 trous, pour les taras barang du gamSlao pllog.
Tablature :
O O w o ^
dada, pelog, lima, nem, baraog. go«loe«
La troisième, également à 5 trous, pour les iara$ mIm ds
gamëlan pelog.
Tablature :
-^ —
o o w o ^ w
dada, pclog, linia, nem, bem, goeloe.
C'est en raison de cet emploi différent que la seconde variété
porte le nom particulier de iouling barang et la troisième celai
— 3^9 —-
de soeiing nëm. On remarquera que Tintonation donnée par Intt. ext Europ.
l'ouverture des quatre trous latéraux inférieurs n'est pas la CLIli.
même dans les dçux instruments.
La quatrième variété, à 6 trous, est construite de façon à
pouvoir servir aussi bien pour l'échelle salëndro que pour
l'échelle pifhg. C'est cette particularité qui nous a permis de
déterminer les points de contact entre lés deux échelles.
Tablature :
hheUt utttndro : iudm, lima, nem, baraDg, goeloe.
-C? G-
-éS G O O-
tàitUtfiiogt dada, pélog, lima, uem, barang, bem, goeloe,
Il est intéressant de remarquer que dans les quatre variétés
riotonatioD produite, tous les trous latéraux étant fermés, est
le dada, tandis qne lorsque tous les trous latéraux sont ouverts,
c'est le goeloe qui se fait entendre.
Les deux soelings n»* 1824 et 1825 "^ ^^^ P^ construits
sur les données qui précèdent; peut-être aussi ont-ils été
altérés dans leurs intonations primitives par des changements
apportés aux trous latéraux.
Sou-section bb, — Boucbe biteauté« et tuyau fermé.
Annam. 1826. Cdi sao (sao -» oiseau chanteur).
Flûte éolienne qui s'adapte au cerf-volant. Tuyau
de bambou dans lequel on a glissé, par les deux
orifices extrêmes, deux fonds, de façon à former
22
iBtt. •zt.-Borop. deux tuyaux fermés, de longueur à peu près égale,
^**"^' séparés par un petit intervalle vers le milieu de la
longueur du tuyau principal. Les deux orifices sont
fermés à leur tour par des tampons de bois formant
légèrement saillie et dans lesquels on a découpé
diamétralement et pour servir de bouche, deux ouver-
tures quasi-longitudinales, de 0^050 de longueur
sur o'^oii de largeur.
L'appareil se compose ainsi, en quelque sorte, de
deux flûtes dont Tune donne le (Si J^. tandis que
le ^.11
l'autre donne le gt ^— . Il est assez probable que
les deux flûtes étaient destinées à produire le même
son. Dans l'intervalle qui les sépare, c'est-à-dire vers
le milieu de la longueur du tuyau principal, on a
découpé dans le sens de sa circonférence, une
ouverture; celle-ci sert à attacher l'appareil au cerf-
volant, — Long. tôt. du tuyau o°2 8; diam.ext. o"o6.
Quant la mousson du N.-Ë. s'établit au Tonkin. on voit de
tous côtés s'élever des cerf-volants qui restent en Tair pendant
des nuits entières et dont les flûtes éoliennes, vibrant toutes
ensemble, produisent un vacarme parfois insupportable. Un
seul cerf-volant supporte parfois deux, trois et quatre flûtes de
grosseur difi'érentes. dont la réunion produit, lorsque ces tuyaux
sont accordés dans un rapport harmonique, des sonorités très
agréables.
Id. 1827. Cdi Sao. Flûte éolienne composée de
trois tuyaux semblables à ceux de l'instrument pré-
cédent et traversés dans le milieu de leur longueur,
CL III.
— 311 —
là ou les deux parties sont séparées, par une tige de ingtazt-Borop.
bambou sur laquelle ces tuyaux sont disposés
parallèlement y par ordre de grandeur.
Le plus grand mesure 0^38 de longueur sur
0*^095 de diamètre; les deux bouches donnent le
La flûte moyenne a une longueur de
o" 17 sur un diamètre de o"o3 8; elle donne par les
^ Le plus petit tuyau » mesu-
deux bouches
rant o°>i34 de longueur et omoa5 de diamètre»
donne par les deux bouches le ^y . Même usage
que l'instrument précédent.
Japon. 1828. Sifflet en porcelaine. Don de M. E.
Closson. Il représente un enfant couché. L*intona-
tien est Vut de la 7® octave. La conformation de la
bouche ressemblant à celle des flûtes européennes,
n*offre pas de particularité.
Sbction B. — Bouche latérale.
Ilbs Fidji. 1829. Bitn-uvu (prononcez : mbetoo'
oovoo; fr. — flûte en bambou). Don de M. Beckx,
Bita-avu (no 1829).
consul général de Belgique à Melbourne. Le tuyau,
fermé à ses deux extrémités par les nœuds de crois-
Cl. III.
— 31a —
ilikt. ext..£urop. sance du bambou^ est percé de sept trous latéraux :
trois au milieu de sa longueur, dans le sens de la
circonférence; deux servant d'embouchure, un à
chacune des extrémités; et enfin deux autres placés
aux points correspondant au premier et au troisième
quart de la longueur du tuyau. Lorsque Ion dirige
le soufHe contre le bord de l'un des trous servant
d'embouchure (l'un des deux paraît, par sa gran-
deur, être particulièrement affecté à cet usage) en
bouchant le trou placé au premier quart par Tindex
de la main droite ainsi que les trois du milieu en
entourant ceux-ci par l'index et le pouce de la main
gauche, on obtient le son le plus grave de la flûte;
si, alors, on débouche successivement les trois
trous du milieu, puis celui que recouvre l'index
de la main droite, on obtient approximativement
les intonations suivantes :
p
wm
"î" 4 6 6 7
Les trous 1 et 2 de la seconde partie du bambou
ne servent probablement, le premier, placé au troi-
sième quart de la longueur, qu'à régler l'intonation
du 3« trou placé au milieu, le second, qu*à donner
à l'ensemble une disposition symétrique. — Long,
tôt. o"675; diam. o"048.
Annam. 1830. Cai ong dich {dich — tube). Flûte
en roseau garnie de deux bouts d'os. Construction
semblable à celle du ty chinois (voir le n** 129)*
"fftr
— 313 —
L'ouverture successive des trous latéraux donne les imt ext..Europ
intonations suivantes : ci. m.
iî^^
=^z=P=
Le son o est produit par un septième trou latéral
ouvert au bas de l'instrument, mais qui ne se recou-
vre pas par les doigts. — Long. o"64.
Iles HawaL 1831. Fl4te nasale. Tuyau de bam
bou dont l'embouchure est taillée près de Textré-
mité du tuyau et de manière que la colonne
d'air soit facilement mise en vibration au moyen
du souffle produit par les narines. Le tuyau est
percé en outre d'un trou latéral dont l'ouverture fait
monter l'intonation d'un intervalle de tierce majeure.
Le trou latéral fermé, le son produit est le
ijzti; lorsqu'il est ouvert, on obtient le j&^=:«
Les naturels se servent de cette flûte dans les
danses appelées hula-hula. — Long. tôt. 0^3 85,
Id. 1882. Câi ong dich. Don de M. G. Dumontier.
Semblable au n» 1830, mais plus court. Echelle :
pn=f^E^.
Chine. 1838. Ty^ de l'anc. coll. Jourdan. Flûte
traversière, construction et accord semblables à
ceux du n» 1 29.
GyyANE ANGLAISE (?). 1884- Fl4ic en roseau, de
— 314 —
lutactBBro». Tanc. coU- Jourdan. Construction semblable i celle
^'•^"' du n» 132; mêmes intonations.
PlAte (no i8j4).
Sbction C. — Boucha iransvârsaU»
SoQS-iection aa. — Boache trmnsyerulc et tayao fonné.
CoNQO. 1886. Flûte. Bien certainement Tune des
pièces les plus curieuses et les plus extraordinaires
du Musée : une pointe d*ivoire transformée enfl4U!
Ce qui ajoute à Tintérét de l'instrument^ c'est qu'il
Flûte (no X835).
nous offre l'application d'un principe dont la science
acoustique s'est peu occupé jusqu'aujourd'hui mal-
gré son extrême importance : un tuyau conique
fermé au sommet du cône et agissant, par suite,
lorsqu'il est mis en vibration à sa partie large
ouverte, absolument comme un tuyau ouvert de
même longueur : c'est-à-dire que sa longueur pour
un son donné est égale à Tonde simple de ce même
son, qu'il octavie, et qu'enfin on peut, par l'ou-
verture des trous latéraux, lui faire produire, tout
comme au tuyau ouvert, une série de sons fonda-
mentaux. Ainsi, la flûte que nous avons devant nous,
— 315 —
donne assez exactement les sons fondamentaux : iB8t.exi.-Borop
_-^ Cl. m.
p=i
^Ê
La profondeur de la colonne d'air n'allant pas beau-
coup au-delà du premier trou latéral, le prolonge-
ment devient par suite inutile, — si ce n'est pour
déterminer la forme de Tinstrument. L*œillet par
lequel ce prolongement se termine sert à attacher
le cordonnet à Taide duquel la flûte se suspendait
au cou. — Long. tôt. o°*35.
Id. 1836. Pitu. Don de Mr. H. M. Jaeger, de
Bruxelles. Sifflet formé d'un tuyau de bois fermé à
son extrémité inférieure. Il donne Vut de la huitième
octave. Creusé sur un diamètre de o°oo7 à o"»040
de profondeur, il mesure en longueur o"o85.
Id. 1837. Sifflet. Don de M. L. Cavens. Il pro-
vient de la tribu des Bayongana, habitant les rives
de la rivière Kwilu Djuma, affluent du Kwango
(Congo supérieur). Il nous paraît être taillé dans
une noix de Tagua ou ivoire végétal. Saforme ovoïde
rappelle celle d*un minuscule ocarina; mais la tubu-
lure sert ici à moduler le son, celui-ci se produisant
par Torifice supérieur qui fait l'office de bouche
transversale. Le sifflet produit les deux sons
8°
$
Le second s'obtient en découvrant la tubulure,
percée d'un trou qui communique avec l'intérieur.
— 3ï6 —
iiti net Ba^o^ La partie inférieure de l'appareil est également
^*^" percée d'un trou, celui-ci sans communication avec
la colonne d*air, et servant probablement à passer
un cordon pour suspendre l'instrument au cou. —
Long. tôt. o">oss; '^^g« ^"oaj.
Congo. Collection de sifflets. Don de M. L. Cavens.
Tous proviennent de la collection du capitaine Van
de Velde et sont originaires du Sankourou.
1888. Sifflet en ivoire, La forme ne pourrait
mieux s'en comparer qu'à la poupée employée par
«les modistes. Pièce remarquable, de
beaucoup de caractère, — un fétiche
probablement. Toutes les parties en
relief sont usées par le frottement et
dénotent une grande ancienneté. Le
tuyau creusé à la partie inférieure de
la figurine et dans le sens de sa
hauteur mesure à peu près 0*050 de
Sifflet en Uoire profoudcur; Ic diamètre est variable;
ino 1838). j^ maximum, à Torifice* mesure o*oi4
environ. Deux tubulures, laissées sur les côtés, à
environ o"02o de l'orifice servant d'embouchure,
sont percées d'un petit trou communiquant avec le
tuyau principal. Lorsque ces deux petits trous
latéraux sont fermés, on obtient le 7 t f : leur
ouverture successive fournit, les
8»
fi^
— 317 —
Un autre trou, percé de part en part à Tendroît du io.».ext..Eurep.
cou de la figurine, sert à suspendre lé sifflet. Nous ^*' '"
supposons que celui-ci se tient dans la paume de
la main, l'orifice appuyé contre les lèvres et les
ouvertures percées dans les deux tubulures laté-
rales, recouvertes par le pouce et Tindex. — Long,
tôt. o"io.
1839. Celui-ci, en ivoire également, — comme
tous ceux qui suivent, jusqu'au n* 1849 inclus, — a
laforme d'un verre à vin sur pied et à gobelet arrondi.
D'un côté, une tubulure percée d'un trou communi-
quant avec le tuyau principal ; de l'autre, disposé
symétriquement avec la tubulure, une sorte de bec
taillé dans l'ivoire.et dont les pointes sont légère-
ment écartées. Il servait probablement à suspendre
rinstrument au cou à l'aide d'une ficelle. Le son
produit est le gk ^ à la double-octave aiguë.
"P
L'ouverture de la tubulure laissée à découvert, le
son monte d'un demi-ton. — Long, 0*04; prof.
moyenne du tuyau o">o25.
1840. Sa forme rappelle vaguement celle d'une
cruche reposant sur un pied aplati et dont Tanse
servirait à suspendre l'objet. Un simple trou latéral
percé dans le côté et symétriquement à l'anse sert à
8
élever d'un ton l'intonation fondamentale : 7S^
— Long. tôt. o!"o6^ ; prof. max. du tuyau o'"o28,
- 3i8 -
insi, exi..Europ. 1841. Formc de vase cylindrique, avec un léger
^^•"^* renflement vei-s la partie inférieure. Il se termine
par une sorte de palette destinée sans doute, à
tenir le sifflet dans la main. L'appareil est orné
d'une série de petits cercles avec un point central
accentué : ©'. Il se complète par deux tubulures
aux côtés et, sur la face antérieure, d'un crochet
destiné à le suspendre. Les sons obtenus sont les
suivants :
t
=yfefe
— Long. tôt. o»094, prof. max. du tuyau, o"o44.
1842. Même forme que le précédent. Il ne donne
I toutefois que deux sons, Tune des tubu-
lures étant bouchée. Le crochet destiné
à recevoir le cordon pour suspendre
le sifflet est remplacé par un trou percé à
la partie inférieure. Intonations :
— Long. tôt. o"i2; prof, du tuyau,
Sifflet (no 1841). o"0 4 9 .
1848. Forme analogue à celle du n» 1839, qu'il
I Ce motif, qui paraît traditionnel au Congo, se retrouve sur
un grand nombre d'instruments du pays. Voir notamment U
grande trompe n° 1882.
i
8.
— 3*9 —
surpasse par la grâce du contour et le détail des iBtt.ext.-Earop.
sculptures. A en juger par la patine brune de
Cl. III.
t
Sifflet (ûo 1843).
l'ivoire, celui-ci est aussi beaucoup plus ancien.
Intonations :
m
IB
avec l'effet à la double octave aiguë. — Long. tôt.
0*050; prof, du tuyau o™o25.
1844. Forme semblable à celle du n* 1840, mais
celui-ci paraît plus ancien. L'anse destinée à le
suspendre est brisée. Mêmes intonations que le pré-
cédent. — Long. tôt. o°o55 ; prof, du tuyau o°»28.
1846. Forme ovoïde, la partie inférieure toutefois
terminée en une pointe percée d*un trou par lequel
passe la corde destinée à suspendre Tinstrument.
Des fragments de cette corde, en liane, sont conser-
vés. Deux tubulures latérales percées chacune d'un
trou, d^où possibilité de produire trois intonations :
^^
— Long. tôt. o«»075 ; prof, du tuyau 0*049.
Cl. m.
320 -'
iMt. ext..Earop. 1846. Celuî-cî est également de forme ovoïde,
mais il se termine par un ornement en cône droit,
le sommet dirigé vers le bas. Sur l'un des côtés,
une tubulure, de l'autre une sorte d'anse pour
suspendre le sifflet. L'ensemble dénote un travail
bien moins habile que celui des instruments précé-
dents. Intonations :
8
I
— Long, tôt o"o65 ; prof, du tuyau o"»035.
1847. La forme générale, très gracieuse, est
celle d'une petite amphore aplatie. L'ancienneté de
l'appareil paraît très grande. Une tubulure d'un
cotéy de l'autre une anse. Intonations :
8
— Long. tôt. o»o67; prof, du tuyau o"34.
1848. Forme semblable à celle de l'instrument
précédent, mais d'un contour moins gracieux. Le
forage a été maladroitement exécuté, car l'outil a
percé la partie inférieure, produisant une ouverture
qu'il faut boucher pour obtenir un son. Une tubu-
lure et une anse encore traversée par le cordonnet
de liane. Intonations :
I ^1
$
— 321 -
avec l'effet deux octaves au-dessus. — Long. tôt. lost. ext..Barop.
o«o45; prof, moyenne du tuyau o™025. ci. m.
1849. Celui-ci (de même que les suivants) n'est
plus en ivoire, mais en bois sculpté. La forme
générale est celle d'une figure humaine
avec un cou très long. La face, d*un
ovale fort allongé, pointue aux deux
extrémités et très aplatie, porte sur le
front une série de pointes rappelant
le tatouage en relief que l'on ren-
contre parfois, paraît-il, parmi les
peuplades de l'Ouellé, dont ce sifflet
est originaire. Un trou, destiné à
suspendre l'appareil, traverse de part
en part la figure, dans le sens de sa
largeur. Le tuyau d*insufflation a été sifflet (no 1849).
ménagé dans la partie inférieure, représentant
le cou. Intonation : ^ à la double-octave
supérieure. — Long. tôt. o"oi4; largeur de la
partie inférieure oo^ojo; prof, approximative du
tuyau o»oi6.
1860. En bois. Sa forme ne saurait mieux
être comparée qu'à celle d'un fer de lance. D'un
côté, une tubulure percée d'un trou latéral; de
l'autre, un petit anneau découpé dans le bois,
en forme de petite ansCi pour suspendre l'ap-
pareil. Le tuyau serait la partie creuse destinée
— 3^3 —
iiitt.ext.-Barop, à fixer le fer à la hampe. Les sons produits sont
Cl. III.
i
à la double octave supérieure. — Long« tôt. 0*055;
prof, du tuyau 0*023 .
1861. En bois également. Il rappelle le dard
d*un harpon y avec un seul croc recourbé. La poiote
est remplacée par un petit disque sculpté représen-
tant une figure humaine; le croc est percé d'un
trou communiquant avec le tuyau principal, et dont
Touverture, comme dans les instruments précé-
dents, hausse le son du tuyau principal. Intona-
tions :
jtiÊ
— Long. tôt. o°o83; prof, du tuyau o»o6o.
1862. En bois. Il est grossièrement taillé en
forme de lance. Un trou le traversant de part en
part, sert à passer le cordon destiné à suspendre
le sifflet. Pas de tubulure latérale, et, par consé-
8
quent, un seul son, le : jgtt — Long. tôt.
o"o83; prof, du tuyau o°045.
1863. En bois. Il a été taillé avec l'intention
évidente de représenter le buste d'un fœtus humain.
Cl. III.
— 3^3 —
Travail grossier, mais intéressant. Deux tubulures inat. ext.-Bnrop*
percées latéralement pour varier les intonations du
tuyau principal, sont placées à la hauteur des bras
repliés sur la poitrine. Intonations ;
E
— Long. tôt. o°o58,- prof, du tuyau o°»033.
NouvEi,LB-GuiNÉE. 1864. Flûte de Pan. Don
de M. Beckx, consul de Belgique à Melbourne.
Assemblage de sept tuyaux de bambou attachés de la
façon ordinaire avec des liens de roseau. Intona-
tions :
i^
-:^
JgJgL
— Long, du plus long tayau, o»i6o; du plus
court ©"oys.
Id. 1866. Flûte de Pan. Don du même. Instru-
ment semblable au précédent, mais formé de six
tuyaux seulement. Intonations :
$
EK4=Êtt
— Long, du plus long, tuyau o"i85; du plus
court o"o75.
lo. 1866. Pinte de Pan. Don du même. Elle ne
diffère de la précédente que par la dimension des
— 324 —
inst.ext.-Europ. tuyaux. Long. du plus grand 0^^120; du plus
^* *" o"o65. Intonations:
8
:t=i^i
z:zsi=itÉ=:^=S=±=±=
Branche C. — Instruments polyphones a réser-
voir d'air.
Section a. — Réservoir d^air^ sans tuyaux.
Japon. 1867. Accordéon, Don de M. £. Closson.
Jouet d'enfant. Petit accordéon de 0*^065 de long,
sur o"045 de larg. C'est un réservoir d'air, ou
soufflet à plisy dont Tun des couvercles est sur-
monté d*une petite boite rectangulaire recouvrant
quatre anches en roseau. Deux de celles-ci vibrent
par aspiration (lorsqu'on tire le soufflet) les deux
autres par compression (lorsqu'on le repousse). Les
intonations sont
8.
^^
les deux premières obtenues par compression, les
deux autres par aspiration.
Section d. — Réservoir d'air et à tuyaux,
Chine. 1868. Sheng, de lanc. coll. Jourdan.
Pièce intéressante à cause de sa rusticité. Le réser-
voir d'air est une simple gourde, ce qui l'avait fait
— 325 —
classer, par les anciens théoriciens chinois, parmi inst. ext.-Ëurop.
les instruments dont le son est produit par la cale- ^''"^'
basse. Les tuyaux prennent leur vent
dans la gourde et sont au nombre
de six; le plus long ne possédant
pas de trou latéral, résonne conti-
nuellement et donne le gR — i— ; les
autres, le petit trou latéral indis-
pensable à la vibration de la colonne
d'air étant bouché (voir la note du
°* '37)> donnent successivement, en
tournant vers la droite, les intona-
tions suivantes :
4ii=3=ei
C/' 2 3 4 s 6
Le < Musée Jourdan » fut ainsi nommé en
souvenir de son fondateur» le D' Jourdan, qui
avait légué ses intéressantes collections à la ^^"^
Ville de Bruxelles. Celle-ci les a provisoirement exposées à
r Académie royale des Beaux -Arts. Ce n*est qu'en 1897 que
les instruments de musique qui en faisaient partie furent
placés à leur véritable place, le Musée du Conservatoire Royal
de Musique de Bruxelles.
Branchb D. — Instruments a embouchure.
Section a. — Instruments à embouchure^ simples ou naturels,
ÎD. 1869. Kang-fung ou irompeiie de lama.
Don de M. J. A. Van Aalst. Elle est formée d'un
simple tuyau de cuivre rouge enjolivé d'ornements
23
— 326 —
inatext-Europ. en laîtoR estampé, et terminé par une tète d'animal
^^•"'' fantastique. A l'intérieur se trouve un autre tuyau,
celui-ci conique et dont le bout, partant de l'em-
bouchure, débouche brusquement dans le tuyau
apparent, vers la moitié de sa longueur. On com-
prend que dans ces conditions irrégulières, il ne
saurait être question du partage en parties aliquotes
de la colonne d'air : le son résulte tout simplement
King-t'uDg (no 1859).
de la vibration des lèvres plus ou moins pressées
contre les bords de lembouchure; il se renforce
par la vibration de la capacité d'air enfermé à Tinté-
rieur du tuyau apparent. Les variétés de pression que
l'instrumentiste peut exercer sur l'embouchure sont
très grandes; ainsi, on peut facilement produire
tous les degrés compris entre ^^— et
Des sons ainsi formés ne peuvent avoir que peu
de valeur au point de vue du timbre, et, quant à leur
— 327 -
justesse^ elle dépend exclusivement de l'habileté de Xntt. ext.&nrop
1 instrumentiste.
Notre exemplaire provient du monastère thibé-
tain de Kwang-Sze, près de Pékin [Kwang = jaune;
sze = monastère). La religion thibétaine, comme
celle des Chinois de culte bouddhique, est spéciale-
ment désignée à Pékin sous le nom de religion
jaune. — Long. tôt. 0*46.
Japon. 1860. Trompe d'appel. C'est un coquillage
dont on a enlevé la pointe pour garnir ensuite la
cassure d'une pièce de cuivre façonnée en guise
d'embouchure. Le son, très facile à produire, cor-
respond au/u i=. Le coquillage est soutenu dans
un filet à mailles de soie et se suspend au cou de
l'exécutant par le cordon de soie verte terminé aux
deux bouts par un gland rouge (Voir le n» 56).
Annam. 1861. Cdi tuhoa (onomatopée). Coquil-
lage servant dans les villages à annoncer aux ouvriers
agricoles la fin du travail, — ou à appeler du
secours en cas d'agression nocturne ou d'incendie.
Il donne
.=p
Ilbs Hawaî. 1862. Pu. Coquillage dont les natu-
rels se servent pour appeler le peuple aux réunions
politiques ou religieuses. On l'entend résonner,
de nos jours encore, dans les vallées écartées. Il
donne le ffi^—
— 328 —
iDst.ext..Earop. Chinb. 1863,1864. 2ira»^-/'f^;i^. Dons de M. J.
Cl. III. ^^ ^^^ Aalst. Trompettes de lama semblables au
n" 1859.
. Id. 1866, 1866. Kang-fung. Dons du même.
Mêmes instruments que les précédents, dont ils ne
diffèrent que par les détails d'ornementation.
Id. 1867. Hwang'Teih (quelquefois appelé Cha-
Chiao). Don de M. V. Mahillon. Sorte de trom-
pette à tuyau conique dont Textrémité inférieure,
■H
HwanfC-teih (no x8^).
recourbée, projette l'ouverture du pavillon vers
Tembouchure. Cette forme est particulière à la ville
de Canton. Le tuyau se démonte en deux pièces qui
glissent Tune dans l'autre. Par suite du parcours
assez régulier de la colonne d'air, on parvient à
produire sur cet instrument l'échelle harmonique
suivante :
— Long, tôt., de l'embouchure à l'extrémité du
pavillon, i™55.
Id. 1868. Hwang-Teih. Don du même. Semblable
au précédient.
— 329 —
Id. 1869. Hwang teih. Don du même. Assez iBBt.ext.Earop.
semblable au n« 139, celui-ci donne à peu près les
intonations :
Cl. m.
m=^^
— Long. tôt. o"»93.
Id. 1870, 1871. Hwang4apa. Dons de M. J. A.
Van Aalst. Trompettes courbes. L'apparence est
semblable aux Hwang-teih; mais celles-ci, — em-
ployées par les lamas thibétains, — sont plus
soignées, de proportions plus grandes et plus régu-
lières. La partie inférieure, donnant au tuyau sa
courbure, est recouverte de laque rouge, ainsi que
rintérieur du pavillon. La partie supérieure du
tuyau étant glissée dans la partie inférieure, lïnstru-
ment mesure i^iy, sans tenir compte de la courbe;
la partie supérieure étant retirée, l'instrument
mesure i^ôy. Le développement assez régulier de
la colonne d'air permet la production facile des
harmoniques suivants :
1 2 *^ 3 4 5
Id. 1872. Fa Haotong. Don du même. Grande
trompette de funérailles. La forme est celle du
n« 139, mais les proportions sont beaucoup plus
grandes. La hauteur du cylindre formant le pavillon
est de o^'ôg environ, son diamètre maximum
de o™3ô. Le cône qui commence au haut du
Cl. m.
— 330 —
iiiBi.ext..Buit>p cylindre mesure, les deux tuyaux étant tirés,
i'"o65. On ne peut obtenir que le seul son ^g^^.
Id. 1873. Lapa, Don du même. Autre trompe
de lamas formée de trois tuyaux coniques dont le
dernier s'évase en forme de pavillon; ces tuyaux,
en cuivre rouge, sont enjolivés d'anneaux et d'orne-
ments de cuivre jaune. Les trois pièces étant
emboîtées les unes dans les autres, la trompe
mesure o'"825; lorsqu'elles sont tirées, sa longueur
atteint i'"765. Elle est en fa et donne les harmo-
niques suivants :
-•
li
Id. 1874. Lapa. Don du même. Trompe sem-
blable à la précédente, mais de proportions plus
grandes. Celle-ci, fermée, mesure i"38o; ouverte,
elle atteint 2«9oo. Elle donne les harmoniques
suivants :
Id. 1876. Lapa. Don du même. Semblable à la
précédente. Fermée, elle mesure i'"52; ouverte,
3"*445. Harmoniques :
1
— 331 —
Id. 1876. Lapa. Don du même. Instrument in8t.ext..Europ
de même facture que les précédents, mais de pro« ^* "^
portions plus fortes encore. Il mesure, fermé, i"65;
ouvert, 3"»765. Harmoniques :
r
:^
Urrfc
10
Id. 1877. Lapa. Don de M. V. Mahillon. Il
ressemble au n^ 140, mais ne se compose que de
deux tuyaux glissant l'un dans Tautre. Celui-ci,
de proportions plus régulières que le n® rappelé,
permet la production des harmoniques :
$
h-^' 3 4 5 6
3
— Long. tôt. i"'32.
Congo. 1878. Embuchi ou trompe de guerre ^ en
ivoire. Don de M. L. Cavens. Elle est faite d'une
défense d'éléphant. La pointe au-delà de l'ouver-
ture et une partie de l'extrémité opposée ont mal-
heureusement été enlevées. Elle provient de la tribu
des Bassongo-Menos, habitant le bassin de la rivière
Sankuru (Congo supérieur). Dimensions de la
trompe dans son état actuel : long. o"'7o; diam.
moyen : au bas, o"io; à la pointe o"045. Elle
donne le \
Ces trompes, en usage dans la plus grande partie de TAfrique,
y sont désignées sous différents noms. Dans l'Angola, on les
Instexi-Ettrop.
Cl. III.
— 332 —
appelle Ponga ou Apunga, dans la
Guinée supérieure, Ok*:^»^: au Congo,
elles portent le nom de BmhuchL (Voir
C. Engel, a descriptive Catalogut of
the musical Instruments in thc South-
Kenstngton Muséum, Londres, 1874.
page 154).
Id. 1879. Trompe en ivoire.
Don du même. Elle est faite,
comme la précédente, d'une dé-
fense d'éléphant. L'ouverture
Trompe en ivoire (n© 1879).
latérale, de forme elliptique,
commence à o"»04 de l'extrémité
supérieure et mesure 0-04 envi-
ron de longueur. Cette trom-
pe, provenant de TAruwimi,
donne le JL f ■» — Lo°8*
tôt. 0»25.
La pointe de cette trompe est dé-
coupée de façon à en faire une sorte
de flûte à bouche transversale. Cette
ouverture se fernnre lorsqu'on se sert
du tuyau en guise de trompe. Em-
ployée en sifflet, elle donne le fa de U
huitième octave.
Id. 1880. Trompe en ivoire.
Don du même. — Long. i'o8.
Elle donne le fk — — *
Trompe.en ivoire (uojiUa).
— 333 —
Id. 1881. Trompe en ivoire. Don du même. inatext-Europ.
Celle-ci provient de TOuellé. L'embouchure, au ^i-^"'
lieu d'avoir été façonnée dans la paroi latérale,
est formée d'une ouverture pratiquée à l'extrémité
de la défense par l'enlèvement de la pointe. Le
corps de la trompe est taillé à sept pans. Into-
nation : 3r 1 . — Long. tôt. o^ig.
Id. 1882. Trompe en ivoire. Celle-ci provient,
paraît-il, du district des Stanley-Falls. C'est une
belle pièce d'ivoire dont la longueur n atteint pas
moins de i'°555. Elle est ornée des mêmes cercles à
point central que nous avons remarqués sur les
sifflets n^" 1841 et 1842. L'intonation produite est le
Cl. nu
— 326 —
in«t.ext.-Europ. en laiton estampé, et terminé par une tète d'animal
fantastique. A Tintérieur se trouve un autre tuyau,
celui-ci conique et dont le bout, partant de l'em-
bouchure, débouche brusquement dans le tuyau
apparent, vers la moitié de sa longueur. On com-
prend que dans ces conditions irrégulières, il ne
saurait être question du partage en parties aliquotes
de la colonne d'air : le son résulte tout simplement
Kang-t'ung (no ,859).
de la vibration des lèvres plus ou moins pressées
contre les bords de lembouchure; il se renforce
par la vibration de la capacité d'air enfermé à l'inté-
rieur du tuyau apparent. Les variétés de pression que
l'instrumentiste peut exercer sur l'embouchure sont
très grandes; ainsi, on peut facilement produire
tous les degrés compris entre 0~j=^ et
Des sons ainsi formés ne peuvent avoir que peu
de valeur au point de vue du timbre, et, quant à leur
— 327 -
justesse^ elle dépend exclusivement de l'habileté de ibst. ezi-Ëuro^
,,. ^ .' ^ Cl. m.
1 instrumentiste.
Notre exemplaire provient du monastère thibé-
tain de Kwang-Sze^ près de Pékin [Kwang = jaune;
szc = monastère). La religion thibétaine, comme
celle des Chinois de culte bouddhique, est spéciale-
ment désignée à Pékin sous le nom de religion
jaune. — Long. tôt. o'"46.
Japon. 1860. Trompe d'appel. C'est un coquillage
dont on a enlevé la pointe pour garnir ensuite la
cassure d'une pièce de cuivre façonnée en guise
d'embouchure. Le son, très facile à produire, cor-
m
respond au^^^f^— . Le coquillage est soutenu dans
un filet à mailles de soie et se suspend au cou de
l'exécutant par le cordon de soie verte terminé aux
deux bouts par un gland rouge (Voir le n» 56).
Annam. 1861. Câi tuhoa (onomatopée). Coquil-
lageservant dans les villages à annoncer aux ouvriers
agricoles la fin du travail, — ou à appeler du
secours en cas d'agression nocturne ou d'incendie.
Il donne le T^"^^
Iles Hawaï. 1862. Pu. Coquillage dont les natu-
rels se servent pour appeler le peuple aux réunions
politiques ou religieuses. On l'entend résonner,
de nos jours encore, dans les vallées écartées. 11
donne le ï
— 33^ —
istt.ext Burop. cfeux delà main. En pressant la corde avec les 2* et
CMV. ^o phalanges des doigts (et non avec le bout), il
produit la gamme suivante :
h
T~1~T
Les o indiquent les cordes à vide, les chiffres, les
doigts employés. — Long. tôt. o'"78; haut, du
cylindre o^i^l diam. o"»o85.
Id. 1886. Sxe hou hsien. Don du même. Instru-
ment semblable au précédent, à cela près que la
Sze hou hiien (no 1885).
caisse sonore de celui-ci est en bois et que le cylindre
est octogonal. Le bord de la caisse opposé à celui
sur lequel est fixée la membrane est garni d'une
plaque d'ivoire et d'ébène.
Id. 1886. Sze hou hsien. Don du même. Instru-
ment semblable au précédent, mais de facture plus
ordinaire.
Id. 1887. Tsou toung hou^kin. Don du même.
Construction semblable à celle des instruments
précédents, mais le cylindre en bambou est plus
— 337 —
long. — Long. tôt. o"77; long, du cylindre o«»i6; imt. cxi.-Europ
diam. de la membrane o"o85. ^**^^'
Id. 1888. Ta huang hou kin. Don du même.
Violon à deux cordes. Là caisse sonore, en bois dur,
est de forme hexagonale. L'accord est en quinte
comme le n» 138. Toute la mèche de crin de l'archet
passe entre les deux cordes. En poussant, l'instru-
mentiste appuie sur la seconde corde et la met ainsi
en vibration, en tirant, il le relève de façon à
ébranler la première. — Long. tôt. o«7o; haut,
du cylindre o"ii; larg. max. o"»o6.
Id. 1889. Pangise erh hon*kin. Don du même.
Forme et accord de l'instrument précédent, tandis
que le manche, supportant également deux cordes,
est beaucoup plus court, le cylindre, en bambou, est
plus long; table d'harmonie en bois. — Long,
tôt. o™47; long, du cylindre 0*14; diam. o'"o8.
Id. 1890. Erh huang hou-kin. Don du même.
Violon à deux cordes, manche en bambou, cylindre
en bambou avec table d'harmonie en peau de ser-
pent. — Long. tôt. o"47; haut, du cylindre o"'! 15 ;
diam. o"o55.
Id. 1891. Erg huang hou-kin. Don du même.
Instrument semblable au précédent, mais de fabri-
cation plus soignée. — Long. tôt. 0^48; haut, du
cylindre o"i 12; diam. o'"o55.
Id. 1892. Erh hou hou. Don du même. Instrument
à deux cordes du même type que les précédents. La
caisse sonore est formée d'une demi noix de coco
— 338 -
inftt. eit..£arop. évidée, fermée à son diamètre le plus large par une
^'■^^* mince planchette de bois servant de table d'harmo-
nie. Une petite lame en os, fixée à la partie supé-
rieure du manche, constitue le sillet, qui est fixe,
contrairement à ce qui se pratique aux autres instru-
ments du même genre, dont nous avons vu le sillet
ou capotasto mobile. — Long. tôt. o"*8i; haut.de
la caisse sonore o'"055; diam. de la table d'har-
monie o"io5.
Id. 1893. Erh hou hou. Don du même. Violon
semblable au précédent, mais de fabrication plus
soignée. Le sillet, mobile comme à la plus grande
partie des instruments similaires, consiste en une
petite pyramide en bois dur sur laquelle appuient
les cordes, et qui glisse sur le manche auquel elle
est attachée par une double ligature en fil de soie.
— Long. tôt. o™67; haut, de la boîte sonore o"o55;
diam. max. o^og.
Id. 1894. Ja kin 'rh (fr. = luth élégant). Don du
même. Instrument dont la forme rappelle celle du c/i^
(no 150) et du takigoto (n* 151). Ses chevalets mobiles
le font ressembler plutôt à ce dernier instrument,
mais il est de dimensions beaucoup moindres. En
outre, il se joue avec un archet. L'instrument se
pose sur le genou gauche et se tient de la main
gauche par deux trous pratiqués dans le dos. Il est
monté de vingt doubles cordes de soie accordées
par paires à Tunisson. Ces cordes se fixent à la
partie inférieure de la table qu'elles traversent pour
— 339 —
reposer sur un sillet inférieur et aboutir à un sillet intt. ext Europ.
supérieur où elles sont tendues par des chevilles ^*'^^'
en fer. Entre les deux sillets se trouvent disposés
diagonalement dix chevalets mobiles percés à leur
extrémité supérieure de deux petits trous par
lesquels passe chaque paire de cordes. D'après les
caractères imprimés sur une bande de papier collée
au bas de la table
kong, tche, shangy wou, lioUf kong, chê, shang, sze, ho,
10 9 8 76 54 321
l'accord est le suivant :
^ 10 987654321
Comme nous le savons, les Chinois n'ont pas de
diapason pour fixer la hauteur absolue des degrés
de leur échelle type. Nous avons évalué le ho à la
hauteur de Vut, parce que l'instrument nous a paru
réunir, dans cette position, les meilleures conditions
de sonorité. L'archet frotte fort probablement les
cordes dans le voisinage du sillet inférieur, près du
point d'attache, et la sonorité de l'instrument est
réellement très sympathique. — Long. tôt. o"58;
larg. max. cnis.
Amérique. 1896. Sorte de violon. Don de
M"* John Crosby Brown. C'est un instrument formé
de deux pièces de bois creusées en demi cylindre
dans le sens de leur longueur et assemblées à la
colle par leur milieu. Dans cet état, il a presque
Cl. IV.
— 340 —
ina. cxt..Earop. l'apparence d*une quille légèrement conique de 0*48
de longueur, de o"»075de diamètre au gros bout. Une
cheville, traversant l'extrémité supérieure, tend une
corde en boyau reposant sur deux petites pièces
de bois faisant l'office de sillets, et attachée
d'autre part à une pointe de bois fixée à l'extrémité
inférieure du corps sonore. L'instrument, qui pro-
vient des Indiens Âpaches (Nouveau-Mexique)» est
muni de son archet, simple baguette en forme d'arc,
de o"*32 de longueur, tendu par une mèche de crin.
Id. 1896. Sorte de violon. Don de M»« John
Crosby Brown. Instrument de même provenance
que le précédent. Le corps sonore est formé ici de
deux planchettes de bois de o"375 de longueur, de
Sorte de violon (do 1896).
o"o68 de largeur et de o"025 d'épaisseur. Longi-
tudinalement creusées sur leur épaisseur comme
à l'instrument précédent, ces planchettes sont
réunies et collées dans le sens de leur épaisseur de
façon à former une caisse sonore rectangulaire
dont l'un des côtés longs sert de table d'harmonie.
— 341 —
Une seule corde à boyau dont la tension s'opère en imt exUEurop.
reculant le sillet supérieur vers rextrémîté de la ^^-vi.
table. Celle-ci, percée de trois ouïes triangulaires,
est ornée de dessins coloriés en rouge et vert.
L'archet, de même forme que le précédent, mais
mesurant 0B4 1 de longueur, offre cette particularité
que la mèche de crin qui le tend est fixée à ses
extrémités par quelques tours d'une membrane très
mince» sorte de baudruche.
Java. 1897. Tarate^aw^sa, avec archet. Instrument
à cordes frottées originaire du Sounda. Caisse sonore
dont la forme est à peu près celle d'un demi-discoîde
partagé par son diamètre. La section est recouverte
d*une planchette faisant l'office de table d'harmonie.
Le manche, fort long, est sans forme bien détermi-
née; il vise à représenter quelqu'oiseau fantastique.
Le cheviller qui le termine porte trois chevilles : les
deux premières tendent deux cordes en laiton qui
reposent sur un chevalet et traversent la table pour
aller s'attacher à l'intérieur de la caisse à deux tra-
verses faites de papier enroulé; la troisième cheville,
plus longue que les précédentes, tend une troisième
corde, également en laiton, fixée de la même façon
et passant à côté des deux autres, mais reposant,
elle, sur le sommet d'un petit chevalet pyramidal;
— disposition qui rappelle un peu celle de la viole
de lyre{n® 1443). — Long. tôt. i"05; larg.max.o«i4.
Un instrament de même nom, également à cordes frottées,
est en usage che^ les Badouîs (voir le n» 858).
24
— 342 —
init. ext-Enrop. Id. 1898. Râbob avec son archet» de l'anc. coll.
^^•^^- Jourdan. Instrument semblable au n» 869. Celui-ci
a le manche et les chevilles en ivoire, la caisse
recouverte d'une étoffe en velours; la baguette de
l'archet est partiellement sculptée et dorée. —
Long. tôt. i"04.
Le manche s* appelle watangan; la pointe qui le termine à
Textrémité supérieure, mënoer et le pied sur lequel repose l'in-
strument, lëmahan. Les chevilles portent le nom de manol, le
chevalet en bois sur lequel reposent les cordes (en laiton,
accordées en goeloe, son grave, et en nëmf est désigné sous le
nom de santën; la membrane tendue sur la caisse de résonance
(baiok) et sur laquelle s'appuie le chevalet, est habituellement
faite d'une vessie de buffle {këndangan).
L'instrumentiste, assis, les jambes croisées, place le rebab
devant lui, les cordes en dessus. La main gauche touche les
cordes, sans toutefois les appuyer contre le manche; Tarchet
(gàsok ou kosok) se tient de la main droite.
Id. 1898. Rebab, de la même coll. Il ne diffère du
précédent que par le manche, dont une partie est ici
en corne noire. L'un et l'autre de ces rebabs sont
d'une rare élégance et leur forme est d'un beau
caractère.
SiAM. 1900. Sawdorang, de la même coll. In-
strument semblable au n» 377.
Branche B. — Cordes pincées.
Section a. — Cordes pincées avec ou sans plecire.
Sotts-iection aa, — Sans manche.
Syrie. 1901. Qdnon ou Kanoon. Instrument déjà
décrit sous le n® 152, Celui-ci n'a que 69 cordes
— 343 —
réglées par 23 groupes de 3 à Tunisson. — Long. intt. ezt.-Eorop.
de la grande base du trapèze, o^qS ; de la petite ^'' *^'
o'»4o; haut. o"*38.
Japon. 1908. Koio. Don de M. L. J. F. E. von
Ende. Construction semblable à celle des n** 151,
763, 764 et 765, mais la longueur n'est ici que
de i<"o4. Ce koto s'accorde probablement à Toctave
aiguë des précédents.
Annam. 1908. Cdi dan thap lue {thap lue — x6,
guitare à 16 cordes). Instrument semblable au
n* 76 1 , possédant comme ce dernier les seize cheva-
lets mobiles pareils à ceux du Takigoto (voir n^ 151)
et destinés à régler l'accord. En cataloguant le
n* 76 1 , nous avons omis de mentionner ces cheva-
lets, probablement parceque ceux-ci manquaient au
chê chinois (n« 150).
D'après les signes de notation imprimés sur
une bande de papier collée à côté du chevalet
fixe de la grande base du trapèze, Taccord serait
le suivant :
80
■"-f-r-i— ' g r Fi ' —
^^
1 3 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
— Long. o»98; larg. du plus petit côté, o"i3; du
plus grand 00208; haut. tôt. 0*09.
Rappelons que les signes de la notation chinoise n'indi-
quent pas la hauteur absolue des sons, mais bien leur hauteur
relative. L'analyse des mélodies chinoises démontrent que les
— 344 —
iDtt.cxk.-Ettrop. Chinois, comme les Japonais, admettent, pour établir leart
CI. IV. échelles mélodiques, deux modes différents, le premier sem-
blable au riO'Sen japonais :
I
rt=:!:
le second au ritsu-sen japonais :
i
Î^S^î^^^t
Les deux modes se basent sur la progression heptaphone/a,
ut y solp rê, la, mi, si: le premier en prenant pour piemier degré
de réchelle le premier terme de la progression et en suppri-
mant les deux demi-tons mi, si (derniers termes de la progres-
sion); le second en prenant pour premier degré de Téchelle le
quatrième terme de la progression et en éliminant ces mimes
demi-tons (voir la note du n» 763).
Egypte. 1904. Kissar. Don de M. Th. Herr-
mann. Instrument en tout sembable au n* 153.
Chinb. 1806. Tseng. Don de M. J. A. van Aalst.
Instrument dont la forme rappelle celle du Takigolo
japonais (n* 151). Il est monté de quatorze cordes
de soie dont l'intonation se règle de la façon
suivante :
^^^^^3^^^±
'JZ
}td si yi chè kông Hou wou yi chè hông Hou wou yi ckï
Dans le tseng chinois, la corde, au lieu de reposer
librement sur le chevalet comme dans le iakigoto
japonais, passe dans un petit trou foré à la partie
supérieure du chevalet.
— 345 —
Nous avons attribué au hd la valeur de notre mi, iBst.at.Enrop.
d'abord parceque toutes les cordes ont une excel* ^*" ^^'
lente sonorité en prenant cette intonation comme
point de départ, ensuite parceque le timbre fixé à
rintérieur de Tinstrument est à l'unisson de ce tni.
Comme nous Tavons fait remarquer plus loin, à
propos du n® 1923 (Yue kin)^ ce timbre pourrait
bien être une addition moderne, destiné à servir de
diapason pour fixer Tintonation de la première note
de 1 échelle.
Les cordes de tseng^ de diamètre uniforme, ne
sont pas tendues à Taide de chevilles; elles le sont
simplement à la main et fixées par un simple nœud
à proximité du sillet gauche. Lorsque le tseng se
trouve placé horizontalement devant l'instrumen-
tiste, la corde basse est la plus éloignée, le chevalet
se trouve vers le milieu de la table, à 0^50 du sillet
de droite. Les autres chevalets se rapprochent suc-
cessivement dé ce même sillet de façon à occuper,
sur la table d'harmonie, une direction diagonale.
— Long. tôt. i™42; larg. max. o""24.
Java. 1906. Tjëlëmpoeng, de l'anc. coll. Jourdan.
Un des instruments mélodiques du Gamelan. C'est
une sorte de harpe couchée formée d'une caisse
de résonance reposant sur quatre pieds et montée
de quatorze cordes doubles, accordées par paires et
appuyant sur la table par l'intermédiaire d'un haut
chevalet en tôle de fer posé obliquement sur la
table. Les cordes, en fil de laiton, sont attachées
— 34^ —
lut. ext-Burop. d'une part à la partie extrême inférieure de la
^'' ^^' caisse de résonance au moyen de crochets, et s'en-
roulent d'autre part sur des chevilles en fer assez
semblables à celles de nos pianos. Celles-ci, fixées à
la partie supérieure de la caisse de résonance, se ma-
nœuvrent à l'aide d'une clef. Les cordes sont mises
en vibration par le pouce des deux mains, les autres
doigts faisant TofEce d'étouffoirs. On les accorde,
pour le gamèlan salendro : en nëm, barang, gaeloe,
dcidâ, limif nëm, barang, etc. et pour le gamélan
pëlog : en nëtn, barang, bëm^ gocloe, dHdâ^ lim&j nim,
barang^ etc. — Long. tôt. i"oo; larg, à Textrémité
la plus grande o°>5o; haut, à cette extrémité o'^s 5;
larg. à Textrémité la plus petite 0*25 ; haut, à cette
extrémité o"30.
Id. 1807. Ketjapi. Celui-ci provient, comme le
n^' 1897, du Sounda^ et ne diffère de son congénère
malais (décrit sous le n« 155) que par le nombre des
cordes qui est ici de onze. Ces cordes, en laiton»
sont attachées à des pointes de fer; elles reposent
chacune sur un chevalet de bois au-delà duquel elles
traversent la table d'harmonie pour venir s'enrouler
par Textrémité opposée à la pointe d'attache sur des
chevilles de bois dont les poignées font saillie sur
un des côtés de l'instrument. La parenté du Keijapi
avec le Tseng chinois est très apparente. — Long,
tôt. 0*94; larg. max. o"i8.
Iles HawaL 1908. Ukeke laau. Sorte de guim-
barde formée d'un fragment de bois dur de o»5o de
— 347 —
longueur sur 0^03 de largeur plié en arc de cercle. iDttext.-Barop.
Sur la partie concave sont tendues trois cordes de ^***^'
boyau. On tient Tun des bouts entre les dents,
tandis que de la main on fait vibrer les cordes.
L'instrument est, paraît-il, cher aux amoureux qui
le font résonner en tenant chacun une des extré-
mités à la bouche. La tension des cordes étant
simplement due à la courbure uniforme de l'arc, il
est évident qu'elles n'ont entre
elles aucun rapport musical.
Soas-section 66. — Avec manche.
Congo. 1809. Sorte de guitare.
Don de M. L. Cavens. Elle se
compose d'un manche formé d*une
pièce de bois de o»45 de longueur,
o«032 de largeur et o^oio environ
d'épahseur, fixé à son extrémité
et par sa partie la plus étroite sur
la partie convexe supérieure d'une
demi-gourde. Deux cordes de liane
sont placées à une pointe au-delà
de la gourde et aboutissent à l'ex-
trémité opposée du manche, où
elles s'attachent à une autre pointe
de bois. Les deux cordes sont dis-
posées sur le côté du manche de
façon à ce que chacune d'elles occupe à peu près le
milieu de son épaisseur, ce qui permet de supposer
Sorte de guitare (ao 1909).
Cl. IV.
^
^
— 348 —
inii.ext.Eorop. qu'elles soiit miscsen vibration parles deux pouces.
La partie supérieure du manche, taillée en forme
de trapèze, est précédée de trois traverses séparées
l'une de fautre par un espace vide d^environ o"oi2.
Annâm. 1810. Cdi dan nha tro [dan = guitare;
nha ^ra= chanteuse : instrument pour accompagner
le chant). Caisse trapézoïdale dont les
côtés, au lieu d'être à angles droits,
sont arrondis. Le dos est percé d'une
ouverture longitudinale, A l'extrémité
supérieure du manche, trois cordes qui
s'attachent à un cordier collé sur la
table. Le surplus de chacune des
cordes, au-delà des chevilles, est
enroulé sur une navette suspendue à
rextrémité du manche. Celui-ci porte
sur le plat, et à partir du tiers de sa
longueur (en partant du sillet supé-
rieur), douze pièces de bois triangu-
laires dont Tarète, au sommet du
triangle, sert à établir les points de
_ division de la corde. Par suite de sa
■ position, le premier point de division
donne la quinte aiguë de la corde
vibrant en son entier. Une pointe de
bois dont Tusage nous est inconnu est
fixée dans l'angle droit supérieur de la
Cài dan nha tro . - , _-
(no 19,0;. caisse de résonance. — Haut. tot.o"34;
larg. de la petite base à la partie inférieure, o"2o;
j
— 349 —
de la grande base, du côté du manche, o°'23 ; imt.ext.Ettrop.
haut, de la caisse, o»o8; long, de l'ouverture du ^**'^'
côté de la partie étroite de la caisse, o°^2i;
larg. o"o8 ; larg. du côté opposé o^ogs ; long, du
manche i"»i6.
Id. 1911. Cditam (tam » trois). Instrument à
trois cordes de soie dont la caisse est recouverte,
sur le dos et sur la table, de peau de serpent. Un
capotasto en ivoire glisse le long du manche et
permet de varier le diapason des cordes. Pour le sur-
plus, l'instrument ressemble au San-heen chinois
(n» 159). — Long. tôt. o^Sy.
Id. 1812. Cdi dàn nguyët {nguyët = lune). Guitare
à quatre cordes de soie. La caisse sonore est un
discoïde de o"»365 de diamètre, àe o"*o6 d^épaisseur.
Le manche porte huit points de division fournis
par autant de chevalets fixes et produisant respec-
tivement la seconde, la quarte juste, la quinte juste,
la sixte majeure, Toctave, la neuvième, la onzième
juste, la douzième juste de la corde vibrant en
entier, soit, si celle-ci est accordée en ut :
i
^^ggE^^^
tous les intervalles de l'échelle pentaphone. —
Long. tôt. i"o4.
Id. 1913. Cdi dàn bâu {bâu = courge). Caisse
rectangulaire entièrement ouverte par son côté
inférieur. Le manche, plié en arc de cercle, est
«5
— 3SO —
inst.«it.-Earop. adapté à l'un des petits côtés de la caisse dans ie
^^ ^^' sens de son prolongement et incliné de façon à
former avec la table d*harmonie, planchette supé-
rieure de la caisse, un angle d'environ 130 degrés.
Une, corde d'acier, attachée vers l'extrémité du
manche, passe par un petit trou pratiqué dans la
table d'harmonie vers l'extrémité opposée au manche
et s'enroule sur une cheville de bois qui traverse les
deux côtés de la caisse. Cette corde est mise eo
vibration au moyen d*un petit plectre de bambou
tenu entre le médius et l'index de la main droite
à une place telle que le gras du pouce, en appuyant
légèrement sur le milieu de la corde fasse sortir
l'octave (ou son 2) du son fondamental. En variant
à l'aide de la main gauche le degré de tension de
l'arc auquel la corde est attachée, celle-ci peut être
amenée à produire différentes intonations. Immé-
diatement sous le point où la corde est attachée à
l'arc se trouve une petite boule de bois creuse
ouverte par le dessus et fixée au manche par sa
partie convexe. Cette boule destinée à renforcer la
sonorité de la corde, n'atteint que très imparfaite-
ment ce but. C'était probablement une calebasse ou
une courge qui servait anciennement à cet usage; de
là le nom de l'instrument. C'est l'un des principaux
de l'orchestre des aveugles; il semble être une
variété des instruments hindous catalogués sous les
n" 74, 75, 76. — Long, de la caisse o"8i; larg.
o"i2; haut. o"*ii; long, du manche o"»75.
— 351 —
Id. 1814. Cdi dàn ii [H signifie serrer quelque iiitt.ext..BQrop.
chose entre le coude et le côté du corps). Sorte de ^'' ^^'
guitare à quatre cordes de soie semblable à la Pepa
chinoise {n« 158). Les cordes étant réglées comme
celles de ce dernier instrument, nous trouvons, par
suite des divisions établies sur le manche et sur la
table, les intonations suivantes :
80
i
T
±
S
-^
■X
ytfe
=t:
T
ikB^
^
:^=it
fc^
10 11
=tz:tr:
fs^aEj£^^a£
i^fctei
{^*>^ 12345878
0
9 10 11
5 T 3 ^J 4 5
"^m
^
:iC=?B
9 10 11
Les sons fournis par la 7® division des quatre
cordes sont trop bas pour la note naturelle» trop
haut pour la note bémolisée. La même observation
s'applique à la 10® division de la première corde.
On remarquera, par l'inspection des intonations,
que le lo® point de division des trois dernières
cordes est avancé d'un demi-ton sur le point corres-
pondant de la première. Entre le son fourni par la
corde entière et sa quinte donnée par la première
— 352 —
iBtt.ext.-Earop. division il y a quatre intonations intermédiaires
^'' ^^' obtenues par quatre pièces de bois façonnées en arc
de cercle et qui font l'ofiBce des quatre demi-tayaux
de bambou dont il est question au n* 1922. —
Long. o'»95; larg. de la table oo»24«
Chine. 1816. Souchow pang hsien. Don de M. J.
A. van Aalst. Construction semblable à celle du
n» 159, qui porte aussi le nom de San^hecn. Celui-ci
n*a pas de capotasto.
L'accord est celui du n® 159 :
h
qc
^
mais avec TefFet réel à Toctave inférieure de la note
écrite.
Souchow est le chef-lieu de la province de Kiangsi. La
traduction littérale du nom de Tinstrument est i guitare de
Souchow 1.
Id. 1816. Hsientze. Don du même. Sorte de
guitare à trois cordes. C'est le nom que porte à Pékin
Tinstrument déjà décrit au n» 159 sous le nom de
San-heen. Celui-ci n'a pas de capotasto. — Long,
tôt. i"o6; larg. de la table o"i5.
Id. 1817. Hsientze. Don du même. Instrument
semblable au précédent, mais de facture ordinaire.
Id. 1818. Hsientze. Don du même. Pareil au
précédent, mais de plus grand format. Il mesure
i«i8 de longueur, la largeur de la table est de o" 18.
Id. 1818. Hsientze. Don du même. Semblable
— 353 —
aux instruments précédents. — Long, inio; larg. inst. ext.-Earop.
de la table o" 17. ^'•^^•
lo. 1920. Hsienize. Don du même. Instrument
semblable aux précédents, mais de facture beaucoup
plus soignée. — Long. tôt. i'"2o; larg. de la
table o»20.
Id. 1921. Hsienize. Don du même. Instrument
semblable aux précédents, de facture ordinaire. —
Long. i«i8; larg. de la table o^iS.
Id. 1922. Pepa. Don du même. Instrument de
construction semblable à celle du n» 158. Elle en
diffère cependant par la suppression du fil d*acier,
># iXllll^^MM
Pepa (no 1922).
ainsi que par les divisions du manche, ici au nombre
de onze pour les deux premières cordes, les deux
dernières divisions étant supprimées aux 3* et 4»
cordes. Ces divisions sont établies par de petites
règles de bois collées sur la table. La succession
des intonations fournies par ces divisions légère-
ment différentes de l'accord indiqué au n» 158, sont,
pour la première corde :
— 354 —
iBst. ext-Enrop. Entre le sillet et la première division sont collés
sur le manche quatre demi-tuyaux de bambou éta-
blissant quatre divisions intermédiaires entre le son
produit par la longueur totale et celui que Ton
obtient par le raccourcissement de la première
division. La corde pressée par le doigt touche la
circonférence du demi-tuyau de bambou et se trouve
raccourcie d'une certaine longueur. Les intonations
intermédiaires ainsi obtenues sont :
»fc=
Ces divisions supplémentaires du manche, s'ajou-
tant à celles de la table, existent également aux
instruments n^» 158 et 775, mais la singularité de
leur disposition nous les avait fait considérer comme
de simples ornements, sans valeur technique.
La Pepa n'est pas un instrument classique. En
Chine, on la considère comme d'importation étran-
gère. La Pepa chinoise et la Bitera japonaise, n* 783,
ont des points de ressemblance si marqués avec
l'Eoud arabe, lui-même originaire de la Perse, qu'il
est permis d'attribuer aux trois instruments une
origine commune^
Id. 1928. Yne-kin. Don du même. Construction
< Consulter les c Extraits du livre de la musique composé
par Abou Naçr Mohammed ben Mohammed Âl-Parabi i. La
traduction française de cet ouvrage écrit au X» siècle a
été faite par Téminent professeur, J. P. N« Land. Leide. —
E. J. Brill 1884.
CI. IV.
— 355 —
semblable à celle du n* 157. L'accord est le même, latt. ext.-Eorop.
mais les divisions des cordes diffèrent légèrement ;
8i nous analysons ces divisions, au nombre de dix^
à regard de la première corde, nous trouvons à peu
près les intonations suivantes :
Il est à noter qu*à partir de la troisième division,
toutes les longueurs des troisième et quatrième
cordes, lesquelles s'accordent à l'unisson, sont plus
courtes que celles qui déterminent les intonations
des deux premières. On le constate aisément à
Faide des chevalets fixes collés sur la table : ceux
qui sont sous les deux cordes graves sont plus
rapprochés du sillet que ceux qui se trouvent sous
les deux chanterelles. C'est évidemment l'applica-
tion d'un principe faux, car si les cordes sont
d'égale longueur, les points de division, pour des
intonations semblables, doivent être égaux.
Le timbre métallique enfermé à l'intérieur de la
caisse sonore donne à peu de chose près l'intonation
du /a, à un diapason plus élevé que le diapason
normal. On peut supposer que ce /a sert de régu-
lateur pour l'accord de la seconde corde ce qui
établirait, contrairement à ce que nous avons
supposé jusqu'ici, Tusage d'une sorte de diapa-
son déterminant une hauteur absolue des sons ou
déterminant tout au moins Tintonation de celui
— 356 —
imt. ext.-Enrop. des lu SUT lequel doit s'accorder la corde grave
^^'^^' (Voir la note du n* 759). Chose plus curieuse, lors-
qu'on fait vibrer la table d'harmonie en la frappant
du doigt, rintonation en est exactement à Toctave
grave du son produit par la lame métallique placée
à l'intérieur. Il est évident que cette relation n'est
pas due au hasard; il est plus juste de supposer que
le facteur, voulant donner à l'instrument le maxi-
mum de sonorité, a accordé ses tables à l'unisson
de l'intonation à fournir par la corde la plus grave,
appliquant ainsi un principe dont la valeur acou-
stique est indiscutable. Nous avions supposé aussi
que le fil métallique qu'on entend résonner dans
plusieurs instruments chinois servait à la produc-
tion de quelqu'effet rythmique. Le rôle de ce timbre
nous parait aujourd'hui beaucoup plus important et
d'une nature plus artistique.
Id. 1824. Yue-kin. Don du même. Il est presque
semblable au précédent, dont il ne diffère que par
le contour de la caisse sonore ici octogonale au
lieu d'être ronde. Les divisions de la table sont
semblables dans les deux instruments, ce qui prouve
que l'accord remarqué au précédent numéro, loin
d'être dû au hasard, résulte d'une combinaison
voulue par le faiseur. La caisse sonore contient
également un fil métallique tourné en spirale ou
timbre dont nous avons parlé au n« précédent.
Congo. 1826. Lokombi. Don de M. C. Merck.
Sorte de harpe, des rives du lac Léopold II (district
^ 357 —
du Kasai). La caisse sonore est creusée dans uneio8t.ezt^£urot>
pièce de bois cylindrique dont on a découpé une ^^-^v.
partie, dans le sens de la longueur, pour la rem-
placer par une planchette servant de table d'harmo-
nie. Au bas de celle-ci sont attachées cinq cordes en
fibres végétales reposant sur un sillet et qui vien-
nent s'attacher d'autre part à cinq baguettes fixées
à la partie opposée du cylindre et recourbées en arc
de cercle. Les cordes ainsi tendues ont une légère
inclinaison ascendante sur la table vers les baguettes
auxquelles elles sont attachées. Leur tension, et par
conséquent leur intonation, se règle par la place
où elles sont attachées à la baguette et peut varier
parle degré de courbure donné à cette dernière. —
Long. tôt. de la caisse sonore o°46 ; diam. moyen
du cylindre 0^22; larg. de la table d'harmonie o'^iô.
Indoustan. 1926. Eka-iârâ. Don de M.L.Cavens.
Monocorde formé, comme le n« 96, des trois quarts
d'une gourde ronde, d'une membrane servant de
table d'harmonie et d'un manche terminé par une
figure sculptée. — Long. tôt. o°8o.
Congo. 1927. Wambee, Don du même. Cet instru-
ment, dont la construction rappelle celle du n« 871,
provient de la zone du Manyema (entre le Congo
supérieur et le lac Tanganika). — Long. tôt. o"»57;
long, de la caisse o"30 ; larg. max. o"i6.
Le no 871 a été classé erronément parmi les instruments
sans manche. Il est utile toutefois ^e faire remarquer que
Tabsence du manche n'empêche pas de varier les intonations
de la corde. (Voir la note de la page 81 T. I. — 2* édition.)
26
-358-
lotit. ext.-Earop. Id. 1928. Nangu. Don du même. Sorte de harpe
^**^^* du peuple Sakaras, territoire français. La boîte
sonore et le manche sont en bois recouvert de cuir.
La partie de cuir recouvrant le creux de la botte
constitue la table d*harmonie, dont la forme affecte
celle de deux triangles superposés par leur base
mais séparés par deux échancrures qui rappellent
celles du violon. Elle est percée de deux ouïes cir-
culaires de o'"o25 de diamètre, Tune à droite, Tautre
à gauche. Le manche, très arqué, est muni de cinq
chevilles tendant autant de cordes en fibres végétales
qui viennent s*attacher Tune au-dessus de rautre,en
ligne droite, dans le sens de la longueur de la table.
Le mode de tension de la corde mérite de fixer l'at-
tention ; il consiste en un nœud coulant qui entoure
la corde et se serre par la rotation de la cheville. —
Long. tôt. (en ligne perpendiculaire) o"5i;long.
de la caisse sonore o"»3o; larg. max. o"i30.
Un instrument presque semblable est en usage chez les
Niams-Niams, peuplade du Soudan oriental.
Id. 1929. Nanga. La forme ressemble à celle
Kaoga <no 1919).
de rinstrument précédent. Les cordes de celui-ci
— 359 —
sont également en fibres végétales; la table d'har- inst. extEurop.
monie consiste en une peau de serpent qui recou- ^'' ^^'
vre en même temps toute la caisse sonore et une
partie du manche. Celui-ci est terminé par une tète
sculptée. — Long. tôt. en ligne perpendiculaire
oa5i; long, de la caisse sonore o°>2i5; ^^^S* inax.
0*090.
Id. 1880. Wambee. Don de M. Edm. Picard. In-
strument déjà décrit sous les n®» 871 et 1927. Nous
compléterons nos précédentes descriptions par ce
détail intéressant que les cordes, — en fibres de
bananier, à ce qu'on nous assure, — peuvent être
tendues à l'aide d'un anneau de même matière
entourant à la fois la corde et la baguette, et dont
le glissement vers la caisse sonore tend la corde
en la rapprochant de la baguette. Le présent
instrument est aussi intéressant par sa forme; la
partie supéneure, où s'attachent les baguettes,
est découpée avec l'intention de représenter une
tête de crocodile. — Long. tôt. i"i7; larg.
max. o"i85.
Maroc. 1981. Cambreh. Don de M"« Lefebvre-
Moriamé. Instrument presque semblable au n« 789,
mais monté de trois cordes seulement. Il a été
rapporté de Tanger par feu M. Lefebvre, artiste
peintre, mari de la donatrice. — Long. tôt. o"»85 ;
long, de la caisse sonore o»44; larg. aux deux
extrémités o"i 5.
— 3^^ —
Branche C. — Cordes frappées.
Sbction a, — Cordes frappées par des mailUis,
in8t.cxt.-Earop. Chine. 1932. Yaug-kiii. Don de M. J. A. van
^*''^" Aalst. Tympanon de construction semblable à celle
du n» 792. Celui-ci est muni de la clef d'accord
et des deux percuteurs en écorce de bambou. L'in-
strument, acquis à Pékin par le donateur, est
renfermé dans une boîte de bois noir sculptée en
forme de papillon. Il est monté de seize rangs de
quadruples cordes de laiton accordées comme suit :
A. Chevalet de droite ^ partie gauche (on n'utilise
pas les sons fournis par la partie de corde à droite
de ce chevalet) :
*
H -i — 11— ^•-
12 8 4 6 6 7
B. Chevalet de gauche, partie droite
3^î3
:feF-r-f-r-^
t::
partie gauche :
80
$
3=r±
£
Pour le surplus, l'instrument ne diffère pas de
ceux que nous avons catalogués précédemment.
— 3^1 —
Id. 1933. YangAin^ de Tanc. coll. Jourdan. in«t.exi.Barop.
Construction semblable à celle du n« 792; le pré-
sent n« ne diffère que par une légère courbure des
lignes. Quatorze rangs de cordes accordées dans le
même ordre que celles du n» précité. — Long,
tôt. o"66; haut. o°235.
INSTRUMENTS EUROPÉENS.
Classe I. — Instruments autopltones.
Branche A. — Instruments autophonbs percutés.
Sbction a. — Instruments bruyants.
iBst. Eorap. Iles Baléares. 1934. Casianetas ou Castanueks
^'•'- (fr. = castagnettes). Don de M. Antonio Noguera.
Elles proviennent de l'Ile Majorque et ne diffèrent
pas sensiblement de celles cataloguées précédem-
ment (n«» 409 et 87g).
Id. 1936. Casianolas (fr. «= grandes castagnettes).
Don du même. Celles-ci sont originaires de Tlle
d'Iviça. Chacune déciles se compose de deux plan-
chettes de bois dur, portant extérieurement des
ornements gravés. De forme rectangulaire sur
trois côtés, ces planchettes sont arrondies sur le
quatrième et vont en s'amincissant vers les bords.
Sur la face intérieure on a creusé une cavité hémis-
phérique. Les planchettes sont réunies à leur
— 363 —
partie supérieure par un ruban de soie qui les imt. Europ.
traverse en même temps qu'une tige de bois rond ^*" ^"
qui les sépare pour faciliter leur entrechoquement.
— Long, de chaque planchette o»x5o; larg. o"io5;
épaisseur max. o"o25; min. o°>oo5; diam. de la
cavité interne 0*048 environ; diam. de la tige de
bois o»oio environ.
Belgique. 1936. Hochet (fl. = klater). Don de
M. Th. Herrmann. C'est la forme populaire fla-
mande de cet ancien jouet. Il est formé d*un
manche surmonté d'une petite sphère creuse aplatie,
le tout en osier. La sphère renferme une petite
lame de métal repliée sur elle-même. En secouant
l'appareil, on obtient une résonance métallique
augmentée par celle d'un petit grelot de cuivre
attaché au haut et à l'extérieur de la petite sphère.
— Long. tôt. o"i6.
Sicile. 1937. Troccola. Cliquette de bois destinée
à remplacer la cloche dans les offices religieux
pendant la semaine sainte. Un instrument tout
pareil, employé en Espagne dans les mêmes circon-
stances, y porte le nom de mairaca. — Long. tôt.
o"25; larg. max. o»o6. Edmond Frank. Comment
on remplace les cloches pendant la semaine sainte
{Illustration du 17 avril 1897).
Id. 1938. Troccola. Claquette formée d'une plan-
chette en bois de noyer portant sur chacun de ses
côtés une pièce de fer en forme de poignée qui
frappe la planchette lorsqu'on agite celle-ci. La
— 3^4 —
inst. Earop. destination est la même que celle de Tinstrument
^'•"* précédent, mais comme celui-ci produit plus de
bruit, on s'en sert principalement dans les rues
pour appeler les fidèles au temple. — Long. o"405;
larg. o">i7o.
Angleterre. 1939. Castagnettes en os (angl.
=« bones). Don de M. R. Harrison, Castagnettes
depuis longtemps populaires en Angleterre, où on
les appelle quelquefois, par onomatopée, Knicky-
knackers. Elles sont aujourd'hui particulièrement en
usage parmi les instrumentistes à face noircie
connus en Angleterre sous le nom de christy
minstrels. Les lamelles, au nombre de quatre, se
jouent par deux dans chaque main. — Long. o"i8
environ; larg. o'"025 à o"»03.
Shakspere cite les t bones » dans la scène I du quatrième
acte de A midsummer nighVs dream,
Id. 1940. Castagnettes. Don du même. Celles-ci,
d'origine américaine, dit-on, et servant aux mêmes
usages que les précédentes, sont formées de plan-
chettes en bois sur lesquelles sont fixées une lame
d'acier terminée à son extrémité libre par une bal-
lette de plomb faisant l'office de ressort. Lorsqu'on
secoue l'appareil les ballettes de plomb viennent se
choquer bruyamment contre les planches. — Long,
de chaque planchette 0*155; larg. o"o29; long, de
la lame o"»io; larg. o"oo8.
— 3^5 —
Sbction b. — Instruments autophomSt à intonations déterminées.
SouB-fection iM. — A mAilletf.
Iles Baléares. 1941. Campana (fr. «» clochette), intt. Barop.
Don de M. Ant. Noguera. Petite clochette en terre ^^'^'
cuite, originaire de 111e Majorque. La forme est
celle d'un verre à pied. Une ballette, également de
terre cuite, servant de battant, est suspendue par
une ficelle à la partie supérieure et à Tintérieur
de la clochette. Le son produit est le
à Toctave supérieure de la note écrite. — Haut,
max. o"io; diam. p^oS.
Italie. 1842. CymbaUs antiques. Reproduction;
les originaux, trouvés dans les fouilles de Pompéi,
sont conservés au Musée national de Naples. Ce
sont deux disques de bronze, d*une couple de milli-
mètres d*épaisseur, avec un renflement hémisphé^
rique au milieu et traversées à leur centre par un
fil de bronze plié en boucle, les deux extrémités
étant repliées à l'intérieur de la protubérance pour
éviter que ces boucles se détachent. Les deux
cymbales sont reliées par une chaîne de bronze dont
les anneaux, au nombre de vingt«quatre, sont de
simples fils de bronze d*un demi-mill. d'épaisseur,
formant deux spires enroulées sur un diam. de
10 mill. environ.
En entrechoquant ces cymbales, on obtient un
«7
Cl. I.
— 366 —
^E- — Diam. o^ioj; diam.
de la protubérance centrale o°>o6o; profondeur de
cette protubérance o™o25 environ.
SoaB-seetioD.66. — A clavier.
France. 1943. CeUsta, Les organes sonores
sont des lames en acier mises en vibration sous
l'action percutante d'un marteau. Aux deux extré*
mités sont soudés des poids permettant de diminuer
la longueur des lames en vue d'obtenir un son
donné et augmenter leur puissance sonore, tout en
améliorant la pureté de leur timbre. Les lames
sont posées par deux, à l'intervalle d'un demi-ton
Tune de l'autre, sur des boîtes de résonance; pour
économiser la place, on les a disposées sur la hau-
teur de l'instrument en deux rangées superposées,
dans Tordre suivant :
2« rangée : rê, rêK,fa% sol, /aj{, si, etc.
i« rangée : ut, utji, mi, fa, sol% la, etc.
Le mouvement est transmis des touches du cla-
vier au marteau par l'intermédiaire d'un mécanisme
assez semblable à celui du piano; la percussion de
la lame, qui s'opère par dessus, et le soulèvement de
letouffoir se produisent simultanément; ce dernier
retombe pour arrêter la vibration dès que le doigt
abandonne la touche. L'étendue de l'instrument
est de quatre octaves, de ^— — (premier son de
— 367 —
la 5* octave de l'échelle générale) au premier son last. Europ.
de la 9" octave. Il est muni d'une pédale forte qui ^'' '*
soulève à la fois tous les étouffoirs.
L'apparence générale est celle d'un harmonium
de o^Ssj de longueur sur 0*975 de hauteur et
o%o de profondeur. — Long, de la plus grande
lame (son le plus grave) o'»i5i, larg. ©"032; long,
de la plus petite lame o»044, larg. o°^o22.
La disposition de cet instrument, dont le timbre
est d'une très grande pureté, est due à M. Mustel,
de Paris, l'habile facteur d'harmoniums, qui Ta fait
breveter en date du 2 juin 1886.
Branchb B. — Instruments autophonbs pinces.
Sbction a» — Pinch avec ou sans pUctre.
Angleterre. 1944. Guimbarde (angl. = jfew^s
harp^Jews trump). Don de M. R. Harrison. Nous
avons déjà décrit cet instrument sous les n»« 14
et 608. Celui-ci fait entendre distinctement les
harmoniques :
Id. 1846. Guimbarde. Don du même. Elle donne
les sons
i
s^S
Cl. 1.
— 368 —
Sbction c, ^ a mouvement automatique,
iMt. Burap. Suisse (?) 1946. Boite à musique. Don du Rajah
Sourindro Mohun Tagore. Cet instrument fait
entendre huit airs composés par le donateur dans 1«
but de nous donner une idée exacte de la musique
de son pays.
Le clavier, composé de 77 touches, est réglé
comme suit :
8>.
â£é£.
tJ I3ia548a«4
#-•-
fj" 4 13 4 2 2 6 6
Les chiffres indiquent le nombre de lamelles à
Tunisson. Ces unissons ont leur raison d'être par
ce fait que la lame ne peut être attaquée par les
pointes du cylindre que lorsqu'elle est revenue à
rétat de repos, d'où nécessité de représenter plu-
sieurs fois la même note dans le clavier. Les petits
ressorts en acier fixés sous les lames, et que Ton
appelle étouffoirs, ont pour but d'empêcher le grince-
ment de la lame au moment où elle quitte la pointe
du cylindre qui la soulève; dans la région moyenne
ces étouffoirs sont remplacés par des bouts de
plumes. — Long, de la boîte o»5o; larg. o"2o;
haut» o™i45; long, du cylindre o"a75; diam. o-ojj.
— 369 —
Branche C. —Instruments autophones frottés.
Section a, — Frottés par h doigt ou par Varchet.
France. 1947. Violon de fer^ de Tan c. coll. lastEorop.
V. et J. Mahillon. Sa construction ne diffère pas ^'•''
essentiellement de celle du n* 166, mais il est d'une
apparence plus belle et d'une conservation plus par-
faite. Son étendue est de quatre octaves chroma-
tiques complètes, à partir du ^— T— . Le diapason
est d'environ un quart de ton plus bas que le nor-
mal actuel. Les cordes sympathiques, en acier, sont
également disposées transversalement sur la table
d'harmonie en 16 rangs, chacun de quatre cordes à
l'unisson. Ces seize cordes fournissent une double
gamme diatonique en sol
'?-r-i-i-r-^'-r-f-f=
VI
Les initiales p ' sont imprimées au feu sur la table
d'harmonie dans l'espace triangulaire entre les trois
rosettes. — Diam. de la caisse o"385;'haut. o"o6o.
Les vibrations transversales des tiges (celles qui résultent
du frottement par Tarchet) fixées par une extrémité sont inver-
sement proportionnelles au carré de leur longueur et directe-
ment proportionnelles à leur diamètre. Une tige ayant une
longueur double d*une autre tige donne, si les diamètres sont
uniformes, un son à la double octave grave de la dernière.
Deux tiges de même longueur dont l'une a le diamètre double
de l'autre donneront deux sons à l'octave, la plus grosse étant
UpiQsaiguë.
CI.I.
— 370 ~
isif. Burop. Id. 1948. Harmonica de Franklin. Don de M. le
Comte Ferdinand de Marnix de Bornhem. La con-
struction ressemble à celle du n^ 411. La caisse
dans laquelle sont enfermés les verres est de forme
conique et le mouvement de rotation est également
produit à laide d*un marchepied et d'une manivelle.
Les verres sont au nombre de 35, disposés dans
Tordre chromatique. Au-dessus de la rangée de
verres tourne, à Taide d'un bouton de bois placé au
côté droit de l'instrument, un rouleau entouré d'une
feuille de papier portant douze divisions correspon-
dant dans le sens du diamètre aux douze transposi-
tions de la gamme chromatique, et dans le sens de la
longueur aux douze degrés de la même gamme.
Cette dernière disposition est la seule apparente, le
rouleau étant enfermé dans une boîte cylindrique
dans laquelle on a ménagé une ouverture longitudi-
nale exposant par un trait sur la bande de papier et
en regard de chacun des verres, le degré de la
gamme auquel il correspond. Pour faciliter le jeu,
les degrés de la gamme diatonique sont indiqués par
des traits de couleur différente correspondant à
celles du spectre solaire et qui occupent toute la
largeur de l'ouverture longitudinale de la boîte dans
laquelle se meut le rouleau :
le premier degré est rouge;
le second orangé;
le troisième jaune ;
le quatrième vert;
— 371 —
le cinquième degré est bleu ; inst. Europ.
le sixième indigo; ^^'^'
le septième violet.
Les degrés chromatiques sont uniformément noirs,
mais ils n'occupent sur la largeur que la moitié des
traits indiquant les degrés diatoniques.
Veut-on jouer dans le ton original, on tourne le
rouleau jusqu'à ce que les degrés de la gamme
indiquée par o ton d*orgue se présentent. Dans cette
condition, la flèche dessinée au-milieu de la devan-
ture de l'instrument indiquera le la du clavier à
l'intonation réelle.
Désire-t-on transposer au demi-ton supérieur, on
tourne le bouton de gauche à droite : ^i»--^ jusqu'à
la division suivante sur le diamètre indiqué par les
mots demi-ton; le la sera reculé d'un demi-ton à la
droite de la flèche, et, toutes les autres divisions
de la gamme chromatique restant dans leur ordre
ordinaire, l'instrument sera transposé d'un demi*
ton vers l'aigu .
Comme nous Tavons vu, le rouleau est divisé
dans le sens du diamètre en douze parties à chacune
desquelles correspondent les degrés d'une échelle
chromatique dont le la recule d'un demi-ton. L'im-
portance de la transposition est indiquée par les
chiflFres V,; i; i % 2; 2%; 3; s'A; 4; 4 'A; 5;
5 Vaf indiquant de quelle quantité de tons et de
demi-tons la gamme est transposée. Pour transpo-
ser dans le grave, la même opération se pratique
en sens inverse.
— 373 —
intt. Bttrop. L'étendue générale comprend, comme nous
\5 se
^** ^ l'avons dît, 35 sons, du
accordés au diapason normal actuel (la^ ^ 870
vibrations simples). — Long. tôt. i"u; o"885;
lai'g. max. o">35; larg. min. oi"22.
Les vases en verre de ce genre d'harmonica sont de forme
hémisphérique; on les accorde par l'usure du verreàTaide
d'une meule d'émeri : en frottant les bords du vase (diminoaot
ainsi sa profondeur) pour hausser l'intonation; en frottant le
contour supérieur (diminuant ainsi l'épaisseur de laparoijpoor
baisser l'intonation.
Belgique. 1949. Harmonika de Franklin. Don
de M""" la Douairière de Lannoy de Marbais. Sa
construction ne diffère de celle du précédent qu'en
ce que celui-ci est entièrement double. Il se com-
pose en effet de deux instruments pareils au précé-
dent qui seraient adossés, l'un d'eux se composant
de 34 verres, du
8*
le second de 38 verres accordés à la quarte aiguë du
premier, c'est-à-dire du
m'
au
iiS-
Ces derniers ont malheureusement disparu; mais
— 373 —
ceux qui restent nous permettent de constater que lut sorop
l'instrument était accordé au diapason normal ^^' '*
actuel.
Cet harmonica doit avoir été construit à Paris au
siècle dernier sous la direction de Martial Joseph
Deudon d*Heysbroeck, échevin de Malines, qui
s'occupait beaucoup de sciences physiques et mathé-
matiques. Les détails de sa construction offrent une
telle similitude avec ceux du précédent instru-
ment, qu'il est permis de les supposer construits
tous deux par le même fabricant. — Long. tôt.
l'ii; larg. max. o»52; haut. max. o"»885.
La donatrice a également fait don au Musée: i^ d'un
Mémoire autographe de Deudon, au sujet de son c harmonica
perfectionné », daté du 25 décembre 1786, présenté à l'Âca-
demie des Sciences de Paris en février 1788 et approuvé en
séance du 5 mars suivant; 20 d'une série de plans et études,
autographes du même, ayant précédé la construction de
l'instrument.
Dans son Mémoire, Deudon note qu'il a accordé ses verres
< d'après l'orchestre de l'Opéra de Bruxelles ». Ce point est
intéressant, car l'accord de ces verres n'ayant pas été
retouché, il est permis d'en conclure que le diapason de l'Opéra
de Bruxelles en 1786 était, à peu de chose près, conforme au
diapason normal actuel.
Id. 1960. Maiiauphone. Simple boîte horizontale
reposant sur quatre pieds, à l'intérieur dé laquelle
onafixésur des chevalets 38 verres à pieds, disposés
dans Tordre indiqué par la figure, et qui, consé-
quemment immobiles, entrent en vibration par un
frottement circulaire des doigts. Cette disposition
a8
— 374 —
iBtt. Bnrap. avait été imaginée par un maître de danse de
Bruxelles nommé Joseph Mattau (13 mars 1788-
5 août 1867] qui avait acquis sur cet instrument
Cl. I.
0 ©©©©©©© (T)
^-.(7)0® ©000 ^
y>l ®®©00 (J
10 )r 11
Matuaphoae (no 1950).
une habileté extraordinaire. L*étendue écrite est la
suivante :
tJ -^- • ï 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17
$
4».
-t^tjd.
8»
-I — I-
t=t:
ÏTTf?^
^
t=t
0ff-V
18 19 20 21 22 23 24 25 26 S7 28 29 30 31 32
mais l'effet réel est à la tierce majeure supérieure*.
Les chiffres correspondent à ceux qui numérotent
les verres dans la figure ci-dessus; ils indiquent
I L'accord n'est qu'approximatif; on le complète en versant
dans les verres de petites quantités d'eau qui en diminuan t
rélasticité du verre, en font baisser l'intonation.
»
aussi leur emplacement dans la boîte. Les numé- lut. Éarop.
ros doubles indiquent que la même intonation est ^^' '*
produite par deux verres différents. — Long. tôt.
i"28; larg. max. o»625; haut. tôt. o"94o; haut, de
la caisse o»i85.
Classe II. — Instruments à membranes.
Branche A. — Membranes percutées.
Sbction a. — Instruments à membranes, bruyants.
Soni-iecUon aa — Membrane tendue sur un cadre. .
iDit. Enrop. Italie. 1861. Tambourin florentin^ en forme de
^*"- tambour de basque. Il est garni de sept jeux de
disques disposés dans des ouvertures longitudinales
le long de la circonférence. Une peinture naïve
représentant une danse villageoise orne la mem-
brane. — Diam. du cercle o"53; haut. o"o9.
Angleterre. 1962. Tambourin. Don de M. R.
Harrison. Tambour de basque ordinaire avec trois
jeux de disques en cuivre. La membrane est simple-
ment clouée sur le cadre et mesure 0*25 de
diamètre.
Sou-tection ce. — A double membrane.
France. 1963. Tambourin de Provence. C'est un
long tambour dont le fût, en noyer comme ils le sont
généralement, est orné sur toute la périphérie de
guirlandes verticales séparées par des filets sculptés
dans répaisseur du bois. Les cercles de tension,
— 377 —
peints en rouge, sont en chatatgnier et portent imt. Enrop.
des boutons auxquels vient s'attacher la corde des- ^*'"
tinée à opérer la tension des membranes. Celles-ci
sont généralement en peau de chien (peoà de
maroun). Contrairement au tambour ordinaire, c'est
la membrane la plus mince, placée à la partie supé-
rieure du fût, qui reçoit la percussion; c*est elle
aussi qui porte le timbre (chasso)^ simple ficelle
reposant sur la membrane dans le sens du dia-
mètre. Les tirants se montent de bas en haut.
L'instrument est spécialement destiné à accom-
pagner le galoubet (fluiiet, flaiuiet^ fluié). Le
tambourinaire porte la caisse suspendue par la
courroie sur Tavant-bras gauche, tandis que la
main gauche tient le galoubet, et que la main droite
frappe la membrane à Taide d'une baguette (masseio)
terminée par un gland (ooulivo). Le tambourinaire
jouant du galoubet est appelé escoular; jouer des
deux instruments à la fois s'appelle tutupompo-
neyer^ (Voir Notice sur le Tambourin et les autres
instruments de la musique provençale^ par un iam^
bourinatre [M. de Lombardon-Montezan], Marseille,
1883). — - Haut. 0*79; diam. o"42.
Italib. 1964. Caisse sourde florentine. Le fût
en bois est décoré d'un lion peint en or sur fond
I Dans Port^Tarascan, qui termine Tépopée comique de
l'illustre Tartarin, A. Daudet donne au navire qui transporte
aux antipodes les émigrant's tarasconais le nom de Tutu-
^An^ai», onomatopée du son des deux instruments.
- 378 -
iMLBDrop.brun, et tout le contour de la caisse est orné da lys
Cl II
de Florence. — Haut. o"73 ; diam. des cercles 0*3 15.
Id« 1966. Caisse sourde florentine. Celle«ci est
beaucoup plus petite que la précédente. Le fût,
également en bois, est peint en vert, avec le lys de
Florence d'un côté, et, au côté opposé, un autre
ornement héraldique. Haut. 0B385; diam. des
cercles ©"23 4.
Iles Baléares. 1966. Tamborino ou iamborU,
Don de M. Ant. Noguera. Petit tambour en usage
dans les Iles Majorque et Iviça. Le fût, peint en
blanc, est orné de découpures de papier peint repré-
sentant des fleurs. La tension des membranes
s'opère à l'aide d'un système de cordage traversant
les cercles sur lesquels elles sont enroulées; cette
tension peut être augmentée à l'aide de tirants de
cuir semblables à ceux de nos tambours ordinaires.
En travers de la membrane inférieure est tendue
une corde de soie recouverte de fil de métal blanc, et
agissant en guise de timbre. La baguette servant de
percuteur s'appelle macillo. — Haut, du fût 0*205;
diam. o"'237.
Classe III. — Instruments à vent.
Branchb a. — Instruments a anche.
Section c, — Anche simple, battante, avec tuyau,
Soas-tMtion aa. -~ Toyaa cylindriqns.
Angleterre. 1967. Clarinette en sib. Don deiut.Europ
M. Fernand Mahillon, à Londres. Elle porte la ^'"^
marque de G. Asiar 79 Cornhill Lonion. Elle est en
buis, garnie de viroles d'ivoire. Six clefs de cuivre
recouvrent les trous latéraux fournissant les into-
nations suivantes, notées d*après le doigté usuel de
la clarinette :
J flj ff-! J 3^
=1:
^
La clef n* 5 est celle dite de cadence, destinée à
produire le trille de ât— i^ J ; le n* 6 est la clef
servant au sib et en même temps à la production
de la douzième des sons fondamentaux. — Long,
tôt. (avec le bec) o"66.
France. 1968. Clarinette alto, en fa. Marque :
38o —
garnie de viroles d'ivoire et armée de treize clefs
intiBurop. -4. Buffet J^^ Parts. Elle est en bois de prunier,
garni
Clarinette alto, en fa (no 1958).
en métal blanc. Son baril forme un léger coude
destiné à faciliter la tenue de Tinstrument.— Long,
tôt. o-Sg.
Id. 1969. Double clarinette. Pièce de bois dans
laquelle on a foré au tour deux canaux parallè>
les, à Textrémité supérieure desquels on a enserré
deux tubes de cuivre dépassant le bois d'une lon-
gueur de 0^02 1 et formant ainsi deux tenons
entourés de fil, sur lesquels s'appliquent deux becs
de clarinette. Cette pièce de bois est fixée dans une
caisse rectangulaire, en bois également, à chacun
des deux côtés de laquelle est adapté un petit clavier
dont les touches, par l'appui des doigts, soulèvent
les plaques de métal qui obturent une série de trous
latéraux pratiqués dans chacun des canaux. Lors-
qu'on abandonne la touche, la plaque revient en
place par l'action d'un ressort. Les touches, répar-
ties par noires et par blanches suivant la disposition
du clavier de piano, permettent de produire sur
chacun des tuyaux une échelle chromatique de
=3^ ' 1^
à un diapason exactement à un demi-ton au-dessous
de l'étalon officiel actuel.
- 38i -
Le nom spécial de cet instrument nous estiottEorop
inconnu; c'est fort probablement le spécimen d'une ^'*"^
invention mort-née, qui peut dater d'une quaran-
taine d'années. — Long, de la pièce de bois o"8o ;
larg. 0*06; épaisseur o"*026; diam. de chacun des
canaux o"'oi3; long, de la caisse o"*64; larg. o'<'ii5;
épaisseur o"o53.
Id. 1960. Clarinette en sib. Marque : Rudall, Rose^
Carte & C«, London. Elle est du système ordinaire,
dit à 13 clefs, mais le mécanisme a reçu différentes
modifications et additions ayant pour but de faciliter
certains passages quasi impossibles avec les clari-
nettes du système ordinaire. On remarque :
I* Un levier placé sous la 3* clef, et qui permet,
par Teztension de l'auriculaire droit, de produire
^^^ mC^^» ^^^^ ^° laissant la liberté à l'auriculaire
-I-
gauche pour ouvrir la 2» clef de ^ JW~", et per-
mettant conséquemment les liaisons
?i*
2* La a* clef ouvre la clef jSt'ttMp et ferme en
même temps la clef n» 3, de gk— ^; cette combi-
^5
— 3^2 —
iMi. Europ. naison laisse rauriculaîre droit libre pour ouvrir
^* "^' la 4* clef, permettant ainsi d'effectuer sans difiBcultc
les liaisons
i»^
3« L'addition d'un levier, à prendre par Tauricu-
laire gauche, et destiné à ouvrir la 4* clef
et rendant, par conséquent, très faciles les battements
w
rapides degr^*^^» impossibles sur la clarinette
ordinaire;
4» La clef de fc^Eétant ouverte comme à l'or-
dinaire par l'auriculaire gauche, est combinée de
telle façon qu'elle se referme par l'appui de l'index
droit sur l'anneau qui lui est destiné. Par suite, les
battements
impossibles sur la clarinette ordinaire, deviennent
faciles;
- 383 —
5** Les trois trous latéraux du corps supérieur iBitEorop.
sont garnis d'anneaux. En appuyant l'annulaire ^'•"^'
gauche sur celui qui lui est destiné, on produit le
^ par l'ouverture de deux clefs placées au
côté de l'instrument, la clef supérieure donne le
^, la clef inférieure le feE^£- Quand on
appuie sur son anneau l'index droit, la clef supé-
rieure se ferme et la note produite est le fc^^ • Il
en résulte une exécution facile des trilles :
*)2E^£^E» P*^ *® simple mouvement de l'annu-
laire droit, b) ^yj^j'^J-' par l'appui de l'annulaire
droit sur son anneau, combiné avec le battement
de l'index droit sur le sien et c) gk--|yj'-j •• par lappui
de l'annulaire gauche et de l'index droit sur leurs
anneaux respectifs et le battement par Tindex ou
le médius gauches également sur leurs anneaux
respectifs.
Cette clarinette apporte, on le voit, certaines
facilités de doigté, mais elle offre en revanche
quelques difficultés dues à la complication de
mécanisme. — Long. tôt. o"66o.
Bblgiqub. 196L Clarinette en stb. Don de
M. Van de Vyvere-Loontjens, deThielt. Instrument
~ 3«4 -
intt. Barop. en ébène garni de viroles d*ivoire et portant cinq
^*' "^' clefs. Le corps inférieur est divisé en deux parties.
Marque : Deloose à Gand. — Long, (sans bec)
o"535-
Id. 1862. Clarinette ensii^. Auteur inconnu. Le
pavillon est marqué j^, Ponfoort, Gand, mais l'in-
strument ne nous paraît pas être de ce facteur.
Système dit à 13 clefs. Le corps inférieur possède
les deux anneaux permettant de produire automati-
quement les /tr — f^^' Les deux mêmes anneaux
m
commandent une autre petite clef, s'ouvrant aussi
automatiquement, pour améliorer les J^ ^- 1—
produits par le doigté fourchu. Le corps supérieur
est muni de trois anneaux agissant chacun sur une
petite clef destinée à améliorer les doigtés fourchus
et permettre la production du ^^ J ■
sans l'adjonction de la clef de fa de l'index droit.
— Long, (sans bec) o"575.
Italie. 1963. Clarinette en ut, système Schaffner.
Don de M. V. Mahillon. Même principe de division
de la colonne d'air (au moyen de trous latéraux
ovales) que celui que nous exposerons plus loin au
sujet de la flûte n* 2002. Mais le mécanisme se com-
plique ici par suite du problème consistant dans
- 385 -
l'ouverture successive des vingt trous latéraux à imt. Enrop.
Taidede huit doigts, les deux pouces étant employés ^'•"^'
au soutien de Tinstrument.
Voici, en effet réel, les intonations produites par
l'ouverture successive des trous latéraux :
9 10
i
S^^,^^^^SF^
13 14 15 16 17 18 19 20
Le problème a été très ingénieusement résolu, le
mécanisme est merveilleusement combiné et réalisé.
Mais la véritable pierre d*achoppement, Timpossi-
bilité d'obtenir l'occlusion complète d'un si grand
nombre de trous latéraux, n'en subsiste pas moins.
— Long. tôt. o"6j5.
France. 1964 Clarinette en sib, système Roméro.
Don du même. Instrument imaginé en 1867 par
Antonio Romero, professeur de clarinette au Con-
servatoire royal de musique à Madrid, et construit
parBié, fabricant d'instruments de musiaue à Paris.
Le brevet, en date du 3 juin 1867, porte le n» 76636.
Le système de cette clarinette, qui descend au mi
grave, permet principalement à Tinstrumentiste la
production des fondamentales
et de leurs douzièmes respectives à l'aide d'une seule
— 386 —
inst. Bnrop. clef, prîse par l'auriculaire de chacune des deux
^^ "'' mains, facilitant ainsi des passages impossibles avec
le système ordinaire, à cause des glissements néces-
saires d'une clef sur l'autre. Ces avantages étaient
du reste déjà offerts par le système Boehm. La
nouveauté consistait dans la possibilité de produire
les notes du registre moyen :
T=f:
:*=:««i
rindex, l'annulaire et le médius de la main droite
étant appuyés sur leurs anneaux respectifs, par le
relèvement successif de ces doigts.
Le système et sa réalisation sont dignes d'atten-
tion et d'éloges. Néanmoins, la complication de
l'instrument causa son insuccès ; il fut abandonné
complètement dès la mort de son auteur. La
marque : Lefevre à Paris^ dont la clarinette est
estampillée, est celle du successeur de Bié. — Long,
tôt. o"690.
(Varia). 1966. Becs de clarinette. Collection de
28 becs de provenance et de forme diverses, en ivoire
ou en bois. Parmi les pièces principales, notons :
Un bec de clarinette en si\) en bois, recouvert
entièrement d'une enveloppe de métal.
Un bec de clarinette en s»'b, allemand, marqué
Geisler. Il est en bois noir ; la partie taillée en biseau
opposée à l'anche est recouverte d'une plaque de
métal pour empêcher l'action destructive des dents.
- 387 -
Un bec de clarinette en si\> en bois, avec toute la imt. Earop.
partie supérieure en étaîn. Ce bec, fabriqué par ^'•^"'
J. Ponfoort, de Rumbeke,' avait été offert en 1 848 au
célèbre clarinettiste Joseph Biaes, alors professeur
au Conservatoire royal de musique de Bruxelles.
Un bec de clarinette en sib en cristal. Il date du
commencement de ce siècle et porte la marque :
Laurent, Palais Royal 65, Paris.
Un bec de clarinette en mib en métal. La partie
inférieure de la table, basculant sur deux vis qui
servent de pivots, permet d*éloigner ou de rappro-
cher Tanche de la partie supérieure, légèrement
arquée, contre laquelle elle vibre. Cet éloignement
de l'anche est obtenu par une bride attachée aux
côtés de la table et qui se meut par faction d'une
vis placée au dos de Tappareil. Marque : Triebert
breveté à Paris.
Bec de clarinette en mib en métah II est sem-
blable au précédent, mais le degré d'inclinaison de la
table est réglé par une vis et un écrou qui fonction-
nent à la partie inférieure de la table. Il est de
C. Mahillon à Bruxelles.
Bec de clarinette en sib en bois avec enveloppe
de métal. Système semblable au précédent.
Bec de clarinette en sib en métal. La partie
supérieure est fixe ; la partie inférieure, sur laquelle
' C!e8t ce même facteur qui s'établit, plus tard, à Qand;
voir n" 1962.
— 388 —
lut. Barop. se trouve la table, bascule sur deux pivots placés
aux côtés de la vis, ce qui fait que la partie infé-
rieure de la table peut être portée légèrement en
avant ou en arrière au moyen d'une vis placée au
dos du bec. Marque : C. Mahillon à Bruxelles. Le
mécanisme a été breveté en 1851.
Dans les cinq becs qui précèdent, Tanche est fixée
sur la table par un levier basculant entre deux
pivots et l'un des bras est commandé par une vis de
pression.
Iles Baléares. 1966. Cheremia ou Chirimia.
Don de M. Ant. Noguera. Simple tube de roseau
percé de cinq trous latéraux et dans Textrémité
supérieure duquel est insérée une anche semblable
à celle de Varghoul (n^ 113). Quatre des trous
latéraux sont percés sur la face antérieure ; le cin-
quième, qui se recouvre par le pouce, est percé au
côté opposé. L*ouverture successive de ces trous
donne les intonations suivantes :
^=^ry-r-¥=^
— Long. tôt. (anche comprise) o«i 7; diam. inté-
rieur o"o05.
Il suffit de comparer la cheremia à Varghoul^ à la Mummênh
(no 115) et à \tigheteh (n° 351) pour se convaincre deTorigioe
arabe de cet instrument, principalement en usage aujourd'hui
dans rile d*Iviça.
Id. 1967. Chirimia. Don du m6me« Instrument
semblable au précédent, dont il ne diffère que par
- 389 — .
la longueur, ici de 0^190. Cette différence de Ion- Uit Barop
gueur, pour des intonations semblables, s'explique ^''"''
parlediamètre intérieur du tuyau, qui mesure o^^ooS.
SoQB-Mctioo bb, — Anche batuote et tuyan conique.
Belgique. 1868. Cornet d'appel. L'anche est
formée d*une rigole ou canal dont l'ouverture est
couverte d'une languette métallique. Tout l'appa-
reil est en fer blanc. Lorsqu'on embouche l'anche,
avec une pression d'air moyenne, le son émis est le
7v , , qu'on peut toutefois faire monter de toute
t>
une quarte en augmentant la pression. — Long, du
tuyau o»o56; diam. du côté de l'anche, o«oio envi-
ron; du côté opposé o"o24.
France. 1969. Corne d'appel. C'est une simple
corne de vache ornementée à l'aide d'un procédé
chimique. La pointe a été munie d'une anche bat-
tante recouverte par une capsule trouée dans
laquelle on souffle. L'instrument ainsi embouché
donne le ckEEîE- "~ Long. tôt. o«465; diam.
moyen de l'ouverture de la corne o"o8.
Section d, — Anche double avec tuyau,
Soui'iectioo aa. — Avec tnyau cylindrique.
Italie. 1970. Tournebout, C'est une sorte de
cromorne en bois recouvert de cuir, dont la figure
se trouve dans VArt du faiseur d'instrument de
29
— 390 —
VEncyclopidie àt Diderot et d^Alembert. Dans rétaïl
^"ci.i'^ actuel de ce tournebout Tanche s'introduit dans uni
canal de o"oi5 de diam. sur 0*090 de longueur; 3
partir de là, la perce s élargit brusquement jusqu al
un diamètre de o"™045 qu'elle conserve sur presque
toute la longueur du tuyau, pour s'épanouir ensuite 1
jusqu'au diamètre de o"»052 à Textrémité inférieure.
Tourneboat (no 1970).
Ce tuyau est formé de deux coquilles assemblées et
collées par les bords; il est percé latéralement de
neuf trous, dont le premier et le second, forés en
dehors de fatteinte des doigts, ne servent qu'à
régler Tintonation du 3* trou. Celui-ci se trouve
presqu'à côté du 4», et sur la même hauteur; il se
recouvre, assez difficilement, par le petit doigt, et
sa position démontre que l'instrument se tenait de
la main droite à la partie inférieure. La restauration
de ce curieux et probablement unique tournebout
a malheureusement été mal faite; par suite il ne
- 39Ï --
nous a pas été permis d'en évaluer les intonations, uii. Burop.
Il faudrait pour le remettre en bon état qu'une ^'" ^"'
circonstance fortuite nous mît en présence des
détails de construction qui ont été maladroitement
supprimés lors de la réparation. — Long. tôt. o"94;
diam. extérieur (cylindrique sur toute la longueur
de l'instrument), o™o63 environ.
RoMB. 1871. Aulos spondaîquf ou Tibia multifora.
Don de M. V. Mahillon. Il a été construit d'après
rinstrument trouvé en 1867 à Pompéi, dans la
maison de Caïus Vibius, et dont le fac^simiU est
déjà catalogué sous le n* 416. L'anche que nous y
avons adaptée est double; elle est semblable à celle
de Vhichi-riki japonais. Par son intermédiaire
rinstrument donne les intonations suivantes :
^=fii"Trrr=^^
6 7 8 9 10 ^
L'anneau attaché au corps du tuyau est destiné à
recevoir le pouce pour faciliter la tenue. -- Long,
tôt. 0-53I.
L*adjectif if>tt//f/ora s'explique par le grand nombre de troua
dont la tibia est percée; spondaïquc fait allusion à ce que
cet instrument était surtout employé à l'accompagnement
des mélodies liturgiques composées de spondées, L'aulos spon-
daiqae est un chalumeau masculin classé par Aristoxène parmi
\ti auloi plus-que^parfaits» ainsi dénommés parcequ*ils avaient
le diapason le plus grave (F. A. Qbvabrt, Histoire et Théorie
dila Musique de VAntiquité, tome II, pp. 273 et 286).
Ce fac-similé a été joué par M. Poncelet, professeur de
clarinette au Conservatoire royal de musique de Bruxelles, au
— 39^ —
Uat Barop conceit greco-romain donné à l'occasion de la conféreDce
CI. III. de M. Gevaert. 1
Id. 1972. Auloi doubles ou Tibiae impares. Don de
M. V. Mahillon. Reconstitution fantaisiste faite par
le donateur pour servir au même concert, l'échelle
respective ayant été indiquée par M. Gevaert. Ce
sont deux tuyaux d'érable, façonnés au tour, dont
la forme et les dimensions intérieures et extérieures
rappellent celles de la tibia n» 416. Les deux tibiae
sont percées de cinq trous latéraux, quatre sur la
face antérieure, le cinquième sur la face postérieure.
Le premier des deux tuyaux, joué par la main droite
{tibia dextra)y donne par l'ouverture successive des
trous latéraux les intonations :
ï^=i
le second, qui se tient de la main gauche (tibia
sinistra) :
$
i^i^&r^^'=
La longueur est chose accessoire, les dimensions
données à notre spécimen n'ayant d'autre but que
l'agrément de la forme. Il est certain que les tuyaux
1 De Vétat actuel de nos connaissances relatives à la pratiqué
de Vart musical chez les Grecs et les Romains. Conférence faite
à la Société pour le progrès des études philologiques et histsriques,
dans sa séance du 25 mai 1896
— 393 —
pourraient être raccourcis de toute la partie imi. Europ.
inférieure au-delà du premier trou latéral. Les ^' "^'
anneaux ont été ajoutés pour faciliter la tenue des
instruments, assez difficile sans cet accessoire
lorsque tous les trous latéraux sont découverts.
Il est à supposer cependant que les anciens ne se
servaient d'aucun artifice de ce genre; les monu-
ments qui nous ont été conservés n'en offrent
aucune trace.
Lorsque les tibiae accouplées avaient la même longueur,
on les appelait tibia» pares (égales) ; si elles différaient de
diapason, on les désignait sous le nom de tibiae impares
finégales) (Gbvabrt, loc. cit. tome II, p. 290).
Id. 1973-1974. Tibia gréco-romaine {tibia multi-
fora^ aulos spondaîque). Le n» 1973 est un fac-
similé, construit par MM. Sabatino de Angelîs et
fils, de Naples, d'après un instrument découvert
dans les fouilles de Pompéi le 8 septembre 1888 et
conservé au Musée national de Naples. Le tube
principal est en os, recouvert de douilles de bronze;
toutes celles recouvrant les trous latéraux sont tour-
nantes, ainsi que nous les avons vues précédemment
(voir la description du n" 416). La partie inférieure
a perdu son recouvrement de bronze, Tos est à
découvert. Le tuyau est percé latéralement de neuf
trous dont l'ouverture successive fournit les into-
nations suivantes :
^m
q:
— 394 —
iBtt. Eorop. Ces trous ne sont pas disposés sur une seule
^^ "^* ligne; il est probable que lors de la réparation de
l'instrument authentique les fragments d'os n'ont
pas été remis à leur véritable place, ce qui expli-
querait pourquoi les trous 2, 4^ 5, 6 se trouvent
sur le côté gauche au lieu d'être placés en ligne
droite avec les autres trous. A remarquer que les
douilles recouvrant les trous 2, 4, 5, 6 sont munies
de plaques sur lesquelles sont soudés de petits
boutons à tète ronde, tandis que sur les plaques des
autres douilles tournantes le bouton est remplacé
par un petit anneau semblable à ceux qui servent à
faire tourner les douilles du n« 4 16. La douille
recouvrant le trou n® 8 n*a ni anneau ni bouton,
parceque le tube additionnel qui y est appliqué
facilite son mouvement circulaire. Ce tube addi-
tionnel, de o"»03 1 de longueur moyenne, se bouche
par le pouce de la main gauche; il a pour effet
d'abaisser d'un demi-ton l'intonation du trou
latéral percé en cet endroit et qui, sans cet artifice,
donnerait le fa%. On eût pu obtenir le /aQ sans
tube additionnel, en forant le trou plus bas sur
la colonne d'air, soit sur la face antérieure pour
le faire boucher par le médius droit, soit sur
la face postérieure pour en confier la fermeture
au pouce de la même main. L'idée de ce tube
additionnel ne s'explique donc que par la conve-
nance de l'instrumentiste. Quoi qu'il en soit,
l'instrument, tel qu'il est construit, nous offre
— 395 —
deux échelles mélodiques : la première composée du lut. buop.
tétracorde ""'•
m^ '■ — ^ ^
X
ï
la seconde du même tétracorde transporté à Toctave
supérieure, plus deux sons, fa et la.
Le fac-similé de MM. Sabatino de Angelis, très
bien fait au point de vue plastique, ne répond
pas aux exigences de la facture, en ce sens
que les douilles en tournant n'obturent pas com-
plètement les trous latéraux. Cette circonstance,
rendant impossible l'analyse de Téchelle musicale
produite par cette tibia« nous a engagé à construire,
en bois, le n** 1974» à l'aide duquel il a été facile de
déterminer les intonations. Celles fournies par les
trous latéraux 4, 5 sont un peu basses dans leurs
rapports avec les autres; cette irrégularité pourrait
être corrigée sans difficulté en agrandissant un peu
les dimensions des trous, mais il nous a paru qu'il
valait mieux respecter cette petite imperfection. —
Long. tôt. (sans anche) o''625; diam. de la colonne
d'air o"o 1 1 .
Id. 1976. Tibia gréco-romaine. Moule en plâtre
SB^/C. ..mT^'S:
Tibia gréco-romaioe (no 1975).
représentant l'instrument tel qu'il se trouve con-
servé au Musée national de Naples.
— 39^ —
Sous-section bb. — Anche doable et tuyau conique
init. Eorop. Francb. 1976. Musettâ bretonne. Don de M. V.
Mahillon. Petit hautbois en bois, à pavillon très
évasé. Il est percé de sept trous latéraux dont le
premier ne se recouvre pas. L'ouverture succes-
sive de ces trous produit les intonations suivantes:
u^a^ — 1 j — 3- — #—
ï
Ez^^^E
:^
— Long. tôt. (anche comprise) o'»345.
Autriche. 1977. Triionicon ou Universal-Contra-
Bass, de l'anc. coll. V. et J. Mahillon. Sans marque
de fabrique. Réunion de cinq tuyaux coniques en
cuivre, disposés parallèlement et réunis par une
culasse et des potences. Le premier de ces tuyaux
est terminé par un bocal plié en cercle dont Textré-
mité reçoit Tanche; le dernier s'évase en forme
de pavillon. Le long de ces tuyaux, quinze grands
trous latéraux disposés d'une manière plus ou
moins rationnelle. Tous sont recouverts de clefs
fermées \ sauf le premier qui a une clef ouverte.
Le mouvement de ces clefs est actionné par uo
nombre égal de touches disposées de manière à
être prises : les trois premières par le pouce de la
X Les clefs ouvertes en se fermant allongent la colonne d*âir,
produisant ainsi un abaissement du son; les clefs fermées cd
s'ouvrant produisent Tefifet contraire.
— 397 —
main gauche, les deux suivantes par celui de la uit. Europ
main droite, les cinq suivantes par les quatre doigts ^''^"
de la main droite dont Tauriculaire en manie deux,
et enfin les cinq dernières par les quatre doigts de
la main gauche. L'ouverture successive des trous
latéraux produit les intonations suivantes, notées
à Poctave aiguë de l'effet réel :
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1 1 12 1 3 1 4 1 6
Les sons 4 à 15 octavient par la simple pression
des lèvres sur l'anche.
L'idée première du Tritonikon est due, dit-on, à
Schôllnast et fils, de Presbourg; elle date de 1839
environ. - Long, tôt., de Textrémité du pavillon
au bas de la culasse, i°>o8; longueur de la colonne
d'air, anche comprise, 4™56 environ.
Angleterre. 1978. Hautbois. La marque est
devenue illisible, le mot London seul est resté
apparent. L'instrument, en érable bruni, est divisé
en trois parties : le corps supérieur, le corps
inférieur et le pavillon; ils sont ornés de viroles
d*ivoire. Ce hautbois est percé latéralement de six
trous et monté de deux clefs d'argent : l'une, ouverte,
se ferme pour produire Vut grave, l'autre, fermée,
s'ouvre pour donner le tntù. Le 4* trou latéral est
double, deux petits trous sont percés lun à côté
de l'autre. Si on les ouvre tous deux, l'intonation
produite est le /a; si, glissant l'annulaire gauche de
— 398 -
iBit Barop. façon à n'en découvrir qu'un, Tintonation obtenue
Cl. m.
est soljj^. Echelle totale
^ d. 0 cl. l 2 8 4 6 6
Le ré (marqué o) est réglé par deux ouvertures
latérales percées dans le pavillon. Diapason un peu
au-dessous de l'étalon normal actuel (/aj^» 870 vibr.)
— Long. tôt. (sans anche) o"«59.
Id. 1979. Obae da caccia. Marque : William
Gatlem. L'instrument, en bois d'érable teint, monté
de deux clefs en cuivre, est divisé en deux corps
garnis de viroles d'ivoire placées Tune, au corps
inférieur à l'embotture qui reçoit le tenon d'assem-
blage des deux corps, l'autre, à l'extrémité du
Oboe da caccia (no 1979^
corps supérieur, où se trouve l'embotture dans
laquelle s'adapte le bocal de cuivre recevant l'anche.
L'instrument est en fa au diapason normal; sa
facture date probablement des premières années
de ce siècle. Echelle :
:«■=
^
E
:x:
-J-Pi—
0 cl. d. 1 2 "' ? 4 6 •
L'intonation des trous latéraux 2 et 6 peut être
baissée d'un demi-ton en bouchant le trou latéral
— 399 —
immédiatement inférieur. — Long. tôt. (sans leinttEorop
bocal) o"725.
France. 1980. Hautbois. Marque : M. Lot à
Paris. Entre l'initiale et le nom, une étoile à cinq
rayons. L'instrument est en buis avec deux clefs
de cuivre, Vut et le mib. Les trous latéraux pour
rindex.de la main droite et l'annulaire de la main
gauche sont doubles. En découvrant Tun des trous
seulement, on obtient le demi-ton supérieur de
rintonation produite par le trou précédent; si l'on
débouche les deux trous à la fois, l'intonation du
trou précédent est haussée de tout un ton. — Long,
tôt. (sans anche) o»57.
Pays-Bas. 1981. Hautbois. Il est en ébène,
orné de quatre viroles d'ivoire finement sculptées.
Trois clefs de cuivre : deux wtb, l'une pour l'auri-
culaire droit, l'autre pour l'auriculaire gauche, et
la clef d*ut. Les trous latéraux se recouvrant par
l'index de la main droite et Tannulaire de la main
Hautbois (no 1981).
gauche sont doubles comme à l'instrument précé-
dent. La marque, presque entièrement effacée, est
malheureusement illisible. — Long. tôt. (sans
anche) ©"s 7.
Angleterre. 1982. Whit-horn. Don de M. H.
Balfour, conservateur du Musée ethnographique de
— 4^^ —
loBt.Earop. l'Université d*Oxford. Ce curieux instrument, origi-
^*' "^' naire du comté d'Oxford et appartenant au type
hautbois, est formé d'une simple bande d'écorcede
saule roulée en spirale. L'anche est faite d'un
cylindre d'écorce du même arbre, détachée entière
d'une petite branche de 7 à 8 millim. de diamètre.
Ce cylindre est introduit dans la partie supérieure
du tuyau conique et aplati à son extrémité de façon
à former les deux languettes qui caractérisent
Tanche double. L'intonation obtenue par un tuyau
de cette nature est naturellement très variable à
cause de l'irrégularité de ses proportions. Notre
spécimen donne le ^Zj""*
En vertu d'une très ancienne charte, les habitants
de certains villages du comté d'Oxford avaient le
droit, le lundi .de la Pentecôte {Whit-Monday)àe
tuer un chevreuil dans les réserves de la forêt. Ce
jour de chasse populaire était annoncé dès l'aube
à l'aide du Whithorn. — Long. tôt. (anche com-
prise) o''36.
Nous avons catalogué sous le n<> 181 1 un instrument d'orî-
gine japonaise, de construction absolument semblable.
Italie. 1983. Hautbois en ut, système Schaffner.
Don de M. V. Mahillon. Intonations :
0 1 2 s 4 5 6 7 8 9 10 11 12 IS U IS
produites par l'ouverture successive des trous
latéraux à l'aide d'un mécanisme semblable à ceux loat. Burop
de la flûte n» 2002 et de la clarinette n* 1963. — ^*"'-
Long. tôt. o"540.
Branche B. — Instruments a bouche.
Section a. — Bouche biseauUe.
Soaa-tection aa. — Tayaa ouvert.
Anglbterrb. 1884. Flageolet. Don de M. P.
Mahillon. Marque : Power ^^ Str and, London, Il est
en bols de buis garni de viroles d ivoire. Sept trous
sur la face antérieure, un huitième sur la face
postérieure. Leur ouverture successive produit les
intonations suivantes, au diapason normal actuel :
OlcI. 234S67t
Le faible diamètre du 7* trou empêche la produc-
tion de Vnt^ par le doigté fourchu, mais facilite la
reproduction à Toctave aiguë des sons fondamentaux
par la formation d'un ventre de vibration aidant au
partage de la colonne d'air.
Les trous sont séparés par des pointes d*ivoire
destinées à aider le placement des doigts. Une seule
clef, dont l'ouverture produit le ffi^qE- H ®st à
remarquer qu elle est percée au-dessous du premier
trou latéral produisant le ré^ mais celui-ci étant très
petit, l'ouverture d'un trou latéral inférieur a une
— 4^2 —
(nst. Bnrop. influence suffisante pour hausser d*un demi-ton
^* "' rintonation qu'il produit. — Long. tôt. 0-4 15; de
la bouche à lextrémité du tuyau* o«37o.
France. 1986. Flûtet. Don de M. Télémaque
Claes. Marque : F. Noblet, à Paris. Ebène avec trois
viroles d'ivoire. Construction et tonalité semblables
à celles du n* 1043. — Long. tôt. o«i68.
Pays-Bas. 1986. Taille de flûte douce. Don da
même. Jolie pièce du XVIII* siècle, en buis teint
avec viroles d'ivoire. Elle se divise en trois pièces :
la tête, le corps et le pied. Le corps est percé de
six trous, le pied d*un seul trou. Les sept ouver-
tures latérales étant bouchées, l'instrument donne
au diapason actuel. Il était sans aucun
doute en/a, au diapason ancien. — Long. tôt. o'5o.
Id. 1987. Flûtet en ivoire. Don de M. Henri de
Le Court. Cet instrument, le plus petit probable-
ment de la famille des flûtes à bec, ne mesure
que o^io de longueur. Le son le plus grave est
Id. 1988. Plutôt. Don de M. Pernand Dugnîolle.
Il est en buis et mesure o"*i45 de longueur. Le son
le plus grave est le ^""^""^
Ilbs Balbarbs. 1989. Pabiol ou CaramiUo. Don
— 403 —
de M. Ant. Noguera. Sorte de flageolet populaire inst. Borop
de rile Majorque. C'est un simple tuyau de bois ^*"''
dont rextrémité porte une bouche biseautée et
dont les côtés sont percés de six trous, quatre
sur la face antérieure et deux sur la face posté-
rieure. Outre ces six trous^ il y en a deux autres,
— les premiers à partir de l'extrémité inférieure, —
qui traversent le tuyau de part en part et ne
servent qu'à l'ajustement du la^ premier son fon-
damental. L'ouverture successive des trous donne
les intonations suivantes :
8«
i
'-^
^=^S
m»^
ds?=^
0 12 3 4 5 6
— Long. tôt. o"»245; diam. de la perce o"oi3.
lo. 1980. Flaûta. Don du même. Instrument
particulièrement en usage dans l'Ile d'Iviça. Sa
construction et sa tablature ne diffèrent pas de
celles du galoubet que nous avons décrites sous le
190. Le son 3 est à l'unisson du
— Long. tôt. o"4a5
Id. 1991. Flaiita. Don du même. Instrument 6n
tout semblable au précédent, moins les ornements.
Id. 1992. Siurell ou Silbato (fr. == sifflet). Don du
même. L'instrument, originaire de TUe Majorque,
consiste en un petit vase en poterie dont le goulot,
taillé en bouche biseautée, forme un sifflet dont
rintonation est à l'unisson du si de la huitième
— 4^4 —
inst. Europ. octave Lorsque le vase reçoit une quantité d>au
^* "^' suflSsante pour que le niveau monte dans le goulot
jusqu'à proximité de la bouche du sifflet, le sod
baisse d'une quarte; lorsqu'alors on souffle dans
l'appareil, le déplacement continuel du niveaa par
suite de la pression de Tair sur Teau produit des
variations d'intonation imitant assez exactement
le chant des oiseaux. Un appareil analogue se
rencontre souvent dans nos provinces beiges.
Roumanie. 1988. Flûte à bec. Don de M. Titus
Cerne. Sorte de flûte douce formée d*un tuyau
cylindrique en bois et percé latéralement de sii
trous dont les intonations sont :
^^=^F^-
0 4 3 3 4 5 6
et dont la succession est en somme celle du eaval
(voir le n» 2004), sauf qu'ici l'intervalle entre l'into-
nation que donne le tuyau entier et celle du premier
trou latéral est de un ton, tandis qu'au caval cette
intonation est d'une tierce mineure Une propriété
très remarquable de cette flûte douce, c'est que,
tous les trous latéraux étant fermés, elle donne
avec une facilité extrême les huit premiers sons de
l'échelle harmonique :
80.
2
— Long. tôt. o"6o.
Cl. III.
— 405 —
Angleterre. 1994. Flageolet en cuivre. Don de intt. Barop.
M. Rich. Harrison. Tube cylindrique de laiton.
L'ouverture successive des six trous latéraux donne
les intonations
±r
0 12 3 4 6 6
qui se reproduisent facilement à l'octave aiguë.
— Long. tôt. o"'2i4.
Id. 1996. Flageolet en fer blanc. Don du même.
Tuyau conique percé de six trous latéraux ; la
bouche est placée à la partie large du cône. L*ouver-
ture successive des trous latéraux donne les into-
nations suivantes :
H:
0 12 3 4 5 6
qui se reproduisent à l'octave supérieure. — Long.
tôt. 0-357.
Id. 1996. Flageolet en fer blanc. Don du même.
Il ne diffère du précédent que par la tonalité, de
tout un ton plus aiguë que celle de l'instrument
précédent, et par un trou latéral par lequel on
introduit le souffle ; placée dans le porte-vent au-
dessus de la lumière de la bouche, cette ouverture
latérale donne à l'instrument l'apparence d*une
flûte traversière. — Long. tôt. o°*335.
Pays-Bas. 1997. Flûte. Don de M. le colonel
Kuypers. Instrument semblable au n<* 1043. Celui-ci
est en ivoire.
3û
Cl. III.
— 406 —
Sous-sectioo bb, — Bouche biseautée et tuyau fermé.
inst.Europ. Ilbs BALÉARES. 1998, 1999. Siurcll ou Silbaio
(fr. = sifflet) en terre cuite. Don de M. Ant. No-
guera. Ils représentent grossièrement un oiseau
perché sur une branche. Le premier donne le sol de
la huitième octave, le second, le lab immédiatement
au-dessus.
Pays-Bas. 2000. Sifflet en terre cuite représen-
8*
tant une tète de bœuf. Il donne
"P
Section b. — Bouche latérale.
Id. 2001. Flâte traversière. Don de M. Télémaque
Claes. Elle est en ébène, ornée de cinq viroles
d'ivoire. Marque : /. H. Rottenburgh. Une seule
clef, celle de mtb, en argent. Le diapason est
exactement un ton au-dessus du normal actuel. —
Long. o°»65.
Italie. 2002. Flûte cylindrique^ en métal. Don
de M. V. Mahillon. Sa construction est due à ia
collaboration de deux personnalités de mérite. La
division géométrique du tuyau en quinze demi-toos
égaux au moyen de trous latéraux de forme ovale
est Tœuvre de M. Carlo Tommaso Giorgi, de Rome.
La construction du mécanisme, merveille de préci-
sion, est due à M. Schaffner, chirurgien-dentiste
à Florence. L'ouverture successive des plateaux,
couvrant les trous latéraux et donnant réchelle
— 407 —
ci-dessous indiquée, résulte d'une heureuse
combinaison de mécanisme; nous allons le
détailler brièvement :
0 I s 3 4 8
7 8 9 10 II 19 13 U 13
^M^^^^^
0 A B
543934394 3300
La clef A se relève par l'abandon d'un
levier disposé pour la seconde phalange de
l'index de la main droite, la clef B, par une
action semblable exercée sur un levier dis-
posé de même façon pour le même doigt de
la main gauche.
Les intonations ré^ ri^^ mi, fa s'obtien-
nent en relevant successivement les doigts
5, 4, 3, 2 de la main droite, les intonations
/a$, solj 5o/j(, la en relevant successive-
ment les mêmes doigts de la main gauche.
Mais avant de relever le 2« doigt de la
main gauche, les doigts 4, 3, 2 de la main ,
droite se rappliquent sur leurs plateaux
respectifs; après avoir alors relevé le
2^ doigt gauche appuyant sur le plateau qui
recouvre le 10® trou latéral produisant ainsi
l'intonation /a, le relèvement successif des
doigts 4, 3, 2 de la main droite permet aux
plateaux qui couvrent les xi®, 12* et 13*
trous de se relever pour produire les into-
nations sib, si^, ut.
lost. Europ.
Cl. ni.
Flûte
cylindrique
(no 200a).
— 4o8 —
lut. Barop. Les dcux demiers trous latéraux restent fermés
^*' "^' par leurs plateaux respectifs, leur ressort agissant
I en sens contraire des plateaux précédents qai
s'ouvrent en relevant le doigt. Les intonations
I u/Jf, ri se produisent en appuyant respectivement
le quatrième et le troisième doigt droits sur des
i leviers destinés à relever ces plateaux.
M. Giorgi a eu Tidée de munir cette flûte dune
embouchure dont l'ouverture est placée dans le sens
de Taxe du tuyau, de sorte qu'au lieu d'être jouée
latéralement comme la flûte traversière, elle se
joue perpendiculairement, comme le hautbois ouïe
1 flageolet, ce qui d*ailleurs n'apporte aucune modifi-
I ôation à la nature de l'instrument. — Long. tôt.
0"620.
M. Giorgi a fait breveter cette embouchure (brevet anglais
n^'ôsis, année 1896), bien qu'avant lui un allemand eût fait
breveter une idée à peu près semblable, le système consistant à
jouer la flûte traversière par une tète de flûte courbée, Tcuver-
ture de l'embouchure étant également placée dans le secs
de Taxe de l'instrument (Brevet anglais n» 11 171. du mois
d'août 1889» délivré à Eberhardt Wûnnenberg, de Cologne}.
Sbction c. — Bouche transversale,
Soat-sectioQ aa, — Bouche transversale et tuyan fenné.
Roumanie. 2008. Naî ou Muscal. Sorte de flûte
de Pan formée de tuyaux en bois de sureau. Au lieu
d'être disposés, comme d'ordinaire, en ligne droite,
les tuyaux suivent une ligne courbe, un arc de
cercle, dont la concavité est tournée du côté de
Cl. III.
— 409 —
l'exécutant. Ces tuyaux, au nombre de 26, rangés iBti.BQrop.
du grave à Taigu, de droite à gauche, sont accordés
diatonîquement, à partir du sol, 56« degré de
réchelle des sons, jusqu'au ré, 99^ degré de la même
échelle. — Long, du plus grand tuyau, o"275; du
plus petit o"o65.
Le naX, ou muscal, est bien certainement Tinstrument le
plas intéressant de l'orchestre des laûtari, tziganes roumains.
Il est identique à la syringe polycalame des anciens. On Tac-
corde également en introduisant de la cire dans le tuyau, pour
en diminuer la longueur et hausser le diapason, ou en retirant
de la cire, pour allonger le tuyau et produire l'effet contraire.
On comprime la cire avec une petite baguette jusqu'à ce
qae l'intonation requise soit obtenue. Lorsque le tnuscalagiû
veut changer l'échelle de l'instrument, en produisant une
élévation accidentelle de demi-ton dans un des tuyaux, il
y introduit soit des chevrotines, soit des pois, qu'il enlève
facilement quand l'intonation primitive doit être rétablie.
Enhn il modifie la hauteur des intonations en rapprochant de
ses lèvres l'orifice des tuyaux. En effet, lorsque l'ouverture du
tuyau est placée normalement, c'est-à-dire horizontalement,
devant la bouche du musicien, l'intonation produite est à son
maximum d'acuité. Mais pour peu que le tuyau soit relevé,
son ouverture se rapproche des lèvres; de là une occlusion
partielle donnant lieu à un abaissement que l'on peut évaluer
à un quart de ton.
SoQA-seeUon 66. •>- Boache iranarerMle et tvymv ovrert.
lo. 2004. Caval. Don de M. Titus Cerne. Flûte
semblable au nay arabe; elle est en bois, de forme
extérieurement cylindrique, sauf Textrémité infé-
rieure qui sur une longueur de o"i i environ, est
octagonale. Le tuyau est percé latéralement de six
— 4^^ —
inst. Europ. trous dont l'ouverture successive produit, en som
^'' "^' fondamentaux, les intonations suivantes :
— Long, tôt
ID. 2006.
l'instrument
0 12 3 4 5
. 0-695.
Caval. Don du même
précédent. Intonations
6
Semblable à
r ■]
S^
_l '_|^
^-
\=à=i
» *—
0 12^3456
— Long. tôt. o«845.
Branche C. — Instruments polyphonbs a
RÉSERVOIR d'air.
Sbction d. — Réservoir d'air U à tuyaux.
Iles Baléares. 2006. Xeremia, Xiremia ou Gaita,
Don de M. Ant. Noguera. Cornemuse de Tlle
Majorque. Elle se compose :
!• de l'outre ou réservoir qui reçoit l'air directe-
ment de la bouche par Tintermédiaire d*un tuyau
d'insufflation;
2* d'un tuyau conique, appelé grall^ percé laté-
ralement de huit trous, et dont la colonne d'air est
mise en vibration à l'aide d'une anche double fixée
à la partie supérieure du tuyau, à l'endroit où celui-ci
se termine par un tenon fixant le grall dans l'em-
boîture d'un barillet de bois attaché à Toutrc.
L'ouverture successive des trous latéraux produit last. sarop.
les intonations suivantes :
f-
A \ 1—. , • r f Té
as^
3t=«;
04 2345678
Ue premier trou latéral est percé en double; on
bouche à la cire Tune des ouvertures, selon que
rinstrumentiste a Thabitude de placer la main droite
ou la main gauche à la partie inférieure du Grall;
3* de trois tuyaux fixés par des tenons, à côté
l'un de l'autre, dans un barillet de bois également
attaché à l'outre. L'un de ces tuyaux, le plus grand,
est appelé bordôn (bourdon); sa colonne d'air est
cylindrique, il est divisé en trois parties réunies
par des tenons et des emboîtures formant coulisse
et permettant d'allonger le tuyau pour lui faire pro-
duire la tonique ^^^; l'anche fixée à l'extrémité
supérieure du tuyau est semblable à celle de
Varghoul (n« 113). Les deux autres tuyaux sont
postiches, n'étant pas même percés et servant
seulement à l'ornementation. L'instrument est
enjolivé de glands en laine rouge; le réservoir d air
est dissimulé dans une enveloppe de toile com-
mune quadrillée blanc et noir. — Long, du grall
(sans le tenon) 0*237; ^^ bordôn^ o"6o3; du réser-
voir d'air o"7o.
Ne pas confondre cet instrument avec la chirimia, sorte de
hautbois rustique d'origine espagnole, populaire au Mexique
(▼oir le n© 830).
4Ï2
in8t.Baroi». Francb. 2007. Comemuse. Le chalumeau et le
bourdon sont en ivoire. Le premier est muni de
l*anche double, le second de Tanche battante.
L'ouverture des trous latéraux du chalumeau pro-
duit les intonations suivantes :
Le premier trou latéral est double; en bouchant
les deux ouvertures on produit le ré, en n'en
fermant qu'une on élève Tintonation d'un demi-ton
et on obtient le rê^. L'instrument ayant, antérieu-
rement à son entrée au Musée, subi une mauvaise
réparation, ces deux premières intonations ne sont
plus exactes.
Le bourdon ne fournit qu'un seul son, la domi-
nante du ton, le^^=^=. — Long. tôt. du chalu-
meau (non-compris le tenon qui s'embotte dans
l'outre) o"345; ^^^S* ^" bourdon o"265.
Sbctiom e. — Réservoir d^air^ tuyaux ei clavUr,
Allemagne. 2008. Orgue portatif. L'apparence
générale est celle d'un bahut ou coflFre rectangu-
laire dont le couvercle servirait de table. Le cou-
vercle enlevé, l'orgue se dessine : on aperçoit sur
le plat deux soufflets cunéiformes, une ouverture
longitudinale grillée par laquelle s'échappe le son
— 413 —
et un clavier de quatre octaves dont la première lost Borop
est courte^. ^'•"^•
Chacun des deux côtés latéraux a deux ouver-
tures grillées servant également à la transmission
du son, et, dans la devanture, sous le clavier,
s'ouvre une porte par laquelle on atteint facile-
ment au mécanisme intérieur. Trois poignées,
dont deux aux côtés antérieurs de la caisse, la
troisième au côté opposé au clavier, servent à
transporter l'instrument. Quatre jeux de tuyaux,
mis en vibration par le jeu des soufiSets qu'on
soulève alternativement de la main, sont disposés
à l'intérieur.
La mise en action des jeux est commandée par
quatre registres, tiges de fer placées par deux sur
le côté du coffre à proximité du clavier, à droite
et à gauche de l'organiste. On enfonce les registres
pour les mettre en communication avec l'air des
sou£Qets, on les retire pour la supprimer et rendre
conséquemment les tuyaux muets.
i** jeu, 2* registre de droite, bourdon^ tuyaux en
bois, bouchés :
(ui de la $• octave à ui de la 7*) ;
< Voir, AU sujet de roctave courte, la note du n» 27a. Cat» du
— 4^4 —
lattsarop. 2^ jeu, 2* registre de gauche, tuyaux en bois, à
Cl. ni.
cheminée :
8>
i:
m
[ut de la 4* octave à ui de la 8«);
3* jeu, !•' registre de droite, prestant^ tuyaux de
bois, ouverts :
^'^
(ut de la 5* octave à ut de la g") ;
4' jeu, i*' registre de gauche, octaviHj les treize
premiers tuyaux en bois, les autres en étain :
8*
$
(ut de la 6* octave à si de la 8*); puis, reprise de
8*
8»
^'P
4=
(«/ de la 8« octave à i*/ de la g*).
Le pupitre qui complète l'instrument a été ajouté
après coup.
Cet orgue date fort probablement du XVII* siècle.
— 4Ï5 —
Il ne porte aucune marque de fabrication. Nous iist. Earop.
avons toutefois découvert dans l'un des souflBets un ^'""'*
cachet à la cire avec les lettres P.P. disposées de
chaque côté d*un dessin représentant un buffet
d'orgue. — Long, du coffre i"23o; larg. o""72o;
haut. o°*792.
Pays-Bas. 2009. Orgue d* appartement ou Positif.
Le meuble, en forme de buffet, entièrement en
chêne, est intéressant par ses sculptures. Le clavier,
en buis avec touches noires, a une étendue de
4 octaves, de ut à uij avec omission du premier ré^.
L'instrument a actuellement trois jeux et demi en
tuyaux d'étain :
i* un octavin de un pied;
2« un prestant de deux pieds;
3* un bourdon de quatre pieds;
4* une flûte douce de un pied.
L'étendue de ce dernier jeu n'est que de deux
octaves à partir du 3* ut du clavier. Les tuyaux
d'un cinquième jeu, dont l'orgue était antérieure-
ment pourvu, ont été enlevés, et le registre a été
employé pour ouvrir ou fermer à volonté le cou-
vercle du buffet de manière à produire les effets de
bùtts expressive de l'orgue moderne. Une pédale fait
mouvoir une pompe alimentant un réservoir d air
cunéiforme. Cette même pompe peut être mise en
mouvement à l'aide d'un tirant placé au côté gauche
du buffet. Haut, i^yg; larg. i"oo; profond. ©■54.
— 4^^ —
Branche D. — Instruments a embouchure.
Sbction a» — Instrummts à embouchure^ simples ou naturels.
last-Earop. Alsacb. 2010. Cor Simple. Don de M. Fernand
DugnioUe. Il porte la marque de Charles Krelzseh^
mann à Strasbourg, facteur qui jouit vers le milieu
de ce siècle d*un certain renom; ce cor est muni
des tons de /a et mib.
Suisse. 2011. Cor des Alpes. Don anonyme.
Instrument de construction presque semblable à
celle du n® 1 144. Celui-ci mesure 3» 13 de longueur
et on en tire très facilement les harmoniques
suivants :
2 3 4 5^ 6 7 8 9 10 «1 12
Iles Baléares. 2012, 2018, 2014. Trompettes
de verre. Don de M. An t. Noguera. Elles sont
originaires de Tlle Majorque. Simples tubes de
verre s'épanouissant à leur partie inférieure en
forme de pavillon. Elles sont malheureusement
arrivées brisées. Les deux premières, donnant les
1 tJ 2
mesurent environ 0*650 de longueur; la troisième
mesure 0*820 et donne les
ë^si^
— 417 —
Allbmaqnb. 2016. Schophar. C'est le seul instru- lut. sarop.
ment de l'antiquité hébraïque resté en usage dans ^*•'"•
les cérémonies du culte Israélite. Il est fait d'une
corne de bélier aplatie, la pointe légèrement ouverte
pour former un bassin sur les bords duquel s'ap-
puient les lèvres. On obtient assez facilement le
son fondamental et son premier harmonique
î^
ce dernier trop bas par suite de la disposition
défectueuse de la colonne d'air. — Long. tôt. o"48.
Nous devons à l'obligeance de M. Ed. Samuel,
professeur au Conservatoire, l'intéressante note
suivante :
Le Schophar symbolise la corne du bélier que le patriarche
Abraham sacrifia en remplacement de son fils. D'après les
prescriptions liturgiques, il ne peut être fait qu*au moyen
d'une corne de bélier que Ton fait bouillir afin de la vider et
de lui donner la forme voulue. On ne peut Fentourer d*aucun
métal, et la moindre fissure suffit à le faire déclarer impropre
au service rituel. L'usage du Schophar, ordonné au IV livre de
Moïse (Chap. XXIX, verset i), a été introduit dans la liturgie
juive au moment de la promulgation de la Loi, c'est-à-dire
depuis 32 siècles environ. Le Schophar se fait entendre les deux
jours du nouvel an (Kosch-haschaftah) et le jour du Grand
Pardon (Kippour), afin d'annoncer la fin du jeûne. Lorsqu'une
de ces fêtes coïncide avec le Sabbath, on s'abstient de sonner
du Schophar. Autrefois l'instrument annonçait en outre le
commencement et la fin du Sabbath.
RouMANiB. 2016. Bucium. Don de M. Titus
Cerne. Cet instrument, légèrement arqué, ressem-
— 4iS —
lott. Bnrop. ble au cor des Alpes; comme ce dernier, il consiste
en deux pièces de bois creuses assemblées dans le
sens de leur longueur au moyen de ligatures en
écorce d*arbre, et représentant chacune une moitié
du tuyau. L*embouchure est un simple tuyau cylin-
drique de o"'i3 environ de longueur, appointé d'un
côté pour son introduction dans Torifice de Tinstru-
ment et biseauté à la circonférence de l'extrémité
opposée pour faciliter la vibration des lèvres. Comme
le cor des Alpes, le Bucium est un instrument
pastoral ; son échelle harmonique est la suivante :
^^^^^^
a s tJ î 5 6 7 8
— Long. tôt. i»7o.
P2016*'^. Chorus. Don de MM. Mahillon et C*«.
Reproduction d'après Sébastien Virdung {Musica
geiutscht uni auszgezoge — Strasbourg 151 1). L'in-
strument y est représenté en gravure et porte la date
Chorus (no loiôbis).
de ADMCL. Il a été également reproduit par Prac-
torius dans son Theairum Instrumentorum (planche
XXXII). Voici ce qu'en dit Virdung : Wàs is dann*
^ Quel instrument est donc le chorus/ je le trouve ainsi/
qu'il a une embouchure dans laquelle on souffle/ et au milieu
Cl. III.
— 419 —
Chorus fur ein instrument / das find ich alsof dus ein instEorop
mundsttick hat daryn man plaseij und in der mit xwei
raren, Darnach unden eyn loch da dye stymj oder der
wini iwder ausz gat/ also geformieri wie da (suit la
gravure). Nous avons voulu exécuter cette repro-
duction pour nous rendre compte de l'eflFet de
cette double branche allant de Tembouchure aq
pavillon. Cet effet est absolument nul au point de
vue de la hauteur du son. La double colonne d'air
agit comme si elle était unique; cette disposition
apporte seulement une perturbation dans la vibra-
tion résultant du partage de la colonne d'air au
point d'intersection avoisinant rembouchure, d'où
une certaine difficulté dans l'émission du son. Les
harmoniques obtenus sont les suivants :
— I
p
?
Ê^
X
8 4 s e
La longueur de l'instrument, de rextrémité de
l'embouchure à celle du pavillon (en ne mesurant
qu'une des branches) est de o^SSf. Cette longueur
et la tonalité qui en résulte ne sont peut-être plus
celles du chorus du XII* siècle, nous n'avons pu les
reproduire, ni la gravure de Virdung ni celle de
Praetorius n'étant dessinées à l'échelle. Ces détails
n'ont du reste qu'une importance secondaire.
deux tuyaux. Ensuite au-dessous une ouverture par laquelle
sort le son ou le vent/ il est formé comme suit :
Sbction b. — Instruments à entbonchure^ chromatiques à
ouvertures latérales.
Soui-tection aa. — A troui litérius, avec oa uns clelii.
iMt.Barop. Belgique. 2017 Serpents de forme ordinaire, au
^** ^'* nombre de douze, disposés en cercle et de façon à
former un lustre. Les bocaux terminés par l'em-
bouchure simulent les porte-bougies. La partie
supérieure du lustre est couronnée par un fragment
de chapeau chinois en cuivre portant rinscription
suivante : armonie de Puers^; à la partie inférieure
on a suspendu un soleil en cuivre, autre fragment
d'un chapeau chinois.
Sout-ieetion bb. — A clefi» laot trout Uténsx librts
Allemagne. 2018. Cor à clefs en m>l7. Don de
MM. V. et J. Mahillon. Il est monté de sept clefs;
chacun des plateaux portant en gravure, sur une
portée musicale, les intonations obtenues à Taide de
la clef. L'effet se produit bien-entendu à la tierce
mineure supérieure de la note indiquée. Le pavillon
porte l'indication suivante : Les fils deB...à Mayence
et Anvers. Le nom propre du facteur Schott, a été
omis faute de place.
< Puers est une petite localité de la province d'Anvers; elle
possède une des plus anciennes sociétés d'harmonie du pays;
sa fondation est antérieure à Tannée 1772.
— 421 —
Sbction c. — Instruments à embouchure, chromatiques, à
longueurs variables.
Sous-section bb, — A pistons^
France. 8018. Cornet en sib à 3 pistons. Pas de lost.Barop.
nom d*auteur, mais les pistons sont poinçonnés :
Système Coeffet. Ce système a été expliqué au
n» 1275, mais les moyens d'application sont ici
Cl. m.
Cornet en sil> à 3 pistons (no 20x9). i
absolument différents. Le mécanisme du présent
instrument est enfermé dans une boîte en cuivre
de forme carrée. La distribution de la colonne d'air
' La plaque qui recouvre le mécanisme des pistoijis a été
enlevée afin de laisser apercevoir le détail des tiroirs.
3»
— 422 —
iBst. Barop. dans son parcours direct et dans les tubes addi-
^* "^' tionnels s'opère à Taîde de tiroirs munis des
coudes nécessaires aux changements de direction.
Cette disposition, très ingénieusement combinée,
permet d^opérer ces changements de direction
tout en conservant à la colonne d air primitive
et à ses allongements une forme régulière. Le
mouvement vertical des trois tiroirs est obtenu
à Taide de trois tubes rivés sur le côté supérieur
de la boîte. Dans ces tubes glissent des tiges
attachées d*une part au tiroir et munis d'autre
part d'un bouton pour l'appui des doigts. Le pro-
pulseur du mouvement de retour du tiroir est
un ressort à boudin en fil de cuivre enfermé dans
le tube.
Ce système, malgré son ingéniosité, a dû être
immédiatement abandonné à cause de la déperdition
d'air qui devait inévitablement se produire entre
les surfaces frottantes et qui, par conséquent,
empêchait la vibration de la colonne d'air dans les
conditions requises, dont la première et principale,
dans un instrument à vent quelconque, est de ne
pas laisser échapper la moindre parcelle d'air.
Prancb. 2020. Saxhorn contralto en sib à six pis-
tons indépendants. Marque : Adolphe Sax F^^ Breveté
de la M""*" Mil^' de VEmpereur, 50, rue St-Georges,
à Paris. Nous avons donné au sujet du n" 1283
Texplication de ce système. Il suffira de rappeler
que l'instrument sans pistons, c'est-à-dire à sa
— 423 —
plus grande longueur, donne les harmoniques iiut. Emop.
suivants, notés d'après l'effet réel :
2 3 t^ 4 5 6 7
etc.
et que l'emploi successif des pistons hausse chaque
fois la colonne d'air d'un demi-ton.
Alsace. 2021. Basse en ut. Marque :
J. Finck, à Strasbourg. Elle est formée
de deux branches parallèles dont le
contour rappelle encore l'ophicléide. A
la branche étroite, terminée par le bocal
recevant l'embouchure, on a appliqué
trois cylindres à rotation dont l'emploi
baisse respectivement les intonations de
rinstrument naturel d'un ton, d'un
demi-ton et d*un ton et demi. Sans
l'emploi des pistons on obtient les
intonations :
T
^g^^S
-h
—tr-i-* —
123. 45678
Angleterre. 2022. Basse en sib.
Marque : Meizler et C® London et Paris.
Basse en nt
Une autre inscription gravée : 15" (noaoai).
Midd* L. S. R. V. indique que l'instrument a été
en usage au 15^'' Middlesex London Scoitish Rifle
Volunteers. Il est muni de quatre pistons baissant le
diapason respectivement d'un ton, d'un demi-ton,
— 424 —
ioit. Europ. d'un ton et demi et les deux tons et demi. Cette
^'^"' basse est de bonne facture; sa forme est entière-
ment circulaire avec le pavillon projeté en avant.
Id. 2023, 2024. Sonorophones en mi\y . Marque:
Metxler & WaddeW s patent sonorophone manufacturei
by Metxler & C* London & Paris. Instruments ayant
servi au même régiment; construction semblable à
celle du numéro précédent. C'est en somme un
bombardon en mib à trois pistons. Cette innova-
tion, appelée c circulât arrangement y^ a été brevetée
par les constructeurs à la date du 12 août 1858.
Classe. IV. — Instruments à cordes.
Branche A. — Cordes frottées.
Section, a, — Cordes frottées par V archet.
Belgique. 2026. Cordier-mentonnière de violon, lastEarop
Don de M. F. de Vestibule. L'idée de ce cordier a été ^^^^'
brevetée par M. J. A. Hubar, de Liège, le i novem-
bre 1880. L'invention consiste dans le mode d'attache
des cordes. Celles-ci sont terminées aux deux bouts
par des boucles. La boucle supérieure s'adapte à
un crochet fixé à la cheville laquelle fonctionne pour
le sufplus à la façon ordinaire; la boucle inférieure
s'ajuste au crochet d*un tendeur à vis qui fonctionne
au bas du cordier. Ces tendeurs, au nombre de
quatre, servent à donner aux quatre cordes les légères
différences de tension nécessaires à leur accord
rigoureux qu*il est quelquefois difficile d'obtenir
au moyen des chevilles. La mentonnière fait corps
avec le cordier. La pièce principale est en bois, les
tendeurs et les vis sont en métal.
Pays-Bas. 2026. Violon Am format dit demi. Il
porte l'étiquette : Johannes Cnypers fecit 's H âge A*
1762. Très joli spécimen du travail de ce luthier
distingué. Il est accompagné d'un étui en bois
— 4^^ —
1
iBft-
Cl.
et d'un archet. — Long, tôt o«495; long, delà
jy'^ caisse o'^^y; larg. max. o«i6.
Sbction c, — Cordes frottées , à clavier.
Francb. 2027. Monocorde à clavier, II est inté-
ressant par ce fait qu'il introduit dans nos collec-
tions le principe de la corde frottée par un archet
et raccourcie, pour les diverses intonations à pro-
duire» par les touches d'un clavier. La caisse, de
forme ovale, est terminée par un manche plat sur
lequel est tendue la corde, reposant d'autre part,
comme d'ordinaire, sur l'arête d'un chevalet. La
tension de cette corde est réglée par une cheville
de fer munie d*une vis sans 6n qui engrène une
roue dentée; on l'accorde au (S-— }-
Au-dessus de la corde sont rangées une série de
24 touches blanches et noires, en bois; basculant
sous l'appui du doigt, elles se relèvent par l'action
d'un ressort à boudin. En descendant, la touche
appuie sur la corde et produit, à l'aide d'une petite
côte ménagée à sa surface inférieure, le raccourcis-
sement de la portion vibrante de la corde; l'étendue
est de deux octaves chromatiques.
La largeur décroissante des touches blanches est
nécessitée par la réduction progressive des divisions
de la corde. — Long. tôt. i"so; haut. tôt. o"645;
larg. max. 0*30; haut, de la caisse 0*07; long, du
clavier o^ôoS.
^on^,
r::
~ 427 —
Branche B. — Cordes pincées.
Sbction a. — Cordes pincées avec ou sans piectre»
Soas-sectioa bb, — Avec manche.
Iles Baléares. 2028. Guitare (Bsp. Guiterra^ iubueutop
Guitarrà). Don des facteurs, M. y B. Casasnovas, ^**^^
à Palma de Mallorca^ 1S93. Bile est montée de cinq
cordes doubles et d'une chanterelle simple, accor-
dées de la façon suivante :
6 5*4 S 24
L'effet réel est à l'octave inférieure de la note
écrite. C'est le type de la guitare populaire ou des
« racleurs > [rasguéos). La chanterelle, les deuxièmes
et troisièmes cordes sont de boyaux, les quatrièmes
et cinquièmes en soie filée; l'une des deux sixièmes
est en soie filée, l'autre est faite de deux fils de
laiton tordus. — Long. tôt. o"g8, larg. max. o"30o;
haut, moyenne des éclisses o"o8o.
lo. 2029. Mandurria ou Bandurria. Don des
mêmes. Étiquette pareille à la précédente avec le
millésime 1 892. Sorte de cistre à caisse plate piri-
forme à six doubles cordes, les trois premières en
soie filée, les autres de boyaux, réglées de la façon
suivante,
i ë^^l^.^^^^
i:-
^r*^
- 4*8 -
intt.Barop.et itiises CD vibratioii au moyen d'un plectre trian-
^1- IV gulaire en écaille. La touche porte 13 divisions en
fil de cuivre indiquant la position des 13 degrés
chromatiques faisajit suite aux sons fondamentaux
respectifs. — Long. tôt. o«55o; larg. max. delà
table 0^245; haut, des célisses o"o74«
Id. 2030. GuUdrro (fr. = petite guitare). Don
des mêmes. Même étiquette, avec le millésime 1895.
C'est une guitare minuscule montée de cinq cordes
de boyaux, la première (ou chanterelle) et la
cinquième simples, les autres doubles.
Elles sont réglées de la façon suivante :
p
^=^^^^
/ J *^i ^ ^ ff ^-
s 2 t
La touche porte dix divisions établies à l'aide de
petites bandes de cuivre. Pour certaines pièces de
musique, la corde 5, généralement accordée au rif
est exceptionnellement montée au mi, — Long. tôt.
o"64o; larg. max. o™i79; haut, moyenne des
éclisses o"05g.
Id. 2081. Tiplet, GuiiarilU (fr. — petite guitare
soprano). Don des mêmes. Même étiquette, sans
millésime. Dimensions plus petites encore que ia
précédente. Celle-ci est montée de quatre cordes
simples, de boyaux, réglées de la façon suivante:
— 4*9 —
— Long. tôt. o"5i6; larg. max. o«i45; haut, utt Euro».
CI IV
moyenne des éclisses o°'o48.
Espagne (?). 2032. Guitare Requinio. Don de
M-Th.Herrmann, — Long. o™s65; larg. max. o"i 82.
En Espagne, la guitare forme une famille complète, dont
les membres principaux sont la Guitarra, le Ténor, le Requinto^
le Guitarro et le TipUt ou Guitarillo, Ils s'accordent de la
façon suivante, — avec Teffet réel à Voctave inférieure de la
note écrite :
GuUarra*
m
Ttnor.
f
-^
È
Requinto.
Guiiarre.
Guitarillo.
f
^
^
^^
It
: ey 5 4 3 2 4
I Tontes les cordes du guitarillo sont en boyaux. Les auties
^'ii membres de la famille ont les trois premières cordes en
.^i I boyaux, les autres en soie filée.
Bulgarie. 2033. Bulgarina. Sorte de tanbour
oriental. La caisse est piriforme, arrondie sur les
côtés, mais aplatie sar le dos. Quatre cordes, les
deux premières en acier, les deux autres en fil de
laiton; laccord nous est inconnu, mais le manche
3a
— 430 -
init. &arop. cst dîvisé par des traits en âls métalliques incrustés
^*' '^* dans la touche de telle sorte que si nous considérons
Tune de ces cordes accordée au sol nous obtenons
l'échelle suivante :
1 ? s 4 s 6 7 s 9 10 11 11 19 J4
— Long. tôt. o"8o.
Sbction b. — Cordes pincées, à elavUr.
ITALIB. 2034. Arci Spineta^ grande épinette.
Marque : Donatus Undeus, Bergomensis MDCXXIII.
Forme oblongue comme celle de l'instrument simi-
laire portant le n» 1590. Le clavier se trouve sur
Tun des deux côtés longs et on a profité des
deux angles formés par les trois autres côtés
pour en faire deux boîtes triangulaires dans
lesquelles se conservaient les cordes. La table
d'harmonie, occupant tout^ le reste de la surface
supérieure servant de couvercle à la caisse de
résonance, est ornée d'une belle rosette. Le som-
mier des chevilles est placé à droite, le long d*un
des petits côtés du rectangle; les pointes d*attache
des cordes sont placées en ligne diagonale sur la
table d'harmonie même. Les cordes reposent sur
deux chevalets placés en pleine table et dont la
courbure rappelle la forme d'une harpe couchée.
Le chevalet de gauche est placé à une distance
moyenne de 15 centimètres des pointes d*attache.
- 43 ï —
i:: Les sautereaux sont rangés en une ligne droite inatEorot».
placée obliquement sur la table et de telle sorte que ^^^^'
i.:: les points d ébranlement des cordes par les saute-
reaux varient entre le 1/5 environ de la longueur
^ totale pour les cordes graves et la x/2 pour )es cordes
=^ aiguës. Cette disposition détermine le timbre spécial
de l'instrument. Contrairement à Tusage général les
cordes sont doubles pour chaque touche du clavier,
elles sont ébranlées chacune par un sautereau; mais
on peut y au moyen de deux boutons placés à droite
et à gauche, tirer le clavier à soi. Ce recul met le
sautereau postérieur hors d'atteinte du mouvement
provoqué par le prolongement de la touche et
fait que le sautereau antérieur seul attaque la
corde à laquelle il est destiné. — Long. i"ss5 ;
j larg. o"7o.
icî •
On sait que le point d'ébranlement de la corde est de la pltts
grande importance au point de vue du timbre ou couhur du
son. En effet, en excitant la corde à un certain point de sa
longueur on élimine de la résonance générale les harmoniques
pour la formation desquels ce point correspondrait à un naud
de vibration (le point d'ébranlement correspond toujours à un
maximum de mouvement ou ventre de vibration).
La disposition des épinettes à double chevalet sur la table
d'harmonie semble avoir été généralement adoptée en Italie.
Nous la remarquons en effet aux épinettes no» 272, X579i isSi,
15^ 15889 1589* 1595» 1596. A. Ruckers paraît avoir suivi
cette disposition, que nous retrouvons sur sa virginale no 1597.
Dans tous les instruments susdits, le point d'ébranlement de
la corde se trouve à une certaine distance du chevalet gauche.
La disposition du double chevalet reposant sur la table,
mais avec le point d'ébranlement des cordes sensiblement
rapproché du chevalet gauche, se constate sur les instrumentjB
— 43^ —
UiLËnrop. n^i 274, 875, 1593» des Ruckera d'Anvers, n^ 651» de Britseo
Cl. IV. d'Anvers, n»» 1591 (Angleterre), 159a (Allemagne). '1587 et
1590 (Italie).
La comparaison entre les résultats obtenus met en relief
l'importance énorme du point d'ébranlement de la corde. La
sonorité par exemple de VArci Spineta qui nous occupe, douce,
onctueuse, profonde, ne ressemble en rien à celle produite par
le no X590. qu'on ne saurait mieux caractériser que par
l'adjectif aigre»
Sbctxon c. — • Cordes pincées » à mouvemefU automatique,
ALLEMAGNE. 2036. Jouôt, Don de M. Th. Herr-
mann. On imprime à Taide d'une manivelle un
mouvement rotatoire à une tige horizontale traver*
sant les deux parois verticales d'une petite botte
rectangulaire en bois. Cette tige communique par
rintermédiaire d*une petite poulie un mouvement
de rotation à un disque horizontal qui, à son tour,
fait tourner une seconde tige, celle ci-placée verti-
calement au centre du disque et traversant le cou-
vercle de la boîte. Sur cette tige est fixé un second
disque horizontal sur lequel sont collés quelques
bonshommes à cheval. A l'intérieur de la bofte la
tige horizontale est traversée par un fragment de
tuyau de plume dépassant de chaque côté le
diamètre de la tige et dont les deux bouts frôlent
deux cordes métalliques tendues parallèlement à la
tige. Lorsque Ton fait mouvoir la manivelle, le
plateau supportant les cavaliers tourne horizontale-
ment entraînant les cavaliers et les pointes du tube
de plume pincent les deux cordes, produisant, pour
— 433 —
^^''^ chaque tour de manivelle, une double intonation. iMt^Borop.
— Long, de la boîte, o"o8; larg. o"055; haut, o^oj ; ^'' '^'
"- haut. tôt. du jouet, o«i2o.
;- / Branchb C. — Cordes prappébs.
Section a. — Cordes frappUs par des maillets,
Hongrie. 2036. Czimbalum. Marque : O. Weid^
lich, Budapest. Instrument populaire en Hongrie,
^- - où il constitue Télément principal de tous les
-'• orchestres tziganes. C'est en somme le tympa-
^•- non perfectionné et développé pour répondre aux
^•- exigences du rôle important qu'il remplit. Comme
::h- son devancier, il a la forme d*un trapèze. La caisse
:.^'-- sonore, reposant sur quatre pieds, est montée de
^- i 35 rangs de cordes, les seize . premiers de triples
:tt'-' cordes d'acier filé, les autres de quadruples cordes
Dti: ■ d'acier. Une pédale permet de soulever les étoufifoîrs
«
\i N- qui reposent sur les cordes dans le voisinage de
■t. leurs sillets. L'étendue chromatique est de 50 sons,
répartis comme suit :
Les rangs i à 16 fournissent chacun un son 16
M » 18, 20, 22, 24, 26,28,30 chacun
^^ ; un son 7
-"■ > » 17, 19,21,23, 25, 27, 29chacun
je j deux sons 14
» * 3ï> 33# 35 chacun trois sons . 9
> » 32» 34 chacun deux sons. . . 4
Total. . . 50 sons
iBit fiarop.
a IV.
Caimbalam (ne 9036).
Il est à remarquer que la direction du chevalet
gauche divise les rangs 17, 19, 2 1, 23 et 25 dans le
rapport de quinte juste et les rangs 27 et 29 dans
celui de quinte mineure. Les cordes des cinq
derniers rangs sont divisées à Taide de chevalets
intermédiaires qui règlent *rintonation des sons à
produire. Voici le tableau de ces intonations numé-
rotées dans Tordre de la hauteur des sons :
H-
g "JgJ Jl?
^SaLLgJrJ
i 3 s 4 8 6 7 S 0 10 II i> IS 14 IS 1« IT
pJpiQ^
1
=i=p
n5=«-'^^
^^
i8 19 90 SI 3« >3 14 «8 28 17 f8 10 10 SI Si SS
8»
EgEjEg^^^^^FfirrgS
31 38 36 37 38 Z9 40 41 «1 4S 44 48 «o «7 4S «• SI
- 435 —
Les numéros sous les degrés de Téchelle se rap* imt. Borop
portent à ceux que nous avons placés au dessin ^*'^^'
représentant la table de Tinstrument, à la droite et
à la gauche des chevalets; ils indiquent en même
temps sur ce dessin, Tendroit où la corde se frappe.
Les chiffres placés sur le côté droit du trapèze (et
qa*il ne faut pas confondre avec les précédents)
indiquent le rang des cordes. Les points noirs sur
les chevalets sont des points de repère pour faciliter
le jeu de Tinstrument. — Long, de la grande base
i"33; long, de la petite base o'^gs; haut, du
trapèze o"7o.
Un intérêt particulier s'attache à notre spécimen : il a été
joué par la Reine; son intérêt bien connu pour les choses
masicales l'avait engagée à entreprendre l'étude de cet instru-
ment si populaire en Hongrie, pays d'origine de Sa Majesté.
France. 8087. Tympanon. Disposition à peu près
semblable à celle du n» 1615. Celui-ci possède
toutefois une série de cordes de plus, c'est-à-dire
vingt-deux, toutes quadruples. L'accord devait être
approximativement celui du n« 16 15 ; il est probable
^. qu'un wid grave y était intercalé, portant ainsi le
nombre de cordes à 22. L'instrument est enfermé
dans une boîte triangulaire reposant elle-même sur
un support dont la tablette supérieure affecte la
forme trapézoïdale de la caisse sonore, tandis que
le pied est triangulaire. Bien qu'il n ait évidemment
pas été construit pour ce tympanon, ce support est
néanmoins intéressant en ce qu'il nous offre la
t
y^.
— 436 —
init. Bnrop. représentation complète de l'appareil, instrument,
^* ^^' botte et support, à Tépoque de sa vogue. — Long,
de la grande base du trapèze o"*7o; de la petite
base o"*35; haut, du trapèze o°*30.
Section 6. — Cordes frappées à clavier.
Prancb. 203S. Mécanique de piano à queue^ dite
mécanique française à répétition. Don des construc-
teurs, MM. Herrburger-Schwander et fils, à Paris.
Elle se distingue par la suppression du rouleau sous
le manche du marteau, ce qui facilite le réglage.
Lorsque le rouleau était trop dur, il c claquait >,
dans le cas contraire, la languette d'échappement
y formait une rigole et alourdissait le jeu. Pareil
inconvénient se présentait lorsque la languette
entrait trop avant sous le rouleau; lorsqu'au con-
traire elle y entrait trop peu, l'attaque manquait.
Dans cette nouvelle mécanique, un ressort fixe,
tendu au moyen d'une vis, permet d'en régler la
force au degré voulu sans devoir le retirer. De
plus, ce ressort, par sa disposition nouvelle, ne
frotte plus contre le bas du levier.
Id. 2088. Mécanique de piano droite dite méca-
nique française à répétition. Don des mêmes. Elle
joint à une très grande simplicité une légèreté
extrême et la faculté de la double répétition. Ce per-
fectionnement est atteint grâce à Tadjonction d'un
ressort qui soulève la noix et conduit le marteau
^ 437 —
vers la corde. Par ce moyen le nez de la noix est inM. Boroiv
toujours prêt à recevoir l'action de ^échappement. ^^' '^'
Allbiiagnb. 2040. Piano. Marque : Johann
Friederich Hoffmann, Insirumenien Mâcher zu Cleve.
La table porte la date de 1730^ qui est apocryphe,
la forme oblongue de l'instrument ne nous permet-
tant pas d'admettre pour sa construction une daté
aussi reculée. Comme la plupart de ses contem-
porains, ce piano est bicorde, c'est-à-dire que le
marteau frappe deux cordes à la fois. Mais il offre
cette particularité que chaque touche commande le
mouvement de deux marteaux, l'un simplement en
bois, tandis qu'à l'autre le tranchant frappant la
corde est garni de feutre. De ces deux modes d'ébran-*
lement résultent deux timbres différents, au choix
de lexécutant. Â cet effet, un registre disposé un
peu au*dessus du clavier agit sur la barre à laquelle
sont attachés les marteaux; la barre recule par
l'action du registre, et ce mouvement de translation
fait que le pilote de la touche ne peut soulever
qu'un seul marteau. Lorsque le registre est à fond»
c'est le marteau recouvert de feutre qui frappe
les cordes; le registre tiré, c'est le marteau dei
bois qui entre en fonction. Pour le surplus, la
mécanique est semblable à celle que nous avons
décrite sous le n» 1647. Le clavier a une étendue
de 5 octaves, du fa de la 2« octave de l'échelle
générale, au fa de la 7*». — Long. tôt. i"675;
larg. o«57o.
-438-
Sbction c. — Cordes frappées ^ à mouvement automatique»
iniit. Barop. ÂLLBMAONB. 2041. Pendule à musique. L'instru*
Cl IV
ment proprement dit se compose d*un tympanon
rectangulaire monté de 21 rangs de triples cordes
d'acier réglées de la façon suivante :
Nous notons les intonations à l'octave inférieure
de Tefifet réel.
Un cylindre portant huit airs est mis en rotation
par le mouvement de l'horloge. Les pointes des
cylindres soulèvent des touches en forme de levier
qui, par leur mouvement de bascule, permettent au
percuteur, à l'aide d'un léger ressort, de s'éloigner
des cordes. Lorsque la touche retombe après le
passage de la pointe du cylindre, elle est actionnée
par un ressort plus fort que celui du percuteur et
celui-ci est lancé contre les cordes. Le percuteur
se compose : d'une petite pièce de bois avec un
talon en fil de fer reposant sur Textrémité de la
touche, d'une tige très flexible de métal servant
de manche au marteau, et du marteau proprement
dit, petite pièce de bois taillée en biseau et entourée
de cuir.
La pendule sonne les heures par le choc d'un
marteau de fer sur un fil d acier tourné en spirale.
— 439 —
La sonnerie terminée, le cylindre se met en mouve- iastEatop.
ment pour faire entendre les airs. Le cadran est ^*'^^'
orné d'une peinture représentant un sujet biblique.
La pendule date fort probablement des premières
années de ce siècle. — Long, du tympanon o">82 ;
haut. o"34.
— 44Ô —
APPAREILS DIVERS.
Belgique. 2042. Bourdon (û., ro»Jkr = ronfleur;
ail., WaldUuffôl). Tige de bois vers Textrémité
de laquelle on a découpé une rainure circulaire
dans laquelle s*attache un fil terminé par un
cylindre de carton. Celui-ci, fermé d*un côté par
un disque de même matière, est traversé à son
centre par le fil retenant le cylindre par un gros
nœud ou par un tour de papier formant arrêt.
Lorsqu'on imprime un mouvement de rotation au
cylindre de carton faisant ici l'office de boîte de
résonance, la corde, par son frottement dans la
gorge de la tige de bois, exécute des vibrations
longitudinales, — ce que l'on facilite encore en la
saupoudrant de colophane — et il en résulte un son
dont la hauteur croît en raison de la vitesse de
rotation imprimée à lappareil, ainsi que de la
dimension et de la tension du disque de carton
agissant en guide de membrane et comme renfor-
çateur des vibrations de la corde. — Long, de la tige
de bois o"ii; diam. o»oo8 environ; long, du fil
o^iS environ ; haut, du cylindre 0*05 ; diam. o"04.
Id. 2043. Rommelpot. Don de M. C. Snoeck.
Instrument populaire des Flandres. Il est formé
d'une boîte cylindrique de bois recouverte d'une
membrane tendue, collée sur la circonférence et
maintenue à l'aide d'un cercle de bois. A 25 milli-
mètres environ du bord de la membrane on a découpé
jne ouverture dans laquelle on a introduit et fixé
^verticalement, à Taide de quelques tours de fil, un
brin de paille coupé entre deux nœuds.de croissance.
Celui-ci, mis en vibrations longitudinales par le frot-
tement entre le pouce et Tindex mouillés, commu-
nique son mouvement à la membrane et le son
3btenu est d'autant plus aigu que le diamètre de la
membrane est plus petit et sa tension plus forte. La
hauteur du son est encore influencée par la vitesse
de vibration imprimée au brin de paille, qui elle-
même dépend du degré de pression exercée par les
ioigts dans le frottement. L*intonation peut ainsi
varier du @— h^ au ^ — -^ . Le récipient du
rommelpot se façonne quelquefois en terre cuite.
— Haut, du cylindre 0*14, diam. o'«i35; long, du
brin de paille o"i5 environ.
Allemagne. 2044. Sifflât. Don de M. Th. Herr-
roann. Appeau formé de deux plaques circulaires
de 28 millim. environ, percées à leur centre d'un
trou de 7 mill. Ces plaques, légèrement convexes,
s'emboitent du côté de leur surface concave, l'une
des plaques étant à cet eifet un peu plus grande
que Tautre. En prenant cet appareil dans la bouche,
en le maintenant par son diamètre entre les lèvres
et en aspirant fortement on obtient un sifiSement
aigu produit par la pression de Tair extérieur
entrant en vibration par son passage rapide sur
les bords de Touverture centrale.
— 44^ —
Dans sa Description des Instruments harmoniques (t^^ édit.,
Rome, 1776, p. 87, XXIX. i), le Père Bonanni représente uo
de ces appeaux embouché par un chasseur. Il le range parai
les Pischi diversi^ sifflets divers.
Bbloiqub. 2046. Batteur de mesure éUciriqut.
Don de l'inventeur^ M. Paul Samuel.
Batttnr d« metare 6lectriqn« (no 2049).
— 44i -^
Batteur de meaare électriqae (no 3045.)
Allemagne. 2046. Métronome musical du Dr.
Ihlenburg. Simple ruban gradué s enroulant, à l'aide
d'un ressort commandé par un bouton, sur Taxe
intérieur d'une botte ronde de cuivre de o"04 de
diamètre. Ce ruban porte, d'un côté, les indica-
tions métriques, de Tautre le nombre d'oscillations
par minute.
Congo. 2047. Porte-voix, Il est entièrement en
bois très léger et façonné à la main. Sa forme est
absolument celle des anciens porte-voix de marine;
c'est fort probablement la copie d'un instrument
abandonné au Congo par les anciens explorateurs.
-*Long. tôt. o"55.
Allemagne (?)« 2048. Sifflet-sirène. Don de
^ 444 ~
M.Alb. Mahillon. Sphèreen métal de o°*o38 environ
de diamètre, qui se dévisse par le miiieu en deux
parties égaies. La demi-sphère inférieure est fermée
par une plaque en métal portant six trous concen-
triques percés dans une direction légèrement obli-
que. Un disque de métal d'égal diamètre, fixé entre
deux pointes qui lui servent de pivots, et tournant
à plat sur le couvercle, est percé d'un nombre égal
de trous inclinés dans la même direction. L'autre
demi-sphère recouvre entièrement ce mécanisme.
Lorsque Ton soufiSe dans le trou ménagé dans la
demi-sphère inférieure, Tair passe chaque fois que
les trous du couvercle se trouvent en conjonction
avec ceux du disque, tandis qu'il est arrêté dés
que les trous sont en opposition. Or, les trous
du disque et du couvercle étant légèrement inclinés
comme nous l'avons dit, le disque prend un mou-
vement de rotation imprimant à Tair une série
de chocs intermittents d'où natt le son et qui
devient plus aigu à mesure que la vitesse de rota-
tion augmente par le renforcement du 80u£Be. C'est
le principe de la Sirène de Cagniard de la Tour,
voir n« 565.
2048. Tuyaux à bouche biseautée, au nombre de
deux, construits d'après les indications de Praeto-
rius. Ces deux tuyaux, rectangulaires, mesurant
respectivement o» 1 20 de longueur sur o»o26 de côte',
et o"o6o de longueur sur o"oi3 ^^ côté, doivent, dit
Praetorius, donner exactement deux utàVodayt l'un
— 445 —
de Tautre, au diapason dit Chorion. Ils donnent
respectivement le si b de la 6* octave et son redou-
blement à la 7®, de notre diapason normal la = 870
vibrations et comme nous savons que le Chorton^ ou
ton d*église, était exactement un ton plus bas que
le Kammerton, ton ordinaire, il nous est permis de
conclure que le Kammerton était, en Allemagne,
au commencement du XVIP siècle, assez exacte-
ment à Tunisson de l'étalon normal actuel.
2050. Appareil de Wheatstone, Il permet de
transmettre le son à distance. Une baguette de bois
de sapin traverse les plafonds de deux étages, du
premier au grenier. A son extrémité supérieure est
adaptée une planchette du même bois, sur laquelle
repose une boîte à musique. L'extrémité inférieure
est libre. Dans cette disposition, la boîte à musique
étant mise en mouvement, aucun son ne s'entend ni
au premier étage ni au second. Mais dès que contre
Textrémité libre de la baguette nous appuyons la
table d'un violon, d'une guitare ou une planchette
quelconque, le son de la boîte à musique en
action au grenier se perçoit très distinctement dans
la salle du premier étage.
Que se passe-t-il ? Le son, ou plutôt les vibrations
se transmettent de la boîte à musique à la planchette
sur laquelle elle repose et celle-ci les communique à
la baguette de sapin. L'extrémité de cette baguette
n'offrant qu*une petite surface, Tair environnant
n'entre que très faiblement en vibration et aucun son
53
— 44^ —
ne se fait entendre. Mais aussitôt qu'on applique
à rextrémité de la baguette une surface élastique
quelconque d'une certaine étendue, le mouvement
vibratoire s'étend et le son de la botte à musique,
résultat de ce mouvement vibratoire, se perçoit
immédiatement à travers tous les étages séparant
les deux surfaces vibrantes.
France. 2061. Phonographe, système Liorei. Le
phonographe est un appareil destiné, comme on
sait, à reproduire les sons au moyen de cylindres
dont la périphérie a été impressionnée par la
vibration d'une membrane armée d'un style qui
y a tracé des sillons plus ou moins profonds.
L'appareil basé sur ce principe se compose d*un
mécanisme d'horlogerie imprimant un mouvement
rotatif et hélicoïdal à une tige conique sur laquelle
s'applique un cylindre ; à proximité de celui-ci est
placé un résonateur cylindrique fermé à Tune de
ses extrémités par une membrane munie d'un style
fixé au centre. L'appareil mis en mouvement, le
style parcourt les sillons du cylindre, d'où résulte
pour la membrane transmettrice un mouvement de
vibration analogue à celui qu'a reçu la première
fois la membrane réceptrice. Ce mouvement vibra-
toire identique communiqué à Tair par la mem-
brane transmettrice engendre des ondes sonores
semblables à celles qui ont impressionné la mem-
brane réceptrice et par conséquent reproduisent
exactement les sons enregistrés.
— 447 —
Notre spécimen est muni de sept cylindres de
rechange.
Angleterre. 2062. Kazoo. Don de M. R.
Harrison, de Brighton* Sorte de mirliton formé
d'un tube avec une seule membrane appliquée sur
Torifice d*un trou latéral. Une douille de cuivre
percée de trous est glissée sur le tuyau au-dessus
de la membrane pour protéger celle-ci. Trois
trous latéraux^ forés dans le corps du tuyau, n'ont
d^autre utilité que de faire ressembler le Kazoo à
une flûte. Le chanteur appuie la bouche contre
Torifice supérieur et la membrane est mise en
vibration, comme au mirliton, par fredonnement.
— Long. o"ii5.
Java. 2058. Mirliton^ de l'anc. coll. Jourdan.
Nous renseignons l'instrument sous ce nom parce
que sa construction est tout à fait conforme à celle
de Tappareil populaire ainsi dénommé et que
son appellation indigène nous est inconnue. Il est
formé d'un tuyau de bambou cylindrique fermé aux
deux bouts par deux membranes très minces. Dans
le voisinage de chaque extrémité est découpée une
petite ouverture ovale sur laquelle la bouche
s'appuie pour mettre les membranes en vibration
par rémission de la voix. (Voir la note du n« 1672).
— Long. o"6oo; diam. o"o58.
2064. Modèle de l'oreille, grossie cinq fois nature.
Il représente Toreille externe, son cartilage et ses
muscles; Toreille moyenne, avec les osselets, la
- 44» —
trompe d'Eustacbe, la caisse du tympan; roreille
interne, les canaux, le limaçon, le vestibule et le
nerf.
2066. Modèle du larynx ^ avec la trachée-artère
s'ouvrant pour montrer les cordes vocales.
APPENDICE.
Etudes expérimentales sur la résonance des
colonnes d'air de forme coniquCy tronc-conique
et cylindrique.
I. Nous croyons faire chose utile en résumant
ici, à la fin de ce troisième volume de notre cata-
logue, le résultat des études que nous avons été
amené à faire depuis que, il y aura bientôt 25 ans,
nous occupant de réunir et de cataloguer les collec-
tions du Musée instrumental du Conservatoire de
Bruxelles, nous avons pu examiner de près, analy-
ser et comparer la construction des nombreuses
variétés d'instruments à vent, — autrement dit à
souffle, — en usage parmi les différents peuples du
monde.
Tous ceux qui se sont occupés d'études organo-
graphiques savent combien les préjugés y sont
nombreux encore et combien le secours de Tacous-
tique y est indispensable pour éclairer quantité de
points douteux. Il faut bien lavouer, la facture
— 450 —
des instruments à souffle, la plus compliquée sans
doute de toutes les branches de la facture instru-
mentale, est, précisément en raison de son impor-
tance et de sa difficulté, celle où cette situation
regrettable est la plus accentuée ': les fausses
théories basées sur des faits insuffisamment étudiés
y abondent, Tempirisme lui sert presque exclusiv^
ment de guide.
Nous n'avons pas été à Tabri des errements
résultant de cette situation; il ne nous en coûte
rien de Tavouer, les commencements de notre cata-
logue seraient là, du reste, pour en témoigner.
Mais ces erreurs, il était impossible de les éviter;
on nous les pardonnera donc, pour cette bonne
raison d'abord, et ensuite parce qu*à côté de chacune
d'elles on trouvera toujours les preuves évidentes
de notre recherche constante de la vérité.
En exposant, en coordonnant les résultats d'une
longue et patiente suite dressais, nous n'avons certes
pas la prétention d avoir jeté la lumière complète
sur cette branche de l'organographie; nous avons
pensé seulement, comme nous Tavons dit, nous
rendre utile en dévoilant les fruits de nos travaux
dans le but d'épargner à ceux qui nous suivront le
retour d'erreurs semblables i celles que nous
avons commises. Nos investigations auront aussi,
croyons-nous, cet autre caractère d^utilité, c'est
que, ayant porté sur toutes les formes de tuyaux et
sur tous les modes de vibration, elles nous ont
— 451 —
évélé des phénomènes non encore entrevus dont
1 connaissance pourra, dans une certaine mesure,
lien modeste sans aucun doute, aider à déterminer
Tune façon plus précise que celle que la science
coustique enseigne aujourd'hui, les lois qui gou-
ernent la vibration des colonnes d'air.
2. Pour faciliter l'exposition de notre sujet, nous
appellerons succinctement les lois principales,
elles qu'elles sont formulées actuellement, réser-
vant nos observations pour les cas particuliers qui
it présenteront au cours de cette étude.
La longueur d'un tuyau ouvert est égale à celle
l'une onde simple; la longueur d'un tuyau fermé
;st celle d'une demi-onde simple.
La longueur de l'onde simple est l'espace que
Darcourt dans le milieu ambiant, l'air, le mouve-
nent vibratoire communiqué à ce milieu par une
vibration simple du corps vibrant.
La vitesse de propagation du mouvement géné-
ralement admise dans les calculs est de 340 mètres
par seconde.
3. Comme nous l'avons déjà dit dans notre Essai
ie classification', nous avons au sujet du son et de
sa formation une opinion qui diffère quelque peu de
:elle généralement acceptée. D'après nous, le son
sst exclusivement le résultat du mouvement vibra-
toire de l'air environnant; sans air pas de son. Ce
^ Catalogue du Musée. 1. 1, a» éd«, p. i.
— 452 —
D*e8t pas seulement comme véhicule que nous don-
nons à Tair cette importance, nous pensons que le
mouvement de Tair est le son lui-même. Ce moo*
vementy silencieux lorsqu'il frappe notre appareil
auditif, ne devient véritablement son qu'à ce
moment même.
On reconnait aux sensations auditives trois qua-
lités principales : Vintensité, résultant de la force
d'ébranlement du mouvement vibratoire; la hauteur
ou degré d'acuité, qui dépend de la vitesse de ce mou-
vement, et enfin le timbre, qui résulte de la forme
plus ou moins compliquée du mouvement vibratoire
communiqué à Tair.
C'est uniquement par la forme du mouvement
vibratoire imprimé à Tair, par l'intensité relative
du son fondamental et de ses harmoniques qui
résultent de ce mouvement, que nous distinguons
le timbre des instruments. Il n*y a pas de son de
l'acier, du bois, des cordes, etc., il n'y a que des
mouvements vibratoires différents imprimés à notre
milieu ambiant dont nous distinguons les effets et
que nous désignons en nous servant de termes qui
rappellent leur origine * .
La vitesse du son, pour continuer à nous servir
I Rappelons que si les parois qui emprisonneot la colooae
d*air et en établissent la forme sont suffisamment lisses et
rigides, la matière dont ils sont faits est sans action sur U
forme de la vibration et, par conséquent, sans influence sur le
timbre.
— 453 --
da mot consacré, augmente avec la température et,
conséquemment, il y a lieu de tenir compte de
celle-ci dans le calcul de la longueur des ondes et
des tuyaux.
Le tableau suivant représente l'effet de la tempé-
rature sur un tuyau accordé au Za, 58« degré de
lëchelle des sons ' .
I Nous prenons pour point de départ Vut premier degré de
l'octave la plus grave, celle que Ton désigne dans la facture
d'orgue sous le nom d'octave de 33 pieds. De là l'échelle sui-
vante avec tous ses degrés intermédiaires ;
ir« octave, ttj I» degré 6® octave, ut 6 1« degré
7* j» , ut 73« »
8« » . ut 85" »
9» » , ut 97» »
io« » , etc.,M^ 109* »
A l'aide de ce procédé, approuvé et recommandé par le Jury
international de l'Exposition universelle de Bruxelles en 1897
G. Sbrpsttb, Rapport sur les opérations du jury), la position
d'un son se détermine plus facilement que par l'usage des
indices qui n'ont aucune base et varient de pays à pays.
20
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, ut 13-
S*»
»
, ut 25»
4"
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, ut 37"
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, ut 49*
454 —
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0382
0 191
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2
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850.09
425.04
0383
0 191
37-4
3
353-8
851.62
425. 8x
0 384
0 192
39a
4
334.4
853-» 5
426.57
0384
0 192
4ï „
i
335
854.68
427.34
428.10
0385
0 192
48.8
335-6
856.21
0386
0 193
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336- a
857.74
428.87
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42963
0387
0 193
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860.80
430.40
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43». 93
0389
0 194
53.6
12
339- a
i»1
432.69
0390
0 195
35-4
13
339-8
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0390
0 195
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^É
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868.46
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0 392
0%%
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341. 6
871.53
435 76
0 393
0 196
62.6
17
342.;
873.06
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0394
0197
64.4
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34a.8
874.69
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0 394
0 197
66.2
19
343.4
876.1a
0395
0 197
68
69.8
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21
344.6
438.82
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0 396
0 197
0 198
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0 400
0 200
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444.18
0 400
0 200
82.4
348.8
889.90
444.95
0 400
0 BOO
84.2 •
29
349-4
891.43
»
0 40X
0 BOO
86
30
350
892.96
0 402
0 BOX
— 455 —
On constate par ce tableau que l'influence de la
température a une valeur qui ne peut être négligée.
Lra vitesse de propagation varie de o"6o environ',
et la vitesse pour le la de 870 vibrations simples
de 1,5308 vîb. s. par degré cent, de température.
Il en résulte qu'un tuyau ouvert donnant ce la
aurait, à la température de o^ cent., celle de la
glace fondante, une longueur de o»382, tandis qu'à
30« cent, ce même la exigerait un tuyau de o"402.
Lr'intonation de ces deux tuyaux comparée sous
rinfluence d'une même température, différerait de
tout un demi-ton^.
' John Ttndall, Le Son, p. 26.
s Cet effet d'élévation s'accentue encore pour les instru-
ments à vent dont la colonne d'air est mise en vibration par le
soufiEle. Celui-ci, dont la température moyenne est de 32<».
(D'après Gréhant, cité par Kuss et Duval — Traité de Physio-
logie p. 454 — la température du souffle est de 35.5 à 2a^ et de
29.7 à 6"), a pour effet d'échauffer, dans nos climats où la tem-
pérature environnante est généralement moindre, les colon-
nes d'air, d'augmenter la vitesse de vibration et. par consé-
quent, de faire monter très sensiblement leur intonation;
l'effet se manifeste d'autant plus que la température ambiante
est plus froide.
La pratique de l'accord des instruments à vent peut tirer de
l'ensemble de ces faits un enseignement important. En effet,
la température moyenne de nos salles de concert étant géné-
ralement de20<>cent., en hiver surtout, c'est à cette tem-
pérature que devraient s'accorder indistinctement tous les
instruments; on obtiendrait de cette façon l'unisson entre
ceux moins sensibles à l'influence de la température, les pianos
et les harmoniums par exemple, et ceux plus sensibles à cette
influence, tels que l'orgue et tous les instruments à vent ou à
— 456 —
4* Admettant la vitesse généralement admise
pour les calculs acoustiques, celle de 340 mètres
par seconde, il suffit, pour calculer la longueur de
l'onde simple, c'est-à-dire l'espace parcouru par le
mouvement vibratoire de Tair durant une vibration
simple du corps vibrant, de diviser 340 mètres par
le nombre de vibrations simples :
340 mètres
r 77 : = 0"390.
870 vibr. simp.
5. Théoriquement, un tuyau de o"390 doit donc
donner le la de 870 vibr. et ce même son devrait
être produit également par un tuyau fermé de
0"3Q0
-^^=o»i95.
2
6. La pratique démontre que ces données sont
souffle. Ceux-ci avant d'être réglés devraient avoir été jooés
pendant quelques instants de même que Tair envoyé dans les
tuyaux de Torgue par la soufflerie devrait être également
amené à la température de zo<* cent.
La commission française de 1S59, ^^ déterminant la hauteur
du la^ (58* degré de l'échelle des sons) à 870 vibr. simples à la
température de 15*» cent, a simplement voulu fixer d'une façon
absolue les conditions dans lesquelles le nombre de vibrations
de rétalon avait été obtenu. Il ne peut lui être attribué Tidée
d'avoir voulu fixer à 15^ cent. la température à laquelle les in-
struments doivent se régler sur son tonarium. Il serait du reste
impossible de maintenir cette température, tandis que ao« cent,
est généralement celle de nos salles en toutes saisons. On sait
que l'influence de la température sur les diapasons formés de
fourchettes d'acier est si faible qu'on peut la considérer comme
nulle en pratique. C'est cette circonstance qui doit les faire
préiérer à tout autre appareil destiné à donner le ton.
— 457 —
inexactes ou tout au moins incomplètes. Si nous
mettons, dans les deux cas, l*air en vibration en
soufflant dans ces tuyaux pour en ébranler la
colonne d*air de la façon la plus simple comme dans
la flûte de Pan, c'est-à-dire en appuyant Torifice
ouvert du tuyau sur la lèvre inférieure, nous obte-
nons des sons sensiblement plus bas que le la de
870 vibr.,et on constate de plqs que le tuyau fermé
donne un son légèrement plus bas que celui du
tuyau ouvert.
7. A quelle cause faut-il attribuer cet écart entre
renseignement de la théorie et celui de la pratique ?
A cette circonstance, croyons-nous, que l'influence
du tuyau s'exerce au-delà de ses limites, provoquant
ainsi la formation d'une onde plus longue que
l'onde théorique et, conséquemment aussi, un son
plus grave que celui auquel on s'attendait.
8. Cette différence était intéressante à examiner
de près et nous a conduit tout naturellement à
rétudier dans ses résultats sur les différentes formes
de tuyaux. Ces formes, dans lesquelles sont groupés
tous nos instruments à vent ou à souffle, se présen-
tent sous trois catégories principales :
Tuyaux ouverts;
Tuyaux partiellement fermés;
Tuyaux fermés.
9. Mais tout en appartenant à l'une de ces trois
formes, les tuyaux peuvent différer très sensible-
ment par leurs détails. Nous avons résumé par la
— 458 -
confection de onze tuyaux toutes les formes parti-
culières que nous avons rencontrées dans le cours
de nos études. Ces tuyaux, représentés par les
tracés de la page suivante, varient entre o^^ago
et o"'24o de longueur; les chiffres aux extrémités
indiquent leur diamètre à ces endroits. La lettre
qui accompagne chacun des tuyaux servira désor-
mais à les désigner.
. I. Tuyaux ouverts.
lo. Nous désignons ainsi les tuyaux ouverts
complètement à leurs deux orifices. Leur colonne
d'air est ainsi en communication avec l'air ambiant
par ses deux extrémités, d'où il résulte le maintien
à chacune de ces extrémités, d*un ventre de vibration
pour tous les sons de sa résonance harmonique.
Le ventre de vibration est cette partie de l'onde
où lair a un mouvement de vibration maximum
sans changer de pression ni de densité. Au nœud de
vibration, au contraire, l'air subit des variations
continuelles de densité et de pression et la vitesse
du mouvement vibratoire y est nulle.
Le son fondamental et les harmoniques dans les
tuyaux ouverts sont entre eux comme la suite natu-
relle des nombres entiers i. 2. 3. 4 etc. Le son fon-
damental d'un tuyau est le plus grave que celui-ci
puisse donner; c'est celui qui correspond à la
longueur calculée du tuyau. Il se produit par le
— 459 —
3
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Tvyauz^oavwta.
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20
minimum de pression exercée sur la colonne d*air
pour en exciter le mouvement vibratoire.
L'expérience démontre que les colonnes d'air
mises en vibration en dirigeant le souffle transver-
salement contre l'un des orifices du tuyau produi-
sent très difficilement des sons d'une certaine
intensité. Cependant le mouvement de la colonne
d'air résultant de ce mode d'insufflation est suffi-
sant pour évaluer très exactement la hauteur du
son et, avec un peu d'habitude, on parvient à donner
au son une certaine intensité. A une exception près,
le Nay, flûte des pays musulmans, ce genre de
tuyau n'a pas été utilisé dans la facture instrumen-
tale, et le Nay lui même n'est pas un tuyau com-
plètement ouvert à son extrémité supérieure, car
pour faciliter la mise en vibration de la colonne
d'air, l'instrumentiste recouvre en partie l'orifice
du tuyau par les lèvres (voir § 15).
1 1. Nous avons dit (§ 6) qu'en expérimentant un
tuyau exactement à la longueur de l'onde simple,
nous obtenons un son plus grave que celui quin-
dique la théorie. De nombreux essais nous ont
démontré que l'écart entre les données de la théorie
et celles de la pratique augmente en raison du
diamètre du tuyau. Si nous comparons le son de
deux tuyaux cylindriques de même longueur mais
de diamètre différent, celui dont le diamètre est le
plus petit sera sensiblement plus aigu que l'autre.
Cette constatation nous a mis sur la voie de la
— 4^1 —
formule rectificatrice suivante, déjà entrevue par
nous en 1874' :
La longueur d^un tuyau cylindrique ouvert aux
deux bouts est, pour donner un son déterminé, égale à
celle de Ponde simple de ce même son diminuée d'une
longueur égale aux 3/4 du diamètre du tuyau. Nous
avons vu (§ 4) que Tonde simple d'un son de
870 vibr, simples est de o»390. Prenons pour pro-
duire ce son un tuyau cylindrique de 20 ""/m de
diamètre; nous aurons :
20 X 3
o«390 = 0-375 .
4
En effet, un tuyau ouvert de cette longueur et
mis en vibration de la façon dite, donne exactement
le la normal de 870 vibr. simples à la température
de 14» cent.
De ce fait il résulte également que la théorie
manque d'exactitude en enseignant que pour faire
produire par un tuyau un son à l'octave grave de
celui donné par un autre tuyau, il faut doubler la
longueur de celui-ci. Cest la longueur théorique de
Fonde qu'il faut doubler et dont il faut diminuer
une longueur égale aux 3/4 du diamètre. Ainsi,
pour obtenir un la de 435 vibr. par un tu}'au de
20 °>/m de diamètre, nous doublerons la longueur
théorique de Tonde de 870 vibr. :
20 X 3
0.390 X 2 = o»78o = o"'765.
4
' ÉUmmtM tPacoustiquê,
— 4^a —
Un tuyau de ces dimensions nous donnera très
exactement le la de 435 vibr. simples à la tempéra-
ture de 14" cent.'.
12. De nos observations générales sur les on^e
tuyaux précités, il résulte :
a) Que le degré d*acuité du son produit par l'in-
su£3ation transversale des tuyaux est le même, que
cette insu£3ation soit faite par le petit ou par le
grand diamètre;
b) Que dans les onze tuyaux soumis à robserva-
tion, la longueur est égale à celle de l'onde simple
diminuée des 3/4 du diamètre moyen ;
c) Que les harmoniques obtenus sont en rapport
avec le son fondamental du tuyau qui est très
exactement le /a de 138 1 vibrations simples (/aaa
diapason normal, 66* degré de l'échelle des sons).
L'onde de ce son est, comme nous l'avons dit (^ 4),
égale à ou 01^246, ainsi qu'il est démontré par
1381
le tableau suivant :
X II va de soi que l'onde pourrait se calculer directement
340
de la façon suivante : - — = o«78o.
435
— 463
LONQUBUR RÉBLLB
LONQUBUR DBS S/4
LONQUBUR DB
DU
TUYAU.
DU DIAMÈTRB.
l'ondb simple.
A
©«2404
0*0056
B
o»a40
o«oo6
C
o^^SSs
0*0075
D
oaaaôô
0*0094
£
0^23475
0*0X125
F
oma329
0*0131
0*246
G
o»»a3i
0*015
H
om229X
0*0x69
I
0^3475
o*oxia5
K
0*2366
0*0094
L
0*2366
o™oo94
Exception est faite, comme nous le verrons plus
loin, pour le tuyau L, formé d'une façon irrégulière:
l'allongement d'un tuyau cylindrique par un tuyau
de forme tronc-conique.
13. Examinant en particulier chacun de ces
mêmes tuyaux au point de vue de la facilité
d'ébranlement sonore de la colonne d'air qu'ils
renferment, nous observons :
i» en produisant l'insufflation par le petit dia-
mètre :
a) que A . B. C . K ne parlent pas* A est du reste
entièrement fermé par le sommet du cône, nous y
reviendrons, et B.C.K.L ont l'ouverture du tuyau
trop petite à cet endroit pour qu'il soit possible d'y
exciter la vibration de la colonne d'air;
- 4^4-
6) que D.E.F.I parlent facilement et permettent
même la production, outre le son fondamental, de
l'octave ou son 2 ;
c) que G . H donnent facilement le son fonda-
mental, plus difficilement Toctave.
2* en produisant l'insufflation par le grand
diamètre :
a) que A, quoique entièrement fermé au sommet
du cône, résonne comme un tuyau ouvert, c'est-à-
dire que, contrairement à la théorie, sa longneur
pour un son déterminé est égale à Tonde simple de
ce son et qu'il produit malgré sa fermeture com-
plète, la série des harmoniques 1.2.3 etc., et noa
les harmoniques impairs seulement.
(Cette particularité des tuyaux coniques fermés a
leur sommet a été découverte, pensons-nous, parle
célèbre physicien anglais Wheatstone vers 1832 ci
a été signalée déjà dans la très remarquable étude
de D. J. Blaikley, Acoustics in relation to wind
instruments. — Nous reviendrons sur ce fait de très
grande importance.)
b) que B.C.D.E.F.I.K parlent bien et donncDt
facilement, outre le son fondamental, les harmo-
niques 2 et 3;
c) que G. H entrent difficilement en ébranlement
sonore à cause de leur grand diamètre, qui empêche
la production du mouvement oscillatoire nécessaire
à cet ébranlement.
Les dix tuyaux donnant le même son /a, 66* degré
-465 -
de l'échelle des sons, nous pouvons conclure des
expériences qui précèdent que l'influence de la perce
sur des tuyaux ébranlés de la même façon est
presque nulle sur la hauteur du son fondamental, ou
da moins qu'elle n'exerce pas d'influence plus im-
portante que celle dont nous avons parlé (§ 11).
Il y a cependant lieu de remarquer que pour des
tuyaux de même longueur, le faible diamètre favorise
dans une certaine mesure la production des har-
moniques.
L, nous l'avons dit (§ 12), est un tuyau de forme
irrégulière. Si nous Tébranlons du côté du grand
diamètre, le son fondamental monte de toute une
quarte, alors que les harmoniques restent ceux du
ton de fa commun aux autres tuyaux. Nous avons
observé, à la suite d'expériences sur d'autres
tuyaux, que le son fondamental monte d'autant
plus que la ligne brisée qui forme les côtés du
tuyau se rapproche de Taxe de celui-ci, ou en
d'autres termes que le tuyau est plus étroit. Cette
particularité de ce genre de tuyau n'a pas grande
importance, attendu que les tuyaux complètement
ouverts aux deux bouts ne sont guère employés en
facture; elle permet cependant de constater que la
forme irrégulière du tuyau L fausse, pour le mode
d'insufflation que nous examinons, la résonance
harmonique obtenue par les tuyaux de forme régu-
lière : cylindriques, coniques et tronc-coniques.
— 4^^ —
II. Tuyaux partibllbmbnt pbrmês.
14. L'impossibilité matérielle de produire les
pulsations nécessaires à la mise en vibration de la
colonne d'air par le souffle ou même par des moyens
mécaniques dans les tuyaux à large section, a it
nécessairement amener la facture à chercher :r.
dispositif quelconque permettant d^exercer l'action
nécessaire sur de minces lames d'air ou des secdocs
moindres. De là les différentes formes de la bouche
imaginées de temps immémorial chez tous les
peuples et utilisées aujourd'hui encore dans U
facture de toutes les variétés de flûtes en usage aussi
bien dans Torgue que dans nos orchestres. Parcii
ces dernières, les variétés qui nous sont les plus
familières sont la flûte à bec^ et la flûte traversun.
< La filiation de la bouche de la flûte à bec noas para.*:
aujourd'hui facile à établir. Bile nous semble avoir pour typ
primitif le nay arabe, ouvert complètement à son extrémité.
puis le siakuhachi, flûte japonaise où Porifice du tuyau e^t
coupé en biais sur une partie de la circonférence pour facil:tef
la mise en vibration de la colonne d*air. L'échelon soiTiri
nous paraît être le lu chinois où Porifice est entièremcr:
ouvert, mais dont on a découpé sur la circonférence une petite
échancrure rectangulaire contre l'angle de laquelle on dirige
le soufile; cette même embouchure se retrouve dans la âù!:
Krena, de Bolivie; finalement le ty chinois avec réchaocrcre
rectangulaire mais fermée à Torifice du tuyau formant air.'i
une véritable bouche biseautée. (Voir les n»* 136, 714, 859, S::
et 711 du Catalogue du Musée.)
— 467 —
Dans les deux types le tuyau a été bouché partielle-
ment de façon à permettre de diriger une mince
lame d'air contre Tangle vif que présente Tune des
parois du tuyau, disposition d*où résulte une
extrême facilité dans la production du mouvement
vibratoire.
15. La démonstration pratique de cette facilité
d'émission sonore est aisée : que Ton prenne, par
exemple, le tuyau E. En le plaçant verticalement
contre la lèvre inférieure de façon à diriger le
soufiSe sur toute la section du tuyau, il faudra une
certaine habitude pour obtenir un son; mais qu'on
relève le tuyau en lui donnant une inclinaison de
45* environ, puisqu'on dirige le souffle contre le
bord opposé à celui qui touche à la lèvre, en ayant
soin de recouvrir presque à moitié l'orifice du
tuyau, celui-ci parlera avec une extrême facilité et
produira un son ample et pur. La confection du
nay arabe, dont le mode d'ébranlement a été si peu
compris par certains historiens de la musique, est
basée sur l'observation de ce principe '.
> Nous avons parlé, en décrivant les lu ou diapasons
chinois n^ 859, 86o« 86 x du Catalogue du Musée, de la théorie
émise en 1596 par le prince chinois Tsai-Yu au sujet du
rapport à observer entre la longueur du tuyau et son diamètre
D'après cette théorie, à laquelle nous ne pouvions manquer
de nous intéresser en raison de nos études, les longueurs
et les diamètres s'augmentaient dans un rapport constant.
L'analyse de cette théorie nous avait démontré que la lon-
gueur croissait pour chacun des douze demi-tons descendants
- 468 —
i6. La fermeture partielle du tuyau en provo-
quant inévitablement un ralentissement dans la
vitesse de vibration amène un abaissement de
l'intonation. Aussi toutes nos flûtes donnent-elles
des sons plus graves que ceux qu'indique la théorie,
en tenant compte même de l'abaissement qui
résulte de l'influence du diamètre. Il n'en peut être
autrement : toutes les flûtes sont partiellement fer-
mées à leur embouchure, et plus l'ouverture servant
à l'excitation du mouvement vibratoire est petite,
plus l'abaissement est grand. Il apparaît à toute
évidence que la disposition d'une fermeture par-
tielle exige un tuyau d'un certain diamètre, et,
d'autre part, pour faciliter la production des
harmoniques, il est nécessaire d'employer des
tuyaux étroits. Les facteurs des plus anciennes
flûtes à bec ont heureusement surmonté la difficulté
de Toctave dans le rapport de i : . y^ (i : i. 0594631) tandis qnt
V %
le diamètre croissait dans le rapport de i : |X^ (i : 1.0292857;.
Cette théorie malheureusement ne donne que des résultats
approximatifs, et encore faut -il chercher empiriquement la
longueur du premier tuyau, point de départ pour le calcul
des autres Ce qui nous avait alors induit en erreur sur la
véritable valeur de cette théorie, très intéressante à cause de
son origine et de l'époque à laquelle elle a été formulée,
c'est qu'à ce moment nous ignorions complètement l'influence
de la fermeture partielle produite par la manière dont les
colonnes d'air de ces lu sont mises en vibration et que, sans
doute, un essai insuffisant avait suppléé à l'imperfection que
nous constatons aujourd'hui.
— 4^9 —
en adoptant la perce tronc-conique; ils avaient
ainsi à leur disposition la partie large pour réta-
blissement de la bouche, et pour assurer la facilité
d*émission, une colonne d'air relativement étroite,
ou du moins beaucoup plus étroite que celle qu'au-
rait donnée une colonne d'air cylindrique. A la flûte
traversière il n'en est pas de même; la bouche
latérale par laquelle la colonne d'air est mise en
vibration n'exige pas une grande ouverture, aussi
les anciennes flûtes traversières étaient-elles cylin-
driques comme elles le sont aujourd'hui. Ce n'est
qu'au XVII« siècle, par imitation de la flûte à bec,
que les faiseurs d'instruments ont adopté pour
la flûte traversière la forme tronc-conique de la
colonne d'air, plaçant l'embouchure à la partie la
plus large du tuyau.
17. Une question se pose ici : est-il possible de
calculer l'abaissement produit sur Tintonation du
tuyau par cette fermeture partielle ?
Difficilement. Mais ce que de nombreux essais
nous ont permis de constater, c'est que Vinfluence
de cette fermeture est inversement proportionnelle à la
longueur du tuyau, et c'est là un fait d'une certaine
importance. Pour le surplus, le résultat obtenu doit
s'évaluer expérimentalement. Pour nous mieux faire
comprendre, nous avons établi le procédé empirique
suivant qui suppléera à ce qui peut manquer à notre
explication.
Établissons^par exemple, un tuyau nous donnant
35
— 470 —
tout ouvert, Tintonation du 7^ • au diapason
normal. Cette intonation, produite par 976,5 vibr.
simples en une seconde, a pour longueur d'onde
Jl^_ 0-348.
976,5
Notre tuyau ayant iç^/nde diamètre, nous savons
que nous devons, pour avoir la longueur exacte du
tuyau, dimimuer la longueur d*onde des 3/4 du
diamètre. Donc
0-348
moins H*^5
o"333.75, longueur cherchée.
Mais par la couverture partielle du tuyau résul-
tant de l'adaptation d'une bouche quelconque, nous
constatons expérimentalement que l'intonation des-
cend de tout un ton. Cet abaissement, nous pouvons
l'évaluer en longueur d'onde de façon suivante :
o°'390 longueur d'onde simple du U
diminuée de o<°348 » » » • st
différence o°>042 ou valeur de l'abaissement
produit par la fermeture partielle du tuyau donnant
le s», 60* degré de Técheile des sons.
Si nous voulions calculer la longueur à donner à
un tuyau de même diamètre destiné à produire le
-— 46* degré de la même échelle, nous pour-
3:
rions procéder de la façon suivante ;
— 471 —
La longueur d'onde du 51, 5" octave est de o"34S
L'abaissement produit par la fermeture
partielle est de 0*042
Longueur du la immédiatement inférieur o»390
Doublons cette longueur pour la porter à
roctave inférieure 0*780
Mais, nous l'avons dit au commencement
de ce paragraphe, l'influence de la fermeture
partielle est inversement proportionnelle à
la longueur; donc, pour une longueur double
de 0"'39O, l'effet sera moitié moindre et nous
avons à retrancher de la longueur totale o°*o2i
0-7S9
et à retrancher encore l'influence du dia-
mètre du tuyau 1 9 X 3/4 -=■ o"o 1 4
longueur cherchée du tuyau pour le ^=^ <^"745
confirmée par Texpérience.
La complication du phénomène est grande et, on
le comprendra, son influence dans l'enseignement
théorique de la. construction des flûtes est énorme.
Nous avouerons que malgré cette importance nous
l'avions complètement négligée dans nos ÉUments
d'acoustique ! '
1 Cette complication s'augmente encore par Tinfluence des
trous latéraux dont le tuyau est percé. Ainsi, le tuyau donnant le
dont nous venons de déterminer la longueur à o°>745
I
=1=
baissera sensiblement dès Tinstant qu*on y percera les trous
— 472 —
i8. En essayant les dix premiers tuyaux' comme
il est dit au § 13 et en les obturant de la même
quantité, nous obtenons, à cause de cette couverture
partielle, des sons plus graves que ceux des tuyaux
entièrement ouverts, mais il est de la plus extrême
importance de faire remarquer que, dans ces condi-
tions, les intonations sont semblables, de quelque
côté que se produise la mise en vibration de la
colonne d*air, c'est-à-dire par le grand ou par le
petit diamètre du tuyau. Il est à remarquer aussi
que dans ces colonnes d'air, dont la mise en vibra-
tion se fait par une ouverture qui se trouve dans la
direction de Taxe, l'abaissement qui se produit sur
le son fondamental a lieu également sur les harmo-
niques, de sorte que leur rapport vibratoire reste
exact, c'est-à-dire qu'il continue à être celui des
tuyaux ouverts, celui de la suite naturelle des nom-
bres entiers i . 2 . 3 • 4 etc.
19. Le phénomène de la résonance harmonique
de la flûte traversière n'est pas exactement sem-
blable. Dans celle-ci, la colonne d*air est mise en
vibration par une ouverture non seulement plus
petite que le diamètre du tuyau lui-même, mais
cette ouverture est pratiquée latéralement dans la
latéraux nécessaires à la formation de son échelle. Bn somme
cette influence s'explique, chacune des ouvertures pratiquées
dans la paroi plus ou moins épaisse du tuyau ajoutant en
quelque sorte à la longueur de la colonne d*air qu*il renferme.
I Nous avons donné la raison pour laquelle le tuyau L fait
exception.
— 473 —
paroi du tuyau, et de cette position particulière il
résulte que rabaissement produit par la fermeture
partielle est plus grand sur le son fondamental que
sur ses harmoniques. C'est à la correction de cet
écart' qu*est destinée la cavité qui se trouve entre le
tampon qui ferme l'extrémité supérieure du tuyau
et l'ouverture qui sert à en ébranler la colonne d'air.
Cette cavité n*a aucune influence sur la hauteur
du son. fondamental; c'est donc à tort que certains
instrumentistes se servent, pour accorder la flûte,
de la vis de rappel qui commande le mouvement de
translation du tampon. Mais si cette cavité n'a pas
d effet sur le son fondamental, elle agit sur les
harmoniques dont elle rétablit en les abaissant le
rapport avec le son fondamental.
La colonne d'air restant en communication par
ses deux extrémités avec Tair environnant, il est
utile de rappeler ce que nous avons dit au § lo :
qu'un ventre de vibration existe à chacune des
extrémités de ces tuyaux ouverts ou partiellement
fermés, quel que soit celui des sons produits de la
résonance harmonique.
III. Tuyaux fermés.
20. Nous désignons ainsi tous les tuyaux fermés
à un bout, ouverts à l'autre, ou, en termes scienti-
I Cet écart est proportionnel à la différence entre le diamètre
de la colonne d'air et celui du trou latéral servant de bouche;
ainsi il est plos grand à la grande qu'à la petite flûte.
— 474 —
fiques, tous ceux qui ont un nœud de vibration à
une extrémité et un ventre de vibration à l'extré-
mité opposée. Le mouvement vibratoire s^y pro-
page de l'extérieur à l'intérieur, du pavillon ven
l'embouchure ou Tanche, et non en sens inverse
comme on le croit généralement et comme le fait se
produit dans les tuyaux ouverts ou partiellemeot
fermés. C'est dans cette catégorie que nous range-
rons dorénavant tous nos instruments à anche et
tous nos instruments à embouchure.
On peut exciter la mise en vibration de la colonae
d'air formée par ces tuyaux de trois façons diffé-
rentes :
A. par le souffle dirigé contre le bord de l'extré-
mité ouverte, l'autre, opposée, étant fermée;
B. par une embouchure ;
C. par une anche.
Reprenons nos tuyaux, nous examinerons en
détail chacun des modes de vibration en faisant
remarquer que, quel que soit le moyen employé
dans le cas des tuyaux fermés, la loi de vibration
ne varie pas et qu'un changement dans la longuear
des tuyaux ne les modifierait pas davantage.
A. Vibration par le souffle.
ai. Ce mode d'ébranlement de la colonne d'air
n'a reçu d*application que dans la syringe, vul-
gairement appelée flûte de Pan. Cet instrument
se compose généralement de tuyaux en roseau,
— 475 —
cylindriques, fermés à un bout et réunis côte à
côte. Diaprés la théorie actuelle, la longueur de ces
tuyaux est égale à celle d'une demi-onde simple.
L'expérience nous a démontré qu'une rectification
est également indispensable. En effet, nous avons
trouvé que pour calculer la longueur d'un tuyau
cylindrique fermé à un bout, destiné à produire un
certain son déterminé, il faut diminuer la longueur
de Fonde de ce même son d^une longueur égale à la
moitié du diamètre du tuyau^. Nous pensons inutile
de nous étendre davantage sur ce mode de rectifica-
cation. Ce que nous en avons dit au sujet des tuyaux
ouverts suffira pour se rendre un compte exact de la
façon pratique dont cette rectification peut se faire.
22. Nous plaçons dans le tableau suivant et
en regard la résonance harmonique obtenue par
chacun de nos onze tuyaux insufflés alternativement
par le petit et par le grand diamètre ti fermés par
le plat de la main à F extrémité opposée :
X II peut être intéressant de savoir que le maximum de lon-
gueur des tuyaux dont on peut produire le son fondamental
par ce mode d'insufflation est très approximativement la lon-
gueur du ^3 \ —44* degré de l'échelle des sons. Le diamètre
exerce une certaine influence sur la production du son fon-
damental. Si le diamètre était très étroit, le tuyau donnerait
l'harmonique 3 au lieu du son fondamental. Expérimentale-
ment, nous avons constaté qu'un tuyau vibrant dans de bonnes
conditions doit avoir, pour produire le son fondamental, un
diamètre d'environ la 1/20 partie de sa longueur.
— 476 —
Petit diamètre.
Grand diamètre.
8. . .
B
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8.
^.
-^t-4=-
iàible ^ faiSle ^
23. Expérimentant en particulier chacun de nos
tuyaux, nous constatons :
à) que A et B ne peuvent entrer en vibration par
le petit diamètre, A n*ayant pas d'ouverture et celle
de B étant trop petite. Ces mêmes colonnes d*air
mises en vibration par le grand diamètre ont une
résonance harmonique, maigri qu*ils soient fermés,
absolument semblable à celle des tuyaux ouverts.
Ce fait est en opposition avec la théorie actuelle
des lois de vibration des colonnes d'air;
b) que £y tuyau cylindrique, est le seul dont la
colonne d'air vibre conformément aux lois de la
- 478 -
théorie actuelle. La longueur de ce tuyau donnant
le son fondamental fa^ 54* degré de l'échelle des
sons, est égale à celle d'une demi-onde simple
rectifiée ainsi que nous l'avons indiqué au § 21, et
ses harmoniques sont entre eux comme la série des
nombres impairs i . 3 • 5 • 7 • ^^c. ;
c) que le tuyau H insufHé par son grand diamètre
ne donne que le son fondamental, et même avec
une certaine difficulté, à cause de la dimension
exagérée de ce diamètre;
à) que les tuyaux CD. F. G., et ceci est un
point de grande importance attendu qu'il mène à la
détermination des conditions requises par un tuyau
fermé pour acquérir la résonance harmonique d'un
tuyau ouvert, que ces tuyaux, disons-nous, conti-
nuent à conserver approximativement^ les harmo-
niques impairs du tuyau cylindrique, quel que soit
le côté par lequel ils sont mis en vibration, alors
que le son fondamental hausse ou baisse sensible-
ment selon que l'insufflation se fait par le grand
diamètre ou par le petit. Cette déviation du son
fondamental fa produit par le tuyau cylindrique est
due à un rallentissement ou à une accélération du
mouvement vibratoire et peut s'évaluer à un nombre
> Les harmoniques montent ou baissent avec le son fon-
damental ; nous disons qu'ils restent appfoximativimttU à
Tunisson des harmoniques impairs du tuyau cylindrique
parceque les écarts sont beaucoup moins accentués que ceux
qui se constatent au son fondamental (voir § aS» 6).
— 479 —
égal de vibrations engendrant conséquemment un
intervalle plus grand au grave qu'à Taigu pour un
même tuyau. Aussi l'intonation des sons marqués
d'une X n est-elle qu*approximative;
e) que les tuyaux CI. insufiSés par le gros dia-
mètre ont déjà la résonance harmonique se rappro*
chant de celle des tuyaux ouverts;
f) que le tuyau K possédant la résonance har-
monique d'un tuyau ouvert, nous pouvons con-
clure que pour qu'un tuyau de forme tronc-conique
octavie, il faut que le diamètre à l'orifice ouvert soit
au moins quatre fois celui de l'orifice fermé.
Résumons ce qui précède : le tuyau conique
fermé au sommet résonne comme un tuyau ouvert
de même longueur et sa résonance fait entendre
successivement les harmoniques dans Tordre natu-
rel des nombres 1.2.3.4. etc.; dans une certaine
mesure le tuyau tronc-conique agit comme le tuyau
conique, mais son diapason, comparé à celui du
tuyau ouvert, baisse en raison de la grandeur du
diamètre à la partie tronquée, là où le tuyau est
fermé. L'inspection du tableau § 22 nous permet
de constater que cet abaissement pour le tuyau K
est d*une tierce mineure comparée à Tintonation
que donne le tuyau tout ouvert. Il va de soi que cet
abaissement, qui se traduit par un ton et demi
pour un tuyau de cette faible longueur, diminue en
raison de la longueur du tuyau employé.
La question de savoir pourquoi un tuyau conique,
fermé par le sommet du cône, résonne comme un
tuyau ouvert, mérite de fixer l'attention. Au pre-
mier moment on serait tenté de croire à rinfluence
de la masse d'air contenu dans le tuyau. Il n'en est
rien. Nous savons, en effet, que le volume dur
contenu dans un tuyau cylindrique est trois fois
plus grand que celui que contient un tuyau coniqoe
ayant le même diamètre à la base et la même
longueur.
Du reste, si la masse d'air était en jeu, l'influence
du diamètre serait autrement considérable que celle
que nous avons constatée § 1 1 et 12. Le fait qu'un
tuyau cylindrique baisse de tout une octave par la
fermeture de l'une de ses extrémités (§ 22) permet
de supposer que le phénomène du tuyau conique,
ou tronc-conique, de proportions déterminées, réson-
nant comme un tuyau ouvert, est dû à la réflexion
du mouvement vibratoire, et qu*elle est plus rapide
contre les parois obliques de ces tuyaux tronc-coni-
ques que contre le fond ou fermeture des tujraux
cylindriques.
B. Vibration par une embouchure.
24. Si nous frappons contre le plat de la main
Tun quelconque des orifices de nos tuyaux, le son
fondamental qui en résulte, quoique très faible, est
suffisamment perceptible pour permettre de consta-
ter que son degré d'acuité est égal au son que donne
le même tuyau lorsqu^il est ébranlé par le soufiBe à
-48i -
Forifice opposé. Nous obtenons ainsi tous les sons
fondamentaux du tableau § 22, en exceptant natu-
rellement de ces expériences les tuyaux A et B dont
la structure ne permet pas ce mode de vibration. Il
est bon de remarquer toutefois que la pression
exercée ainsi sur la colonne d'air ne pouvant être
qa*uniforme, il va de soi que Ton ne peut obtenir
qu'un seul son, le fondamental.
L'excitation du mouvement vibratoire par le
frappement de la main contre l'un des orifices du
tuyau équivaut donc à la fermeture complète de ce
côté» et cette action ferme en effet le tuyau d*une
façon absolue.
25. Si nous remplaçons ce moyen de mettre la
colonne d'air en vibration par celui qui consiste à
appuyer le même orifice du tuyau contre les lèvres,
nous obtenons un son équivalent à celui que donne
le tuyau en l'ébranlant par le souffie à l'orifice
opposé, et c'est ainsi que nous mettons en vibration
la colonne d'air de tous les instruments à em-
bouchure de nos orchestres : cornets, bugles,
cors, trombones, basses, etc., etc. Les résonances
harmoniques que nous avons constatées au tableau
§ 22 restent absolument les mêmes, en observant
toutefois que le partage de la colonne d'air réalisable
par le souffle ne l'est pas par les lèvres, parceque
celles-ci ne peuvent vibrer assez rapidement pour
obtenir les mouvements synchrones avec ceux qui
résulteraient du partage de la colonne d*air occa-
- 48» -
sionné par la production d'harmoniques sur des
tuyaux aussi courts. Au contraire, le souffle dirigé
contre Tun des orifices du tuyau n'a pas l'énergie
suffisante pour imprimer le mouvement vibratoire
aux colonnes d'air d'une trop grande longueur.
(Voir la note du § 21).
L'inspection du tableau susdit démontre que les
seuls tuyaux convenant à la construction de nos
instruments à embouchure sont ceux des types
B.K.L. Mais l'instrumentiste ne pourrait^ sans se
blesser les lèvres^ mettre en vibration une colonne
d'air en les appuyant directement contre l'orifice do
tuyau qui la renferme. C'est pourquoi on se sert
d'un appareil intermédaire appelé embouchure qui
n'est autre, en somme, qu'un prolongement du tuyau
terminé par un bassin muni de bords contre les-
quels l'instrumentiste appuie les lèvres. La forme
de ce bassin peut nécessairement avoir une certaine
influence sur le timbre et la facilité de la mise en
vibration de la colonne d^air. Elle doit donc être
convenablement disposée, selon des règles quels
pratique ou l'expérience enseigne.
Dans nos instruments à embouchure un nœud de
vibration avec des variations continuelles de densité
et de pression se trouve à Tembouchure, un ventre
de vibration avec des vitesses de mouvement maxi-
mum, au pavillon. Souffler dans les instruments
est une expression impropre, on ne souffle du reste
que dans quelques instruments à anche et encore
- 483 —
Texpression n'est-elle rigoureusement exacte que
pour les cromornes(n®"6io et suivants du catalogue)
ou pour les instruments à réservoir d'air. Le soufiSe
est une force motrice employée à animer la colonne
d'air soit directement (comme dans les flûtes), soit
par l'intermédiaire des lèvres (instruments à em-
bouchure), soit par l'intermédiaire de l'appareil
appelé anche (clarinettes, hautbois, bassons, etc.)*
26. Donc, tous nos instruments à embouchure
sont des tuyaux fermés du c6té de l'embouchure et
ils ont, par suite de la proportion convenablement
établie de leur colonne d'air, la résonance harmo-
nique complète que possèdent les tuyaux B. K. L.
27. L'expérience démontre que pour les instru-
ments à embouchure, les tuyaux de forme tronc-
conique ne sont pas les plus recommandables. Le
timbre résultant de la vibration de cette forme
donnée à la colonne d'air est rauque, sauvage; c'est
le timbre caractéristique des instruments primitifs,
faits de cornes d'animaux, et même aussi celui
d'époques où l'art de la facture était déjà en
progrès, tel que le Lur danois en bronze. (Voir le
n^ 1 156 du Musée du Conservatoire).
Le développement progressif de la colonne d'air
doit se faire d'après certaines courbes recherchées
jusque dans ces derniers temps par tâtonnements et
que l'on associe dans certains cas à une partie plus
ou moins longue de tuyau cylindrique.
Grâce à la circonstance qui permet cette associa-
- 484 -
tion, la forme de la colonne d*air des instruments
à embouchure peut se modifier à Tinfini et créer
ainsi les variétés de timbre indispensables à nos
orchestres, tout en conservant les propriétés de
résonance des tuyaux de forme tronc-coniques
relativement au juste rapport des harmoniques avec
le son fondamental.
28. De nombreux essais nous ont permis d'établir
les faits suivants, qui ne s'écartent pas du reste de
ceux que nous avons consignés aux § 22. 23 :
a) Si nous appliquons une embouchure à an
tuyau cylindrique, la colonne d'air vibre comme
un tuyau fermé et les harmoniques impairs seuls se
font entendre, de plus le son n'a pas d'ampleur;
b) Dès l'instant que la partie inférieure du tuyau
s'élargit en suivant un développement conique, la
résonance s'améliore le son fondamental monte
ainsi que les harmoniques et ceux-ci se rapprochent
insensiblement au fur et à mesure que le cône pro-
gresse pour arriver aux rapports qu'offre la suite
des chiffres 1.2.3.4. ^^c* ^^ phénomène se con-
state même lorsque l'épanouissement du tuyau ne
s'est fait que sur une petite partie de la longueur
du tuyau à partir de Textrémité opposée à l'em-
bouchure. Il se manifeste d abord par les harmo-
niques supérieurs pour aboutir à la résonance
harmonique complète lorsque l'épanouissement
inférieur du tuyau se trouve réalisé dans les pro-
portions déterminées dans le paragraphe suivant.
- 405 —
Le tableau suivant éclairera notre explication. Il
représente la résonance harmonique de deux tuyaux
quelconques de même longueur, en /a, Tun cylin-
drique, résonant en tuyau fermé/ Tautre conique,
en tuyau ouvjsrt ' :
r T r
?
t
E
E£
tM^
Le développement convenable apporté au tuyau
cylindrique fait monter à l'octave le son i qui
devient le son i du tuyau conique; le son 3 devient
le son 2; le son 5 le son 3; le son 7 le soh 4; le
son 9 le son 5, etc. On conçoit que le moindre
épanouissement conique donné au tuyau peut pro-
duire le faible rapprochement voulu pour les sons
aigus mais qu*il faut un épanouissement bien plus
prononcé pour faire monter de la quantité voulue
les harmoniques graves. Les intervalles se con-
I Cette échelle d'un tuyau cylindrique dont la colonne d'air
est mise en vibration par une embouchure n'est qu'hypothé-
tique. Un tuyau cylindrique dont le diamètre serait assez
étroit pour être mis en vibration par les lèvres, et d'autre part
assez long pour produire- théoriquement ce /a grave, ne répon»
drait en pratique que très imparfaitement ; les sons graves ne
se prodniraîent point.
tractent de plus en plus au far et à mesure que
progresse l'élargissement de Textrëmité inférieure du
tuyau et lorsque celui-ci atteint dans son déreloppe-
ment la proportion déterminée dans le § suivant,
la douzième i 23 devient ToctaVe 1:2; la sixte
majeure 3 : 5 devient la quinte 2:3; la quinte
mineure 5 : 7 devient la quarte 3 : 4 ; la grande
tierce majeure 7 : 9 devient la tierce majeure
4 : 5 etc. On constate que la différence des inter-
valles fournis par la succession des harmoniques
dans les deux genres de tuyaux devient de plus en
plus petite; en poursuivant, ils pourraient même
se confondre à une petite différence près. Ce phéno-
mène nous fait toucher du doigt la lot qoi gouverne
la vibration de ces colonnes d'air; si nous ne pou-
vons l'exposer encore d'une façon précise^les phéno-
mènes observés sont assez probants pour nous faire
entrevoir dès maintenant la raison pour laquelle le
tuyau peut rester cylindrique sur une partie de
sa longueur à partir de l'embouchure, mais doit se
développer progressivement en se rapprochant de
l'extrémité opposée, généralement appelée pavillon;
c) que les harmoniques aigus peuvent donc déjà
être en relation exacte entre eux sans qu'ils le soient
avec le son fondamental (trompette, trombone}.
L'expérience nous a démontré qu'il est indispen-
sable, pour que le son fondamental soit en rapport
d'octave avec le son 2, que le développement pro-
gressif de la colonne d'air commence tout au moias
~ 487 -
au milieu de sa longueur et que le rapport minimum
des diamètres aux deux extrémités du tuyau soit de
1 : 4. Le brusque épanouissement du tuyau appelé
pavillon n'est pas compris dans cette détermination
du rapport entre les deux diamètres extrêmes. Cet
épanouissement n'est qu'une question de forme, de
mode, très diversement suivie et même complète-
ment inusitée dans certains pays, en Allemagne, par
exemple, sans pour cela que la facture des instru-
ments à embouchure y soit inférieure.
Les trompettes et trombones, comme nous
l'avons dit, ne donnent pas le son fondamental, ou
du moins ils le donnent difficilement et dans un
rapport inexact; il est généralement trop bas com-
paré au son 2 par lequel commence l'échelle de ces
instruments. Ils doivent ce défaut à la partie infé-
rieure de leur colonne d'air qui ne commence à
s'élargir qu'au dernier tiers de sa longueur. On
pourrait les appeler des instruments incomplets;
d) que le timbre éclatant (trompette et trombone)
est favorisé par l'emploi de tuyaux étroits et qu'au
contraire, le timbre onctueux qui caractérise les
basses est uniquement dû aux larges proportions de
leur colonne d'air. Dans ces instruments, que nous
appellerons complets^ l'élargissement du tuyau com-
1 Bn Allemagne, la distinction entre ces deux genres dMns-
truments se fait. Zamminer (die Musik und dû musikalischen
InstrumenU,— G'iessen, 1S55) les appelle H albinstrumenUn tt
Ganzinstrumenten. Bn somme, nous n* avons dans nos orches-
tres qu*un seul instrument à embouchure complet, c'est-à-dire
— 488 —
•mence immédiatement après Tembouchare; dàos
quelques-uns I le rapport entre les deux diamètres
extrêmes est quelquefois de i : 20.
29. La variété des timbres résulte de l'une des
multiples proportions que l'on peut donner à la
colonne d*air. Dans certains cas, nous Tavons vu
par la trompette et le trombone, il est nécessaire
pour des raisons de technique, d'utiliser le tuyau
cylindrique prolongé par un tuyau dont le diamètre
progresse régulièrement. Mais c*est à tort que Ton
qualifie de conique cette forme donnée à la partie
inférieure de la colonne d'air; le cône associé ao
cylindre ne constituerait pas une colonne d'air
régulière, son partage en parties aliquotes indis-
pensable à la production des harmoniques, serait
impossible et, par conséquent, les harmoniques
seraient faux soit entre eux, soit dans leur rapport
avec le son i ou fondamental. Il est donc de toute
nécessité que le tuyau se développe régulièrement
au lieu d'être constitué par des parois dont la
ligne serait brisée. On arrive à cette condition sine
qua non en faisant usage, comme nous l'avons dit
dont réchelle commence par le son t, c^cst le tuba ou basse
en sf 1?, ainsi construit parcequ'il a remplacé l'ophîcléîde dont
l'échelle utilisait la première octave. Nous ajouterons que
cette exception n'est pas à recommander, attendu qu'avec les
moyens dont dispose la facture contemporaine, il est absolu-
ment impossible d'intercaler entre le son 1 et le son 3, avec
une justesse parfaite, les onze degrés chromatiques intermé-
diaires de cet intervalle d'octave.
— 489 —
déjà(§ 27), de lignes courbes qui continuent la partie
cylindrique sans heurts, formant ainsi des tuyaux
dont la forme est celle d'une surface de révolution
engendrée par la courbe autour de Taxe du tuyau.
La détermination de ces courbes, leur équation et
leur tracé sortent du cadre de cette notice; elle fera
Tobjet d'une communication spéciale; elle n'inté^
resse du reste que les facteurs d'instruments.
C. Vibration par une anche.
30. La résonance des tuyaux ébranlés par cet
intermédiaire est la même que celle que produit la
mise en vibration par l'embouchure. La fermeture
du tuyau à son extrémité supérieure par Tembou-
chure,est simplement remplacée par celle de Tanche
et c*e8t à Textrémité de celle-ci que se trouve le
nœud de vibration; le ventre de vibration se trouve
à l'extrémité opposée, au pavillon. L'anche peut
être simple ou double, peu importe, le résultat est
le même si rabaissement produit par Tanche sur la
colonne d'air, est le même (Voir plus loin, § 32).
Nos hautbois, cors anglais, bassons, contrebas^
sonsy saxophones ont pour type de résonance les
tuyaux tronc coniques B.K; nos clarinettes ont
pour type le tuyau cylindrique E.
31. De ce phénomène, qui explique le redouble-
ment des sons fondamentaux à leurs octaves ou à
leurs douzièmes respectives par une simple augmen-
— 49^ —
tjsttion de pression exercée sur ranche, de ce
phénomène, disons-nous, découle à toute évidence
Tobligation pour tous nos instruments à trous laté-
raux — dont l'ouverture successive a pour but de
produire la succession des degrés de leur échelle --
de conserver très exactement à partir du premier
trou latéral le plus rapproché de Tanche, soit le
c6ne avec le rapport des diamètres de i : 4 pour
les tuyaux destinés à octavier, soit le cylindre pour
ceux dont la fonction est de renvoyer à la douzième
les sons fondamentaux.
On s*est souvent demandé pour quelle raison, la
forme de l'anche simple ou double n'ayant pas
d'influence, l'anche double était généralement asso-
ciée aux tuyaux tronc*coniques, l'anche simple aux
tuyaux cylindriques? Un moment de réflexion
permet de répondre à la question. L*anche simple
est toujours détachée d un tuyau ayant lui*mème un
certain diamètre, la nécessité de donner au tu]rau à
Tendroit du trou latéral le plus rapproché de
l'anche, un diamètre quadruple de celui du tuyau
dans lequel la languette de l'anche est découpée,
oblige évidemment de donner à la colonne d'air une
forme conique très prononcée, ce qui ne peut se
faire que grâce à Toutillage dont dispose la facture
moderne, le saxophone en est un exemple. Cette
anche convenait donc exclusivement aux tuyaux de
forme cylindrique.
Au contraire, les languettes de l'anche double
j
— 491 —
s'attachent très facilement sur un petit tube comique
dont rextrémtté supérieure est de très faible section;
la difficulté de donner à la calonne d'air de ce tuyau
la propoition voulue i : 4 n*était pas grande par
les moyens dont disposaient les anciens et l'anche
doable trotr?ait nécessairement sa place dans son
association au tuyau conique. Ce n*est qti'excep*
tionnellement qu'on l'associait aux tuyaux cyUndri*'
ques (cromornes, cervelas).
32. L'anche non seulement ferme le tuyau mais
par la résistance qu'elle oppose au souffle, elle
abaisse proportionnellement à son élasticité, l'into-
nation de la colonne d'air \ Elle agit, pour le
surplus, comme la fermeture partielle dont nous
avons parle au ^ 17. Ce qui complète la compa-
raison, c'est que son influence est également : en
raison inverse de la longueur de la colonne d*air à
laquelle elle est associée^,
* On peut aisément se rendre compte de l'influence abais-
sante de Tanche sur une colonne d'air. Que Ton prenne un bec
de clarinette monté de son anche; l'intonation obtenue par
l'intermédiaire de l'anche sera d'environ un ton plus grave
que celle que l'on obtiendra en dirigeant le soufle contre le
bord de l'orifice inférieur apposé à la place de Tanche. Dans
le premier caa il ne faudra pas exagérer la pression exercée
sur Tanche, dans le second il est indispensable d'appuyer
Tanche contre la table de façon à ce que l'obturation du tuyau
soit bien complète.
< Il en résulte qu'aux instruments pourvus de trous latéraux
l'abaissement d'intonation dû à Tinfluence d'une fermeture
partielle do tuyau ou de Tapplicatien d'une anche, est plus
- 49^ -
Les languettes de roseau employées pour la
confection des anches de nos instruments à souffle
sont extrêmement sensibles à la pression du souffle;
on peut par une pression variable obtenir des diffé-
rences d*intonation très grandes. La flexibilité de
ces languettes est telle qu'elles mettent en vibration
des colonnes d'air de longueurs bien différentes.
C'est cette propriété des languettes de roseau qui
permet les nombreux raccourcissements des colon*
nts d'air par les trous latéraux.
: Les anches métalliques ne jouissent pas de cette
faculté. En raison de leur degré invariable d'élas-
ticité, elles procurent un son unique et asso-
ciées à des tuyaux, elles exigent l'emploi de
colonnes d air en harmonie — sauf certaine tolé-
rance — avec elles. Il suffit de rompre la proportion
pour empêcher Iç mouvement vibratoire de l'anche
(cheng chinois n» 137, hhén siamois n» 138 du
catalogue) ou tout au moins pour en contrarier la
régularité et donner lieu à des intonations qui
blessent Toreille.
33. Cette particularité de Tanche d*avoir en
grand sur les trous rapprochés de l'appareil employé à U
production du mouvement vibratoire que sar ceux qui en acot
éloignés. On compare généralement Taction des lèvres à celle
de Tanche. Ce rapprochement est inexact. Nous avons vu que
la colonne d'air du tuyau B, ébranlée par le souffle (§ 23, b.).
donne exactement le même son fa que cette même colonne
d'air lorsqu'elle est mise en mouvement vibratoire par l'inter-
médiaire des lèvres appuyées contre l'orifice ouvert (§ 25).
— 493 --
quelque sorte une intonation par elle-même fait
que le tuyau sur lequel elle est appliquée n'agit plus
qu'en résonateur, tout en suivant cependant les lois
de la résonance des tuyaux; elle explique aussi ce
fait que l'intonation qui résulte de l'association de
lanché au tuyau au lieu de baisser par Taccroisse-
ment du diamètre, comme c'est le cas pour les
tuyaux dont l'air est ébranlé sans intermédiaire ou
tout au moins par le seul intermédiaire du souffle
ou de l'embouchure, suit une loi contraire, elle
baisse par la diminution du diamètre. Ainsi nous
avons constaté qu'un tuyau cylindrique de 414 "/„
de longueur sur 6 "/„ de diamètre donne, avec une
anche d'arghoul^^ un son à la hauteur du & P~
tandis qu'un tuyau de même longueur avec un dia-
mètre de 12 '"/m ébranlé par la même anche, donne
un son de toute une quinte mineure plus aigu.
I Varghoul est un très ancien instrument égyptien (Voir
Cai.du hiusiêf no> 113, 114) et bien certainement le type pri-
mordial de Tassociation de Tanche battante au tuyau cylin-
drique.
37
LISTE DES DONATEURS.
MM. Adam, H. Ph.
Adams Brown, W.
Balfoor, H.
Beckz.
Bonn, J. Bdwin.
Boucher, A.
Brinsmead, John and C^
Broadwood and Sons.
Bruynen.
Casaanovaa, M. et B.
Cayaillé-CoU, A.
Cavens, L*
Cerne, Titus.
le prince de Chimay.
Claes, Tél.
Closson, £.
Combax, Q.
le Commissaire général
d'Autriche-Hongrie à
l'Exposition univer-
selle de Bruxelles en
1888.
le Commissaire général
de Finlande à l'Expo-
sition universelle de
Paris en 1889.
Mme* Crosby Brown.
la douairière do Lanooy
de Marbaix.
MM. de le Court, H.
le Comte F. de Marnix
de Bornhem.
de Vestibule, F.
Dietz, Chr.
DugnioUe, F.
Dumoutier, G.
Blkan, Ed.
Mme Erard.
MM. Fiévez.
Gand, E.
Gand et Bernardel.
Gehriing, G. et fils.
Gevaert, F. A.
Gevaert, V.
Guidé, G.
Gunther.
Harrison, R.
Herrmann, Th.
Herrburger-Schwander
et fils.
Hipkins, A. J.
Jaeger, H. M.
— 49^ —
MM. le Drjourdan.
Kalbfus, B.
Kaps, E.
Mme Kremers-Huyttens.
MM. le colonel Kuypers.
Leconte, F.
Mme Lefebvre-Moriamé.
MM. Lemoine, CL, fils.
Mahillon, Alb,
Mabillon, F.
Mahillon, V.
Mahillon, V. et J.
Mangeot frères et C*«.
Massàu, A.
Merck, Ch.
Mes, A*
Moitessier.
Mme Montefiore-Levy.
M. Morley, G.
Mme la générale Neovius.
MM. Noguera, Ant.
Picard, Edm.
Pleyel-WolffetO.
Plocek, A.
Roques, L.
Ruch.
Samuel, P.
Snoeck, C.
le Rajah Souriadro Mo-
hun Tagore,
Tolbecque, A.
Mme Tilmont de Bas.
Le Tfinity ColUge de Dablin.
MM. Van Aalst, A.J.
Vanderheyden.
Vandevy vere- Loont jens.
Verberckt.
Vivier,], et Oor, J.
von Ende, L. J . B. F.
INDEX GÉNÉRAL.
INSTRUMENTS EUROPÉENS.
CLASSE IV. — Instruments a cordes.
Branche A. ~ Cordes frottées. Pages.
Section a. — Cordes frottées par l'archet 5
Section d. — Cordes frottées par la roue 70
Branche B. — Cordes pincées.
Section a. — Cordes pincées avec ou sans plectre.
Sous-section aa. — Sans manche 72
Sous-section bb. — Avec manche 108
Section fr. — Cordes pincées à clavier 152
Section c. — Cordes pincées, à mouvement automa-
tique 180
Branche C. — Cordes frappées.
Section a. — Cordes frappées par des maillets . . . 181
Section b. — Cordes frappées à clavier 186
Appareils divers 223
INSTRUMENTS EXTRA-EUROPÉENS.
CLASSE I. — Instruments autophones.
Branche A. — Instruments autophones percutés.
Section a. — Instruments bruyants 241
Section 6. — A intonations déterminées.
Sous-section aa. — A maillets 256
— 498 ^
Branchb B. — Instruments antophones pinces.
Section a. — Pinces avec ou sans plectre .... 273
CLASSE II. — Instruments a mbmbranbs.
Branchb a. — Membranes percutées.
Section a. — Instruments bruyants.
Sous-section aa. — Membranes tendues sur on
cadre 279
Sous-section bb. — Membranes tendues sur un
récipient s8i
Sous-section ce. — A double membrane . ... 28a
CLASSE III. — Instruments a vent.
Branche A. — Instruments à anche.
Section a. — Aqche simple, libre avec tuyau ... 289
Section c. — Anche simple, battante avec tuyaux.
Sous-section aa. — Tuyau cylindrique 291
Section i. — Anche double, avec tuyau.
Sous-section aa. — Tuyau cylindrique 297
Sous-section bb. — Anche double et tuyau conique. 299
Branchb B — Instrument à bouche.
Section a. — Bouche biseautée.
Sous-section aa- -— Bouche biseautée et tuyau
ouvert 303
Sous-section bb. ~ Bouche biseautée et tuyau
fermé 309
Section b, — Bouche latérale 311
Section c. — Bouche transversale.
Sous-section aa. — Bouche transversale et tuyau
fermé 314
Branchb C. ~ Instruments polyphones à réservoir d'air.
Section a. — Réservoir d*air, sai^ tuyaux • . . . 324
Section d. — Réservoir d*air et à tuyaux 324
Branche D. — Instruments à embouchure.
Section a. — Instruments à embouchure, simples ou
naturels • . . 325
— 499 —
Pages.
CLASSE IV. — Instrumbnts ▲ cordbs.
Branchb a. — Cordes frottées.
Section a. — Cordes frottées par l'archet 334
Branchb B. — Cordes pincées.
Section a. — Cordes pincées avec ou sans plectre.
Sous-section aa. — Sans manche 342
Sous-section bb. — Avec manche 347
Branchb C. — Cordes frappées.
Section a. — Cordes frappées par des maillets . . . 360
INSTRUMBNTS EUROPÉENS.
CLASSE I. — Instrumbnts autophonbs.
Branchb A. — Instruments autophones percutés.
Section a, — Instruments bruyants 362
Section b, — Instruments autophones, à intonations
déterminées.
Sous-section aa. — A maillets 365
Sous-section bb. — A clavier 366
Branche B. — Instruments autophones pinces.
Section a. — Pinces avec ou sans plectre .... 367
Section c, — A mouvement automatique 368
Branchb C. — Instruments autophones frottés.
Section a, — Frottés par le doigt ou par Tarchet . . 369
CLASSE II. — Instruments a membrane.
Branche A. — Membranes percutées.
Section a, — Instruments à membranes, bruyants.
Sous-section aa. — Membrane tendue sur un cadre. 376
Sous-section ce. —A double membrane .... 376
CLASSE III. — Instruments a vent.
Branche A. — Instruments à anche.
Section c. — Anche simple, battante, avec tuyau.
SottS'Section aa. — Tuyau cylindrique 379
- 5<^o —
Sous-section bb. — Anche battante et tuyau co-
nique 389
Section d. •— Anche double avec tuyau.
Sous-section aa. — Avec tuyau cylindrique . • . 389
Sous'section bb. — Anche double et tuyau conique. 396
Branche B. -» Instruments à bouche.
Section a. — Bouche biseautée.
Sous-section aa. — Tuyau ouvert 40*
Sous section bb. — Bouche' biseautée et tU3raii
fermé 40a
Section b» — Bouche latérale 406
Section c. ^ Bouche transversale.
Sous-section aa. — Bouche transversale et tuyaa
fermé 408
Sous-section bb. — Bouche transversale et tuyau
ouvert 409
Branchb C. — Instruments polyphonts à réservoir éTair,
Section <^. — Réservoir d*air et à tuyaux 410
Section c. — Réservoir d^air. tuyaux et clavier. . .412
Branchb D. — Instruments à embouchure.
Section a. — Instruments à embouchure» simples on
naturels 416
Section b. — Instruments à embouchure, chroma-
tiques à ouvertures latérales.
Sous-section aa. — A trous latéraux, avec oa sans
clefs 490
Sous-section bb. — A clefs, sans trous latéraux
libres 420
Section c. — Instruments à embouchure, chroma-
tiques, à longueurs variables.
Sous-section bb. — A pistons 421
CLASSE IV. — Instruments a cordes.
Branche A. — Cordes frottées.
Section a, — Cordes frottées par l'archet 415
— sot —
PaCM.
Section c. — Cordes frottées, à clavier 426
Branchb B. — Cordes pincées.
Section a, — Cordes pincées avec ou sans plectre.
Sous-section bb. — Avec manche • 437
Section b* — Cordes pincées, à clavier 430
Section c. — Cordées pincées, à mouvement automa-
tique 432
Branchb C. — Cordes frappées.
Section a. - Cordes frappées par des maillets . . . 433
Section b. — Cordes frappées, à clavier 436
Section c. — Cordes frappées, à mouvement automa-
tique .... 438
Appareils divers 440
APPENDICE : Études expérimentales sur la résonance
des colonnes d'air de forme conique, tronc-conique et
cylindrique 449
TABLE ALPHABÉTIQUE DES NOMS
D'INSTRUMENTS.
Abrégé pneamatiqae. 239.
Accordéon, 324.
(Accord des lames), 366,
(Accord des verres), 37a, 374.
Accorda, 63.
Alto, 29, 58, 63, 64.
Alto de viole, 43, 44.
[Ame de violon], 65.
Angelica, 150.
Angélique, 150.
Anklang, 27a.
Apunga, 332.
Appareil de Schwedofi^ 235.
AfCê-viola de lira, 61.
(Archet à la Dragonetti et à la
Bottesini), 70.
[Archet de basse], 68.
[Archet de basse à crémail'
lière], 68.
[Archet de basse de viole], 68,
69, 70.
[Archet de contrebasse], 70.
[Archet de demi-vîolon], 69.
[Archet de viole], 69.
[Archet de violon], 67, 68, 69.
[Archet de violon à crémail-
lière], 68.
[Archet de violoncelle], 68.
Archi-cistre, 1x8, 120,135.
Archl*lath on Arcbilntli, 120,
M3. 149-
Arci'Spineta, 158,430.
Argkoul, 293,388, 411.
Arpanetta, 89, 92.
Arpanette, 89, 92.
i^uloidoables, 392.
Aulos spondaîqge, 391, 393.
B.
Balalaïka^ ixo.
Bandurria, 427.
Bantjik, 288.
BanVyout 277.
Baritono, 34:
[Barre d'adresse de clavecin],
x8o.
— 5^3 —
Basse, 423.
Basse de viole, 46. 47, 49, 50,
51. 5a. 53-
Basse de viole de gambe
(grande), 53. 55, 56.
Bass Geig, 59.
Basse-qaiote de viole da brac-
cio, 54.
Basse quinte de viole da brac-
cio (grande). 59.
[Batte de tambour en ivoire].
287.
Batteur de mesure électrique,
442.
Bauren-Leyer, 71,
[Becs de clarinette], 386.
BUotg^ 255, 288.
BHdè, 255
Bëfi, 255.
Bienfori, 201,
Bird'RaitU, 250.
BUu-uvUt 311.
Biwa. 354.
[Boenboengan], 262
Bofte à musique, 368.
Bombardon, 424.
Bonangt 255, 266, 272.
Bonang baroeng, 264.
Bonang pën^boeng, 265.
Bonang pënëroeSt 265, 266.
Bones, 364.
Bourdon, 440.
Bracelet-grelot, 248.
Britith harp-lute, 133.
Bâche, IT3.
Bucium, 417.
Bulgarina, 429.
Bundfreiâs klavier, 186.
Cdi ban nhaCt 245.
Cdi canh, 244.
Câi cap ké, 243.
Càichac, 242.
Cài chiêng^ 256.
Cdi chuông ehua, 256.
Cdi chuông gangt 258.
Cdi côngt 257.
Ci» dàn bdii, 349,
Cdidàn nguyëi, 349.
Cdi dàn nha tro, 348.
Cdi dàn thap lue, 343.
Cdi dàn H, 351.
Ci» hac, 242.
Cii A«», 301.
Cdi ken dôi, 298, 299.
Cdi ken loat 299.
Cit Â^tt mot, 297, 299.
Ci», mo, 244.
Cdi mo cd, 244.
Cdi mo nha chua% 247.
Cdi nhi, 334.
Ci» fF/i^ dicht 312, 313.
Cdi sao, 309. 310.
Caisse sourde florentine, 377 ,
378.
Cdi tam, 349.
Cdi ihank la, 243.
Cdi tiUt 244.
Cdi irông, 286, 2R7.
— S04 —
Cài trông hoc, 279,
CM trông cait 285.
Cdi trông com, 286.
Cdi trông con, 287.
Cdi trông manh, 279,
Cài trông met, 279,
Cdi trông tien cô^ 286.
Cdi trông va, 279.
Cdi tu hoa, 327.
Cdi xinh tien. 242.
Calascione, 144.
Cambreh, 359.
Campana, 365.
Ci» A, 257.
Canne- Violon, 24.
Caramillo, 402.
Castagnette9,243,258,362»564.
Castaiietast 362.
Castanolas, 362.
Castanuelas, 362.
CavacOt 12a.
Cava/, 404, 409, 4x0.
Cavaquinho, 122.
Cetesta, 366.
C«/«ra tedescat 137.
Cha-Chiao, 328.
Chai am eaux, 291, 295, 296.
Chambre expressive, 172.
Chang-kou, 283.
CM 338. 343.
Cheremia, 3 8 S.
[Chevalet de violon], 65.
[Chevalets (jeux de)], 66.
[Chevilles de piano], 2x1, 2x2,
213.
[Cheville mécanique), 33.
C/(t>tfiiia,- 388, 411.
Chitarra battenh, 130.
Chitarrone, 140, 150.
(Chœur de cordes), 140.
Chorus t 418.
CÀKfii «Ao^, 245.
Cistre, 114. iz6. 1x7, 11^,
136, 212.
Ciatre à clavier, X3f»
Cistre allemand, 137.
Cistre espagnol, 121.
Citer (tpaantehe), z 2 r •
Cithare, 73.
Cithare à quatorxe cordes, SS.
Cithare dodecacorde. 84.
Cithare endécacorde. 88.
Cithare ennéacorde, 83.
Cithare horisontale, 108. 109.
Clarinette, 379. 381, 383.384.
383.
Clarinette double, 380.
Clarseiht 9^.
Clavecfai, 163. Z67, 168. 169.
«7«. 173. «75. 17^'
177, 202.
Clavecin à donble clavier, 166.
Clavicorde. 159, 186,187. iSS,
189, 201.
Clavier tranapositeur, 229.
Clavi-Harpe. 177.
Clavi'Lyra, 180.
Clochettes, 192, 247.
Colachon, 144.
Colascione, 144.
— 505 -
Collier, 251.
Consort viol, 50.
Coatiebasae. 3a, 33. 57.
Contrebasse (grande). 57.
Coràcleis, 42 j.
Cor des Alpes, 416.
[Cordier-mentoiinière], 425.
[Cordophon]^ 230.
Corne d'appel, 389.
Cornemuse, 412,
Cornet à pistons, 421.
Cornet d'appel, 389.
Cor simple, 416.
Crécelle, 249.
Cri de la belle-mère, 225.
Cymbales antiques. 365.
Cximbalum, 433.
D.
[Dactylion], 227.
DaoidS'Har/e, 93.
[Dediles], 76.
Demi-violoo, 21, 425.
Dessus de viola, 40, 41, 42, 43.
Diable des bois, 225.
(Diapason), 64, 445,
[Ditales], 133.
(Division des touches chroma-
tiques aux clavecins;,
x6x, 170.
DoUe melo, 184.
Doppel'Handleitêr, 228.
Double clarinette, 380.
Double guide-main, 228.
Dukimer, 1S4,
E.
(Echelle javanaise), 253.
[Echo], 172.
Eka-tdrâ, 357.
Bmbuchi, 331, 332.
Boud, 354.
Epinette, 152, 153, 155, 156,
«57.
Epinette à cylindre, xSo.
Epioette à table, 160.
Brhhouhou, 337.338.
Brh huang hou-kin, 337.
Fabiol, 402.
Fa Haoiongt 329.
Flageolet, 40X, 405.
Flaiutet, 377.
Flaûia, 403.
FluiUtt 377.
Flûte, 87, 305, 306, 307, 313,
314.405
Pluti, 377-
Flûte à bec, 404.
Flûte à l'oigaon. 224.
Flûte cylindrique, 406.
Flûte de Pan, 323.
Flûte eunuque, 224, 226, 227.
Flûte nasale, 303> 3Z3«
Flûtet, 402.
Flûte traversière. 406.
PoftbiêHt 201.
G.
[Gajor], 253.
— 5o6 —
Galoabat provençal, 377.
Oambangs, 255, 270.
Oambang gângsi^ 267, 268.
Gamhang kajoe, 266, 269.
Gamëlant 252.
(Gammeschinoiseet japonaise),
343.
Gandang, 288.
Gar gros$ Bass-Viol, ^7,
Gêbundenes Klavier, 187, 190.
Gëndang, 288.
Gendir, 261.
Gendêr pënëmboêng, baroêng
et pënifrois, 263.
G/itf/i$/i. 388.
Gigae, xz.
Oo«^. 243, 244, 255, 260.
Gong Kempoel, 259.
Gong mâle, 259.
Gourd-Raitle, 251.
Gouili, 73.
Grande baïae de viola de
gambe, 53, 55, 56.
Grande basse-qninte de viole
da braccio, 59,
Giand piano portatif , 204.
Grelot, 248, 258.
Grinding, 273, 275,
[Qrobogan]t 252, 267, 270, 272.
Gaide-maini, 228,
Gaimbarde, 273, 275, 367,
Guitare. 122, 123, 124, 125,
. 126, 127, 128, 347,
427. 428.
Gïûtsat(requintoeiiânor), 429.
Gaitare à dos de lath, itg,
Gnitare anglaise, 136,224.
Guitare anglaise à clavier, 154.
Guitare anglaise à doabla
manche, 135.
Guitare en bateau, 12 S,
Guitare toscane, Z30.
GuUarilh, 4s8.
Guitarra, is2, 417.
Guitarro, 428.
Guiterra» 427.
Gusla, 5.
H.
Hackbret, 184.
Hakbord, 1B4.
Haffênetgm, 89, 92.
Harmonika de FrankliOi 370,
372-
Harmonista, 231.
Harpe, 93, 94,96, 98, 991 100.
102, X05, 177.
Harpe à cle£i, 6.
Harpe à pédales, 102, 105.
Harpe chromatique, 95, loô.
Harpe d*Eole, 106, 108.
Harpe galloise. Z03.
Harpe-guitare, 130,
Harpe-luth, 132.
Harpe pointue, 89, 92.
Harpe portative, xoi, loa.
Harp-lutê, 132.
Hatp Ventura, 134.
Hautbois, 300, 397. 399, 400.
Heang-Uih, 29g, 300, 301, 302.
— S07 —
Hkhi-rikit 39Z«
Hochât, 248. 249, 25O9 251,
3^3-
HoihkiH, 334.
HsientMCt 3521 353.
Hwa-kou, 282, 284.
Hwang'lapa, 329.
Hmang'Tiih, 328, 329.
L
Ituimbif 277.
htfumcnto di poreo, 184.
J.
^aWfiVA, 338.
y«p's harp, 367.
J^^^'s /ftfffi^, 367.
Joaets. 224, 296, 297, 432.
Jouet a trompe de chasse »,
225.
K.
Kang-t'ungf 323, 328.
Kamum, 342.
KantêU, 72.
KanUU à archet, 9.
Kaxoo, 447.
Khnpjang, 255.
KhnpoelMt 255, 259, 260.
Kfytdang, 255, 288.
Këuangs, 253. 272.
Këiipœng, 288.
Ketjapi, 346.
KHjëft 252.
Kèiaeg, 272.
iCffsar, 87, 344.
Klaier, 363.
Kleniongt 241.'
^/•«, 303*
Knichy-Knoekerst 364.
^<»<<>. 343-
Kromongi, 264.
L.
LangMh, zxo, 1x2, 1x3.
Lang'SpêL xz2.
La^a, 330, 331.
Larynx (modèle da), 448.
[LaWer pnaumatiqae], 240.
[Lingueiia mobiU]t 213.
Z/f>a 4i« braccio, 59.
LfVa <<• gamba, 61.
Lirone ptr/eUo, 61.
Lokombit 356.
Lutâ'harp^ 133.
Lath, 127, X37, 14t.
Luth nouToaa, 139.
Lnth octave (petit), 138.
Lath soprano, 13 S, 139.
Luth ténor, 139, 142.
Lyre, 129.
Lyre anacréon tique, 129.
(Lyre, tension des cordes), 85.
M.
AiacMe, 122.
Machine à accorder, 223.
[Macillol 378.
Madiumba, 277, 278.
— ^oÔ —
[Mancho de violon]. 64.
Mandoline, 83*
Mandorat 12 r.
Mandore, 12 1. *
Aiandurria, 427.
Matraca» 363.
Mattaupbone. 373.
[Mécaniques de piano], 2x3,
214. 215, 216, 217,
2X8, 219, 220, 221,
222. 436.
Métronome, 443.
Métronome anglais, 236.
Métronome de poche, 235.
Métronome métrique, 239.
Métronome normal, 235.
Mezxo ColascioHâ, 145, Z45.
Mirliton, 224, 226, 447.
MO'kug-yo, 244.
Mondirommelt 273.
Monocorde à clavier, 426.
Muscal, 408.
Musette bretonne, 396.
N.
Na, 408.
Nanga, 358.
[Nàngkal 288.
Ndimbi, 277.
NgOHge, 247, 248,
Nhac, 245.
Nixenhar/e, 6.
Nkwanga, 24 S.
Noordsche^Balk, 112.
Nyckelharpa, 6.
O.
Obae da caccia, 398.
Oreille (modèle de T), 447.
Orgue d'appartement. 415.
Orgue portatif, 412.
Oukpwê, 332.
P.
Pandore en luth, 136.
Pang'kout 280.
Pangisâ êrk kou-kin, 337.
Pan-kou, 284.
[Paramartelhjt 214.
Par-dessus de viole, 38, 39. 4i'
[Pédale tonale ou harmonique],
207.
Pendule à musique. 438,
Penorcon, 136.
[Pëntjoe], a66.
Pepa, 351. 353.
[Per/ect ckcck repeaUr aelml
aao.
Petit luth octave, 138.
Petit luth soprano. 138.
Pkan, 289, 290.
Philomèle. 12.
Phonographe, 446.
Ptantii^ carré, 195.
Piano à clavien xenfsnéii
210.
Piano à qneue, 204, ao6, aeS.
Pianoàqaeat-Réionatear,2o8.
Piano buflbt, 203.
Piano carré, 190, I93,ic4fi9^
197, 201, 202. 437.
— 5^9 —
Piano droit, 203.
Piano /orUt soi.
Piano inclioé, 218.
Piano portatif (grand), 204.
Piano pyramidal, 199,
Piano triangulaire en forme
d'épinette* 197.
Pitu, 315.
Poche, 28.
Pochette, 28, 29.
(Point d'ébranlement des cor-
dée). 158» 164, 431*
Ponga, 332.
Porte«voîs, 443.
Positit 4 '5»
Psaltérion, 73, 74, 77, 78, 79.
PialUrium^ 184.
^««. 327.
PuUù 248, 249.
Qànon, 342.
Qainton, 38, 39, 40, 4t.
R.
[Raniiakan], 262, 264. 272.
I?*&a6, 255, 342.
Robec, zii.
Rebeea^ 122.
Rechti-Discami'Geigt 24.
Règle à calcal aooostiqee, 236.
Requinto, 429.
Résonateurs de Helmholta
(série de dis), 233.
Rodjifft. 252«
Romnulfùtt 440.
Ronkeff 440.
Salmodicont 5. 9»
Salterio, 74.
Salùêfio tedesco, 1 84.
San^heeH, 349, 353.
Saron dëmoeHg, 269.
Saron pëhing, 269, 27Z.
Sarons, 253, 269, 270,
Saron sëlënto, 269, 271.
Saw'dorang, 342.
Saxhorn, 422.
SchiiihoU, 113.
Schlûssel'Piêdel, 71.
Sckophar, 417.
Serpents, 420.
Shtng, 324.
Shu iy, 302.
Sifflet, 311, 3X5.3i6,3ï7.3i8,
319*320,321,322, 406,
441.
Sifflet donble, 304, 305.
Sifflet-sirène, 443.
Silbato, 403, 406.
[SimpUx check aclion], 222.
Sirène, 234.
.Siitr^//, 403,406.
Soeling, 254.
Sona, 30X.
Sonnette, 255,
Sonorophone, 424.
Souchow pang hsUn, 352.
SouUngt 307.
38
— 510 —
S^ling bërang, 308.
[Sourdine de violon], 65, 67.
Spaansche citer, laz.
Spineta a iavoh, z6o.
SpitX'Harfe^ Bg, 9a.
[Sticker aciion]t 220.
Swanga, 248.
Syringe polycalame, 409.
Sxt hou iien, 334, 336.
T.
[Tabla da violon], 64.
[Taboeh], 253,266. a68, 269,
272.
Ta huang hoU'kiUt 337«
Taïko, 282. 284.
[Taille -anche de hautbois],
227.
Taille de flûte douce, 402.
Taille de viole, 43, 44.
Takigoto, 338. 343, 344.
Tamboril, 378.
Tamborino, 378.
Tambour, 281.
Tambour de basque, Z92.
Tambourin, 280, 281, 376.
Tambourin do Provence, 376.
Tambourin florentin, 376.
Tam-tam, 246, 247. 252.
Tanbour, 429.
Tanbour kebyr tourhy, 145.
Taokou, 287.
Tarawangsa, 341.
Tchong'iou, S47.
Tilyn, 103.
Ténor de viole, 43. 44.
Tenor-Gtig, 58, 59.
Tcnof'Viol, 50.
(Tension des cordée de la lyn
grecque), 85.
Terxino di cûntrabasso, 34.
Tajer, 252.
Théorbe, 146, Z47.
Tibia^ 293, 294.
Ti^ta désira, 39a.
Ttàiof impares, 39t.
Tt6>«« ^ar«ff, 393.
Tidja gréco-romaine, 393,395'
Tibia mulUfùra, 391, 393.
Tibia iinitira^ 391.
Tien-ko», 280, 183.
r»>/^<, 428.
Tjmmpoeng, 343.
Tjèheriug, 253, 271.
219.
Toumebottt, 389.
Tf «6^ Vf a/, 50.
Tritonicon, 396.
Troecola, 363.
Trompe d'appel, 327.
Trompe de guerre (en i voir»),
331. 33a. 333.
Trompette, 234.
Trompette de lama, 325.
Trompette marine, 34, 35,3^*
Trompette de verre. 416.
Tii'King, 259.
Tieng, 344, 346.
— 5IÏ —
Tiùu toung hot^kinf 336.
TubikUUi, s8z.
TufiU'RéUtle, 251.
Tajaox à bouche biseftatéo
(diapawDs). 444.
Tajaox cylindriques (Deux),
«34.
Tayauz de verre (Série de
huit), 331.
Tayaoz d'orgue fermés (Deux),
235.
î>, 304. 3i«. 3Î3-
Tympenon, 76, 77, 181, 185,
435-
U.
Ukâke laau, 346.
UUuH, 249.
Univ0rsal Conira-Bats, 396.
Ur-heen, 334.
V.
IVtnitian SwâH], 17a. 203.
(Vernis italien), 57.
(Vibration des lames). 267.
(Vibration des tiges), 369.
(Vibration des tubes), 231.
Vielle. 7. 70
Vielle à archet, 13, 14.
Vielle à main, 13
Vielle à plectre, 13.
Vielle à roue, 13.
Vielle en guitare, 71.
Vielle en luth. 72*
Vielle organisée, 72.
Vihuelat 13*
VihuèU, 13.
Viola bastarda, 45, 46, 47.
Viola braguexa, Z22«
Viola da'bra€Cio,29t SI 1 58, 59.
Viole de braccio (basse-quinte
de), 54.
Viola da gamba, 46.
Viola da spalla, 58.
Viola franceza, 122.
Viola pomposa, 63,
Viole, 13, 25, 71.
Viole bâtarde, 45, 46, 47.
Viole d'amour, 37, 38.
Viole de bras, 58, 59.
Viole de gamt»e, 46, 50.
Violedegambebasse,46,50,5i.
Viole de gambe basse (grande),
53. 55' 56.
Viole de lyre, 59.
Viole d'épaule, 58.
Violino, 24.
Violino harpa, 26.
Violon. 15, i6, 17, 18, 19, ao,
21. 22, 23, 25, 31,
339. 340. 425-
Violon à cle£B, 71.
Violoncelle, 8, 9, 30, 31, 32,
54i 59*
Violoncelle en cuivre, 32.
Violon d'amour, 26.
Violon de fer, 369.
Violon de Hardanger, is.
Violon en écaille, 27.
— 512 —
Violon muât, 26.
Violon Savart, 17.
Violon aoardine, 26.
(Violon, techniqne do), 25.
Virginale» 258, 159, 160. z6z.
[Vision, Boordina], 67.
W.
Waldteuffel, 225, 440.
Wamheêt 357. 359,
Weiber^Leyer, 71.
Wbeatstone (appareil de). 445.
Wilah, 269.
Witk-Horn, 300, 399.
^«r^ffiM, 410-
Xiremia, 410.
Y.
Ya-Kout 283,
yan^-ZiCfn, 360, 36X.
Yue-Kin, 345. 354. 35Ô-
^a««a, 276. 277, 278.
^»M«f, 108, XI4,
Zumma^ah, 293, 298, 388.
TABLE ALPHABÉTIQUE DES NOMS PROPRES.
Aboa (Naçr Mohammed ban
Mohammed Al-Farihi),
354-
Adam (Ad.)» iça.
AgricoU. 141.
A. L. (de Fontaine l 'Evéqae) ,32 •
Alfarabi (Abou Naçr Moham-
med ben Mohammed),
354-
Allait, 22.
Alsioa, (Josephas). 74.
Amiot (le P.). 283.
Angooléme, (docheseed*), a?»
Aristoxèie, 391.
A3tor (G.). 379-
B.
Bach (J. S.). 64.
Bachmann (A.), 33, 37.
Backen (Americus), 2x6.
BaHoor (H.), 300.
Barker, 240.
Birrata (Emétoti), I44.
Belleville, 17.
BelloD. 65.
Bernardel (père), 65.
Berori (Romain), 53.
Biô. 385. 386.
Bierdimpfl(R. A.), 94.
Bigée, C. F. 174.
Bigler (Hleronimas), 59.
Blaikley (D. }.). 4^4*
Blaes (J.). 387-
Boehm. 386.
Bonanni(leP.). 137» 442.
Boni (Gio Battista Cortenesi).
z69.
Bonn (J. Bdw.). 66.
Borbon (G.), 32.
Bottesini, 70.
Boassa (B.-J.). z8, 31.
Boyer et Longnet, 127.
Brenet (M.), 138.
Breiari (Aagnstin), 58.
Breton (F.). 22.
Brian Boiroimbe. 97.
— 514 —
Brinsmaad (John and Sons),
2Z9| 219, 220. 221.
Britsen, 432.
Broadwoodi 171, 193, 216,
2X8.
Broadwood ([ohannes), 171,
2x3.
Broadwood (John and Sons).
197, 208, 213.
Brod (H), 227.
Brodenp, 133, 224.
Beachenberg (Matheus), 147.
BoiBst (A. Jue). 380.
Bnll (Joannos PetrasJ, z68.
Banting (Edward), 97.
Barkat Shndi, 172, 203.
Burkat Shadi ot Broadwood
(Joh.). 171.
BQsch (B), 27.
Cagnjard de \A Tour, 444.
Casasaovas (M. y B.), 428.
Cavaîllé-Coll (A.), 240.
Celestini (Joanes;, 158.
Chanot (F.), 15. i^i i7i a8.
Ciciliaoo (Antonio), 47.
Cicillano (Batiata) , 47.
Cimabno, 14.
Claasa (Christian), 133.
(C)ochem (Dietrich)(?) 41.
Coeflbt. 421.
Confocins, 283,
Corelli. 25.
Correr (Comte P.), 22.
Cotton (L.)> 41.
CoQtagne(H.Dr), 49.
Crétés (A), 136.
Cristofori, 198, 213, 214, 2x5,
2z6. 117.
Caypora (J.), 22.
Cuypers (Joh), 425.
D.
Darcbo, 2z,
Daudot (A.), 377.
Do Angolis (Sabatino ot fils),
29St 395-
de Bas, 37.
de Bériot, 22.
Décomble, 23, 29.
De Comble (A.), 23, 32.
Decombre (A.), 22, 23, 31.
de Coussemaker, 155.
de Freymann (O.), io«
Delattre (R. P.), 294.
Deleplanqae (G. J.), 40, 1x4
zi6«
Delerae, 220.
de Lombardon-Motttesao, 377.
Daloose, 384.
de Quoco (Nicdlatts), t68.
de Tombe (Jeronimns), 167.
Dendon d'Heysbroeck(M.'J.).
373.
de ZarembsUy 2x1.
de Zentis (Hieionimos), 155.
Diderot et d'Alembert, Z131
390.
— 515 —
Dietz, Chr., 177.
Dieti f Johann Christian), xo6,
177, 180.
Dieu (Johann Christian, fils),
177.
Dominicas (Pisanreasii) , 155,
175.
Donwes (Klaas), zz2.
Dragonetti, 70,
Dabois (pèro et fils), Z29«
Doifibproncart. 49.
Duiflbpmgcar (G.) , 47.
Dalckan (Joan Daniel), 173,
174, 176.
Damontler (G.), 242, 247, 282,
304.
Daray, 80.
E.
Ebert (Hainrlcb). 41.
Eisenmeoger, 218.
Elisabeth (la Reine), 158.
Eméntoti (Bàrrata), 144.
Engel, 97.
Engel (C), 33«-
Erard(S.). 2x0, 2ia,2i6, 217,
222.
Ermel (E. et J. Pb.). frères et
Cie. 193.
Ermel (J. P. J.). 190.
F.
Fétis (P.), 14, aa. 65, 177,
193-
Fétis (L.). 193-
Finck (J.). 4a3«
Flinders Patrie, 292.
François (le Jeune), 40.
Frank (Edm.)i 363-
Franklin. 370, 372.
Frédéric! (C. B.), 193, 198.
199, 201.
Frédéric-le-Grand, 171.
Gand(Ad.), 21.
Gand(Cb.F.). ar.
Gand (E.), 21.
Gaaparo da Salo, 44.
Gâssler (J.)» 18.
Gatlem (W.), 398.
Gautier (J. F. E.), ai.
GebrlingCCh.). 218.
Geialer, 386.
Gennaro, 133.
GeTaert(F.-A.)«8i, 84, 88, 89,
391.392. 393.
Gevaert(V.), 231.
Gilbert (N. L.). 40.
Giorgt (C. T.), 406, 408.
Gold (Andréas), 59.
Gratel, 124.
Groneman (Dr J.), 252, 254,
264, 265, 266, 272, 308.
Grove(G.), 215.
Goarnerius (J.)» 67.
Gueronlt (G.), 236.
Guersan (Ludovicus), 39.
Gnidantus, (G. F.). 38.
Gunther, 211.
- Si6 -
H.
Ha]d«cki(AJ,6i.
Hamm«rich (Aogol), 113.
Hawkina (Isaac), 304.
Hawkioa (Joho, Isaac, ^03.
204.
Heina (Adriaan), zia.
Helntholii 233.
Herrbaigw-Schwaader et fila,
220, 22Z, 436.
Hernoann. Th. 258.
Hen(H.)|227.
Hiebar (Gioaane), 14 1.
Hill (AU.). 38. 53.
Hipkins(A.J.), 171, 191.214,
215. 303-
Hoffinan (Job. Chr.). 63, 139.
Hoffinaaa (Job. Friadr), 437.
Hofmans (Mateu), 138.
Hofmana (Mattbya), 23.
Hoatatoa. 88.
Habar (J. A). 425.
I.
Ihlenbarg (le Dr), 443.
Ion de Cbioa, 88.
J.
Jacqaot(A.),39.
Jérôme de MoraWe, 14.
Joardaa (Dr) 252. 325.
K.
Kade(Otto). 151.
Kai3er(M.), 59, 141.
Kapa (E.), aog.
KaraBt(Joea), 156.
Kaatoer (G.), Z07.
Kind(C.). 218.
Kiicber (le P.), 107.
K(Bappen(J.),22.
Kretiqchiiiaon (Ch.), 416.
KroOch (Haoa), 59.
Kriiina(Léooard). x8.
L.
Lacote et O, 124.
Land (J. P. N.). 354.
Laaoa d'Hermione, 84.
Laoïent. 387.
Le Baîlltf. 62.
LeBlood (G.), tt8.
Eeconte(F.), 231.
LeCoote(M.), 181.
Lefebvre, 359.
Leferre, 386.
Le Jeane (François), 40.
Léonard (Kmiaa), 18.
Lewl8(Ed.), 53.
LIgbt (Edward), 13t. 133.
Lioret, 446.
Longman et Broderip, 135,
at4.
Longuet, 127.
Lot (M.). 399.
LoQvet (F.), 72.
Lncaa (A.). 236.
Lopot (F., p&re). 67.
Lupot (F., fila), 67.
Lnpot (N.), 21, 64, 67.
— 517 —
Layton (Cari), 170.
Lyoa (GJ, 106.
M.
Ma&i (Scipiooo) ,213.
MaggiDi (J.-P.). 45. 5a
Mahillon (C.)i 387. 388.
MahiUoQ (Y ). 235.
Mailaod (B.). 31.
Maogeot (Ed.), 211.
Mangaot (frères et O*), 2 10.
Mareechal, 129.
Marie-Th^èse, 172.
Mario, 30.
Mason (W. Rét^.), 215.
Matheos (JoaDoes, Praocis-
cos), 180.
Mattaa (J.). 374.
Maochant. 127.
Médard (Ant.), 38, 39.
Momling, 79.
Merfeotto (Isepa), 58.
Merlin (Josaphas). 201.
Meraenne. 28, 61, 62, 63, 77,
95. 96* "01, 104, 123,
136. 145» 227.
Metaler et C^, 423, 424.
Metzler et Waddell, 424.
Meyer (Meiocke et Pieter),
195.
Milanollo, 21.
Moitessier. z8, ao, 239.
Mondi (C). 25.
Morley(]. G.), 103.
Mozart, 205.
MQ98inger(G.)i 94*
Miutel, 367.
N.
Nacher, 28.
Naderman, 102.
Neovias (le général), 9.
Niggel (Sympertus), 1x7.
Noblet (F.). 403.
o.
O'Brien, 98.
Oflfiuan (Georgio), 94.
Oor(I.), 2x3.
Orange (prince d'), 190.
Ostlor (A.). 37-
Pages (Josel), 126, 127.
Patavini [ Franciacus) ,156.
Pereîra (Manuel), 122.
Perne. 14.
Playford (John), 51.
Pleyel, WolflfetCi». 106, 163.
206.
Plocek (A.), 67.
Poblman (Johannes), 193.
Poncelet (Eni.)i 391.
Ponfoort (J.). 384, 387-
Pons, 72.
Power, 401.
Praetorios, 24. 33, 46, 34.
55. 57t ôOf 61 i ^^f 63.
70, 71, 113. 114, 136,
140, 170, 418, 419, 444.
1
- 5i8 -
Presbler (Gaiseppe), 148.
Pythagoro, 171.
R.
Raillich (Pietro), 142.
Rauch (J.), 38.
Rauche, 135.
Rocfaaldini (Zoaoe), 33, 34, 54.
Renault et Châtelain, izo.
Riano (Jnan P.), 14.
Rimbaalt, 313.
Roméro (Ant.)> 385.
Roncalli (L.). 127.
Roques (L.), 235.239.
Rottonbroock, 3 t.
Rottenburgh (J. H.), 31, 406.
Roossean (J.), 11.
Rtickers, 160, 1661 187, 432.
Rtickers (Andréas), 159, 160,
161. 431.
Rudall Rose. Carte et C% 381.
Rûhlmann, 14. 61.
Ruwold (J. C. L.), 12, 13.
Salomon. 26. 37, 40, xi8.
Saint-Panl (P.). 39*
Samuel (Bd.). 4x7.
Samuel (P.). 442.
Santinins ( A.)> 157*
Savains, 120.
Savart, 27, 28.
Saz (Ad.)f 4>>*
Scbafiner» 384. 400, 406.
Schlittenbauer (M.), 230.
SchOllnast(etfils),397.
Schott (les fils de B.). 420.
Schwedoff, 235.
Secrotan, 235.
Sellas (Matteo). 143. i44ii5o«
Serpetto (G.), 453.
Serrurier, 175.
Shakspere, 364.
Sbudi(Burkat), 172.203.
Sbudi (Burkat) et Broadvood
(Job.). 171-
Silbermann (Gottfried), 198,
206, 215.
Snellemao (Job. P.), 260.
Sooeck(M.), 30.31.
Soil. 23.
Solfanelli (Giuaqype), t68.
Southwell (W.). 2x8.
Spackman Barker (Cb.). 240.
Spobr (L.), 19*
Spyker (Goaowyn). 146.
Stearns (Pr.), 244.
Stein (J. A.), Z95, 198, 204,
205. 2o6.
Stodart(R.). 215.
StoltB(}.).228«
Stourdsa (prince G. de). s6.
Stradivarii (A.), ai, 22, 23.31*
Strelcber (And.). ao6.
Snlean, 20.
T.
Tavan, 192.
Telesinski. 30.
Terpandre.Si.
519
Ti9£hobrach«r, 49.
Tiefltobninner (G«), 109.
Tielcka (Joachim), 52.
Timothée, 88.
ToW (L.), 35.
Tolbooqoe (A.), zi. 13. 14.
20. 65, 79, 80, 81. 83,
84> 85.
Toxnkinaon (Thomas) . 203.
Townaond (Gabriell), 158.
Trasontini (Alexander), 175.
Triobort, 387.
Tsaî-Ya, 464.
Tyndall (J.). 455-
U.
Uodens (Donatos), 430.
V.
VanAabtrj. A.). 360.
Vanderstraeten, 18, 24, 1x2,
170.
VandeVelda, 316*
Vandronen, 277.
Veoero (Vuendalie), 142.
Ventura (Benedetto), 133, i^^,
Venchnere-ReynvaaD, 121.
Vatter, 30.
Vidal. 22. 30,31.
Vîllotaaa, 84.
Virdung (Sab.), 4x8, 419.
VlWar a.) at Oor (J.), 213.
W.
Waddoll, 424.
Wagner (Johann Gottlob), 196.
Warnom (R.), 220.
Waber(Ferdinandas) (?). 176.
Waldlich (O.). 433.
Whaatstona, 445, 464.
Wianiawski (J.), 210.
Wolff (Ang.), 207, 229.
Wflnnenbargh (Eberhardt).
40S.
Z.
Zach (Th.), 26.
Zamminar, 487.
Zarljno, 170.
2:ettatto (Piatro), 42, 43, 44,
47. 54i 56, 57-
Zoellar(Carli),38).
Zuane (Rachardini), 54.
Zampe (Johannes), Z9X, 1931
202,215, 216.
1
TABLE GÉOGRAPHIQUE DES PROVENANCES.
Algérie, 281.
Allemagne, 13, 18, ao, ai, 24, 26, 28, 34, 36, 37, 38, 40, 5a, 55.
59. 63, 70, 92, 93, 94, 95, 96, 100, loi, 102, 106, 108, 109.
114, 117, 118, 125, 129. 139, 149, 159, 186. 189, 197, 199*
204, 208. 412, 417. 420, 432. 437, 438, 441, 443.
Alsace, 30. 416, 423.
Amérique, 249, 250, 251, 280, 281, 305, 306, 339, 340.
Angleterre. 52, 66, 103, 130, 132. 134. 135, 136, 158, 171, 195.
197. 201, 203, 208, 212, 215, 216, 217, 2l8, 219, 220, S3X,
364. 367. 376. 379. 397. 398. 399. 401. 405. 423. 424. 447-
Annam. 242, 243, 244, 245, 246. 256. 257. 258. 279. 285. 286,
287, 297, 298. 299, 301, 309, 310, 312, 327. 334. 343* 34S.
349. 351-
Australie, 275.
Autriche, 26. 67, 195, 396.
Baléares (Iles), 363, 365, 378, 388, 402. 403. 406. 410, 416. 427,
428.
Belgique, 18. 31, 65. 138, 180, 211, 213, 363, 372, 373. 383. 384.
389. 420, 425, 440, 442.
Bulgarie, 429.
Canaries (Iles), 74.
— 531 —
Chine» 347, 25.9» asQ» 280, ^a. 383. 284. 387. 300, 301, 313, 324,
325. 328, 329t 330, 33^ 334. 336. 337. 338, 344, 352, 353,
354. 3J*. 360, 361.
Congo, 247. 248. 251, 255, 276, 277. 278, 287, 3H, 315, 316, 317,
3»8, 319. 320. 321, 322. 331. 332, 333. 347. 35^. 357. 358,
359* 443-
Dalmatie. 5,
Egypte. 29X, 344.
Espagne, 124, 126, 429,
Fidji (Iles), 311.
Finlande, 9, 72.
France, 11, 13, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 26, 27, 37, 38,39.
40. 4*. 53. 64. 65, 67, 68. 69. 70. 71. 7a. 79» 89. 102. 114» "6,
u8. lao, X24, 127, 128, 199, 130, 153, 155, 163, 177, 180, 185,
206, aïO, 212, 216, 217, 218, 219, 220, 221, 222, 225, 366,
3Ô9, 370. 37Ô.379.380, 381. 385. 389. 39^ 399.402, 412,
421, 422, 426, 435, 436, J46.
Grèce, 80, 81, 83, 84, 88.
Guyane anglaise, 313*
Hawaï (Iles), 248, 249, 313, 327, 346.
Hongrie, 433.
Indo-Chine, 290.
Indoastan, 357.
Irlande, 96, 97, 176*
Islande, 1x2.
Italie, 14, 24, 27, 30, 33. 35i 38» 42» 4λ 44» 45» 46»4 7» 49» 5»» 53»
54' 55» 56» 57» 58» 59» ^ï» 77» 78. 98. 99» 105» i*»» '«3»
130» ^36. X39, X41, 142. 143, 144» «45» «46» 147» M8» «49'
150» 152» 153» '55» «56» 157» Ï58» 160, 161, 1^7, 168, 169,
175» X7Ô» '77» *8i, 188, 213, 214, 365, 376, 377, 378, 384,
389, 400, 406, 430.
— 5^2 —
Japon, 375, 282, 284, 295, 296, 297, 300, 304, 305, 307, 311
3*4. 3*7» 343.
Java, 241» 252, 259, 2601 261, 264, 266. 268, 269, 270» «71, 272,
273» 275» 28»t 288» 303» 307. 341» 34a. 345. 346, 447.
Maroc, 359.
Norwège, 5, 12, iio, 112.
Nouvelle-Guinée, 281, 323.
Pays-Bas, 22, 23, 28, 29, 31, 32, 33, 34, 146, 159, 161, 166.
1^7» Ï73» 17^» *86, 187, 190, 193, 194, 399, 402, 405, 406,
4«5» 425-
Portugal, 122.
Rome, 391, 392, 393, 395.
Roumanie, 404, 408, 409, 4x0. 417.
Russie, 73, iio.
Saxe, 196.
Siam, 303, 342.
Sicile, 363.
Suède, 6.
Suisse, 108, 368, 416.
Syrie, 342.
Tonkin, 289.
(Varia), 223, 386, 418, 445, 447, 448.
ERRATA ADDITIONNELS AU i" VOLUME.
p. 318, 1. 7 et saivantw, aa liea de violes de braccia, lire : violes
de braccio.
P. 362, dans l'accord da n» 96 $, substitaer la clef de ^ à la
clef de f&> L'eflbt est à l'octave inférieure.
P. 447, Rectifier comme sait l'accord da bourdon :
P. 534, ool. T, 1. I, aa liea de 465, lire Z65.
P. 524, col. X, 1. 30, supprimer le chlffire 441.
P. 525, col. I, 1. 27, supprimer le chifiOre 131.
P. 525» col. 2, 1. 30, an lieu de 466, lire z66.
ERRATA ADDITIONNELS AU 2«« VOLUME.
P. 99, 1. 30» au lieu de : Une corde en erins de cheval, s*appuyani
sur un fragment de courge sert de chevalet, lire :
Une corde, en crins de cheval» s'appuie sur un frag-
mect de courge qui sert de chevalet.
P. 1 80, ajouter, à la description du n* 874, l'étendue de l'instrument :
8»
de (fcj? — à |rf\ — par degrés diatoniques.
P. X92» 1. 6, aa lieu de 0^,38 de diamètre, lire o°>,o38 de diamètre.
— 524 —
ERRATA AU a"' VOLUME.
LxiB :
Aa lien da :
P. i8, 1. 4, Belgique^ 1338: Pays-Bas, 1338.
P. 18, I. 8, Id.t 1339: Balgiqaa, 1339.
P. SX, 1. 21, Belgique, 1372 : Pays-Bas, 1372.
P. 32. 1. 7f ^^•' '375 • Belgique, 1375.
P. 32, 1. 23, Id., 1376 : Pays-Bas, 1376.
P. 41, I. 25, Idn X402 : Allamagna, 140a.
P. 47, 1. I, Zanetto : Zanatto.
P. 47, 1. 24. Id„ 1427 : Franca, 1427.
P. 49, 1. z8, Id,, 1428 : Italia, 1428.
P. 54, 1. II. Rechttrdini : Rachaldini.
P. 61, 1. zo, Arcs-viota de tira : Arci-viola da lira.
P. 77. 1. 5. ^^-i 1487 : Italia, 1487.
P. 138, 1. 7, B^lgtçtf^ 1556: Pays-Bas, Z5s6.
P. X56, 1. 19, Id,t 1587 : AUemagDa, 1587.
P. X57, 1. X5i 74., 1588: Italia, 1588.
P. 180, 1. 6, Belgique f 1613 ! Pftys-Baa, 16x3»
P. 1931 !• 7i Frednrici : Fridarloi.
P. 198, ]. 6, Prederici : Priderià,
P. Z98, 1. 9 Chritio/ori : Crisiototi,
P« 20X, 1. 23 et 27, Frederici : Fridarici.
P. 2x7, 1. 29, Id,t X652 : Anglatarre, 1652.
P. 2x8, 1. 28, Id., 1655 : France, 1655.
P. 222, 1. 4, Id; X664 : Fraaca, 1664.
P. 244, 1. 31, 1701 : Id., 1701.
P. 258, 1. X3, Id„ 1735 : Congo, 1735.
P. 282, 1. 2, Taiko : Tafeo.
P. 307, 1. zo et x6, Souling : Soellng.
Pv 308,, h X2, Souling : Soellog.
P. 3I3» !• 17* /<< « 1832 : Annam, 1832.
P. 372, 1. 12, Belgique^ 1949 : France, X949.
P* 373t !• 26, Id„ X950 : Belgique. X950.
P. 381, l. 8, Id.t X960 : Angleterte, i960.
P. 420, 1. 4^ Belgique, 2017 : Pays-Bas, 2017.
UBRAIRIE GÉNÉRALE DB AD.
RUB DBS CHAMPS, 47, A G A
OUVRAGES DE FR. AU G., G'
HISTOIRE ET THÉ-
DE
LA MU?
=1.
L'ANTiy
Tome I (épuisé;. Tome II (dispon!' , _u prix de .- .
LA
MÉLOPÉE ANT
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DANS LE
CHANT DE L'ÉGLISE LA
Suite et complément de Touvrage précédent -
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LES ORIGINES S
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CHANT LITURG'
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L'ÉGLISE LA"
Étude d'histoire musicale. —
SOUS PRESSE :
LES
PROBLÈMES MUSIC.
D'ARISTOTE
PAR
F. A. GEVAERT et J. C. VOLLGRAFF
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CATALOGUE DESCRIPTIF ET ANALYTIQUE
DU
MUSÉE INSTRUMENTAL
(historique et technique)
DU
CONSERVATOIRE ROYAL DE MUSIQDE DE BRUXELLES
PAR
VICTOR-CHARLES MAHILLON
consbrvaTbur en chbp du Musés
Quairième volume
NUMÉROS 2056 A 2961
GAND
Maison d'Éditions et d'Impressions
AD. HOSTE
Rue du Calvaire, 21-23
1912 ^
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CATALOGUE DESCRIPTIF & ANALYTIQUE
DU
MUSÉE INSTRUMENTAL
DU
CONSERVATOIRE ROYAL DE MUSIQUE
DE BRUXELLES
\
Tous droits réservés.
CATALOGUE DESCRIPTIF ET ANALYTIQUE
DU
MUSÉE INSTRUMENTAL.
(historique et technique)
DU
CONSERVATOIRE ROYAL DE MUSIQUE DE BRUXELLES
PAR
VICTOR- CHARLES MAHILLON
CONSERVATEUR EN CHEF DU MOSÉS
Quatrième volume
NUMÉROS 2056 A 2961
GAND
Maison d'Éditions et d'Impressions
AD. HOSTE
Rue du Calvaire, 2 1-23
1912
V\i^-o 31-o.<f.t
n
a^AAAAA.
PRÉFACE
Nous faisons figurer au commencement de cfe qua-
trième volume de notre catalogue un nouveau tableau
résuxnant notre essai de classification et contenant
les additions rendues nécessaires par la découverte de
plusieurs instruments dont nous ignorions Texistence
au commencement de nos travaux, il y a trente-
cinq ans. ^*)
Nous avons également introduit dans ce volume un
enraici et addenda récapitulatif concernant les tomes
I^ II et IIL Nous espérons qu'on voudra bien excuser
les erreurs que ceux-ci contiennent en admettant
qu'elles sont presque inévitables dans un travail
aussi important, aussi difficile et aussi compliqué que
celui qui consiste à décrire dans tous leurs détails
plus de trois mille instruments de musique de tous
àgeSj de toutes provenances et, de constructions si
d.i verses.
(1) Depuis rimpreaslon de ce tableau nous avons encore reconnu
la nê<:essltô d'Intercaler dans la classe III, Branche B, Section B,
Boiicb« latérale, la m\xs-9eciion ce, A récipient.
VI
Le lecteur s'étonnera sans doute de ce que nos plus
récentes expériences d'acoustique C«) diffèrent quelque
peu de celles dont nous avons fait connaître les résul-
tats précédemment ^2)^ particulièrement celles qui
déterminent les fonctions des anches battantes et des
anches doubles associées aux tuyaux cylindriques. Ces
changements résultent d'essais fréquemment renou-
velés, sous des formes différentes, en vue d'arriver à
la perfection.
Des critiques nous ont été adressées au sujet de h
disposition que nous avons adoptée pour notre cata-
logue. On nous a conseillé une classification quelcon-
que, mais présentant d'une façon ininterrompue tous
les instruments appartenant à un même groupe systé-
matique, chronologique ou géographiqtu.
Nous reconnaissons volontiers que cette méthode en
vaut une autre, pour autant, bien-entendu, qu'elle soit
adoptée au moment de la formation d'une collection.
On conprendra aisément que nous ne pouvons nous
y rallier ; notre disposition serait, en effet, à changer
complètement, elle devrait l'être à chaque nouvel
accroissement important et les quatre volumes actuel-
lement parus seraient à remanier, le tout sans grande
utilité pratique.
Certes, aucun travail de ce genre ne peut être parfait,
(1) p. p. 87 et suivantes.
(2) p. p. 491 ot sulvaotca du T. III.
— VII ~
mais cependant nous persistons à croire que la règle
que nous avons suivie pour la disposition de notre
catalogue^ et qui est basée sur notre méthode de classi-
fication, est la plus simple, la plus pratique et la plus
rationnelle. U est vrai que des instruments de même
provenance et dont la construction est scnimise à des
principes semblables sont disséminés dans les quatre
volumes. Mais -c'est là un inconvénient qui nous parait
de peu d'ioqiortance et qu'il est d'ailleurs impossible
d*éviter dans la description d*une collection formée
petit à petit et qui — fort heureusement — s'accroît
encore de jour en jour. Et il semble bien que pour
ces raisons ime classification géographique, chrono-
logique ou autre n*eût pas été à l'abri du même
reproche.
Un catalogue de musée nous parait devoir être avant
tout le vade-mecum du visiteur. C'est le but que nous
avons voulu atteindre. Un numéro attire- t-il l'attention,
on le trouve instantanément dans le catalogue et la
notice qui s'y rapporte est à la fois méthodique, systé-
matique, géographique et, autant que possible, chrono-
logique. S'agit-il d'un travail à exécuter à domicile,
les tables établies à la fin de chaque volume suffisent
amplement pour faciliter les recherches du lecteur,
quel que soit l'objet sur lequel il désire se renseigner.
Il nous reste, avant de terminer, im devoir à remplir
et nous nous en acquittons avec im véritable plaisir.
Nous remercions vivement notre ami M. Ernest
— vni —
Closson, conservateur -adjoint au Musée depuis seize
ans, de la précieuse et active collaboration qu'il n'a
cessé de nous prêter. M. Closson s*est occupé avec
nous non seulement de la revision des épreuves des
derniers volumes, mais il a aussi allégé notre tâche
en se chargeant de l'absorbante confection de la table
récapitulative des matières contenues dans les quatre
volumes. Nous saisissons avec empressement cette
occasion d*of&ir à M. Closson le témoignage sincère de
notre gratitude.
Janvier 1 9 1 2 . Victor Mahillox .
CLASSIFICATION MÉTHOOIII
CLASSE I. — Instruments autophonss.
BRANCHi£ A. — Instruments autophones percutés.
Section a. — Bruyants
Section h. — A intonations nettement déterminées.
Sous-section aa. — A maillets
Sous-section bb. — A clavier
Sous-section ce. - A mouvement automatique . .
Branchb B. — InstruwunU autophoms péncis.
Section a. — Avec ou sans plectre
Section fr. — A clavier
Section c. — A mouvement automatique
Branche C. — Instruments autophones frottés.
Section a. — Par le doigt ou l'archet
Section b. — A clavier
Section c. ~ A mouvement automatique
CLASSE II. — Instruiibnts a mbiibranbs.
Branche A. — Membranes percutées.
Section a. — Bruyants.
Sous-»ection aa. — Membrane tendue sur an cadre
Sous-section bb. — Membrane tendue sur un récipîert
Sous-section ce. — A double membrane »...
Section 6. — A intonations déterminées
Branche B. ^ Membranes frottées
(1) Cette elassifieation complète celle publiée an tèit i.
es INSTRUMENTS DE MUSIQUE (^)
A.PPLIGATIONS PRINCIPALES.
j. Cymbales, Tam-tam, Sisiret Triangle, Sonnettes, Grelots^
Castagnettes.
od, Claquebois ou Xylophone^ King chinois, Oambang javanais,
Cloches.
hb Carillon aérien ; Carillon à lames d^acier,
u. Carillon aérien.
a. Gnimbardêt Ou chinois*
b. Claviola.
c. Botte à musique.
a, Hafmonika de Franklin, Mattauphone, Violon de fer.
b, Clavieylindre de Chladni, Terpodion,
c, (Pas d'application qui nous soit connue).
M. Tambour de Basque.
bb. Dardboukkeh arabe.
ce. Tambours f Orosse^caisse.
b. Timbales,
B. Rommeipot.
premier rolume du Catalogue, 2« édit., p. 87.
— IV —
CLASSE III. — iNSTBUMSNTt A VBHT.
Bkamchb a. — iHitrumenU àanchê.
Section a. ^ Anche simple, libre, avec tayau.
SouB-eection aa. — Tuyau cylindrique ....
Sous-section bb. ^ Tuyau conique
Section b — Anche simple, libre, sans tuyau • . .
Section c. ^ Anche simple, battante, avec tuyau.
Sous-section aa. — Tuyau cylindrique ....
Sous-section bb. — Tuyau conique
Section 4. — Anche double, avec tuyau.
Sou8«6ection aa. — Tuyau cylindrique ....
Sous-section bb. — Tuyau conique
Brancub B. — Instruments à bouche.
Section a. — Bouche biseautée.
Sous-section aa. — Tuyau ouvert
Sous-section bb. ~ Tuyau fermé
Sous-section ce. — Récipient
Section b. -^ Bouche latérale.
Sous-section aa. — Tuyau ouvert
Sous-section bb. — Tuyau fermé
Section c. — Bouche transversale.
Sous-section aa. ~ Tuyau fermé
Sous-section bb. — Tuyau ouvert
Sous-section ce. — Récipient
Branche C. — Instruments polyphones, à réservoir d*air.
Section a. — Sans tuyaux
Section 6. — Sans tuyaux, à clavier
Section c, — Sans tuyaux, à mouvement automatique
Section d, — A tuyaux
Section ^. — A tuyaux et clavier
Section /• A tuyaux et mouvement automatique .
m- Klui siamois.
)6. Cornes d* appela Tuyaux d'orgue:
h, TypoioHôt fIarmonica.à bouche.
1. Arghoul égyptien, Aulos grec, Tibia romaine, Chalumeaux,
Clarinette,
é. Tenoroon, Saxophone.
V. Cromorne, Cervelas,
4. Hautbois, Basson.
ê. Plûtô douce ou à bec, Flageolet.
h. Flûtes de pays extra-Européens, tuyaux d*orgiu.
te. Ocarina.
a. Flûte traversière.
i. Fiâtes de pays extra-Européens, Sifflets antiques.
«. Syringe polycalame, Flûte de Pan, Clef forée.
6. iVav arabe,
s. Hsiuen chinois.
'. Accordéon, Concertina, Mélophone.
6- Harmonium (orgue expressif), Harmoni/lûte. I
c. Antipkonel Debain, Harmonista V. Gevaert. |
i. ^usettu. Cornemuses, Cheng chinois.
«. Orgue.
U Serinette, Orgue de Barbarie, Orchestrion.
— vt —
Dranchb D. — Instruments à embouchure.
Section a. — Simples ou naturels .
Section 6. — Chromatiques, à ouvertarea latérales.
Sous-section aa. — Avec ou sans clefs ....
Sous-section bb. ~ A clefs, sans trous latéraux libre»
Section c, — Chromatiques, à longueurs variables.
Sous-section aa. — A coulisse
Sous-section bb. — A pistons
CLASSE IV. - Insirumbnts a cordbs.
BaANGBB A. — Cordes frottées.
Section a. — Par Tarchet
Section 6. — - Par la roue
Section c. — A clavier
Section d. — A mouvement automatique
Bramchb B. ^ Cordes pinêées.
Section a. — Avec ou sans plectre.
Sous-section aa. — Sans manche
Sous-section bb. — Avec manche
Section 6. — A clavier ...
Section c. — : A mouvement automatique ....
Section d, — Cordes pincées (ébranlées) par le vent .
Branchb C. — Cordes frappées.
Section a. — A maillets
Section 6. — A clavier
Section c. — A mouvement automatique.
— VII —
I. Conques, Olifant, Cors, Trompettes, Clairons.
I. Cornet à bouquin. Serpent, Basson russe,
^. Cor à clefs, Ophiclêide.
$, Trombones.
I. Cornets, Cors, Trompettes, Trombones, Bugles.
fl. Crouth, Gigue, Violes, Trompette marine. Vielle à archet,
Violon, etc.
h. Ofganistrum.
c. Vielle, Harmonicorde, Piano-Quatuor,
i* (Pas d'application qui nous soit connue).
». Harpe, Lyre, Cithare, Psaltérion.
U. Monocorde, Tanbour arabe, Luth, Thêorbe, Cistre^ Guitare.
h, Epinette, Clavecin, Clavi'Harpe.
t. Epinette à cylindre,
d. Harpe d'Bole.
A. .Safi/iV oriental, Tympanon.
h. Clavicorde, Piano.
c- Pianos mécaniques.
ERRATA ET ADDENDA RÉCAPITULATIFS DES
TROIS PREMIERS VOLUMES. (')
VOLUME I (2* édition).
LiRB :
An lien de :
P. 16, 1. 6» fesait : faisait.
P. dd, 1. 13, dont les fanfares : dans les fanfares.
P. 48, 1. 6, syringes monoeolamet : syringes monoealames.
P. 47, 1. 8, chez les Grées : chez les Grecs.
P. 65, 1. 16, U(diday : Halliday.
P. 67, 1. 17, les Sabines : Sabinus.
P. 69, 1. 9, on l'entend : on l'entende.
P. 78, I. 11, ayant que ceux-ci ne fussent : avant que oeux-ci fussent-
P. 79, 1. 36, mu : mû.
P. 83, 1. 6, monoeome : monocorde.
P. 85, 1 11, pour devenir le clavicitherium ou clavicorde : pour
devenir le clavicorde.
P. 8S, 1. 18, et tuyau ouvert : et tuyau fermé.
P. 88, 1. 19, et tuyau fermé : et tuyau ouvert
P. 95, 1. 10, quarte : quinte.
P. 122, 1. 31, anche battante : anche battante.
P. 165, 1. 18, 114 Arghoul-el-soghayr : id. 114. Arghoul^-sogkmir.
P. 196, 1 18, de boyaux : de soie.
P. 198, 1 18. Long, de la table : Larg. de la table
P. 200, 1. 17, quatre cordes : six cordes. Accord :
?
:i=q=
P. 201, (note) : critical et bibliographical : crilical and bibliogra
phical.
P. 207, gravure, n» i66 : n° 1947.
(X) Cet errata supprime ceux publiés à la fin de chaeiin des trois
premiers volumes.
— IX —
p. aïO. 1.27,29; 211, 1. 14, 22. 24; 213. 1. 10. 16, 18 258, 1. 22
321, 1. 17, 20; 385, 1. 17, 20; 530, col. 1, 1. 6, Mujen :
Majer.
P. 282, 1. 11 : Scfieitier : Sclinitxer.
P. 257, 1. 2 : fabrica : fabriqua.
P. 264p 1. 8 : toiifl-aeetion bb : sons-seetion aa.
P. 264, 1. 18 : 0«^55 : 0"056.
P. 270, 1. 14 : tuyau unique : tuyau conique.
P. 271, L 11 : pompeuten : pompeuses.
P. 300, 1. 28 : gufjtira : suffira.
P. 308, 1. 3 : diatonique : chromatique.
P. 318, 1. 20 : Allemagne. 219. Dessus de viole : France. 219. Par-
dessus de viole.
P. 314, 1. 10 : XI* siècle : XVP siècle.
P. 314, 1. 15 et 17 : violes de braccia : violes de braccio.
P. 316, 1. 1 : violes de braccia : violes de braccio.
P. 318, 1.5: viole de gambe de grand format : viole de gambe ténor
de grand format.
P. 318, 1. 7 : violes de braceia : violes de braccio.
P. 320, 1, 7, 13 : Dessus de viole : Par-dessus de viole.
P. 325, 1. 17 et 20 : Majtrs ; Mayer.
P. 32J, premier accord, clef de sol 5« ligne : clef de sol 1" ligne.
P. o^, 1. 12 : À la droite de la caisse qui renferme, entre les deux
chanterefles, la trompette et la mouche, se trouve le
clavier : A la droite de la caisse qui renferme les
deux chanterelles se trouve le clavier.
P. ^9, accord de la 2« corde du !•' cheviller, /u i , |gu <
P. 350, I. 10 : Archiluth : Archicistre.
P. 353, l. 4 : Malteo Sellas in Veneûa ; Matheo Sellas in Venetia.
P. 362, accord du n' 265, ^ : ^ , effet à l'octave inférieure.
P. 374, 1 10, Les Allemands l'appellent Hackbret, les Néerlandais
hahberd : Les Allemands rappellent Hackbret on
Hackebrett, les Néerlandais hakberd ou hakkeberd.
— t —
P.d91,l. l,Khët:Khè\i.
P. 891, 1. 28, erronément appelé bama : ...dans la première «dltioi.
P. 400, 1. 8» d'une peau de léopard : d*uue peau de chat-tigre.
P. 424, 1. 21, une membrane lui sert de table d'harmonie : la tabl^
d'harmonie est de bois.
P. 445, 1. 7, sous-section aa : sous-section bb.
P. 468. 1. 13, déjà employé par Monleverde : déjà, employé & l'orchestre
par Montererde.
P. 479, 1. 1, Tkéorbe : ArchUuth.
P. 481, 1. 12, Matteo Sellas alla Gorona in Veneùa : Matheo Sellu
alla Gorona in Venetia.
P. 484, 1. 4, Clavecin vertical : Clavecin vertical, ail : cUvierherft.
clavier iither, latin : claviaytherium.
P. 497, 1 11, ultre canzonnette : altre canzonette.
P. 515, col. 1, 1. 28, 499 : 480 ; col. 2, 1. 8, 85 : 484.
P. 524, col. 1, 1 1, 465 : 165 ; col. 2, 1. 28, valika : yaliha.
P. 5%, col. 2, 1. 26, 466 : 166.
P. 531, col. 2, 1. 23, 379 : 878.
P. 80. Au mot anémocorde, ajouter la note suivante : K. Allgemein
musikalische Zeitung, 1800, n» 18.
P. 112. A la description du n** 41, ajouter : A la moitié de la haat^ur
du tambour se trouve attachée une ilcelle à Textr-
mité de laquelle on a fixé un petit coquillage, li
ilcelle est de longueur telle qu'en secouant Tapparfil
le coquillage frappe alternativement les deux meii-
branes.
P. 200. Modifier comme suit la description du n* 162 : Le maDeli«
porte des traces de frettes, mais celles-ci ont diflpani.
Six cordes d'acier. Accord ;
"^F=?
— XI —
p. 311. Ajouter & la suite de la note : Dans TinTentaire dressé
en 1773 des instruments composant la ciiapelle de la
cour prir.jiôre de Gôthen (Anhalt) dirigée par Bach
jusqu'en 1723, figure sous le n*» 36 : eine Trompeté
Mariae.
P. 321. Supprimer le dernier accord de la viole d'amour, fai-
sant double emploi avec le premier.
P. 348. Intercaler, dans la famille du luth, le luth ténor, dont
l'accord était réglé de la façon suivante, d'après
Praetorius :
W='=T=^
P. 358, Ajouter à la note du n* 260 : Accord du eavaeo ou tnachete t
^
■^
Les quatre cordes sont de boyaux.
La viole france%a s'accorde de la même façon que notre guitare. Le
bandolin s'accorde comme le cavaco, mais les cordes sont doubles :
les deux premières et les deux secondes en acior; les deux troi«
sièmes en acier filé, c'est-à-dire recouvert d'un fil de métal ; les
deux quatrièmes en boyau filé. La handuria ou bandurra^ d'origine
' spagnole, s'accorde comme la guitare ordinaire française, mais
les cordes sont doubles : les trois premières en boyau, les trois
dernières «n soio filée. La guitarra de Flandres, dont le nom rappelle
l'origine flamande, se désigne aussi parfois sons celui de guitarra
P'^rtugueta ou simplement guitarra. Elle est montée de six cordes
oubles : les premières et les secondes d'acier, les troisièmes de
Uiton, les quatrièmes et cinquièmes, réglées en octave, ont la corde
&igii§ en acier» l'autre en acier filé, les sixièmes é|galement en
octave, avec la corde aiguè en laiton, la corde grave en laiton filé.
— xn —
^
Trois accords sont usités, et l'efiét réel se produit à la note grav»
de la note écrite :
Accord
ordinaire :
Accord dit
à la quarte :
Accord dit
à la quinte :
-I-
(r-iTi. nT *--
.4— X--J .^. ,-
i=^^^
4«— *-
1— t-
*^ ■•-B * * *
1 -—0 — :# — »«=V — ^li— *— •-
La ressemblance de l'accord de la guitarra portugaise aTee eelu
de la guitare anglaise (n® 2ôl) est à remarquer. On trouve encore ea
Portugal la t;to/a d'arame, ou vio/a cfiuleirat viola braguesa, parce qu'ellr
se joue beaucoup à Braga, ville principale d« la province dn Minii^
C'est une guitare plus petite que la guitare française ordinaire*
et montée de cordes d'acier. Miqhbl* Anoblo LAiceBaTiia» CA«.v
icns et Itutruments, Lisbonne.
P. 867. Dans Taccord de la cithare & ââ cordes, lire à l'oetir^
grave Tintonation des cordes d'accompagnement et i*
basse et compléter la note comme suit : Oa rencontre
quelquefois des oitiiares possédant sur le nutnehe an«
5* corde, accordée (^j J . Il en est d'autres dont
les cordes sont au nombre de 37, notées en clef de '<.
à l'edet réel (v. Paes, Populdre ZithenchtUe, Al ton a
IL Hinz, p. 5) .
P. 869. Transposer la note (1) à la page 80, eu sapprimanl les mots -
cités dam notre Etsai, etc.
XIII
p. 42S. Ajouter à la note du n* 396 : L'accord du guenhri à d«nx cordes
est généralement réglé à la quarte
mais comme il n'existe pas de diapason fixe, Tinstm-
mentiste se guide sur sa yoix. M. Jules Rouanet,
ancien directeur de l'Ecole de Musique, à Alger,
noua écrit qu*il a rencontré des guenbris dont l'accord
était monté de toute une quarte.
:fe=
V. 424. Ajouter à la note du n*» 899 : Le guenbri & trois cordes n'a
pas d'accord bien déterminé. 11 Tarie suivant le
caractère du morceau & exécuter. M. Jules Rouanet a
pu constater, outre les variations de diapasons,
trois accords différents :
-tF-^— ^. — i»— —
m
T
w.
:fep=
P. 430. Supprimer le n** 414, faisant double emploi avec le n» 918.
V. 432. Ajouter, à la suite de la note du n* 416 : Lors d'un voyage
en Tunisie, en janvier 1896» nous avons eu l'occasion
de visiter le Masée de Garthage. LeR. PI Delattre à
qui est due, pour la plus grande partie, la formation
de ce Musée de très grande valeur historique, nous
a fait remarquer une stèle punique, en marbre, sur
laquelle sont représentées deux tibiae. L^anche double,
adaptée & chacun de ces instruments^ est très recon-
naissable et très minutieusement représentée. Ce
monument, vierge de toute restauration, date de deux
siècles avant l'ère chrétienne. Voilà donc établie
déûnitivement et indiscutablement la forme de
l'anche de Taulos grec et de son dérivé, la tibia
romaine.
— XIV —
p. 447. Rectifier comme suit l'accord du bourdon :
m
:.=£
^
P. 479. Les 12« et 11* cordes du n* 544 donnent :
IjlH^Zi: , au lieu de ^ T~""T
jâ é.
p. 515, col. 2. Intercaler : Clavierharfe, 484. Clavier %iiher, 484.
P. 517, col. 9. 1. 88. Supprimer 334.
P. 518» col. 3. Intercaler : [Indous] (notation «t systôme mns.'U
des) 91, 127.
P. 524, col. 1, 1. 80. Supprimer 441.
P. 534, col. 2. Intercaler z Trompette de Marie. Trompeté UeriAt
311.
P. 525, col. 1, 1. 27. Supprimer 181.
P. 525, col. 1,1. 10. Viola brague$a 358.
« ^^ 1 . , , . 4 y^^^ càuleira 358.
P. 525, col. 1, 1.14 ... , ., ^_.
* Vwla d'arame 858.
P. 529, col. 1, 1. 11. Hampel. Ajouter ; 280.
P. 529, col. 2. Intercaler : Luca délia Robbia, 276.
P. 631, col. 1. Intercaler : Pugh, 367.
Remarquer que, suivant l'usage, l'accord des instruments n»* 35"
250, 261, 262, 538, a été noté & l'octave signe àt
l'effet réel.
— XV —
VOLUME n (3« édition).
LiBB :
Au lieu de :
P. 24, 1. 10, scal meyers : acalmeyers.
P. 46, 1. 9R, das toofiUemperirtes Elavier : das wohltemperirte
Klarier.
P. 120, accord de la partie gauche des cordes reposant sur le
chevalet de gauche, si'.si^.
P. ai8, 1. 18, hichiriki hichi-rikU
P. 251, 1. 15, bOfSe de musette : basse de musette.
P. 300, 1. 3, Gmn : Qûiin.
P. 378, gravure. Corne de chasse : Cornet de chasse.
VOLUME IIL
Lirb:
An lieu de :
P. 18, L 4, Belgique, 1338 : Pays-Bas, 1888.
P. 18,1. 8, /d., 1389 : Belgique, 1389.
P. 81, l. 21, Belgique, 1372 : Pays-Bas, 1872.
P. 32, 1. 7, W., 1375 : Belgique, 1875.
P. 32. 1. 28, /d., 137« : Pays-Bas, 1376.
P. il, 1. 25, Id., 1402 : Allemagne, 1402.
^. 47, 1. 1, Zanetio : Zenatto.
P. 47, 1. 24, /d., 1427 ; France, 1427.
P. 47, l. 35, Fresing : Freising.
P. 49, 1. 18, /d., 1428 : Italie, 1428.
P. 54, 1. 11, Rechardini : Keohaldini.
JU t_.
p. 60, accord : ^^■^^=-^— ]-fc
— XVI —
p. 61» 1. 1, long. max. : larg. max.
P. 61, 1. 10, ArceMoÏA : Arei-riola.
P. 62, 1. 14, accord frmnçaiM : aeeord italien .
P. 71, 1. 26, n» 5Î : n» 521.
P. 77,1. 5, W.. 1487 : Italie, 1487.
P. 188, 1. 7, Belgique, 1556 : Paya-Bas, 1556.
P. 188, deuxiôme accord, cordes 1,
P. 150, 1 9, larg. de la chanterelle : long, de la chanterelle.
P. 156, 1. 19, Id., 1587 : Allemagne, 1587.
P. 157, 1. 15, li., 1588 : Italie, 1588 .
P. 160, 1. 14, tavolo : tavola.
P. 180, 1. 6, Belgique, 1613 : Pays-Bas, 1618.
P. 193, 1. 7, 198, 1. 3 et 6 et dOl, 1. 23 et 27, Prederici : Frlderiei.
P. 198, 1. 9, Ghrittofori : Gristofori.
P. 205, 1. 2, Minorisles : MilnoritUs (sic).
P. 215, l. 28, Dictionnary : Dictionary.
P. 217, 1. «9, W., 1652 : Angleterre, 1652.
P. 218, 1, 16. 1659 : 1654.
P. 218. 1.28. Id., 1655 : France, 1655.
P.222. 1. 4, R, 1664 et 1665 : France, 1664, 1665.
P.244, 1.31, 1701: Id. 1701.
P.258, 1. 13, M.. 1735 : Congo, 1735 .
P. 978, 1. 20, Skotiow A : Section a.
P. 282, L 2. Taiko : Talco.
P. 288, 1. 5, λf7 : 0'»27.
P. 291, section C : section c.
P. 297, section D : section d.
P. 303, 1. 25, Kliu : Klui.
P. 307, 1. 10 et 16. 308, 1. 12, Souling : Soelin., .
P. 811, section B : section b.
P. 813, 1.17, Id., 1832: Annam, 1832.
P. 314, section G : section c.
P. 359, I. 8, 1830 : 1930.
P. 372, 1.^12, Belgique, 1949 : France, 1949.
— XVII —
373. l. 23, Belgique, 1950 : Belgique, 1950.
377, 1. 7, c'est elle aussi qui porte le timbre (chaiso)^ simple ficelle
reposant sur ta membrane : c^est elle aussi qui porte le
timbre, limple ficelle, de Teipèce dite chasso, reposant
sur la membrane.
377, 1. 17, Le tambourinaire jouant du galoubet est appelé escoular :
L'apprenti tambourinaire est appelé escoulan.
381. 1. 8, W., 19Ga : Angleterre, 1960.
403, l. 18, le système consistant d jouer la flûte traversière par une
tête de flûte courbée^ l'ouverture de Cembouchure étant
également placée dans le sens de l'axe de ^instrument :
le système consistant à joaer la flûte traversière
perpendiculairement, comme la flûte à bec, à Talde
d*une tôte de flûte courbée ayant l'embouchure égale-
ment placée dans le sens de l'axe de l'instrument.
420» 1. 4, Belgique, 2017 : Pays-Bas, 2'^n,
491, 1. 24, apposé : opposé.
309, col. 2, Souling S07 : Soeling 807, 308.
510, col. 1, Souling barang : Soeling barang.
510, col. 1, Taiko : Xaïeo.
515, col. 2, Frederioi : Friderici.
r^OT, col.l, intercaler : [Javanais] (Système musical des), 253.
517, coL 2, U 21 : Poncelet, Em. : Poncalet, Gast.
iMt. Mt.-Bafop.
Congo, 2061. Tambour-xylophone de la région du
Kasai. II est taillé en entier dans un bloc de bois ^'«^-
qui a été ensuite évidé par la base en suivant à peu
près la ligne extérieure des parois, — travail qui a dû
prendre de longs mois. Notre exemplaire a été répa-
ré à l'aide d*agrafes de fer, les fentes ayant été
préalablement bouchées au moyen de résine. Deux
mailloches, consistant en baguettes terminées par
des boules de caoutchouc, accompagnent l'instru-
ment. Deux oreilles découpées à même les parois,
Tune au haut, l'autre sur le côté, servent à le sus-
pendre. Haut. o°*6i ; larg. à la partie supérieure
o"44, à la partie inférieure o"*8o; épaisseur à la
partie supérieure 0*25, à la partie inférieure 0*05.
( Les tamchtams plats accompagnent la danse. Ils sont
employés pour soutenir les exercices chorégraphiques, pour
battre la eadenee des chants de rameurs & bord des pirogues et
aussi pour transmettre à distance les nouvelles et les signaux.
Les indigènes disposent à cet effet de signes conventionnels,
assez nombreux pour permettre de correspondre avec facilité
sur tous sujets. Ce langage frappé ne semble pas connu de tous,
et l'usage du tam-tam comme moyen de communication à
longne distance serait réservé & des spécialistes ou à des
chefs, t [Note» analytiques tur les coUeciions ethnographiques du
Musée du Congo, publiées par la direction du Musée, Bruxelles,
Spinaux et Cie, 1903, T. I. fasc. 1 )
Nous pensons qu'à défaut des dénominations indigènes de
ces appareils, le nom générique de xylophone-tambour leur
convient mieux que celui de tam-tam, par lequel on désigne
plus particulièrement les plateaux de bronze. Dans diverses
:>arties du Congo, ainsi que du Soudan français, « Aller à lam-
'am 9 signifie égalempnt aller à la fôt^ à la danpe.
Ip.2062. Tambour 'Xylophone, Il est en bois comniç
— 4 —
|"Xnrt. «n-Karoy. {q précédent et a la forme d*un demi-disque d un
I diamètre de o*23 environ et de o"o8o environ d*épais-
I seur, celle-ci diminuant vers les bords. Une poi-
gnée, faisant corps avec l'appareil, se détache de la
circonférence sur une longueur de o* 1 20 . L'intérieur
est entièrement creusé.
Id. 2063. Tambour-xylophone. Pièce de bois cy-
lindrique» creuse, de o"*20 de hauteur et de o"*o90
environ de diamètre, avec une ouverture rectangu-
laire de 0*040. Cette pièce principale a pour prolon-
gement une autre pièce de bois cylindrique de o"o8o
de hauteur et 0"035 de diamètre, terminée par une
sculpture intéressante, représentant une figure
humaine. La percussion des parois latérales produit
approximativement le ^^^^^^ . D'après les rensei-
gnements qui nous ont été donnés, ce xylophone
est en même temps un fétiche.
06 genre d'instromenta se désigne quelquefois ausii sous
le nom de tam-tam (voir la note du n« précèdent).
. Id. 2064. Tambour-xylophone, Don de M. L. Ca*
vens. Pièce de bois taillée, si nous en jugeons par
la tète qui orne une de ses extrémités, avec l'inten-
tion de représenter quelqu'animal, — une tortue
sans doute, quoique l'objet soit beaucoup plus long
que large. La pièce de bois est creusée intérieure-
ment d'une ouverture de 0*03 environ de large oc-
cupant toute la longueur de Tarête dorsale. Par
1
— 5 —
suite, les deux côtés de la caisse sonore peuvent im*» est-fi»*»
être ébranlés séparément par percussion et pro- ^'^'
duire deux sons dififérents, d*une certaine intensité.
Long. tôt. 0*52; haut o«i6; larg o"i 1.
Id. 2065. Sorte de hochet de féticheur, originaire
du Kasai. Il consiste en un assemblage de frag-
ments de fruits, de perles, et d'une sonnette faite
d'une tôle de fer repliée, munie d*un battant du
même métal » le tout attaché à un manche en étoffe
fibreuse orné de perles et terminé par une corne
d'antilope. Long. tôt. o'"35.
A part ceux qui servent d'insignes (de chefs, de fètlcheure,
etc.), on 86 sert généralement des hochets pour accompagner le
chant ou la danse.
Id. 2066. Double hochet, en forme d'haltère. Il
provient du district de l'Equateur, où les femmes
s'en servent dans les danses. Les deux pommes, en
travail de vannerie et contenant des graines dessé-
chées, mesurent environ o°o8o de diamètre; la tige
qui les relie mesure également o"o8o environ.
Id. 2067, Hochet. C'est une gourde piriforme
allongée qui a été vidée et dans laquelle on a enfer-
mé quelques graines. L'ouverture pratiquée dans
ce but à la partie inférieure a été refermée à Taide
d'un bouchon de bois dépassant de o"o8o le con-
tour de la courge et sculpté en forme de figure
humaine. Long, de la courge o"*20o; diam. max.
0"I00.
Id. 2068. Hochet de féticheur. Le récipient, pi-
tut. ttu-Sore»- rîforme et en travail de vannerie, est adapté à un
CK I
long manche et contient des graines. La partie sa-
périeure, la plus large, est ornée de lanières flot-
tantes que Ton nous dit être en peau de singe. Haut,
du récipient, o-iy ; diam max. 0*08 ; long, tôt.,
manche compris, i*45.
Id. 2069. Hochet de chef. Il provient du Kasai
et affecte une forme assez intéressante. Le récipient,
piriforme et en travail de vannerie, est adapté à
Textrémité d'un manche recourbé en un demi-cercle
de o'°o5o de rayon environ, courbure maintenue à
Taide de trois fines bandelettes de rotin disposées
parallèlement, à o^^oio de distance lune de Tautre
et reliées entre elles par d'autres bandelettes entre-
croisées en losange. L'extrémité du manche est
divisée en fines bandes formant une armature con-
cave dans laquelle repose une courge sphérique,qui,
malheureusement, manque à notre spécimen. Cette
armature est garnie d*une sorte d'étoffe fibreuse qui
orne également le dessous du récipient principal du
hochet. Long, du récipient» o^oSo ; diam. max.
o*°045 environ ; long, de l'extrémité du récipient à
l'extérieur du manche recourbé 0*450.
Id. 2070. Hochet. Le récipient, piriforme et en
travail de vannerie comme les précédents, renferme
des coques de fruits desséchés ; ses nervures sont
découpées dans le manche lui-même qui est, paratt-il,
en bois de calamus. L'objet provient de la tribu
des Batetela (nord du district du Lualaba-^Kasai).
j
Long. tôt. o»545; haut, du récipient o» 170; inat •«♦.-ftnrop.
J- m Cl. I.
diam. o^iso.
{Notes analyi, sur Us colUct. eihnogr. du Musée du
Congo).
Id. 2071. Hochet. Il provient de Isanghila, sur
la rive droite du Congo» district de Matadi. C*est
une calebasse piriforme, à col allongé. L'instrument
se distingue de ses congénères par cette particula-
rité que le bruit est obtenu par le choc d'un percu-
teur, une baguette de bois dont l'extrémité est
entourée de bandelettes de jonc. Long, totale de la
calebasse o"*i3 ; diam. max. de la coque o">050.
Id. 2072. Hochet. C'est une calebasse dont la
:oque, criblée de petits trous, renferme des
graines de Canna indica (Notes anal, sur les collect.
ithnogr. du Congo). Haut. o»i65 environ; larg.
)-075.
Id. 2073. Grelot en bois évidé, de forme sphéri-
|ue, provenant du Sankuru (affluent du Kasai).
Jne bille en fer y a été introduite par une ouver-
ure pratiquée à la partie supérieure et refermée à la
ésine. Une tresse de fibres sert de corde de suspen-
fon. Diam. de la sphère o*»!! environ.
lo. 2074. Grelot. Il nous paraît formé d'un
-ag^ment de cosse de fève, ou d'une autre plante de
i famille des légumineuses, dans laquelle on a en-
îrmé des corps étrangers. Long, o""! 50, larg. o"ioo.
Id. 207B.Grelot. Semblable au précédent, mais de
lus grandes dimensions. Long. o»i6o, larg. o'"i40«
tut. ozt-tmrof .
CI. 1.
— 8 -
Id. 2076. Grelot double ou sonnette géminée. Cet
instrument, servant au féticheur dans certaines
danses, provient du Kasai. II est entièrement
taillé dans une seule pièce de bois et dans chacune
des coques qui le composent sont suspendus trois
battants de bois attachés à une cordelette en demi-
cercle dont les extrémités traversent le haut de la
coque par deux trous diamétralement opposés et où
elle se fixe par des noeuds. Long. tôt. o°>20o; larg.
max. o"o65.
Id.2077. Grelot en bois. Don de M. L. Cavens. Les
deux battants, en bois également, dépassent le gre-
lot de 4 à 5 centimètres. Une poignée en paille tres-
sée laisse à Tappareil toute liberté de vibration.
Larg., o"i4 environ, épaiss. o™i2, haut. 0*^10.
Id. 2078. Deux bracelets formés chacun de
quatre coques de fruits enfilées sur des cordes. Les
coques sont percées de petits trous et renferment
des graines. Ces bracelets proviennent du Kasai et
servent à la danse. Long, de chaqpe branche o*i3-
Id 2079. Bracelet de danse des Budja (dans la
Mangala, district des Bangala). Il se compose de
quatre coques de fruits évidées et renfermant des
graines. Les fruits sont enfilés sur une mince
bandelette d'écorce de rotin.
Id. 2080. Collier de féticheur, provenant des
Mangbetu, peuplade guerrière du district de TUeié.
Simple chaîne en fer formée de quatorze chaînons
de o">o75 environ de longueur et passés les ans dans
CI. I.
^ 9 —
les autres. A cette chaîne spnt suspendus : i* une inii. «Jci-Ear«p.
sonnette plate en fer faite d'une feuille de fer repliée
sur elle-même avec un battant du même métal
(long. 0B080, larg. max. o"05o) et 2* deux petits
récipients en fer de o"040 de longueur environ sur
autant de largeur et traversés à leur partie supérieure
par l'un des chaînons de la chaîne. L'ouverture oppo-
sée est fermée au moyen d'un fragment de verreétamé.
Id. 2081. Ceinture de chef provenant, nous assu-
re-t-on, du district des Bangala. C'est une bande
de laine verte à laquelle sont attachées, à Taide de
cordelettes enfilant chacune neuf ou dix perles, des
coques de fruit destinés à s'entrechoquer. Dévelop-
pement, o"90 ; haut. max. o»»25.
Id. 2082. Sonnette en laiton suspendue, en com-
pagnie d'un douille vide de cartouche de revolver, à
l'extrémité d'un cylindre d*étoffe fixé lui-même au
bout d'un collier formé de bandes de toile. Ce collier
se suspend au cou des aliénés, dont la sonnette est
destinée à révéler la présence. Sur le collier glisse,
en manière de coulant, un anneau de fer garni de
trois pendeloques, dont deux formées chacune de
deux roseaux d'inégale longueur et le troisième d'un
seul roseau. Ces trois pendeloques sont bourrées
d'une étoffe rouge et se terminent chacune, du côté
où elles s'attachent à l'anneau, par une protubérance
piriforme en travail de vannerie, qu'elles dépassent
de o"8o environ. L'ïtppareil en entier a, paraît-il,
qualité d'amulette ou de fétiche.
— I6 —
intt. exi-jBart^ Id. 2083, Sonnette en bois. La forme de la coque
^' ^ est celle d un cône tronqué surmonté d'un tenon
aplati percé d'une ouverture longitudinale. L'appar
rence est gracieuse et rappelle nos sonnettes en
bronze. Trois battants en bois, suspendus comme
au n» 2076. Long. tôt. o-ogy ; haut, de la coque
o"053 ; larg max. à la base 0-040.
Id. 2084. Sonnette géminée, en bois. Elle est en
forme de sablier et chacune des deux clochettes est
munie de deux battants en bois Long. tôt. o»ii6;
diam. moyen à la base des clochettes 0*042.
SiAM. 2085. Charp. Cymbales de bronze Diam.
o"i30.
Id. 2086. Ching. Cymbales de bronze servant au
chef des musiciens pour marquer le rythme dans la
^usique d'ensemble. Diam. o^ogS.
Chine. 2087. Pan. Don du Gouvernement chi-
nois. Pièce de bois rectangulaire, de construction
semblable à celle du n* 649, à part ce détail que la
rainure est ici double, de façon à isoler deux plan-
chettes vibrantes, une sur chaque côté de la longueur.
Deux trous forés de part en part à l'extrémité de la
pièce de bois servent à la suspendre. Long. 0*17;
larg. o"o62; épaiss. o*040.
Tous les instruments renseignés comme ayant été offerts par
le Gouvernement chinois ont figuré à TExposition de Saint-
Louis en 1904, puis à celle de Liège en 1905. C'est & la suite de
cette dernière, grâce à la précieuse intervention de M. Jnles
van Aalst, qui remplissait à Liège les fonctions de délégué do
Gouvernement impérial, que ces instruments ont été offerts ao
Gouvernement belge.
— il —
Id. 2088. Lo. Don du même. Gong c mâhe » i»**» «(t^Kw«».
CL L
est à dire non muni de la protubérance centrale
ii sert en quelque sorte de régulateur et produisant
mséquemment une vibration confuse dont il est
fficile de déterminer la hauteur. Il provient de
langhal et est suspendu entre les montants d'un
dre en bois sculpté. Diam. o"370.
Id. 2089. Lo. Don du même. Semblable au pré-
dent, sauf les dimensions. Même provenance.
iam. o"595.
lo. 2090. Lo. Don du même. Semblable au pré-
dent, sauf les dimensions. Même provenance,
am. o"298.
Bornéo. 2091. Goeloeng-goeloeng. Bâton de plan-
irs de riz, principalement en usage chez les
lyaks, peuplade sauvage habitant Tintérieur de
e. Confectionné en un bois noir très dur, une
rtè d'ébène, il se termine à rextrémîté inférieure
r une pointe qui, poussée en terre, produit la ca-
é destinée à recevoir les semences de riz. Au-des-
s de cette pointe, le bâton prend une forme
ondie, de 0^030 environ de diamètre, sur les trois
quièmes de la longueur totale. Plus haut, sur une
igueur de o°'40, le bâton acquiert la forme rectan -
laire, de o"'052 environ de côté. Cette dernière
tie est creusée de part en part sur une largeur de
125, de façon à former une sorte de cage carrée
it les quatre montants supportent la dernière
tie du bâton y la partie orné o*" consistant en une
— là —
imt. «c-ftifop. sorte de pyramide à quatre faces dont la régularité
est interrompue par des saillies inégalement diatin*
tes. C'est àrintérieur de la cage que se trouve enfermé
le percuteur, long, de o'"i4 environ, qui faisait
primitivement corps avec la partie rectangulaire et
dont il a été détaché très adroitement à Taide d'in-
cisions longitudinales. Pour maintenir le percuteur
dans la cage et lui servir de guides, on a ménagt
tout le long quatre arêtes qui glissent entre les mon-
tants de la cage. Lorsqu'on imprime un choc à
Tappareil, le percuteur se soulève, pour produire en
retombant un bruit assez violent dont les planteurs
se servent pour rythmer les opérations de la planta-
tion et contrôler le travail des hommes. — Long.
tôt. environ 2 m.
D*aprôa Salomon MûUer (L«nd- en Volkênkundê), le gotAwa^
gœfoeng eat aussi en usage chez les Bedjadjoe's» qui habitent
également l'intérieur do l'Ile de Bornéo. M. le D» Sehmelti. di-
recteur du Musée Royal d'Kthnographiê de I«eyde, ooni
apprend qu'un appareil tout à fait semblable s'emploie aussi
dans la partie occidentale de Bornéo sous le nom de Tougêi.
Id. 2092. Goeloeng'goeloeng. Même origine. Ne
diffère du précédent que par quelques détails in-
signifiants.
Section b. —A intonations nettement dUerminies,
Sotti-McUon «I. — ▲ malUeti.
Congo. 2093. Cloche. Formée de deux coquilles
de fer réunies par leurs bords et munie d'un manche
de bois, elle sonne le fe , et mesure, sans le
manche, o'43.
— 13 —
Id. 2094. Double cloche. Les deux vases, en fer, inn-nt-Eorop.
/ CI. I.
nt de forme conique-ovoïde ; disposés parallè-
nent aux deux extrémités d'une tige de fer carrée
iirbée en demi-cercle, leur façonnage dénote une
bileté assez grande dans l'art de forger et de sou-
* le fer. Ces cloches n'ont pas de battant ; ébran-
s à Taide d'un percuteur quelconque, elles
ïnent respectivement les ^ — < f — Larg. de
ique cloche o*ia environ; larg. tôt. o"a4 ;
it. o*27.
D. 2096. Double cloche^ construction semblable
i précédente, sauf les dimensions. Intonations :
_^_^__ Larg. de chaque cloche, o"i4 envi-
; larg. tôt. de Tappareil o"3o ; haut, o»49.
Ihinb. 2096. Clochette en bronze, de forme hé-
phérique, battant de même métal suspendu par
S»....
: ^^~~P^ Haut. o"o5o,
fil de fer. Intonation
a. max. o"o6o.
>. 2097. Clochette en bronze, semblable à la
édente. Intonation : ^(C^^ Haut. o"04o;
1. max. o"o6o.
.. 2098. Sonnette en bronze, de forme tronconi-
battant en bronze suspendu par un fil de fer.
— H —
iDit. »xt.-BtirOp. U m -
tu I. Intonation : ^^ | à la double octave aiguë.
Haut. ©■030 ; diam. max. o"030.
Id. 2099. Lo, Don du Gouvernement chinois.
Gong muni au centre d'une protubérance hémisphé-
rique ayant pour objet d empêcher dans une certaine
mesure la subdivision de la plaque en un trop grand
nombre de parties vibrant isolément et ainsi de
fixer rintonation. Celle-ci est très exactement le
^E
L^instrument provient du district de
Swatow. Diam. o^jSs-
Id. 2100. Lo. Don du même. Gong semblable au
précédent. Il est suspendu entre les deux montants
d'un cadre en bois sculpté et provienjt de la ville de
Shanghai. Intonation approximative :
Diam. 0*275.
Id. 2101. Gong en bronze. Don du même. Il a la
forme d*une coupe hémisphérique et a pour support
un cercle de bois dont le contour extérieur est orné
d'une bande de soie rouge brodée de fleurs. A Tinté-
rieur du cercle se trouve une sorte de filet formé de
bandelettes de roseau sur lequel repose la coupe.
En somme, l'appareil ressemble au dobachi japonais
n® 2104. L'intonation est le ^ — •— , mais Thar-
monique 3» le mi, est très prépondérant. P^ov^
CI. I.
— 15 —
mce : Shanghai. Diam. de la coupe o'^as ; profon- imt.«xt.-Birop
îur o"ii5.
Id. 2102. Tsé-King. Don du môme. Pierre
more. Suspendue entre les montants d'un cadre de
as sculpté, elle a la forme d'un disque, avec
ssins découpés à jour. A la percussion, elle rend
m
y mais il est à remarquer que les décou-
res dont elle est ornée ont considéralement di-
nué ses qualités sonores. Provenance : Shanghai,
am. o»405 ; épaisseur o»o2o.
[d. 2103. Tsé'King. Don du même. Pierre sono-
Façonnée en forme d'équerre, avec des ornements
vés. Elle est suspendue comme la précédente,
me provenance. Son intonation, beaucoup plus
te que celle de Tinstrument précédent, se déter-
le facilement au -JL ^^^ Larg. de chaque
i
iche 0^085 ; long, jusqu'au sommet de langle
00 ; larg. tôt. ©"'aç.
iPON. 2104. Dobachi (jap. = coupe de cuivre].
it un large bassin de métal, de forme hémisphéri*
allongée, reposant par le fond sur un coussin
aille, placé lui-même sur un support circulaire
ois laqué rouge et or.
est accompagné d'un percuteur, également en
laqué rouge, de forme cylindrique et garni de
. La sonorité que Ton obtient en frappant U
ci: I.
- i6 -
iBit Mt.Kttïw bassin sur le bord est très belle. Il 8*cn dégage
principalement les sons i et 3 : ^* ' .
-=^
C'est le gong des temples ; quelques sectes lai
donnent le nom de Kei. Immédiatement sous le
rebord extérieur court une inscription en langue
japonaise. Haut, du bassin o"345 ; diam. o"425.
(F. T. PiQQOTT, The Music and musical instruments
of J^P^^y Londres, 1893.)
Id. 2105. Carillon (fragment de) composé de on^e
timbres en cuivre, de forme hémisphérique, parais-
sant avoir été façonnés au marteau, et suspendus les
uns au-dessus des autres, avec l'ouverture en-des-
sous. Ils sont recouverts à Textérieur d'une sorte
de vernis brun formant un fond de belle apparence
sur lequel se détachent, mettant le cuivre à nu» des
gravures en creux représentant des fleurs, des
rameaux et des feuillages, le tout bordé par une
grecque. Les intonations de ces timbres sont très
pures et se succèdent comme suit, en commençant
par le timbre le plus grand :
i
4==i.=
E^*
.fe^^^y-^^
Diam. du timbre n» i , o" c 5 1 , haut. 0*07 5 ; diam.
du timbre n» 1 1, o"o83; haut o»034.
SiAM. 2106. Mowng Gong « femelle » (c*est à dire
— 17 —
ortant une cavité au point central : voir la note du '■•» «t.-Earop.
Cl. I.
'643)faisant partie de l'orchestre de plein air dit
himbhat [voir IdL note du n» 304). C'est un disque
bronze à bords relevés décoré d'ornements peints
sur fond noir. On le suspend généralement aux
incbes d'un trépied. Il est accompagné d'une
iJJocheet rend un son très pur se rapprochant du
Eq£ Diam. o"»35.
). 2107. Mowng Semblable au précédent, sauf
est muni d'une poignée de bois attachée au
du disque par un cordage, ce qui permet de
oser qu'on le tient à la main. Intonation :
^ Diam. o"»29.
LAisiE. 2108. Tambol (corruption de lespa-
ambor ^tambour), instrument des Iles Philip-
acheté à l'Exposition pan-américaine de
), en 1901, par M"* John-Crosby Brown, de
iTork, et cédé par elle au Musée. Cet appareil,
trouve, paraît-il, entre les mains des enfants
a pi us d'un trait de ressemblance avec le marou-
(aigfache (n* 319). Comme celui-ci , il est
'un g^ros tuyau de bambou dont on a déta-
r presque toute la longueur du tuyau, deux
bandes d'écorce servant de cordes et ten»
'aide de deux coins de bois introduits, en
chevalets, entre les cordes et le contour
lu tuyau, légèrement aplati^ dans le sens
— i8 —
inst. ext.-Europ. longitudînal, par l'enlèvement d'une partie de
l'écorce. Au milieu du tuyau, qui est fermé aax
deux extrémités par des noeuds de croissance, on
a ménagé une ouverture de 0^038 environ de côté.
Sur les cordes, et immédiatement au-dessus de
cette ouverture, on a fixé une petite planchette
de bois de 0^004 d'épaisseur, dont les dimen-
sions dépassent légèrement celles du trou. Lors-
qu'on frappe la petite planchette à l'aide des deux
baguettes qui accompagnent l'instrument, non-
seulement la planchette vibre, mais elle commu-
nique son mouvement vibratoire à la colonne d'air
du tuyau agissant en quelque sorte comme une
membrane. Le son obtenu est voisin du ^ jtg—
Long, du tuyau o"705 ; diam. moyen o^ogo.
Ce mdme instrument est .employé aussi par les Liocanost
tribu civilisée du nord de Luzon.
Branche B. — Instruments autophones pinces
Sbction a. — Avec ou sans piecire.
Congo. 2109. Zanza. Instrument assez sembla-
ble au n* 108. Celui qui nous occupe portait pri-
mitivement huit lamelles, mais il n*en a plus que
sept. Il est attaché sur Touverture d'une courge
sectionnée, dont la capacité d*air, vibrant par in-
fluence, renforce considérablement le son des la-
melles. Diam. moyen de la courge, 0*12 ; haut,
tôt. o" Il ; long. max. o"i8.
Gomma nous rayons dit précédemment (r.le n*1763), le lom
— 19 —
t varie avec les districts dont il est originaire, imt ex».-Europ.
tés, il eonrient d'ajouter celui de satui, parti- ^*' ^•
oires anglais situés au Sad'K)uest de l'Etat du
'emarquables études d'ethnographie musicale,
publiées par la direction du Musée du Congo,
rte le nom de marimba ; il serait, diaprés cet
sage très étendu sur tout le territoire de
I Kwango, Il servirait môme à convier le peu-
des taxes prélevées par les chefs. Faire servir
de musique au payement des contributions,
ie perception assez Inattendu, qui pourrait
er en Europe.
110. Guimbarde. Elle provient des Ba-
t indigène de Ftle. Elle est en roseau
}our les détails de sa construction, aux
59. Elle est renfermée dans un petit
n tuyau de bambou. Long. tôt. o" 10 ;
013.
t est très répandu dans tout l'archipel des
on nom malais est geng^gong. On le trouve en-
icoupé en roseau et presque sous la môme for-
ù. on l'appelle K*api. Il y est très répandu
)s, qui en emploient trois simultanément ;
ci donne un ton différent : la note la plus
p'o Ka (son mâle), la plus aiguë mo Ki (son
lédiaire ding Kd (son milieu). — Réport ofthe
uhôum for the year ending June 30, 1896. —
alcu ni strumenti musicali portait doit* Isola di
^lio Madigliani; H. Balfour, Musical ïnttru^
lay peninsmla.
— ao —
Inst. •xt.-Barop.
*^» ï- Branche C. — Instruments autophones frottés.
Sbction a. — Frottés par h doigt ou V archet.
Nouvelle- Irlande. 2111. Kulepa-Ganeg. Fac-
similé d*uri instrument appartenant au Musée ethno-
graphique de Leyde et qui nous a été gracieusement
procuré par son directeur, M, le D' J. D. E. Schmeltz.
C'est une pièce de bois massive, mesurant environ
o"35 de longueur, 0*22 de hauteur et o™i5 d'épais-
seur, grossièrement taillée à l'effet de représenter
un quadrupède plus ou moins fantaisiste. Trois
incisions faites dans le sens de la hauteur découpent
la tête (complétée par deux yeux en ivoire), ies pieds
et la queue. Lorsque Ton retourne le bloc sens
dessus-dessous, on trouve, formées par les trois
incisions susdites, trois plaques isolées, quasi-rec-
tangulaires, qui produisent par le frottement des
doigts légèrement enduits de colophane les intona-
tions approximatives
=t:
lies exemples de ce mode de iiroduction du son sont exlrê-
moment rares ; à part rinstrument du Musée de Keyde, nous
ne connaîs.^ons que celui qui app:irtienl- au Musée ethno-
graphi(iue de Hambourg. Fcnsch, Hth'iologistche Erfa^rung€nun'i
UeUgutûcke, Vienne 1801 ; j. d. e. Schmeltz, Ethnographi^che
}iMe(i in Midden-Europa, l.eydc 1890, p. 89.
— ai'-*
Classe II. — Instruments à membranes.
Branche A. — Mbmbranbs percutées.
Sbction a, — Instruments bruyants.
Sous-section aa. — M«inbr«nes tendues sur ua cadre.
Chine. 2112. Kou. Don du Gouvernement chinois, i^-^-^^^-'^^'^p
Cercle de boistaillé en calotte hémisphérique, autour
de la circonférence duquel est clouée une membra-
ne. L'épaisseur du cadre est telle que le diamètre
de la surface vibrante de la membrane n'est que de
o'"04o, sur un diamètre total de o""20. Provenance :
Shanghai.
Id. 2113. Kou, Don du même. Semblable au pré-
cédent, même provenance. Le diamètre de la surface
vibrante n'est que de o"»035.
SiAM. 2114. RufHcina. Cercle en bois dur, façonné
autour, dé o"o25 environ d'épaisseur moyenne
apparente, de o™o75 de hauteur, de o"275 ^® ^*^"
mètre à la partie supérieure et de o°'2i8 seulement
à la partie inférieure. C*est sur la circonférence de
la partie supérieure, la plus large par conséquent,
que l'on a fixé la membrane, à l'aide de 76 petits
clous de cuivre, ayant chacun sous la tête une petite
rondelle hémisphérique d'ivoire de ©"ooS environ,
— celle-ci ayant pour but non seulement d'orner Tin-
strument, mais aussi, et surtout, d'empêcher l'action
destructrice des clous s'appuyant directement sur la
— îfcîfc —
intt. ext-Eorop. membrane* La partie inférieure du cercle est divisée
Cl. II. "^
en huit segments égaux, dont quatre, à distances
égales et alternatives, ont été enlevés du bois pour
être remplacés par de l'ivoire. A Tintérieur du cercle,
entre le bord circulaire du cadre et tout autour de
la membrane, on a introduit une corde, de o"ooS
environ de grosseur, servant à régulariser la tension
de la membrane lorsqu'elle se relâche sous l'in-
fluence de la température. Il suffit de pousser la corde
un peu avant sous la membrane pour que celle*ci
reprenne une tension convenable.
Som-sectioo bb. Membrane tendue inr un récipient.
CoNQo. 2115. Tambour provenant du Katanga
(Province orientale). Caisse en bois évidé fermée à la
partie inférieure et extérieurement ornée de dessins
gravés. L'ouverture supérieure est recouverte d'une
membrane fixée sur la circonférence à Taide de
pointes de fer. Près de la membrane se trouve une
oreille destinée à la bretelle de suspension. Haut.
^■*37»diam. max.o"3o.
Id. 2116. Tambour provenant du Mayombe
(districts de Banana, de Boma et de Matadi; en
français --> « forêt ») '. C'est un long cylindre de
bois creux dont l'ouverture seule est recouverte par
une membrane fixée à un cadre cloué lui-même sur
la circonférence du cylindre. L'instrument porte la
> HuBBRT DKOoaMANs, QuûtrB conférences publiques^ BroxeUes
Van Campenliout
^ 23 —
trace d'un système de tension de la membrane. La iwt. «i -Borop
partie inférieure de l'appareil a reçu trois incisions
longitudinales, de o^iyo de longueur, de façon à for-
mer trois pieds sur lesquels il repose. Haut. tôt. i"5o.
Id. 2117. Tambour provenant du district des Ca-
taractes. La caisse, en bois léger, évidée et percée
d'outre en outre, a la forme d'un cône tronqué, avec
un étranglement vers la partie inférieure, servant de
pied àTappareil. La membrane, recouvrant la partie
la plus large du récipient, est tendue par un lacis
de cordelettes fixé d'autre part au bord inférieur de
l'étranglement. Haut. tôt. o»5o; diam. de la mem-
brane 0"'230.
Id. 2118. Tambour provenant, comme le précé-
dent, du district des Cataractes. C'est un fragment de
tronc d'arbre, d'une essence extrêmement légère,
évidé d'outre en outre et de forme ovoïde tronquée
aux deux extrémités. La plus grande de celles-ci est
recouverte d'une membrane fixée sur lacirconférence
du fût par des chevilles de bois ; l'autre extrémité,
terminée par un bourrelet découpé dans l'épaisseur
de la paroi, est ouverte. Deux oreilles, affectant
chacune la forme de deux demi-cercles superposés,
ont été découpées dans l'épaisseur du tronc, des deux
cotés opposés du fût et vers la moitié de sa hauteur;
deux de ces oreilles, les plus éloignées de la mem-
brane, servent à fixer la corde de suspension, en
liane. Haut. tôt. i'"35o; diam. de la membrane
o°*25o; diam. de l'extrémité opposée 0*115.
Cl. n.
- U -
"* ' " îf ^^ Chine. 2119. Kou. Don du Gouvernement chinois.
Récipient de bois avec un décor de fleurs peint sur
fond rouge ; l'ouverture est recouverte d'une grosse
membrane fixée à l'aide de clous. Oiam. max. du ré-
cipient o"i2 ; haut. o"i2 ; diam. de la surface vi-
brante de la membrane o°'095.
SiAM. 2120. Thône. Tambour dont la forme est
celle de la darâboukkeh algérienne n*" 112. Il est en
poterie ornée de paillettes de verre d'un très joli
travail. La membrane est fixée sur l'ouverture du
récipient par des bandelettes de roseau qui recou-
vrent en lignes verticales toute la partie discoldale
supérieure du récipient. Voir, pour l'emploi de ce
tambour^ la note du n" 304. Diam. de la membrane
o*i95 ; haut. tôt. o^^SS-
Papouasib ou Nouvbllb-Guinée. 2121. Arpa,
Sorte de tambour découpé dans une seule pièce de
bois, avec une poignée à la moitié de la hauteur.
Cette pièce de bois, creuse et quasi cylindrique, est
recouverte à Tune de ses extrémités d'une mem-
brane en peau de serpent, tandis que l'autre extré-
mité représente la gueule ouverte d'un crocodile dont
les deux mâchoires sont ornées d'une sculpture repro-
duisant une figure humaine, avec les creux remplis
de couleur blanche. Haut. tôt. o'"64; diam. de la
membrane o"i45.
Soni-seetioQ u,^À. donbl* membiuie.
Amérique du Nord. 2122. Tambour des Indiens
Apaches. C'est un ancien baril à poudre qui sert de
Cl. II.
— ^5 —
fût. Ses ouvertures sont couvertes par deux membra- ^" ext.-Êurop.
nés tendues par des lanières de peau allant diagona-
lement d'une membrane à l'autre, en traversant des
découpures pratiquées à cet effet dans le bord des
membranes. Partant de Tune des découpures de la
menibrane supérieure, les lanières font ainsi le tour
du fût, se croisent vers la moitié de sa hauteur et
aboutissent à une découpure de la membrane infé-
rieure, où elles sont attachées. Il est à remarquer
que, par suite de cette disposition, la découpure de
la membrane supérieure servant de point de départ
aux lanières est placée presque verticalement au-
dessus de la découpure de la membrane inférieure où
la même lanière trouve son point d'attache. Haut,
du fût 0*295 ; diam. des membranes o"'240.
CoNQO. 2123. Tambour provenant des rives du
lac Léopold II. Il est en bois évidé, de forme tronc-
conique. Les deux membranes sont en cuir d*antilope,
ainsi que les lanières de tension. Celles-ci sont ten-
dues en lignes droites dans la partie supérieure du
tambour et entrecroisées dans la partie inférieure.
L'instrument est bariolé de couleur rouge/ sauf
dans le haut, où les parties dans Tintervalle des
lanières sont alternativement blanches et rouges.
Des grenailles enfermées dans l'intérieur de la caisse
permettent de supposer que Ton se sert de ce tam-
bour pour obtenir le bruit par agitation. Une
poignée faite d'une simple bandelette de roseau sert
à suspendre Tinstrument. Long. tôt. o"68o : diam.
de la membrane supérieure 0^29.
I — 20 —
iMt, eii-Êurop. Id, 2124. TumbouY , Même provenance que le pré-
cédent. La caisse, également en bois et de forme
tronc-conique, est fermée à chacune de ses extrémités
par une membrane tendue à l'aide de lanières dero
tang entrecroisées. Une poignée en rotang est fixée a
proximité de la grande membrane. A l'intérieur son:
enfermés des fragments de pierre destinés à frapper
la grande membrane lorsqu'on secoue Tinstrument
Haut de la caisse o^^ôgo : diam. de la grande
membrane o"38o; de la petite o'"045.
Chine. 2125. Pan-Kou, {Pan = lamelle de bois,
Kou = tambour). Don du Gouvernement chinois
Tambour plat reposant sur un trépied de bois laqué
rouge, et sur une branche latérale duquel est fixée
horizontalement une lamelle de bois creusée inté-
rieurement. En frappant la membrane supérieure, on
obtient approximativement le ^ — ^ , en percu-
tant la lamelle on obtient le /k— ?— . Haut, du tara-
bour o"i lo; diam. des membranes o»270; long, de
la lamelle de bois o"*i9 ; larg. o"*o5.
Id. 2126. Kou. Don du même. Tambour plat
suspendu à Taide de trois anneaux entre les branches
d'un trépied de bois. Haut, du tambour o" 150; diam
o™30o.
Id. 2127. KoH, Don du même. Tambour spéciale-
ment destiné à Torchestre théâtral. Il est suspendu
entre les quatre branches d'un support de bois.
1
— 27 —
Haut, du tambour o"56o ; diam. des membranes ^"* exVEutop.
^ ' Ci. II.
0-550.
Id. 2128. Kou. Don du même. Semblable au
précédent, sauf les dimensions. Haut. 0^400; diam.
des membranes o°'40o.
Id. 2129. Kou.Don du même. Tambour originaire
de Canton. Il sert également à Torchestre théâtral
et est orné de riches peintures. Pour le surplus, sa
construction ne diffère pas de celle des instruments
précédents. Il repose sur les traverses reliant les
quatre branches d'un support en bois. Haut, du
tambour o"50o; diam. des membranes o"»57o.
Id. 2130. Hwa Kou, Don du même. Petit tambour
de construction semblable à celle du n*" 1779. Celui
qui nous occupe a le galbe du baril moins arrondi
et ses membranes sont ornées de peintures. Long,
tôt. o"27 ; diam. des membranes o"i i.
Id. 2131. Tao Kou. Don du même. Petit tambour
provenant de Shanghaï. Il est formé d*un barillet
ajusté à un manche et ressemble au n"" 1794, mais
les membranes ne sont pas en peau de serpent.
Lorsqu'à Taide du manche on fait tourner le tam-
bour de droite à gauche et vice -versa, deux ballettes
de cuivre, suspendues au contour extérieur du ba-
rillet par des cordes minces, frappent les membranes.
Le barillet est peint en rouge ; sur ce fond se dé-
tache, en or et noir, de chaque côté du manche, le
dragon héraldique chinois, i^ong. du barillet o°>i8;
dianu des membranes o°>i4 ; long, du manche o^'ôo.
- 28 -
'"■^Tn"'*''' ID. 2132. Chang-Kou. Don du même. Tambour
semblable au n** 1780.
Bornéo. 2133. Tambour provenant de la peuplade
des Dayaks (v. la note du n^ 209 1). C*est un fût creusé
dans un tronc de palmier. Les membranes enrouléts
sur des cercles de bois couvrent les deux ouvertures
du fût et sont tendues par des bandes étroites de
rotin qui agissent à Taide de tirants comme les
cordages de nos tambours. Pour faciliter l'ac-
tion du serrage, les bandes de rotin sont pressées
contre le fût, sous chacune des membranes, à Taide
d'une ligature faite de ces mêmes bandes de rotin.
Haut, du tambour 0*^53 ; diam. de la grande mem-
brane o"275 ; de la petite o"'235.
Cl. m.
— 29 —
Classe III. — Instruments à vent.
Branche A — iNSTRUMbNXs a anche.
Sbction b. — Anche simple, libres sans tuyaux.
Colombie britannique. 2134. Anche à ruban. lost. exi. Enrop.
Reproduction exacte d*un instrument figurant au
Musée de la Smithsonian Institution, de Washington,
et en usage parmi les Indiens Bella-Bellas, habitant
Fort-Simpson. Il se compose de six planchettes de
o"i45 de longueur sur o°oio environ d'épaisseur et
o°030 de largeur moyenne Réunies côte à côtedans
le sens de leur largeur et assemblées par deux liga-
tures de ficelles, ces planchettes ont été façonnées
et arrondies dans leur contour extérieur de manière
que l'ensemble offre à la vue un appareil long et plat
de contour elliptique à chacune de ses extrémités.
Avant la réunion des planchettes, un ruban de soie,
de o»oi I environ de largeur, a été introduit vers le
milieu de la longueur des planchettes, entre la pre-
mière et la seconde ; ce même ruban repasse entre
la 2"* et le 3"% puis entre la 3"« et la 4"*, la 4'"« et
la 5^* et finalement entre la 5"« et la 6°* planchette.
C'est ce ruban qui, faisant l'office d*anche, est des-
tiné à entrer en vibration sous la pression du souffle
dirigé sur la tranche. Dans ce but, on a creusé,
depuis la partie étroite de Tappareil, formant l'extré-
mité supérieure, jusqu'à la proximité du ruban, puis,
— 30 —
^^\Twr^ au delà de celui-ci, jusqu'à Textrémité inférieure de
l'appareil, cinq canalisations de forme elliptique,
avec le grand axe dirigé dans ie sens de la largeur
des planchettes, dégageant ainsi le ruban et figu-
rant de la sorte une réunion de cinq tuyaux pourvus
chacun d'une anche. Lorsque Ton soufiFle fortement
dans l'appareil en appuyant l'extrémité supérieure
contre la bouche, il se produit cinq sons, dont l'in-
tensité et Tacuité augmentent en raison de la force
du souffle.
L'anche à ruban n'est pas précisément une anche libre. Mth
l'appareil étant tout exceptionnel et sans aucune importance aa
point de vue musical, il ne nous a pas paru utile do erèeri
son intention une section spéciale. Nous! 'avons donc rangé pl^
mi les anches simples, libres, sans tuyaux (les canalisaiionâ d?
pouvant, au surplus, être considérées comme des tuyaux). N>ai
nous sommes trouvés en présence d'une difflcalté semblable as
sujet du n» 902.
Sbction c. — Anche simple^ baitanU, avêc tuynu.
Sont-section oo. — Ancha «impie, battante et tuyau cyUndnqoe-
Id. 2135. Chalumeau. Don de M"** John Crosby
Brown. Pac*simile d'un instrument appartenant à
la collection (je la donatrice, au Musée métropolitain
de New -York. Simple tuyau en os dont la partie
supérieure, taillée en forme de biseau, est fermée
par une anche battante, comme celle de la clarinette.
Cette anche est fixée sur les bords de l'ouverture du
tuyau par une ligature faite de plusieurs tours de
cordes. Le son produit est le ^ i . Ce curieux
CI. m
— 31 —
spécimen de chalumeau, dont la partie principale iiwt- eii.-Europ
est presque semblable au bec de la clarinette, pro-
vient des Makahs, de la famille des VVakashan et habi-
tant la Colombie britannique. Long. tôt. o"io; long,
de la languette vibrante on>027.
Nous rangeouB cet intrument parmi ceux dont le tuyau est
cylindrique, quoiqu'il soit légèrement conique, parce que l'élar-
gissement ici est insuillsant pour classer Pappareil parmi les
tuyaux coniques octaviants. Pour qu'une colonne d'air ébranlée
au moyen d'une anche octavie, il faut que l'extrémité opposée à
celle où se place l'anche soit d'un diamètre quadruple (v. CataL,
t. III, p. 486). Il peut être utile aussi de faire remarquer que la
coloune l*air du tuyau résonnant en bourdon peut être aussi de
forme elliptique (ce qui se rencontre d'ailleurs souvent) ou
rectangulaire.
Maroc. 2136. Lira. Don de la Smithsonian Insti-
intion, de Washington (Etats-Unis d'Amérique). Fac-
similé d*un instrument connu aussi à Fez (Maroc)
sous le nom de lera. C'est un simple roseau de o"i7
de longueur dont on a détaché^ par une double fente à
la partie supérieure, une languette vibrante de o"o65
de longueur. Cette languette, par la disposition
qu'elle a reçue, ferme le tuyau, de sorte que, pour
faire vibrer la languette, il faut introduire le soufTle
par Textrémité opposée. En somme, c'est un tuyau
cylindrique muni d'une anche battante diposée d*une
façon opposée à celle adoptée pour rarghoul et la
summârah. L'intonation obtenue est le ^ , son
"i
^
i du son fondamental 7k -p- que le tuyau pro
— 32 —
inat. ext-Earap. duifaît dans dcs condîtions normales. Cet écart
CK III.
provient de ce que le noeud de croissance formant
le fond du tuyau et à proximité duquel se trouve
l'attache de Tanche, n'obture pas complètement le
tuyau et forme ainsi un ventre de vibration qui
provoque la production du son 3 au lieu du son \
fondamental.
Ce phénomône» trôs intéressant au point de vue de la loi de
vibration des tuyaux, prouve que, dans le cas du tuyaa cylin-
drique muni d'une anche simple (ou môme double), et réson-
nant consôquemment en tuyau fermé, Vappel d*air provoqnast
la formation du ventre de vibration nécessaire & la production
du premier harmonique ne doit pas nécessairement se trourer
au point de division mathématique, au premier tiers i partir
du fond ; il suffit, au contraire, on le voit, pour provoquer I1»
partage de la colonne d'air, qu'il y ait dans le voiiinage du poiot
de partage une communication avec l'air ambiant, cette com-
munication résultftt-elle môme simplement d'une obturation
incomplète.
Sbction d. — Anche doubU, avec tuyau.
Sous-sectioo aa, — Anche double et tuyau qrlindrique.
Colombie britannique. 2137. Sk-n'na, Don de
la même institution. Pac-simile d'un instrument
conservé dans les collections de la donatrice, où il
porte le n° 89.060. Il provient des Indiens Skid-
degates, habitant Haida, localité de Tarcbipel
de la Reine Charlotte, province du gouvernement
de la Colombie britannique. Ce nom de SA-â'»a est,
chez les naturels, le nom générique de tous les
instruments à vent. Un appareil semblable est en
usage sous le même nom, parmi les Indiens Mas-
2102 2180
2188
2108
2201
2229
— 33 —
setts, qui habitent la même île et on le trouve iwt. ext.-Europ,
aussi parmi les Indiens Bella Bella, à Fort Simp-
son, qui lui donnent le nom de k'od-k'ôinôlakiila '.
L'instrument se compose de deux coquilles en
bois creuses assemblées par leurs bords et fixées
par deux ligatures faites de quelques tours de fil,
de façon à donner à l'ensemble quelque ressemblan-
ce avec un pommeau de canne de forme conique
allongée, ronde sur les deux tiers de la longueur»
I légèrement aplatie à la partie restante, la plus
large. Les deux ligatures sont respectivement
placées à l'extrémité la plus étroite et au point où
commence l'aplatissement des coquilles. Celles-ci,
sur toute la partie comprise entre les deux ligatu-
res, sont si étroitement ajustées qu elles forment,
par la réunion de leurs parties creuses, un véritable
tuyau, tandis qu'au-delà on a conservé entre les
bords une très légère séparation. Il résulte de cette
disposition que l'extrémité large des deux coquilles
agit comme les lamelles ou languettes d'une anche
double. Il suffit, en effet, de souffler dans le tuyau
pour que les deux lamelles, en vertu de leur élasti-
citéy entrent en mouvement et mettent en vibration
l'air insufflé. Le son produit est le l^F^^—-- ; mais
''!='
' Renseignements dûs â l'obligeance de M. E. H. Hawley,
conservateur du susdit inusôe, au bienveillant intermédiaire
de qui nous devons l'instrument lui-môme.
— 34 —
iNt. ext..Enrop. qd pcut aisémcnt augmenter la vitesse de vibration
des deux lamelles en les raccourcissant, ce qui
s'obtient en les pressant légèrement entre le pouce
et rindex, tout contre la ligature qui détermine la
limite du tuyau. Le son peut ainsi monter de toute
une tierce mineure. Long. tôt. o»2o ; diam. min.
©■■oio ; larg. max. o'no30.
Notre appareil n'appartient pas très exactement & lacati-
gorie d'instruments que nous avons classés parmi les instru-
ments & anche, section d (anciie double avec tuyau). Géûêia
lement, les tuyaux résonnent par rintermédiaire de l'aDcbc
tandis qu'ici au contraire ce sont les deux langnettes qui
vibrent sous l'action du courant d'air insufflé dans le tuyao:
nous étions loin, naguère, de soupçonner l'existence d'oa
appareil semblable.
D*aprè8 M. Hawley, un instrument de construction analo-
gue, mais beaucoup plus long, en roseau, et également en deai
sections attachées par des liens à leurs deux extrémités, ler-
virait aux mômes Indiens dans leurs danses. Ce roseau, pt9&-^.
entre le pouce et l'index, donnerait plusieurs sons, suivautli
place où la pression s'opère Le musée de Washicgton poss :e
aussi un instrument du inôme genre (n» '.)5 7ô2) provenant le
Fez (lilaroc), où il est connu, du mcme que le n* précédent, soui
le nom de lera. C'est un tube de roseau qui mesure enTiros
0">15de longueur sur QnOl de diamètre, fermé & l'une deseitn
mités par le nœud de croissance et fendu longltudinalemeot
en deux sections égales jus(iu'à la distance de 0"06 do l'eitri-
mité fermée. Une des parties du roseau a été rendue pla^
flexible en découpant une entaille dans le roseau près i»*
l'extrémité supérieure de la fente, sans toutefois le percer.
Nous trouvons encore le même nom de lera dans la descni-
tion d'un instrument presque semblable, dans A. F. Mocklib-
FxRRTMAN, Up the Niger^ Londres 1892, p. 2t58.
Id. 2138. Sk'a'na. C'est un chalumeau provenant
— 35 —
des Indiens Massets,qui habitent les îies de la Reine imu ext.-Enrop*
Charlotte, comme les Indiens Skiddegates. De mê- ^^' "*'
me que chez ces derniers, le terme sk'à'na leur
sert à désigner tous les instruments à vent (les
deux tribus emploient, parait-il, un dialecte presque
semblable). L'instrument est formé d*un tuyau
aplati résultant de I assemblage, au moyen de quatre
ligatures de ficelle, de deux coquilles creusées qui
se terminent de façon à former la double languette
qui constitue l'anche. Celle-ci, pirise en bouche, four-
nit, moyennant un soufiBe énergique, un ^ 8g^ En
somme, cet instrument est apparenté au précédent,
sauf que dans ce dernier, l'insufflation se produit,
comme on l'a vu, du côté opposé à l'anche. Long.
tôt. o"505.
Noas avons déjà fait remarquer que les tuyaux mis en vi-
bration au moyen d'une anche, simple ou double, peuvent oc-
tavier par la simple pression du souffle, à condition que le rap-
port des diamètres respectifs des doux extrémités soit au moins
'le l : 4. Les tuyaux cylindriques résonnant en bourdon (ce qui
(^stle cas de l'instrumeot qui nous occupe) no peuvent « dou-
zièmer » sans qu'ils y soient aidés par l'ouverture d'une clef
établissant un ventre de vibration à la place reiiuiso. Ainsi,
ane plus forte pression du souille fait octavier un hautbois, un
hassoD, tandis qu'une clarinette ne peut reproduire à leur dou>
ziôme respective les sons fondamentaux de la colonne d'air que
par l'ouverture d'une petite clef spéciale placée à proximité
de Tanche. Mous avons vu, au n» 8136, qu'une ouverture
accidentelle peut parfois en tenir lieu.
L'instrument catalogué ci-dessus ainsi que les n»' 2134,
2139, ^3140,3141, 2142, 2148, nous ont été obligeamment procurés
par M"« John Grosby Brown, de New-Yorlt.
- 36 -
Inst. ext-Enrop. Sous-sectioB *6. - Anche aouble et tuyau conique.
Cl. HT.
Id. 2139. Cor d'appel. C'est un simple tuyau coni-
que formé de deux coquilles de bois creusées et
assemblées à l'aide de quatre ligatures de âcelle. A
l'intérieur de ce tuyau on en a glissé un autre qui
s'ajuste exactement dans le premier et qui est lui-
même formé de deux coquilles légèrement séparées
à leur extrémité supérieure, de façon à former deux
languettes comme celles d'une anche de basson^ et
qui entrent en vibration sous l'action du souffle in-
troduit par l'orifice inférieur du premier tuyau. On
obtient ainsi un son d'une certaine puissance, le
P^
z . Long. tôt. o"535.
Id. 2140. Cor d'appel. Mêmes construction et
provenance que le n» précédent. M"' John Crosby
Brown nous apprend que ce type lui a été fourni
sous le nom de médecine mans horn (cor de sorcier
guérisseur). Le son produit est le f(\ f— . Long.
'«^^
tôt. o*425.
Id. 2141. Cor d'appel. Fac-similé d'un instrument
des Indiens Bella Bella (v. n* 2134) figurant au
Musée de la Smithsonian Institution. Même con-
struction que les deux instruments précédents. In-
tonation : gtt~*^^ . Long. tôt. 0*230 ; l'ouverture
inférieure du tuyau, de forme elliptique, mesure
o°*o68 au grand axe, o"o38 au petit.
CJ. III.
son voisin du i^y— i — , avec un battement très
— 37 -
Id. 2142. Double corne d^ appel. Même provenance inst-exu-Ëarop,
que le précédent. Le principe de la construction est
également semblable, mais le tuyau est double ; et
les deux anches ne donnant pas exactement la même
intonation, il résulte, de la mise en vibration de ce
double tuyau par un canal d'insufiSation unique, un
^^ '
intense. Long. tôt. o"385.
Les tuyaux de cet instrument sont si courts, faisant en quel-
que sorte partie de Tanche, qu'on pourrait le ranger au besoin
diDS une sou8-8CctioQ spéciale : anche double sans tuyaux.
Chine. 2143. 2144. Heang-teih.Dons du Gouver-
nement chinois. Instruments semblables au n'' 119,
mais les dimensions sont beaucoup plus petites et
les intonations sont à la quarte supérieure. Long,
tôt., anche comprise, o'"330.
Id. 2146. 2146. Heang-Uih. Dons de M. Àug.
Beernaert, Ministre d'Etat. Construction semblable
à celle des deux numéros précédents, mais les di-
mensions sont encore plus petites. Les intonations
sont exactement à la quinte aiguë de celles du n*^
(19. Long, tôt., anche comprise, o°*32o.
Si Ton compare les intonations citées ayec celles du sona n»
1814 et df s heang-teih n» 1 J9, 2144, 3145, il en résulte la certitude
d'une intention de parenté, de relaiion entre ces différents ty-
pes. Le tona n^ 1814, & part quelques irrégularités pouyant pro-
Tenir de Tanche ou d'une imperfection technique, est bien cer-
tainement en ut, le heang^teik n» 119 est en fa, à. la quarte su-
périeure du n« 1814, les n«« 2143 et 2144 sont respeetlTement à
la quarte aiguë et les n*' 2145 et 2146 à la quinte aiguë du
n« 119 ; ces derniers sont donc & Toetave aiguë du n"* 1814.
-38 -
CI. III Branche B. — Instruments a bouche.
Section a. — Bouche bûeau ée.
Sout-teetion oa. — Bouche biseautée et tuyau ouTert.
Etats-Unis d'Amérique. 2147. Flûte de la tribu
indienne des Mohave, habitant le territoire de
TArizona. C'est un fac-similé dont l'original appar-
tient au Musée de la Smithsonian Institution de
Washington, reproduction exécutée par les soins
de cet institut et offerte à M"* John Crosby Brown,
qui a bien voulu à son tour la céder au Musée du
Conservatoire.
C'est un tuyau de roseau long de o"639 ^^ ^^"
diamètre extérieur moyen de o»oa7 et divisé en
deux parties, de même longueur environ, séparées
par le nœud de croissance. Dans la paroi du tuyau,
exactement au-dessus du nœud de croissance, on a
creusé une ouverture oblonguede o""oig de longueur
sur o"oo6 de largeur, dont les deux extrémités
débouchent respectivement dans chacune des deux
divisions du tuyau. L'une de celles-ci sert de canal
d'insufflation, l'autre constitue la colonne d'air des-
tinée à être mise en vibration ; pour multiplier les
intonations, cette dernière est percée de trois trous
latéraux. Si l'on souffle, sans autre expédient, dans
le canal d'insufflation, il ne se produit aucun son
parce que l'air, après s'être heurté contre la cloison
du nœud de croissance, s'échappe simplement par
l'extrémité antérieure de l'ouverture latérale qui met
— 39 —
6n communication les deux parties du tuyau. Si au
contraire on recouvre l'extrémité antérieure de cette
ouverture par le doigt jusqu'à la hauteur du nœud
de croissance, il se forme ainsi une bouche et l'air,
passant par le conduit fermé par le doigt, se dirige
longitudinalement vers l'extrémité postérieure de
Touverture latérale et vient se briser contre le
biseau de cette dernière, mettant ainsi ed vibration
la colonne d'air formée par la seconde division du
tuyau. Quelquefois les Indiens — et c'est le cas pour
l'instrument qui nous occupe — remplacent TofBce
du doigt par un ruban quelconque lié autour du
tuyau, à l endroit voulu. A Taide des trous latéraux,
on obtient approximativement les intonations :
index
médius
annulaire
Intt. eict. Èorop.
Cl. m
f
Colombie britannique. — 2143. 5(^tf< des Indiens
Skiddegates. Fac-similé d'un instrument conservé
au Musée de la Smithsonian Institution. Il est formé
par la superposition de deux coquilles creusées, en
bois. L*une des extrémités, la plus étroite, sert de
canal d'insufflation, Tautre est ouverte. La bouche,
découpée dans le milieu de la longueur d'une des
- 40 -
inat ext.-Euror coquîUcs, mcsurc o"050 dc long. suro"oi4delarg.
^' "** Les deux coquilles, assemblées à l'aide de trois
ligatures de ficelle, donnent au tuyau TappareDce
d*un gros cigare de o»36o de long., o»o32 dediam.
à l'extrémité étroite et o"o6o à l'autre, avec un léger
renflement au milieu de la longueur. Les sons ob-
tenus sont le fondamental et son premier bar-
^
monique
Nm
Etats-Unis d'Amérique. 2149. One Goot. Flûie
des Indiens Papago, habitant Gila Band, comté de
Mariscopa, territoire deTArirona. Simple tube de
roseau divisé en deux pièces assçmblées vers le
milieu de la longueur du tuyau par un tenon et une
embouchure découpés au couteau. Il est entouré
en différents endroits de ligatures faites de plusieurs
tours de fil qui n'ont d'autre but que d'empêcher
l'appareil de se fendre.
La disposition de la bouche est digne de remar-
que. Au lieu d'insérer dans Tintérieurdu tuyau uoe
pièce de bois cylindrique dont on enlève un seg-
ment longitudinal pour former le canal dinsuffla-
tion, suivant le procédé en usage en Europe, le
constructeur indien s'est simplementservj d'une lan-
guette de bois, plate, de quatre millimètres enviroo
d'épaisseur, qu'il a ajustée dans Tintérieurdutuyau,
laissant entre elle et la circonférence un espace ser-
vant à l'introduction de l'air. La languette est
CI. IIÏ.
— 4t —
maintenue en place à l'intérieur du tuyau par une inst. ext-Europ
cheville qui la presse après avoir traversé la partie
du tuyau opposée au canal d'insufBation (cette
précaution est, parait-il, rendue indispensable par
la sécheresse du climat dans lequel cette flûte est
en usage). En somme, c'est la bouche biseautée
réalisée par des moyens plus primitifs, et à la
fois plus compliqués que ceux qui nous sont familiers.
Le tuyau est percé de trois trous latéraux, deux sur
une face, à recouvrir par Tindex et le médius, un
troisième sur la face postérieure, à recouvrir par le
pouce. Il est probable que l'on a voulu imiter le
galoubet européen, mais sans y réussir complète-
ment. Intonations :
en sons
fondamentaux
en sons 2
i^m
irti
3
(^)
80
ff-(-^)-
cn sons 3 : ^ — f — f"~ 1 — ' ^
C^' 0 I 2 3
On voit qu'une gamme diatonique est réalisable
sur cet appareil par l'enchaînement des sons 2 et
3. Le quatrième degré de cette gamme, r^ (son 2), et
le huitième, la (son 3), peuvent être facilement
abaissés, le ré à Vui et le la au sol, en recouvrant le
premier trou latéral. Long. o"430, diam. o»o2o.
-- 4î» —
"* CI. lii"'^'* PÉROU. 2150. Silvadores ou vase sifflant. Fait en
poterie rouge, il provient de Cuzco et ressemble à
celui catalogué sous le n*» 857. Le flacon de droite
est de forme carrée et son couvercle sert de perchoir
à une sorte de perroquet également en poterie. Les
silvadores pourraient être rangés dans une sous-
section spéciale en raison de leur conformation :
bouche biseautée, sans tuyau. Le tuyau n'est ici. en
effet, qu'un canal d'insufflation communiquant à la
bouche du sifflet les pressions différentes que le
mouvement de Teau imprime à la masse d'air du
récipient. Haut. tôt. o^ig.
Nous empruntons à \f. Ch. Wiener (Pérou et Bolivie, ?UT\^
1880) (|uelqueB lignpB intéressantes au sniei des iUvadot es :
« L'anse du vabe rappelle & l'Indien la branche de Tarbie. Or,
sur cette branche, dans la nature, se balance le si nge, s'accroche
le perroquet, s'enroule le serpent ; aussi, sur ses vases, nom
verronslapparaître, comme ornements, de petits singes accrou-
pis, des perroquets et des serpents. Mais l'Indien ne p'Tçoit
pas la vie seulement par les yeux, il l'entend et il eomprend que
la mort seule egt silencieuse: aussi s'est-il eirorcé, avec uoe
ingéniosité remarquable, à donner la parole aux êtres en argile
qu*il a modelés. Il a appris à son singe et à son perroqaetâ
crier, à son homme qui boit à pousser des^cris de satisfaction.
Il sait faire pleurer sa statue. Le moyen employé est des
plus simples. Il accouple deux vases, transformés par qd
conduit en vases communiquants, il ferme une des extrétnitéis
et la perce seulement assez i)Our établir un sifflet dans la mas«e.
Le momdro mouvement du vase dans lequel se trouve un p^o
d*oau chasse ou aspire, par le niveau montant ou descendant
du liquide, l'air enfermé dans le vase à sifflet, ce qui produit
doux s->r)s...
Le vase re pré sente une ligure grave et triste, l'argile de ce
- 4à -
masque est très mince dans les coins de l'oeil et lorsque le Ust. ezt.-Èaro^.
liqnide remplit le yase, il suinte à trayers les points de la paroi Ci. m.
ménagée spécialement à cet effet et, dirigé par la paupière
comme par une gouttière, le liquide s'échappe lentement en
larmes qui se détachent de temps en temps et coulent sur le
plan incliné formé ipar les joues. L'effet de ce petit artifice e%t
saisissant.
Id. 2151. Silvadores. Semblable comme fonction-
nement au précédent. Les récipients, de forme dis-
coïde, sont au nombre de quatre, disposés en croix et
communiquant par un point de leur circonférence.
L'un d'eux est surmonté d'un oiseau, celui qui lui
fait face porte le goulot servant de canal d'insuffla-
tion. Le dos de l'oiseau et le goulot sont réunis
par une traverse et c'est dans le dos de Toiseau,
sous la traverse, qu'est pratiquée la bouche du
sifiBet. Haut. tôt. o^iqo ; larg. max. o'"i75.
Id. 2152. Silvadores. Sifflet en poterie rouge,
même provenance que le n* 2150. Le flacon de
droite représente un animal de fantaisie, une sorte
de félin. Haut. tôt. o"»i8.
Id. 2153. Silvadores. Poterie noire provenant de
Trujillo. Deux vases sphériques surmontés chacun
d'un long col, celui de droite étant modelé en forme
de figurine. Haut. tôt. o^iy.
Id. 2154. Silvadores. Poterie rouge provenant de
Cuzco. Vase sphéri^ue surmonté d'un col se parta-
geant, à la moitié inférieure de sa hauteur, en deux
branches formant arc de cercle et dont les extrémi-
tés s'ajustent dans la périphérie de la sphère. La
- 44 —
inat. ext.Eiirop. braiîche de droite porte la figurine d'un oiseau.
'^*"'' Haut. tôt. o"i8.
Algérie. 2155. Djouâk. Don de M. Exsteens.
Flûte de roseau à 5 trous latéraux, ornée de gra
vures. Pour le surplus, construction semblable à
celle du n* 361. Intonations:
i
ztz
1 — 1-
0
Long. tôt. o"295.
Id. 2156. Flûte en roseau. Don de M. Paul
Gilson. Instrument de forme semblable à Vilgoji
indou, n* 51. Cinq trous. Intonations :
tJ 0 I « ï 4 6
Long. tôt. o"39.
Congo. 2157. Flûte. Don de M. Em. Wanger-
mée, vice-gouverneur général de TEtat Indépen-
dant. Simple tuyau de roseau percé latéralement
de quatre trous. Chose extrêmement curieuse, cet
instrument possède la bouche de l'ancien lu chinois
(n"' 859 à 86 1), du siaku-hachi japonais (n* 714) et
de la krena bolivienne (n' 862), c'est à dire une
simple échancrure longitudinale rectangulaire pra-
tiquée tout à l'extrémité du tuyau. Intonations, en
sons fondamentaux :
î
Long. tôt. o»355.
CI. m.
— 45 —
SiAM. 2158. Klui, Flûte en ivoire de forme et de i»st. «fe.Bur.p.
perce cylindrique. L'extrémité supérieure est fer-
mée par un tampon percé d'une ouverture pour
former le canal d'insuflBation conduisant l'air vers
la bouche du tuyau. Cette bouche, longue de o"o20
(y compris le biseau de la lèvre supérieure), ne
mesure que o"»oo6 de largeur ; contrairement à
l'usage général, elle est placée sur la face antérieure
du tuyau, à o°058 de son extrémité supérieure. Les
trous latéraux sont au nombre de huit : un, à re-
couvrir par le pouce, sur la face postérieure, à
distance égale des sixième et huitième trous, ceux-
ci forés, ainsi que les cinq autres, sur la face anté-
rieure. Trois autres ouvertures encore ont été
pratiquées dans le tuyau vers son extrémité infé-
rieure, deux sur le côté, à 0*025 de distance, et un
troisième à une hauteur moyenne entre ces deux
derniers, sur la face antérieure du tuyau. Comme
ils sont percés de part en part, ils forment de la
sorte six ouvertures qui ne servent (comme nous
Tavons dit dans la description du n"* 18 18) qu*à
limiter l'action de la longueur du tuyau ou, mieux,
à régler l'intonation du premier trou latéral.
Intonations :
Un autre trou latéral supplémentaire, ouvert sur
le côté entre le 8"»« trou servant aux intonations et
lut. ext.-Europ.
Cl. lU.
— T,- ■■' ■ -m
- 46 -
la bouche du tuyau, est destiné à recevoir, comme
le ty chinois (n" 12g), une petite membrane prise a
la moelle du bambou et qui, par sa participation à
la vibration d'air, modifie le timbre. Long. lot.
0-432.
Voir, pour la composition des orchestres siamois, U noU
du no 804.
Soua-tection 6b. — Uonche biseautée et toyau fermé.
Etats-Unis. 2159. Sifflet. Don de M»«John
Crosby Brown, de New- York. C'est un large tuyau
en bois dont la section ovale mesure o"o6o au
grand axe, o'°045 au petit axe ; il est formé de deux
coquilles creusées dans le sens du grand axe, assem-
blée's sur les côtés et collées par une sorte de
mastic composé de résine et de cire, le tout conso-
lidé à l'aide de cinq ligatures de fil. Muni d'une
bouche biseautée occupant toute la largeur du
grand axe et fermé à l'extrémité opposée, ce tuyau
est percé latéralement de trois trous, le premier à
o"o70 de distance du fond, le deuxième à o*oî>3
de distance du premier, le troisième à o*o8o du
deuxième. En sou£9ant dans le tuyau, on obtient
les quatre sons
i
«y
Long. tôt. o'"404.
Colombie britannique. 2160. Sk*&*na, sifflet des
Indiens Skiddegates. II est en bois, formé de deux
— 47 ~
coquilles creusées et assemblées par deux ligatures.
La fornae ressemble à celle du n^ 2148, mais la
coquille supérieure, dans laquelle est taillée la
bouche, est aplatie et le tuyau est fermé, c*est-à-
dire qu'il résonne en bourdon. La bouche mérite
une mention spéciale. La lèvre supérieure est di-
visée en deux parties dans le sens de sa longueur,
le biseau de la partie gauche est plus allongé que
celui de la partie droite. C'est une fantaisie de con-
struction dont il n'est guère possible de s'expliquer
i
le but. Intonation : |dy — — . Long. tôt. o"383 ;
diam. à la partie supérieure *o«o30 ; à la partie
inférieure o"o65.
Id. 2161. Sifflet provenant de Victoria, chef-lieu
de la Colombie britannique. Tuyau de bois circu-
laire et légèrement conique, formé de deux coquilles
creusées et réunies par leurs bords à l'aide de deux
ligatures de jonc. Le canal d'insufflation est décou-
pé par moitiés dans les deux coquilles ; la bouche,
située à 0*078 de l'extrémité, est taillée dans
la coquille supérieure et la colonne d'air dans la
coquille inférieure. Ce sifflet donne deux sons, le
12p.
et sa douzième, le fa. Long. tôt. o"i64
i
environ ; diam. à l'extrémité supérieure o"oi4 ; à
l'extrémité inférieure o^ig.
Id. 2162. Sifflet. Même provenance que le précé-
Init« ext.-Burop.
CI. ni.
- 48 -
iniL ext-EuTop. dent ct construît de la même façon, sauf les dimen-
sions et la forme, ici plus ou moins ovale, la bouche
étant taillée dans le sens du grand axe. A Textré-
mité supérieure du canal d'insufflation, le tuyau est
carré et mesure o"o 1 5 environ de côté; à l'extré-
mité inférieure du tuyau, le grand axe mesure
0*028, le petit o™o22. Les deux coquilles sont réu-
nies par leurs bords à l'aide de deux ligatures de
ficelle. La bouche, taillée dans la coquille supérieure,
à o°>052 de Textrémité du canal d'insufflation, esttrès
régulièrement faite. Comme le précédent, ce sifflet
donne deux sons, le ^--!— • et son harmonique 3,
fa JJ. Long. tôt. o«i40.
Id. 2163. Sifflet, Même provenance que le précé-
dent, travailet forme identiques, sauf les dimensions,
qui sont beaucoup plus grandes. Celui-ci mesure, à
l'extrémité supérieure du canal d'insufflation, 0*035
au grand axe de l'ovale et 0*027 au petit, o'oôf
au grand axe de l'extrémité inférieure et 0*^39 au
petit ; la bouche se trouve placée à o"i25 de l'ex-
trémité supérieure du canal d'insufflation. Quatre
ligatures de jonc. Le son produit est la fondamentale
fe
Ce sifflet et les deux qui précèdent sont intéressants pur l'a-
niformité de principe de leur facture : tuyau bouché, formé
à l'aide de coquilles de bois.
^ 49 —
Chine. 2104. Koixe (Collection de douze). Don du ^n«- «t.-Earop.
Gouvernement chinois. Spécimens très intéressants
de l'appareil que nous avons déjà catalogué sous
les n"** 707 et suivants et que Ton attache à la queue
des pigeons pour éloigner les oiseaux de proie.
II résulte de l'examen de ces sifflets que la bonche biseautée
est fréquemment associée à un récipient ari'ondi: d'où la néces-
sité d'une troisième soos-section, ce» à bouche biseautée et
récipient (y. ci-dessus» p. IV). Toutefois, pour ne pas séparer
cas instruments provenant d'un môme dout nous les rangeons
tons dans la sous-section 66, celle, du reste, à laquelle appar-
tiennent la plupart d'entre eux.
SscTioN 6. — Bouché laUfoU.
Soai-MClioB 66. — Btnche latérale et tayan fermé.
CoNQO. 3165. Flûte, C'est; un simple roseau en-
jolivé d'ornements gravés et qui nous paraît être
ToBuvre d*un chercheur fantaisiste. Ce tuyau est
fermé à son extrémité supérieure par un noeud de
croissance et, vers le milieu de sa longueur, par un
autre noeud. Une ouverture de forme elliptique
taillée au canif à proximité de la fermeture supé-
rieure sert de bouche. Lorsqu'on appuie l'extrémité
fermée supérieure du tuyau contre la lèvre inférieure
et qu'on dirige le souffle vers le bord de cette em-
bouchure, on obtient, quoique très faiblement, les
harmoniques
— 50 —
loBt. ext.-Barop. c'est à dire la résonance harmonique d'un tuyau
Cl. m. . .
fermé.
A o"io environ de Textrémité inférieure du tuyau
se trouve un autre nœud de croissance, qui n*a été
pereé à Tintérieur du tuyau que sur une partie seo*
lement de sa surface. De cette disposition il résulte
que rinstrumentiste a à sa disposition un second
tuyau, fermé par le nœud de croissance centrai et
dont la colonne d'air peut s'ébranler par son orifice
même, servant d'embouchure transversale. Jouée
de cette façon, la flûte donne la résonance
harmonique
8»
£>— 1 —
résonance d'ailleurs fausse à cause de la présence
du nœud incomplètement enlevé, déterminant Tir-
régularité de la colonne d'air. Long. tôt. o^ôg.
Sbction c. — Bouche transversale.
Soaa-SMtion aa. — Bouche traniversale et tvyaa fermé.
PÉROU. 2166. Syringe polycalame. Flûte de Pan
composée de quatre tuyaux et reproduite d'après
l'original provenant des fouilles entreprises par
M. Quesnel à Ancon, près de Lima, et conservée au
Musée du Trocadéro à Paris ; est le travail de repro-
duction étant dû à l'obligeance de MM. J. Thibou-
ville-Lamy & C**, de Paris. Ordre des intonations
— 5» —
données par les tuyaux dans leur état actuel : ^°*^- e«i Europ,
^ ^ Cl. m
:«»=
avec les octaves respectives Long. max. des tuyaux
à l'intérieur: o"075; 0*073; o^oôg; o"o62.
Id. 2167. Syringe polycalame. Semblable à la
précédente» même origine. Les intonations diffèrent
un peu, la longueur des tuyaux ayant peut-être été
modifiée.
Congo. 2168 Syringe polycalame pro prenant,
parait-il, du Haut-Congo. Assemblage de quatre
tuyaux en roseau attachés longitudinalement l'un
à côté de l'autre par des liens en écorce de roseau.
Ils donnent, dans Tordre qu'ils occupent actuelle-
ment» les intonations suivantes :
^
^f=tr.
^
Long, du tuyau le plus long o" 183 ; du plus court
0"i3O.
lo. 2169. Syringe polycalame, provenant de la
région du Kasai Huit tuyaux assemblés par dix
ligatures. Partant du tuyau le plus long (o»i75)
pour aboutir au plus court (o"o7s), on obtient les
intonations suivantes :
fat 5t
i
Fl^
— 5â —
utt. ext..Bttrop. Id. 2170. Sifflât provenant du Kasai où, paratt-ii,
il appartenait à un chef. C'est une pointe d'ivoire
dont Textrémité la plus grosse a été évasée jus-
qu'aux bords pour servir d'embouchure. Pour pro-
duire un son, on doit recouvrir presque entièremeot
de la lèvre inférieure l'orifice qui sert d'embouchare.
La canalisation dans la pointe n'étant pas bien
longue, — o"o6 environ, — le son obtenu est ap-
proximativement le ^"^^ ; encore, cette intona-
tion varie-t-elle par la couverture plus ou moins
complète de l'embouchure. Long. tôt. 0*245.
Id. 2171. Sifflet provenant de l'Aruwimi. C'est une
pièce de bois taillée en forme de colonnette couronnée
par un chapiteau octogonal. Le fût est entièrement
recouvert d*un fil métallique d*un très joli travail
La partie supérieure de la colonnette est percée
longitudinalement de façon à former un tuyau de
o"o6 environ. Ce tuyau s'évase à Textrémité du cha-
piteau et l'ouverture ainsi faite sert d embouchure.
Le son produit est le ^~^ . Long. tôt. o"i58.
Id. 2172. Sifflet en bois. Celui-ci provient du
district de l'Equateur. La forme est celle d'un cy-
lindre de o'^iao environ de longueur sur o"oi2de
diamètre, avec deux renflements sphérifues de
— 53 --
o"o2s environ de diamètre, l'un à o"»o32, l'autre à in«. «xt.-Eqrop.
o'"o85 de distance de Textrémité inférieure du tuyau.
La partie supérieure est taillée en double biseau.
Au milieu de Tarête ainsi formée, on a foré, dans le
sens longitudinal du sifSet, un canal cylindrique, de
o"028 environ, dont l'orifice sert de bouche. Le son
obtenu est le ^^r— . Un anneau de cuivre, traver-
i«^
sant le renflement sphérique inférieur, sert à sus-
pendre le sifiSet au cou à Taide d'un ruban ; une
petite bandelette de laiton est tournée en spirale
autour du tuyau entre les deux renflements.
Id. 2178. Sifflet. C'est celui d'un chef Budja,
peuplade habitant le district des Bangala. Pièce de
bois, de o'"46 de longueur, en forme de cône tronqué,
terminée à la partie supérieure par un renflement
recouvert d'une bande d*étoffe à laquelle est cousue
une bandelette de même étoffe découpée en collier
et destinée à suspendre le sifflet au cou. Les deux
extrémités et le milieu de la pièce de bois sont ornées
de bandelettes de fer. La bouche est découpée en
double biseau» dont le plus long s*appuie contre la
lèvre inférieure, tandis que l'arête du plus court
reçoit le souffle destiné à mettre la colonne d*air en
vibration. Celle-ci, forée dans le sens de l'axe du
tuyau, va en se rétrécissant dans le sens opposé à
la bouche et se termine à une profondeur de o"30
environ. Intonation: mr3z= • Long. tôt. o"46;
\
-- 54 —
^"^rm*""'''' ^*^"^* ^ l'«tréinité supérieure 0-027 ; à rextrcmitc
inférieure o"oi5 environ.
Id. 2174. Sifflet en bois provenant du Haut-Congo.
L'apparence est celle d'un petit baril cerclé ao milieu
de sa hauteur. Sur la circonférence du grand dia-
mètre se trouvent découpées en saillie deux tubulures
dont l'une est traversée par un anneau de fer destiné
à suspendre l'appareil , tandis que l'autre est percée
d*un trou communiquant avec la capacité d'air à
l'intérieur du sifiSet. Si Ton souffle sur les bords de
l'ouverture que présente l'un des petits côtés dn ba-
ril, la tubulure étant ouverte, on obtient
"P'
la tubulure fermée, Tintonatlon baisse d'un demi-
ton. Long. tôt. o"o8o; diam. max. 0-055; ^^•
aux extrémités 0-025.
Id. 2116. Sifflet en ivoire, provenant des Babuendi,
peuplade du district des Cataractes. Il reproduit la
forme de la clef forée, que les indigènes avaient
probablement vue entre les mains d'Européens qai
s'en servaient en guise de sifflet. Un trou latéral
permet de varier l'intonation principale. On obtient
les 3^^
m
Id. 2176. Sifflet en ivoire. Mêmes provenance et
construction que le précédent. Intonations :
8«
— 55 —
Congo. 2177. Sifflet provenant du Haut-Congo. Sa '"*• «*' ^"«t)
construction particulière et la résonance exception-
nelle qu'elle engendre méritent un examen appro-
fondi.C'est un tuyau d'apparence conique terminé à sa
partie supérieure, immédiatement sous Torifice ser-
vant d'embouchure, par un renflement piriforme, et
mani,vers le bas, d*un seul trou latéral. Lorsque Ton
appuie Torifice du tuyau contre la lèvre inférieure
en dirigeant le soufiSe contre le bord de Tembou-
chureet en tenant le trou latéral fermé, on obtient le
i
; lorsqu'on débouche le trou latéral, le
son, au lieu de monter, comme on pourrait le sup-
poser d'après la pratique ordinaire des instruments
à vent, baisse d'une tierce mineure, c'est-à*dire que
l'intonation produite est le ^^ itp '. Ce phénomène
est-il dû au hassard ? Non ; il résulte d'un phénomène
d'acoustique parfaitement explicable et intention-
nellement provoqué, puisque le Musée possède
plusieurs spécimens du même instrument, dans des
tonalités différentes. Le but nous paraît être la con-
struction d*un appeau destiné à imiter la voix du
coucou ou de tout autre oiseau d*un chant analogue
au sien; et la ressemblance est absolument parfaite.
Essayons maintenant d'expliquer le phénomène :
Le genre de tuyau qui nous occupe est celui que,
dans nos Etudes expérimentales sur la résonance des
loBt ext.Bnrop*
CI. 111.
- 56 -
colonnes d'air de forme conique, ironc'conique ei ^lin-
drique, nous avons désigné sous la lettre A(v. Caial
t. III, p. 45g). Il résonnerait donc comme un tuyaa
ouvert, si l'irrégularité voulue de la colonne d'air ne
causait une perturbation dans la résonance naturelle.
Le constructeur, au lieu de donner à la perce la
régularité du cône droit. Ta élargie, renflée, en
suivant le profil piriforme qu'affecte le contour ci-
térieur. Il en résulte que lorsque le trou latéral est
bouché, les deux premiers sons de la résonance
harmonique, au lieu d'être i l'octave : '^ —
sont à la quinte augmentée : 2 y-^m-^^^ . Il appert
fT r _
de nos expériences que rabaissement produit par Tir-
régularité du tuyau affecte bien d'avantage le son 2
que le son i : nous venons de voir en effet qu'il a
abaissé le premier de toute une quinte diminuée.
Lorsque l'on débouche le trou latéral, le diapason da
tuyau monte d'une tierce augmentée, mais la réso-
nance reste fausse, toujours à cause de l'irrégularité de
la colonne d'air, et les deux premiers sons deviennent
^ , formant un intervalle de sixte
majeure.
'L'examen plus détaillé du tuyau permet d'obser-
ver que le son i du tuyau, avec le trou latéral fernoé,
est très faible ; que le son 2» lorsque le trou latéral
— sy -
est ouvert, ne fait entendre qu'un léger susurrement, inst. ext«»i!iiropt
dont rintonation est à peine appréciable. En som- ^'' '"'
me, l'instrument ne produit que deux bonnes notes :
:«^
4:
la plus haute étant produite comme
son 2 du tuyau, avec le trou latéral fermé, la plus
basse, comme son i du tuyau avec le trou latéral
ouvert. — Long. tôt. o"32o.
Id. 2178. Sifflet, Origine et construction sembla-
bles à celles de l'instrument précédent. Celui-ci donne
les intonations 2 r — ^ — P^^ dont même le timbre
reproduit à s'y méprendre la voix du coucou. Le
haut du tuyau, immédiatement sous le renflement
piriforme, est naïvement enjolivé, en guise de per-
les, à l'aide de graines rouges et brunes fixées dans
une substance molle, disposée en forme de bague,
de o"oi5 environ de largeur. Long. tôt. o»3i5.
Id. 2179. S'f^tfMdêmesprovenance et construction
que les deux précédents, sauf que le tuyau de celui-ci
est enjolivé de gravures grossièrement découpées.
Intonations : l£ [ fiz . Long. tôt. o"28o.
Id. 2180. Sifflet en ivoire. Celui-ci provient des
Batende, peuplade du Stanley-Pool. Il reproduit la
forme d*une sorte de vase qui se rencontre parfois
dans les poteries égy tiennes. Muni d'un trou laté-
ral, il fournit distinctement les deux sons
Inst. ezt.-Burop.
Cl. III.
-58-
Id. 2181. Sifflet. Il est en bois, avec un renflement
cylindrique à proximité de l'embouchure, et garai
d*un anneau de fer, quelques bandelettes de fer, de
laiton et de fil de laiton entourant la partie infé-
rieure du tuyau. Un seul trou latéral, non loin de
Textrémité inférieure, qui est bouchée. Ce sifflet pro-
duit deux sons :
ÏS
m
avec le trou latéral ouvert.
avec le même trou fermé. Long. tôt. o»335.
Id. 2182. Sifflet. Celui-ci, également en bois, est
recouvert sur la moitié de sa longueur d*une étoffe
en fîbre végétale, de coquillages et d'olives fixés par
de minces bandelettes de cuivre enroulées en spire.
La colonne d'air est conique, mais d'un développe-
ment insuffisant pour produire les harmoniques
d'un tuyau ouvert. Les sons produits sont les
go-.».
p
:«»=
Long tôt. o"»430.
lo. 2183- Sifflet en bois à double biseau, l'ori-
fice supérieur servant de bouche. Tuyau coni-
que fermé résonant donc comme un tuyau ouvert,
mais imparfaitement, à cause des défectuosités delà
colonne d'air. Il donne les harmoniques
EÈ
ft
A ce sifflet principal sont suspendus dix autres
petits sifflets en bois façonnés en tuyaux fermés et
dont la longueur varie entre o»037 et o"i30. Long,
du tuyau principal o"3io.
^ 59 —
lott. ext.-Burop.
ftont-aection bb. — Boache transversale et tuyau ouirett. qI, m.
PÉROU. 2184. Tibia. Pac-simile d un instrument
trouvé à Âncon, département de Lima, et conservé
au Musée du Trocadéro à Paris (n« 4751). Cette
tibia — dont la reproduction est due aux soins
obligeants de la maison J. Thibouville-Lamy et C<«,
de Paris, — est faite d'un os de ruminant, lavigogne.
Elle est percée latéralement de cinq trous, le pre-
mier à partir du bas ne servant qu'à régler Tintona-
sion du son le plus grave, — si ce n*est même, vu
sa faible influence, à suspendre l'instrument. La
bouche consiste en une simple échancrure en V
découpée à la partie supérieure de l'instrument.
Pour faire parler la flûte, il faut en fermer partiel-
lement Forifice supérieur en le recouvrant de la
lèvre inférieure et diriger le souffle contre les bords
tranchant de Téchancrure : disposition qui présente
une analogie assez grande pour fixer Tattention avec
les anciens lu chinois (n"* 859 à 861;, le siaku-hachi
japonais (n* 714), la krena bolivienne (n« 862; et une
flûte congolaise (n° 2157). Intonations :
8»
i
. r^ I r-U-t
• • • • Ô o
• • • Ô O • Ô
• • o • o o o
#000000
Long. tôt. o«i7.
— 6o —
tnst. Mt.-Enrop. Egyptb. 2185. Doublâ Sifflet, taîUë dans un frag-
ment d*os représentant une figure humaine gros-
sièrement sculptée. La double canalisation intérieu-
re a malheureusement disparu sous Taction dévas-
tatrice du temps, de sorte qu'il est impossible de
faire parler les tuyaux. Long. tôt. o"i57.
Congo. 2186. Sifflet^ provenant des régions rive-
raines de TAruwimi, dans le district de ce nom. Il
est en bois noir, le contour extérieur affectant une
forme conique, avec un renflement ovoïde sous
l'embouchure transversale ; à l'extrémité opposée,
le tuyau s'élargit et se termine par un ornement
aplati surmonté d'une pointe taillée en fer de lance
La colonne d'air, libre aux deux extrémités, sait le
contour extérieur du sifflet, de sorte qu'au lieu de
faire entendre la série régulière des harmoniques des
tuyaux ouverts, on n'obtient que les sons i et 4:
p
Long. tôt. o"30.
Branche C. — Instruments polyphonbs a
reservoir d*air.
Sbction a. — Réservoir d*aif sans tuyaux,
Etats-Unis d Amérique. 5^87. Rocking meloieon
(fr.= mélodéon à bascule). C'est un instrument
d'invention américaine, pour autant que Ton puisse
— 6i —
qualifier d'invention une variante du type physhar^^ iwt. exu-Europ.
monica, inventé à Vienne, vers 1 82 i , par Haeckel et
qui n*est lui-même qu'une nouvelle application de
Tanche libre chinoise, déjà utilisée en Europe, à la
fin du XVIII"* siècle, par l'allemand Kratzenstein
et, en 1810, parle français Grenîé.
Le mélodéon se compose de deux soufflets cunéi-
formes, le soufflet inférieur servant de pompe, l'autre
de réservoir d*air. Au-dessus de celui-ci est placé le
sommier, dans lequel sont rangées deux séries
d^anches libres donnant respectivement, la première,
une gamme diatonique (sans altérations) de (& ■
à ^ r la seconde l'échelle chromatique
^^^^^^^
Au-dessus du sommier se trouve une planchette
dans laquelle sont rangés chromatiquement, comme
les touches d'un piano, 37 boutons d'ivoire terminés
chacun par une pointe de fer. Cette pointe appuie
sur une soupape qui empêche la communication
entre Tair du réservoir et Tanche. Quand on presse
sur le bouton, la pointe ouvre la soupape, Tair com-
primé dans le réservoir s'échappe et met l'anche en
vibration. Long. tôt. o"435 ; larg. 0*125; haut,
moyenne o"i3i.
D'après des renselguements fournis par la Prescott Piano Go,
iU Goneord (New Hampshire)» à l'obligeante intervention de
— 6a —
inst. ext.. Bvrop M"« John Orosby Brown, de New-Tork^ le mèlodëoo aérait eonoa
^' '^'' aox Btats-Unis depuis 1895. Le premier instrumenl, appelé aussi
Elbow melodeon (mélodéon à coude)» est attribué à un facteur de
Canton, dans l*£tat de MassachuBette. Abraham PreMOtt,ëtft-
bit à Goncord vers 1896, fabriqua pendant une dizaine d'annéei
un assez grand nombre de ces instruments, dont qu«lqnes-iiss
subsistent encore. Un autre facteur, ancien ouvrier de Preseott,
s'établit & son tour pour la production des mélodéODS et sob
fonds, assez important, fut repris vers ISiO par la maison D^r-
born and Bartlett, également établie & CSoneord. Bartlett, loi
aussi, avait été ouvrier chez Preseott.
Branche D. — Instruments a bmbouchurb.
Skction a. — Instrununis à embouchure^ simpUs eu nuiuftk.
Soudan. 2188 Attirail de fSticheur, Il se compose
d*un masque en bois sculpté, de Teffigie, également
en bois sculpté, du dieu Ko' Man, de deux trompes
en fer et de deux longues courges évidées et époio-
tées, dont la capacité d'air résonne par le frapp^
ment de la main sur l'ouverture produite par cette
dernière opération.
Nous devons à M. Louis Ëxsteens, directeur du
Comptoir ethnographique à Bruxelles, Tintéressaote
notice que voici concernant ces objets :
Le culte de Ko' Man fait l'objet, chez les Bambara (région
occidentale du Soudan français), d'une sorte de société secrète
au sein do laquelle ne sont admis w^c^ie les hommes. Ce
culte rentre* dans l'organisation générale du nama ou
fétiche de Eo'man, seule manifestation religieuse pratiqaée
par les Bambara.
Chaque Tillage possède son arbre sacré, ~ en général un
tamarinier, — dont les branches basses forment uns aorte di
- 63 -
réduit obscur où se tienl le nama. Le peuple lui saertfie ^"**' "*i^"'''''*
des moutons, des chiens, surtout des poulets (>) (suryi-
vance sans aueun doute des sacrifices humains), lui fait
des offrandes de miel et de friUts. Lorsque le sorcier, prêtre du
culte, fait sortir le nama k certaines occasions pour le pro-
mener, en dansant, dans le yillage, il se couvre la face du
masque en bois sculpté à trois cornes et percé de trous à Ten-
droit des yeux et de la bouche. L'effigie du dieu Ko* Man,
laillèe dans un bloc de bois, représente une figure humaine
portant deux oreilles pointues et deux longues cornes, ce qui
le rattache au culte de l'Antilope, ai répandu dans l'Afrique
centrale, et dont il constituerait une forme anthropomorphi-
sé»>. La partie inférieure de l'effigie se termine par une rai-
nure seryant à la fixer sur une armature de bois ou de plumes
portée par le sorcier*
Des féticheurs ou initiés accompagnent le nama en souillant
dans les trompes de fer ; ils sont censés parler à l'oreille du
dieu. D'autrds» quelquefois au nombre d'une cinquantaine,
utilisent les courges, scandant ainsi d'un rythme court la
danse de ceux qui accompagnent le nama.
Les sorties du nama, qui ne se pratiquent que la nuit, sont
subites et mystérieuses et inspirent à tous une terreur extraor-
dinaire. Seuls les initiés peuvent le voir, tous les autres se
cachent dans les recoins les plus obscurs des cases, car celui
qui Yoit ou se laisse voir meurt dans Tannée.
CoNQO. 2189. Trompe. Don de M. L. Cavens.
C'est un simple tuyau en bois très léger, terminé
par un renflement en forme de pavillon. Cette pièce,
extrêmement intéressante, est ornée *de sculptures
sn relief naïves, dont trois lézards constituent les
sujets principaux, Tun couché dans le sens de la
longueur du tuyau, les deux autres transversa-
< Les trompes de fer et le fétiche lui-même, catalogués
si-dessus, portent encore la trace du sang des poulets sacrifiés,
-64-
^'"'"J!*'^,^"*'' lement. Embouché comme la trompette, ce tuyau
eu lil. f^
donne le ^— j— . Long. tôt. o» 590.
Id. 2190. Trompe de guerre, provenant du Haut-
Uele. Faite d*une pointe d'ivoire, elle a l'embouchure
placée latéralement, comme il est d'usage générai
au Congo dans les instruments de cette espèce.
L'extrémité de la pointe, en deçà de Tembouchure,
étant percée à jour sur toute sa longueur, sa fer-
meture par le doigt produit un abaissement du son.
La trompe donne conséquemment deux intonations,
, Long. o»5i.
Id. 2191. Trompe, Elle est en ivoire ; Tembou-
chure rectangulaire est pratiquée dans la partie
concave de la courbe, à vingt centimètres environ de
la pointe, à laquelle on a ménagé un renflement
piriforme. Long. tôt. o"6o.
On se figure difficilement, à l'aspect d'un appareil aonorf
quelconque, le parti que l'étude et la pratique permettent d'an
obtenir. Ceci est du reste aussi vrai pour nos instruments qv^
pour ceux des peuples primitifs. Qui n'a jamais entendu jouer
du violon ne 8e figurerait pas ce qu'il est possible d'obteotr de
cette simple caisse de résonance montée de quatre cordes. De
môme, là où l'inexpérience des Européens ne peut produite que
des sons rauques, des bruits discordants, les indigènes obtien-
nent des effets qui touchent de très près au domaine de i'art.
Voici à ce sujet quelques lignes empruntées à la relation d'ns
voyage de Schweinfurth dans TUele {Annales du Muiée éM Ct^
go, I, Instrumenté de musique, p. 13). Parlant de deux soDoenrs
de trompe dont il reçut aubade à la cour de Munsa» roi des
Mangbetu :
- 65 -
« Ils étaient, écrit-il, tellement maîtres de leur instrument,
sachant donner à lours sons une telle étendue, une telle sou-
plesse, qu'après les avoir fait retentir à Tégal des rugissements
d'un lion ou des cris d'un élèptiant en fureur, ils les modu-
laient jusqu'à les rendre comparables aux soupirs de la brise
ou aux doux chuchotements d'une voix amoureuse. L'un de ces
virtuoses, dont la corne était si lourde qu'il pouvait à peine
Il maintenir dans une position horizontale, exécuta sur cette
trompe des trémolos et des trilles avec autant de précision et
de délicatesse que s'il eût joué de la flûte. •
Id. 2192. Trompe d'ivoire. Embouchure ovale à
o'"265 de la pointe. Long. tôt. 0^74.
Id. 2193. Trompe en bots. Provenant du district de
i'Uele, elle est entièrement taillée dans un tronc
d'arbre évidé et se termine par Tébauche d'une tête
d'animal. Un trou latéral sert d'embouchure. Long.
tôt. o""65; diam. à la partie inférieure 0^14,
Id. 2194. Trompe en bots. Mêmeprovenance que la
précédente. C'est un rameau évidé, la partie supé-
rieure se terminant en pointe, et entouré sur presque
toute sa longueur de bandelettes en peau de serpent.
Embouchure latérale. Long, tôt o"»56; diam. à là
partie inférieure 0^55.
Chine. 2195. Lapa. Don du Gouvernement chi-
nois. Trompette droite ressemblant au hwang'teih
n* 140. Provenance : Shanghaï. Harmoniques :
Insl.ext.-Europ.
Cl. III
Wz
i
.-t-
-4^
Long. tôt. i"505.
— 66 —
'"•* c";f "°''' ID. 2196. Lapa. Don du même. Semblable au pré-
cédent; même provenance.
Id. 2197. Lapa. Don du même. Semblable au
précédent; même provenance. Harmoniques :
M^^r^&~j—i—!^ . Long. tôt. 1*55.
12 » 4 5
Id. 2198. Cha-Chiao. Don du même. Trompette
recourbée semblable au hwang^Uih n* 1867. Prove-
nance : Canton. L'embouchure n'a que très peu de
profondeur et, par suite, le timbre de l'instrument
offre une ressemblance frappante avec celui d*un
instrument à anche. C'est une sorte de miaulement
qui ne doit pas s'écarter beaucoup des sons de
l'ancien clarino. Harmoniques :
Long. i"30.
Thibbt. 2199. Trompette sacrée Elle est faite
d'un os humain, le fémur, et sert dans les cérémonies
religieuses des Lamas (prêtres de Bouddha). D'après
M. C. Bngely c'est généralement le corps du dernier
lama décédé qui est mis à contribution pour four-
nir la trompette, laquelle est d'autant plus con-
sidérée qu'elle est plus longue. On rencontre quel-
quefois de ces trompettes très richement ornées de
métaux précieux. Celle que nous cataloguons est
dépourvue de tout ornement. Les deux saillies
-67-
formant la rotule sont percées, de manière à fournir '"^ "*;;f ""''
ainsi, par le dédoublement de la colonne d'air, une
sorte de pavillon. Intonation : ^ i — . Long
Cl. m.
0-35-
Les prêtres Kalmouks du Sud de la Russie emploient,
paralt-il, sous le nom de gangurih, une trompette du môme
g^nre.
Classe IV — Instruments à cordes.
Branche A. — Cordes frottées.
Section a — Cordes frottées par Varchet,
Chine. 2200. Ja Kin 'rh (fr. = luth élégant). Don ^^^ ^^^ .^„^^
du Gouvernement chinois. Il provient de Tientsin. ci.iv.
Cette ville étant en quelque sorte le port de Pékin, il
est probablement d'origine pékinoise. Mêmes con-
struction et accord que le n* 1894; comme celui-ci,
il se joue à l'aide d'un archet. Long. tôt. 0^60 ;
larg. max. o"'i55.
SiAM. 2201. SauhTai. La forme générale rappelle
celle du r^6a6 javanais (n* 1898). Le manche et les
trois chevilles sont également en ivoire, ainsi que
la pointe. La caisse sonore est formée d'une demi-
noix de coco offrant sur le dos trois protubérances;
son ouverture antérieure, piriforme, est recouverte
d'une membrane servant de table d'harmonie, sur
laquelle s'appuie un chevalet de bois ayant la forme
d'un segment d'anneau. Le cheviller est creux et se
— 68 —
"'* ". îv'"** termine en pointe à l'extrémité supérieure. Les
cordes, en soie, sont au nombre de trois ; elles sec
roulent sur les chevilles à l'intérieur du manche c:
en sortent, réunies, par un petit trou percé immédia
tement sous le cheviller. Ces cordes reposent surk
chevalet et s'attachent par un coin de bois dans l:
trou circulaire percé dans la pointe et à quatre cen-
timètres environ du bord de la caisse de résonance.
A peu de distance du trou par lequel sortent ie>
cordes, une ligature, formée de sept tours de cordes,
les serre contre le manche, agissant ainsi en guise
de capotasto. Le haut du manche est orné, er
manière de couverture, d'une sorte de tuyau en mé-
tal niellé, d'un travail très intéressant.
L'archet se compose d'une baguette d'érable en
forme de / très allongé et d'une mèche de crin fixée
d'une part à l'extrémité inférieure de la baguette, de
l'autre à quelques centimètres de l'extrémité infé-
rieure, là où commence la seconde courbure de I'/.
La baguette n'est pas ployée, mais découpée dan^
une planchette de bois de o»o8 de largeur environ,
dimension déterminée par la saillie des deux bran-
ches extérieures de Vf.
La trace circulaire que Ton distingue sur la mem*
brane n'est pas, comme le croit M. EUis' , celle
d'un disque destiné à empêcher la production des
harmoniques faux de la membrane, mais bien celle
du dépôt de résine que l'on trouve sur la plupart des
» Notes on Siameie instruments, p. 31.
■'t
Cl. IV.
- 69 -
struments à cordes orientaux et qui tient lieu de inen ext.-Europ.
lophane pourries crins de l'archet.
L'instrumentiste joue étant assis, les jambes croi-
es, la pointe de Tinstrument reposant sur le sol,
manche tenu dans une position légèrement oblique.
Long. tôt. i°>io ; long, de la caisse sonore
'2 1 ; larg. max. o"i75. Long, de l'archet o™77.
Id. 2202. Saw Oo. L'apparence générale est celle
i ta huang hou kin (n* 1888), sauf que la caisse
more est formée ici d'une demi -noix de coco dont
)uverture, en forme de cœur, est fermée par une
embrane servant de table d'harmonie. Les cordes,
i nombre de deux, reposent sur un chevalet appuyé
ir la membrane et sont fixées d'une part aux ex
émîtes de deux chevilles en ivoire, de l'autre à
extrémité inférieure du manche, à sa sortie de la
ible de résonance. Elles sont fixées au manche par
le ligature composée de trois tours de fil de soie,
;;issant en guise de capotasto.
L'archet consiste en une simple baguette termi-
ée aux deux bouts par un petit ornement d'ivoire,
liée en forme d'arc et munie d'une mèche de crin,
elle-ci s'attache d'un côté à un bouton d'ivoire
xé dans la baguette et de l'autre elle repose dans un
ran découpé dans la tète de la baguette et fixé par
n noeud. Enfin, cette mèche de crin passe entre
i:s deux cordes, de façon que Tune des deux est mise
n vibration dans le « poussé », l'autre dans le
tiré ». Long. tôt. o»78 ; long, de la caisse sonore
^■'los ; larg. max. o"i40.
- 70 —
io8t. ext.-Earop. Id. 2203. Saw duung. Instrument presque sem-
^^ '^' blable au cdi nhi annamite n*" 1883, mais celui qui
' nous occupe a la caisse sonore et les chevilles en
ivoire. Une plaque de même matière orne la partie
supérieure du manche dont i*extrémité inférieure, â
son insertion dans la caisse sonore, est également
terminée par un bout d'ivoire. Archet semblable à
celui du n* précédent. Long. tôt. o^^ys ; haut, du
cylindre o"i 23 ; diam. o»o65.
On emploie au Siam, sous le nom de Saw uimtai, un aolrr
instrument à oordea frottées par Tarchet presque exactenêat
semblable à celui que nous yenons de cataloguer^ sauf qnll
est monté de trois cordes au lieu de deux.
Branche B. — Cordes pincêbs.
Sbction a. — Cordes pincées avec ou sans pUctn»
SoDk-iectioA oa. — Sans maoche.
Egypte. 2204. Lyre antique. L'original se trouve
au Musée du Caire. Cette copie avait été faite en
vue de l'exposition de S< Louis, où elle a fi^réen
eflfet, après quoi elle a été cédée au Masée du
Conservatoire. La caisse sonore est rectangulaire :
de la partie supérieure partent deux montants
s'écartant Tun de l'autre et supportant la traverse
sur laquelle s'enroulent huit cordes attachées
d autre part à un chevalet dont la conformation ne
nous paraît pas avoir été fidèlement reproduite. Les
cordes 9 enroulées simplement sur la traverse, le
«joug», se détourneraient et, par conséquent, oe
— 7< —
pourraient supporter la tension. Pour parer à cet iMt.ext. Burop.
inconvénient, la lyre qui nous occupe, de même que
les instruments qui dérivent de ce type, notamment
le kissar éthiopien (n^ 153), ont les cordes terminées
par des bandelettes de peau faisant plusieurs fois le
tour de la traverse avant que la corde elle-même
commence à s'enrouler. De cette façon, la corde est
empêchée de glisser et conserve très convenable-
ment raccord.
D'après M. Daresay, conseryateur-adjoint au Musée du
Caire, l'original de cette lyre proviendrait de Meir, nécropole
de Tan tique Aphroditopolis, sur le Nil, an sud de Meinphis; elle
daterait de la XII« dynastie, qui régna de Tan 2201 & 16 >0
environ avant l'ôre chrétienne.
Afrique occidentale. 2205. Para. Sorte de
harpe provenant des districts du Niger et formée
d'une longue caisse sonore recouverte de peau et
terminée par une tête humaine sculptée en bois.
Une traverse partant de l'extrémité supérieure de
la caisse, presque à angle droit, supporte dix che-
villes tendant autant de cordes végétales qui vont
s'attacher d'autre part, en ligne droite, dans de
petits trous pratiqués dans la table d'harmonie
dans le sens de sa longueur. L'ensemble rappelle
très exactement la harpe triangulaire des anciens
Egyptiens. Un crochet en bois, attaché à l'instru-
ment à l'aide d'une corde, servait probablement à
suspendre l'appareil. Long, de la caisse sonore
o"6o; larg. max. de la table d'harmonie o'»i2o;
long, de la traverse 0*50. (A. F. Mocker-Ferry-
MÂN» Up ths Niger.)
— 72 —
inBt. «f.-Enfop. Congo. 2206. Kondi ou Nan^a. Don de M.
C!. IV. ^ **
E. Wangermee, vice-gouverneur général de l'Etat
Indépendant. En usage parnii les Mangbetu (Uele^,
cet instrument ressemble à celui que nous avons
catalogué sous le n^ 1929. Il est également monté
de cinq cordes en fibres végétales. La table est une
membrane en peau d'iguane qui entoure toute la
caisse de résonance. Deux trous de o"»oi8, découpés
dans la table, servent d'ouïes. Le manche se ter*
mine par une petite figure féminine sculptée dans
le bois. Long. tôt. o"845; long, de la caisse sonore
o"235 ; larg. max. de la table o^ijs-
Cet instrument porte différents noms, d'après le.> rêgici.s
dont il provient. Ainsi, les Bateke du Stanley-Pool rappellent
ndjembo, dans le district des Cataractes il porte le nom de
kokolo, celui de lokombe dans le district de l'Equateur, tandis
que les Azande (Uele) le nomment kondo.
Dans notre Essai de classification (ci-dessus, pp. VI-VIl .
nous ayons subdivisé la section a : cordes pincéêê artt
ou sanx plectre, en deux sous-divisions : aa, sans manche;
hb, avec mancfie. Il doit être bien entendu que, dam cette
derniôre, nous supposons des manches plact':» parallèlement aui
cordes et immédiatement au-dessuus, c'est-à-dire permfttant de
varier les intonations de la corde par des raccourcissements
obtenus en pressant du doigt la corde contre le manehe,etnoD
pas des manches exclusivement destinés, comme c*est le cas
pour les nanga, à attacher \rs cordes. Xous classons également
dans la sous-section aa (^ans manche) même le^i inâlrument;'
où le raccourcissement en question serait praticable à la
rigueur, mais demeure exclu dans la pratique.
Id. 2207. Nanga. Don de M. L. Cavens. Ce très
curieux instrument, provenant du Kasai.est taillé
— 73 —
ans une pièce de bois, en forme de corps humain. '■*• «xt-Earop,
.e rnanche, probablement termine par une tête,
flanque malheureusement. La structure générale
st celle du n» 1929, avec cinq cordes en fibre végé-
ale. Le manche était également garni d'une plaque
le résonance dont un fragment accompagne encore
'instrument. Long. tôt. o»64 ; long, de la caisse
sonore o'"3i ; larg. max. o'"i5.
Id. 2208. Nanga, provenant des Sakara (Haut-
LJbangij. Construction analogue à celle du n* 1929,
manche terminé par une tête sculptée, cinq cordes
végétales. Long, de la tête à l'extrémité de la caisse
sonore o"570.
Soudan français. 2209. Nanga, provenant des
Sokoto. Semblable aux précédents^ mais de dimen-
sions plus grandes ; jolie tête sculptée. Long, de
la tête à l'extrémité de la caisse o"75o.
Congo. 2210. Nanga, provenant des Budja. sur
les rives de la Mongala, district des Bangaia.
Construction semblable au n" 2208, sauf que l'extré-
mité inférieure de la caisse sonore se termine par
deux prolongements en forme de jambes. Long,
tôt. de la tête à l'extrémité des pieds o»65o.
Id. 2211. Nanga. Don de M. L. Exsteens. Con-
struction semblable à celle du n* 2209, mais plus
grossière et sans la tête sculptée.
Id 2212, Nanga, Don du même. La caisse sonore,
en bois, a la forme de la mandoline, d'après laquelle
notre exemplaire a bien certainement été copié; le
— 74 -*
iB»t. «tt-Êarop. constructeur a même essayé de reproduire les côtes
qui caractérisent l'instrument européen.
La table, également en bois, n'est pas collée sur
les bords de la caisse, mais fixée de distance eo
distance par quelques tours de fil de fer. Le manche,
portant cinq chevilles, comme tous les appareils de
ce genre, est fixé par un tenon dans une embolture
taillée dans u]^ prolongement de la caisse sonore,
presque à angle droit avec cette dernière. Au point
de vue de Timitation, cet instrument ne manque pas
d'intérêt. Long, de la caisse sonore 0B235; larg.
max. o««i 55; long, du manche o"35.
Id. 2213. Ndjembo. Don de M. L. Cavens. Il pro-
vient des Bateke (Stanley-Pool) et ressemble par
sa construction aux wambee n*' 871 et 1927. Caisse
sonore rectangulaire avec cinq branches de tension,
cordes en fibre végétale, plaque de résonance
semblable à celle qu'emploient les Griots pour
leurs cambrehs (n* 789). Long. tôt. o^yôo; larg.
max. o»i8o.
Nous avons dit (n« 3206) que les Bateke désignaient Vile-
ment, sous le nom de ndjembo, le nanga, qui est de constructiao
sensiblement difTôrente. D'après les Annaltê du Musée du Cenfo,
déjà c(tées, le ndjembo (y désigné sons le nom de « harpe«giii'
tare ») est aussi appelé lekwon sur les rives du lao Léopold
li, dumo par les Mangbetu et quelquefois, lorsqu'il est à bai^
branches de tension^ lukondo par les Bakula du Sud de l'SUt
Indépendant.
Id. 2214. Ndjembo. Don du même. Instrument
— ys -
presque semblable au précédent. Même provenance. ^^•*- •x*-*:'»'»»
Celui-ci est accompagné du plectre et de la plaque
de résonance.
Id. 2215. Kissar. Don de M. Em. Wangermée,
vice-gouverneur de l'Etat Indépendant. Cet intéres-
sant instrument, recueilli par le donateur au cours
de sa belle mission en 1904-1905, provient de
rUganda (possession anglaise]. Il ne dififère pas sen-
siblement de l'instrument catalogué sous le n^ 153,
mais il a plus de caractère, les montants sont plus
courts et la membrane est en peau de serpent. Les
cordes, au nombre de huit, s'enroulent sur la tra-
verse qui maintient les montants dans leur position
oblique. Long. tôt. o'°58 ; diam. max. de la table
0"33.
Madagascar. 2216. Valiha. Il est presque sem-
blable au n"" 384, dont il ne diffère que par la lon-
gueur du bambou, celle des cordes vibrantes étant à
peu près semblable. Long, du tuyau o"*87o.
Chine. 2217. CA^ ou Si, Don du Gouvernement chi-
nois. Forme ancienne de ce classique instrument dont
rinvention est attribuée, d'après Amiot, à l'empe-
reur Fou-hi, fondateur de la nationalité chinoise,
vers 2637 avant l'ère chrétienne. A son origine,
l'instrument avait 50 cordes, ce nombre fut réduit
plus tard à 25, nombre de cordes du spécimen qui
nous occupe. Bien que, dans son Mémoire, le célèbre
missionnaire ne le dise pas explicitement, nous
uit. ext..B«rop, pouvons conclurc de son texte' que l'accord était
eu IV. , . . , . , .
chromatique; et si nos suppositions relativement
au fil d acier enfermé dans la caisse de l'instru-
ment sont exactes, la corde la plus grave était
accordée à Tunisson de ce timbre, soit au ^^^ ,
lequel (en tenant compte des différences de diapason
pouvant exister en Chine aussi bien qu'en Europe)
ne s'éloigne pas trop du hwang-chông (écrit quel-
quefois hoang'tchonug)y son fondamental du systè-
me musical chinois. La forme du n* 2217 ne
s'éloigne pas de celle du cliê moderne décrit sous
le n° 150, ni de celle du takigoto japonais (n" 151).
Ses cordes sont tendues par des chevilles placées
sur le côté gauche, sous la caisse sonore. Les
chevalets sont mobiles comme ceux du n" 151.
D'après J. A.Van Aalst*(CAt««^ music), les chevalets
sont généralement peints de façon à représenter
les cinq couleurs chinoises principales, les cinq
premiers en bleu, les cinq suivants en rouge, les
cinq du milieu en jaune, les cinq suivants en blanc et
les cinq derniers en noir. Toute la partie supérieure
de l'instrument est laquée rouge, avec des ornements
dorés représentant le dragon héraldique chinois.
Cet instrument provient de Tientsin; il est donc
probablement originaire de la capitale de l'Empire,
dont Tientsin, comme nous l'avons dit, est le port.
I « Ces vin.Lît-cinq cordes forniaifint, dit-il, lous lea suns
qui étaient renfermés dans l'inUTvalle de deux octaves. >
— 77 —
M. Van Aalst nous apprend que le chi est principale- iniu«tt.-EnroT
ment employé dans les cérémonies impériales ou
religieuses. Au temple de Confucius on en utilise
quatre, deux placés à Tesl et deux à Touest. D*après
la même source autorisée, l'accord est réglé dans
l'ordre suivant :
f:Çt:
•t- "ta "•■
-k— !■— I —
:t=
toujours deux sons à l'octave l'un de l'autre. Long.
tôt. 2"oo; larg. o»50.
Âmiot rappelle que les anciens CJiinois disaient que u ceux
qui veulent jouer du chê doivent avoir les passions mortifiées
et l'amour de la vertu gravé dans le cœur; sans cpla, ils n'en
tireront que des sons stériles qui ne produirunl aucun fruit. •
^ « Je ne prétends pas, ajoute Amiot, adopter les idées chi-
noises sur le chê] mais j'ose assurer que nous n'avons en
Europe aucun iustrument de musique qui mérite de lui être
préféré. Je n'en excepte pas môme notre clavecin, parce que
les sons aigres des cordes de métal et le bruit que font
quelquefois les touches et les sautereaux affectent désagréa-
blement une oreille un peu délicate. »
Id. 2218. CAé. Don du même. Provenance, cons-
truction et décor identiques à ceux du précédent.
Mais celui-ci, qui d'après M. Van Aalst porte seul
aussi le nom de tseng^ n'est monté que de quinze
cordes, fortement tendues du côté gauche par un
nœud, et sans chevilles de tension. Le timbre inté-
rieur donne le ^— >—- . Amiot nous apprend qu'il
-78 -
lut «xt. Borop. y avait quatre espèces de chi : le grand, le moyen,
Cl 1 V»
le petit et un quatrième, plus petit encore. Il est
assez probable que le n° 2a i8 est le ehS moyen.
Depuis l*origine, les cordes du ehê c étaient toutes
composées de 81 fils de soie crue, sans qu'il y eût
par conséquent aucune différence entre elles, de
grosses et de petites. » Notre spécimen offre beau-
coup d'analogie avec le ts$ng n^ 1905. Long. tôt.
i'"48; larg. o-as.
Id.2219. Chê. Don du même. Semblable au précé-
dent, même provenance. Celui-ci n'a que dix cordes
et le timbre intérieur donne le ^^It—I^ ; c*est donc
''«^
fort probablement le petit chê. Le rapport exact
d'octave existant entre les timbres intérieurs des
2217, 2218, 2219 nous paraît confirmer nos suppo-
sitions concernant le rôle de diapason que rempli-
sait cet accessoire. Long. tôt. 0*725; larg. o"»i65.
Malaisib. 2220. Sousounou. Sorte de marouvani
(v. n* 384) en usage dans l'île de Timor. Les cordes
sont en cuivre, au nombre de 22, et disposées tout
autour delà circonférence du tuyau de bambou. Elles
sont fixées à l'extrémité de celui-ci, reposent sur
un petit chevalet mobile en bois et s'accrochent, à
l'aide d'un nombre égal de chevilles plantées verti-
calement au haut du bambou, dans une pièce de bois
dur insérée dans la partie supérieure du tuyau et
dont la forme est, à peu près, celle d*un goulot;
Ten semble ressemble assez bien à une bouteille
— 79 —
allongée. L'instrument repose sur les bords d'une '»•*• exn-irfop.
coquille formée par une feuille de palmier séchée et
formant ainsi un réservoir dont la capacité d*air
renforce très efficacement les sons de l'appareil.
Un ruban est attaché à la coquille pour la suspen-
dre au cou de l'instrumentiste de telle façon que le
tuyau de bambou se trouve placé horizontalement
devant lui, les chevilles en avant. Les cordes peu-
vent ainsi être pincées des deux mains, à l'instar de
celles de la harpe. L'ensemble est d'un aspect très
gracieux et l'instrument lui-même est susceptible
de très jolis effets sonores. Long, du tuyau de bam-
bou, cheviller compris, o"*49; haut, de la coquille
dans le sens du tuyau C57; larg. dans le sens
opposé o"63; profondeur o"40.
Boas-ieotion M. » Cordes pincéesi ATee mADebê.
Siam. 2221. Ta'khay (fr. = alligator). Instru-
ment ainsi nommé parce que souvent il représente
la forme du crocodile (v. le megyoung n« 758;. Notre
exemplaire est formé d'une caisse sonore ovalaire
pointue de o^jo de largeur niaxima, d'une hauteur
moyenne deo"i2, d'un manche rectangulaire, pro-
longement de la caisse sonore et de même hauteur,
de o^ois de largeur, arrondi à l'extrémité supérieu-
re, du côté des chevilles La table recouvrant la
caisse et le manche est légèrement arrondie dans le
sens de la largeur, le dos, qui ferme r«uverture de
la caisse sonore et du manche, est une planchette
— «o —
inst. etf.-RDrop. de sapÎH fixéc dâns les éclisses au moyen de vis et
dans laquelle on a découpé, en guise d*ouïe, ane
ouverture de o"i5o de longueur sur 0*020 de largeur
garnie d'une rosette. L'instrument repose sur cinq
pieds, de o"o85 de hauteur, l'un sous le cheviller,
les quatre autres sous la caisse sonore.
L'instrumentiste joue assis à terre, le lakhay
posé devant lui sur le sol : de la main gauche, il
appuie les cordes sur les chevalets pour en varier
les intonations, de la droite il les ébranle à l'aide
d'une pointe d'ivoire.
Les cordes sont de soie et au nombre de trois,
une cheville fonctionnant dans la face antérieure, iei^
deux autres sur la face postérieure du manche. Elles
reposent sur un haut sillet en corne de buflBe et vien-
nent s'attacher à une petite traverse de laiton placée
immédiatement derrière le chevalet triangulaire,
également en laiton, fixé à o^igo de l'extrémité
inférieure de la caisse sonore. Les divisions des
cordes sont obtenues à l'aide de onze chevalets
mobiles en bois, collés sur la touche à l'aide de cire
Dans leur position actuelle, ces chevalets produi-
sent approximativement une succession diatonique
de douze sons, le premier étant considéré comme
premier degré d'une gamme. Chose curieuse, les
chevalets mobiles de la touche sont posés oblique-
ment, la partie postérieure inclinant vers le cheva-
let fixe de la table, de sorte que les trois cordes,
tout en étant de longueur égale, ont respectivement
— 8i —
des divisions de plus en plus courtes et, par consé- imt. «t-Borop.
quent, des intonations de plus en plus aiguës. ^^ '^-
Etats-Unis d'Amêriqub. 2222. Mandoline. Don
de M"' John Crosby Brown. Instrument rudimen-
tairedes montagnards de l'Etat de Géorgie. La caisse
sonore est formée d'une gourde piriforme de crois-
sance très curieuse ; le manche, la touche et le
cheviller sont en bois dur, de même que la table
d'harmonie, dans laquelle on a découpé une ouver-
ture ovale servant d'ouïe. Quatre cordes doubles
d'acier, dont les quatrièmes sont filées, sont tendues
par huit chevilles ; elles reposent sur un chevalet
fixé sur la table d'harmonie et vont s'attacher à
l'extrémité opposée à un cordier en cuivre rouge.
La touche porte treize divisions établies par des
fils de cuivre incrustés en travers du manche. Pro-
bablement mal copiées de celles d'un instrument
européen, ces divisions produisent des intonations
n'ayant entre elles aucune relation tonale. Long,
tôt. o"640 ; larg. max. o"i70
Congo. 2223. Mandoline (Sorte de) de grande
dimension. Don de M. Wangermée, vice-gouver-
neur général de l'Etat Indépendant. Elle est de
provenance arabe et a été rapportée des rives du
Tanganika, où elle est en usage parmi les popula-
tions arabisées. Caisse sonore, manche et cordier
sont découpés dans une seule pièce de bois, la
touche et la table sont collées sur les bords de la
caisse de résonance creusée dans la pièce. Un trou
6
n
Inst. txt.-BBfop.
CL IT.
— 8a —
ovale découpé dans la table sert d'ouïe. Cinq cordes,
qui nous paraissent avoir été réglées en deux dou-
bles (les deux premières) et une simple (la basse).
La forme générale est celle d'une grande mandoline
ayant le dos aplati. Le manche est échancré à sa.
partie supérieure, au-delà du sillet, pour faciliter
l'enroulement des cordes sur les chevilles. Long,
tôt. o"735 ; long. max. de la table o"i70.
Id. 2224. Mandoline (Sorte de). Presque sem-
blable à la précédente. Long. tôt. 0*820 ; lar^.
max. o»i90.
Chine. 2225. Yue-kin. Don du Gouvernement chi-
nois. Sa construction ne diffère que très peu de
celle de la guitare lunaire n® 157, mais celui-ci est
de facture plus soignée; les chevilles sont enjolivées
de filets en spirales et les divisions de la touche et de
la table ont les arêtes incrustées de filets d'ivoire.
Id. 2226. Yue-Kin. Don du même. Celui-ci pro-
vient de Canton. Il est semblable au précédent, mais
les éclisses» au lieu d'être droites comme elles le
sont habituellement, sont arrondies. Toute la cais-
se sonore, y compris la table d*harmonie, semble
être faite de deux coquilles de bois rassemblées par
leurs bords.
Id. 2227, Pepa ou P'i-p'a (fr.= guitare ballon).
Don du même. Construction semblable à celle du
n« 1922, mais la caisse sonore renferme le fil d'acier
que nous avons signalé déjà dans nombre d'instru-
ments et auquel nous attribuons l'office de diapason
- 83 -
(v. la note du n» 1923). Celui-ci donne le ^ ~" . "' ci.i?.""*'^
Le cordier du présent instrument, en ivoire sculpté,
mérite de fixer l'attention. L'accord ne diffère guère
de celui du n* 1922, sauf adjonction sur la table
d'une division de plus, permettant la production
d'un degré de plus à l'aigu; en outre, les divisions
de la touche occupent toute la largeur de Tespace
sous les quatre cordes; enfin, la division qui indique
la moitié de la longueur, et qui produit conséquem-
ment Foctave de la corde vibrant en son entier, est
plus large, ceci sans aucun doute afin de servir de
point de repère et pour faciliter le jeu de Tinstru-
ment. Long. tôt. o'"95; larg. max. o'°24
M. Van Aalst, dans son très remarquable ouyrage Chinef^e
music, dit que la pejya est d'origine assez ancienne; ses quatre
cordes de soie représenteraient les quatre saisons, — l'une de
oes allégories familiàres aux Chinois. Associée à la flûte, la pepa
se fait entendre souvent dans les réunions joyeuses.
Section d. — Cordes pinzhs (ébr inlècs ) pur lèvent,
HoTTBNTOTiB. 2228. Goura. Don de M . Henry
Balfour.Pac-simile d'un instrument des Boschimen.
Il a été décrit dans la très intéressante brochure du
donateur : The Goura, a stringed-wind musical ins-
trument of the Bushmen and Hottentots (publications
de rinstitut anthropologique de Grande-Bretagne et
d'Irlande» 1902). C'est une simple baguette tendue
en forme d*arc au moyen d'une corde. A Tune des
extrémités de celle-ci, contre le nœud d'attache, se
Cl. IV.
- 84 -
intt ext.-Eorop. trouve interposée une sorte de languette rectangu-
laire de 0*045 environ de longueur sur o^oio de
largeur, faite d'un fragment de plume fendu sor
toute sa longueur, déroulé et aplati. En appro-
chant cette languette des lèvres et en la faisant
vibrer sous la pression du souffie. on produit un son
qui n*est pas sans ressemblance avec celui de la
feuille de papier que les enfants font vibrer de la
même manière en la serrant entre les deux pouces,
ou encore avec celui d'une mauvaise clarinette.
£n sou£9ant plus fort, la languette, aidée par la
vibration de la corde, dont elle n'est que la prolon-
gation vibre avec une vitesse double et produit le
son 2 ; en soufflant plus fort encore on produit
le son 3, et ainsi de suite. Le jeu de la goura (que
les Hottentots appellent aussi gom-gom) offre d'assez 1
grandes difficultés. Ce n'est qu'après de nombreux '
essais que Ton parvient à produire quelques sons |
sur ce très curieux instrument, tandis que dans les l
pays d'origine on en tire des effets surprenants (v. la '
note du n** 2191).
Branche C. — Cordes frappées.
Section a. — Cordes frappêis par des mailUts,
Chine. 2229. Yang-kin, Don du Gouvernement
chinois Alors que la forme habituelle de Tinstni-
ment est celle du trapèze (v. n" 165), le spécimen
qui nous occupe est formé d'une caisse plate rectan-
- 85-
gulaire et il est monté de sei^e cordes quadruples de loit. «st-Earop.
CI IV
laiton 8*appuyant sur deux chevalets posés oblique-
ment sur la table d'harmonie, celle-ci décorée du
dragon héraldique chinois, en or sur fond noir. Les
deux parties triangulaires qui transforment la figure
trapézoïdale en rectangle sont utilisées pour servir
de bottes et fermées par des couvercles décorés de
la même façon que la table. Long, de la caisse o"*78;
larg. o»27. (A. G. Moulb. A lisi of the musical and
oiher Souni-propucing Instruments of the Chinese).
APPAREILS DIVERS.
2230. Trentc'huii tuyaux à bouche ayant servi à
des expériences sur la vibration des colonnes d*air.
A. — Tuyaux cylindriques.
N* I. Tuyau ouvert, de 0*3 7 6 de longueur sur
o°'oi4 de diamètre donnant, insufflé transversale-
ment, le la de 870 vibrations simples.
La longueard'un tayau destinô k produire un certain son par
l'insufflation transversale contre le bord de l'orifice môme du
tuyau (insufflation de la flûte de Pan), est égale & la longueur
de Tonde simple de ce son diminuée de la largeur du diamètre
da tuyau. La longueur de l'onde simple s'obtient en divisant
la vitesse moyenne du son, 840 mètres par seconde, par It
nombre de vibrations simples du son à produire. Soit donc &
donner par un tuyau cylindrique de 14 mill. de diamètre
an ia de 870 vibrations :
840
La longueur d'onde simple de ce son est de — se 0"890.
Diminuant de 14 mill. la longueur d*onde nous ayons
0»390 — 0«014 = QwSîe. Le tuyau N» 1 de a-376 de longueur et
de 0'bO14 de diamètre insufflé eomme nous venons de le dire,
donne en effet très exactement le la de 870 vibrations simples.
Cette loi n'est exacte que pour des tuyaux cylindriques
dont la longueur mesure au moins huit fois la largeur du
diamètre. Lorsque le rapport est moindre» il se produit un
écart qui nous avait amené, lors de nos précédentes expériences,
à évaluer llafluence du diamètre aux 3/4 de sa largeur. (Voir
les Etudes expérimentales, Cal. du Musée du Conservatoire,
t. m p. 461).
L'écart entre la longueur théorique, celle de Tonde simple,
et la longueur réelle d'une colonne d'air s'explique par ce
fait que l'insufflation transversale n'ébranle pas entièrement
la tranche d'air, d*où ralentissement dans la vitesse du mouve-
ment vibratoire et, comme conséquence directe, abaietement
— 88 —
du son. L'écart Mi d'aatant pi as soQtible que le diamètn
du tuyau eet plus grand comparé à sa longueur. C'est ce qui
noua fait dire qu'il faut pour yérifier la loi de l'influence du
dlamôtre» que la longueur du tuyau soit au moins huit fois
celle du diamôtre. En pratique cependant, la loi peut être
admise telle que nous l'avons exposée, parce que la mise en
vibration d'une colonne d'air par l'insufQation à l'un de ses
orifices ouverts» ne s'utiliBC pas sur des tuyaux dont les
dimensions s'écartent de ces proportions.
En 1860» A. Cavaillé-OoU, célèbre facteur d'orgue à Paris,
avait présenté à TAcadémie^es Sciences^ une loi permettant d-
déterminer par le calcul la longueur réelle des tuyaux rectan-
gulaires. Elle se résumait ainsi : La longueur de ces tuyau
est égale à celle de l'onde du son à produire moins deux fois
la profondeur du tuyau. La profondeur est la dimension
parpendiculaire & la largeur du tuyau sur laquelle s'étsblît
la bouche.
Pour les tuyaux cylindriques» CaTaillé-Goll déterminait
la longueur réelle du tuyau en diminuant celle de Tonds
5
des - du diamètre.
3
Il est ft remarquer que dans la facture d'orgue la eonforma*
tion de la bouche des tuyaux rectangulaires et cyllndriqaes «tt
telle que l'un des orifices de ces tuyaux est partiellement
bouché. Il en résuite que l'abaissement du son et. par suite,
réoart entre la longueur théorique et la longueur réelle est
bien plus grand que celui qui résulte de l'insuiftation tran87e^
sale du tuyau par l'un de tses orifices entièrement ouvert.
Pour produire l'octave grave d'un son donné par une corde
on en double la longueur ou le diamètre. Mais il snfflt de
jeter les yeux sur un piano pour se convaincre que diàns
la construction de ces instruments on oombine pour des
nécessités de dimensions et de timbre, la loi dee longueurs
et celle des diamètres.
La théorie nous enseigne bien aussi que pour obtenir l'oetaTe
grave d'un tuyau il faut en doubler la longueur. Mais c'est une
-89-
errenr : si l'on doublait la longueur du tuyau N« 1 de 0n376 de
longueur donnant le /k -J — nons n'obtiendrions qu'un
beaucoup trop haut. En effet notre tuyau n'aurait
que 0<»876 X 3 =s 0.75*3 de longueur alors que conformément &
la loi ci-dessus énoncée, il nous faut pour ce la qui a une lon-
gueur d'onde de 0*780, diminuer cette longueur de la largeur
du diamètre, soit 0"'780 — 0«014 = 0-766.
De même qu'une corde doublée de longueur ou de diamètre
n'a pas le môme timbre que son octave aiguë donnée par la
corde ramenée aux dimensions premières, et ce & cause d'une
résonance harmonique différente, deux tuyaux de diamètre
semblable dont les longueurs seraient comme 1 : 2 n'auraient
pas le mémo timbre.
il faut pour obtenir une homogénéité de timbre entre les
deux tuyaux & l'octave non seulement doubler la longueur du
plus court mais aussi en doubler la section, s'il s'agit bien
entendu de tuyaux cylindriques.
Remarquer que nous disons doubler la section du tuyau et
non pas doubler le diamètre, car doubler le diamètre, c'est
quadrupler la section I
Ainsi, étant donné le tuyau de 0"876 de longueur sur un
diamètre de 0*014 donnant le la de 870 vibr. simples^ il faut,
pour produire un la de 435 vibr. simples avec le même timbre)
doubler la longueur du tuyau, soit 0»376 X^ = 0" 752 et doubler
8
aussi sa section soit, 14X1-4139=» 19 -T mill. On verra plus
loin que la section d'un tuyau cylindrique se double en multi-
pliant le diamètre initial par 1.4139. Le tuyau réunissant cette
double condition donnera, en effet, assez exactement le la de 485
vibr. simples et les deux tuyaux auront le même timbre.
CSomme nous rayons dit précédemment (voir les no'859, 860,
861t T. II du Catalogue du Musée), il est assez étonnant que
- 90 —
ce soit danà un document chinois remontant à Tan 1696 que
nous trouvons les premiôres indications — noua le pensoai
du moins — sur cet intéressant sujet. Il s'agit d'un rapportdn
prince Tsai-Yu (1) établissant pour son souverain la dioieo-
sion exacte des lu ou diapasons ofliciels de l'empire. Déjà en
Chine, & cette époque, l'octave était divisée en douze demi-
tons tempérés. Le prince n'expose pas de théorie, il se
contente de fixer les dimensions des tuyaux, mais une étude
approfondie du sujet, qui nous avait intéressé au plus haat
point, nous a démontré que dans la détermination du diapa-
son des lu» IsL longueur du tuyau initial avait été dlTiséc
pour produire le demi-ton supérieur par la raison géométrique
12
1/— g— =^ 1.0594631, et qu'en môme temps le diamètre du tuyau
24
a^ait élé divisé par la raison géométrique-/— t—= 1.0398857.
Nous avons expérimenté cette loi à différentes reprises; sans
nous donner des résultats d*une exactitude absolue, ils sont
tels cependant qu'ils soiUsentdans la pratique, ^ous le démon-
trerons par un exemple : Soit à déterminer la longueur d'no
tuyau donnant le ^•— ^-^ de 8480 vibrations simples. La
"1
340
longueur d'onde est deTj-rT=sO»0976.
Si nous donnons à ce tuyau un diamètre de 10 millimôtred,
sa longueur réelle pour le la en question est, d'après nos ex-
périences personnelles, de 0»0975 — 0»010 = ©""OSTd.
D'après la théorie chinoise, pour produire l'octave grave de
ce tuyau, il faut en doubler la longueur et en doubler laspclion.
Donc :
longueur O^OSIô X ^ = 0«nl75
diamètre 0>»010 X 1.418 = 0««>0,014.
D'après nos expériences, la longueur de l'onde simple du
(1) Amiot, Mémoire sur la musique des chinois.
È
- ô^ -
de 1740 Tibrationa simples est de 0»195, et adoptant
le diamètre de 14 mill., noas avons comme longuear exacte
du tuyaa donnant le la
0»195 — 0M)14 = O'-lSl
Le tuyau^ d'après le calcul chinois» est donc trop court
de 6 millimètres.
D'après Tsai-Yu, pour produire le la de 870 vibrations
simples, il faut quadrupler la longueur du tuyau initial et
doubler sou diamètre :
longueur 0'b0875 X 4= O^SSO
diamètre 0«010 X 3 =» 0-020
D'après nos expériences, la longuear d'onde de ce la est de
-gzr-^^O^dQO et, admettant le diamètre de 20 mill.» nous ayons
pour longueur exacte du tuyau donnant ce la :
0»390- 0»0a0r=0»370
Il manque donc 20 mill. au tuyau mesuré d'après le système
chinois pour donner le la en question. Gomme nous l'avons dit,
T. ni, p. 467, les dimensions fixées aux lu par le prince
Tsai-Yu peuvent satisfaire dans la pratique, maïs nous venons
de le démontrer, elles ne sont qu'approximatives.
Pour faciliter les calculs, nous avons dressé les tableaux
suivants ; ils rendront, pensons-nous, service aux facteurs
qu'un peu de théorie n'effraie pas.
LOI DBS LONGUBURS :
I
Ton initial
1.00000
Seconde mineure
1.05946
Seconde majeure
1.12245
Tierce mineure
1.18919
Tierce majeure
1.25939
Quarte juste
1.33180
Quarte majeure
1.41416
Quinte juste
1.49824
Sixte mineure
1.58782
Sixte majeure
1.68170
Septième mineure
1.78169
Septième majeure
1.88762
Octave grave du
ton initial
2.00000
-- 94 —
LOI DES DIAMÈTRES.
Ton initial 1.00000
Seconde mineure 1.
Seconde majeure 1.05948
Tierce mineure 1 .09045
Tierce majeure 1 .19230
Quarte juste 1.15585
Quarte majeure i .18909
Quinte juste 1.83391
Sixte mineure 1.35976
Sixte majeure 1.39064
Septième mineure 1.83461
Septième majeure 1.87371
Octave grave du
ton initial 1.41395
Neuvième mineure 1.45535
Neuvième majeure 1 ,49798
Dixième mineure 1.54185
Dixième majeure 1.58700
Onzième juste 1.63848
Onzième majeure 1.68131
Douzième juste 1.78055
Treizième mineure 1.78128
Treizième majeure 1.88840
Quatorzième min. 1.88709
Quatorzième maj. 1.94286
Double octave grave
du ton initiai 2.00^
L'application de ces tableaux est facile : Étant donné un
tuyau cylindrique d'une longueur X et d'un diamètre T, on
multiplie X par 1.49834 et Y par 1.22391 pour obtenir la loa-
gueur d'un tuyau donnant sa quinte grave;
X par 2 et Y par 1 41393 pour un tuyau donnant l'octaye
grave;
X par 2, puis par 1.49824 et Y par 1.78065, pour un tuya»
donnant la douzième grave;
^ ^i ^
X par 2, puis encore par 2» et Y par 2 pour obtenir un
tuyatt donnant la double octaye du son initial.
Yeut-on construire des tuyaux donnant les mêmes intona*
tions à l'aigu^ on remplace la multiplication par la division.
Ainsi, pour obtenir la quinte aigu é» on divise X par 1.49824 et
T par 1.22891, etc.
La connaissance de ces lois est d'une très grande utilité pour
le facteur d'instruments à vent, car, s'il est permis d'utiliser
des tuyaux de proportions semblables pour des changements de
diapason, il ne Test plus dôs qu'il s'agit de construire des
instrnments dans des tonalités différentes. Si l'on veut conser*
ver cette qualité principale, l'homogénéité des timbres, il
faut que la longueur et le diamètre des tuyaux se combinent
proportionnellement^ d'après les lois que nous venons d'exposer.
N» 2. Tuyau fermé, de o»i88 de longueur sur
0*014 ^^ diamètre donnant, insufflé transversale-
ment^ le la de 870 vibrations simples.
Lorsque le tuyau cylindrique insufflé transversalement est
fermé (flûte de Pan), la demi-onde condensée, n'étant pas
arrêtée au milieu du tuyau par la pression atmosphérique
qui s'exerce par l'ouverture de Toriflce opposé à la bouche,
parcourt toute la longueur du tuyau et elle se réfléchit sur le
fond pour, en revenant sur elle même, former la demi-onde
dilatée. 11 résulte de ce double parcours que le son produit est
à l'octave grave de- celui que donne un tuyau ouvert de môme
longueur Un nœud de vibration se forme alors au fond du
tuyau; c'est le point où les condensations et les dilatations
atteignent leur maximum.
Par suite la loi énoncée au N» 1 se modifie : la longueur d'un.
tuyau fermé est égale & celle de la demi-onde simple du son à
produire diminuée de la moi lié du diamètre. Ainsi, pour le la
de 870 vibrations simples, la longueur du tuyau cylindrique est
^ , 0«890 , ,„, (H)14 ^ _^
égale à——- =0«195— — — =0"188.
- 94 —
Par la comparaison outre le tuyau N<> 1 et le tuyau N«d»ildii
facile de constater combien le tuyau fermé parle plus facilement
que le tuyau ouvert ; ce fait s'explique par la plus grande
facilité avec laquelle Tonde se réfléchit sur le fond du tuyau
que sur la couche d'air formant nœud, du tuyau ouvert.
N* 3. Tuyau ouvert, à bouche latérale, donnant le
la de 870 vibr. simples. Les dimensions sont les
suivantes : long, depuis le centre de la bouche
jusqu'à l'extrémité opposée, 0*376; diam. 0*014;
diam. de la bouche o"oi 4.
Lorsque l'iosuiBation transversale est remplacée par Plnflttf*
flation latérale comme à la flûte traversiôre, la longueur du
tuyau reste la môme^ à la condition que la bouche soit eiren*
laire, qu'elle ait exactement le même diamètre que le tuyau
lui-môme et que la longueur soit mesurée du centre de laboneha
à l'extrémité opposée du tuyau.
Il est ù. remarquer qu'en obturant l'extrémité du tuyau du
côté gauche de la bouche et contre le bord de la oirconférenee
de celle-ci, l'émission du son devient plus facile. Mais qnc le
tuyau soit obturé ou ouvert à cet endroit, le son fondamental
ne varie pas et les harmoniques conservent exactement leur
rapport vibratoire.
La longueur réelle da tuyau pour le la de 870 vibr. slmplei
est donc encore égale à celle de l'onde simple 0"d80, diminuée
de la largeur du diamètre du tuyau 0"0U.
Quiago — 0««014 = 0«876
Celte longueur est prise du centre de la bouche à rextrémilé
opposée du tuyau.
N» 4* Deux tuyaux ouverts, à bouche latéralCi
donnant tous deux le la de 870 vibr. simples, avec
les dimensions respectives suivantes:
Tuyau A. — Long, depuis le centre de la bouche
~ $5 -
jusqu'à l'extrémité opposée, o"3 69; diam. o»oi4{
diam. de la bouche o'^oo?.
Tuyau B. — Long, depuis le centre de la bouche
jusqu'à Textrémité opposée, o"372; diam. 0-014;
diam. de la bouche o"oio.
Lorsque la bouche latérale a un diamètre moindre que celui
du tuyau, elle doit se rapprocher d^auiant plus de l'extrémité
opposée,— ce qui équivaut à un raccourcissement de la colonne
d'air \ibrante, — que la différence entre les deux diamètres est
plus grande. De nombreuses expériences nous ont démontré
que ce rapprochement est égal en longueur à la différence entre
le diamètre de la bouche et celui du tuyau. Ainsi pour le tuyau
A de 0">014 de diamètre et donnant le la de 870 yibr. simples avec
une bouche de 0^001 de diamètre, la longueur n'est plus que de
0Bd69 parceque la longueur* d'onde» de 0'°d90, diminuée de la
largeur du diamètre 0°'014, diminuée en outre de la différeDce
entre le diamètre du tuyau et celui de la bouche donne :
0«°390 — 0»0W - 0»007 = 0»b69
Pour le tuyau B> dont les proportions sont semblables à celles
du tuyau A mais avec une bouche de 0°K)10 de diamètre^ la for-
mule devient
0«890 — 0»014 — 0'«004 = 0-873
Les deux longueurs A et B donnent très exactement le la de
870 yibr. simples.
Nous ayons dit au sujet de Texpérience N*'8 que l'obturation
du tuyau ft la gauche de la bouche facilite la production du
son. Ce fait s'explique ; il est certain que la réflexion de l'onde
se fait mieux contre une paroi fixe et rigide que contre une
tranche d'air & la pression atmosphérique. La nécessité
d'obturer le tuyau de la flûte traversière est ainsi démontrée
et nous savons expérimentalement (N°3) que lorsque la bouche a
un diamètre égal à celui du tuyau, la place de l'obturateur se
trouve être tout contre le bord de la circonférence de la bouche
-96-
soit donc à nue distance da centre de la bouche égaie à la
moitié du diamètre du tuyau.
Il résulte de nos multiples essais que lorsque la bouche est
d*nn diamètre moindre que celui du tuyau, la place de robln-
rateur doit être maintenue & ce môme écartemenC, égsl i h
moitié du diamètre du tuyau mesuré du milieu de la boucha i
l'obturateur.
Si Ton reculo l'obturateur ft gauche dans une certaine
mesure, IMntonation du son fondamental ne varie pas^ mais les
harmoniques s'en approchent, baissent conséquemment dans
Irur rapport ayec le son fondamental. Si l'on avance l'oMara-
teur vers la bouche, le son fondamental conserve encore ion
intonation, n\ais les harmoniques s^éloignent, <leviennent trop
aigus. La place de Tobturateur est donc d'une importasee
extrême pour maintenir rexactilude du rapport vibratoire
entre le ton fondamental et ses harmoniques, mais c'est une
erreur de croire que l'on peut par son aide varier le diapason
du tuyau.
Pour parvenir à baisser le diapason & l'aide de ce procédé
(l*élévation n'est pas possible), il faudrait reeuler l'obtnratfur
vers la gauche d'une certaine quantité, et nous avons co&staté
que celle-ci serait plus grande lorsque la bouche a un diamètre
égal à celui du tuyau que lorsque la bouche a un diamètre
moindre. Nous examinerons ce phénomène plus loin (expéiien-
cesNw 17 et 18).
N« 5- Tuyau semblable au tuyau N* 4 A.
L'obturateur, au lieu d'être placé à <H)07 (moitié en
diamètre du tuyau), à gauche du centre de la bouche, est
reculé jusqu'à OnOll. Nous constatons, conformément au
explications finales de l'oxpérionce précédente, que le £zv=
a conservé très exactement son intonation, mais que I«8
harmoniques
m
sont devenus sensiblement trop bas
— 97 —
N"" 6. Tuyau ouvert, à bouche latérale, donnant le
la de 1740 vibr. simples. Dimensions : long, depuis
le centre de la bouche jusqu'à Textrémité opposée
G" 174; diam. du tuyau o"»oi4; diam. de Tembou-
chure o"*oo7.
Ce tuyau dômoatre que les résultats conslatéa au tuyau
X» 4 A sont semblables pour des sons de hauteurs différentes.
Ainsi» pour produire le son la de 1740 vib. simples par un
tuyau de OnQU de diamètre avec une bouohe de 0°K)07 de
diamètre, nous ayons :
Longueur d'onde .— -. =0™19o
1740
Cette longueur d'onde diminuée de 0"*014 pour compenser
TinQuence du diamètre, diminuée en plus de O'X'OO? pou»
compenser celle d'une bouche n'ayant que 0*007 de diamètre,
donne pour la longueur du tuyau :
0«195 - 0»014 - 0-007 = 0«174.
L'obturateur placé dt gauche, à O^OOT du centre de la bouohe
latérale (moitié du diamètre du tuyau), assure le rapport
exact des harmoniques.
Il est extrêmement important, dans les expériences à
l'aide de bouches latérales, de ne pas recouvrir celles-ci ayec
les lèvres, le moindre rétrécissement qni résulte de cette cou-
verture produit naturellement un abaissement de l'intonation
II est bon de remarquer aussi que dans tous les tuyaux
précédents l'intonation reste la môme, que la colonne d'air
soit ébranlée par la bouche latérale du tuyau ou qu'elle le
soit par l'orlâce opposé & la bouche.
N* 7. Tuyau ouvert, à bouche latérale et à six trous
latéraux, avec les dimensions suivantes : longueur
depuis le centre de la bouche jusqu'à l'extrémité
opposée, o"»369; diamètre du tuyau, o™oi4; diam.
^9«-
de la bouche 0^07 ; diam. des trous latéraux^
0*014; long, respectives du centre de l'embouchare
à celui de chacun des trous latéraux, o"*347t 0*327,
o^i^Tf o^aSg, 0*27 I, o"255.
Lorsque le tuyau est destiné à produire diffèreutes intona-
tions à l'aide d'ouyertures latérales circulaires» l'emplacement
de oellea«ci se calcule diaprés la loi énoncée à l'expérience N*l,
pour autant que la bouche et les ouTeriures latérales aient on
diamètre égal à celui da tuyau. Le centre de l'ouyertare
latérale occupant exactement la limite de l'onde, fait que U
tuyau se raccourcit absolument comme s'il était coupé en cet
endroit. Pour s'en convaincre, il suffît de poser le doigt sur
un trou latéral au-deU de celui qui produit rintonation; on
constatera que oelle-ei ne yarie pas malgré cette couyerture.
# Nous youlons donc donner par le tuyau N* 7 les intonations
suivantes :
si 1^ de 931.6 yib. simples
8i de 976,5 —
ut de 1084.5 -
tf/jfdel096 ^ —
ré de 1161 ' —
r^#delS30 —
dont les longueurs d'onde simple sont de :
. 840
810
340-
840
840
ré ïÏM-=0-«»
340
r-r» 1^=0-876
— 99 —
Ayee une bouoho de OnQU» diamètre dn tnyau, il safflt de
ainiinaer oeg longueurs d'onde de O-Ol-l compensant l'influence
dadlamôtre du tuyau, pour déterminer le long de celui-ci le
centre de chacune des ouvertures latérales donnant Tintona-
tion voulue (Expériences N»» 1 et 8).
Mais avec la bouche de 0.007 qui nous avons adoptée pour
notre expérience, il faudra diminuer en plus la distance
entre le centre de la bouche et celui de chaque ouverture laté-
rale de 0«307 (Ex périeice N» 4 A) pour compenser l'abaisse-
ment produit parle rétrécissement de la bouche, ou en d'autres
termes par cette fermeture partielle du tuyau.
Nous avoua donc :
pour la 0"890
1
0«d69
8i t^ 0-868
1
0«847
8i O-SiS
1
0-327
ui 0»828
-O^OU-O-OOÎ^/
0-807
u/JfO»310
j
0-380
ré O-aw
1
0-Ô71
rrfj{0»a76
!
0-255
Le tuyau N» 7, construit sur ces données, donne très
exactement les intonations voulues.
En couvrant les ouvertures latérales d'un diamètre aussi
{rand que celui de 0-014 par les doigts, la partie charnue ft
'extrémité de ceux-ci forme une sorte de tampon qui pénétre
i l'intérieur du tuyau, provoque le ralentissement vibratoire
le la colonne d*air et, par conséquent^ abaisse Tintonation.
]et inconvénient se produit aussi bien sur chacun des sons
bndamentanx que sur leurs harmoniques et dans une même
aesure. C'est pour éviter cet inconvénient que nous nous
ommes servis de douilles tournantes permettant de fermer
u d'ouvrir à volonté, les ouvertures latérales sans perturber
a régularité de la colonne d*air.
N*^ 8 Tuyau semblable au précédent^ mais avec des
TOUS latéraux de 0-007 seulement* La distance du
lOÔ —
centre des trous latéraux à celui de la' bouche, est
respectivement de o"a48, o"'a64, o*a8a, 0*300,
o"320, o"*340.
Nous avons dont à constraire an tayan donnant les mêmes
intonations quA celles de Texpèrienoe N* 7 mais avec des trou
latéraux de (t"H)07 seulement. Nous atteignons le but •&
raisonnant de la môme façon, mais en tenant compta de
l'inUuence abaissante qu*exerce sur Tinlonation le rétrécis-
sement do l'ouverture latérale. Nous avons vu (expérieoM
N«4 A) qu'une bouche latérale de 0^007 appliquée à un tayaa
de Qi^U de diamètre équivaut à l'abaissement que prodairâil
un allongement de On007.
Le môme effet se produit par le rétrécissement des oufer-
tures latérales et nous avons donc & déduire encore OHXHde
chacune des longueurs précédemment, données pour las oaTO^
tnres latérales de 0-014 :
8i 0-897 I ( 0-3M
«* ^^ [ -0-007 « ^^^
u< 8 0-289 / j 0-288
ré (Mni \ f 0-284
r^Jt 0-255 ; [ 0-248
Le tuyau construit sur ces données donne très exaetemwi
les intonations voulues.
Il est utile de remarquer ici que le diamètre des ourertnrea
latérales étant moindre que celui du tuyaa»ce dernier n'agit ^«a
comme si la colonne d'air était coupée à chacun des centras de
ces ouvertures, la vibration de la colonne d'air se poamit
au-delà du trou latéral en fonction et la couverture do (roa
suivant peut amener un abaissement asses sensible da ris-
tonation produite, voire parfois tout un demi-ton. Dts9
certains instruments de muisique ce phénomène est utUlsé at li
procédé est connu sous le nom de doigté fourchu : on past
ainsi sur quelques instruments baisser d'un demi-ton rintott-
— lOI —
tion produite par un trou latéral en eouyrant par le doigt le
trou saivant. Pins les trous latéraux sont petits^ plus le
phénomène en question s'accentue.
L'^abaissement produit lorsque Ton couvre les trous latéraux
par les doigts fQrmant tampon est moindre qu'au N« 7 mais
n'en existe pas moins.
N* 9. Tuyau semblable au N« 7, mais avec les
ouvertures latérales surmontées chacune d'un tube
additionnel de o"*oo7 de hauteur recouvert d'un
chapeau faisant TofBce de tampon et permettant
Tocclusion facile des trous latéraux.
De l'emploi de ces tubes additionnels il résulte :
1^ Que les sons fondamentaux la, 8i}?, si, ut, ut fi, ré ont
légèrement baissé à cause des cavités que les tubes addition-
nels forment dans la colonne d'air.
2« Que les harmoniques de ces six sons se rapprochent de leur
son fondamental respectif, baissent daus leur rapport avec lui,
en raison de ce que la colonne d'air perturbée par la trop
grande hauteur donnée aux tubes additionnels, se partage
irrégulièrement.
d^ Que le son ré jf produit par la dernière ouverture
latérale — toutes les précédentes restant nécessairement
ouvertes — a seul eonseryé son intonation exacte comme son
fondamental et que le rapport vibratoire de ses harmoniques
est correct. Ce double fait s'explique par l'absence de toutes les
cavités dans cette partie de la colonne d'air dont la vibralion
produit le ré %
N** 10. Tuyau semblable au précédent, mais percé
seulement de deux trous latéraux, de o>noi4 de
diamètre, dont la place correspond aux intonations
respectives de si b, ri j)!. A l'aide de trois tubes
additionnels mobiles, ces trous latéraux peuvent
— toi —
être portée à 0^007, o"o27 ou à o"047 de hauteur.
Examinant d'abord Tinfluence produite sur le son fon-
damental ^— a— par chacun de ce» tubes alditionnels
appliqués sur le trou latéral du si]^ en ayant soin de les f« rmer
par le doigt, nous constatons : que celui de 9*0^ ne btisse pu
le la et que la résonance harmonique demenre correcte ; que
celui de 0^027 baisse un peu l'intonation du ia et que la
résonance harmonique se fausse, que celui de Oa047 baisse
encore un peu le la mais faussa entièrement la résonance
harmonique.
Appliquant maintenant, toujours en 1 s boachant par le
doigt, successivement chaoan des tube." additionnels sur iotroo
latéral ré )^. nous constatons : que celui de 0«007 baisse légère*
ment le la et fausse légèrement la résonance harmonique ; qae
le tube additionnel de On027 baisse le la d'un demi-ton et que la
résonance harmonique se fausse entièrement; que celai de
On047 baisse le la de tout un ton ot que la résonanee
harmonique est complètement détruite.
11 résulte de ces expériences que losque la hauteur du tnyau
add itionnelfOu bien Tèpaisseur des par«iis du tuyau principal est
exagérée, la perturbation qui se manifes'e dans la vibration de
la colonne d*air vibrant en son entier, est plus grande quaDd
ces exagérations se produisent sur les trous aroisinant la
bouche que sur les autres.
Si» laissant ouvert chacun de ces tuyaux additionnels,
no s en évaluons l'influence,
1<> Sur le trou latéral donnant si]^t nous constatons qae
le tube additionnel de 0'"007 baisse légèrement cette intonalion ;
que celui de O"037 la baisse un peu plus ; que celui de G" 4<
la baisse encore dav.nntage, mais sans atteindre un d mi-ton;
avec les trois longueurs la résonance harmouique se
maintient; seule, la qualilé du son se détruit însensibiemeLt.
2^ Sur le trou latéral donnant ré% nous constatons qae le
— io3 —
lab6 additionnel de 0b007 baisse l'intonation du réf^ d'une
quantité approximatiyement semblable & celle qu'il produirait
sur le trou latéral de si ^; que la résonance harmonique
demeare exacte; que le tube additionnel de 0»0i7 liaisse
l'intonation primitive de tout un ton et que la résonance
harmoniqae se fausse complètement ; que le tube additionnel
ie 0"017 baisse Tintonation primitive d'une tierce mineure et
}ae la résonance harmonique est complètement détruite.
Dtf cette expérience de Tappllcation des tubes additionnels
sur les Irons latéraux.il résulte donc que l'influence pernicieuse
ie l'épaisseur des parois est également plus considérable sur
les intonations fournies par les trous latéraux rapprochés de
ta bouche que sur celles données par les trous latéraux qui
m sont éloignés.
N*" 1 1. Tuyau semblable au N" 9, mais les tubes
additionnels surmontant les ouvertures latérales
[l'ont plus que o"oo2 de hauteur.
De cette disposition il résulte :
[ue l'abaissement général produit par la cavité des ouvertures
alôrales constaté au K» 9 est infiniment moindre; que i'exa.-
itude du rapport entre le son fondamental et ses harmoniques
16 maintient.
N» i2. Même tuyau que le précédent, mais les
ubes additionnels des ouvertures latérales ne
lépassent plus que très faiblement la circonférence
lu tuyau principal.
L'amélioration constatée au tuyau précèdent s'accentue. Il
levient donc évident que dans la construction des tuyaux
. ouvertures latérales, il est bon de diminuer autant que
lossible répaiteear des parois.
Nous constatons aussi ici qu'en bouchant les trous latéraux
— 104 -
par lô bout des doigts» la partie eharnue de ceux-ci ne pénètre
pas Jusque daus la perce pour en obstruer la colonne d'air et
que par suite, les intonations conseryent leur exactitade.
N* 1 3 . Tuyau construit sur les mêmes donnéesque
le N"" 8 c'est-à-dire avec des ouvertures latérales de
o""oo7 de diamètre, mais surmontées chacune d'un
tube additionnel de o""oo7 de hauteur.
Nous constatons pour le son fondamental les inconTénie. U
signalés au N<> 9, mais moins accentués, parce que les
cavités du tuyau principal sont moindres que celles da N«9, les
ouvertures latérales étant d'un diamètre plus petit. Lesonver-
tures latérales ayant été foréos A la même place qu'au N*8,Id
tube additionne] qui les surmonte a nécessairement fait baisser
les intonations qu*elles produisent.
N"" 14. Douille en cuivre glissant exactement sur
le tuyau N* 8 et percée d'une ouverture latérale de
o"oo7 surmontée d'un tube additionnel de o^oo; de
hauteur.
Si nous glipsons cette douille sur le tuyau de telle façot.
que le tube additionnel coïncide exactement ^vec la bouebe
du tuyau et si nous mettons ainsi la colonne d'air en vibrati m,
nous constatons, — toutes les ouvertures latérales étant
formées — que le s>on fondamental La a baissé de toat un
ton et que la production des harmoniques est beaacoap plus
difticlle. C'est à peine, en effet, si nous pouvons produire
l'harmonique 2, tandis qu'avec rouvcrturc latérale libre, nooi
arrivons aisément au sixième harmonique.
Si nous glissons ensuite la douille de telle façon que tco
tube additionnel coïncide avec la sixième ouverture latéral^
c'est à peine si le re/J baisse, ce qui confiime du reste nos
expériences précédentes.
L'influence abaissante du tube additionnel appliqué ao*
- 105 —
dessus de la bonche eat donc aussi infiniment plus grande que
larsqu'il est appliqué aux ouyertures latérales ; l^éyaluation
de cette influenoe en diminution de la longueur du tuyau, ne
peut se faire qu'expérimentalement. Nous l'ayons trouyée
égale & 0"014.
N*" 1 5 . Douille en cuivre semblable à la précédente,
mais à laquelle a été adaptée une rondelle de bois de
OB028 de diamètre percée au milieu d'une ouverture
circulaire de 0*^007 représentant donc très exacte-
ment le tube additionnel de cuivre de o">oo7 de hauteur
adapté à la douille N<* 14.
Si nous remplaçons l'extrémité supérieure mobile, du tuyau
N« 8 par la douille N* 15, nous constatons que les deux
dispositifs engendrent les mômes inconvéni(^nts, augmentés
cependant ici de ce fait que le souiTie se dirigeant plus diffici-
lement vers l'angle de la bouche pour mettre la colonne d'air
en yibration,la facilité d'émission du son diminue.
N<» 16 Douille en cuivre semblable à la précédente,
mais le tube additionnel représenté par la rondelle de
bois au lieu d'être cylindrique, a la forme d'un cône
tronqué de o"oi2 sur o"oo7, la partie large com-
muniquant avec la bouche également agrandie
jusqu'à o"oi2.
Si nous appliquons cetle douille au tuyau N* 8, tous les
inconvénients des bouches 14 et 15 disparaissent : les harmo-
niques se produisent aussi facilement qu'avec la bouche de
O°>007non surmontée d'un tube additionnel ; la facilité de la
mise en vibration de la colonne d'air augmente môme parce
que la lèvre inférieure de Texécutant rencontre un meilleur
appui par la plus grande dimension du diamètre extérieur du
luyauy et aussi par suite de la meilleure direction qu'il est
J
— . to6 — .
possible de donner au souille. Il est certain que le présiiit
d'spositif occasionne encore un léger abaissement. Son évalua-
tion en longueur ne peut sd faire qn'expérimentaleiM&t,
mais cette longueur une fois connue ù?i la même pour tontes
les intonations et doit se diminuer sur chacune des longnears
nécessaires à la position des ouyertures latérales.
N^ 17. Trois tuyaux A. B.C. de 0^01 s de diamètre
et de o*"2335 de longueur, munis chacun d'uoe
bouche d'un diamètre égal à celui du tuyau et dont
le centre se trouve placé :
Au tuyau A, à o"028 de distance de rextrémité la
plus rapprochée;
Au tuyau B, à o°»058 et au tuyau C à o"0775
de distance de la même extrémité.
Nous représenterons ces tuyaux par la figure suiTa]it0
nous rappelant que la place de rembouchurOf b. Tarie.
Si nous souiTlons dans le tuyau A en 6 ou en c avec l'extré-
mité a ouverte ou fermée, le son est le môme.
C'est le jfly— P^ , son fondamental, déterminé par la lon-
gueur du tuyau ouvert bc, o'x cb. Mais si nous fermons rorifite
a par le doigt les harmoniques se faussent, parce que l'obtura-
tion du tuyau lorsque la bouche a un diamètre égal A celui dn
tuyau doit se faire tout coutre la circonférence de cêlle-ci.
(Voir expérience N* 3),
Lorsque par l'extrémité a, nous introduisons un obturateur
qui ferm« le tuyau contre le bord de la oireonférence de la
bouclie bt le son fondamental /K"-i — ne change pas, roais le
m
rapport exact entre les harmoniques se rétablit.
Si nous expérimentons le tuyau B de la môme façon que le
m
tuyau A, nous obtenons un son fondamental ^\ * avec
des phénomônes absolument semblables à oeux expliqués pour
le tuyau A.
Procédant encore de la môme façon avec le tuyau G, nsus
obtenons le son fondamental ^ %■ en soufflant en h ou en
c ayeo rextrémitë a ouverte. Mais lorsque nous souiïlons en h
avec l'extrémité a fermée, il s'établit à la gauche de la bouche
un tuyau fermé et l'intonation» baissant de presque tout un
demi-ton, se rapproche du
Cet abaissement d'intonation s'explique : ce n'est plus alors
le tuyau ouvert bc qui parle, mais bien le tuyau fermé ba. Il
est facile de le prouver en enfonçant un obturateur par
l'extrémité c jusque contre le bord droit de la circonférence
de la bouche; l'intonation approximative ^ obtenue
par le tuyau fermé 6*, ne varie pas à la suite de cette obturation
et c'est Tharmouique 3, le premier d'un tuyau fermé, que Ton
obtient par une augmentation de la pression de souffle au lieu
du son 2, premier harmonique d'un tuyau ouvert.
— îoà -—
Chaque fois que la bouche se trouve ainui en présence de
deux tuyaux, l'un ouvert, l'autre fermé, c'est la colonoe
d'air du tuyau fermé qui entre le plus faoilement en vibration,
pour peu que les deux intonations se rapprochent.
Si par l'extrémité a du tuyau G nous enfonçons l'obturstear
de 0°»010, rintonation 7k. se rapproche de l'inlonalion
'"p
primitive, f^ , sans cependant l'atteindre oomplètemcnt.
U se forme ainsi entre l'obturateur et la b'iuche un tuyau fermé
0*0075 de longueur, avec une résonance harmonique fausse;
l'ordre ne se rétablit que lorsque l'obturateur touchera le bord
gauche de la circonférence de la bouche. (Expérience N'8).
N* i8. Même tuyau que le N*» 17B, mais avec une
bouche de 7 mill. de diamètre seulement.
Kn souillant en 6 ou en c avec l'extrémité a ouverte, le bod
est le môme, c*est la fondamentale
i^'
— d'un demi-Ion
plus grave que celle que donne le tuyau N« 17 B, et cette
différence résulte, comme nous l'avons dit, du moindre diamètre
de la bouche.
Si nous fermons par le doigt l'extrémité a et que nous
soufflons en b, le son baisse d'une seconde majeure, on obtient
»«fc^ ;<
très aisément le ^— F^ ;en soufflant en c, l'oriflce a étant
fermé^ce n'est qu'avec une certaine dilQoulté que 1 on parvient
— 109 '^
à produire uo son et celui-ci a voisine le /ty—l — . Cette
diiTérence provient de ce qu*en soufïlant en h, c'est le tuyau
fermé ba qui parle, tandis qu'eu soufflant en c, c*est le tuyau
ouvert cb dont la colonne d'^ir entre en vibration.
Si nous introduisons Tobturateur en a en le glissant jusque
contre le bord de la bouche du tuyau, nous constatons que, de
même qu'aux tuyaux N»» 17 A et 17 B, l'intonation^ la^, que
Ton obtient par b ou par c lorsque Textrémitè a est ouverte,
reste la môme, pour autant (recommandation importante sur
laquelle nous revenons) que la bouche du tuyau ne soit pas
recouverte par les lôvres de l'expérimentateur.
Nous avons vu avec le tuyau N* 17G> dont la bouche a un
diamètre égal à celui du tuyau, que Taction abaissante
produite par le recul de l'obturateur ne commence à se produire
sur le son fondamental que lorsque l'obturateur est éloigné de
plus de 0B0675 de la bouche et que le tuyau fermé ainsi formé
ne tarde paS| pour peu que l'on continue le recul de l'obtura-
teur, à prendre le dessus sur le tuyau ouvert b c. Avec le tuyau
N* 18, dont la bouche n'a que 0«»007 de diamètre, l'action
abaissante sur le son fondamental commence déjà lorsque
l'obturateur n'est plus éloigné du bord de la bouche que de
0o>023 et la prépondérance du tuyau fermé se produit plus
rapidement qu'au tuyau N^ 17 G.
B. — Tuyaux tronc-coniques.
N«»i9 Tuyauo"»375de longueur; o"*oao de diamètre
au gros bout, o"*oio au bout mince, donnant le la
de 870 vib. simples.
L'expérience nous a démontré que U longueur d'un tuyau
tronc-conique ouvert destiné à produire un son par l'insufflation
transversale, est égale à la longueur de l'onde simple de ce son
diminuée de la largeur du diamètre moyen.
*- tiô -^
La longueur d'onde du la de 870 vib* simples est, nous Le
savons» de O^'JOO; diminuons cette longueur du diamètre moyen
0»020 + 0«010
2
=-0-015, nous avons donc 0b390 -O«015s0*S7d.
Un tuyau de cette longueur nous donne en eSei, quel que soit
l'orifice par lequel la colonne d'air est mise en vibraUon» \6
la en question.
Nous avons vu par rexpérience N®2 qu'un tuyau cylindrique
iosufllé par l'un de ses orifices et fermé & Tautre donne an Bon
t Toctave grave de celui que donnerait un tuyau ouvert de
m6me longueur mais avec l'intonation un peu liante, parce que
la longueur du tuyau cylindrique ouveit est égale à la longoenr
d'onde diminuée de la largeur du diamètre, tandis qa'tu
tuyau fermé l'onde ne doit être diminuée que de la moitié
du diamètre.
Les choses se passent dilTéremment pour les tuyaux tronc-
coniques fermés. Si nous faisons vibrer la colonne d*air du
tuyau N* 19, en dirigeant le soutHe contre son orifice large en
fermant l'extrémité étroite, nous obtenons un son un peo en
dessous du (^ I à la quarte aiguë du gj^ que
donnerait le tuyau cylindrique fermé. La colonne d'air y étant
miso en mouvement par une ouverture plus large (0*300)qii« le
diamètre moyen du tuyau (0''015), le nœud de vibration se
déplace, se rapproche de l'extrémité du tuyau servant de
bouche, l'onde se propage avec une plus grande vi tasse et le
son monte.
En mettant la colonne d'air en vibration par l'oriflee étroit
du tuyau et fermant l'extrémité large, nous obtenons le
*--- & la quarte grave du /^ parce que h
m
coloune d'air étant mise en mouvement par une ouverture pUi
— III -—
étroite (ObQIO) que le diamètre moyen (0a015), l'onde se
propage avec une vitesse moindre et le son baisse.
L'altération ascendante ou descendante est provoquée par
un changement uniforme dans la vitesse du mouvement vibra-
toire comme nous le supposions déjà lors de nos précédentes
expériences (T. III^ p. 47S). Go changement de vitesse se traduit
incontestablement par un intervalle plus petit à l'aigu qu'au
grave quelle que soit la différence entre les deux diamètres
extrêmes du tuyau. Ainsi lorsque les diamètres des deux
orifices sont dans le rapport 4 : 1, 1 intonation produite par la
mise en vibration de la colonne d'air par l'orifice étroit est
à i'octaye grave de l'intonation produite par un tuyau cylin-
drique fermé de même longueur, tandis que la mise en vibration
par l'orifice large ne produit qu'une intonation à la septième
mineure aiguS de celle que donnerait ce même tuyau cylindrique
fermé. Nous en verrons encore un exemple plus loin (expérience
N« 13 des tuyaux à ancho).
N«2o.Tuyau semblable au précédent mais l'insuf-
flation transversale est remplacée par l'insufiSation
latérale. La bouche placée du côté étroit du tuyau,
mesure o^oio de diamètre comme le tuyau à cet
endroit et la longueur du tuyau, o"'375, est mesurée
à partir du centre de la bouche jusqu'à l'extrémité
opposée <^> •
Ce tuyau tronc-conique résonne absolument comme le tuyau
cylindrique de l'expérience N** 3 et les harmoniques conservent
leur rapport vibratoire exact avec le son fondamental. La
longueur du tuyau est celle de l'onde, 0"dOO diminuée de la
largeur du diamètre moyen, 0<n015. L'obturateur est placé
contre la circonférence de la bouchCi ou» en d'autres termes
(1) La longaenr des tuyaux à bouche latérale dans toutes les expé-
riences qui suivent, est mesurée du centre de la bouche A. Textrémlté
opposée du tuyau.
112 —
avec le centre à une distanoe égale au demi-dlamfttre da
tuyau & cet endroit.
N^ 2 1. Même tuyau que le précédent, mais la
bouche transversale de o"Ô20 de diamètre, est
ouverte du côté large.
La colonno d'air vibre daus les mômes conditions que celle
du N° 20, mais le mouvement vibratoire s'imprime moins
facilement qu'à ce dernier tuyau, à cause de la dimension trop
grande de la bouche.
N« 22. Tuyau semblable au précédent» avec une
bouche de o'^oio seulement et une longueur de
o«j65.
Par suite du rétrécissement de la bouche l'onde de 0»â90,
pour le la, doit non seulement se raccourcir du diamôtre mofen
0m020+0"f'10
du tuyau = 0»015, mais encore do la quantité co^
respondaut à Tinfluence abaissante produite par cette fermeture
partielle. De môme qu'au tuyau cylindrique N* 4, cette influente
est égale en longueur à la dififérence entre le diamôtre du
tuyau à l'endroit de la bouche et celui delà bouche elle-mftmef
OmocO — 0«»010 = 0'n010. La longueur réelle du tuyau est donc de
0^'S90 - 0™015 - O-OIO == 0«3Ô5.
L'obturateur placé à une distance du centre de la bouche
égale à la moitié du diamètre du tuyau à Tendroit delà bouche,
conserve à la résonance harmonique toute sa justesse,
N<> 23. Même tuyau que le N^' 20, mais avec une
bouche de o"oo7 seulement ouverte du côté étroit,
et une longueur de o™372.
Nous constatons que celte faible diiTérence ne produit plus
qu'un abaissement correspondant à O^^OOS de longueur. En effet,
O'nOlOy diamètre du tuyau, à cet endroit, moins 0">0Q7, diamôtre
— 113 -
delà bouche, égale O^OOS. La longueur du tuyau pour le Id e«t
donc
Oh»390 ^-. --. > 0«003=0»372.
2
L'obturateur est placé à une distance du centre de la bouche
égale à la moitié du diamètre du tuyau à cet endroit.
N» 24. Tuyau semblable au N^ 23, mais avec une
bouche de o"*oo5 seulement, ouverte du côté étroit
(produisant donc un raccourcissement de o"*oo5),
et une longueur de o"37o.
0«010 — 0-006 = 0-005.
La longueur du tuyau, pour le môme son la, est donc de
0«030 + 0»0I0
0«390 7 0»005=0»870.
Il est à remarquer que le son fondamental, la» se produit
Irôs difficilement à cause du faible diamètre de la bouche.
N" 25. Tuyau semblable au N"" 23, mais avec la
bouche de o°»oo7 de diamètre munie d'un tube
additionnel de o™oo7 de hauteur ; longueur o™36i .
Cette disposition nécessite un raccourcissement de la
colonne d'air évalué expérimentalement, à 0n>014 comme nous
l'avons dit en appliquant la douille N« 14 au tuyau N* 8.
0«390 - "-Jl^ r_^ _ 0«014 = 0-361.
L'obturateur placé à une distance de la bouche égale à la
moitié du diamètre du tuyau — à l'endroit de la bouche —
assure la régularité du rapport vibratoire entre le son fonda-
mental et ses harmoniques.
N« 26. Tuyau semblable au précédent mais avec une
bouche de o'^oio ouverte du côté étroit, munie d*un
tube additionnel de 7 mill. de hauteur» longueur
à partir du centre de la bouche, o"37o.
— 114 —
T^ raccoarclsaement provoqué par eet élargissement de la
bouche n'est plus quA de 0"^005.
Conformément à oe qui précède, nous diminuons la longnaar
Ob030 + ObQIO
d'onde de 0«890 de ~ O'NK» « 0-370.
N"a7. Tuyau semblable au N'^ai; longueur o»330,
avec la bouche de o*°oio de diamètre ouverte du côté
large, surmontée d'un tuyau additionnel de o"'oo7 de
hauteur.
Nous constatons, par cette disposition, une influence abais-
sante de OinQ^S. Nous ayons donc
0^020 4- 0*010
3
N« 28. Deux tuyaux tronc-coniques avec les
diamètres extrêmes semblables à ceux du tuyau
précédent, mais avec les longueurs et les dispositions
respectives suivantes :
Tuyau  Bouche latérale de 0*007 ^^ diamètre
ouverte du côté large et surmontée d'un tube addi-
tionnel également de o"oo7 de hauteur; longueur
o»3oi.
Tuyau B. Deux bouches latérales ouvertes du
côté large et placées sur la même ligne, Tune est sur-
montée d'un tube additionnel conique, l'autre est une
simple ouverture de o"oo7 de diamètre; longueur
o'"30i comme celle du tuyau A.
Tuyau Â. Nous constatons par cette disposition mne in-
flue nce abaissanto de 0n074.
O-OaO 4- 0"010
0«890 - T 0-074 = (MOI.
— tt5 —
On remarquera qae IMnfluence abaissante du tuyau addi-
tionnel est bien plus considérable lorsque ^e cône va en se
rétrécissant que quand la disposition contraire est adoptée.
Le tuyau N* 25 mesure 0<"3dl de longueur tandis que le N'^ 28
pour produire le même son, ne mesure plus que 0°*SOi. D'autre
part, la bouche quelle que soit sa forme, s'établit plus facile-
ment dans la partie large que dans la partie étroite.
C'est à cause de ce double ayantage que la facture instru*
mentale a, sans s'en expliquer la raison, adop.é pour les
flûtes à colonne d'air conique le cône à parois conTergentes
de préférence à celui dont les parois sont divergentes Dans
ia première de ces formes la colonne d'air yibie moins librement
que dans la seconde, d'où ralentissement dans la vibration,
abaissement du son produit et, comme conséquence pratique,
diminution de la longueur du tuyau.
L'obturateur se trouve toujours placé à une distance du
centre de la bouche égale à la moitié du diamètre du tuyau
a Teiidroit de la bouche. Mais il est A remarquer qu*en général
les tuyaux coniques insuûlés du côté large par une bouche
surmontée d'un tuyau additionnel, se faussent dans leur
> ésonance harmonique et que ce défaut est d'autant plus consi-
dérable que la bouche est plus petite. Ainsi la résonance har-
monique du tuyau N'^SS A est plus défrcteusequeceUeduN''27..
Tuyau B. Par suite de l'évasement donné & la partie
inférieure du tube additionnel qui surmonte Tune des bouches,
le son fondamental comparu à celui du tuyau A est monté de
tout un demi-ton« et la résonance harmonique s'est améliorée.
Avec l'autre bouche, sans tube additionnel, le son fon-
damental monte encore d'un -demi-ton, c'est presque un si
r{uc nous obtenons, et la résonance harmonique redevient
régulière.
De cette triple expérience fournie par les tuyaux N»«28 A et
Î8B il résulte qu'il est avantageux pour faciliter l'émission du
ion de donner au tube additionnel de la bouche généralement
ôrmé par l'épaisseur de la paroi du tuyau, la moindre hauteur
)08sible et de Tëvaser vers la base autant qu'il se peut*
— Ii6 —
N"" 29. Tuyau avec les mêmes diamètres aux
extrémités que les précédents et insu£9é latérale-
ment, du côté étroit, au moyen d'une bouche égale
au diamètre du tuyau à cet endroit, 8oito"oio;il
mesure o'"375 de longueur, il est en outre percé de
six trous latéraux d'un diamètre correspondant i
celui du tuyau aux mêmes endroits et éloignés
respectivement du centre de la bouche de 0*353,
o"333, o™3i3, o»295, o«»277, o"26i.
En vertu de ce qui a été dit précédemment, notammeat
au tuyau N* 1, lorsque les ouvertures latérales ont un diamètre
égal à celui du tuyau à l'endroit où elles se placent, les lon-
gueurs réelles sont égales à celles des ondes diminuées du dia-
0»K)10 + 0-020
loyenauiayau
= u-uio;
QOQBaTO
la, longueur d*onde, 0"890 -
. 0-015 1
= 0-375
si 1? . 0-368
0-353
si 1 0-348
0-388
ut » 0-838
0-313
u/Jt » 0-310
0-885
ré » 0-2«3
0-2T7
ré^ » 0-276
o-aei
N" 30. Tuyau semblable au précédent, mais avec
une bouche de o"»oo7 seulement, placée à 0*372 de
distance de Textrémité opposée du tuyau, et avec
les trous latéraux éloignés respectivement de o"350,
0-330, o"3io, o"*292, o"274, o»a58 du centre de la
bouche.
Nous savons que les longueurs d'onde doivent pour
établir les longueurs réelles, être diminuées d'abord de U U^
117 —
A ^z xs, A . .0-020+0-010 ^ ^,^
genrdadiamôtre moyen du tuyau, 801 1 - ^=0-015,
pais de la diiTêrence entre le diamôtre du tuyau à rendroit de
ia bouche et du diamôtre donné à celle-ci, soit 0">010 ~ 0-007 »
0*003; ayons avons donc :
la longueur d'onde, 0-390 — 0«015 — 0-003 = 0o>372
8i
Ut
Ut 9
ré
réji
0-368
0-348
0-828
0-310
0-293
0-276
0-350
0-380
0-310
0-292
0-274
0-368
N» 3 1 .Tuyau semblable au précédent, mais avec la
bouche surmontée d*un tube additionnel de 0*^007 ,
placée à o'°36i de l'extrémité opposée, et avec les
trous latéraux ouverts respectivement ào"339,o°»3 1 9,
0*299, o»28i, o™26j, o"a47 de la bouche.
Nous avons constaté au N' 25 qu'une bouche semblable
(uyerte du côté étroit du tuyau,occa8ionne un abaissement égal
en longueur à 0-014^ Les longueurs d'onde doivent donc se
diminuer pour avoir les longueurs aorrespondantes réelles
pour chacun des sons à produire, de la longueur du diamètre
moyen, soit de 0-015, et de 0-014, pour compenser l'influence
abaissante de la bouche. Donc ;
la, longueur d'onde 0-390 -
-0-015-
-0^14 «0-361
si>
0-388
1 0-339
si
0-348
0-319
ut
0-328
0-299
uttt
0-810
0-281
ré »
0-292
» 0-263
réji
0-276
0-347
N*" 32. Tuyau insufflé latéralement du côté large
ivcc une bouche dont le diamètre égale celui du
tuyau en cet endroit, soit o'^oao, et six trous latéraux
ayant chacun un diamètre également conforme à
celui du tuyau à Tendroit correspondant; la bouche
et les trous latéraux se trouvant placés respective-
ment aux mêmes endroits que ceux du tuyau N» ag.
Lorsque les ouvertures latérales ont un diamètre égal à
celui du tuyau, le centre de chacune de ces ouvert ares laté-
rales doit être placé à une distance du centre de la bouche
égale & la longueur de l'onde diminuée du diamètre moyen du
tuyau; par conséquent^ toutes les longueurs sont semblables à
celles du tuyau N» 29 et fournissent les mêmes intonations qne
ce dernier.
.N"* 33. Tuyau insufflé latéralement, au côté large
comme le précédent, par une bouche de o"oio située
à o»365 de Textrémité opposée et munie de six trous
latéraux, d'un diamètre égal à celui du tuyau aux en-
droits correspondants et situés respectivement à
o"343> ^^'■S^Sj o'^SOS» o"28s, o°*267, o*a5i de la
bouche.
L'influence abaissante de cette bouche, ainsi qu'il résulte
des expériences précédentes, est égale à la différence entre le
diamètre de la bouche et celui du tuyau, donc de O'^OSO —
O-OIO = 0"010.
Par suite nous avons à diminuer chacune des longuevrs
d'onde non seulement de la largeur du diamètre moyen du
tuyau, mais encore de 0*010.
la, longueur d*onde 0b390
si > 0»868
si 0-348
ut 0-828
ul 8 0»810
ré 0"<a92
réjf 0-37*
— 119 —
N* 34. Tuyau insufiQé latéralement, du côté large,
par une bouche de 0*010, surmontée d*un tube
additionnel de o^oo; et placée à 0*3 30 de Textrémité
opposée; il est percé en outre de six ouvertures
latérales d'un diamètre égal à celui du tuyau aux
endroits correspondants et éloignés respectivement
de 0*308, o"a88, o"'a68, o"250, 0"a32, o"2i6 du
centre de la bouche.
Nous ayons établi par l'expérience N° 27 que l'influence
abaissante d'une bouche ainsi faite est égale en longueur &
0*045. Nous ayonB donc à diminuer pour établir la distance
exacte du centre de la bouche de chacun des centres des
ouvertures latérales les longueurs d'onde de l'influence
du diamètre moyen du tuyau, 0"015, plus O^Oiô, soit
O-^Olô + 0'n045 =s O'-OeO. Donc :
la
0»890 —
0-060
=>
0"880
si\^
0«868 -
:=:»
O-SOS
si
0'»848 -
^
0-288
ut
0«328 -
=,
0-268
uit
0»310 -
s=
0-260
ré
0"»îi92 —
=:
0-282
rét
0-376 —
=
0-216
N°35. Tuyau insufflé latéralement, du côté large,
par une bouche de 0*^010 de diamètre placée à
o°>365 de Textrémité opposée. Il serait donc
semblable au N" 33, n'était le diamètre des ouvertures
latérales, qui n'est pas conforme à celui du tuyau
à Tendroit correspondant. Ces diamètres fixés
arbitrairement, sont respectivement de o»oo5 , o"oo7,
o"oo9, o^ooS, o"oo7, 0-0 lo. Les ouvertures laté-
— 120 —
raies sont éloignées du centre de la bouche de 0*3270,
o">3044, 0™28i8, 0*2644, o"2467 0*2272.
Nous avoas yu» par Texpérience du tuyau cylindrique N'8,
que lorsqu'une ouyertut e latérale est plus petite que le diamètre
du tuyau, elle doit être avancée vers la bouche — le tuyau rac-
courci — d'une longueur égale à la différence des diamètres. Le
même fait se manifeste aux tuyaux tronc-coniques.
Nous avons indiqué ci-dessus les diamètres adoptés pour les
ouvertures latérales Nous avons donc & diminuer pour ehacsne
des longueurs déterminées pour le tuyau N* 83 de la différence
entre le diamètre du tuyau à l'endroit des ouvertures latéra-
les (1) et celui du diamètre fixé pour l'ouverture latérale elk-
même.
Donc, pour sib, 0»848 — O'OllO — a"0050 » O"S!l70
» SU 0»883 — 0"0116 — 0»0070 = (M0«
» ut, 0"303 -0-01» — 0-0090 » 0^818
- - utt 0««385 - 0-0136 — 0-0080 — 0-9644
» ré, 0-367 - 0-0138 - 0-0070 =r 0-3487
» rrfj, 0-251 -ja-0188- O-OIOO = 0-2272
Le tuyau N" 35 construit sur ces indications donne trèt
exactement les intonations voulues.
C. — Tuyaux cylindriques partibllbiibnt
BOUCHÉS A L*UN DBS ORIPICBS.
N» 36. Tuyau de 0-371 de longueur et o"o 14 dedia-
màtre, avec l*un des orifices bouché sur la moitié de
sa section.
(1) Nous souliernons les chiffres indiquant le diamètre du tuyau A
Tendrait qu*occuperaient les ouvertures latérales si elles avaient un dia-
mètre égal À celui du tuyau.
— tu —
Il dômontre qae la couverture partielle de l'un des oriûces
du tuyau cylindrique agit absolament comme le ferait la bou-
che à laquelle on aurait donné un diamôtre plus petit que
celui du tuyau lui-même.
Le tuyau N« 36 ayant l'orifice servant de bouche fermé
sur la moitié de la section, la surface de cette dernière
représente exactement la moitié de celle du tuyau entièrement
ouvert.
Le diamètre du tuyau étant de 14 mill. la surface de sa sec-
tion est de 153 mill. dS carrés. La moitié de cette surface, soit
76.96, est fournie par une ouverture ronde de 9 mill . 81 de
diamètre.
Pour calculer la longueur d'un tuyau construit dans les
conditions susdites pour donner un la de 870 vib. simples, nous
avons» en vertu de ce qui a été dit précédemment (N^ 4) :
Longueur d'onde 0>b390 moins la largeur du diamètre
0'°014 =» 0"876; moins la différence entre le diamètre du tuyau^
0»014, et celui de la bouche, 0.009, soit O-^OO^, donc
0-376— O'»005=0»371.G'e3t la longueur du tuyau N» 36 et
son intonation est exactement le la de 87i) vibrations simples.
N*'37.Tuyausemblableauprécédent,maisdeo"i76
de longueur seulement et donnant le la J^ \ " de
1740 V. s.
Il s'agit ici de calculer la longueur de tuyau nécessaire
pour donner, dans les mômes conditions que celles du tuyau
précédent^ le la susdit.
La longueur d'onde de ce son est de 0" 195; cette longueur di-
minaée de la largeur du diamètre, 0*014, est donc 0*18i; dimi-
nuons encore cette longueur de Tinfluence de la couverture
partielle, semblable à celle du tuyau précédent» soit
rj"014 — 0""009 = O'nOOÔ, nous avons donc pour longueur
D«181 — 0«»>005=0"176. Ce tuyau donne exactement le la en
q[iLesiion«
N* 38. Tuyau semblable au précédent, mais de
o"i83 de longueur, donnant
■=p
Il donne si on le ferme à Textrën ite opposée à la bouefae,
le la de 870 vibr. simples.
QniOgA
En efiTet» la longueur de la demi-onde est de — — = obi90
(expérience N^2). Cette longueur diminaée de la moitié do la
0"014
largeur du diamètre — ^ — « 0"0079 diminuée en ploa d«
rinfluence abaissante de la fermeture partielle de la bouebe
0«»005, devient :
C-IOS - 0-007 - 0"005 = 0-188.
2281. Quinze tuyaux à anche, ayant servi à des
expériences sur la vibration des colonnes d'air
A. Tuyaux Cylindriques.
N<>' I à 6. Six tuyaux cylindriques, dont cinq i
anche battante et un à anche double. Ils ont tous la
même longueur, 0*492, mais les diamètres varient.
Ils donnent le même son ^ ^^ de 345 vibra-
tions simples.
Une colonne d'air cylindrique mise en vibration par une
anche battante ou par une anche double a une longueur
égale à celle de la demi-onde simple (tuyau fermé) à coodi*
tion que le diamètre du tuyau soit régulier et uniforme
depuis la pointe de l'anche jusqu'au bout. La longueur de
QAf)
Tonde simple du fa en question est do -^ s 0*984. La demi-
— 1*3 -
onde est donc 0n493 (l). La petite dlfTêrence de diamètre résul-
tant de Tassemblage des languettes de l'anche double ou de la
perce croissante du bec de l'anche battante» peut ôtre négligée.
En tenant fermée f ouverture latérale des becs des cinq
premiers tuyaux ou la fente de l'anche double du 6* tuyau
et ébranlant la colonne d'air par Pinsufllation transversale
du tuyau à Torifice opposé à l'anche, nous obtenons le
môme /a.
Si nous fermons par un coup sec l'ouverture latérale des
becs df-s cinq premiers tuyaux par la paume de la main^ nous
percevons très distinctement une intonation exactement à la
hauteur du môme fa. Cette double épreuve établit que le rôle
de l'anche est simplement mécanique» qu'il se réduit & mettre
la colonne d'air cylindrique en vibrations régulières en pro-
duisant & l'extrémité du tuyau voisine do l^anche, les maxima
de condensation et de dilatation d'air qui donnent naissance au
nœud de vibration.
N* 7. Tuyau à anche battante, de o"oi5 de dia-
mètre et de o"877 de longueur; il est percé en outre
de douze ouvertures latérales d'un diamètre égal à
celui du tuyau et placées respectivement à o^'SaS,
o"78i, o"»737, o^ôgô, 0-657, o"6ao, 0-585, 0*552,
o"53i, o»492, 0-464, o"438 delà pointe de l'an-
che.
Ce tuyau donne les treize degrés d'une gamme chroma-
tique & partir du sol ^ i (longueur totale) jusqu'au 50/>
(douzième trou latéral). La longueur des tuyaux
cylindriques à anche étant égale à celle de la demi onde simple
(1) LaloDf^aear d'un tuyau à anche se mesure, depuis la pointe de
Tanche Jusqu'à l'extrémité opposée du tuyau.
de chacun des sons» la longueur du son le plus gravOt sol, et
celle de chacune des ouVertures latérales produisant les degrés
suivants^ est fournie par la longueur théorique, le centre da
trou latéral étant placé exactement à la distance déterminée
par la longueur de chacune des demi-ondes simples.
N« 8. Même tuyau <|ue le précédent, mais avec
des ouvertures latérales de o>"io seulement, situées
respectivement à la distance de o"823, o"776,
o"73a, o^ôgi, ©'"osa, 0*615, 0*580, o«547, 0-516,
o«"487, o"459, o°433 de la pointe de l'anche.
Nous avons vu dans les expériences sur les tuyaux de flfttê
que lorsqu'une bouche de flûte traversiôre (N® 4) ou un trou
latéral (N** 8) sent moindres q^e le diamètre du tuyau, celui-ci
doit se raccourcir d'une longueur égale à la différence entie
les deux diamètres. Il en est de môme des tuyaux cylindri-
ques ébranlés par une anche. Dans le tuyau qui nous occupe
les trous latéraux n'ayant que (V"10 tandis que le diamètre
d u tuyau mesuro 0i"015» chaque trou latéral doit se rapprocher
de l'anche de 5 mill.» en d'autres termes pour déterminer la
position du centre du trou latéral la longueur de la demi-onde
simple doit être diminuée de 5 mlll. Gonséquemment, le soo
grave sol conserve la longueur du tuyau précédent, 0«fi77,
mais toutes les autres longueurs doivent être raccourcies Je
5mill.
N"* 9. Tuyau à anche battante, de o"847 de lon-
gueur et de o"oi5 de diamètre, percé latéralement
de douze ouvertures de o"oi5 de diamètre surmon-
tées chacune d'un tube additionnel de o"0O5 de
hauteur. Ce tuyau donne les treize sons d'une gamme
chromatique, en partant de ^ _,
- tii -
Cette expérience ne s'écarte pas sensiblement de celle que
nous avons expliquée au N» 9 des tuyaux cylindriques à
bouche :
La longueur de la demi-onde du sol susdit étant de 0"877 et
la longueur réelle du tuyau n'étant que de 0*847, il a donc fallu
raccourcir le tuyau de 0">080 pour compenser Tinfluence
abaissante des douze cavités formées dans la perce du tuyau
par les douze tubes additionnels» soit en moyenne 3 j mill.
par cavité.
De là le raisonnement suivant:
La longueur d'onde du sol j( étant do 0"828» nous avons à
diminuer cette longueur de 11 fois 2 i mill. pour les onze
cavités qui précédent celle du sol ](» soit 0*0275 -f
5 mill. pour compenser l'influence du tut^e additionnel lui-
môme. Nous avons ainsi : 0m828 — 0"0d25 == 0'n7955 pour la place
du sol$.
Nous avons évalué expérimentalement l'influence du tube
additionnel à 0>"005, mais il ne faut pas en déduire que cette
influence est égale & la hauteur du tube additionnel. En effet,
nous avons» lors de nos essais, allongé les tubes additionnels en
les portant à 0*025 et môme à 0"*050 de hauteur, sans modifier
sensiblement la hauteur du son, mais en produisant une alté-
ration trôs grande du timbre qui s'assourdit de plus en plus
en augmentant la hauteur du tube additionnel. Chose éton-
nante, l'influence abaissante des cavités formées par les tubes
additionnels ainsi allongés, n'est pas beaucoup plus grande
que celle produite par les tubes additionnels de 0"*005 de
hauteur, mais la sonorité générale est également assourdie.
C'est ce qui explique le timbre particulier de certains instru-
ments, le basson par exemple, dont les trous latéraux ont une
certaine longueur par suite de leur forage oblique dans la paroi
(ipaisse du tuyau.
Poursuivons le raisonnement :
La longueur d'onde du la est de 0"*781 et pour déterminer
l'emplacement du trou latéral nous avons k déduire de cette
— ia6 —
longueur 10 fois 2 i plus 5 mill. pour compenser rinfluence
du tube additionnel.
Nous avons donc 0»78l — 0»030 =»0"751.
Pour le si l^, longueur d'onde de 0-737 moins 9X^4 plua
5 = 0«737 - O^oaTô = 0-7095;
Pour le 8i, 0«»696 -8X21 + 5 = 0-696 — 0«025 ^0«^1;
Pour Vut, 0«657-7X2i+5=0«657-O"0a35=.O-6S45;
VonrVulJi, O-eaO — 6X24+5=0-620 - 0-020 =0-600;
Pourle re, 0-585 — 5 X 2 4 + 5 = 0-585 - 0-0175 = 0-56Tf&;
Pour le ré Jt 0-552 — 4 X 2 4 +,5 = 0-552 - 0-015 = 0^557;
Pour le mi, 0-521 — 3x24 + 5 = 0-621 - 0-0125 = 0-5085;
Pour le fa, 0-492 — 2X24 + 5 = 0-492 — 0-10 = 0-482;
Pour le fa J(, 0-464 — 1 X '^ 4 +5 = 0-464 - 0-0075 =0-1565;
Pour le sol, 0"438 moins 5 pour l'influence seulement du
tube additionnel» attendu que cette dernière ouverture latérale
n'est précédée d'aucune eaviié, 0-488 — 0-005 = 0-483.
N» 10. Tuyau de 0*408 de longueur, 0*009 de
diamètre, percé latéralement de douze ouvertures
de 0*009 de diamètre surmontées chacune d*un
tube additionnel de 0^005 de hauteur. La colonne
d*air raccourcie par l'ouverture successive des trous
latéraux donne les treixe sons d'une gamme chroma-
tique partant de. (^ f^
La construction de ce tuyau repose sur les mêmes données
que lo tuyau précédent. La longueur théorique étant de 0-488
et la longueur réelle de 0-408, la diUérence, 0-030, est due,
comme au tuyau précédent, à l'influence abaissante des douse
cavités. Lo même raisonnement appliqué à la construction de
celui-ci a produit les mêmes résultats établissant en qnfîlqa<*
sorte la preuyodo l'exactitude de notre théorie.
— !à7 —
N^ Il .Tuyau à anche battante mesurant 0*492 de
longueur sur o"o 1 1 de diamètre. Il est semblable au
tuyau à anche N»4 et donne par conséquent le ÊSntz:
Les tuyaux cylindriquâs à anche ne produisent pas facile-
ment les harmoniques uniquement par ^augmentation de la
pression du soufile. Pour que ces tuyaux fassent entendre la
douzième du son fondamental» ou son 3 de la résonance harmo^
nique, il faut aider & la division de la colonne d'air, provoquer
la formation d'un ventre de vibration par l'ouverture d'un
petit trou percé latéralement à environ un tiers de la longueur
de la colonne d'air à partir de Tanche. Le tuyau N* 11 est muni
d'une ouverture stmblahle et pour prouver que cette podition
n'est qu'approximative^deux autres ouvertures sont pratiquées
Tune & 80 mill. au-dessus» l'autre & 30 mill. au-dessous de la
première. Le son 8 se produit aisément à l'aide de l'ouverture
de chacun de ces petits trous» quoique plus facilement avec
celui qui occupe la position médiane. Si celle-ci devait être
rigoureusement exacte au tiers de la longueur de la colonne
d'air, il faudrait^ pour la clarinette» par exemple^ une clef de
douzième pour chacune des longueurs de tuyau produisant par
I08 ouvertures latérales la succession des sons fondamentaux.
B. — Tuyaux TRONC-coNiouBs.
N* 12. Tuyau de o«492 de longueur, o"oii de
diamètre à l'extrémité étroite, sur laquelle est appli-
qué un bec de clarinette muni d*une anche battante.
o™o40 à Textrémité large. Ce tuyau donne le
^
Nous avons vu dans les £ludes expérimentales sur la
résonance des colonnes d'air (voir Catal. T. III» p. 449; :
— laô -
a) Oae les tuyaux coniques fermés au sommet du côaé,
rôsoiiuent comme les tuyaux ouverts et que non seulement Us
octayient comme ces derniers mais encore que leur longueur
pratique est égale à cello de Ponde simple du son à produire
moins la largeur du diamètre moyen. Ces tuyaux ont peu
d'importance eu facture instrumentale; nous n'en avons trouvé
d'application que dans un siltlet congolais (n» 1835).
b) Que les tuyaux tronc-coniques fermés à leur orifice
étroit et insudlôs transversalement parleur orifice large ont le
son fondamental plus aigu que celui de la demi-onde simple
correspondante du tuyau cylindrique fermé et que cette acuité
est d'autant plus accentuée que la différence entre les deux
diamètres est plus grande. Nous avons vu aussi que les harmo-
niques de ces tuyaux se rapprochent ù. mesure que la
différence des diamètres s'accroît et que la résonance devient
semblable à celle d'un tuyau ouvert de môme longueur,
octaviant comme ce dernier, dès que le grand diamètre atteint
une largeur quadruple du petit.
Les tuyaux coniques dont la colonne d'air est mise en vibrai'
tion du côté étroit par une anche simple battante (les saxo-
phones), ou par une anche double (les hautbois, bassons,
sarrusophones), ou encore par les lèvres mêmes de rexécatant
(les instruments à embouchure) sont soumis à la même loi.
Pour se familiariser avec ces phénomènes qui ne sont compli-
qués qu'en apparence, il ne faut pas perdre de vue que l'anche
vibre dans la bouche de l'exécutant, c'est-à-dire dans on
espace clos qui termine en quelque aorte le tuyau. Si le tuyau
est cylindrique sa forme permet aux maxima de condensation
ot de dilatation (nœuds de vibration), de se produire par la
pression d'air à son orifice ouvert (ventre de vibration), jusque
contre l'ancho et la colonne d'air résonne comme si le tuyau
était fermé à l'endroit de l'anche et insufllé à son orifice ouvei t.
Si le tuyau est conique, le nœud de vibration s'écarte de pins
en plus de l'anche à ciuse des parois convergentes du tuyau,
pour se rapprocher de son milieu dès qu'il octavie ce qoi a
lieu lorsqae les diamètres extrêmes atteignent le rapport 1 : 4-
— lag —
Le tuyau N» 12 se trouve dono dans les conditions requises
pour résonner quoique fermé par une anche, à l'instar d'un
tuyau ouvert. Mais il n'octavie pas facilement par une simple
augmentation de la pression du soutHe : Ici encore, il est
nôcedsaire d'aider au partage de la colonne d'air par Touverture
d'un petit trou percé vers le milieu de la longueur du tuyau.
Deux autres petits trous ont été faits comme au tuyau N* II,
l'un au-dessus, l'autre eu-dessous du premier, pour démontrer
que la position de l'ouverture ventrale n'est qu'aproxîmative.
L'ouverture successive de chacun de ces trois petits trous
facilite également le partage de la colonne d'air et, par consé-
quent» l'émidslon du son 2. Il ost bon toutefois de remarquer
que si le trou médian donne exactement l'octave, celui au
dessus baisse très légèrement le son 2 tandis que celui au
dessous le hausse d'une quantité semblable. Le même phénomène
se constate au tuyau cylindrique N» 11 pour la production de
l'harmonique 3.
Tous les tuyaux mis en vibration par le soufHc, par une
anche ou directement par les lèvres de l^'exôculant^ donnent
comme nous Tavons toujours fait ren arquer, des sons plus
graresque ceux que la théorie indique. Ainsi le tuyau N» 12
donnant le ré dont la longueur de Tonde simple est de 0'"58Ô
D'à comme longueur réelle que 0<»492. L'ëvalnatiou de ces
diflërences échappe au calcul; oUos doivent se déterminer
expérimentalement (1).
N* 13. Tuyau de o"492 de longueur^ o"oii de
diamètre à Textrémité mince, o'Bogo de diamètre à
l'extrémité large et donnant^ à l'aide d'un bec de
clarinette muni d'une anche battante, un son
(1)11 est à remarquer que le brusque épanouissement de la colonne cPair
dans le pavillon dont sont munis la plupart dos instruments à vent
accentoe cette différence entre la longueur pratique et la réelle.
9
— 130 —
avoisinant le mi V ffi^z: , son a du '^^ '
qu'il devrait réguliàrement produire.
On constate que malgré rôpanouiasoment considérable du
cônOf rintonatlon comparée à celle du tuyau N* 12, n'est montée
que d'un demi -ton environ. Le tuyau N* 18, construit dans des
proportions exceptionnellement exagérées» ne donne pas le son
fondamental parce que les proportions du bec et de l'anefae
conformes & celles qui aeryent au tuyau précédent sont insaf-
(isantes p)ur permettre la production du son fondamental.
Pour se rendre compte de l'intonation fondamentale prodaite
par ce tuyau, il suffît d*ôter l'anche et de heurter de la paume
de la main l'ouverture latérale du bec ; le son que l'on p^r-
cevra est le ë^ly^ , c'est à-dire très exactement roclare
inférieure du son que donne le tuyau lorsqu'il est mlti en vibra-
tion par l'anche.
Nous avons d% au sujet du tuyau tronc-conique & bouche N* 19
que lorsque les deux orifices d'un tuyau de cette forme sont dtus
le rapport 4:1, l'intonation produite par la mise en vibration de
la colonne d'air par l'orifice étroit produisait un son à la doabl«
octave inférieure de l'intonation que produirait le tuyau ouvert.
C'est le cas pour les tuyaux NMletlSqui donnent respectivement
s-
lô ^p — j~ ôt le IK? — 1— lorsque l'on heurte de la paume
— ^- — sr
de la main après avolr'Snlevé l'anche du bec, l'orifice opposé
à celui sur lequel se trouve le bec.
Il ne faut pas perdre de vue que la colonne d'air du tnyan
vibre alors comme si le tuyau fermé à l'oriflce large, était
insufflé à l'endroit du bec, c'est à-dire par l'oriflce étroit.
N* i4.Tuyau de 0*208 de longueur, o»oi i dédit-
— t3i —
mètre à rextrémité étroite, o*oa3 de diamètre à Tex-
trémité large. Il donne à l'aide d'un bec de clarinette
muni d*une anche battante le ^:^:zz.
Ce tuyau dont les dimonsioxiB correapondent eiLactem«nt à
celles du boat supérieur du tuyau N* 12 sur une
longueur de 0<na08, devrait à première vue donner un son
"» w=^
beaucoup plus aigu que le j^zzjn puisque sa longueur est
beaucoup moindre que la moitié de la longueur du tuyau N» 12.
Ceci prouve que l'effet abaissant dépend non seulement de la
longueur du cône mais surtout de son développement. Dans
l'étal actuel de nos connaissances cet effet ne peut se détermi-
ner qu^expériraentalement.
N* 15. Tuyau semblable au N^i2 mais percé
de six ouvertures latérales. Celles-ci étant fer-
mées le tuyau donne comme le N" 1 2 le son ^S? f
En ouvrant sueeessivement les ouvertures on obtient les sons :
12 3 4 9 6
L'emplacement de ces ouvertures latérales a élé déterminé
par le calcul. Nous savons qu'en pratiquant une ouverture
latérale égale au diamètre de la perce du tuyau nous obtenons
une intonation semblable à celle que donnerait le tuyau coupé
à cet endroit.
Eclairé par Texpérience du luyau précédent nous savions
donc qu*en pratiquant une ouverture de 0"0?3 dans le tuyau
N*' 15 à 0,208 de la pointe de Tanche, nous obtiendrions le son
octave
m
m) •
1
— 13a —
Pour (Jétermlner la position des ouvertures latérales ^tlle^
médiaires il fallait donc introduire entre la longueur totale do
tuyau OinédS et celle de Touverture donnant l'octave doiue
moyennes proportionnelles* dont la raison géométrique s'oh
tient par le calcul suivant :
12
1/
402
■âô§ = 1.0743«l
Etant donné que nous avons pour le ^j^ "* une longaeur
de 0»208,
nous aurons pour
ut Jf 0"»208
ut 0"228
8i 0-240
tat 0-257
la 0«277
50/Jf 0"297
sol 0>b819
/•a J 0-343
fa 0«369
mi 0"d96
ré a 0-428
r^ 0«n457
X 1,074381 =
Bt de ce qui précède il résulte :
1* Que l'emplacement du centre de Touverture latérale
donnant le ^-^p — est à 0"^ l57 de la pointe de l'anche si k
— " I
diamètre de cette ouverture est égale à celui de la seetionoa
du diamètre du tuyau à cet endroit. Le tuyau ayant & cet
endroit 41 mill de diamètre et Touyerture latérale un diamètre
égal, le son obtenu est exactement le ré j(.
— Jf33 —
d» Que l'emplacement du centre de l'ouverture latérale
donnant le ^^p=I est à 0m4d6 de la pointe de Panche. Mais
le diamètre de l'ouverture latérale que noas voulons ouvrir à,
cet endroit n'ayant que 35 raill. nous savons par de précé-
dentes expériences que le trou latéral doit se rapprocher de la
pointe de l'anche d'une longueur égale à la différence entre le
diamètre du tuyau^ 0™039, et celui de l'ouverture 0«035. Nous
avons donc 0"039 — 0»035 a= 0"»014. La longueur de O^éSÔ
diminuée de 0"014 devient D'OMIS. Pratiquant une ouverture
latérale de 25 mill. de diamètre à 0*412 de la pointe de l'anche,
nous obtenons exactement le mi,
3» Emplacement du fa 0«n396; diamètre du tujau à cette
plaM, 0«>037 ; diamètre de Touverture latérale 0o017;
différence 20 mill donc 0-896 — 0<n020 = 0«n876 pour le fa,
i« Emplacement du fa$ 0»369, diamètre du tuyau, 0"085,
même diamètre pour l'ouverture latérale; le fa se place donc
à 0<°369 de la pointe de Tanche.
Inutile de continuer pour les degrés intermédiaires dont
remplacement s'indiquerait facilement à l'aide de calculs
semblables.
Passons à la 5"« et pénultième ouverture latérale, celle qui
le@^ .
doit nous donner le \^ i , Nous avons vu que son
emplacement est à 0'b323 de la pointe de Tanche. Son diamètre
étant égal à celui de la section du tuyau à cet endroit, nous
maintenons cette distance et l'ouverture nous donne exacte-
ment l'intonation voulue.
Enfin le 6™* trou doit nous donner l'octave aiguë du tuyau de
0"»492 vibrant en son entier. Nous avons vu que son emplacement
doit se trouver à 0'"208 de la pointe de l'anche. Le diamètre
choisi n'étant que de O^^OIO alors que la section du tuyau est de
0*^)33, la différence 0«013 doit se retrancher de la longueur
— 134 —
normale. Donc O'-SOS — 0«n013 = Onl93. C'est, en effet.
Tint ona tien de ^ que" donne cette derniôre ouvertare.
C. — Instruments a embouchure.
Ce sont des tuyaux tronc-coniques où les lèvres
de Texécutant remplacent Tanche. Ils sont fermés
à leur orifice étroit et ouverts à leur orifice large
généralement évasé en pavillon. Ils octavieot
comme tous les tuyaux à anche dont les deax
diamètres extrêmes sont dans un rapport minimam
de I à 4, mais par suite de leur grande longueur
la résonance harmonique de ces tuyaux peut se
produire sans quMl soit nécessaire d'aider au
partage de la colonne d air par Touverture de
petits trous latéraux.
Le tableau suivant énumère les principaux
instruments à embouchure de Torchestre contem-
porain avec, en regard, leur longueur théorique,
leur longueur réelle et la différence entre ces deux
données. Ces calculs sont basés sur le diapason
normal La de 870 vibrations simples à la vitesse
moyenne du son, 340 mètres par seconde.
Il est à remarquer que les longueurs réelles
peuvent varier quelque peu de facteur à facteur car
elles dépendent des proportions données au
développement conique des tuyaux.
— 135 —
Trompette sopranino en si b
Longueur
de Ponde
simple
lu
et
2
S
1 A
0»737
0-668
O-OÔO
SB
Trompette sopranino en mi 1?
1-105
1«047
0»058
SB
Trompette soprano en si ^
1«475
i-aga
0-088
4 E
Trompette soprano en si |?, perce
large
1»475
l"'405
0-070
5 E
Trompette en fa
1"»969
1"868
C-lOl
6 £
Trompette en mi I?
2'»211
2»104
0-107
7B
Trompette basse en si b
2«»950
2-810
0"140
8 F
Trombone ténor à coulisse en si |?
îd»950
2»850
0«100
9 a
Trombone ténor à pistons en si |7
2»95')
2n'810
0-140
10 G
Cornet en si |?
l'"47 5
1-404
0'"071
11 D
Cor en si |?
2™950
2'n916
O-^Ogl
13 D
Cor en mi tr
4'nJ-22
4'"368
0-054
13 H
Bugle sopranino en mi 1?
1«»106
1-055
0-050
li I
Bugle soprano en si 1? '
1«47j
in'^go
0-085
lô J
Bugle alto en mi |r
2»211
2=»081
0-130
16 K
Bugle ténor en si |?
3^950
3">776
0-174
17 L
Tuba, ou basse, en si [^
2°«950
2»763
C-187
18 M
Bombardon en mi ^
4m422 4'nl66
0-266
19 N
Bombardon contrebasse en si ^
^^•"OOO
5«580
0-820
Les instruments précédés de la même lettre sont
formés de tuyaux ayant les deux diamètres extrêmes
à peu près semblables.
Lra différence entre la longueur théorique, celle de
Tonde simple, et la longueur réelle ne peut
s'établir qu'expérimentalement.
Lr 'examen du tableau qui précède démontre :
— 136 —
p Que pour des tuyaux de mime diapason^ Técart
entre les deux longueurs, théorique et réelle, est
d*autant plus grand que la différence entre les deux
diamètres extrêmes est plus prononcée, ainsi la
correction à apporter au N** 14 est plus grande qu'au
N" 4, plus grande au N** 15 qu'au N<> 6, au N* 17
qu'aux N°" 7, 8, 9; au N" 14 qu'au N» 10.
2"" Que pour des tuyaux ayant des diamètres
extrêmes à peu près semblables et des longueurs
différentes l'écart est proportionnel à la longueur.
Ainsi les trompettes N" 4 et 7 construites à roctave
avec des tuyaux de proportions presque semblables
mesurent exactement en longueur réelle, i'*394 ^^
»''394 X a = 2"i88.
On calcule donc aisément les longueurs à donnef
aux corps de rechange et aux tubes additionnels des
pistons, en se servant du tableau loi des longueurs
de la page 91 : on multiplie la longueur initiale par
les chiffres indiqués pour les allongements, on la
divise par les mêmes chiffres pour les raccourcis-
sements.
Pour les changements de diapason on opère d'une
façon analogue Supposons deux diapasons en pré-
sence : Tancien de 905 vibrations, le normal actuel
de 870 vibrations.
Pour régler un instrument construit au diapason
normal sur le diapason ancien, on le raccourcit en
870
multipliant sa longueur réelle par — ^ • Le cor-
905
- 137 —
net en Sfb mesurant au diapason normal i'*404 ne
mesurera plus au diapason ancien que
870
Pour ramener ce même cornet au diapason normal
on rallongera en multipliant sa longueur par la
fraction renversée
070
9282. Série de onze Tuyaux ayant servi aux
Etudes expérvneniaUs sur la résonance des colonnes
d'air de forme conique, tronc-conique et cylindrique
[CaL t. III, p. 449).
2238. Trompette de cavalerie en mi b renfermée dans
un cube de plâtre. Don de MM. Mahillon et C\ Elle
sonne absolument comme une trompette ordinaire, ce
qui ne serait pas si, ainsi qu'on le croit généralement,
les parois du tuyau participaient à la vibration.
2284. Quatre Cornets d'alarme. Don de M. L.
Cavens. Tous tuyaux coniques munis d'une anche
battante et d'une poire en caoutchouc recouvrant
l'anche pour la mettre en vibration par une pression
de la main.
1. Cornet avertisseur, forme ronde légèrement
cintrée.
2. Id. forme ronde cintrée.
3. Id. forme ronde cintrée en demi-tour.
4. Id. forme ronde cintrée, pavillon en avant.
- 138-
2236. Sept Sonnailles. Don du même :
1 . Qrelot en bronse nickelé. Le battant intérieur,
attaché à une chaînette, est réduit au silence en
le fixant par la chaînette.
2. Sonnette russe. Un cran pratiqué au battant
permet de fixer celui-ci au bord de la sonnette poar
la réduire au silence.
3. Sonnette modèle c Boer >. Le vase ou récipient
est partagé en deux par une double rainure sciée
dans le sens du diamètre. Le battant suspendu à
un fil de fer extensible par un ressort à boudin, est
muni d'un double crochet qui permet de le fixer au
bord du récipient empêchant ainsi le son de &e
produire.
4. Timbre avertisseur dont la calotte hémisphé-
rique est en acier. Le marteau intérieur, à double
tète, est mis en vibration par un bouton placé à
Textérieur et terminé par un coude en équerre
dissimulé sous la calotte. L'extrémité de ce coade
est taillée en crémaillère. Les dents de celle-ci
agissent sur une série d'engrenages qui font fonc-
tionner le marteau. Le bouton, arrivé au bout de
sa course, est ramené en arrière par un ressort
imprimant au marteau un nouveau fonctionnement,
mais en sens contraire.
5. Même timbre que le précédent, mais plus
grand.
— 139 —
6. Même timbre, appelé cBuffalo». Le mouve-
ment du marteau, fonctionnant comme un timbre
électrique, s*obtient par un remontoir à ressort de
fabrication américaine portant la marque Continuons
royal bell.
7. Même fabrication, double calotte. Même mou-
vement que le n® 4.
8286. Huit Cornes d'appel. Don du même. Toutes
formées d'un tuyau conique avec anche battante.
I. Modèle de poche, en corne.
a. Modèle en cuivre, forme ronde.
3. Nouveau modèle en cuivre nickelé, format de
poche.
4. Modèle plat, cintré, en cuivre.
5. Modèle rond, cintré, en corne.
6. Modèle plat, cintré, en cuivre.
7. Modèle plat, cintré, en cuivre nickelé.
8. Modèle rond, cintré, en cuivre nickelé.
2887. Huit Sifflets. Don du même :
1 . SifiSet ordinaire, à tète de chien.
2. Sifflet à double intonation, la seconde se
produisant par l'ouverture d'un trou latéral.
3. Sifflet d'un côté, corne d'appel (à anche
battante) de l'autre côté.
4. Sifflet à triple intonation. Le gros côté agit
comme un sifflet ordinaire, une bille à rintérieur
fait l'office de tremblant ; le côté mince forme un
— 140 —
double canal d'insufiSation dont chaque tube conduit
à une bouche avec intonation spéciale à condition
de fermer Tune ou l'autre.
5. Sifflet américain à triple intonation. D*un côté,
un canal d'insufflation aplati conduit le souffle à la
fois contre les bords de deux tuyaux fermés accordés
à la quinte ; de Tautre côté, le tuyau fermé le plus
court, sert, à Taide d*une bouche de sifflet ordinaire,
à fournir la troisième intonation.
6. Sifflet rappelant la forme du sifflet antique
n* 430.
7. Sifflet ordinaire, terminé par un court tuyau
placé en équerre et fermé à chaque extrémité par
un disque troué. De là trois intonations : la première
avec les deux disques fermés, la seconde avec un
disque ouvert et la troisième avec deux disques
ouverts.
8. Sifflet-sirène. Sifflet fermé vers le milieu de
sa longueur par un disque percé de cinq ouvertures
triangulaires. Un autre disque, avec un même
nombre d'ouvertures, pivote sur le premier^ et c est
le souffle qui lui communique le mouvement de
rotation. Il en résulte que les ouvertures du disque
fixe se ferment et s'ouvrent alternativement, im-
primant à Tair une série de pulsations d'où naît le
son. Plus la pression du souffle est forte, plus
s*accélère le mouvement rotatif du disque, plus les
vibrations ou pulsations sont rapides, plus le son
— Ht —
est aigu. C'est en somme le principe de la sirène de
Cagniard de la Tour, no 565.
Ce qui est non moins intéressant que le sifflet
lui-même, c'est le prix auquel on parvient à le
vendre :0950l
2288. Appeau. Don du même. Sifflet en bois
formé d'un tuyau cylindrique aboutissant à un
récipient sphérique. Un trou latéral est foré dans la
sphère et permet par son ouverture de hausser le
ton d'une quinte. L'appareil donne ainsi les deux
intonations észsîz+z: ; il sert à imiter le cri du
coucou, de la tourterelle et du chat-huant.
2288. Quatre appeaux. Don du même. Tous les
quatre ont pour producteur du son la bouche d'un
sifflet et l*air est mis en vibration par la pression
d'un soufflet.
Le n* i, dont le soufflet de cuir a encore conservé
ses poils, imite la caille.
Le n* 2, formé d'un tuyau plus long que celui
du précédent, reçoit le vent du soufflet (également
en cuir encore recouvert de ses poils) par un trou
latéral foré au milieu environ de sa longueur. Une
allonge glisse sur l'extrémité ouverte du tuyau et
permet de graduer la hauteur du son. Cet appeau
sert également à imiter la caille.
— 14a —
Le n* 3, formé d'un soufflet plat^ envoie le vent
contre les bords de l'ouverture circulaire pratiquée
dans une petite sphàre creuse. Il imite le cri du
moineau.
Dans le n<* 4, le soufflet plat est partagé en deux
parties. Chacune d*elles met en vibration un petit
sifflet et les deux tuyaux difièrent légèrement de
longueur, produisant chacun un son d'intonation
différente. Les deux intonations reproduites alter-
nativement par la pression des soufflets imitent le
cri de la bécassine, du merle et de la perdrix
blanche.
2240. Six appeaux. Don du même. Ce sont des
appeauxà bouche biseautée de dimensions différentes
fixés dans un réservoir d air formé d*un soufflet
cylindrique à plis.
Le n» I, imite le rouge-gorge.
Le n*» 2, le verdier.
Len» 3, la grive.
Le n» 4, le chevalier.
Len® 5, la caille.
Le n« 6, le merle au coucher et le moineau.
2241. Trois appeaux. Don du même. Tuyaux à
anche très courts, avec des colonnes d*air de
formes différentes influençant conséquemment les
formes de la vibration pour produire des timbres
différents.
- i43-
Le n* I imite le nasillement du canard.
Le n* 2, le glapissement du lièvre.
Le n* 3, la voix du chevreuil.
2242. Cinq appeaux. Don du même. Ils rappellent
la forme du sifflet antique n* 430 : tuyau d'insuf-
flation dirigeant le souffle contre le bord d'une
ouverture circulaire pratiquée dans la paroi d*une
sphère creuse. Ils n*offrent que de très légères
différences dans la grandeur.
Le n« I est destiné à imiter la bécasse.
Le n^ 2y la mésange noire.
Le n* 3 9 la fauvette.
Le n"" 4, le pinson.
Le n« 5, l'alouette.
2248. Treize appeaux. Don du même. Tous ont
pour producteur du son le double disque dont les
deux parties sont séparées par un anneau de
largeur variable sur les bords duquel elles sont
soudées, tandis que dans quelques spécimens, elles
sont soudées directement par leurs bords de façon à
former une lentille biconvexe ou convexe-concave.
On prend cette sorte d*appeau en bouche en le
tenant verticalement et on produit le son en soufflant
au travers des trous.
Le n» I imite le becfigue.
Le n* 2f le sisis.
— «44 —
Le n« 3, la bergeronnette.
i Le n"* 4, le linot.
Le n* 5, le vitelet.
Le n* 6, Talouette.
Le n^" 7, la perdrix grise.
Le n"" 8, la chouette.
Le n« 9, la grive.
Le n* lOy le merle.
Le n^" 1 1, la grive et le merle.
Le n« 12, la bécasse et le pivert.
Le n*" 13, la perdrix grise.
Ces deux derniers sont exceptionnellement muais
d*un soufflet cylindrique à plis qui envoie Tair en
pression au travers du trou central du disque.
2244. Trois appeaux. Don du même. Tuyaux
d*insufflation dirigeant le souffle contre les bords
de l'ouverture d'un récipient et à une certaine
distance, de façon à ne pas produire un son, mais
un certain susurrement.
Le n« I imite les frouement, vol et cri de la
chouette dans la chasse dite à la pipée.
Le no 2 imite le geai, la perdrix rouge, le corbeau
et la pie.
Le n" 3 est plus particulièrement destiné à imiter
la perdrix rouge.
2246. Six appeaux. Don du même. Tous affectent
— 145 —
la forme d'un carafon donc le fond serait fermé par
un disque troué, l'extrémité opposée servant
d'embouchure. C'est moins un son qu'un bruisse-
ment qui se produit.
Le n"* I, imite le linot.
Le n*» a, l'alouette.
Le n"" 3, le becfigue. ^
Le n*" 4, la mésange bleue.
Le n"* 5, le merle.
Le n^" 6, le pivoton.
2246. Appeau, Don du même Petit cylindre de
métal dont l'une des ouvertures est recouverte d*une
membrane traversée par un crin d'une certaine
longueur. Lorsque Ton tire sur le crin en le tenant
entre le pouce et l'index mouillés, il se produit un
son qui imite parfaitement le cri de la perdrix grise.
2S47. Trois appeaux. Don du même.
N* I. Anche battante recouverte par un tube
cylindrique ; sert à imiter le pluvier.
N"" 2 . Anche battante recouverte d'un récipient en
forme de lentille biconvexe trouée sur l'une de ses
surfaces ; il imite le vanneau.
N** 3. Anche battante recouverte par un récipient
en forme de disque plat troué au centre ; il sert
à imiter le glapissement du lapin.
— 146 —
2248. Huit appeaux. Don du même. Sifflets de
différentes formes et dimensions.
Ce sont des tuyaux à bouche biseautée.
Le n"" I imite la gelinotte.
Le n* a, le gros-bec.
Le n^ 3, la chouette.
Le n^ 4« le pinson.
Le n* 5, le courlis.
Le n* 6, la huppe.
Le n* 7, le bouvreuil.
Le n* 8, le pluvier.
2249. Deux appeaux. Don du même. Deux soufflets
cylindriques à plis, projettent le vent par Tinter-
médiaire d'un petit tuyau cylindrique fixé au centre
de la fermeture supérieure contre les bords d'an
trou foré dans une sphère creuse de métal. Il en
résulte une sorte de sifflement
Le no I imite le cacabe de la perdrix rouge,
le n'^a, le croassement du corbeau.
2260.A/^/o/ro^^.Donderinventeur,M.Carpentier.
Appareil récompensé par une médaille d*or à l'Ex-
position universelle de 1889 et destiné à actionner
un piano et à y exécuter des morceaux notés sur des
bandes de papier perforé (Voir le n* 1 1 16). Le mélo-
trope comprend deux parties essentielles : Tune
destinée à transmettre aux différentes touches de
— 147 —
l^instrument Tefifort développé sur l'arbre du cylin-
dre, l'autre dont la fonction est de lire la bande de
papier perforé et d'actionner les pilotes qui, au
nombre de trente-sept, commandent les touches.
On imprime le mouvement à l'appareil à l'aide
d'une manivelle appliquée sur le côté ; la bande de
papier perforé est entraînée et lorsqu en se déplaçant
elle présente un plein, le pilote reste immobile ; si
une ouverture se présente, le pilote s'abaisse,
frappe la touche, s'y maintient, pour se relever
par l'effet du même mécanisme chaque fois qu'à
l'ouverture dans la bande perforée succède un plein.
La description complète de cet appareil extrême-
ment ingénieux nous entraînerait trop loin et se
trouve du reste très minutieusement détaillée dans
le brevet n» 165133 accordé à M. Carpentier en
date du 31 octobre 1884 et dans les additions au
même brevet des 25 avril 1885 et 9 avril 1887.
Le mélotrope Carpentier est l'embryon des nom-
breux et ingénieux appareils construits aux États-
Unis d'Amérique dans ces dernières années, sous le
nom générique de pianoplaycrs et destinés à jouer
mécaniquement du piano.
2261. Graphophane. Don de M. L. Cavens. Cet
appareil est marqué : The graphophone patenied
May 4, 1886; Die. 27, 1887; April 3, 1888; June 10,
1890; Oci, 15, 1894; March ao, iSgj. M anufaciured
— 148 —
ly tkê Graphophone American Company. Type AT
251 i2y,NeW'YorkN.Y.U,S.A.Colombia Phonograph
Co, New-York et Paris, Ces dates indiquent les
différents brevets que les fabricants, conformément
à la loi américaine, sont obligés de renseigner sur
les objets brevetés. •
L'invention du phonographe est due à Edison, le
célèbre inventeur américain. Son premier brevet
date du 31 juillet 1877. Il est juste cependant de
rappeler qu'avant lui, le 25 mars 1857, Léon Scott,
simple ouvrier typographe français, prit un brevet
pour un appareil, appelé Phonautographe, destiné à
enregistrer les ondes sonores. Il est vrai qu'entre
l'enregistrement du son et sa reproduction il y a
encore de la marge.
Le graphophone ne diffère que fort peu du pho-
nographe. Primitivement, le phonographe était
actionné par un électro-moteur. En produisant le
graphophone, le professeur Tainter avait remplacé
le moteur électrique par une pédale semblable à
celle de la machine à coudre. Actuellement, phono-
graphe et graphophone fonctionnent à Taide d'un
ressort et le premier ne diffère du second, en régie
générale, qu*en ce que son mécanisme est exposé à
la vue, tandis qu*au graphophone 1^ pièces prin-
cipales du mécanisme sont enfermées dans une
boîte. (A. M. Villon, Le phonographe et ses appii-
cations. Paris. Bernard Tignol.)
T5^
- i49-
8862. Grammophone, Cet instrument ne diffère
pas sensiblement, au point de vue du mécanisme^
du phonographe ou du graphophone. Il a été inventé
dans ces dernières années par M. Berliner^ à
Washington. Ce qui le distingue des instruments
qui Tont précédé, c'est qu'au lieu d'enregistrer les
productions oratoires ou musicales sur des cylin-
dres, on se sert de disques dont les copies peuvent
s'obtenir plus facilement que celles des cylindres.
Les disques fournissent des reproductions non
seulement plus solides et plus durables, mais bien
plus longues que celles des cylindres. On peut même
ajouter, pensons-nous, que dans l'état actuel des
deux systèmes, les reproductions grammophoniques
sont plus parfaites quecelles des instruments rivaux.
22B3. Accessoires de grammophone. Don de M. L.
Cavens. i« Pavillon en cuivre avec support pliant
composé d'une double branche, l'une en argentine,
l'autre en bois ; 2^ Diaphragme de la Grammophone
and typewriter Co lid. London-Berlin-Paris n° 51603;
3"* Diaphragme de la même compagnie n* 10345,
même inscription, avec le mot Exhibition 6n plus.
2264. Baguette de direction. Don de M. F. de
Vestibule. Elle porte l'inscription suivante qui en
constitue V intérêt: Dimanche ig février iSSa.Souvenir
du 5o"' anniversaire de la fondation du Conservatoire
— ISO —
royal de musique de Bruxelles, Concert jubilaire dirige
par MM. F.- A. Gevaeri^ directeur du Conservatoire
de Bruxelles^ Ad, Samuel, directeur du Conservatoire
de Gand, P. Benoit^ directeur de l'Ecole de musique
d'Anvers.
2266. Baguette de direction. Don du même.
Inscription : Bruxelles, 25 mars 1884. Souvenir delà
célébration du 100" anniversaire de la naissance de
F. '3^. Fétis à Mons. Concert dirigé par MM. F.^A.
Gevaertf directeur du Conservatoire royal de musique
de Bruxelles, J.-B, Colyns et H. Warnots, professeurs
au Conservatoire de Bruxelles.
2266. Sonomètre. Don de M»« Lumay-Vivier.
C'est un sonomètre ordinaire» construit par M J.
Oor, fabricant de pianos à Bruxelles. Il est monté
de telle façon que treille cordes peuvent s*y fixer.
Vivier était non-seulement un harmoniste tris
distingué, mais il s'était livré à de nombreuses
études sur la vibration des cordes. Il a publié
plusieurs brochures au sujet de ses recherches» aux-
quelles a servi l'appareil que nous avons devant
nous et qu'il appelait «duodedicordet.Q.-A.YlvlBR,
Traité complet d'harmonie théorique, pratique y vocale et
instrumentalCjpp. i à33. Bruxelles, J.Lumay 1890.)
2267. Trois lames en bois de sapin. Don de M. V*
— 151 —
Mahillon. La première mesure o"545 de longueur
o"oi9 d'épaisseur, o»03Q de largeur; la seconde
o"545 de long., o"038 d'épaisseur, o*030de larg.; la
troisième o"2725 de long , oo'oig d'épaisseur,
o'^ojo de larg. Biles donnent respectivement les
intonations suivantes :
$
ce qui vérifie la loi : la vibration des lames libres à
leurs extrémités sont en raison inverse du carré de
leur longueur (la troisième, de moitié plus courte
que la première, donne la double octave de celle-ci)
et en raison inverse de leur épaisseur (la deuxième,
d*épaisseur double de la première, est à Toctave
supérieure de celle-ci). La largeur de la lame,
comme on le constate, est uniforme pour les trois
et n*a pas d'influence sur leur hauteur respective.
2268. Deux tuyaux de roseau de diamètres sem-
blables {o'^o 15). Don du même. L'un mesure o'"485
de longueur, l'autre o°>2425. Le premier donne par
la percussion le ç\\ I » le second la double
octave du précédent. Les vibrations transversales
des tuyaux de mêmes diamètres ébranlés par la perçus*
sien sont en raison inverse du carré des longueurs.
- ts^ —
Classe I. — Instruments autophones.
Branche A. — Instruments autophones percutés.
Sbction a* ^ Instrumenês bruyants,
last.Earop. SuissB. 2268. Clochâttes en bronze. Elles sont au
CL L
nombre de six et proviennent des fouilles entreprises
par M. O. Hauser, archéologue, dans le canton du
Tessin. Elles ont malheureusement perdu leurs
battants. Deux de ceux-ci, trouvés avec les clo-
chettes, mais détachés, accompagnent ces intéres-
santes reliques. Haut, de la plus grande clochette,
o°>045 ; elle est carrée et sa larg. maxima est de
0*045. Les autres par ordre de grandeur sont : une
carrée, une ronde, deux ovales, et finalement, la
plus petite, ronde, mesure o"o 1 8 de hauteur et o"oi8
de diamètre.
France. 2260. Clochette ou Clarim, Don de M. J.
Mahillon. Elle provient des Hautes-Pyrénées, où
l'on s'en sert ordinairement pour l'attacher au cou
des bestiaux envoyés en pâture dans les montagnes.
Ellealaformed*une sorte de sphère aplatie formée de
deux coquilles de bronze assemblées par leurs bords.
A la partie supérieure est soudée une anse destinée
à suspendre l'appareil. Un battant fait d'une tige de
fer terminé par un poids de zinc, est suspendu à
l'intérieur de la clochette et sert à produire le son.
— «5i -
P m Inst. Kurop.
qui est approximativement le ^ > Hauteur ci i
o»i3o; lar^. max. o«o65; larg. min. o'"055. *
Id. 2261. Clochette, Don du même. Semblable
à la précédente. Même provenance. Elle donne le
ÂLLBMAGNB. 2262. Clochette.Dotï de M. E. Clos-
son. Celle-ci provient de TEifel (Prusse Rhénane).
Même fabrication que les deux précédentes. Haut,
o^oyo; larg. max. o"055.
Belgique. 2268. Petite clochette en bronze trouvée
aux environs de Hamont (Limbourg belge). Le
battant a disparu.
PKAVCE.22Q4.Cymbalettes, palets ou chaplachoires.
Petites cymbales. Elles figuraient jusqu'en 1878
avec les tymhalons (v. n^ 2277) et les tambourins
aux processions de N.-D. de la Garde à Marseille.
Diam. o°»iio. Elles donnent le mi de la 7™« octave
de réchelle des sons.
Espagne. 2266. Matraqueta. Don de M. Ramon
RuiZy de Barcelone.. Reproduction d'un très ancien
appareil conservé à l'église principale de Cervera,
province de Lerida. Il se compose d'une simple plan-
- IS4-
init Ênrop. chette sur laquelle on a fixé une poignée en fer. A
^' ' l'extrémité opposée à celle où se trouve la poignée
on a disposé transversalement un fil de fer qui tra-
verse le bout des manches de quatre petits maillets
en bois et leur sert de pivot. En secouant l'appareil
que Ton saisit par la poignée, les maillets se soulè-
vent et retombent en faisant un bruit que Ton utilise
pendant la semaine sainte pour remplacer la sonnette
dans les cérémonies du culte. Long, de la plan*
chette o"»24; larg. o"i4.
Id. 2266. Maillet de bois. Don du même. Le plai-
sir de faire du bruit répond à un besoin si répandu,
paratt-il» parmi les enfants de la capitale de la Cata-
logne, que pour aider à sa réalisation sans dépense
pour eux, on fait placer devant la cathédrale de
grandes planches sur lesquelles les enfants frappent
avec de simples maillets semblables à celui-ci.
D*après les renseignements que nous devons à
Tobligeance du donateur, c'est le massacre des
Juifs, auteurs de la mort du Christ, que cet usage
bruyant représenterait.
Id. 2267. Mairaca. Reproduction de l'appareil
placé dans le clocher de la cathédrale de Barcelone
pour remplacer les cloches pendant la semaine
sainte. C^est une sorte de botte hexagonale qui
tourne autour d'un axe en fer terminé par une mani-
- 155 —
velle. La boîte est partagée en six sections par des in«t. Eorop:
cloisons de bois allant des angles du contour à Taxe
de la bolte.Chacune des cloisons est garnie de quatre
maillets de bois dont les manches sont traversés à
leurs bouts par un fil de fer placé parallèlement à
Taxe et dans son voisinage. Si à l'aide d'une corde
attachée à la manivelle qui termine l'axe servant de
pivot à l'appareil on lui imprime un mouvement de
rotation y les marteaux se soulèvent et retombent
tour à tour sur les cloisons de bois produisant un
bruit extraordinaire qui s'entend à une très grande
distance. Diam. de la caisse i"'05; larg. oa5i5.
(Edii. Franck, Comment on remplace les cloches. Dans
VlUustration du 17 avril 1897.)
Alleuaqkb. 2268. Charfreitags Holxklapper.
Don de M. B. Ciosson. Il provient de la Prusse rhé-
nane. Comme le nom l'indique» c'est undes appa-
reils usités pour remplacer les clochettes dans les
services religieux de la semaine sainte. Il se compo-
se d'une planchette de o»aa de longueur sur o^ogs
de largeur. Cette planchette est traversée par une
tige de bois de o^aS de longueur dont la partie
inférieure sert de manche, tandis que la partie
supérieure, qui dépasse la planchette, sert de pivot
au manche d'un maillet qui frappe alternativement
la planche à droite et à gauche de sa largeur
lorsqu'on secoue l'appareil.
lut Etirèp. Italie. &S68. CastagnetUs. Don de M. Gisbert
Combaz. D'origine napolitaine, elles sont formées
de deux pièces de bois légèrement creusées, comme
d'habitude, à la partie où elles s'entrechoquent.
Bblqiqub. 2270. Violon des Gilles de Binck.
Planchette de bois, de o'"30 d'épaisseur, découpée
en forme de violon, avec, vers le milieu de sa lar-
geur une ouverture rectangulaire de o" 130 de lon-
gueur, sur o"7o de largeur. Dans cette ouverture
sont fixés librement, à l'aide de deux chevilles,
quatre bandelettes de fer et entre chacune de celle-ci
trois lames de bois un peu moins longues querouver*
ture, de o«o5o de largeur et d'un centimètre d'épais-
seur. Introduites de champ dans l'ouverture de la
planchette, elles dépassent celle-ci par leur largeur.
Le bruit se produit en raclant les bords saillants
des lames de bois à l'aide d'une latte de bois dentelée
sur un de ses côtés et découpée en forme d'archet.
Long. tôt. o"48o, larg. max. o"2io.
Le QlUo ost un personnage carnavalesque particulier à U
ville de Binche (Voir Wallonia, Liège, t. Vill, 1900 p. 93).
ID. 8271. Violon avec archet. Don de M. Pol
Coekelenbergh. Instrument presque semblable à
celui des Gilles de Binche. Il n'en diffère que par
la forme. Ici, la planchette est découpée en forme
de polichinelle et peinte sur Tune de ses faces. Cet
instrument a servi pendant longtemps dans un insnEarop
cercle de BultkarkaSy dénomination bruxelloise des ^'' '"
polichinelles. Long. tôt. 0.460; larg. max. o»i4o.
Id. 8272. Batte d* Arlequin, Don du même. Long,
tôt. o™94.
Espagne. 2278. Crécelle, en catalan Herrach, en
espagnol Sonajero. Don de M. Ramon Ruiz, de
Barcelone. Jouet utilisé par les enfants pour faire
du bruit pendant la semaine sainte ; et ils y réussis-
sent au-delà de toute expression. Cet appareil, que
Ton construit de toutes dimensions» se compose
d'une pièce de bois façonnée au tour dans la forme
d*un gros manche d'outil, de o>025 de longueur
environ, de o"o6 de diamètre moyen. Dans le sens
de sa longueur, on a pratiqué a la scie une rainure
de o«»oa5 ^^ largeur. Au bout de l'ouverture et entre
ses bords se trouve une roue dentée fixée à un
manche qui traverse à angle droit la pièce de bois
dont nous avons parlé d*abord. Une languette de
bois de hêtre, fixée dans le milieu de la rainure,
appuie par son extrémité libre sur une des dents de
de la roue. Si Ton imprime un mouvement de rota-
tion à la pièce de bois en la faisant tourner autour
du manche que l'on tient à la main, la languette pas-
se d'un dent à l'autre et produit par des chocs
répétés un bruit dont l'effet assourdissant croit en
raison de la vitesse de rotation imprimée à l'appareil.
tntt fiarop. Pays-Bas. 8274. Crécelle. C'est une simple lame
^' ' de bois pressée par une traverse de bois entre les
côtés d*une botte à laquelle on imprime un mouve-
ment de rotation autour d*un manche. Ce manche
porte à la partie qui traverse les côtés de la botte
une roue dentée dont les pointes soulèvent la lame
de bois et celle-ci produit le bruit en retombant dans
les creux qui séparent les dents. Cet appareil est
en usage dans le service de la voirie d'Amsterdam.
Long, de la botte o'^jo; larg. 0*12; long, du man-
che o»45; largeur de la lame o^oy.
— i5d -
Classe II. — Instruments a membranes.
Branche A. — Membranes percutées.
SiCTioN a. — Insirumênis bruyants,
Sout-tection aa, — Membrane tendue sur un cadre.
BosNiB. 2276. Def. Sorte de tambour de bas- i»8t. Europ
que <^> dont la membrane est teinte en vert. Quatre
doubles ouvertures longitudinales découpées dans le
cadre de bois sur lequel est tendue la membrane
contiennent cinq disques de métal de différentes gran-
deurs. Diam. o°'36; haut, du cercle de bois o"o65.
L*acqtiisition des instruments bosniaques nous a été facilitée
par les soins obligeants de M. le Cbevalier de HorowitZ| chef de
section au ministôre de Bosnie-Herzégovine, à Vienne, et de
M. le conseiller Constantin Hôrmann, directeur du musée natio-
nal de Bosnie-Herzégovine à Sarajevo. Nous leur exprimons ici
noire profonde reconnaissance.
Sous-section bb, — Membrane tendue svr un récipient.
Prancb. 2876. Tymbalons de Provence. On les
appelle quelquefois, mais improprement,, iympanons.
Ce sont de petites timbales dont les récipients sont
(i) On déslerne sous le nom de tambour de basque, le moins compliqué
des tambours, un simple cercle recouvert d'une membrane. Bon
usage remonte à la plus baute antiquité. Le nom de tambour de basque
provient sans doute de ce que cet instrument a toujours conservé une très
grande popularité en Espagne et principalement dans les provinces
basques.
Cl. U.
— i6o —
tnst fiurep. en cuivre rouge, les membranes sont tendues à
l*aide de lanières de cuir qui se serrent autour de
pointes fixées à un disque de fer placé à rextrémité
inférieure du récipient. Pour tendre les membranes
lorsqu'elles sont relâchées sous Tinfluence de la
température, on les expose un instant soit au soleil,
soit au feu. C'est du' reste ainsi que procèdent les
peuples orientaux. La simple inspection de ces
instruments dénote leur origine orientale; mais pour
s'en convaincre il suffit de les comparer aux tobilets
tunisiens n^ 322. On les joue en les suspendant soit
à la ceinture, soit à un baudrier. Oiam. de la grande
timbale C210; haut. 0^204; diam. de la petite
timbale ©"igo; haut. o"2oi.
Id. 8277. Tymbalons de Provence. Don de M. L.
Cavens. Forme et construction semblables aux
précédents. Diam. de la grande timbale o'aa; haut.
o°>i9; diam. de la petite timbale 00175; haut. 0*205.
Id. 2278. Deux baguettes de tymbalon provençal.
Elles sont tout à fait modernes, faites chacune d'une
seule pièce de bois et façonnées au tour comme
les baguettes de tambour ordinaire. Long. 0*277.
BosNiB. 2279. Daoulbax. Sorte de petite timbale
dont le fût, en cuivre rouge, déforme hémisphérique,
est recouvert d'une épaisse menibrane de cuir. À ia
circonférence de celle-ci, attachée sur les bords du
— i6i —
récipient à Taide de pointes de métal, est fixée une latf. i«rop.
aorte de lanière en forme de cercle et à laquelle sont *''' "'
suspendues deux autres lanières droites qui servent
de percuteurs. Diam. o"2io; haut. o«»i4o.
Sous-section ce. — A double membrane.
Bblgiqub. 2280. Tambour. Provient d'une an-
cienne corporation bruxelloise. Fabrication ordi-
naire, avec le fût en bois. Haut. tôt. o'^sgo; diam.
max. o"48o.
Id. 2281. Caisse roulante, caisse sourde. Tambour
formé d*un cylindre de bois^ autrefois d'un usage
très répandu dans les bandes de musique instrumen-
tale. Cette sorte de tambour par lequel on remplaçait
les timbales, n'avait pas la corde de boyau, appelée
timbre, tendue contre la membrane inférieure ainsi
qu'il est d'usage aux caisses claires et militaires et
c*est à l'absence dé ce timbre qu'est due la sonorité
sourde de ces instruments. Le cylindre de celui-ci
est peint en bleu et on a représenté sur une partie de
son contour une lyre dorée surmontée d'un soleil et
d'une couronne de, feuillage également dorée. Deux
guirlandes de feuillage peintes en blanc entourent la
lyre. Les cercles de tension sont peints en triangles
alternativement blancs et bleus. Haut. tôt. o"»6io;
diam. des membranes o'»4i5.
— i6a —
init. B«f«p. Id. 2282. Caisse claire. Don de MM. V. et J.
^* " Mahillon. C'est un tambour ordinaire, dont le
cylindre habituellement plein est remplacé par un
cylindre à jour formé de deux cercles de bois de 45
mill. de largeur réunis par six traverses verticales
de bois.
La première idée de cette construction semble
être anglaise et remonter à 1859, d'après un
brevet délivré à la date du 4 octobre, à Londres, à
John Mitcbell Rose, Richard Carte et William
Pikesley.pour des perfectionnements aux tamboars.
Ce changement de construction ne diminue pas la
sensibilité de la membrane inférieure du tambour,
celle qui porte le timbre ; les membranes s'in-
fluencent si complètement qu'il suffit d*empècher
la vibration de la membrane inférieure par la pres-
sion du doigt pour que, à son tour, la membrane
supérieure perde toute son élasticité sous l'action
directe du percuteur. De Tensemble résulte ce fait
évident que le rôle du cylindre se réduit, dans les
tambours, à influencer, à déterminer par ses dimen-
sions la couleur du son, ou timbre de l'instrument.
Diam. total o"405; haut. tôt. o»28o.
Adolphe Sax a fait breveter la môme idée en France le
13 mal 1802; il supprimait eomplôtement le basain semi>
sphérique aux timbales^ et le cylindre qu'il appelait chambré ie
répercussion, aux grosses caisses et aux tambours.
France. 8288. Tambour d'ordonnance. Don de
M. L Cavens. Il provient du 3"* Régiment de
— i63 -
Zouaves, dont il porte la matricule, ainsi que le intt. sorop.
millésime 1870. C'est un souvenir de la guerre* ^^ '''
franco-allemande. Acheté en Allemagne, ce tambour
est muni de ses baguettes, de sa bretelle en cuir
noir et de sa cuissière en cuir de buffle. Haut. o«37;
diam. 0*40.
Id. 2284. 2286. Tambourins de Provence^ chacun^
avec leur moss^/o (baguette). Semblables au n« 1953.
Id. 2286. Deux Massetos de tambourin provençal.
Elles sont faites d'une baguette de bois dur,terminée
d'un c6té par un manche, de Tautre par le gland per-
cuteur en ivoire, appelé en provençal ooulivo (olive).
Prusse. 2267. Tambour militaire^ avec deux paires
de baguettes. Don de M. L. Cavens. Construction
ordinaire. Cercles en fer qui appuient sur les cercles
tendant les membranes à l'aide de six vis placées à
distances égales sur leur circonférence. Ces vis,
terminées par une tète triangulaire, sont serrées ou
desserrées par une ouverture de même forme ména-
gée à l'extrémité des baguettes. Les estampilles de
l'instrument indiquent qu'il a été fabriqué par
L. Beriramj Rendsburg, le 21 Juillet 1877, pour
Tusage du laç"* Régiment, 2"'* Bataillon, 6"« Com-
pagnie*
Sazb. 2288. Tambour automatique. Don de la
- i64-
iMt Bnrop. Hercules Musikwerke (fabricant M. K. Kretschmar;.
Cl. II.
Le donateur a iaiaginé de fixer au cercle d*un tam-
bour un petit appareil sur lequel il attache, à l'aide
d'une vis, un disque dont la circonférence est percée
de trous. Il imprime un mouvement de rotation au
disque à Taide d'une manivelle, d'un pignon et
d'une roue dentée sur l'axe de laquelle est attaché
le disque Sur le côté de l'appareil est fixé un levier
en fil de fer dont le bras long est terminé par une
bille de bois destinée à frapper la membrane, tandis
que le bras court, aplati et courbé en équerre, est
terminé par une pointe qui entre dans les trous da
disque lorsque ceux-ci passent dans leur mouvement
de rotation au-dessous de la pointe. Un ressort ap-
puyant sur le long bras du levier sert à augmenter
faction de la bille sur la membrane. Il est certaiD
qu'en faisant tourner le disque, le levier frappera la
membrane dans l'ordre rythmique indiqué par les
trous du disque. A chaque disque correspond un
rythme particulier. Le tambour automatique n'avait
pas été prévu dans notre Essai de classification !
Bosnie. 2289. Boubagn. Tambour dont le fût en
bois a les deux ouvertures recouvertes de mem-
branes par l'intermédiaire d'un cercle. Le système
detension, très primitif, s'opère à l'aide de cordes. Il
offre ceci de particulier qu'une corde mince repose
sur chacune des deux membranes, dans le sens de
- i65-
leur diamètre ; elle fait l'office de la corde de boyau intt.iarop.
appelée timbre. Haut, du tambour o"*3o; diam. 0*4 1. **' "*
Branche B. — Membranes frottées.
Nous rangeons dans cette catégorie nouvelle, les
appareils dont la membrane est mise en vibration par
le frottement d'une tige de bois, d'un roseau, voire
d'une corde, fixés à son centre. Nous avions
catalogué le n» 2043 (Bourdon) et le n» 2043 [Rom-
fnelpoi) parmi les Appareils divers parce que nous
supposions alors que ces instruments étaient trop
exceptionnels pour justifier l'introduction dans
notre classification d'une division spéciale. Nous
n'avons pas tardé à reconnaître que nous avions
versé dans une erreur profonde. Non seulement
nous avons eu depuis l'occasion de nous procurer
plusieurs de ces appareils, des provenances les plus
diverses, mais nous avons pu constater que, loin
d*ètre exceptionnels, ces instruments sont si nom-
breux de par le monde, qu'ils ont été Tobjet d'une
étude spéciale de la part de M. Henry Balfour,
réminent conservateur du Musée ethnographique
d'Oxford. Cette étude extrêmement intéressante est
intitulée ^Thefriction-Drum^. Elle a été publiée, sous
forme de brochure, à Londres, en 1 907, par les soins
du c Royal anthropological Insiitute of Great-Britain
and Ireland > .
— i66 —
iflit. Biirop. EsPAGNB. 2290. Zatuboniba. Don de M. Valentin
^'' "* Âgrela, vice-consul de Belgique à Grenade. C'est un
vase en terre-cuite ouvert des deux côtés; sur l'ou-
verture supérieure, la plus grande, on a tendu une
membrane au milieu de laquelle est insérée perpen-
diculairement une tige en jonc liée à la membrane
par une de ses extrémités et la dépassant de 0*28
environ. La tige est frottée dans le sens de sa lon-
gueur et produit un son dont la gravité est en
raison du diamètre de la membrane, et Tacuité, en
raison de la tension de cette dernière. Notre
spécimen produit le ^— | — • Trois autres tiges
de jonc sont disposées à distances égales sur le
bord de la circonférence de la membrane, mais elles
ne servent qu'à supporter les découpures de papier
colorié destinées à enjoliver TappareiK Diam. in-
férieur du vase o"o6; diam. supérieur, à l'endroit
de la membrane o"095; haut. o^og.
Cet instrumeut n'est autre qae le rommelpot flamand
n*2043, que l'on entendait en môme temps que les ehanUde
Noël. Il était d'usage, dans les provinces flamandes, de célèbKr
la fôte en famille par des réjouissances où la Koekêbak nationale
était fort on honneur. Ces fôtes se célébraient pendant dix joan.
de la Noël à TËpiphanie, fôte des Rois. Les enfants saTaient
jour par jour dans quelles familles du village se célébrait U
fôte et allaient en chantant des Noëls demander la part de Di«a.
Nous reproduisons, d'après de Goussemaeker {Chansons dss
Flamands de France), un de ces NodU, chanté & BaiUeul :
i
— 167 —
In«t Btirop.
CI. n.
Geeffc wat om dea rom - mel-pot
't Is zoo goed om hutspot Von de
lit» - wa "Van riA InA- m Van Hn 11a - i*o 11a*>a Am la
lie - re, Vau de lae- ro,
.^E^e^^^g:!
fe^^i^
Van de lie - re, llere om la,
{Traduction :
Vrouw - tje gceft het Qods — deel.
Donnez pour le Ronimelpot, — Donnez pour-rempUr la gamelle,
— Van de Itère etc. — Bonne femme, donnez-nous la part de
de Dieu). Le rommelpot est aussi populaire en Allemagne. Il y
porte le nom de RummeUopf. Mersenne cite aussi cet instru-
ment, déjà en usage de son temps en France.Il lui donne le nom
de Romme le pot, corruption du nom flamand. Filippe Bonanni,
dans son Gabinelto armonico (Rome 1733) parle du môme
instrument,en usage en Italie; il l'appelle Istrumenlo délie
vendemmie. Instrument des yen langes. Il servait» dit-il^ à faire
danser les villageois conjointement avec la corne de bœuf t Eh
Espagne et partlculiôrement dans la province de Grenade, la
zambomha est en grand honneur et elle partage sa popularité
ayeo le chicarra, sorte de violon populaire connu dans nos pays
sous le nom de > Basse des Flandres ». Il se compose d'une tige
do bois, d'une yessie gonflée d'air, d'une corde appuyant sur la
vessie et tendue à l'aide d'une cheville qui fonctionne & Tex-
trêniité de la tige de bols. L'archet est une }simple baguette
ployée en arc et tendue par une mèche de crins.
Id. 2201. Zambomba. Don du même. Elle res-
semble à la précédente, sauf les dimensions, qui
:q=
sont plus grandes. Le son produit est le ^— g-—
Diam. inférieur du vase ©•"oc; diam. supérieur, à
l'endroit de la membrane o«i35; haut. o»ï3. j
— i68 —
insf.Earop ip. 2292. Zambomba. Don du même. Semblable
aux précédentes, sauf les dimensions. Diam.
inférieur o"'i3; diam. supérieur à Tendroit de la
membrane 0*22; hauteur o"2 1.
France. 2203. Pignaio. Nom provençal du
rommelpot. Le récipient est en terre cuite. La
membrane est fixée à Kaide de quelques tours
d'une ficelle serrée dans la gorge qui termine
le haut du récipient. La tige centrale est uo
roseau de 0*67 environ. On tient le vase sous
le bras gauche, on frotte le roseau de la main
droite, préalablement mouillée» en la dirigeant de
Textrémité du roseau vers la membrane. Le son
ainsi produit se rapproche du J^—^ > Diam.
de la membrane o"i8; haut, du récipient o""i8.
Le mot provençal pignaio a pour éqaiyalent français le mot
marmite. On entend généralement rinstrument le mercredi dei
Gendres à la promenadedu Prado II existe dans le département
de l'Aveyron (l'ancien pays de Kouergue), un insfrumcnt
presque semblable appelé Braà (fr. = taureau), probablement
parce que le son produit imite assez bien le mugissement da
taureau. Ici, le roseau est remplacé par un fll poissé que Ton
tire en le faisant glisser entre les doigts.
Nous devons ces renseignements ft l'obligeance de M. de
Lombardon-Montezan, de Marseille.
Belgique. 2894. Bourdons (flam. ronker, ronûtux;
ail. Waldteu/cl). Réunion de petits appareils seo-
— 169 —
blables à celui que nous avons déjà catalogué sous isst. Burop.
le n' 2042. Ils donnent respectivement, et propor-
tionnellement à la dimension de la membrane, les
sons
m
Le n* 2042, dont la membrand est la plus petite, donne Tinto-
nation de y^ I • Nous avons expliqué lors de la description
de ce dernier numéro la façon dont se produit le son, mais il
résulte de nos nouveaux essais^ et contrairemont & ce que nous
supposions alors, que c'est la membrane seule qui produit le son,
ébranlée qu'elle est par les frottements du fil dans la gorge de
bois; de ce frottement résultent des pulsations que le fll com-
munique à la membrane. C'est ce qui fait que nous rangeons
aussi ces appareils parmi les instruments à membrane froitée.
Les vibrations longitudinales et sonores de la corde n'existent
pas véritablement dans le phénomène qui nous occupe.
Quoique nous ayons déterminé l'intonation des membranes
nous rangeons ces instruments parmi les appareils bruyants,
raccord de la membrane n'étant pas intentionnel et son intona-
tion n*ayant aucune valeur musicale.
Cl. II.
— ï70 —
Classe III. — Instruments a vent.
Branche A. — Instruments a anxhe.
Section 2). — Anche simple f libre, 8an» tnyan»
inst Europ, BELGIQUE. 2896. Planchette ronflante (anglais-
BulUroarer, taureau mugissant, ou whixzing'SiicK
bâton bourdonnant). C'est une simple planchette de
bois suspendue à un fil. L'extrémité de celui-ci est
ou tenue directement entre les deux doigts de la
main droite, ou liée sans frottement dans une gorge
taillée au bout d*un bâton. On imprime alors uo
mouvement circulaire à la planchette ainsi suspen-
due. Celle-ci tourne sur elle-même alternative-
ment à droite et à gauche en même temps quelle
accomplit son mouvement de rotation» et elle com-
munique aux couches d'air qu'elle traverse une
vibration d'où résulte le son. La hauteur de celui-ci
dépend de la vitesse rotatoire de la planchette et
cette vitesse est inversement proportionnelle aux
dimensions de la planchette. La longueur du fil n'a
pas d'influence sur la hauteur du son. Certes la
planchette vibrante ne peut être considérée comme
un instrument de musique, mais il nous a paru
intéressant de l'introduire dans notre classification
en raison du rôle presque similaire à celui de
Tanche, que remplit la planchette. Pour aider celle-ci
à exécuter son mouvement alternatif au bout du fil ii^*^* Barop.
auquel elle est suspendue, on lui fait exécuter
quelques tours sur elle-même tout en tendant le fil
avant d'imprimer à celui-ci le mouvement circulaire
autour des doigts ou du bâton.
Allemagne (?). 2286. Harmonica à bouche, de
Tanc. coll. Barbieri, de Madrid. C'est un tuyau de
bois de forme cylindrique façonnéau tour et à Tinté-
rieur duquel on a glissé une large lame de métal
munie de six anches libres placées à o"oi5 environ
Tune de l'autre. En face de chaque anche, on a
foré un trou latéral de sorte que lorsque Ton
soufiSe dans le tuyau par son extrémité supé-
rieure, on entend le son des six anches, soit l'accord
parfait de ri^ formé des six intonations suivantes
(notées à l'octave inférieure) : m^Â^^-, En bouchant
I
le premier trou, le plus rapproché de Tembou^
chure, la première anche est réduite au silence, et
on obtient les sons suivants :
En bouchant le trou suivant, on obtient les
et ainsi de suite jusqu'à la fer-
meture du 6« trou qui, en supprimant la vibration
— i7â —
tDBt.fioror- dé la sixième anche, réduit l'instrument entier au
^^' "' silence. Ce spécimen est bien certainement use
des premières applications de Tanche libre au genre
si nombreux des instruments connus aujourd'hui
sous le nom d' c harmonica à bouche » (ail. ~
Mundharmonika). Long. tôt. o»257.
Sbction c. — Anche «fmpte, battante, açec tu^-an,
Soii£hsection aa, — Anche simple, battante et tuyau cylindrique.
France. 2887. Clarinette à 1 1 clefs. Don de
M. Massau, professeur de violoncelle à TEcole de
musique de Verviers. Marque : Martin à Paris.
Elle est en buis, garnie de viroles d'ivoire. Les
-«-
clefs sont en cuivre. Celles de lfe~tj^ nous
tr ^- 1
I
paraissent avoir été ajoutées après coup» car elles
sont d*une autre fabrication que les neuf premières.
Le corps inférieur est en deux pièces assemblées
par un tenon, ce qui se faisait pour permettre faci-
lement Tintercalation d*autres pièces plus longues
ou plus courtes, pour opérer un changement de
diapason. Les clefs de m:^g=iri=: sont placées
l'une à côté de Tautre, à la même hauteur.
Id. 22B8.Clarinettes (Jeu de trois) en ni, en st'bet
— 173 -
en la, dans un étui. Marque : Buffet-Crampon à Paris iiitt.&arop.
F. Tour nier et P. GounmSy successeurs. Système ^* "''
usuel à 13 clefs, avec des roulettes en ivoire entre
la troisième et la quatrième clef (fa soljj^ — ui ré^
et entre la première et la deuxième {mifa^ — si «/J).
Pays-Bas. 2299. Clarinette en sib. Don de
M. Emm. de Winde. Elle est marquée Speek à
Grammont. C'est une pièce intéressante^ en bois
de buis, avec quatre clefs, du commencement du
XIX- siècle,
Belgique. 2800. Clarinette en sib. Don de
M. Victor Mahillon. Modèle imaginé par le donateur
et ayant figuré à l'Exposition universelle de Paris
en 1867. Il avait principalement pour but de pro-
duire les notes ffîSS^^E par les anneaux de la
main droite. Le sol^ se produisait de la façon
ordinaire mais avec les trois anneaux de la main
droite recouverts respectivement par Tindex, le
médius et Tannulaire. Relevait-on l'index, on
produisait le ;
^iz ; relevait-on ensuite le médius,
; se produisait; relevait-on les trois doigts,
on obtenait le /a b. Chose étonnante, un système à
peu près semblable était présenté à la même expo-
— 174 —
^"^^^jI^^' sîtîon par M. Antonio Romero, de Madrid, sans que
les exposants se fussent communiqué leurs idées
(Voir n^ 1964). Cette clarinette est munie de la pièce
appelée baril qui permet, à l'aide d'une coulisse —
deux tuyaux glissant Tun sur l'autre — de varier,
dans une cerjtaine mesure, le diapason de l'instru-
ment. Mais il est à remarquer que ce moyen d'allon-
gement est peu reccommandable, parce que le
résultat s*en fait sentir bien plus sur les sons les
plus rapprochés de l'embouchure que sur les autres.
L'exactitude de Taccord ainsi abaissé était donc
forcément compromise.
Id. 2801. ClarinéUe en sib. Don de MM. Mahillon
et C, à Bruxelles. Marque : Bachmann à Bruxelles.
Bois de buis, viroles et ivoire, huit clefs en cuivre.
Espagne. 2302. Chalumeau double, dt Tanc. coll.
Barbieri, de Madrid. Les deux tuyaux en rosean,
munis chacun d'une anche battante, rappellent
ceux de la ziimmârah (n*' 1 15). Leur extrémité infé-
rieure s'emboîte dans une sorte de pavillon qui fait
corps avec un support en bois taillé en forme de
segment de cercle dont les extrémités sont reliées
par une traverse et c'est sur celle-ci que reposent
fixés à la cire, les tuyaux; le pavillon les dépasse
à la partie inférieure, les anches à la partie
supérieure. L'un des tuyaux est percé de cinq trous
latéraux dont les intonations sont les suivantes :
- ï75 —
tJ 0 113*6
L'autre tuyau n'en a que trois, d'où quatre into-
nations :
1(1^ ^ —
F^j=fea=^
0 I 2 s
Nous n'avons pas rencontré d'appareil semblable
dans les nombreuses collections que nous avons
visitées. Il est bien certain que celui-ci procède de
la zummârah arabe. Long. tôt. des tuyaux, anches
et pavillon compris, o'»2i5.
Sardaigne. S808. Launeidas (Cuvzeriu de) (fr.=
jeu ou concert de launeddas). Les lautteddas sont
des chalumeaux en roseau dont la colonne d'air est
ébranlée par une anche {cahixzina) à languette bat-
tante {linguetia) comme celle de Varghoul égyptien
(n*» 1 13) ou de la zumfnârah arabe (n» 1 15). Le jeu
ou concert se compose :
1^ De deux chalumeaux réunis qui nous rappellent
assez exactement ce que devaient être les axiloi dou-
bles ou tibiae impaus (n° 1972) de l'antiquité. Le
plus court, appelé mancosa^ est percé latéralement
de cinq trous de forme oblongue, nommés is
erais (les clefs); le premier servant à régler
Init.Ëarop
Cl. m.
— 176 —
îMt. fi1>To^ l'intonation donnée par le trou suivant, s'appelle
arrefinu (qui rend fin, qui accorde, qui ajuste); od
se sert, pour cet ajustement, comme on le voit, d'un
peu de cire appliquée sur le bord du trou. Les
intonations de la mancosa sont les suivantes :
$
fcaFqN=w=.
Le chalumeau le plus long s'appelle tumba. Il n'a
pas de trous latéraux et, par conséquent, il ne peat
donner qu'un son, qui se trouve être ici le fe* ^
qui résonne en bourdon, en pédale ;
a° D'un troisième chalumeau plus court que la
tnancosa mais de construction semblable. Percé de six
trous latéraux, il fournit les intonations suivantes :
m
ï=fc?=i=s=Jw=
'4i
Ce chalumeau prend le nom de mancosedda.
Les trois tuyaux se jouent à la fois par la
même personne et généralement, dans ce cas, 00
ferme à la cire le mib de la mancosedda fourni par
le 6* trou latéral. Quelquefois, les deux chalumeaux
attachés se jouent seuls; le plus court s'appelle
alors piptUy le plus long, le bourdon, médiana.
Le concert de launeddas se fait généralement
— 177 —
entendre le dimanche dans les bals publics, devant inst.surop.
Cl. III.
les églises après les offices, dans les cortèges nup-
tiaux, dans réglise même à la nuit de noël, et
quelquefois pendant tout le mois de décembre, enfin
dans les processions villageoises; parfois même, dans
les campagnes, il remplace Torgue. Le concert de
launeddas jouit, comme on le voit, d'une très grande
popularité en Sardaigne. Long. tôt. delsi mancosedda,
0*42; de la mancosuy o"485; de la tumba, 0*790.
(GuiLio Fara Dbssy, Musica popolare Sarda. Tori*
no 1909.
Ces instruments ainsi que les renseignements qui les concer*
noni, nous les devons à Tobligeante inieryention de M. Giovanni
Patronl^ Directeur du Musée archéologique de Cagliari. Nous
lui en exprimons ici & nouveau, notre reconnaissance.
RussiB.2804. Galeika. Don de S. B.le lieutenant-
général Baron Constantin de Stackelberg, directeur
de la Chapelle de S. M. l'Empereur de Russie. Cha-
lumeau composé de deux tuyaux : celui de gauche
est percé de six trous latéraux; celui de droite
n'en a que trois, percés exactement à une hauteur
correspondante aux trois premiers trous du tuyau
de gauche. L'annulaire, le médius et l'index de la
main droite couvrent à la fois les trous correspon-
dants des deux tuyaux, les mêmes doigts de la main
gauche couvrent les 4'', 5* et 6"" trous latéraux du
tuyau gauche. Les tuyaux sont de roseau, Tanche
également, la languette est découpée par une double
- 178 -
iMt.Europ. fente longitudinale et une incision transversale à la
Cl. III. . , , ^ , , ...
partie supérieure. Au-dessus de cette incision,
Textrémité du tuyau en roseau formant Tanche est
bouchée avec de Tétoupe ou de la cire, afin de provo-
quer, par le mouvement de l'air, la mise en vibra«
tion de la languette. L'extrémité inférieure des
deux tuyaux^ attachés parallèlement, est fixée dans
un trou latéral pratiqué dans un fragment de corne
qui sert de pavillon.
Les intonations produites sont les suivantes :
Tuyau de gauche r&fc^gzrrzri — niizj — j"
Tuyau de droite ffi^^^^=i=t=:
Ce chalumeau dont la ressemblance avec le
no 230a est à noter provient du gouvernement de
Kazan. Il est répandu encore dans plusieurs autres
gouvernements, mais on ne l'y trouve généralement
qu'avec un seul tuyau. Seul, le gouvernement de
Smolensk offre l'emploi du type à deux tuyaux per-
cés chacun de cinq trous latéraux. Quelquefois, les
anches faisant l'office de becs sont en buis et, dans
ce cas, la languette en roseau est attachée sur
l'ouverture à Taide d'une ligature faite de plusieurs
tours de ficelle. Long, totale des tuyaux, sans la
corne servant de pavillon, o"i8.
— 179 —
Russie. 2306. Brielka ou Joleika. L'un des plus lott-Europ.
. *^ CI III.
anciens instruments de la Russie. Celui-ci, construit
sur des données perfectionnées, se compose d'un
tuyau de palissandre légèrement conique, dont la
colonne d'air est mise en vibration par une anche
battante en roseau appliquée sur une sorte de bec
en bois. En somme, cet appareil d'ébranlement est
le perfectionnement de Tanche de Yarghoul égyptien.
L*anche est recouverte d'une capsule se vissant sur
le bec et que le joueur introduit dans la bouche pour
ne pas toucher l'anche. Le pavillon s'adapte par un
tenon à l'extrémité inférieure du tuyau et repré-
sente par sa forme les spires en écorce de bouleau
qui forment le pavillon des instruments rustiques
dont celui-ci, construit à Moscou, est le perfection-
nement. Le tuyau est percé latéralement de neuf
trous dont le premier ne se recouvre pas par les
doigts. Echelle :
i
^^«1=^^
=j=j=
6 7 8 9
En bouchant le premier trou latéral, l'intonation
obtenue est le ré, cinquième degré de la gamme de
sol mineur. On peut toutefois baisser d'un demi-ton
l'intonation respective des 8« et 9* trous, ut et ré^
et produire conséquemment si nt^ par le doigté
fourchu, c'est-à-dire en fermant le trou immé-
diatement inférieur à celui par lequel l'intonation
— i8o —
lut Eorop naturelle se produit. On peut même obtenir so/icn
Cl. III. '^ ^
n'ouvrant qu'à moitié le trou n« 6, qui produit le la.
Là. brielka n*octavie pas. Elle appartient à la
variété des tuyaux fermés. Le développement coni-
que de son tuyau n'est pas assez prononcé pour la
ranger parmi les tuyaux octaviants. Ses intonations
se réduisent à celles de ses sons fondamentaux.
Long. tôt. o">33.
La brielka est^ par sa construction, très apparen-
tée à la clarinette. En somme, celle-ci ne diffère de
celle-là que par Tapplication de la clef servant à
renvoyer à leur douzième supérieure les sons fonda-
mentaux fournis par l'ouverture des trous latéraux.
Id. 2806. Brielka. Don de M. W. Andreeff, de
St.-Petersbourg. C'est la forme rustique de l'instru-
ment précédent. Simple tuyaux légèrement conique,
percé de huit trous latéraux et terminé par un
pavillon formé de bandes d'écorce de bouleau. La
colonne d'air est mise en vibration par une anche
battante que l'instrumentiste embouche sans la
toucher des lèvres. Cet instrument provient du gou-
vernement de Vitebsk. L'ouverture successive des
trous latéraux produit les intonations suivantes :
^^
— i8i —
D'après le donateur, il est d'habitude de baisser lott-Enrop.
"^ Cl. 111/
quelques-unes de ces intonations d*une demi-ton
pour rendre cette gamme chromatique ou d'après
les nécessités de la mélodie à exécuter, en ne recou-
vrant qu'à moitié les trous latéraux 3» 4> 5» 7» 8. .
Long, tôt., anche comprise, 0*315.
Id. 2307. Brielka, Don du même. Instrument
semblable au précédent. Même provenance. Toutefois
les intonations sont sur toute l'échelle un demi-ton
plus aiguës. Long. tôt. o°^2g.
Sous-section bb, — Anche battante et tuyau conique.
Angleterre. 2308. Corne d'appel. Don de M. F.
Mahillon, à Londres. Il est bon de savoir qu'en
facture d'orgue on apelie anche Tappareil complet
destiné à mettre l'air en vibration et qu'on le
subdivise en deux parties : la rigole^ sur laquelle
s*applique la languette elle-même, petite lame
métallique à laquelle on donne le plus souvent le
nom d*anche. Dans l'appareil que nous avons devant
nous, la rigole est en étain, la languette ou anche
battante est en laiton. A l'appareil vibratoire est
appliqué un simple tuyau conique en carton, dont
la colonne d'air fonctionne pour renforcer la réso-
nance de Tanche et qui exige par conséquent, pour
produire son maximum d'effet, une relation plus ou
ou moins exacte entre ses proportions et la vitesse
— ï8a —
InaUBarop.
01. iiL vibratoire de l'anche. L'instrument donne le
Long. tôt. o"453.
ID.2S09. Corne d*appêl.-Don du même. Constrac-
. tion semblable à celle de la précédente. Le soo
obtenu est le ^1-P-. . Long. tôt. o"ao3.
CsB deux instruments ont été achetés à Londres en 1903 et
sont deu Boayenirs de la proclamation de la paix, le SI mai, après
la guerre sud africaine A. ce moment, ils se tronvaleot entre les
mains d'une grande partie de la population londonienne. Nom
constatons que le son du n* 2309 est de qualité bien inférieure
& celui que produit le n* 2308, parce que le rapport enlre
Tanche et la colonne d'air est mieux observé dans celui-ci que
dans celui-U. Les couleurs, rouge, blanc et bleu, sont celles de
TAngleterre.
Sbction i. •— Anche doublé avec tuyau.
Sous-section aa. — Anche double et tuyau cylindrique.
Allemagne. 2310. Racket^ WursU ou Fausi-
Fagott. Fac-similé d*un instrument appartenant à
la collection de M. Paul De Wit, à Leipzig,
fabriqué dans les ateliers du Musée. C'est la grande
basse de la famille. L*ouverture successive des
treize trous latéraux produit les intonations
suivantes :
^ ^—^—A
3^^ë&^z^^^î
^
S"" basso
IS it II 10
- l83-
-^ -I
•1=
c^ n4/
•^/f ,^7^
*-•
;^-
5
^^
<
-.
•4X
■« 9.
- i84-
intt Burop. La constructîoii de ce curieux instrument diffère
peu de celle que nous avons expliquée au n* 950.
Le schéma de la page 183 éclairclra ce que notre pré-
cédente description aurait pu laisser dans Tombre.
L'ensemble de l'instrument se compose de neuf
canaux que nous numérotons de I à IX. Le n* I, est
percé au centre du cylindre d'ivoire; les huit autres
sont percés circulairement autour du premier, en
suivant la circonférence du cylindre. C'est le n* I,
central, qui reçoit le bocal en cuivre sur leqael
s'applique l'anche. Ce canal descend vers le bas da
cylindre où il communique avec le canal n* II, qui
remonte pour communiquer par le haut du cylindre
avec le canal n* III, et ainsi de suite jusqu'au canal
n'* IX, bouché à son extrémité inférieure, la colonne
d'air communiquant avec l'air environnant par
l'ouverture des quatre trous latéraux 13, disposés
en losange. Ce sont ces trous qui servent à régler
l'intonation du son le plus grave» le fa.
Le trou latéral 1 2 se couvre par le bout extrême
du pouce droit ; il débouche dans le haut du
canal IX ; lorsqu'on découvre le trou, la colonne
d'air se raccourcit d'un ton et le son produit est
le 50/.
Le trou 11 se recouvre par la 3»* phalange de
l'auriculaire gauche ; ce trou débouche dans le
canal VIII; par son ouverture, la colonne d'air se
- i85 -
raccourcit d'une longueur égale à celle d*un ton et i°>t Enrop.
le son produit est le la.
Le trou lo est recouvert par la 3"* phalange de
l'index gauche; ce trou débouche dans le canal VII;
nouvelle diminution de longueur de la colonne d'air,
le son produit est le si b.
Et ainsi de suite, la colonne d'air se raccourcit
constamment, produisant des sons de plus en plus
aigus :
Le trou 9, qui débouche dans le canal VI, est
couvert par la 2">« phalange de Tindex gauche; en
découvrant le trou, le son obtenu est Vut.
Le trou 8 débouche également dans le canal VI,
mais à un point plus rapproché de l'embouchure
que le trou 9. Il se recouvre par l'extrémité de
l'auriculaire gauche; en levant le doigt, on obtient
le son ré.
Le trou 7 débouche dans le canal V; recouvert
parie bout de l'annulaire gauche, il donne le mi
lorsqu'on soulève le doigt.
Le trou 6, placé plus avant dans le canal V, se
recouvre par le bout du médius gauche. Le trou
ouvert, le son produit est le fa.
Le trou 5 est quadruple; deux de ses parties
débouchent dans le canal V, les deux autres dans le
canal IV. Ce sont ces deux parties, les plus rap-
prochées de Tanche, qui sont surtout effectives, les
deux autres, qui débouchent dans le canal V, ne
— |86 —
In■t.Bnro^ font qu*aider à la justesse et à la clarté de Tintona-
tion. Ce quadruple trou se recouvre par le bout de
l'index gauche; lorsque le trou est ouvert, l'intona-
tion qui en résulte est le sol.
Le trou 4 est double, une partie débouche dans
le canal IV, l'autre dans le canal III. Celle-ci est la
plus effective. Ce trou est recouvert par le médias
droit; découvert, le son produit est le la.
Les trous 3 et 2 débouchent dans le canal III.
Ils se recouvrent respectivement par le bout du
médius et celui de Tindex droit. Ouverts succès-
siuement, ils produisent les sons si b, ul.
Le trou i, le plus rapproché de l'embouchure,
donne nécessairement, lorsqu'il est découvert, le
son le plus aigu dé Técheile, le ré. Il se recouvre
par le bout du pouce droit. Cette extrémité du pooce
exerce donc une double fonction puisqu'il doit
fermer aussi le trou n^ 12.
Ce doigté n'était guère commode, ainsi que nous
l'avons déjà dit au sujet du cervelas ténor dont nous
avons donné la description au n* 950. Notre cer-
velas basse est fait d'un cylindre d'ivoire qui mesore
o"i85 de hauteur sur o"»049 de diamètre. Les
ont canaux 0*009 ^^ diamètre.
Id. 2311. Cromorne alto. Instrument deconstruc*
tion semblable à celle du cromorne soprano cata-
logué sous le n*" 610. Intonations :
— iSj —
^^
I Intt.Barop.
Id. 2312. Cromorne ténor. Instrument semblable
à celui que nous avons catalogué souslen*6i4y
sauf les intonations qui sont les suivantes :
m
^^M
Id. 2313. Cromorne basse. Même instrument que
le n« 615, sauf les intonations. Celles-ci sont :.
^^
^i
u
O si. cl. cl. cl. 1 a 8 4 5 6 7
Ces trois eroniornes provionneut de la collection de fea
Barbieri, de Madrid» et sont poinçonnés : Talto d'un t, le ténor
et la basse de deux tt. Ils sont exactement à la seconde majeure
grave des instruments catalogués sous les nos 613, 614^
615 et ils ont la mÔme relation tonale. On remarquera qu'au
point de vue de la tonalité, les cromornes ténor et basse sont
semblables, aussi bien dans le jeu que nou-i cataloguons
aujourd'hui que dans celui dont la notice descriptive figure
dans le 2™« volume de notre Catalogue. La b sse de cromorne
ne di iTôre du ténor que par les trois clefs supplémentaires
qu'elle possède et qui sont destinées, par rallongement du
tuyau sur lequel ces clefs sont posées» à augmenter l'étendue de
]*échelle au grave.
— i88 —
intt. Burop. Il est à remarquer que l'évasexnent de l'extrémité Inférieiin
^^ ^'** des cromornes n'est pratiqué que sur une longueur de quelques
centimètres. Cet éyasemeut n'allère pas les propriétés parli-
culières du tuyau cylindrique. Une colonne d'air susceptible
d'être raccourcie par des trous latéraux, n'est conique que pour
autant que le développement progressif commence & l'extrémité
supérieure du tuyau. (T. III, § c, page 486).
RoMB. 2314. Aulos, Moulage en plâtre d*oii
bronze représentant un aulos trouvé dans les fouilles
de Pergame, ville ancienne de i*Asie mineure. Ce
moulage a été gracieusement offert au musée par
M. Alexandre Conze, secrétaire général de l'Institut
impérial d'Archéologie^ de Berlin. Une description
très détaillée de cette précieuse relique, faite par
M. Conze, , a été publiée dans Die Kleinfunde ans
Pergamon. Berlin 1903. Nous la reproduisons ici en
la traduisant aussi fidèlement que possible :
L'objet consiste dans la reproduction plastique d'une flûte,
reproduction coulée en bronze massif actuellement recouTerte
d'une patine verte. On l'a retrouvée sous une couche de terre,
aux environs de la porte supérieure Nord-Ouest du mur
Euméne. Elle est complète, à l'exception de l'extrémité (proba-
blement petite) cassée et perdue de cette partie qui me paraît
élre l'embouchure. L'absence de toute trace d'a<lhérence ne
permet pas de supposer que l'instrument aurait été tenu dans
la main d'une statue. Il ne pourrait donc avoir été autre eliose
qu'un objet d'offrande.
L'exécution très détaillée sur tout le contour de la pièce
amène à la môme conclusion, en co sens qu'elle exclut la iu^go-
sition d'une œuvre statuaire dont la flûte aurait fait partie.
La figure représentée page 19 J montre la flûte sur trois faces
et permet d'en observer toutes les particularités.
— iSg —
L'ensemble mesaro une longueur de 0">46, un diamètre deOB02 lut. Buop
euTiron sur toute la longueur, sauf à l'ouverture inférieure qui ^^ ^-
8'éTase jusqu'au diamètre de 0<°^3é.Il semble qu'il s' agisse d'une
reproduction en grandeur nature.
Du côté que je considère comme celui de l'embouchure, on
trouve trois trous (et p y) situés à une distance assez égale Pun
de l'autre et destinés sans doute à être recouverts par les doigts^
On constate encore l'existence de deux autres trous, dont un seul
Tisibley(8) destinés si je ne me trompe, fr être ouverts ou fermés
chacun & l'aide d'une glissière. C^s glissières pouvant difhcile-
ment être avancées ou reculées pendant le jeu, elles n'auraient
donc servi qu'& modifier l'accord du Tiustrument pour tout un
passage déterminé. Ces glissières sont au nombre de trois (1, 3,3).
Chacune d'elles est maintenue contre le tuyau au moyen d'une
bande entourant tout le pourtour de l'instrument et sous laquelle
elles glissent : les glissières 1 et 3 sons la bande X^ la glissière 3
sous la bande /, une troisième bande z ne maintient aucune
des glissières; elle s'efface sous les glissières 2 et 3 et disparaît
dans l'espace compris entre ces dernières. Les trois glissières
dont les poussoirs reposent librement sur les bandes / et zne
pouYaient vraisemblablement (et c'est pourquoi je leur donne le
nom de glissières) que se mouvoir longitudinalement sous les
bandes qui les maintiennent, de toute leur longueur^ contre le
corps de l'instrument. Cette supposition parait pratiquement
justifiée, au moins en ce qui concerne les glissières 1 et S.
Celles-ci, en effet, possèdent non seulement (comme d'ailleurs
aussi la glissière U) à l'extrémité supérieure ce que je considère
comme un poussoir, mais, en outre, à leur extrémité inférieure
une plaque ( a, b.) oblongue, ceintrée, s'adaptant exactement à
la courbure de l'instrument. La plaque 6, fortement reculée par
laglisslèi-eS, découvre le trou (8) déjà mentionné^ tandis que la
plaque a, commandée par la glissière l, descendue, ferme sans
4oute un autre trou, lequel reste, par conséquent» invisible. II
oat & remarquer que la glissière 2 ne possède pas de plaque de ce
genre; partant on ne découvre pas le trou que cette plaque
— ig*^
T
2
m
y
?
i
4
a . d
P
s^ ^-^
— igl —
anrait pu recouvrir, de manière que cette partie du mécanisino lostr. Barop.
reste pour moi inexplicable. Je ne pense pas que les incertitu- ^^- lil*
des soient dues & une inexaetitudo d'exécution. L'objet semble
ayoir été façonné en pleine connaissance de cause et me paraît
pouvoir être daté de l'époque des Rois.
Id. 2816. Aulos, Reconstruction en métal du
moulage précédent. Après avoir à notre tour étudié
très sérieusement les détails intéressants de cette
précieuse relique, nous sommes arrivés à une con-
clusion différente de celle de M. Conze : D'après
nous cet aulos est complet, l'ouverture inférieure,
qu'il considère comme un évasement, une sorte de
pavillon, est simplement le renflement destiné à
recevoir Tembotture dans laquelle se fixait Tanche.
Il suffit du reste de comparer cet aulos avec la tibia
pompéienne n° 416 pour se convaincre qu'il en est
véritablement ainsi.
Dans la partie inférieure opposée à Tembouchure^
nous voyons deux trous latéraux, /3 et 7 <*>. Le trou
a, dont M. Conze croit reconnaître la trace tout à
rextrémité du tuyau, ne paraît pas sur le moulage
en plâtre, et à cette distance les uns des autres^
trois trous seraient très difficilement recouverts par
les doigts d'une même main. Nous croyons donc que
le tuyau se terminait en cet endroit et que la trace
de trou aperçue par M. Conze n'est qu'accidentelle.
■ ■ — V
(1) Noua couaerrons pour ne pas embrouiller rexpllcallon, les lettres
et les chiffres employés par M. Conze.
— 192 —
lAttEarop. Les trois glissières étaient, en effet, destinées à
découvrir et à fermer à volonté autant de trous ;
elles fonctionnaient en quelque sorte comme nos
clefs, mais en faisant avancer ou reculer la plaque
recouvrant le trou. Certes, ce mouvement était
asse^ difficile pendant le jeu. Toutefois, lorsque 1*00
pose le médius de la main droite sur le trou latéral
ouvert (^) et Tindex sur le suivant (7), on peut con-
stater que l'auriculaire de la même main peut faire
mouvoir le poussoir 2 qui agit sur laglissière dont la
plaque a disparu; que le pouce de la même main peut
s*attaquer au poussoir i qui commande la glissière
à laquelle est attachée la plaque fl, et enfin qu*en
soutenant le tibia par le pouce gauche, Tauriculaire
de cette main peut assez facilement faire mouvoir
le poussoir 3 qui agit sur la glissière dont la plaque
b recouvre le trou intermédiaire ^. Si ainsi que le
croit M. Conze, un troisième trou latéral» le trou a,
avait existé, il est certain que les poussoirs des glis-
sières devenaient inaccessibles aux doigts. Certes,
nous ne nous trouvons pas en présence d*un aulos
qui permettait de la virtuosité ; nous pensons avec
M. Conze que les glisières ainsi faites ne pouvaient
servir, comme les douilles des tibiae gréco-r ornai oes,
qu*à modifier Taccord de l'instrument pour un
passage déterminé.
Quoi qu'il en soit, Taulos de Pergame est haute-
ment intéressant et montre combien déjà, à ces
I^i^i
^
Sous-section bb- ^ Anche double et tuyau conique.
Bblqiqub. 2316. Basson. Don de M*"® V^« Alph.
Neumans. C'est un basson à dix-sept clefs qui porte
la marque C.Mahillon à Bruxelles et dont se servait à
Torchestre des concerts du Conservatoire, Téminent
et très regretté professeur M. Alphonse Neumans.
Pays-Bas. 2817. Hautbois à trois clefs. Don de
M. Massau, professeur de violoncelle à TÉcoIe
Cl. m.
— 193 ~
époques reculées, on se préoccupait de faciliter le i°«t. sarop.
jeu des instruments et combien grande aussi était
rhabileté apportée à la confection des moyens propo-
sés à la réalisation de ce but.
Comme M. Conze l'a fait remarquer dans la
description du n** 2314 il n'existe pas de trou visible
sous la plaque a et comme, par suite de la longueur
de cette plaque, l'emplacement du trou peut varier
de plusieurs millimètres, nous n'avons reproduit à
notre modèle que le trou S dont la trace existe et les
deux trous latéraux désignés par M. Conze sous les
lettres j3 et y. L'ouverture successive de ces trois
trous fournit approximativent avec une anche double
semblable à celle de i'hichi-riki japonais n« 693, les
intonations suivantes :
— '94 —
last Burop de musiquc de Vervîers. Marque : /. B. WilUms.
Cl. m. L'instrument est en buis garni de viroles d'ivoire;
les clefs sont en cuivre. La clef de sol jf a été ajoutée
après coup.
France. 2S18. Hautbois. Don de M. G. Guidé.
Il est en buis avec viroles d'ivoire, douze clefs de
cuivre et deux anneaux pour la main droite. Marque:
Triebert Paris. C'est le premier instrument du dona-
teur, actuellement professeur au Conservatoire royal
de musique de Bruxelles. Long. 0^562.
Id. 2819. Hautbois. Bois de palissandre. Doure
clefs d'argent. Marque : Triebert à Paris. Cet instru-
ment a appartenu à Louis Priart, de son vivant
professeur de hautbois au Conservatoire royal de
musique de Bruxelles. L'instrument est accompagné
de l'étui à anches» en bois de buis, avec une plaque
en argent au chiffre du professeur. Quelques anches
sont encore en place.
Id. SS20. Hautbois. Ce joli instrument, en bois
de buis garni de viroles d'ivoire, est de Nicolas
Hotteterre, appelé Nicolas I, ou de son fils, Nico-
las II, qui travaillaient dans la seconde moitié da
XVII* siècle. Le pavillon est malheureusement d'an
autre facteur, ainsi que l'indique la marque Deb^
dont cette partie de l'instrument est poinçonnée.
Nous avons vainement cherché des renseignements
- Ï95 —
sur ce dernier facteur. L'instrument, accordé à un iMtEnrep.
diapason sensiblement au-dessous du normal de
870 V. s. pour le la (*), est percé de six trous latéraux
dont les troisième et quatrième sont doubles. Il
porte également trois clefs : deux pour
la troisième pour 1^ — ;— . Long tôt., anche
non comprise, 0*59 (Ernest Thoinan. Les Hotte-
terre et les Chédeville, Paris 1894).
Id. 2821. Cor anglais en fa. Construction inté-
ressante, semblable à celle du no 974. Marque :
Trieberi à Paris. Les clefs, au nombre de neuf, sont
en cuivre. La clef à bascule que nous avons décrite
au n« 974 n'existe pas ici.
Id. 2822. Basson, de Tanc. coll. V. et J. Mahil-
lon. Il est en érable, avec clefs et viroles en cuivre ;
il date bien certainement du milieu du XVIII* siècle.
Marque : D. Lott^ avec deux fleurs de lys, Tuné au-
dessus du nom, l'autre au-dessous. Trois clefs
ouvertes : B , | — j— et une clef fermée : IB— p
(1) 58* degré de Téchelle des sons.
— 196 —
'"cuïr** Espagne (?). 2828. DiscanUSchahney (esp. =
chirimia) <*> Marque :
MELCHOR
R. S.
surmontées d'une couronne, les lettres sont en
relief. Pourle surplus, laconstruction de ce rarissime
instrument du XVI* siècle est absolument semblable
à celle du Discant Schalmey que nous avons catalo-
gué sous le n"" 176. Il aies mêmes intonations que
ce dernier, c'est-à-dire qu'il est en rif mais à un
diapason sensiblement plus grave que le normal
actuel. D*après Praetorius, il y avait un second
Discant Schalmey, de tout un ton plus bas que celui
qui nous occupe en ce moment ; il était donc en ut
comme le hautbois moderne. Long. tôt. sansanche,
o"65.
Id. 2824. Discant Schalmey. Trois instruments
semblables au précédent.
Id. 2826 Bombarde-alto ou Alt Pommer. Insiru-
ment semblable aux n®^ 618 et 981. Ce rarissime
instrument date du commencement du XVII» siècle.
Jusqu'à présent, le Musée n'en possédait que des
fac similés, les n^ 618 et 981. Le n9 2325 porte
(1) Les n'* 2323 û 2330 Inclus proviennent de Panclcnne ooUertioo
BarbieriiA Miulricl.
2321
2810
10 110 2M 310
liillIliliIllilli-^HlnlIillil
2490
10 110 210 3|0 410
lllnlllllIllIll'HlIllllIllllIlMlilllll
— 197 —
une marqi^e, en relief, semblable à celle que nous inn. sarop.
avons détaillée au n® 2323. Ses intonations sont ^'* ^^'
absolument les mêmes que celles du n^ 981 (^>
Long, tôt., bocal et anche compris, o'»335.
lo. 2S26. Bomb.irde Alto. Instrument semblable
au précédent. Mêmes intonations. Il ne porte pas
de marque de fabricant.
Id. 2827. Bajoncillo (fr. - petit basson; ail. =
Fagoii piccolo) ^^>. Construction semblable à celle du
basson type n* 9S8, à l'exception qu'ici les clefs qui
recouvrent les a*"* et 4*"" trous ne sont pas recou-
vertes de boîtes de cuivre. L'instrument est en bois
d'érable et porte la même marque que le n' 2323.
Il est en sol^ à la quinte aiguë du basson type ou
Chorist-Fagott de Praetorius,de sorte que les intona-
tions réelles sont les suivantes :
m
—à — •! — * — - — ^i y-:^ —
0 1 t s 4
Long. tôt. depuis l'extrémité du pavillon jusqu'au
bas de la culasse, o"645.
(1) Dans la note qui suit le n* 176, nous n*ayoas indiqué qu*unc
seule tonalité pour le Pommer alto, celle de sol. Praclorius en cite
une seconde, ceUe de fa,
(2). G*est le n* 4 de la famUle telle que la nomenclature eu est donnée
par Praetorius. Voir Catal., t. I, 2"*édit., p. 232.
iDstBarop. Id. 2328. fio/oMci/Zo. Constructîon sen)))lable au
^*' '" n* précédent II est en bois de palissandre garni de
viroles de cuivre et porte la même marque de
fabrication . Il est en ut, à l'octave aiguë de
rinstrùment-type, n** 988. Long tôt. ©«soj.
Cet instratnent et le suivant ne sont pas — omiBslon
étonnante et digne de remarque — cités dans la nomencla-
ture de Praetorius. Le3 n»* 2328 et 3339 représentent le
môme échelon construit & deux diapasons différents et intei^
médiaires entre le n*' 4 et le n° 5.
lo. 2329. Bajoncillo, Même construction et
même marque que les deux numéros précédents.
Celui-ci est en bois d'érable et est en ré^ à la
neuvième majeure aiguë de rinstrument-type^n'gSS.
Long. tôt. o™430.
Id. 2330. Bajoncillo (ail. -Discant-Fagoit). Même
construction que les précédents, mais sans marque
de fabrique. Celui-ci est en bois d*ébène et est en so/,
à la douzième aiguë de Tinstrument-type n« 988, de
sorte qu'il représente le n^ 5 de la famille basson
décrite par Praetorius. Les intonations réelles sont
les suivantes :
4:
^^4
10
Long. tôt. o™342.
Ces quatre instruments sont rarissimes, les trois
— 199 ~
plus petits principalement. Nous ne les avions in«t.Eiirop.
jamais rencontrés dans aucun musée, avant de les ^*^"'
avoir vus à Madrid dans la collection de Téminent
compositeur espagnol feu Barbieri. Les bajoncillos,
les bajoues (n° 988) et les ckirimias (n^ 2^23) formaient 3
anciennement en Espagne les orchestres destinés à
doubler les voix du chant religieux dans les églises.
Saxe. 2831, Hautbois, de Tanc. coll. V. J.
Mahillon, Il est semblable au hautbois n* 962, et il
porte également l'estampille de Grundmann
DresdeUy sans les deux épées croisées. Bien
certainement les clefs 2 et 3 ^ — j^^ï3^^" ^^^ ^^^
ajoutées après coup. Long. tôt. sans anche o'"6o3.
ÂLLBMAQNB. 2332. Hatilbois. Don de M. Mas-
san, professeur de violoncelle à TÉcole de musique
de Verviers. Cet instrument, en bois de buis garni
de viroles d'ivoire et de clefs de cuivre, porte la
marque Les Fils de B. Schoti à Anvers; il est
néanmoins de fabrication allemande et originaire de
Mayence, où ces facteurs avaient leur manufacture.
Les clefs, au nombre de douze, sont les suivantes :
1. Siy clef ouverte, disposée pour le pouce de la
main droite;
2. Uljj^t clef fermée, pour l'auriculaire droit ;
3. Ut, clef ouverte, pour l'auriculaire droit ;
4. Ré j{, clef fermée, pour l'auriculaire droit;
}
— 206 —
injyEnrop. 5. jB(f Jf , clcf fermée, pour rauriculaire gauche;
6. Fa, clef fermée, pour rauriculaire gauche, mais
s'ouvrant également à Taide d*un levier disposé
pour Tannuiaire droit;
7. Fajj^t clef fermée, pour Tannulaire droit ;
8. Sol jt, clef fermée, pour l'auriculaire droit ;
9. La ^, clef fermée, pour Tindex droit, mais
s'ouvrant également à Taide d'un levier disposé pour
le pouce gauche ;
10. Ut, clef fermée, pour l'index droit;
1 1 . Ri, clef fermée, pour l'annulaire gauche ;
12. Clef d'octave fermée.
Cet instrument représente l'état de la facture
allemande vers le milieu du XIX*"*® siècle ; il est
muni de deux barils, l'un de 52, Tautre de 57
millimètres de longueur, ce qui permettait, sous
certaines réserves, de faire usage de l'instrument à
deux diapasons différents. Les clefs, au lieu d'être
montées sur des charnières basculant sur une vis
cylindrique servant de pivot et fixée entre deux
piliers, basculent dans une rainure taillée dans des
pièces de bois laissées en relief sur le corps de
l'instrument lors du façonnement au tour; c'est
une simple goupille qui traverse les deux côtés de
la pièce de bois en relief et la clef qui sert de
pivot à celle-ci. 11 suflSt de retirer la goupille avec
l'ongle pour enlever la clef. Ce mode de fabrication
est encore très goûté de nos jours dans certaines
■^ àôi -^
InstÊnrop.
parties de rAllemagne. Il est certain que sa ^'' ^^^
simplicité peut offrir quelques avantages dans les
instruments où la complication du mécanisme ne
dépasse pas le fonctionnement d'un levier.
Id. 2383. Kleine Discant Schalmey (fr. = petit
hautbois soprano ou, anciennement, chalemie ^^> ;
iizX.^pifferc). Fac-similé, construit dans l'atelier du
Musée, d'un instrument appartenant à la collection
de M. Paul de Wit à Leipzig. Il est en buis orné de
viroles d'ivoire. L'anche est recouverte d*une capsule
d'ivoire comme au n» suivant. Le corps de l'instru-
ment est percé de sept trous latéraux principaux; le
premier est double; on bouche l'un des deux à la
cire selon que Ton recouvre les trous inférieurs par
la main droite ou par la main gauche. Outre les sept
trous latéraux principaux, il y en a deux autres,
plus bas, percés sur le côté, en face Tun de l'autre,
qui lie se recouvrent jamais et qui ne servent qu'à
régler l'intonation la plus grave, celle que fournit
le trou latéral principal n" o.
L'ouverture successive des trous latéraux princi-
paux permet les intonations suivantes notées à l'effet
réel :
i
fcfc
0 I 11 3 • 5 6
(1) On disait aussi anclennoment chalemée, chalemelle, ressemblant
évidemment au mot Schedmey ; nous rappelons que c'est à dessein que
nous évitons le mol chaliimejLii par lequel on déslffnalt parfois aussi ce
genre d'instruments et que nous réservons exclus! vciueut aux tuyaux
A anche à pcroe cylindrique, ancèUes de notre clarinette.
— 20à —
iDsiBorop. Cet instrument est donc en mi, à la quinte supé-
rieure de l'instrument suivant. Il ne faut pas le
confondre avec le gar Kleine discani Schalmey
(fr. = très petit hautbois soprano), décrit par
Praetorius, qui assignait à celui-ci la tonalité de la,
à la quinte juste aiguë du n* 2333 (*>. Long. tôt.
0-475.
Id. 2334. Schalmey. Fac-similé, construit dans
l'atelier du musée, d*un instrument appartenant
également à la collection de M. P. de Wit à Leip-
zig. Il ressemble à un pommer alto mais la forme
générale est plus élégante et moins lourde. Le
no 2334 est en la. Il n*a pas de clef comme le n^' 618.
Les intonations usuelles écrites sont les suivantes :
TT * T^7 14 6 6
0
dont l'effet réel esta la quarte juste inférieure. Le
premier trou latéral se trouve placé sous^le cylindre
de bois ou barillet destiné généralement à préserver
et à assurer le mouvement d'une clef. L'original
n'en conservait aucune trace. Rappelons que les
intonations fournies par les 2,^ et 6 trous latéraux
baissent d'un demi-ton par le doigté fourchu.
(l)Praetorius donne au son le plus ^rave du gar Kl€lne Dlêcant
Schalmey qui n'avait pas le premier trou latéral se bouchant par
rauriculalre, Tlntonatlon de al. Ce êi se rapportant an doigté de rinstm-
ment noté ré, il en résulte que la tonalité est Téritablement celle de la,
Toir Catal.f t. I, 2*-« édit., p. 228.
— 46J -^
Lr*anche est recouverte par une capsule en ivoire laetÊurop.
de forme semblable à celle des cromornes (v. la note
du n^ 615]. Ce mode d'insufflation n'a rien qui doive
nous ^tonner ; nous le voyons appliqué à la Schaltney
fig. 4, planche XI du Theatrum instrumentorum de
Praetorius. L'instrument y est représenté en effet»
avec les deux modes de vibration : Tanche introduite
directement dans la bouche et Tanche enfermée
dans une capsule. Nous Tavons du reste déjà vu
sous cette forme au n** 958. Rappelons que c'est
le genre appelé hautbois de Poitou par Mersenne.
Long. tôt. 0*682.
Allemagne. 2386. Basson. Don de MM. Mahil-
Ion & Co. Sans marque. La petite branche, la
grande et le pavillon n'offrent pas de différence bien
grande avec les parties correspondantes des bassons
ordinaires ; on n'y remarque que quelques petits
changements dans la disposition des clefs, notam*.
ment celles de (S - , qui se touchent par Tauri-
culaire gauche, et celle de ^-y«— , dont le
fonctionnement est confié au pouce de la même
main. En revanche, la culasse est munie d'un très
grand nombre de clefs disposées pour faciliter
certains trilles. La communication entre les deux
tuyaux de la culasse, au lieu de se faire comme
204 —
iMt.Korop. anciennement à l'aide d'un tampon de liège, est
établie par un tuyau de cuivre disposé en demi-
cercle, appelé en facture < potence >, et qui a
l'avantage de laisser à la colonne d'air une régula-
rité bien plus parfaite qu'à l'ancien système. Cette
disposition nouvelle semble toutefois ne pas avoir été
appréciée par les bassonistes, parce qu elle ne per*
met pas les variations de diapason que Ton obtient
avec Tancien système, en retirant ou repoussant le
tampon de liège. Ils oublient que ces variations
obtenues^ par un allongement de la colonne d'air
agissent, pour le basson comme pour tous les
instruments à trous latéraux, beaucoup plus sur les
intonations voisines de la partie où les changements
de longueur de la colonne d'air se produisent, que
sur les intonations qui en sont éloignées, et que,
par conséquent, ce procédé rompt la précision de
l'accord entre les diverses parties de l'instrument.
BosNiB. 2886. Zourna, Sorte de hautbois en
bois de poirier, façonné au tour. La construction
est absolument semblable à celle du Zamr n* 123.
Les intonations produites par l'ouverture succes-
sive des trous latéraux, sont les suivantes :
1 *— • — * — I — i-
^J 04S34ftfl7>
Long, tôt., anche comprise, o"395.
— 205 —
Cette similitude de construction et même de inat.Baroifc
CL III.
diapason avec le n" 123 est curieuse à noter. Le
n** ia3 est un instrument très ancien, de provenance
égyptienne ; le n* 2336 est de construction toute
récente et de provenance européenne. Elle démon- '
tre une fois de plus avec quelle extrême exactitude
ces instruments se copient et se transmettent de
peuple à peuple, d'âge en âge.
Branche B. — Instruments a bouche.
Section a) — • Bouchejbiseautée.
Sous-section aa, — Bouche biseautée et tuyau ouvert.
Belgique. 2837. Flûte d'accords ou flûte harmo-
nique. Don de M. Maubourg, à Bruxelles. Elle est en
bois d'ébène» garnie de deux viroles d'argent.
Marque : /. P. Lebrun. Construction semblable à
celle du n® 1048. Le tuyau de droite, le plus long,
donne les intonations :
il
» 6 f 7
Le tuyau de gauche, qui a un trou latéral de plus,
les intonations :
tJ 0 12 3 4 6
8 7 7 S
On peut donc obtenir la succession de tierces
1
— 206 —
latt^Enrop. suivante, en ne recouvrant pas le premier trou
Cl. III. ^
latéral» si Q» du tuyau de gauche :
^^^^
Long. tôt. o»365.
Prancb. 2338. Galoubet. Il est en ébène et porte
la marque du facteur Grasset^ de Marseille, le Stra-
divari des galoubeiatres. C est ainsi qu*on appelle le
joueur de galoubet. Jouer du galoubet en s'accom-
pagnant du tambourin s'appelle c tutupafnpaner ». La
tonalité de ce galoubet est en ri (voir le n* 1021).
Long. tôt. o"3io.
M. de Lombardon-Montezan, l'éradit félibre dd llarseUle,
nons communique un petit addenda IntéressaDt que nous nous
plaisons à intercaler ici. Les cymbaicttes (n* 2964) et les
tymbalons (n* 2277) sont inséparables. Réunis à un troiiième
instrument, le fifre, ils formaient, jusqu'à la réyolaiion de
1789, le trio obligé, traditionnel, qui accompagnait la proces-
sion de N. D. de la Garde Les tambourins et galoubets for>
maient une bande à part. Le trio susdit n'a pas complètement
disparu de nos Jours ; il en existe encore un & Salon, petite
ville de Proyence.
Id. 8839. Galoubet. Celui-ci est en buis. Il est
également de Grasset. Sa tonalité est la même que
celle du précédent. Long. 0*3 10.
Id. 2840. Galoubet. Il est en buis et du facteur
Long, de la Ciotat. Pour le surplus, il est semblable
i
5^^
!^Ë
t
que l'on fait octavier facilement par une légère
augmentation de la pression d'air. Long. tôt.
0"2I5.
Id. 2342. F/ag^^o/^/. Don de M. Ferdinand Flos-
troy à Nice. Il est en buis garni de viroles d*ivoire
et de deux clefs de cuivre. Intonations, produites
par l'ouverture successive des trous et des clefs
notées à Toctave grave de Teffet réel :
^^5jg£^^
=8?—
L'intonation du 3°^<^ trou latéral baisse d'un
Cl. m.
— 207 —
aux précédents. Long avait une réputation qui raitsarop.
égalait presque celle de Grasset. Comme le dit
plaisamment M. de Lombardon dans sa Notice sur
le Tambourin, si Grasset était le Stradivari des
galoubetaîresy Long en était le Guarneri. Long.
o*3o6.
lo. 2841. Flageolet en terre cuite blanche. Don
de M"® Juliette Magny. La perce est cylindrique et
les ouvertures latérales, au nombre de six, produi-
sent, par leur ouverture successive, l'échelle sui-
vante, notée à Toctave grave de Tefifet réel :
— ao8 —
Ill8t.lnlfo^ demi-ton en bouchant les trous i, a. lien est de
CI. III.
même de Tintonation du 6™« trou, qui devient fa en
bouchant les deux trous 4 et 5. Long. tôt. 0*395;
long, effective depuis Touverture de la bouche
jusqu'à Textrémité du tuyau, o»i75.
Angleterre. 2843. Double Jlageolei. Il porte la
marque Metzler Loffdon 105. Wardour Si. Paient II
est en buis, garni de viroles d'ivoire. La construc-
tion ressemble à celle du n» 1047, sauf que les deux
tuyaux sont ici d'égale longueur. Les clefs sont
d'argent ; elles sont au nombre de trois au flageolet
de gauche : celle de ru ; qui se prend par
l'auriculaire droit, celle de ^)_^— qui se prend
par rindex gauche et enfin la clef à levier destinée
à intercepter le courant d*air. Celle-ci se manœuvre
également par Tindex gauche.
Le flageolet de droite a quatre clefs: celle
''^
qui se prend par Tauriculaire droit,
celle de (gy— •— qui s*ouvre par Tindex droit, la
de^
clef à octavier placée derrière et sur laquelle on agit
par le pouce droit, enfin la clef pour intercepter le
courant d'air.
Le flageolet de gauche est percé de sept trous
latéraux dont le dernier, le plus rapproché de la
— aog —
bouche^ est presque entièrement fermé ; son ouver- lostEurop.
ture élève d'un demi-ton l'intonation produite par ^*"^*^*
le 6>"^ trou, mais il sert surtout à la formation du
ventre de vibration destiné à faire octavîer les sons
fondamentaux. Le flageolet de droite n'a que cinq
trous latéraux ; la clef à octavier placée derrière,
recouvre un petit trou dont l'ouverture agit comme
le septième du flageolet de gauche.
Ce double flageolet est dit en la. Mais on sait qu'il
est d'habitude d'indiquer la tonalité de cet instru-
ment comme celle de la flûte, par le son réel que
donne la note que le doigté usuel appelle ré. Il en
résulte que ce flageolet est véritablement en sol;
seulement, par suite de son diapason plus aigu de
tout un demi-ton que le diapason normal, Teffet
réel de l'instrument se produit une sixte mineure
au-dessus de la note écrite, si nous prenons le
diapason normal actuel pour étalon. M. Chas.
Taphouse, d'Oxford, a bien voulu nous communiquer
une méthode pour le flageolet double. Cet ouvrage,
extrêmement rare, a pour titre : The Precepior, or a
Keyfor the double Flageolet. Learning ihai fashionable
and sweet toned Instrument, London, printed for Bain-
bridge & Wood, 35, Holborn Hill, the only place this
instrument is manufactured.
Grâce à la communication de cette pièce intéres-
sante/nous avons pu nous rendre compte de la
façon dont l'instrument était joué et nous transcri-
vons ici sa tablature :
o o # • b o d"^.
o • o 0 0 o o~1i-
o • • o o o o~^.-
o 0 o o o o o^
o # o o o o o ~^t(il ^
#000000 ^^
##000
•9
#00
#00
A n 0
•0
•0
— v/
-e-
— #-
-e-
o 0 0
o 0 0
— #-
— ©-
o 0 0
#00
# • 0
0 0 0
:^
-e-
0 0 0
0 0 0
• • 0
V ,^_»^ ,
MynuB uiu)ir '»4}0>^p "f*^
4
— au —
Nous avons noté en noires les sons fournis par le last.Borop.
flageolet de gauche, en blanches^ ceux du flageolet ^*' "^
droit.
Les quatre premiers sons du flageolet gauche,
!#/ J, ré, ri^f mi, sont toujours employés en solo.
Si nous examinons attentivement cette tablature,
nous voyons que la formation des sons se fait d'une
façon rationnelle ; il n*y a, en effet, que deux sons
dont la production demande quelque explication. Il
y a d'abord le ^ du flageolet droit. Cette note
est simplement le son 3 de la fondamentale — 1—
facilité par la formation d'un ventre de vibration
établi par le relèvement de l'index gauche couvrant
le 5« trou latéral, lequel est placé au tiers environ
de la longueur comprise entre le 2* trou latéral
donnant le mi fondamental et la bouche du flageolet.
L autre note attirant notre attention est le fc^^
du flageolet droit. Sur la plupart des instruments à
bouche, les flûtes par exemple, ce son est l'harmo-
nique 3 de la fondamentale
^— obtenu grâce à
l'intermédiaire d*un ventre de vibration établi au 1/3
de la longueur de la colonne d'air par l'ouverture que
donne le relèvement de Tindex gauche. Sur Tinstru-
— 212 —
inst-Buop. ment que nous avons devant nous, ce son est
*^*'"^ beaucoup trop aigu pour rij parce que le ?• trou est
placé beaucoup plus haut qu'au tiers de la longueur
de la colonne'd*air comprise entre le 4* trou latéral
et la bouche du flageolet. Pour s'en convaincre, il
suffit de donner un peu d'air au 6* trou latéral, au
^'^^1=
lieu d'ouvrir le 7"*% et le gsz:^ ^^ présente avec
sa véritable intonation. Les recherches empiriques
ont donné au facteur le ré désiré, en le prenant
comme son 3 de la fondamentale ^-^— . Ce son
3 devrait, régulièrement, être un
, mais
comme il est trop aigu, pour la même raison que
le son 3, ré^ de la fondamentale sol^ Tintonation
obtenue passe pour ^ et satisfait Toreille.
-Long. tôt. o°'495.
Id. 2344. Flageolet double, de lanc. coll. V. et
J. Mahillon. Marque : Baindridge^ 3$ Holborn HiU
London. Construction analogue à celle du n* 446,
mais le diapason de ce dernier est de toute une
quarte plus bas. Long. tôt. 0*410; à partir de U
bouche jusqu'à Textrémité inférieure, 0*280,
— 213 —
Allemagne (?). 2846. Flûte douce basset^ en so/, intt.Earop.
de l'anc. coll. Barbieri, de Madrid. Elle est en bois
d'érable et munie d'une seule clef en cuivre. Ce qui
la rend intéressante, c'est que le bec et la bouche se
trouvent sur le côté postérieur du tuyau, comme à
la flûte n"" 1033, à laquelle elle ressemble aussi par
les marques de fabrication. Celles-ci se trouvent ici
au nombre de trois, disposées en triangle. L'ouver-
ture successive dçs trous latéraux donne les intona-
tions suivantes :
$
1:
^^^3=S=^SS^«=
^ ^ r
pizH-g— d-S=*=?*=r
■it-n
0 cl. 1 2 3 4 5 6 7
Le 7' trou latéral se trouve sur la face postérieure
du côté de la bouche. Il est bon de se rappeler que
l'intonation fournie par le 2' trou latéral baisse d'un
demi*ton parle doigté fourchu, qui consiste, comme
on sait, à fermer le trou précédent, et que par un
même artifice, on baisse d'un demi-ton l'intonation
que donne le 6° trou latéral. Long. tôt. o»905.
Id. 2846. Canne-flûte, Marque: B. Schott fils à
Mayence, C'est une flûte à bec ordinaire, divisée en
trois parties : 1% le corps supérieur, dans lequel
on a taillé la bouche, et qui est terminé par un
pommeau percé de deux petits trous servant à
l'introduction du souflle ; 2», le corps inférieur,
percé de douze trous latéraux et monté de six clefs,
Cl. III.
— ai4 -
Init Europ.
Cl. III
et enfin 3», la pointe. Ces trois pièces se démontent
de telle façon que la canne peut au besoin se
mettre en poche. Le corps inférieur est la seule
pièce qui doive attirer notre attention au point de
vue instrumental. Les quatre premiers trous infé-
rieurs ne se couvrent point et n*ont d'autre bat
que la sortie du soufBe et rajustement de l'intona-
tion donnée par le 4"* trou latéral, lorsque le 5**cst
fermé. Voici l'échelle produite par l'ouverture suc-
cessive des trous et des clefs :
i
fâ^
ff
m=M^^^
e^^^Seé
I I I I
4 5 cl. 6 cl. 7 cl. 8 cl. 9 d. 10 cl. Il il 12
Le 7"" trou latéral donne une intonation trop
aiguë pour ré b; on la corrige en employant le
doigté fourchu, c'est-à-dire en fermant par Tannu-
laire droit le trou précédent, le 6"* ; on fait une
correction semblable pour l'intonation produite par
le I i"»trou; celui-ci ne donneun/ab tolérable qu'à la
condition de boucher le lo"» trou par le médius
gauche. Long. tôt. o»840.
La maison B. Schott a été fondée en 1780 à Mayence. C'est
depuis isn que la firme a été changée en B, Scfiott's Sôhne que
la succursale établie à Anvers traduisait tantôt en: B» Scholt
fils, tantôt en: Les Fils de B. Scholt.
Russie. 2847. Gelaika ou Sipovka. Don de M. 6.
Andréefif, de S» Pétersbourg. Flûte double très
— 215 —
répandue parmi les paysans russes. Elle se com- insUEurep.
pose de deux tuyaux cylindriques d'inégale lon-
gueur, percés chacun latéralement de trois trous :
deux sur la face antérieure, qui se couvrent par
rindex et le médius, et un troisième sur la face
postérieure, lequel se recouvre par le pouce. En
somme, la construction est semblable à peu de
chose près, à celle du galoubet (v. n" 190). L*échelle
se forme de la même façon qu'à ce dernier instru-
ment. Les deux premiers sons fondamentaux sont
i^ •♦ ^
^
respectivement ^=3= «t fe~-^— qui s'ajustent à
l'aide d'une ouverture percée presque à l'extrémité
de chacun des tuyaux. Long. tôt. de la flûte la
plus longue o"445 ; de la plus courte o»349.
(Matthieu Guthrib. Dissertation sur les antiquités
de Russie. — S' Pétersbourg, 1795).
Cet instrument, Irôs ancien et très populaire dans le gouver-
nement de Smolensk, a été perfectionné par M. AndrôefT. Il lui
donne le nom de soirieli et nous communique une méthode très
intéressante destinée & son enseignement et enrichie de nom-
breux exemples. Cette méthode est due à M. N. Fedoroff. Les
deux flûtes se prennent à la fois dans la bouche ; tantôt elles se
partagent la mélodie, d'autres fois elles font entendre des
intonations doubles.
Id. '2348. Gelaika ou Sipovka. Don du même.
Plûte double semblable à la précédente.
Bulgarie. 2848. Sfirka. Flûte à bec formée d'un
— 2l6 —
iflit Bnrop. tuyau conique avec la bouche taillée à l'extrémité la
Cl. m. "^ ^
plus large du tuyau. Pour empêcher le bois de se
fendre sous les influences de la température et de
rhumidité, le tuyau est entouré de neuf ligatures
de fil de laiton placées à distances inégales Tune de
Tautre et reliées par un fil de cuivre qui contourne
diagonalement le tuyau. Six trous latéraux donnent,
par leur ouverture successive, les intonations sui-
vantes :
-I 1—
^=r^
'-i=r9Êz
Les trous latéraux sont ovales et trop grands
pour permettre les artifices du doigté fourcha,
mais, par contre, leur dimension facilite laproduction
du demi-ton inférieur par l'emploi de demi-trous. La
bouche est placée en-dessous, c'est-à-dire sur la
paroi opposée à celle dans laquelle sont forés les
trous latéraux. La sfirka est un instrument très
ancien, fort en usage parmi les paysans bulgares (^'.
Long, tôt. o'"545 et, à partir de la bouche, o"530.
Id. 2860. Sfirka. Elle est semblable à la précé-
dente, sans les ligatures en fil de laiton, et son
diapason est exactement un demi-ton au-dessus.
Long. tôt. o"495.
(1) C'est Monsieur Pety de Tliozée, ministre résideul de Belgi'P'
A Sofln, qui a eu robllgctincc de nous procurer les instromw'^
bulgares. Nous lui renouvelons Ici les aasnrauces de notre tr^
profonde gratitude.
— ii7 —
Id. 2361. Sfirtchitza (diminutif de sfirka). Sorte uetBarop.
de flageolet formé d'un tuyau de bois cylindrique
façonné au tour et percé latéralement de six trous.
Leur ouverture successive permet la production des
intonations suivantes :
Long. tôt. o'»32o.
Id. 2362. KavaL Sorte de flageolet double des
bergers. Il est formé d*une planchette de bois dans
laquelle on a foré deux canauxconiques et parallèles.
Les bouches sont taillées dans la partie la plus
large du tuyau.
Le tuyau de droite est percé sur la face antérieure
de six trous latéraux dont l'ouverture successive
donne les intonations suivantes:
J — OT L
0 113 4 5 0
Le tuyau de gauche est percé d'un trou latéral
seulement, sur le côté, à la hauteur du trou latéral
marqué o du tuyau de droite^ produisant ainsi
rintonation de mEÊîE destinée, pensons-nous, à
résonner en bourdon. Long. tôt. o°*273.
— 2l8 —
inrt.Europ. ijj^ 2368, Dvotka ou Pichtalka. Sorte de flageolet
semblable au précédent mais dont les intonations
sont réglées exactement à la seconde mineure infé-
rieure, en ré b, des intonations fournies par le n*
précédent. Il est également employé par les bergers
et son origine est grecque. Long. tôt. 0^273.
Bosnie. 2364. Dvdinitza. Flûte double dont la
construction ressemble à celle du n* 191 ; cette der-
nière a cependant un trou latéral de plus à chaque
tuyau. La dvdinitxa que nous avons devant nous
paraît être réglée pour produire les intonations
suivantes :
Tuyau de droite, Tuyau de gauche,
r-
Long. tôt. o'"392; larg. max. o"*o64.
Ces intonations s*écartent sensiblement de celles
notées pour la svardoniisa dalmate n^ igi ; celles-ci
nous paraissent plus rationnelles ; elles ont du
reste quelque rapport avec les intonations consta-
tées au n^ 1016 et avec celles que nous relevons au
n« suivant.
lo. 2865. Dvoïnitza, Autre flûte double. Celle-ci
ressemble au n« igi. Intonations :
— ^rg —
Tuyau de droite, Tuyau de gauche, loatEurop.
i^^ rfe=r=f=^
Long. tôt. 0*265 ; larg. max, 0*041.
Id. 2366. Doudouk ou Duduk (*). Tuyau de bois
largement évasé à l'embouchure, rappelant un peu
Tarchitecture des minarets. Six trous latéraux per-
cés au fer rouge, avec une légère inclinaison dans
le bas, vers Tembouchure. L'ouverture successive
de ces trous donne les intonations suivantes :
N
Éèà
On parvient facilement à abaisser d'un ton le son
produit par la longueur totale de l'instrument,
marqué o, en bouchant presque complètement l'ori-
fice inférieur du tuyau par l'auriculaire de celle des
deux mains que l'instrumentiste place au bas de la
flûte. Long. tôt. o"28o.
Id. 2367. Tschurlika. Flûte de forme semblable
à la précédente, mais beaucoup plus longue et plus
élégante. La face antérieure est enjolivée de dessins
(1) Nom turc mais qui s^applique aussi bien aux flûtes A boucha
biseautée qu'à celles dont la bouche est transversale (voir le n* 2392).
CUIIL
— 2ao —
inst. Burop. gravés en relief. Six trous latéraux :
a ui.
ï^3
qzzq=4— .— «-fer
C/ 0 4 13 4 5 6
Long. tôt. o"50.
Sous-section 66. — Bouche biseautée et tuyau fermé.
Francs. 2868. Sifflet triphone. Don de MM.
Mahillon et C*". C*est un simple tuyau, en étain,
bouché, muni de deux trous latéraux et permettant
conséquemment de produire trois sons. Dans notre
exemplaire les intonations sont les suivantes :
iff=t
avec Teffet à la double octave supérieure. L'inven-
teur, M. Ë. Correty de Maisons-Laffite, destinait ce
sifflet à transmettre les commandements dans les
régiments d'infanterie et de chasseurs, à pied. Ce
sifflet, qui se tient de la main gauche, est muni
d'un anneau dans lequel on passe le pouce. Le
premier trou latéral est couvert par le médias, le
second par Tindex. Long. tôt. o"*o6. (E. Corrkî,
Sonneries et commandemenis de V armée pour le Tri-
phone^ Infanterie et Chasseurs à pied, à l'usage dis
Bataillons scolaires.)
— • 221 —
Sous-section ce, — Bouche biseautée et récipient.
iBSt. isvrop.
Id. 2369. Sifflet en poterie. Don de M. de Lom- ci. m.
bardon-Montezan, à Marseille. Il représente une
petite cruche dont la paroi est traversée par un
tuyau muni d'une bouche biseautée. Le tuyau
débouche à Tintérieur de la cruche que Ton emplit
d'eau. Cet appareil rencontré dans presque tous
les pays européens, sert à imiter assez heureuse-
ment le chant des oiseaux. L*eau de la cruche, mise
en mouvement par la pression d'air du si£9et, per«
met à celui-ci de varier très sensiblement les intona-
tions qu'il produit. En effet, le tuyau devient alter-
nativement tuyau bouché et tuyau ouvert et le
tourbillonnement donne lieu à ce battement de deux
sons qui ressemble assez bien au trille du chant des
oiseaux.
Bblgique. 2360. Sifflet. Don de M. E. Closson.
Celui-ci> provenant de Louvain, est inséré dans un
vase à l'usage de tirelire. Le potier a orné son travail
de trois oiseaux posés sur l'extérieur du couvercle.
C'est à l'introduction de la monnaie que sert la
fente pratiquée dans la paroi du vase. L'appareil
est également en terre cuite vernie. Le son est le
mi b de la 8"* octave <*>.
(1) La kermesse aux poteries, ou Poljea-Kermia, se tient tous les ans
à Louvain le 9 février, jour de la fête de Sainte-Apolline; on y vend de
— 222 —
iMt.Kuwp. Id. 2861. Sifflet. Don du même. Simple sifflet
représentant un oiseau posé sur un support, le tout
en terre-cuite vernie. Même intonation que le
précédent.
C'est \ ar erreur, et à cause de son apparerce, que ce sifflet
a été classé dans la sous-section ce; c'est à la sous-section bb
qu'il appartenait véritablement.
Id. 2862. SiffleU Don de M. Paul Gilson. Vase
sphérique, en poterie, percé de cinq trous mettant
Tair intérieur du vase en communication avec Tair
ambiant. Un ajutage de 25 millimètres de longueur,
dans lequel est façonnée la bouche du sifi9et, précé-
dée de son canal d^nsufflation, sert d appareil
d'ébranlement sonore. On verse de l'eau dans le
récipient jusqu'à la hauteur des cinq petits trous
dont il est percé ; le tuyau plonge ainsi dans Teau
menus objets en poterie vernissée en couleurs éclatantes : des chande-
liers, des tirelires et particulièrement des simcls de tous grenres doat
le bruit assourdissant ne cesse de retentir pendant toute la kermès^*.
Celle-ci se lenait naguère dans les ruelles du Béguinage, auloor de
régUse où se trouve un auLcl consacré à Sainte-Apolline, Invoquée,
comme ou sait, contre les maux de dents. Mais depuis une soixantaine
d'années, la Voljcs-Kermis a été transportée à la Pince Salnl-AnloiDe,
où les paysans se rendent après avoir accompli leur pélertnafe à
réglise du Béguinage.
L'usage des sifflets en poterie est répandu depuis longtemps dans
différentes villes dos Pays-Bas (Voir notamment Edm. Ya>dm
SrnABTBN, Aldernardiana, série II, n' 2). E. Clossoiv,
— 223 ■"
et on obtient, par les mouvements dus aux différen- '■'î*?"/®^*
vl. llu
tes pressions qu'elle supporte par l'action du sifflet,
des modulations qui imitent asse^ bien le chant du
rossignol. Voir les n*" 1012, 199a et 2359.
Id. 2363. Sifflet, En terre cuite comme le précé-
dent. Il provient de cette partie du pays qui, entoure
Mons et que Ton appelle le Borinage.
Id. 2364. Sifflet, Terre cuite comme le précédent;
même provenance.
France. 2366. Sifflet. En terre cuite blanche. La
forme est celle du n* 2359. Comme les trois précé-
dents, il fonctionne en remplissant d*eau le réci-
pient. Ce sifflet provient du département des
Vosges.
Id. 2366, 2367. Deux sifflets en forme d'oiseau.
Quatre trous disposés en quadrilatère au-dessus du
dos. Ce sont des sortes d'ocarinas (Voir n"" 196).
En débouchant successivement les trous, on obtient
les intonations suivantes :
80
$
ISElc^îEEMê
prit
1 — t--
Méme provenance que le sifSet précédent.
lo. 2868. Deux siffltts de forme semblable aux
— 224 ""
mais
Intonations
'"cL^°n"* précédents, mais avec deux trous seulement.
— ->-
zt:
Id. 23Q9,, Sifflet muni de deux trous sur le dos
comme les précédents^ mais plus espacés. Mêmes
intonations.
Id. 2370. Sifflet en poterie, forme d'oiseau,
mais plus grand que les précédents. Il n'a qu*un
trou sur le dos. Le canal d'insufflation étant mal
dirigé, la capacité d*air du récipient ne participe pas
à la vibration. On n'obtient donc qu'un son très aigu,
le si, gô"' degré de l'échelle des sons, produit exclu-
sivement par la bouche du sifflet. Les n*^ 2368,
2369 et 2370 sont de même forme que le n* 2367
et proviennent également du département des
Vosges.
Id. 8871. Sifflet. En faïence de Vallauris (Alpes
Maritimes) ; sa forme ressemble à celle du n* 2359;
comme ce dernier, il fonctionne à l'aide de Teau.
Belgique. 2872. Sifflet en terre cuite vernie.
Don de M. E. Closson. Le tuyau débouche à l'inté-
rieur du vase et fonctionne à l'aide de l'eau, comme
les précédents.
Allemagne. 2378. Sifflet en (erre cuite. Don du
— 225
même. Représentation d'un oiseau dont le corps est iii«t.Earop.
peint en jaune; les ailes, le bec^ les yeux, les pattes
et Textrémité de la queue, en rouge. Un trou est
percé sur le dos, mettant la capacité d*air en corn*
munication avec Tair ambiant. En découvrant ce
trou, le son monte d*un ton. Les intonations sont
les suivantes :
z^
Section b. — Bouche latérale.
Sons section aa. — Bouche latérale et tuyau ouvert,
Angleterre. 2874. Flûte d'orchestre en ut.
Marque : Barret à Londres. La construction de cet
instrument a pour base le système Boehm. Le
mécanisme a reçu quelques modifications destinées
à faciliter certains doigtés réputés difficiles. Leur
description nous entraînerait bien au-delà du cadre
de ce catalogue. Barret (Apollon, Marie, Rose), né
en France en 1804, était un hautboïste de très grand
talent. Fixé à Londres, il y occupait depuis 1874
la place de premier hautbois au Royal Italian Opéra
de Covent Garden. Il est mort dans cette ville le
8 mars 1879. Barret avait une véritable vocation de
facteur, il était aussi ouvrier et mécanicien habile.
11 cherchait constamment à améliorer le mécanisme
— 226 —
lait.Barop. du hautboîs et plusieurs de ses trouvailles ont été
aussi appliquées à la flûte et à la clarinette. U fut
très efficacement aidé dans ses efforts par le facteur
parisien Triebert et il a laissé une méthode de
hautbois très estimée.
Id? 2376. Flûte traversière en ut (dite en r^.
Elle est divisée en quatre corps, avec les embottares
non garnies de viroles. Elle est montée de cinq clefs
argent : j^ ^zzzzzi^J — j'^^f^ — dont la première
eni
est une clef ouverte. Ces clefs basculent entre deux
protubérances laissées sur le bois lors de son façon-
nage au tour, comme au hautbois n* 2332. Cet
instrument remonte aux premières années du XIX"*
siècle. Long. tôt. o"654.
On remarquera la petitesse de la bouche. Les facteurs
del'époque obtenaientainsi une certaine douceur dans le timbre,
mais c'était au détriment de l'ampleur du son.
Id. 2876. Flûte en sol (diapason anglais La = 905
V. s. environ). Marque : Rudall & Rose n* 15 Piaxxa
Cavent Garden London ^115. Bois d*ébène, viroles
d*ivoire, quatre clefs en argent :
■■Pi^
fonctionnant comme celle de la flûte précédente.
Long. tôt. O" 750.
France. 2877. Flûte tierce^ en mi b. Don de M.
Noël Ferdinand Flostroy, àNice. Buis teint, viroles
sont les suivantes : g^- | .. ^ — I J ^
Cl. III
— aa7 —
d'îvoîre, une clef, celle de mi b. On sait que la flûte '"V^"®»*
tierce est à la tierce mineure aiguS de la flûte
d'orchestre (en ui). On lui attribue parfois la tonalité
de/a, parce que la note écrite la plus basse de son
échelle, le ré^ donne Tintonation de /a (voir CataL,
t. I, 2^ édit., p. 251, note).
Id. 2878. Flûte en ut. Don du même. Bois de
grenadiile, une clef en métal blanc, celle de nti K
Flûte moderne. Tête avec.pompe d*accord. Marque :
Noblef, Jeune f Père et fils.
Id. — 2879. Flûte d'orchestre. Marque : T. Lot.
Don du même. Bile est en ivoire, avec des viroles de
corne noire; une clef, celle de mi t?. Le corps supé-
rieur a deux pièces de rechange. L'instrument a été
construit à un diapason exceptionnellement grave^
le ton de jchapelle, il est en si b avec la pièce la
plus longue, en si Q avec la plus courte.
Id. 2380. Flûte en ut. Marque : Laurent à Paris^
Breveté 1815. Ce très bel instrument dont ie corps
est entièrement en cristal, les clefs et les tenons en
argent, a été cédé au musée par M. le Comte Fritz
de Pinto, d'Ensival. Il est très exactement au dia-
pason normal actuel. Les clefs, au nombre de six.
La première clef est ouverte, le trou qu'elle
228
In8t«Barop.
CI. III. recouvre donne
Ie25=r|z:;en fermant la clef, Tin-
tonation baisse d'un demi-ton. Les cannelures pra-
tiquées sur toute la longueur de l'instrument n*ont
d'autre raison que de diminuer le poids de la matière
employée.
Laurent s*était fait une spéclalit.é de la fabrication d'instru-
ments en cristal et il excellait dans co genre de travail. Chouqnet
{Le Musoe du Conservatoire national de musique) nous apprend
que le premier instrument de cette nature avait été fabriqué en
en 1806 et avait figuré la même année à l'Exposition de Paris.
Id. 23S1. Flûte tierce en mi i^. Instrument très
ordinaire, d'origine française, vers le milieu du XIX"*
siècle. Bois d'ébène, quatre corps, cinq viroles
d'ivoire, une clef en argentine (le mi ^), Long. tôt.
o«5io.
Id. 2382. Flûte traversière en ut. Facture ordi-
naire; même construction que la précédente; date
de la même époque. Long, tôt o"6o5.
Id. 2388. Flûte en ut. Don de MM. Mahillon &
C^. Marque : Tibouville, (sic) frère à Paris. Bois de
buis, viroles d'ivoire, quatre clefs d'argent, pompe
d'accord dans la tête.
Pays-Bas. 2384. Flûte traversière. Elle est mar-
quée : J. H, Rottenburgh, C'est un instrument en
bois de buis bruni, divisé en quatre corps et muni
— 229 —
d'une clef en cuivre, le wi b. Elle est dans le ton instEurop.
Cl. ui.
d'ut au diapason normal actuel. Facture bruxelloise
de la fin du XVIII"' siècle. Long. tôt. o'»62
Id. 2886. Canne^flûte. Marque : Dupré à Tournay .
Elle est en bois de buis et la seule clef, celle de
mi b, dont elle est montée, est taillée dans Tépais-
seur de la paroi du tuyau. C'est un instrument en
uiy au diapason normal actuel, datant du commen-
cement du XIX"' siècle.
Id. 2886. Flûte d'amour. Fac-similé d'un instru-
ment appartenant au musée Snoeck <*> à Gand. Elle est
en buis, garnie de viroles d'ivoire. Elle se divise en
quatre parties : la tête, le corps supérieur, le corps
inférieur et le pied. Ce dernier est muni d*une clef
de cuivre, le mi\). Comparée au diapason normal de
870 vibr. simples, cette flûte est en /ab, ce qui per-
met de supposer qu'elle était en la à l'époque de la
construction de l'original, vers la fin du XVIII"*'
siècle. Long. tôt. o"'745.
Italie. 2887. Flûte Giorgi, Don de M. Luigi
Ricci, professeur au Conservatoire royal de musique
de Milan. Elle porte l'estampille de linventeur,
C. T. Giorgi, et la marque des fabricants : Maino e
(1) Ce musée a été cédé en 1902 au gouvernement prussien pour le
Musée de la Ilochschale fUr Mualk, de Berlin.
— a30 —
inst Enrop. Orst MUatto. avcc le n» de faibrication : 20. C'est an
Cl. m.
simple tuyau cylindrique en ébonite, ou caoutchouc
durci, percé de treize trous latéraux et terminé par
une bouche dont l'ouverture est dirigée dans le
sens de Taxe du tuyau, comme celle de la flûte
n* 2002. Des treize trous latéraux dont le tuyau est
percé, les trois premiers seulement sont munis de
clefs ouvertes. Tous les autres trous sont plus ou
moins disposés conformément à la division géomé-
trique du tuyau et placés le long de celui-ci de façon à
être facilement bouchés par les doigts sans l'emploi
de clefs. Malgré cette grande simplification, la flûte
est d'une parfaite justesse, les sons de son échelle
étant formés par les sons fondamentaux fournis par
la succession des trous latéraux et de leur premier,
ou deux premiers harmoniques :
0 I 2 s 4 5 6 7 8 9 if II 12 iS
L*échelle se complète à Taigu parles sons :/a,/a^
sij ut, utj^^ ré, qui s*obtiennent à Taide de doigtés
moins rationnels et moins satisfaisants au point de
vue de Texactitude de Taccord. Nous ne pensons pas
que cet essai soit destiné à un très grands succès à
cause de la difficulté d^obturer par les doigts, d'une
façon complète, autant de trous d'un diamètre aussi
— 231 —
grand que ceux dont l'inventeur fait usage, mais initsnrop.
l'essai est intelligent et mérite de fixer l'attention.
Long. tôt. o^ôa. (Carlo Tommasso Giorgi, // nuovo
flauio Giorgi; Itala Piazza, // flauio Giorgi; Tavola
illtêsirata délie posiiioni con brevi istruxioni per il
flauio Giorgi.)
Prusse. 2888, 2888. Fifres militaires sans clefs.
Don de M. L. Cavens. Le n* 2388 porte sur la virole
recouvrant l'extrémité inférieure les marques :
G. R. 7 2. B. 7. G. 2. que dous croyons pouvoir
traduire: Régiment des Grenadiers 72; y Bataillon,
2« Compagnie (?;. Quoique de longueur semblable,
ces deux instruments dififèrent de tout un ton. Le
premier est en ré^ le second en ut. Cette différence
est due à la grandeur des trous latéraux et de
la bouche, qui sont de plus grandes dimensions
dans celui-ci que dans celui-là. Long. tôt. o"*36.
Allemagne. 2880. Flûte traversière en ut. Don
de rinventeur, M. Eberhardt WUnnenberg, de
Cologne. C'est l'instrument dont nous parlons dans
la note du n* 2002 (Brevet allemand n* 49789;
brevet belge n** 86953). Le corps de la flûte est con-
struit dans les conditions ordinaires, avec une seule
clef, celle de mi b. La bouche est ainsi
façonnée qu'elle se présente sous la forme de la
lettre T/ dont l'extrémité gauche de la branche
horizontale serait reliée à la branche verticale par
Cl. m.
— 232 —
instEarop. un tuyau courbé en p.. Le trou servant de bouche
se trouve placé dans la branche horizontale en
alignement avec les trous latéraux du corps de la
flûte C'est de cette disposition que résulte pour
rinstrumentiste la possibilité de tenir la flûte
perpendiculairement devant lui, comme il est
d'usage pour la clarinette et le hautbois. Long,
tôt. o'»486.
Id. 2391. Fifrt en si'b- Don du même. Même
auteur et construction semblable à celle de la flûte
précédente. La clef de mi 1? est ici remplacée par un
trou latéral percé au milieu d'une protubérance et
dont l'ouverture produit cette intonation, les six
trous latéraux suivants étant fermés. Le diapason
de cet instrument est à la septième mineure aiguë de
la notation généralement usitée pour les flûtes.
Bulgarie. 3292. Sfiraliixa {invz^duduk). Flûte
traversière. Le tuyau, en bois, est divisé en trois
corps dont les emboftures sont renforcées par des
viroles de corne. Sept trous latéraux fournissent
les intonations suivantes :
=1=
'X
:=JW^
0 I 2 .1 4 5 6 7
Ces troiîs sont suflisamment petits pour donner
lieu à la vibration de la colonne d*air au-delà
d'un trou latéral ouvert et, par conséquent, pour
— 233 —
permettre, par l'influence de la fermeture du trou ""»*'• Europ.
latéral suivant, l'abaissement de l'intonation. En * ^^^
d'autres mots, le doigté fourchu dont nous avons
expliqué la théorie p. loo est possible sur plusieurs
des intonations fournies par les trous latéraux.
Sous le trou latéral o qui ne se couvre jamais et
qui donne la première intonation, se trouvent forés
dans le corps inférieur, trois autres trous qui aident
à régler Tintonation de cette ouverture. Long. tôt.
o"555-
lo. 2898. Dudutchiiza (diminutif de duduk).
Flûte très répandue dans les villages bulgares.
Construction semblable au n® précédent, mais avec
six trous latéraux seulement. Intonations :
=ii=ï=Mc
:jJP=f
.jMf-
t=z±:
Lrong. tôt. 0-355.
Nous avons dit dans notre Essai de classification, T. I,
S* édit., p. 45, que ne connaissions pas de document authentique
prouvant l'asage de la flûte trayersiôre ayant le XI« siècle.
A la récente Exposition de Bruxelles (1910), on pouvait voir,
exposée dans la section coloniale du pavillon néerlandais, une
série de phothographies représentant des bas-reliefs du temple
BJr&boedoer élevé dans les environs de Djokjokarta (Java) au
commencement du IX» siècle. Parmi ces photographies, il y en
avait une représentant des joueuses de flûte traversiére figu-
rant dans une scène historique contemporaine de la domination
des Indous, les premiers civilisateurs de Tlle. Nous pouvons
dont admettre, comme les Indous le prétendent du reste, que la
flûte à bouche latérale était connue sans l'antiquité.
Inst.Barop<
CI. iir.
— 334 —
Sous-section bb. — Boache latérale et tuyaa fenné.
France. 2394. Sifflet. Don de M. Exsteens.
Moulage en plâtre d'un sifiSet formé d'une phalange
de renne percée d*un trou latéral servant de bouche.
L^original remonte à l'âge du mammouth.
Id. 2886. Sifflet. Il est formé d'une phalange de
renne^avec la bouchedisposée comme au n® précédent
Il provient du gisement de Solutré,dans les environs
de Mâcon (Saàne-et -Loire), et remonte bien certaine-
ment aussi à rage du mammouth. M. Ed. Dupont,
directeur du Musée d'histoire naturelle de Bruxelles,
a rencontré trois sifflets semblables, de la même
époque, dans les fouilles qu'il fit au Trou-du-Sureau,
à Montaigle, dans la vallée de la Molignée. Lorsque,
appuyant les lèvres contre l'extrémité du sifflet
avoisinant la bouche, on dirige le souffle con-
tre le bord de celle-ci, le son produit est le
P^F-" . On trouve une communication intéres-
santé de M. Rutot, au sujet de ce sifflet, dans les
extraits du Bulletin de la Société d* AnthropologU dt
Bruxelles, T. XXIV, 1905, p. 13.
Id. 2896. Sifflet, découvert dans la caverne de
Laugerie, département de la Dordogne. Il est taillé
dans une phalange de cheval et est, comme le précé-
dent encore, contemporain de l'âge du mammouth.
— 335 —
80
Onobtientle /f ^ enprocédant comme au sifiBet
précédent. Même source d'information.
Soaa-sectioD ce, — Bouche latérale et récipient.
Suisse. 8897. Trois sifflets en ivoire, provenant
de fouilles faites dans le canton du Tessin. Ce sont
des fragments de tuyaux cylindriques en os percés
latéralement d'un ou de deux trous et variant de
diamètre et de longueur. On trouve dans les musées
de nombreux tuyaux semblables. Les plus courts
mesurent trois centimètres environ, les plus
longs dix. Sont-ce des sifflets? Rien ne l'indique
d'une façon positive. Il est cependant certain que
ces fragments donnent des intonations très nettes
en bouchant par les doigts les deux extrémités du
tuyau et en se servant du trou latéral en guise
de bouche <^). l!^rsque ces pseudo-sifflets ont
deux trous latéraux» on peut, pour varier les intona-
tions^ ouvrir et fermer alternativement l'un ou
l'autre.
Prakcb. 8898. Sept sifflets gallo-romains, en os,
trouvés dans des tombeaux d'enfants, à Reims. Ils
sont semblables aux précédents, mais de dimensions
plus grandes.
(i) Ces sifflets réeonneiit en quelque sorte comme ]*ocarina; c*e8t ce
qui nous a engra^é à les ranger dans cette sous-section spéciale de la
bouche latérale non prévue encore dans la classification placée au
commencement de ce volume.
last Bnrop.
Cl. m.
— 236 —
instSurop. Sbction c. — Bouchâ transversaU.
S0U8 section bb. — Bouche transversale et tuyau ouvert.
BuLGARiB. 2399. Kavaltché. Simple tuyau de
bois, de forme cylindrique, avec, à Tintérieur, une
perce conique, le gros bout se trouvant du côté de
la bouche. Celle-ci est tout simplement formée par
l'orifice même du tuyau, dont les bords sont
biseautés sur toute la circonférence. Cet instrument
est donc une sorte de nay. Sept trous latéraux, six
sur la face antérieure, le septième sur la face
postérieure, donnent par leur ouverture successive,
les intonations suivantes :
I
Esi^gzniLzzzi
it
qui octavient par une augmentation de la pression
d'air. Long. max. o"»4io.
lo. 2400. Double Kaval. Les deux flûtes
appartiennent au type nay et sont en usage parmi la
population nomade des Koutzo-Valaques. Ce sont de
simples tuyaux cylindriques, en bois, percés de neuf
trous latéraux, dont le premier ne se recouvre pas
par les doigts et, au-dessous, de trois autres trous,
dont l'ouverture ne sert qu'à régler l'intonation que
produit le trou latéral n" i. Les intonations obtenues
par les trous latéraux en usage sont les suivantes :
*=f
ig^
— 237 —
Les deux instruments ne diffèrent que par leur laitsurop.
longueur et par la disposition des trous latéraux, ^*'^'^*
qui sont un peu plus rapprochés dans le plus court
des deux. Ils sont conservés et réunis dans une sorte
d*étui formé d'une planchette de bois de ©"jâQ
environ de longueur sur o"055 de largeur et o"025
d^épaisseuryà coins arrondis. Deux canaux parallèles
ont été forés dans le sens de la- longueur de la
planchette pour recevoir les instruments. Long, du
kaval le plus long, o»5i5; long, du plus court,
o"5o8.
Id. 2401. Double kavaU Ils sont semblables aux
précédents, sauf ce détail, qu'ils sont extérieurement
recouverts d*un tissu membraneux, lequel sert à
protéger les tuyaux contre les rigueurs de la vie
champêtre et les intempéries des saisons dans des
pays de montagne. Long, du plus long, o»523; du
plus court o"5i5.
Id. S408. Kaval universel. Instrument très
populaire formé d'un tuyau cylindrique en bois
façonné au tour et se démontant en trois parties à
l'aide de tenons et d'emboîtures renforcées par des
viroles en os :
la tète, terminée par la bouche ordinaire,
caractéristique du nay,
le corps, percé latéralement de sept trous sur la
face antérieure et d'un huitième sur la face opposée;
le pied, percé à distances inégales de quatre trous
Cl. III
- 238 -
lott. K«rop. qui ne se couvrent point et dont les trois premiers
ne servent qu'à régler l'intonation que procure
Touverture du quatrième, marquée o dans réchelle
suivante, qui indique les intonations obtenues par
l'ouverture successive des trous latéraux :
Olia 456T8
Long. tôt. o"8so.
BosNiB. 2408. Svirala. Tuyau cylindrique en
bois, percé latéralement de six trous dont
l'ouverture successive produit les intonations
suivantes :
i=i=î^g
i=irz!i=z?==^
Il appartient également au genre nay. Long. toL
o»47o.
Branche C. — Instruments polyphonks, a
RÉSERVOIR d'air.
Shction a. — Réservoir d*air^ tans tuyaux,
Allemagne? 2404. Accordéon. C'est une boite
rectangulaire de o"40s de longueur sur o"i5odc
largeur. Le clavier porte deux rangs de touches en
— 239 —
nacre, dont le nombre et la disposition sont indiqués ''"*• ^'"•p
par les chiffres suivants :
clavier aapérlear, 1 2 3 4 5 6 7.8 9 10 11.12 13 14 15
I I I I i I I i I I i I I
clavier inférieur, 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 12 13 14
Chacune de ces touches met, par l'ouverture d*une
soupape (v. le n* 1 1 15) quatre anches en vibration,
deux presque à l'unisson, par l'aspiration de lair,
en tirant le soufflet, deux autres également presque
à l'unisson, par la compression de l'air, en poussant
le soufflet. De cette légère discordance entre le son
des deux anches naissent les battements qui donnent
aux intonations ce tremblotement particulier appelé
voix humaine par les facteurs d'orgue. Cet effet est
produit ou supprimé à Taide de deux registres qui
commandent chacun une glissière percée de trous
et fonctionnant à l'intérieur de l'appareil. En
poussant les registres, les trous de la glissière
mettent pour chacune des touches sur laquelle
on appuie le doigt, la double série d'anches en
communication avec l'air du réservoir. Elles
entrent en vibration simultanément pour produire
l'effet de tremblotement. En tirant les registres, les
trous de la glissière se ferment, une seule anche
entre en vibration et l'on n'entend plus qu'un son
sans tremblotement.
Voici les intonations produites par chaque
touche. Nous notons en blanches celles qui résultent
— 240 —
inft. Earop. dc Taspiration et en noires celles produites par la
compression du soufiSet :
Clavier inférieur :
8a ,.
i^
fl 1 s « tl • 7 t f 10 >■ It 19 >4
Clavier supérieur :
Sa . . •
: . I:
4 2 3 4I f 6 7 8 0 10 II II II It IS
Sous le soufflet s'ouvrent trois clefs : celle da
milieu qui sert à l'introduction de Tair dans le
réservoir lorsque Ton tire le soufflet sans vouloir
produire le son, et deux clefs d'accompagnement. La
première de celles-ci, la plus élevée, produit la
tonique par aspiration : B5^ ^^ '^ dominante
par compression : ^^k^ . La seconde clef
d*accompagnement permet la mise en vibration de
six anches. Trois de ces anches résonnent à la fois
pour faire entendre par aspiration Taccord parfait :
pgp~ et les trois autres font entendre par
— a4x —
compression le second renversement de l'accord ^^{.^a!^
parfait de la dominante : (^"i*^
lu. 0406. Accordéon, La forme de la botte repro-
duit exactement celle du chiffre huit. Sur le
couvercle supérieur se trouve une rangée de dix
longues touches recouvertes de nacre et, au*dessus«
dans les intervalles qui les séparent, neuf autres
touches plus petites, également recouvertes de nacre,
formant une seconde rangée.
Rangée inférieure :
S*
^^^
H — h--4-
12 S4B6 78 0I0
Rangée supérieure
8*.
I 1 S4S67tO-^
Comme au n" précédent, nous avons noté en
blanches les sons résultant de l'aspiration du soufflet
et en noires ceux qui proviennent de sa compression.
Sur le couvercle inférieur se trouvent deux clefs
dont l'une porte gravé, le mot Hamburg. La
Cl. m.
— 242 —
iniit.E|uop. première clef, celle de droite, donne par aspiration
z — -- • par compression S^^^E • La seconde clef,
celledegauche^donne par compression Taccord parfait
et par aspiration, le troisième renversement
w
de la septième dominante
La fabrication de cet instrument est plus soignée
que celle de nos accordéons contemporains. Long,
tôt. o"37o; larg. moy. o"»i75.
Francb. 2406. Céeilium soprano. Instrument
inventé en 1861 par A. Quentin de Gromard.
L'acquisition nous en a été facilitée par M. J. Turin,
chef d'orchestre du casino de Mers-les-Bains, pre-
mier violon solo et répétiteur des chœurs à TOpéra-
comique de Paris. La forme apparente est celle
d'un violoncelle. Le vent est fourni par le mouve-
ment d'une sorte de poignée disposée en forme
d'archet et qui agit sur deux soufiSets alternatifs
placés dans l'intérieur de la caisse. Cette sou£9erie
alimente le réservoir d'air. Au haut de Tinstrument,
sur la face antérieure, est rangée une série de
touches formant une sorte de clavier dont nous
expliquerons plus loin la disposition. En pressant
sur Taxe des touches de ce clavier, on fait mouvoir
chromatique de ^zrn: ^ i^iz
Les touches sont disposées au bout du manche,
dans le sens horizontal, de quinte en quinte et dans
le sens vertical, par degrés chromatiques.
Nous reproduisons cet ordre par les chiffres
suivants :
La
Mi
Sî-
Fat
Dot
Soit
Ré
1
8
15
22
29
36
43
2
9
16
23
30
37
44
3
10
17
24
31
38
45
4
11
18
25
82
39
46
5
12
19
26
33
40
47
6
13
20
27
34
41
48
7
14
21
28
35
42
49
Lai
8
15
22
29
36
43
50
2
9
16
23
80
37
44
51
3
10
17
24
31
3H
45
52
4
11
18
25
32
39
4«
58
5
13
19
26
83
40
47
54
fi
It
riO
t>7
34
41
4«
^5
7
14
21
28
35
42
49
56
Cl. III.
— «43 —
un levier qui soulève une soupape dans le réservoir inst.Burop
d*air ; une ouverture se trouve sous la soupape, Tair
s'y introduit et fait parler Tanche L'impulsion
donnée au mouvement vibratoire de Tanche s'exer-
çant directement par la poignée ou archet, le jeu de
celui-ci est d'une très grande importance. Il permet
à Texécutant de lier, de filer, de détacher les sons
et même, par le mouvement rapide et alternatif de
la main droite, de produire le trémolo.
L'étendue de l'instrument comprend 56 sons,
représentés par autant d'anches donnant une échelle
8«
If:
-I —
â/i
— 244 —
init.Bnrof. Lcs touchcs portant le même chiffre agissent sur
^''^^^' la même soupape et, par conséquent, font parler la
même anche.
L'inventeur a créé une famille de ces instruments,
composée de trois individus : le soprano, le ténor et
la contrebasse.
L'échelle du ténor est àroctave grave du soprano;
la contrebasse^ d'une étendue moindre, générale-
ment de 3 i/a octaves, a pour limite au grave, eo
effet réel, le ^
8* bano
Pour jouer le cécilium soprano et ténor, Tezé*
cutant, assis, place l'instrument en face de lui,
comme le violoncelle, un peu à gauche ; la main
gauche saisit le manche, de manière à ce que les
doigts se trouvent en regard des touches sur
lesquelles ils doivent agir. Le cécilium contrebasse
se joue debout, comme la contrebasse à cordes. On
remarquera qu'il y a une très grande ressemblance
entre la construction du mélophone, que nous avons
décrit sous le n* 203, et celle du cécilium. Haut,
tôt. i«a4 ; larg, moy. o'^Ay.
M. J. Turin a consacré aa céeiUam divers oayrages doat il
a fait don an Musée, à savoir :
Résumé de Vinveniion du Cécilium et des recherches dmit
cette invention a été la cause pour tes lames ou anches libres
(manuscrit) ;
— 245 —
S«pt planches manuscrites, tirées de Touvrage inédit : imt.Enrop.
l'Art du Céeiliwn, et dont voici le détail : ci. m.
Pl. I, Clavier normal du cécilium montrant le système
saiyi pour la distribution des sons sur la partie la plus habi-
tuellement parcourue par les doigts ;
Pl. II, Division du clavier ou sa formation, indiquant les^
rapports entre ia première et la deuxième partie (superposée) du
clavier ;
Pl. III, donnant le Doigté et la notation musicale du
cécilium ;
Pl. IV, Similitude du doigté du violon avec celui du
cécilium ;
Pl. y. Manière de passer d'une rangée à l'autre au début
des études en montant et en descendant ;
Pl. VI9 Divertes positions occupées par la poignée dans
son parcours (indications pratiques pour le maniement de la
poignée) ;
Pl. YII (supplémentaire). Sommier par douze cases de
front ; Sommier par sept cases de front, montrant la con-
struction intérieure du sommier avec toutes les cases, ainsi
que des agrandissements de celles-ci, vues de face et de côté.
M. Turin est en outre Fauteur d'un certain nombre de compo-
sitions pour cécilium et de quelques arrangements pour le
même instrument. Une série d'extraits de ces^ivers morceaux,
montrant le parti & tirer du cécilium, nous ont été également
envoyés par Tauleur (six feuilles manuscrites). Nous lui
renouvelons ici les assurances de notre très profonde gratitude.
lu. 2407. Cécilium ténor. La construction est
semblable à celle du n"* précédent; même prove-
nance. Le diapason est exactement à Toctave grave
inférieure de ce dernier, en remarquant toutefois
que les touches i , 2, 3 du clavier sont muettes ; elles
Cl. III
— 246 —
^"'î^,^"**'*' n*ont pas d*anches qui leur correspondent. L'échelle
commence donc au @~ — , dont la soupape
s'ouvre par Tappui du doîgt sur la 4* touche. Haut,
tôt. r"*24; larg. moy. o'n550.
Section b, — Réservoir d*air, sans tuyaux^ à clavier.
Belgique. 2408. Harmonium, Don de M*" Vt^
Lumay.Vivîer. Marque : Merklin-Schûtze Paris-
Bruxelles. C'est un instrument de facture usuelle, en
bois de chêne, à deux jeux d'anches. Ce qui le
distingue, c'est que chacune des touches du clavier,
de quatre octaves, est accompagnée d'un bouton qui
met en action le deuxième jeu, dont chacune des
anches est accordée à un cinquième de ton au-dessas
de Tanche correspondante du premier jeu. Vivier
donne le plan de cet harmonium et explique sa raison
d'être dans son Traité complet d'harmonie théorique et
pratique^ Bruxelles, J. B. Katto, 1862.
Sbction d. — Réservoir d* air à tuyaux,
Franck. 2409. Biniou ou cornemuse bretonne. De
même construction que le n* 1126, mais beaucoup
plus ancien que cette dernière. Le n* 2409 a son
chalumeau, son bourdon et son tuyau d'insufiSation
en bois noir ornés de viroles et d'incrustations en
étain.
— «47 —
Bulgarie. 2410. Gaîda. Cornemuse. Elle est inst.Eorop,
formée, comme d'habitude, de l'outre munie de son ^'^ '
tuyau d'insufiBation et de deux autres tuyaux dont le
premier, cylindrique, terminé par un bout de corne
coudé, avec une anche battante, est percé latérale-
ment de huit trous dont les intonations sont les
suivantes ;
ë • ■
oit 3 4 r. « 7 8
et dont le second, également muni d'une anche
battante et destiné à résonner en bourdon, donne le
^ * . Les deux tuyaux sont enjolivés par des
viroles en étain.
Bosnie. 2411. Cornemuse. C'est le type employé
par les pasteurs dans les hautes plaines de la
Bosnie. Elle se compose de l'outre ordinaire et d'un
tuyau en bois à double canal percé latéralement de
sept trous, dont le premier ne sert qu'à régler
Tintonation du second. Pour le surplus, les détails
de construction sont ceux de la piva dalmate
n® 1122. Intonations :
$
J^^—^ *— — f— r— t
4 2 3 4 6 6 7
Il est certain que les deux tuyaux sont appelés à
produire le même son, avec une légère différence
voulue pour provoquer les battements qui caracté-
— 248 —
iBst. Borop. risent certains instruments orientaux decettenatare.
Cl. m.
Les deux anches sont battantes et appartiennent aa
type de celle de Varghoul égyptien. Long, de chaque
tuyau, anche comprise, 0*21.
Sbctioii «• ^ RSsêfvoir d*aif, à tuyaux #1 à dam».
France. S412. Flûte harmonique. Invention de
Baduel, brevet n<» 1 12575, en date du 26 avril 1876.
Jeu de flûtes à bouch» biseautée et tuyaux fermés
accordés chromatiquement de 7l7~tr' à
I
80
zbn . Ces flûtes prennent leur vent dans un
sommier plat, en cuivre, alimenté par un tube de
caoutchouc terminé par un tuyau de métal dans
lequel on a pratiqué latéralement une embouchure.
La largeur du sommier est telle que les tuyaux y
sont emboîtés sur un double rang : sur le devant
les notes naturelles, derrière les noies diésées. Le
sommier est surmonté d'un clavier formé de bou-
tons ronds disposés comme les touches du piano :
les blancs indiquent les notes naturelles et les noirs
les notes diésées. Lorsque l'on souffle dans l'em-
bouchure et que Ton abaisse un ou plusieurs bou-
tons, on entend autant de sons. Le bouton descendu
par le doigt met par une soupape Tair du sommier
— 249 —
en communication avec le tuyau, le son se produit; inst.Borop.
en relevant le doigt, le bouton remonte par un res-
sort à boudin et la soupape se referme. L'instru-
ment se tient à la main ou se place sur les genoux.
Long, tôt, 9"45o ; haut. maz. o«27o.
Branche D. — Instrumbnts a biiboughuje^.
Sbctxom a. — InitrumetUs à imbauchun, êimpiss ou naturek.
Bblgiqub. 2418. Carnet d'infanterie ou clairon,
en si b. Modèle rond supprimé par la circulaire
ministérielle du 27 juin 1850 (B^''^ Chazal, ministre
de la Guerre) et remplacé par le clairon droit avec
le pavillon en avant qui a, dit la circulaire,
« l'avantage de porter les signaux en avant, est
d'une justesse plus grande et d'une portée plus
étendue >.
Ce clairon porte la lettre F, qui indique son usage
au 6^"^ Rég* dlnfanterie, et l'estampille C. MahU-
km, Bruxelles.
Le clairon droit supprimé par la circulaire du 27
juin 1850, fut à son tour supprimé et remplacé par
un clairon en cuivre rouge à double tour .présenté
par le facteur C. Mahillon, de Bruxelles, et adopté
par circulaire ministérielle du 19 juin 1875.
Dans quelques monuments graphiques du XIY« siècle dont
des copies nous ont été gracieusement offertes par M. le Gha«
noine Ad. Duclos, de Bruges, nous voyons déjà le clairon à la
— 250 —
inat.Europ. tète des milices et des gildeg gantoises. L'instrument 7 est si
exactement représenté qu'il ne pourrait être confondu ayeek
trompette.
Dans une autre copie d'un dessin du Beffroi de Gand, de is
même époque et que nous devons à l'obligeance de M. Paul
Bergmans, figurent à la fois les deux instruments, clairons et
trompettes» avec leurs proportions particulières et leur appa-
rence nettement distinctive (voir la note du no 2440).
Id. 2414. Clairon en si b, marqué : Dévaster^ à
Bruxelles. Modèle droit adopté par la circulaire mi-
nistérielle du 27 juin 1850.
France. 2415. Clairon en si Iz. Don de MM. Ma-
hillon et C*. Modèle d*ordontaance vers 1 880.
Prusse. 2416. Clairon en ut. Don des mêmes.
Modèle en usage vers 1880.
Pays-Bas. 2417. Clairon en ut (diapason ancien).
Don des mêmes. Modèle en usage vers 1880.
Prusse. 2418. Clairon ^infanterie en si b. Don
de M. L. Cavens, Marque : F. Stegmaier, IngolstadL
Allemagne. 2419. Clairon. Il est en laiton et
son tuyau est ployé en demi-cercle. La construc-
tion ressemble à celle des Forester*s horns, n*
1154, 1155. Il est accompagné de son baudrier en
cuir noir et d'un cordon en passementerie verte.
C'est en cet état que le clairon était en usage dans
l'infanterie prussienne au commencement de ce
siècle.
— 251 —
lelle harmon]
normal
L*échelle harmonique est la suivante, au diapason inaLSarop.
Cl. m.
^
^^
:^ — ki W ! 1 ^^
^^
3 3 4 6 6 7 8
Marque : Gritssling & Schott in Berlin. Au-dessus
on Ht, gravé en pointillé * Wilhelm Zahn^ n" 1 1-5.
Compagnie, le nom du soldat, fort probablement, à
qui l'instrument a appartenu. Long. tôt. 1*15.
Autriche. 2420. Clairon de compagnie en si b.
Don de MM Mahillon et C*. Modèle en usage vers
1880.
Id. 2421. Clairon de bataillon^ en fa. Don des
mêmes. Modèle en usage vers i88o. .
Id. 2422. Clairon de bataillon^ en fa. Don des
mêmes. Modèle en usage vers 1880.
Espagne. 2423. Clairon en ut. Don des mêmes.
Cet instrument porte un cylindre à rotation qui met
la colonne d*air en communication avec un tube
additionnel qui l'allonge d'un demi-ton, transpo-
sant ainsi l'instrument en si.
Harmoniques naturels (ancien diapason haut) :
P
— 2S2 —
InsUBurop.
eu III.
Harmoniques abaissés à l'aide du cylindre :
m
^=Sh
s s 4 B e 7 •
La partie inférieure du clairon, la plus
exposée aux chocs, est préservée par une capote en
basane rouge. Le crochet fixé à Tinstrument sert à
le suspendre à la ceinture du soldat pendant la
marche.
Italie. 2424. Clairon en ^f \t avec un piston <^^
Don des mêmes. Marque : Pelitti Milano ; poinçon :
C. MinisteriaU M. 187a. Af. 1878 N* 5435. Les
harmoniques, sans le piston, sont les suivants :
E
ï
— I —
^-^^
fi
Lorsqu*on abaisse le piston, la colonne d*air s'al-
longe d'une quarte et les harmoniques deviennent :
m
g=t
-r-
^
^
3 \
(1) Noos rangeons les N" 2423, 2424 «t 3426, malgré le piston dont
Ils sont munis, parmi les Instruments simples on natnr«ls pour ne pM
les séparer des autres clairons de la collection.
— «53 —
Cette combinaison met à la disposition de Tin- >o»t sarop.
strumentiste Téchelle suivante :
qui permet de placer à la tète de chaque compagnie
de petites fanfares qui, malheureusement, ne bril-
lent pas par leur valeur artistique. Notre instrument
étant en sib, il ne doit pas être perdu de vue que
Teffet réel se produit à la seconde majeure grave de
la note écrite. La même remarque s'applique au
n* suivant.
Id. 2426. Clairon en si b. Don des mêmes. Il est
à Tunisson du précédent, mais le tuyau est beaucoup
plus large en vue de l'emploi auquel cet instrument
est destiné. Il est muni, en effet, d'un ton de
rechange, de longueur telle qu'avec son emploi le
clairon devient plus bas de toute une octave. Le .
tube additionnel du piston est réglé comme au n*
précédent, il baisse le diapason d'une quarte, de
sorte que lorsque le piston est employé, les harmo-
niques sont les suivants :
Ce clairon sert de basse dans les petites fanfares
dont il est question au n^ précédent.
Ce même tube additionnel, qui transpose d'une quarte au
grave le clairon en sÙ bas, avec le ton de rechange, produit un
— 254 —
inat-Borop. abaissement de sixte majeure lorsque Pon se sert dn elairon
^^ 1^1- en si b haut, c'est-à-dire sans le ton de. rechange. Les sons ainsi
obtenus sont, en effet, les suivants :
2 i ^ 4 5«78
Cette remarque n'a d'autre bat que de démontrer une fois de
plus combien il est indispensable, contrairement à la déplora-
ble pratique de certains instrumentistes, de proportionner à la
longueur du tuyau principal celle du tube additionnel destioé
à. produire rabaissement de la colonne d'air par le piston, d'an
intervalle déterminé.
Pays-Bas. 2426. Trompette de cavalerie en mib.
Don de MM. Mahillon et C*». Le nom du facteur est
devenu illisible, celui de la ville, Amsterdam^ tst seul
resté apparent fvers i88o).
Prusse. 2427. Trompette de cavalerie en mi\>.
Don de M. L. Cavens. Marque : L. Bertram à
Rendsburg. L'instrument est encore muni du cordon
en passementerie en usage dans l'armée prussienne.
Id. 2428. Trompette de cavalerie en mi \>. Don de
MM. Mahillon et C». Modèle en usage vers i88o.
Angleterre. 2429. Trompette de cavalerie en
mib. Don des mêmes. Modèle en usage vers i88o.
En Angleterre, la trompette d'ordonnance a conser-
vé l'ancienne boule qui ornait les trompettes du
XVI» siècle et qui avait pour but principal, en per-
mettant la pression de Tembouchurecontre les lèvres
— 255 —
de Texécutant, de faciliter rémission des harmo* inrt.isorop
niques aigus (voir la note du n 743).
Italib. 2480. Trompette de cavalerie en mi b.
Don de l'inventeur, M. C. Sambruna, de Milan.
C^est une trompette à double branche d'embou-
chure ; Tune, placée de la façon usuelle au haut de
rinstrumenty envoie le son en avant ; l'autre, sur
le côtéy dirige le pavillon en arrière et projette le
son dans cette même direction. C'est à l'aide d'un
piston que s'opère ce changement : lorsqu'on se sert
de la branche ordinaire, le piston ferme la commu-
nication avec la seconde branche ; lorsqu'on se sert
de celle-ci, un glissement du piston par un bouton
ad hoCf ferme la communication avec la première.
Cette innovation permet donc au soldat d'envoyer
des signaux en avant ou en arrière sans changer de
position, ce qui dans Tespritde l'inventeur^ consti*
tue un perfectionnement important.
Espagne. 2431. Trompette en sol. Don de
MM. Mahillon et C"". Modèle employé dans la cava-
lerie vers 1880.
Russie. 2432. Trompette de cavalerie en si b. Don
de MM. Mahillon et C"". Type de l'instrument
employé vers 1880 dans les Régiments de la Garde
Impériale où toutes les trompettes étaient en argent.
Celle-ci est en cuivre argenté.
— 256 —
init.Earop. ITALIE. 5S438. Tfompêite de cavalerie en réh. Don
des mêmes. Modèle en usage vers 1 88o.
Id. 2484. Trompe. Elle est faite d'une corne de
bœuf et provient probablement de Tltalie méri-
dionale, où nous avons eu roccasion de voir des
cornes semblables. L'embouchure est placée latéra«
lement dans le voisinage de l'extrémité supérieure,
comme aux trompes de guerre congolaises. Nous
n'avons pu, malgré nos recherches , savoir si ce
mode d'insu£Bation latérale est dû à une fantaisie
ou s*il est usité ailleurs qu'en Afrique. Cette
trompe a appartenu pendant de longues années
au musée Weber-Chapuis, de Verviers. Une chaîne
de fer est fixée à la corne par deux anneaux et ser-
vait probablement à la suspendre à la ceinture par
le crochet qui se trouve au milieu de la chaîne.
L'intonation produite est le
Long. tôt. ©■gs-
France. 2486. Biou. Don de M. de Lombardon-
Montezan. Conque dont se servent les pitres de
chevaux de la Camargue. Malheureusement la co-
quille est percée en tous sens par les vers, ce qui ne
permet plus d*en apprécier le son.
Belgique. 2436. Clairon en verre, en mi b. Le
tuyau est ployé de façon à ce qu'il fasse un tour
_ 357 —
sur lai-m6me. Les sons que l'on obtient sont les In•uB■ro^
«•III.
suivants :
dont la justesse laisse à désirer à cause des irrégula-
rités de la colonne d*air.
France. 2487. Trompette de Si- Jean. En proven-
çal : Troumpeto dé San Jean. Don de M. de
Lombardon-Montezan, de Marseille. Simple tuyau
replié sur lui-même, avec l'embouchure, le pavillon,
le tout en terre cuite vernie. Le développement du
tuyau, hâtons-nous de le dire, ne ressemble en rien à
celui de la trompette; aussi ne donne-t il que très
approximativement les sons :
i
i=t:
et» à cause de certaines irrégularités, il est possible,
par la pression des lèvres, d'intercaler entre ces
deux points extrêmes une infinité d'intonations,
voire de compléter une gamme diatonique ou
chromatique. Nous avons signalé cette curiosité
acoustique à propos du Kang-fung n* 1859, du cor
de chasse n« 1 150 et de la trompette en bois n* 11 64;
nous y reviendrons aux n°» 2448, 2451 et 2454.
C'est un jouet dont se servaient autrefois les
— 258 —
inft. Bai'op. jeunes Marseillais pour manifester leur allégresse
la veille de la Saint-Jean-Baptiste. Le 23 juin, la
municipalité marseillaise allumait un feu de joie
dans le carrefour formé par la Cannebière et les
cours de Belzunce et Saint-Louis. C'était Touver-
ture de la foire, le signal de la joie : les jeunes gens
de la ville parcouraient les rues en 8ou£9ant à qui
mieux mieux dans ces fameuses trompettes.
Pays-Bas. 2438. Trompette en fa. Marque:
Tuerlinckx à Matines. Instrument très bien conservé,
avec rembouchure originale, à bassin peu pro-
fond. Une plaque soudée sur l'embofture de la
branche d embouchure porte les mots PA H N 1 qui
indiquent fort probablement le diapason. L'instru-
ment est effectivement en fa, au diapason normal
actuel; la marque N 1 semble indiquer que Tinstru-
ment était réglé à plusieurs diapasons et que celui-ci
était le premier de la série.
Francs. 2439. Trompe de chasse. Marque : un
cerf courant surmonté de la lettre R et au-dessous
la lettre C, le tout frappé dans un médaillon de
8 mill. de diamètre. C'est un simple tuyau de o^yjo
de longueur, ployé en arc de cercle. Il donne les
harmoniques suivants :
1^
Voir la note du n« suivant.
— 259 —
ORècB. 8440. Salpinxf^). Don de M. V. Mahillon. loitr.Eaiop.
Sorte de clairon droit reproduit d'après les peintures ci. ni*
d'un vase de Tépoque Tarentine (cinq siècles avant
l*ère chrétienne) offert au Musée du Cinquantenaire
par M. Aug. Beernaert, Ministre d'Etat. L'instru-
mentiste y est représenté tenant le clairon de la
main droite D'après les proportions de la figure,
nous avons donné à l'instrument o"86o de longueur.
Il va de soiy par conséquent, que cette dimension
n'est qu'approximative. Le tuyau conique se termine
par un renflement semi-ovoide formant pavillon ; il
est en laiton, mais à l'époque reculée qu'il nous rap-
pelle, il était fort probablement façonné en bronze.
Notre reproduction fournit les intonations suivantes :
T-ft^— t-
^254
au delà les harmoniques sont faux et difficiles.
(1) On traduit généralement le mot grec Salpinx par trompette. Au
point de vue organologique, c'est plutôt un clairon. En*effet, la trompette
est faite d*un tuyau étroit dont le «développement conique est peu accen-
tué. Le clairon a le tuyau plus large et le développement du cône est plus
prononcé. Il résulte de ce développement dilTérent de la colonne d'air que
deux tuyaux de même longueur produisent des sons de même hauteur
mais de timbre différent; ainsi le timbre du tuyau trompette est plus
clair, plus brillant que celui du tuyau clairon.
Le mot français trompe donne aussi Téquivalent français de Salpinx^
car trompe se rattactie au mot latin tuba ou tiibus (tuyau, tube). Le mot
trompe conséquemment devrait être réservé uniquement aux instruments
à embouchure dont le tuyau est droit, ou seulement légèrement courbé.
Cette manière do voir diffère de celle que nous exprimions en cataloguant
le n* 1160, mais notre revirement se Justifie non seulement par une
étude plus approfondie du sujet, mais encore par le fait qu*à son origine
la tromha (trompette) était également formée d*un tuyau non replié
sur lui-même.
— a6o —
'"ci" fu"^ France. 2441. Trompe de François I. Reproduc-
tion galvanoplastique du précieux instrument en or
conservé au Musée du Louvre à Paris. L'original,
qui nous paratt être un travail italien , est d'une
extrême beauté au pomt de vue de la ciselure. Il
mesure o" 620 environ de longueur et permet de
produire assez facilement les sons :
L'harmonique 3 est trop bas. Cette imperfection
doit avoir pour cause une irrégularité invisible
dans les proportions du tuyau.
L'embouchure de la pièce originale est bien cer-
tainement moderne ; il est facile d'en juger par la
copie qui en offre l'exacte reproduction.
Pays Bas. 2442. Cor de chasse. Marque : Fait à
Bruxelles par M. Canepel A* 1728. Bile est en ri\>\ le
tuyau, en laiton, plié en cercle, fait deux tours et
demi. L'extrémité du pavillon est ornée d'un bord
en cuivre rouge avec des ornements frappés au fer.
C'est aussi sur ce bord que la marque du facteur est
gravée. Celui-ci travaillait déjà à Bruxelles en 1721.
ainsi qu'en témoigne un autre cor de chasse appar-
tenant au Musée communal de Bruxelles.
— a6i —
Allemagne. Si443. Cor de chasse. Marque : inrtEarop.
Cl. m.
Machis Johann Wilhelm Haas inNûrberg. La bordure
qui orne le bord inférieur du pavillon est grossière-
ment gravée et porte, outre Tinscription susdite, la
marque de fabrique du facteur , un lièvre courant
surmonté des lettres IWH.
L'instrument est en mi. Le tuyau, plié en cercle
comme le précédent, ne fait qu'un tour et demi; le
diamètre du cercle est donc beaucoup plus grand que
celui du précédent instrument.
Ce grand format est celui du cor de chasse pri-
mitif. Vers le milieu du XVIII* siècle, on fit faire au
tuyau un tour de plus, soit 2 1/2 tours. On appelait
ces cors c à la Dampierre >, du nom d'un gentil-
homme des plaisirs de Louis XV, qui eut fort pro-
bablement l'idée de ce raccourci. Actuellement, le
cor de chasse le plus répandu fait 3 1 /2 tours et Ton
trouve exceptionnellement des cors de chasse
faisant 6 1/2 et même 8 1/2 tours. Le Musée en
possède un, le n"" 468, qui fait 4 1/2 tours.
Belgique. 2444. Cor d'harmonie avec ton de fa.
Marque : Tuerlinckx à Matines. C*est le modèle du
cor que Ton appelait Cor d'invention (^Inventions-
Harn), avec la coulisse d'accord dans le corps de
rinstrument (voir T. III, 2* éd., p. 60).
France. 2446. Embouchure. Don de M. Sudre^
facteur d'instruments de musique à Paris. Nous
— a6a —
iMt.Barop. empruntons au donateur la description de cette
embouchure nouvelle : Elle est construite d'après
les lois de la réflexion des sons, à bassins concen-
triques et successifs et à double grain (Catalogue de
1905, p. 12).
Anolbtbrrb. 2446. Sourdine de cor. Don de
M Fernand Mahillon. Sourdine de cor ordinaire,
mais avec le genre d'obturateur appelé en photo-
graphie diaphragme Iris^ l'ouverture centrale
s'agrandissant et se diminuant progressivement.
L'invention de cette sourdine est revendiquée par
M W. O. Yorke, de Blackpool.
Section b. — Instruments à embouchure, chrcmaiiquest
à ouvertures laUrales.
SouB-section <m. ^ A trous latéraux» avec ou sans cle£i.
Bblgiqub. 2447. Serpent. Legs de Léon Jouret.
Instrument semblable au n® 209, avec bocal en
cuivre.
Francb. 2448. Serpent droit ou ophibaryton,
appelé aussi Basson Forvielle. Marque :
Rue Quincampoix n" 6j à Paris
Ci' devant rue de la Cerisaie.
TURLOT.
Elève de Fauvelle.
■
203 —
Conditionne tous les genres de serpents et tous les instru- uat. Evrop.
tnents de cuivre pour toutes les parties musicales^ se ^' "*
charge des réparations de divers instruments.
Ce serpent a pour corps principal une pièce
de bois d'un seul morceau qui forme le pavillon, la
première branche et la culasse coudée conduisant
à la seconde branche. Celle-ci, en cuivre, est faite
de trois tubes parallèles assemblés à l'aide de deux
potences; elle est terminée par le bocal dans lequel
s'adapte l'embouchure. La culasse est percée de
quatre trous latéraux qui se bouchent, le premier
par le pouce, les trois autres par les trois premiers
doigts de la main droite. La première partie de la
seconde branche, en cuivre, est également percée
de trois trous latéraux qui se recouvrent par les
trois premiers doigts de la main gauche. En
ouvrant successivement ces sept trous latéraux, on
produit tant bien que mal les intonations suivantes :
I t s 4 I 6 7
Deux clefs en cuivre : la plus rapprochée du
m
pavillon donne le szz:^ ,1a plus voisine de l'embou-
chure, le & jjf— . Les degrés chromatiques intermé-
diaires s'obtiennent à l'aide de doigtés fourchus, et,
^ 264 —
'"ci^iîT** avons-nous besoin de le dire, manquent absolument
de justesse. Une approximation ne s obtient qu'en
s'aidant de la pression des lèvres sur Tembouchure.
Pour jouer de ce genre d'instrument il fallait, de
même que pour le serpent, une bonne oreille et des
lèvres très flexibles. Celui-ci et tous ceux qui sont
de construction semblable, permettent la production
d'un son étranger à la résonance harmonique, que
nous appellerons i 1/2, dû à un défaut de
régularité dans la colonne d*air, et donne, quoique
dans d'assez mauvaises conditions, le %S \
9 —
Pour compléter Téchelle ci -dessus, on se sert
naturellement, comme au serpent, des harmoniques
du tuyau principal, et de ceux que produisent les
racpourcissements- de ce tuyau par les ouvertures
latérales.
Le nom de FauTelle est ineonnu dans la faetore. C'est fort
probablement une eorraption dn nom ForyieUe, facteur d'instra*
ments qui eat une certaine répntaiion à Paris vers 1890 et qai
excellait dans la fabrication de ce genre d'instruments auxqneb
il donna son nom. A l'exposition de 1828, il obtint une meotioo
honorable pour la transformation de l'ancien serpent en celui
qui fait l'objet de la présente notice.
lo. 2448. Basson ForvielU. Instrument semblable
au précédent, avec cette exception que le trou latéral
(1) Voir les notée des &** 2461 et 2404.
i
*- aés —
tnst.Èufép-
g:^^ Inst.Ëut
n^ I, donnant le spizzz est remplacé ici par une ^*"'
clef ouverte qu'actionne le pouce de la main droite.
Allemagne. S460. Grand Ténor de cornet à
bouquin, cornet basse ou CornOy de Tanc. coll.
Barbieri, de Madrid. Il est presque semblable au
n" 625, mais le tuyau de celui-ci est arrondi sur
toute sa longueur, tandis que le n"" 625 est à pans.
Les intonations du n« 2450 sont exactement à la
seconde mineure aiguë de celles que nous avons
relevées au n<* 625. L'instrument est marqué d'un
monogramme en relief composé des lettres ^. Long,
tôt. o" 795,
Id. 2461. Cornet droit ou ténor [liai. =^ corneito
diritto, cornetto muto^ AU = stilles Zinken, gerade
Zinken), de la même coll. Cet instrument dont
la construction est semblable à celle du n"* 1188,
a malheureusement subi une mauvaise restau-
ration. L'embouchure, façonnée ordinairement à
l'orifice supérieur du tuyau lui-même, a disparu
pour faire place à une embotture destinée à
recevoir une embouchure ordinaire, le restaura-
teur maladroit n'ayant pas remarqué que Tem-
bouchure faisait corps avec le tuyau lui-même.
Cet instrument porte la même marque de fabrication
— a66 —
tnst.Botop. \#|/ déjà indiquée aux n«» 1025, 1033, 1064, 1088,
CI. m. , ^^
1189, 1190, 1 191. Long. tôt. o" 65o.
Il est utile de faire remarquer à nouveau que lorsque les
colonnes d*air ébranlées par une embouchure sont imparfaite-
ment établies et qu'elles n*ont pas un développement pro-
gressif régulier, le degré de pression des lèvres sur les
bords de l'embouchure peut exercer une grande influence sur
la hauteur du s^n. Nous avons vu un exemple de ce phénoméDe
au sujet de la trompette en bois no 1164 et noua l'avons souvect
constaté quoique avec des effets moindres, sur les ophicléides,
les bassons russes, les cors & clefs, les cornetti {Zinken). DaDs
tous ces instruments, la colonne d'air permet de faire entendre
la quinte du son 1, une sorte de son 1 1/2^ as>ez bien déterminé
quoique de mauvaise qualité.
Sous-section bb. — A clefs, sans trous latéraux libres.
Belgique. 2462. T«6a(*), en bois, 6 clefs en
cuivre. Nous croyons pouvoir attribuer cet instru-
ment à Dupré, mort à Tournai en 1862. Ce facteur,
qui n'était pas sans talent, avait la manie de fabri-
quer en bois tous les instruments que ses collègues
construisaient en cuivre. Il voulait probablement en
améliorer le timbre! .. Quoi qu'il en soit l'instrument
que nous avons devant nous n'était pas sans mérite;
découpé dans une seule pièce de bois, il dénote, au
contraire, un ouvrier d'élite. Sans Tusage des clefs
l'instrument produit les harmoniques suivants :
(1) Nom donné par Dupré a ce genre irinâtrumontSt
— a67 —
§^=^^^.
i^
T" I 4 5 « 8
ouverture de la première clef :
--^
5:
rr*:
:«»:
Si 4 5
ouverture de la deuxième clef :
f^
^.
^ I ■
2 s « 5
ouverture de la troisième clef :
5=«tji=£
dSSz
« i 4 t
ouverture de la quatrième clef :
N
*?" I ♦ 5
ouverture de la cinquième clef :
«^ ^r s * .
ouverture de la sixième clef :
i^3^^
2 3 4 5
Ifist.Europ.
Cl. m
— 268 ~
rnit.saron L'échelle totale avait donc une étendue chroma-
Cl. m
tique de ^ — — à ^ ' et même davantage vers
l'aigu. Déplus, en utilisant le son i 1/2 dont nous
avons expliqué la présence sur quelques instruments
(voir n* 2448), il pouvait en partant du son i
relier celui-ci àTaide des 6 clefs au son factice i 1/2
g^'t^*^ et celui-ci également par les mêmes
clefs^ au son 2
m.
tj
Le même procédé appliqué à
Û
chacune des cinq clefs suivantes augmentait l'éten-
due au grave de toute une octave. 11 est vrai que ces
sons supplémentaires étaient de mauvaise qualité
comme à tous les instruments congénères, et ne
devenaient tolérables que par Thabileté de l'exé-
cutant.
Francb. 2463. Ophicléide en ut. Marque : Buffcl
Crampon à Paris. Ce facteur de grande réputation
fabriquait surtout les instruments à vent en bois.
L'ophicléide que nous avons devant nous ne différait
des instruments similaires qu*en ce que la plupart
de ses clefs étaient montées sur tringles fonction-
nant à Taide de ressorts à aiguilles comme il était
i
— aSg —
dëjà d*usage pour les clarinettes et les flûtes, à inni. Barop.
répoque où ce facteur travaillait, vers 1840.
Anglbtbrrb. 2464.. Ophicléidâ en uL Marque :
Approved by Prospère, manufactured by Hugget, war-
ranted and soîd by Jullien, ai his Hoyal Conservatory
of Miliiary Music 2 1 4 Régent Street, London. Patent
N"" 84. Cet instrument, de fabrication très soignée,
est particulièrement intéressant par ce fait que tous
les tuyaux y compris le pavillon, sont de bois très
mince. Le bocal et les clefs, celles-ci au nombre de
9, sont en cuivre argenté. Au point de vue fabrica-
tion, cet ophicléide est un tour de force réalisé
probablement en vue d'adoucir le son I On sait que
de nos jours cette idée que la nature des parois a
une influence considérable sur le son, n'est pas
complètement déracinée.
Cet ophicléide, de même que les instruments dont
nous venons de parler et les n**» 1230-1233-1250,
d'autres encore sans doute, dont la colonne d*air
se trouve dans les mêmes conditions irrégulières,
a la faculté de produire le son factice i 1/2. Ses
harmoniques :
m^^^^
r
i 2 %
sont donc produits par le partage de la colonne d'air
en I, §> i, U |etc. parties.
^^ 270 —
'°cî^fi7^ Mais de même que ce son exceptionnel i i/a
manque de netteté, qu*il vacille tout en étant
cependant assez déterminé pour en apprécier la
hauteur, les sons harmoniques engendrés par le
partage d'une colonne d'air mal constituée s'écar-
tent de plus en plus de leur rapport tonal avec le
son X ou fondamental. La défectuosité de ces
colonnes d'air se constate facilement à la vue. Il
suffit, en effet, de les examiner pour s'apercevoir
que le développement rapide donné dès leur com-
mencement, immédiatement après l'embouchure,
n'est pas suivi jusqu'au bout du tuyau, là où celui<i
s^épanouit en pavillon. Dans les instruments où les
raccourcissements de la colonne d'air s'obtiennent
à l'aide d'ouvertures latérales, ce manque de jus-
tesse des harmoniques n'a pas grande impor-
tance parce que le constructeur corrige ces défec-
tuosités par le plus ou moins grand diamètre donné
aux ouvertures latérales et que l'instrumentiste
d'autre part, en atténue l'effet par la pression des
lèvres contre l'embouchure et par des doigtés four-
chus ou irréguliers.
Id. 2466. Buglehorn. C'est le clairon à double
tour, en cuivre rouge, modèle de l'Infanterie anglaise
auquel on a adapté six clefs pour en faire une sorte
de cor à clefs. Une plaque en argent soudée sur le
pavillon indique le nom du facteur : ^os. Grunhill,
71, Litlle Britain, London,
U est en w/, avec un ton de sib, au diapason îI»•t.È^l^o^
^ Cl. m.
anglais, qui est presque de tout un demi-ton plus
aigu que le diapason normal de 870 v. s*
Sbctiok c, — Instruments à embouchure^ chromatiques^
à longueurs variables*
Soas-section aa. — A coulisse.
France. 2466. Tromhone-Buccin en si K Marque :
SauUrmeister breveté à Lion. Il ressemble au n® i26r.
Angleterre. 2467. Trompette à coulisse tnfa.
Marque: E. Harper improved, manufactured by
y, Kohler 35 Henrietia Street, CoventGarden, London.
Elle est semblable au n* 1254, mais les bottes qui
renfermaient les ressorts pour le mouvement de
retour de la coulisse ont malheureusement disparu.
Harper était un virtuose réputé et très distingué
sur la trompette, professeur à TAcadémie royale de
musique et soliste des grands concerts de la capitale
anglaise. Son titre officiel à la Cour d'Angleterre
était Sergent-Trompette de la Maison de Sa Majesté.
Il assista en cette qualité aux fêtes du couronnement
de Guillaume IV et de la reine Victoria. Né le
4 octobre 1816, il est mort le 27 août 1898.
Soas-seçtion bb* ^ A pistons.
Belgique. 2468. Cornet à 2 pistons. Marque : C.
Sax à Bruxelles h^ 6027. Les deux pistons sont du
îoftt.feorop système tubulaire appelé Schub'Vêniil par Tinven-
teur, Henri Stôlzel (^). C*est un instrument parti-
culièrement soigné dont la construction remonte i
1835 environ. Les tubes additionels sont munis de
coulisses; ils sont fixés, à la soudure forte, sur une
plaque soudée elle-même à l'étain sur le corps da
piston afin de conserver au métal de celui-ci la
dureté résultant de retirage du tuyau, qualité qa1l
aurait perdue si les tubes additionels avaient été
fixés directement sur le corps du piston par une
soudure forte. L'instrument est muni des tons de
rechange de si^, la, la^, sol, fa, mi^ mi^^ ce qui se
pratiquait ordinairement à cette époque, bien qu'il
fût matériellement impossible de pouvoir allonger
d une quantité suffisante, malgré la coulisse dont ils
sont munis,des tubes additionnels réglés en sfb,pour
leur faire remplir leur fonction abaissante (ton,
demi-ton, ton et demi) lorsque le diapason du tuyau
principal est baissé lui-même de toute une quinte <^.
L'instrument est enfermé dans tin bel étui
d'acajou, du temps.
France. 2469. Bombardon contrebasse en 5fb à
3 pistons. Marque :
Addphe Saxy breveté à Paris 1 1926
pteur 4^ la A/ao« A/rc j^ VEmpereur.
(1) Voir T. I, 2» éd. p. 286.
(2) Voir T. 1,2* éd. p. 71.
— «73 —
plus le poinçonnage d'un régiment avec le mille- JMt.Knrop.
sime de 1854. Pistons ordinaires du système appelé
Berliner Pumpen (voir catal.^ T. I. a» édit., p. 285).
lo. 2460. Bombardon contrebasse en mi b.
Marque :
N^ 32077
Nouveau Saxhorn C*''^ Basse en mi b
Adolphe Sax F'^'»'' Breveté de
la M«^» Af « de l'Empereur
50 rue St. Georges à Paris.
Six pistons indépendants semblables à ceux du
n"* 1283 et un pavillon tournant. Celui-ci avait été
imaginé par Sax pour envoyer le son dans une
direction voulue.
lo. 2461. Bugle Soprano en seb. Il est marqué :
iV 34366
Nouveau Saxhorn C** Alto en si b
AdolpheSaxF^^'^'' Breveté delà W^'^M"-^ de V Empereur,
50 rue 5* Georges à Paris, Seul grand Prix 1867.
Même système que le précédent : six pistons
indépendants et un pavillon tournant.
lo. 2462. Bugle soprano en si\>> Marque :
Saxhorn C^''^ Alto en si b.
Adolphe Sax, F' Breveté de la ilf«>'» Jlf* de V Empereur,
50 rue 5» Georges à Paris. — Seul grand prix 1867.
— «74 —
laïuEurop. Tfois pistons du système ordinaire et paWUoo
vertical tournant.
Id. S468. Bugle soprano en mib. Marque :
N' 34363.
Saxhorn soprano en mi b
Adolphe Sax F<»«' brheii de
la M^'' M^ de VEmpereur
50 rue S* Georges à Paris. — Seul grand Prix 1867.
Trois pistons ordinaires, pavillon vertical tour-
nant.
Id. 2464. Basse en si b. Marque :
N^ 31809.
Nouveau Saxhorn Basse en si b
Adolphe Sax F^^^ bréveti
de la M^ M^ de l'Empereur
50 rue S* Georges à Paris.
Fabrication semblable à celle du n« 1283 : six
pistons indépendants, plus le pavillon tournant.
Id. 2466. Trompette en fa. Marque :
N* 34400.
Adolphe Sax F'*»'' Breveté
de la Af «"» M 1^ de l'Empereur
50 rue S* Georges à Paris. — Seul grand Prix 1867.
— «75 —
Construction semblable à celle du trombone n* lott^Barop
1288 : six pistons indépendants et sept pavillons. ^''^^
Id, 8466. Trombone ténor en ut. Marque :
^* 35510-
Adolphe Sax F^^"^ Breveté
de la Af«>" M"^ de F Empereur
50 rue S* Georges à Paris.
Le diapason est presque un demi-ton plus haut
que le diapason normal La = 870 vib. Le système
est semblable à celui du n^ précédent : six pistons
indépendants et sept pavillons.
Id. 2467. Cornet en ut. Marque :
W» 33339.
Adolphe Sax
50 rue 5* Georges à Paris.
Six pistons indépendants et sept pavillons.
Id. 2468. Trombone ténor en sib. Marque :
iV'* 33330
Adolphe Sax
50 rue St. Georges
à Paris,
Le diapason est de presque tout un demi-ton plus
élevé que le diapason normal actuel. Le système est
seaiblable à celui du n* 1288 : six pistons indépen-
dants et sept pavillons.
— ^j6 —
iui.Bnrop. i|>, 8469. Alto #ft ifff b. Marquc :
CLIIL ^
ff 26497
Adolphe Sax Breveté à Paris.
F^^ de la M'^'' Af^ de VBmpereur.
Même système quele n« 1283 : six pistons indé-
pendants» plus an pavillon tournant.
lo. 8470. Cùmei. Don de M. Henri De Le Coart.
Instrument presque semblable au n<* 1305. llème
marque.
Belgique. 8471. Alto en mi\t. Don de MH. V.
et J. Mahillon. Marque : C. Mahillon, Bruxelles.
Cet instrument est à cinq pistons. Les trois pre*
miers, pour la main droite, fonctionnent comme les
pistons du système ordinaire, c'est-à-dire qu'ils
abaissent respectivement» à l'aide 'des tubes addi*
tionnels dont ils sont munis, la tonalité de la
colonne d*air d'un ton, d'un demi-ton^ d'un ton
et demi.
Les deux autres pistons» disposés pour la main
gauche, ont pour effet, l'un, le 4"*, de baisser la
tonalité de la colonne d*air d*un demi-ton, l'autre,
le 5"*, de la hausser d'une même quantité. Il résulte
de leur emploi : i* que toutes les positions amenées
par les trois pistons de la main droite peuvent être
instantanément transposées d*un demi-ton à l'aiga
ou au grave ; 2* qu'une note quelconque, diésée ou
— «77 —
bémolisëe, peut, tout en conBcrvant son doigter inM-Enrop.
' *^ * a. ui.
usuel, s'abaisser ou se hausser par le simple emploi
de l'un des deux pistons supplémentaires; 3* une
tris grande facilité pour l'exécution des gammes
chromatiques ascendantes ou descendantes ; 40 une
amélioration sensible dans la justesse des notes
sa^
P=^^
qui dans Tancien système sont fausses à cause de
remploi simultané de plusieurs pistons, tandis
qu'avec le nouveau système, un seul piston, le
cinquième, suffit pour assurer une justesse parfaite.
Cette combinaison, imaginée en 1866 par fauteur
de ce catalogue, fut présentée par lui à l'Exposition
universelle de Paris en 1867 ; elle offrait, outre les
facilités précédentes, d'autres avantages pour la
justesse. D'autre part, hâtons-nous de l'avouer, elle
offrait encore au point de vue de la justesse absolue
quelques uns des inconvénients qui résultent de
l'emploi simultané de plusieurs pistons et qui ont
été expliqués dans notre Essai de classification
(Catal, t. I, a»« édit., page 70).
L'instrument catalogué est le seul qui fut
construit sur ce principe; Tauteur, convaincu par
des tentatives précédentes du peu de succès d'un
— «7* —
iBitEarop. système quelque bon qu*il soit» dès l'instant qa'il
apporte des changements aux habitudes de Dame
Routine, renonça à la vulgarisation de son idée.
La branche d'embouchure est munie d*une ton-
pape d'un système exceptionnel imaginé, pensons-
nous, en Angleterre, pour Tévacuation de Teau de
condensation. Cette soupape se compose d'un petit
tube soudé i la branche de l'instrument. Dans ce
tube en glisse un autre, bouché par une éponge.
L'air, par cette disposition, ne trouve pas d*issue,
mais l'eau en se condensant pénètre dans les pores
de l'éponge et permet de jouer pendant très long-
temps sans devoir retirer le tube intérieur. On ne
rejette Teau que lorsqu'elle commence à pénétrer
dans la colonne d'air.
— «79 —
Classb IV. — Instruments a cordes.
Branche A. — Cordes frottées.
Sbgtiom a. — Cordés frottées par V archet.
Pays-Bas. 2472. Basse à 4 cardes <^). Don de ittstEurop.
MM. Darche frères. Instrument de Técole flamande. ^•^^•
Ses dimensions sont intermédiaires entre celles du
violoncelle et de la contrebasse. Cette basse servait
à accompagner le chant ; souvent, on la suspendait
au cou de Texécutant ^par l'intermédiaire d'une
courroie terminée par un crochet qui se fixait dans
un trou foré dans le dos de rinstrument — voir le
n* X441 — . Long. tôt. i".365; larg. max. o"5o.
France. 2478. Violon. Instrument de facture
très ordinaire, mais intéressante par la dépression
qui existe sur la table et sur le fond. Il est assez
difficile de s'expliquer le but poursuivi par Tauteur
de ce travail; nous nous trouvons sans doute en
présence d'une de ces nombreuses fantaisies
d'amateur fréquemment imaginées au commence-
ment de ce siècle^ mais dont les résultats furent
absolument nuls.
(1) Cet instrument se désigne paHois sous le nom de Basao. U serrait,
comiïkc nous Tavons dit au n* i377, dans les cortèges ou les processions.
— aSo —
innBurop. 1d. S474. Violon. Don de M. Alb. Jacquot,
Cl. IV. J 1 »
Mattre-luthier à Nancy. Ce très joli instrument est
l'œuvre de Charles Jacquot, grand-père du dona-
teur. Né à Mirecourt en 1804, Ch. Jacquot s'établit
d'abord à Nancy, puis à Paris en 1827, où il se
distingua parmi les bons luthiers. Il est mort en
cette ville en mars 1880.
Id. 2476. Violon avec archet. Don de M.
L. Cavens. C'est un assez joli spécimen de la
facture française du commencement du XIX* siècle.
Les filets qui ornent les bords de la table et du fond
permettent d'attribuer ce violon à J. Lafieur, mort
à Paris en 1833.
Id. 2476. Archet de violon. Don de M. J.
Mahillon. J.-B. Vuillaume, né à Mirecourt le 7
octobre 1798, mort à Paris le 19 mars 1875» avait
imaginé vers 1834 de fabriquer des archets dont la
baguette était faite d'un léger tube d'acier. Ces
archets eurent un moment de très grande vogoe;
notre exemplaire est un des plus beaux spécimens
de cette intelligente tentative du célèbre luthier.
Id. 2477. Sourdine-Presto. Don de M. Emile
Pouget. Cette sourdine, brevetée en 1897 en faveur
de M. A. Laplaiche, à Levallois-Perret, près Paris,
n'est autre qu'une sourdine ordinaire en bois d'ébéne
à laquelle on a attaché une tige à coulisse pour en
— aSi —
régler la longueur; la tige se termine par une pince inttEorop.
Cl. IV
à levier qui se fixe au cordier. Ce dispositif permet
de poser et d'enlever instantanément la sourdine du
chevalet, tout en la laissant attachée à Tinstru-
ment. — Emilb Pouqbt. Les Sourdines^ dans
l'Orphéon du 19 décembre 1897.
Allemagne. 2478. Bumbass. Instrument car-
navalesque formé d'un manche de bois» de o'°o3
d'épaisseur et de 1*54 de longueur, cylindrique sur
la plus grande partie de cette longueur, et quadran-
gulaire à son extrémité supérieure où il est traversé
par une cheville. Une corde de boyau de 3 millimètres
environ d'épaisseur est tendue le long du manche ;
elle est fixée d'une part dans un trou percé au bas
du manche, et roulée d'autre part sur la cheville que
commande une roue dentée. La corde presse une
vessie de porc faisant office de caisse de résonance
et qui repose sur une table ellipsoïdale en tôle de
fer fixée au manche à 0*35 environ de son extrémité
inférieure. En guise d*archet, une baguette de bois
quadrangulaire, dentelée sur un de ses côtés, et dont
la friction rapide sur la corde détermine une réso-
nance bruyante, sans intonation musicale appré-
ciable. Au dessus du cheviller, une figure grotesque
surmontée d'une paire de cymbales de o"i8 de
diamètre, séparées par un ressort à boudin, et de
quatre tiges de métal supportant chacune un grelot
et une sonnette.
— sSa —
insi. B«roF. L*extrémité inférieure du manche est en caoat-
^'^^- chouc.
Diaprés une notice communiquée par M. M.
Schuster, fabricant d'instruments de musique i
Markneukirchen (Saxe), le Bumbass^ tenu de la
main gauche, est simplement heurté contre terre
suivant le rythme de Torchestre, de manière i
produire, grâce au fragment de caoutchouc qui
termine le manche, un bruit sourd analogue à
celui de la grosse-caisse, tandis que résonnent en
même temps cymbales, sonnettes et grelots. Entre
chaque heurt, un trait rapide de Tarchet de bois sur
la corde a pour but d'imiter le bruit de la caisse
roulante et des autres instruments d'accompagne-
ment. — Long tôt. i"84.
Bien que l'appareil destiné spécialement aux fStes earaaTi-
leaques allemandes, toit de création récente, il n'est en Bomme
qu'une résurrection d*un instrument analogue» populaire ea
Flandre au XVII* siècle sous le nom de Basse de Flmndre (toir
la coUection iconographique du Musée, Instrumente européens,
cl.IV, n» 21; Kàstnerples Danses des Mûris, p. IK»; Vênder
Siraeten, la Musique aux Pays-bast toI. VIII, pp. 19S, âOS).
Id. 2479. Violon de fantaisie. Don de M. De
Keyser. Cet instrument offre une certaine ressem-
blance de forme avec la pochette. Pièce de bois de
sapin cylindrique de 0*7 85 environ de longueur, sar
un diamètre de 0*400, creusée sur une partie de u
longueur pour former la caisse sonore. Celle-ci est
fermée par une planchette de sapin formant table
— a83 —
d'harmonie et percée de deux ouïes découpées en ff latt sorop.
Une partie de cette table a reçu une autre planchette ^^* ^^'
de sapin servant de touche; au delà de celle-ci on a
creusé le bout de la pièce de bois pour servir de
cheviller; celui-ci est terminé par un ornement
grossièrement sculpté surmonté d'une figure hu-
maine. Un cordier est placé de la façon ordinaire
et attaché à une grosse cheville fixée dans la
partie inférieure de l'appareil. Le violon se com-
plète par un chevalet posé sur la table d'harmonie,
sous les ouïes, et sur lequel les cordes exercent leur
pression. La longueur de l'instrument permet de
supposer que le constructeur à eu l'intention de se
servir de ce violon burlesque en guise de canne.
SuBDB. 2480. Salmodicon ou Psalmodicon. Caisse
sonore plate de 1*03 de longueur; 0*09 de
hauteur; 0*395 de largeur à l'extrémité droite, et
o'"i45 de largeur à celle de gauche. Une échancrure
demi-circulaire est pratfquée sur le côté antérieur
pour le passage de l'archet. Une corde à boyau
attachée à l'éclisse droite et reposant sur un chevalet
placé à 0*145 de celle-ci, est tendue par une cheville
de bois fixée dans l'éclisse gauche. Sous cette corde,
une touche dentelée dont les arêtes vives, au nombre
de 35\ fixent les 35 demi-tons chromatiques à obtenir,
outre le son que donne la corde entière. De chaque
côté de celle-ci sont tendues quatre cordes s}'mpathi-
ques en acier fixées par des pointes à Téclisse gauche
— a84 —
iMt s•ro^ et tendues par autant de chevilles de fer plantées
Cl IV, .
dans l'éclisse droite. Un ouïe circulaire de o"o64
de diamètre est découpée dans la table d'harmonie
un peu au-dessus du chevalet, là où passe l'archet;
deux autres petites ouïes en forme de croissant sont
également découpées dans la table entre les 7* et 9*
points de division de la touche. Le salmodicon (vmr
le n* 1323) sert, dans les églises de village qui n'ont
pas d*orgue,.à soutenir le chant. L'intonation de la
corde àboyau se règle d'après la voix à accompagner
et on met les huit cordes sympathiques à l'unisson
de la corde principale. Le jeu de l'instrument ne
doit pas s'écarter beaucoup de celui dont nous
avons parlé au 1323*
BuLOARiB. 2481. Guslitxa à trois cordes avec
archet. Cet instrument dérive du suivant ; c'est le
type favori des jeunes villageois qui s'en servent
pour accompagner les chants patriotiques. Sa forme
rappelle celle du rebec italien n® 628. Le type
bulgare n'a cependant pas la touche, ni les ff do
n* 628. Les ouïes sont rectangulaires, de o*oao
environ de côté. Elles sont placées à environ 0*022
de distance Tune de l'autre. Le chevalet repose en
partie sur la table d'harmonie à l'endroit qui sépare
les deux ouïes et, par son pied droit, dans un cran
disposé à cet effet sur l'extrémité d'une simple
baguette de bois qui traverse Toule ; il s'appuie par
- 285 -
son extrémité opposée sur le fond de l'instrument. hittr.Buiop.
Les chevilles» au lieu d'être placées sur le côté, ^^ ^^ '
comme au n"" 628, traversent verticalement le
cheviller avec les pointes autour desquelles s'enrou-
lent les cordes, au-dessus.
Accord : fe— j J ^
Long. tôt. 0,380 m.
Id. 2482. Gusla. Instrument semblable au précé-
dent, mais de plus grandes dimensions. Même
accord. Long. tôt. 0*530.
M. Pety de Thosée a ea Tobligeance de nous écrire la note
eniyante :
« La Guêla^ iosirument des anciens troubadours» passa de
« la Serbie, en Bulgarie. Les serbes coDsidéralent cet instru-
« ment comme le plus sacré de tout l'arsenal musical. A
« l'époque du Prince Micbaêl, la gusla était réputée un
« instrument héroïque. De nos jours il est connu en Bulgarie
• dans quelques proYinces seulement. En Macédoine» les
« aveugles, les estropiés, assis à la tôte des ponts, jouent de
• cet instrument en demandant raum&nè. »
Bosnie. 2488. Gus/a. Construction ressemblant
à celle des instruments dalmates n** 244 et 1322»
mais le manche et le dos de la caisse de résonance de
rinstrument bosniaque sont enjolivés de gravures en
relief. Le manche en bois se termine par une tète de
chamois naïvement sculptée. Long. tôt. 0^870.
— 986 ^
intjJSi^op. Section ». - Cordes frotUa par la rouê.
Italib. 2484. Vielle en Guitare. Ital. ^ Lira
tâdesca, lira rusiica. L'ornementation de la caisse,
les découpures de papier peint, collées sur la caisse
de résonance, et la botte du clavier révèlent l'origine
de cet instrument. Pour le surplus, il ne diffère pas
sensiblement des spécimens similaires précédem-
ment décrits. La caisse cependant est de plus petite
dimension et le cheviller est terminé par une tète de
fouine sculptée. Cette vielle ne parait pas avoir été
montée de plus de quatre cordes à son origine : les
deux chanterelles dans leur botte, la mouche derrière
le clavier et le bourdon devant.
L'accord était pour le bourdon et la mouche :
Bourdon Mouche
=p^^ . L'étendue totale des autres cordes
3E
est de
TJ
chromatiquement. Il
est à présumer que cette vielle ne s'accordait
qu'au ton de sol. Long. tôt. o"»48; larg. max. o-i?;
haut, moyenne des éclisses 0^07.
SfiCTiON c. — Cordes frottées, àclafher^
EsPAGNB. 24:86 .Geigenwerk ou Geigen-Instrument,
noms que Ton peut traduire simplement par Piano-
-. a87 —
Violon, Marque : Pray Raymundo Truehado inventer !■•• ^^^
1625.
Le mécanisme particulier à ce curieux instrument
se compose de quatre disques placés verticalement
en travers de la table d'harmonie et auxquels une
manivelle placée à l'extérieur du meuble^communique
un mouvement de rotation à vitesse croissante :
ainsi, le premier disque à gauche, destiné aux
cordes basses, fait un tour sur lui-même, tandis que
le quatrième, destiné aux cordes hautes, en fait deux
et demi. Un tiers environ de la circonférence des
disques émerge de la table ; ils sont garnis sur leur
épaisseur* qui est d*un centimètre environ, d'une
bande d*étoffe. Quarante-cinq cordes de boyaux
attachées à des pointes plantées dans un sommier à
Textrémité de la table, sont tendues, à l'aide d'un
nombre égal de chevilles, le long de la table
d'harmonie et perpendiculairement à la ligne du
clavier. Elles reposent d'une part sur le sommier
des chevilles placé au devant de l'instrument, au
dessus du clavier, et dont le contour ondulé
reproduit exactement la saillie des quatre disques,
de telle façon que les cordes suivent ces mêmes
contours sans toucher le bord étoffé des disques.
D'autre part, les cordes appuient sur la table
d'harmonie par l'intermédiaire d'un chevalet
qui, à son tour, reproduit la sinuosité des disques,
de sorte que les cordes sont en élévation
— a88 —
lait. Bncop. ëquidistante des disques. Le chevalet est placé
Cl IV
obliquement sur la table de façon à diminaer
progressivement vers l'aigu la longueur des cordes.
Sur Tespace compris entre le sommier des chevilles
et les quatre disques et parallèlement à eux sont
placés, à une distance d'environ huit centimètres
Tun de l'autre, deux traverses en bois de o'V>a5 de
largeur et qui sur leur hauteur, reproduisent
également les ondulations des disques. Sur ces
deux traverses est fixée, parallèlement à chacune
des cordes, une tige de fer dont les deux extrémités
sont coudées à angle droit dans le même sens.
Chaque tige est maintenue dans cette position par
deux œillets, un à chaque extrémité de la tige et â
proximité du coude; ces œillets, fixés dans les
traverses par une pointe, permettent aux deux
coudes de la tige de basculer.
' Le coude antérieur est relié par un fil de fer au
prolongement de la touche en deçà du pivot; par
suite» en appuyant le doigt sur la touche, le coude
antérieur descend et imprime ce même mouvement
au coude postérieur de la tige. Ce coude terminé
par une fourche que la corde traverse , fait
adhérer celle-ci au bord étoffé du disque et comme
celui-ci est animé d'un mouvement de rotation, la
corde entre en vibration par frottement. Aussitôt que
la touche est abandonnée, les coudes de la tige
reprennent leur position première et la corde
redevient silencieuse.
2485
1 1 1 iIljjjJ
-^ 289 -^
Un peu au devant des tiges se trouve une plaque i»"*- ê«'oi>-
en cuivre qui agit en guise de sillet pour limiter
exactement la portion vibrante de la corde.
L*origine de notre Geigenwerk est espagnole,
comme la marque l'indique du reste. C*est à Madrid
que nous avons eu la bonne fortune de le découvrir.
Le couvercle intérieur est orné de peintures à Thuile.
Elles représentent : sur le panneau de gauche,
Tenlèvement par des Tritons d'une nymphe que
TÂmour perce de ses flèches; sur le panneau de
droite, un jardin avec un palais dans le fond.
Toute la caisse extérieure du meuble est recouverte
de velours cramoisi ; la table d*harmonie a dû être
renouvelée lors de la réparation que nous nous
sommes vu dans la nécessité de faire subir à
rinstrument, mais ses peintures, à l'aquarelle, ont
été fidèlement reproduites. £lles représentent des
fleurs et des feuillages, à Tinstar de la façon de
procéder des faiseurs de clavecins d'Anvers. Cette
imitation ne doit pas nous étonner, attendu que nos
clavecins étaient importés en Espagne en quantités
considérables. L'ouïe de la table est ornée d'une
rosette en bois sculpté. L'instrument doit avoir
appartenu, à juger par le luxe de son ornementation,
à quelque grand personnage. Les charnières, la
serrure, la manivelle même, portent encore des
traces de dorure. Sur le devant de la caisse figure,
en broderie de fils d*or et de soie, l'écusson portant
— 290 —
^ci^îv"^ les armes du propriétaire; malheureusement nous
n'avons pas réussi jusqu*à présent à les identifier.
Le clavier ne se trouve qu'à une hauteur de 0*34
du sol, ce qui prouve à toute évidence que Tin-
strumentiste s*en servait à la façon orientale, assis
sur un coussin, et ce n*est guère étonnant sachant
que TEspagne avait^ jusqu'au début du XVII* siècle,
conservé les habitudes de ses anciens conquérants.
L'étendue du clavier de notre Geigenwerk est de
quatre octaves, dont la première est courte(l). Voici
l'intonation de chacune des quarante-cinq cordes
dont l'instrument est garni :
13 S 4 S 6 7 S 9 40 il 13 13 14 IS 16 17 18 19 30 !M
:ffS±=r=^-Lrt
23 24 >S 26 37 28 19 30 3 1 S2 .13 34 S5 S6 37 IS 39 40 41 42 «3 44 43
Les neuf premières cordes sont mises en vibration
par le frottement du premier disque ; les cordes lo
à 20y par le deuxième disque; 21 à 32 par le
troisième et les treize dernières cordes par le
quatrième. L'invention du Geigenwerk n'est pas duc
à Truchado. Praetorius, dans son Theatrum
Instrumentorum, publié en 1620, reproduit la
(1) Voir au sujet de Toctaye courte la note du n* 272.
— 2gi —
gravure d'un instrument de contexture semblable instEwp
Cl. IV
inventé à Nuremberg par Hans Heyde (Haiden)
quelques années auparavant.
Voir au sujet de Thistoire du Geîgenwerk, de ses
devanciers et de ses perfectionnements, la très
savante et très intéressante étude que leur consacre
M. Ernest Closson, conservateur-adjoint du Musée
du Conservatoire dans le Guide musical de Bruxelles
des 3, lo, 17, 24 avril et i mai 1904.
France. 2486. Piano-Quatuor ou Piano-Violon
Marque : Baudet^ 20, rue Favart Paris. Brevet français
n« 68168 du 26 juillet 1865, modifié par un brevet
de perfectionnement, n* 993 11 du 21 mai 1873. Le
piano-quatuor de même que le Geigenwerk précédent,
nous rappelle les nombreuses tentatives faites pen*
dant une période de presque trois siècles pour imiter,
au moyen d'un instrument à clavier, le son des
instruments à cordes frottées par l'archet, mais, pas
plus que le Geigenwerk ni ses autres et nombreux
devanciers, le piano-quatuor ne répondit aux espé-
rances de son inventeur. Il disparut presque immé-
diatement après la mort de ce dernier et aujour-
d'hui, il est presque entièrement oublié <^). Baudet
n'emploie qu'une seule corde pour chacun des
(1) En Belg^ique aussi, Lichteathal, facteur de pianos à Bruxelles,
imagina, vers 1830, un piano construit sur un principe presque
semt)lable. Il l'appelait piano-viole.
— 292 —
instEurop. sons à pfoduire, au lieu des trois cordes à
Tunisson qu*ont généralement les pianos. Les
cordes qu*il emploie sont un peu plus grosses que
celles du piano ordinaire. A chacune des cordes est
attachée une mèche de fil végétal dit tampico. Ces
mèches, maintenues dans une position verticale par
une corde qui les relie Tune à l'autre, sont pressées
contre un cylindre que l'inventeur appelle arbre-
archet et auquel deux pédales communiquent un
mouvement de rotation. Sous Taction de leur
frottement contre l'arbre-archet, les mèches entrent
en vibration et elles transmettent ce mouvement
aux cordes auxquelles elles sont attachées. Deux
genouillières sont placées sous le clavier; lorsqu'on
les pousse de gauche à droite, chacune des touches
du clavier agit sur un mécanisme qui met en
vibration, par un moyen analogue à celui employé
pour la corde primitive, une autre corde réglée
à l'octave grave et Ton entend ainsi deux sons
sur toute l'étendue du clavier à partir du deuxième
la. Echelle : sept octaves, du la^ 10* degré de
réchelle des sons^ au la, 94* degré.
Branche B. — Cordes pincées.
Sbgtion 0. — Cordes pincées avec ou sans pintre,
Sou8-S6Ctioa aa. — Sans maoche
Id. 2487. Harpe. Legs de la Reine Marie*Henriette
Marque: Erard^ facteur de pianos et harpes 13, 21
— 293 —
rue du Mail. 1883. C'est une harpe à double
mouvement des sept pédales (Voir les notes des
n®* 246 et 629). Une huitième pédale, dite pédale-
sourdine, agit comme celle du n'^629. Etendue :
-p.
à Toctave inférieure, au
Sfe
ki^
>-:?■
P
la
double octave aiguë. Haut. i«8o ; larg. max. o»90.
Allemagne. S488. Giiitare-Ziiher appelée aussi
c La Merveilleuse » ou c Guitare américaine. Don de
M. L. Cavens. Marque : Menzenhauer et Schmidt.
Caisse sonore plate de o°>o37 de hauteur, rectangu-
laire par trois de ses côtés ; le quatrième faisant
une double courbe représente assez exactement la
forme de l'accent circonflexe.
Une ouverture circulaire de o«072, servant d'ouïe,
est pratiquée au milieu de la table d'harmonie et sur
celle-ci sont tendues quarante et une cordes
accordées à l'aide de chevilles en fer et réglées de la
façon suivante :
1
£:?-¥=;£
3f
t=t
^
-H
LZtZ
È
Ji-f-p
^:^=^
itut
41 40 38 s* ST 36 35 S4 S3 St 31 3« 29 28 27 «6 IS 34 33 22
i
^î=3
FT5=«)t*
-•8-^-*-=- 1 I I — I — ■
>=fSçd^^^
0 19 18 17 16 15 I » 13 1« Il I 0 987054321
Intt. Euro p.
Cl. IV.
— 294 -
io8t Burop. Toutes les cordes sont d'acier^ mais à partir de
d IV.
la 2i« elles sont d acier filé. L'idée des auteurs de la
guitare-zither était de présenter un instrument de
musique (?) que Ton pût jouer sans étude préalable
et sans connaissances musicales. A cet e£Fet, ils se
servaient de cartons où des traits imprimés indi-
quent le passage d'une note à l'autre depuis le
commencement du morceau jusqu'à la fin. La durée
de l'intonation y est marquée par des points repré-
sentant des rondes, des blanches, des noires, etc.,
placés entre les traits susdits à l'endroit où se
trouve la corde à ébranler. Les accords intervien-
nent quelquefois et la nécessité de leur emploi est
indiquée par des chiffres placés sur les cartons.
Quelques cartons et une petite méthode accom-
pagnent notre instrument. Les vingt et une pre-
mières cordes sont celles de la mélodie, on les
pince à Taide d'un plectre d'écaille que l'on attache
au pouce droit; les autres cordes, formant cinq
accords parfaits, d*ut, de sol, de fa, de ré, de la,
sont ébranlées par le pouce gauche. Long, de la
Guitare-Zilher 0*49, larg. max. o"35.
Soua-aaction bb. — Cordes pincées, avec manche.
France. 2489. Décacorde ou Guitare à dix cardez.
Forme ordinaire de la guitare, mais le dévelop-
pement donné au cheviller a permis Tadaptation
— ^95 —
de dix chevilles : cinq qui tendent les cordes in»t.Borop.
n , r ,. . . Cl. IV.
reposant sur le manche, de la façon ordinaire, et
cinq autres pour les cordes basses, en dehors du
manche. Sur le dos de celui-ci se trouvent trois
leviers de cuivre qui permettent de raccourcir la
portion vibrante des 6*, 7* et io« cordes basses de
façon à en hausser Tintonation d*un demi-ton. En
réparant cet instrument nous avons trouvé à
l'intérieur de la caisse sonore une étiquette curieuse
que nous reproduisons textuellement :
€ Celui qui a fait celte guitare à 10 cordes se fout
€ de ceux qui y trouveront à redire. En mai 1828. Le
c capitaine Caca Terbines, chevalier de Saint-Louis^
€ membre de la Légion d* honneur, décoré de la Croix
« de Malte à Mirecouri » .
Carulli (Napies 1770. Paris 1841) dans sa méthode
de décacorde, s'exprime ainsi : € la guitare ordinaire
• étant monte de six cordes dont trois basses mi, la^ ri,
c j"ai eu Vidée de donner plus de facilité à l'émission
€ des sons et pour cela fai fait exécuter une guitare
€ décacorde dont Vaccord est le suivant :
=: i=:i=n:
:3— i— I— inj— H
■T±-*-
10 9876 54391
Les trois premières cordes sont en boyau, les sept autres
filées, et pour que l'exécutant puisse distinguer plus
faciUhtent, les lo", 8«, 6«, 4^ sont en trait argenté^
— 296 —
inst-Bnrop. Us 9* 7" 5* CH truU doré. Lorsque Von joue en mi, on
^*' ^^' baisse la lo* corde d'un demi ton ce qui donne un si.
Pour se servir des cordes à vide dans différents tans
j'ai porté au cheviller trois petites mécaniques pour
dièxer Vut^ le fa et le soi.
La description de la guitare décacorde inventée
par Garulli correspondant très exactement à la
guitare no 2489 et Carulli disant qu'il a fait exécuter
une guitare il nous était permis de supposer que
Terbines en était fauteur et que nous nous trouvions
en présence d'un des rares exemplaires de cette
soi-disant invention. Mais il n'en est rien; notre
étiquette, d'après des renseignements pris à Mire-
court, ne peut être que l'œuvre d'un farceur, car
Terbines y est absolument inconnu. D autre part,
nous savons par les obligeantes démarches de
M. Paul Cesbron, de Paris, ingénieur des mines et
musicologue très distingué et envers qui le Musée da
Conservatoire a contracté de nombreuses dettes de
reconnaissance, que le décacorde a été breveté le
15 décembre 1826 en faveur de Lacote, René,
luthier, et Carulli Ferdinand, compositeur de
musique (brevet n® 1962). Il est donc probable que
notre décacorde est l'œuvre de Lacote, luthier
renommé de Paris-
Noas avons dit au n*" 265 que la 6* corde avait été adaptée
sur le manche de la guitare & la un du XVIII* slôcle et que
Kastner attribuait à Stauffert, de Vienne, ver» 1840, l'addition
— «97 —
de deux antres oordesi ré^ ut. Mais l'idée d'ajouter & la guitare iQtt Borop.
dos cordes diatoniques en-dehors du maDche, à l'instar de ce ^' ^^'
qui s'était fait antérieurement pour le lutli et ses congénères»
est bien antérieure à Carulli et'môme à Stauflért.
Il est certain que les instruments à double cheviller ont eu
pour point de départ le thëorhe (ou téorhe). Déjà au commence-
ment du XVII* siècle, Praetorius leur donnait la qualification
de théorbéi, tels Varchiluth ou lut^ ihéorbé, ]e chitaronne
théorbé. A une époque plus rapprochée de nous, on donne aussi
le nombre de cisire ihéorbé à l'instrument généralement connu
sous le nom d'arehicistrê.
Constant Pierre {Les facteurs d'instruments de musique f
les luthiers et la facture instrumentale) nous apprend que
c'est Nadermann qui en 1773 construisit le Bissex inventé par
Van Hecke. Le bissex était une sorte de guitare théorbée à
laquelle ce nom particulier avait été donné à cause du nombre
de ses cordes (deux fois six). D'après de Pontécoulant
(Organographie), le manche du bissex portait cinq cordes
(comme la guitare ordinaire à cette époque) , et les autres qui
se pinçaient à. vide, étaient placées & gauche, en dehors du
manche. L'accord probable était donc celui-ci:
I
i=:^=i=ïi=q=4=
:J=
- ztnrUrztqirîrrj: ^
q: zt :;: 3: "^- ■••
■r ♦ ^
12 II 10 9 s 7 6 5 « S 2 I
Ghouqaet (Catalogue du musée du Conservatoire national
de musique de Paris) assure que l'inventeur Van Hecke
publia une Méthode pour apprendre à Jouer le bissex. Nous
ne sommes pas parvenus encore à nous en procurer un
exemplaire (1).
(1) Au moment de publier cette notice M. Cesbron nous écrit qu*ll est
depuis peu possesseur d'un bissex dont le manche divisé en vingt
cases, porte en plus huit crochets permettant de diéser les huit
dernières cordes. L'Instrument est marqué : Nadermann, maître luthier,
facteur de harpes, 193 rue d*Argenteull, Battes St-Roch, à Paris 1773.
inik Barop. Le décacorde est and guitare à dix eordes eonteiniKMrafBe
ci.iv.
du bissex. M. Paul Gesbron, de Paris, noua signale une méthode
pour cet Instrument par Besson, vétéran de la musique du Roi,
huissier ordinaire de la chambre de Madame Victoire (tante de
Louis XVI).
Un exemplaire de cette méthode et on inatromant existent
encore et se trouvent en ce moment entre les mains d'un
antiquaire de Paris. L'instrument porte l'étiquette s Fait
par Jean Baptiste Lejeune et réparé par son /Us L$feunê
Baptiste Jean qui Va donné à son neveu Eugène Lefeunt
en 1848.
L*aceord était celui-ci :
PUiî^'i'-^
^0=tz
I0 9t7 fStSfl
Les six premières cordes étaient sur le manche» les autrei
en dehors.
Le Musée du Gonseryatoire national de Paris poartde
également un décacorde, mais celui*ci a la caisse sonore en dos
de luth, tandis que celui fait par Lejeune a la caisse plate. Le
déeacorde du Conservatoire porte l'étiquette de Caron luthier dé
la Reine 1785. Il a le même nombr^ de cordes que rinstrument
inventé (?) par Besson et devait conséquemment s'accorder di
même.
G. Snoeck {Catalogue de sa coHection ^instruments de
musique) cite un luthier nommé Le François qui en 1789 avait
imaginé une guitare à denx manches et à dix cordea. Ce nom
Le François est cité dans le Supplément à la Biographie
générale des musiciens, de Fétis, par Art. Pougin. Noas
extrayons de cet ouvrage la notice suivante :
« Lb François. Artiste qui vivait à Parts à la iln da
18« siècle, imagina une guitare nouvelle, à laquelle il ajouta an
— 399 —
second manche et nn grand nombre de cordes. Voici comment inst.Barop.
le calendrier musical de 1739 décrivait l'instrament ainsi ^^' ^^'
modifié.
« Cet inatrument adeux manches et a pour objet de diminuer
les difficultés qui se trouvent dans la guitare ordinaire. Les
deux manches contiennent entre eux 18 cordes. Le premier
porte cinq cordes à vide ou notes basses; elles se nomment uty
ré» mi, fa, sol et celles qui sont sur le manche sont les mômes
que celtes de la guitare et portent les mômes notes qu'elles. Le
second manche que l'auteur nomme manche d'octave est le
môme pour Paccord que le grand» avec cette différence qu'il n'a
que trois cordes de basse hors du manche, tU, ré^ sol, mais on
pourrait en mettre 5 comme au grand. Cette quantité de cordes
et un manche de plus» semblent devoir doubler les difficultés,
mais Tauteur fait observer qu'elles n'ont pas lieu, et qu'il gagne^
au contraire, beaucoup» parce qu'il peut exécuter» sur son
manche d*octave et par le môme doigter» ce que l'on ne peut
exécuter sur le manche ordinaire, ou le premier des siens» que
par an démanchement qui fait toujours courir des risques
pour la justesse des sons et la précision de l'exécution. D'ailleurs,
ces notes d'octave, prononcées par d'autres cordes» produisent
des sons plus vigoureux et plus agréables. Un des principaux
avantages de cet instrument est sans doute d'offrir à deux ou
trois notes près, dans le bas» la même étendue que le clavecin
ou la harpe et de se prêter ainsi parfaitement à
l'accompagnement de la voix »•
La description du calendrier musical manque de clarté;
cependant nous croyons suffisamment la comprendre pour
attribuer à la guitare de Le François l'accord suivant :
Premier manche
i
I 1 I I :q::
rt zt =p 3 .-J
10 » s 7 •
1
lift Sw»p. ^
Cl. IV. *
Second manche
it
A cette môme époque appartiennent les lyres n*< 546 et
1546 de nos collections (1)« Il est donc probable que l'accord de
leurs neof cordes était le suirant :
l=fo.
"T" I I i~
*335*
9t7f843tl
Noos savons aujourd'hui que la plupart des insiruments
de cette formé sont l'œuvre de J. Charles dont Laurent GriUet
(Les ancéires du vioian) reproduit l'étiquette : /. Ckarte$
Maître luthier de Paris neveu du sieur Guersan» rue St Perréel
à côté du café Dupai à Marseille 1783 (3). Il est probable que ce
luthier était le fils de Charles luthier à Paris « aux Quinu
Vingt » et qui traTaillait vers 1748. L'étiquette de J. Charles
en s'intitulant neveu du sieur Guersan (le Musé« possède
plusieurs instruments de ce maître) semble vouloir renier cette
descendance. M. le Comte de Bricque ville, l'éruditoolleeticmoenr
de Versailles, se rappelle avoir vu des lyres de cette forme faites
par Paequet, d'Aiz, luthier à Marseille, et aussi par Pons, de
Grenoble.
Il nous faut mentionner également l'Arpi-Guitare imaginée
vers la un du XVIII* siècle par le môme luthier, Paequet, d'Aix,
que nous venons de citer. Cet instrument avait la forme de la
(1) Ces instruments sont généralement connus bous le nom de
Lyre-gruitare. La collection A. Gautier léguée au Musée municipal des
Beaux-Arts de Nice, en possède une qui n*e8t montée que de huit cordes.
(2) On trouve aussi une note sur ce facteur dans La muMlqae w
Provence^ par André Guiraud.
— 3^1 —
harpe et était monté e sept cordes. Pour terminer eette courte Intt. Earop.
notice sur l'histoire de la guitare il nous paraît utile de men- ^'* ^^*
tionner ici un livre qui nous a été signalé par M. P. Gesbron :
Discours non pltês mélancoliques qus divers de choses mes-
mement qui appartiennent à notre France et à la fin la
manière de bien et justement entoacher les lues et guiternts,
— Poitiers, de Timprimorie d'Ënguilbert de Marne 1557.
Cet Intéressant ouvrage nous donne des renseignements
précis sur les procédés dont on usait à cette époque pour
déterminer les points de division de la touche, bien et Justement
entoueher les lues (luths) et tes guitemes ou quinternes
(guitares). Mersenne, on le sait» au commencement du XVII«
siècle, plus de cinqnante ans après, avait traité le même sujet
(Voir la note du n» 219). Nous apprenons par cette nouvelle source
d'information qu'au milieu du XVI* siècle la guitare avait
quatre, six et même sept cordes dont la première seule, la
chanterelle, était simple, toutes les autres doubles.
U nous parait encore intéressant pour l'histoire des in-
struments, de détacher du même livre le passage suivant :
Ainsi demeure encore la vielle pour les aveugles ; le rebec
et viole pour les ménétriers ; le lue et la guiteme, pour les
musiciens et mesmement le lue, pour la plus grande
perfection, duquel en mes premiers ans nous usions plus que
de la guiterne. Mais des puis douze ou quinze ans en ça^ tout
nostre monde s'est mis à guiterner, le lue presque mis en
obly, pour estre en la guiteme ie ne sçai quelle musique, et
icelle beaucoup plut aisée que celle la du lue, comme vous disent
les Grégeois :
Les choses tant plus que sont belles
plus à les avoir coustent elles.
en manière que trouverez aujourd'hui plus de guitemes en
France qu'en Espagne*
Id. 2490. Guitare tnulticorde. La caisse sonore
est décorée de vernis Martin. Des filets verts, noirs
— 302 —
iii.t.Earop çj ^j. g^jj^ peints sur la table d'harmonie. Une ouië
Cl. IV. '^
en S est découpée sur le côté droit de la table, une
autre oui6 ronde occupe le milieu, comme i la
guitare usuelle.
Vingt-et-une cordes : six sur le manche, six
cordes basses à gauche, en dehors du manche, et
enfin neuf autres placées à droite du manche sur an
chevalet oblique et dont la plus longue mesure
o°'345 et la plus courte 0*225. L*accord des six
cordes sur le manche et des dix cordes basses ne
devait pas s'éloigner considérablement de celui-ci :
• •4131 .*^3"*
• • « S t I
L*accord des neuf cordes à la droite du manche
nous est inconnu.
Les six cordes basses de gauche, en dehors du
manche, mesurent o"*7io environ de longueur.
La guitare multicorde a été brevetée en faveur de
Munchs et Charpentier le 5 novembre 1832. La
spécification du brevet (n* 3574) dit : Le but de cet
instrument est d'éviter les principales difficultés de la
guitare lesquelles existent dans l'exécution des gammes
et des traits rapides à Vaigu d'apris la disposition des
cordes de rinstrument. Au lieu de démancher tous ces
passages se font sur des cordes libres. La facilité de
— 303 —
doigté permet de les faire avec la plus grande netteté et ifl>t Enrop
avec une force et une qualité de son différent de la
harpe. Un des principaux avantages de la nouvelle
guitare est de pouvoir exécuter des morceaux en pinçant
les cordes des deux mains comme on le fait sur la harpe y
la basse avec la main gauche^ Vaigu avec la droite.
L'instrument a i^ cordes formant une étendue de
quatre octaves. Leur disposition se forme ainsi : un jeu
de harpe pour la main gauche formé de huit cordes
basses accordées diatoniquement ; un jeu de guitare
ordinaire composé de six cordes ; un jeu de harpe pour
la main droite composé de onze cordes accordées
diatoniquement.
D'après les explications qui précèdent, l'accord
devait se rapprocher de celui-ci :
87654321 654S3I
Nous nous demandons si ce n*est pas par erreur
que la spécification du brevet attribue aux onze
cordes du jeu de harpe de la main droite une succes-
sion diatonique. Si comme le dit ce document tous
les passages se font sur des cordes libres au lieu de
démancher, il est certain que c*est la succession
chromatique que les cordes aiguës doivent suivre.
D'autre part, étant donnée la longueur des cordes
de ce jeu, il est non moins certain que les cordes
Cl IV.
— 304 —
iBstr. Bucop. aiguSs ne résisteraient pas à la tension qu'exigerait
une succession diatonique à partir de feiztzr. Il
est donc permis de supposer que la succession des
cordes de ce jeu était chromatique à partir du dit mt.
Un autre argument en faveur de notre hypothèse :
en succession diatonique rétendue des quatre
octaves dont parle le brevet, serait dépassée tandis
qu'on Tobtient exactement avec la succession chro-
matique :
fe-rrfff£
Ne pas perdre de vue dans tout ce qui précède
relativement à l'accord des guitares, qu*il est d'usage
d'écrire les sons de cet instrument à Toctave aigaê
de Tefifet réel (Voir la note du n* 264).
Notre exemplaire diffère quelque peu du modèle
primitivement breveté à 25 cordes et dont on connaît
encore un exemplaire à Paris. C'est donc une sim-
plification nécessitée probablement par la faible
sonorité des septième et huitième cordes basses <*>•
Longueur totale de l'instrument, 0*830; largeur
max. o"330.
(1) La collection A. Gautier du Musée municipal de Nice possède une
guitare multlcorde encore dUTérente. Celle-ci a un Jeu de harpe pour Is
main gauche de six cordes basses, un Jeu de guitare ordinaire de six
cordes, et enfin un Jeu de harpe pour la main droite composé de dix
cordes seulementé
— 305 —
AlXBMAGNB. 8491. Cithare. Marque : Ignax la^-Barop.
Cl. IV
Simon ^ Instrumentenmacher in Haidhausen ^^) 1835.
Instrument de fantaisie dont la forme rappelle celle
de la guitare. Quatre cordes sur la touche et dix
cordes d'accompagnement. Accord inconnu, mais se
rapprochant fort probablement de celui indiqué
pour le n* 526. La caisse sonore est plaquée de bois
de palissandre. Longueur totale o'^^go ; largeur
max. 0*285 •
Danemark. 2492. Humle (fr. s Bourdon); sorte
de cithare horizontale. La caisse sonore^ plate,
accuse une courbe piriforme très prononcée. La
partie de la table sur laquelle sont tendues les cordes
est élevée de o"*034 au-dessus de ses courbes
latérales de façon à former une seconde caisse en
saillie de o"'iio de longueur moyenne. Elle est
percée de deux ouïes circulaires^ tandis que les
parties latérales ont chacune une ouverture en /
disposées comme celles du violon. Les cordes
attachées à Téclisse inférieure sont tendues par des
chevilles de fer fixées verticalement dans le cheviller
qui se termine par une volute. Les cordes ont
malheureusement été dérangées, mais la disposition
des chevilles nous permet d'en fixer le nombre à
17, dont trois doubles, celles de mélodie, sont
(1) voie de WeatphaUe.
— 3^6 —
inst. Bnrcr. tendues du côté fi:auche de la caisse et en saillie
eu IV. **
au-dessus d'une touche de bois dur de 0*023 ^^
largeur. Cette touche est divisée par 18 frettes
de cuivre disposées de telle façon que si l'ane
des cordes était accordée au (^ 1 , les degrés
obtenus par les raccourcissements successifs de la
corde seraient les suivants :
1^
13 3 4 5 6 7 • 9 II 1 1 It 13 14 Ift l« 17 11
Pour le surplus l'accord de ce Humle nous est
inconnu.
LfOng. tôt. o'"82o; larg. max. de la table, o"4io.
NoRWBGB. 2498* Langleik» Longue caisse sonore
plate, dont trois côtés sont rectangulaires et dont
le quatrième est renflé en demi-cercle. La table et
les éclisses sont ornées de rinceaux peints en traits
rouges, jaunes, bleus, blancs et noirs. Au bas de la
table, on a représenté en plus quatre musiciens
jouant des instruments de musique. Trois ouiSs
sont découpées dans la table d'harmonie, deux
circulaires et une troisième en /. Une touche en
ébène est collée sur le côté gauche de la table.
Au-dessus de cette touche sont tendues six cordes
d'acier mince accordées bien certainement par
paires, comme au n? précédent. La touche porte iB>t.Burop.
CI IV
également i8 divisions transversales ou frettes en
fil de laiton. En supposant l'une des doubles cordes
accordées à Vut, nous obtiendrions, par les divisions
de la touche^ les intonations suivantes :
I 2 9 4 5 6 7 8 9 1 0 H 1 1 43 14 I i 16 l7 48 1»
Outre les cordes de mélodie tendues au-dessus de la
touche, l'instrument porte, dans son état actuel,
huit cordes d'accompagnement, quatre en acier et
quatre en laiton. Toutes ces cordes sont tendues à
l'aide de chevilles en fer à tète carrée disposées dans
une botte rectangulaire formant le cheviller et
terminée par une volute.
L'accord de cet instrument s'écarte donc complè-
tement de celui que nous avons renseigné au n"*
1 5 1 8; mais il est vrai que celui-ci est de construction
récente tandis que le n* 2493 est ancien.
Long. tôt. o"84; larg. au sillet 0,010; larg. max.
au renflement de la table 0*205.
Portugal. 2494. Guitarra. Don de M. Michel-
Ângelo Lambertini, de Lisbonne. Marque : Rosa
e Caldeira unicos discipulos de Manuel Pereira
Lisboa. Caisse sonore plate, piriforme, qui rappelle
celle de nos cistres. Les cordes, au nombre
— 3o8 —
lAEt. Barop. de six, sont doubles et s'appuient sur un chevalet
Cl. IV. ' ^^
en os reposant sur la table d'harmonie au-dessous de
l'ouverture circulaire servant d'ouïe ; les cordes sont
attachées^ d'une part, aux boutons d*un cordier en
métal fixés sur l'éclisse inférieure et, d'autre part,
aux crochets métalliques d'un cheviller plat sur sa
partie antérieure et recourbé en volute à sa partie
postérieure. La partie plate est revêtue d'une plaque
avec douze ouvertures longitudinales dans lesquel-
les glissent des crochets terminés, sous la plaque,
par des écrous dans lesquels fonctionnent de lon-
gues vis sans fin, de forme cylindrique, dont la tète
porte des boutons ronds ; ceux-ci dépassent la
hauteur du cheviller et sont disposés en éventail et
en deux rangs de hauteur différente. Il suffit de
tourner ou de détourner les boutons pour faire avan-
cer ou reculer les crochets sur le corps de la vis,
tendre ou détendre, hausser ou baisser Tintonation
de la corde. L'accord de la Guitarra se règle de
bien des façons différentes. Nous en avons déjà tu
trois formes, page XII, tome IV. En voici deux
autres encore, dont la première, la plus usitée <^i
est généralement en usage pour l'accompagnement
de certains chants populaires portugais appelés
fados :
(1) Methodo eleiriéntar de gnUarfa par J* TittiB, LiabOA, Nwapêiîh el C
^^p
— 309 —
~gze r r : Cl. IV.
r -. ."> f f Io«B«.^
1— t-
12 II 10 • a T S f
P
ii=x=f=ez
•^11109 8 7 65 4 311
Les douze cordes sont en acier, mais les cordes 8,
10, 12 sont filées. La touche qui recouvre le manche
et une partie de la table d'harmonie, porte 19 divi-
sions en fil métallique établissant les raccourcisse-
ments que subit chacune des cordes pour les 19
intonations qu'elle est destinée à produire. La
table d'harmonie est en sapin et son contour est
enjolivé de plusieurs filets incrustés. Le même
ornement entoure Toule. Le dos et les éclisses sont
en palissandre. La Guitarra est souvent accom-
pagnée par la guitare française ou • espagnole,
appellée en Portugal viola, viola franeesa ou violâo.
Long. tôt. 0,715. larg. max. 0*30.
Id. 2496. Guitarra. Don du même. Facture
presque semblable à la précédente, mais plus ordi-
naire et des mêmes auteurs. La touche ne porte que
17 divisions. Le chevalet est en bois et le cheviller
plat porte 12 chevilles placées verticalement en
deux lignes sous le cheviller qu'elles traversent.
Accord semblable à celui de l'instrument précèdent.
Mêmes dimensions.
— 3IO —
iDstEarop Madèrb 8496. Bandolin (fr. — mandolioe).
Marque : Augusto Ms da Costa. La caisse sonore, de
forme fantaisiste, représente assez exactement nn
poisson plat, avec les nageoires, la queue servant
de cheviller. Quatre cordes à boyaux accordées com-
me la mandoline napolitaine :
^^
5"
4 S 2 1
La manche porte 15 divisions formées d'autant de
lames de cuivre incrustées transversalement. Long.
tôt. o"68o.
Le bandolin de forme ordinaire a généralement quatre eor-
des doubles comme la mandoline napoliicdne.
Id. Si497. Cavaco, Cavaquinho ou Machete. Mar-
que : A. M. da Costa, à Funehal. C^ est une guitare
de petite dimension, très populaire à Madère et
dans les îles Âçores. Le manche porte 17 divisions ;
les quatre cordes en boyaux sont accordées comme
à l'instrument précédent. Long. tôt. o"5i5.
Id. 2498. Viola d'arame (fr. — viole à cordes
de métal). Elle a la forme de notre guitare, mais
elle est montée de douze cordes accordées de la
façon suivante :
12 M Itt t7e t4 sst
— 311 —
Parfois, les cordes 3, 2, i se montent au mi com- ia«t.Eorop.
me dans Taccord de nos guitares.
Les cinq premières sont en acier, les trois sui-
vantes, 6, 7, 8, en laiton, la 9* en acier filé, la lo*
en acier, la 11* en soie filée, la 12* en laiton. Le
manche porte quinze divisions. Long. tôt. o">88o.
Id. 2499. Guitarra de columna. Marque : Augusio
M. Da Costa, rua de Joâs Tavira 32. Instrument de
fantaisie appelé guitarra de columna parce que la
caisse sonore repose sur une colonne à trois pieds
qui se place probablement devant l'exécutant. Cette
caisse sonore ne diffère guère de celle de notre gui-
tarra portugaise n® 2494 ; elle est terminée comme
celle-ci par le manche que couronnent deux cbevillers
superposés, chacun de douze chevilles fonctionnant
de la même façon que celles du n"^ 2494. Quatre
séries de six cordes : Les six cordes de la première
série, commençant par la gauche, sont tendues par
les six premières chevilles à gauche du cheviller
inférieur ; les six cordes de la seconde série sont
tendues par les six premières chevilles à gauche du
cheviller supérieur; les six cordes de la troisième
série sont tendues par les six autres chevilles à droite
du cheviller supérieur ; enfin les six cordes de la
quatrième série sont tendues par les six chevilles à
droite du cheviller inférieur.
Les deux dernières cordes de la troisième et de la
— 3ï« —
intt.Borop. quatrième série reposent sur un sillet intermédiaire
Cl. IV. ^ '^
qui diminue leur longueur.
L'accord de l'instrument nous est inconnu» mais
si nous indiquons par un / les cordes d'acier filé et
par un a les cordes d'acier, la disposition des cordes
est la suivante en commençant par la gauche :
1* Série, f. f. f. f. a. a.
2^ Série, f. a. a. a. a. a.
3« Série, f . a. f. f • a. a.
4* Série, f. a. f. f. a. a.
lo. 2600. Cavaco, Cavaquinho. Instrument de
fantaisie dont la caisse sonore est taillée en forme
de cœur, avec la pointe à gauche. Pour le surplus,
elle ne diffère pas du n* 2497. Même marque de
fabrication. Long. tôt. o"'550.
Bulgarie. 260L Tanboura {Karadouchin en turc,
Baglama en slave. La caisse sonore, piriforme,
ressemble à celle de tous les instruments du genre
Tanboura. Deux doubles cordes en acier. Les deux
premières sont tendues par des chevilles placées
perpendiculairement dans le cheviller^ tandis que la
tension des deux autres est obtenue par des chevilles
placées horizontalement sur son côté gauche. Les
quatre cordes s'appuient sur la table d'harmonie par
l'intermédiaire d'un chevalet.
Le manche porte quinze divisions réglées de telle
313
s 3 * 8 6 7 8 9 10 II If 13 14 15
Leplectre, découpé dans un copeau d'écorce de
cerisier, accompagne l'instrument. Long. tôt.
0"520.
Id. 2602. Tanboura^ avec plectre; presque sem-
blable au précédent. Long. tôt. o"565.
Id. 2603. Balgarina, avec plectre. Instrument
presque semblable au précédent, mais de dimensions
plus grandes. Il ne porte que deux cordes en acier :
la première tendue par une cheville plantée verti-
calement dans le cheviller, la seconde par une
cheville tournant horizontalement dans son côté
gauche. Les divisions du manche ont malheureuse-
ment disparu. Long. tôt. 0^615.
Id. 2604. Saze^ grande ianboura avec plectre.
Même forme que les précédentes, mais avec huit
cordes d'acier tendues par quatre chevilles plantées
verticalement dans le cheviller et quatre autres
fonctionnant horizontalement dans son côté droit.
CI. IV.
façon que, si les cordes étaient accordées en ut, elles inst.Enrop.
produiraient, par les raccourcissements successifs,
les intonations suivantes :
— 314 —
in»t.Eflwp. L'accord dusaze à huit cordes est probablement
CL IV. '^
le même que celui du saze bosniaque n* 2505 :
-ï— < — ^
-^-rj.— ii-p-T^
Le manche porte dix-neuf divisions procurant sur
les cordes 8, 7,6, la première, une intonation inter*
médiaire entre ut et utjj^j les suivantes, une échelle
chromatique allant de
:y — ^?=
MF^ à ffl>^i_ Long. tôt. i"oio.
Bosnie. 2606. Saze. Caisse sonore piriforme,
manche long et étroit portant 23 divisions. Hait
petites chevilles en T sur le plat du prolongement
du manche ; les cordes, en acier, se règlent de U
façon suivante :
ï
^^:«
1=$:
hiirtj.— -j. -1. é ^y
mais la notation indique bien plus Tintonation rela-
tive des cordes que leur hauteur absolue. Si nous
analysons l'échelle que fournissent les divisions do
manche indiquées par des ligatures faites d'un triple
tour de cordes à boyaux^ nous trouvons la succession
— 315 -
suivante, sur le son fondamental ut que donnent les ^^^^ sarop.
Cl. IV
trois cordes 6, 7, 8.
I t 3 4 ft 6 7 t 9 10 llltlSl4l5l6 471819 tttlSttS
Long. tôt. i"o7.
Id. 2606. Bougarîa. Forme assez semblable à
celle du Saze^ mais beaucoup plus petite. Les
divisions du manche sont établies par des ligatures
faites d'un triple tour de fil de fer. L'accord est le
suivant :
P
i 3 9 I
L'échelle fournie par la division du manche, en
nous basant sur Tintonation de la quatrième corde»
est la suivante :
^ ^^ ^ ^ ^ t: ^ Ç
i
Le plectre accompagne ; c'est une petite lan-
guette de baleine plate, pointue, de o"^>22 de long,
sur o"oo4 de larg. Long. tôt. 0^598.
Id. 2607. 5ar^f;a. Instrument de forme sembla-
ble à celle du précédent, mais le manche ne porte
— 3x6 —
TfMt.Earop.
01, IV.
que neuf divisions ; quatre cordes en acier réglées
de la façon suivante :
i^jr^-i-i
Sur la quatrième corde, les divisions du manche
fournissent réchelle suivante :
Deux chevilles en T se trouvent sur le plat du
prolongement du manche, les deux autres sont
placées sur le côté.
Long. tôt. o"640.
Id 2508. Karadouzin. Même forme que la Bouga-
ria n*^ 25o6, mais de plus petite taille. La troisième
corde est en laiton, les autres en acier. Accord :
N
ï
Les divisions du manche, malheureusement mal
établies, semblent cependant avoir été celles du
Bougaria, Elles sont faites ici par des ligatures en
cordes à boyaux. Le plectre accompagne.
Long. tôt. o"46o.
— 317 — ,
France 2609. Cistre. Don de M. Gustave Ver- inBt.Ecrop
Cl. IV.
meersch. Marque : Gérard J. Deleplanque, luthier^
rue de la Grande-chaussée, coin de celle des Domini'
cainsà Lille, 1774. Très jolie pièce dont la forme
ressemble à celle du li*" 256. Rosette en ivoire fine-
ment découpée et représentant des anges musiciens.
La touché, bordée de filets d'ivoire, est divisée en 14
cases par autant de frettes métalliques. Les bords
de la table d'harmonie sont enjolivés par une
marqueterie d*i voire et d*ébène. Onze cordes métal-
liques disposées et accordées comme celles du n*
256, avec Teffet réel, pour les deux instruments» à
l'octave inférieure de la note écrite.
Section 3. — Cordas pincêis, à clavier.
Pays-Bas. 2610. Clavecin de Hans Ruckers,
d'Anvers. La barre d'adresse a disparu, mais la
rosette des Ruckers aux initiales H. R. ne laisse
aucun doute sur Torigine de l'instrument. Le cou-
vercle est orné de peintures. L'une d*elles représente
Orphée charmant les divinités infernales et les animaux ^
Tautre, comme la peinture du couvercle n*» 559 dont
elle est du reste une reproduction récente, repré-
sente Louis XIV en Apollon entouré des neuf muses.
La table d'harmonie est ornée d'arabesques de
couleur or, bleue, et rouge, et toute la caisse exté-
rieure est décorée de peintures. Cette caisse repose
- 3i8-
inat-Europ. sur uii oicd formé de huit colonnes. Ce clavecin.
Cl. IV, '^
d*un très grand modèle, est muni de deux claviers
qui peuvent s'accoupler et dont Tétendue est de
quatre octaves et une sixte. Ne pas perdre de vue
que la première octave est courte (voir la note de
répinette n*" 272). Il est monté de trois rangs de cor-
des : le premier commençant au sB^zptC^est le rang
dit de huit pieds ou cymbalum, le second à Toctave
inférieure du premier, c'est le rang de seize pieds
ou bourdon^ enfin le troisième à Toctave aiguSdu
premier, le quatre pieds ou spineita. Quatre régis-
très à coulisse sont placés du côté droit de la
caisse : le premier produit le jeu de luth en atta-
quant le premier rang de cordes près du sillet [voir
le clavecin n^ 1593); le second registre actionne
également le rang des cordes de huit pieds; le
troisième actionne le rang des cordes de seize
pieds; enfin, le quatrième agit sur le rang des
cordes de quatre pieds. Le clavier supérieur actionne,
à l'aide de deux sautereaux, le rang des cordes de
huit pieds (le cymbalum) ; il peut ainsi produire ou
le son ordinaire ou le jeu de luth.
Le clavier inférieur, à l'aide de trois sautereaux,
agit sur les trois rangs de cordes qu'il peut combi-
ner à volonté par les registres n»* 2. 3. 4. Il est à
remarquer que le registre luth n'agit pas sur les
— 319 —
premières touches du clavier ; son effet s'y borne in«KB«rop.
I Cl. IV.
aux notes
m=^=^
M
:l=3=
pour ne devenir chromatique qu'au delà.
Long. lot. 2^88 ; larg. max. 0.88.
Ici doivent se placer nécessairement quelques indications
gôuôalogiqaes sur les Ruckers, les fameux facteurs de clavecins
d'Anvers :
Hans (Jean, en flamand Johannes) Ruckers, le plus célôbre
entre tous, fils de François, également facteur de clavecins»
mais dont aucun instrument ne nous est parvenu, naquit à
Malines vers 1555. La date de sa mort, à Anvers, est incertaine,
mais d'après les registres de la Qilde de Saint-Luc, eUe serait
survenue vers 1598.
Hans Euckers, dit le jeune, flls du précédent, né en
juillet 1576, mort vers 1642.
André Ruckers, dit le vieux, frère du précédent. Né à
Anvers en août 1579. La date de sa mort est inconnue^ mais on
sait qu'il vivait encore en 1651.
Postérieurement & 1598, date présumée de la mort de Hans
Ruckers, le vieux, des clavecins portent encore la marque de
Hans Ruckers. Il est probable que les frères Hans et André,
associés d'abord, conservèrent Pétlquette paternelle d'une
valeur déjà considérable à cette époque. Il se séparèrent et
depuis la plupart des instruments actuellement conservés dans
les Musées portent respectivement les marques de Johannes
Ruckers et d'Andréas Ruckers.
André Ruckers, le jeune, fils d'André^ naquit à Anvers en
1607. On ignore la date de sa mort, mais les quelques instru-
ments que Ton connaît de lui sont datés de 1055 à 1659.
' M. Ernest Glosson, Conservateur-adjoint du Musée du
inst.Burop. CooserYatoire a publié une étude intéressante sur les Bueken
Cl- iv- dans la Bibliographie nationale. Il y cite encore un Christophe
Ruckers dont 11 oonnalt deux clavecins et qui, diaprés Yander
Straeten, exerçait à Termonde au XVI* siècle.
Id. 2611. Virginale, Marque : Johannes Rucïen
fecii Antwerpiae 1629. Sur la face intérieure du
couvercle on lit: Omnis spiritus laudei Dominum, La
table d*harmonie, décorée de peintures représentant
des fleurs, des feuillages et des fruits, porte la
rosette bien connue des Ruckers. La caisse, de
forme oblongue, est ornée intérieurement des
papiers imprimés généralement employés par les
facteurs de clavecins d'Anvers. Les cordes sont
pincées par les sautereaux vers le milieu de leur
longueur comme à toutes les virginales des Ruckers.
Le point ' d'ébranlement de la corde a une grande
influence sur le timbre (Voir la note du n^ 2034).
Etendue du clavier @ _ ^ Jr ' dont Iapre<
mière octave est courte.
Long. tôt. I m. 30; Larg. o»48.
Id. 26l2. Clavecin. La barre d*adresse porte :
Johannes Daniel Dulcken me fecii Bruxellis anno
1769. La table d'harmonie est ornée de peintures
représentant des fleurs, et de la rosette traditionnelle
aux initiales du facteur.>
— 321 —
L'étendue du clavier est de cinq octaves de inat-Europ.
8»
^*p
Trois rangs de cordes, deux
8» basso
unissons (cymbalum et unisson) et une octave (spineita)
que Ton peut, à l'aide de trois registres^ combiner
de la façon suivante :
Les deux unissons ;
Un unisson;
Un unisson et son octave;
Les deux unissons et Toctave;
L'octave seule.
La caisse repose sur un pied à colonnettes.
Long. 2»46; larg. ©"gô.
Prancb. 2613. Clavi^Harpe. Il porte la marque de
Dietz et les dates de 1 8 14 et 1867, la première étant
celle de la fabrication de l'instrument, la seconde,
celle de sa réparation complète. Il est l'œuvre de
Johann Christian Dietz, père de Tauteur du
n* 16 12, et il nous représente l'un des premiers
essais de l'inventeur. Le mécanisme ne diffère pas
sensiblement de celui du clavi-harpe n® 16 12 précité.
Il n'a qu'une pédale, celle qui fait reculer les
étouffoirs. L'étendue des deux instruments est la
même.
Johann-Christian Dietz, l'inyenttur du Ciayi-Harpe, est né
en 1778 et mort en 1849. Son flle, Johann Christian, est né en
322
lasi. Bal>o^ 1804 et mort en 1888. C'est au fils de eo dernier^ le génèreu
Cl. IV. donateur du n« 1619, dont les prénoms sont également Johann
Christian, que nous devons ees renseignements.
SscnoN d. — Cofda pincées (ibranUes) par U vent.
ÂNGLBTBRRB. 2614. AutchfHusican avec étui
(fr. » harpe éolienne). Don de M. J. Vienne, de
son vivant professeur au Conservatoire de Bruxelles.
L'étiquette porte :
Inventor of the auto-musican
R. W. Keith^ laie Langman and Harron*
N^ 131 Cheapside London.
Ce facteur était Tun des successeurs de la vieille
maison Longmanand Broderip déjà établie à Londres
en 1767 et qui vendait des clavecins fabriqués par
Cullîford et des pianos carrés fabriqués par Gkib^*^
L'instrument date bien certainement du premier
quart de ce siècle. C'est une caisse de o>*850 de
longueur, de o<*i22 de largeur. Elle est haute sur le
devant de o"03a, tandis que le côté postérieur
mesure o»053 de haut. Par suite, la table d'harmonie
se présente en plan incliné ; elle est percée de deux
ouïes circulaires et est montée de douze cordes à
boyaux accordées à l'unisson et reposant sur deux
(1) Nous devoDS ces renseignements A feu A. J. Hlpkiiis, qui était
directeur de la maison Brràdwood.
— 3^3 —
chevalets placés aux extrémités de la table. Les ioat.Burop.
Cl VI
pointes d'attache sont à gauche, les chevilles à
droite. Une planchette recouvre tout Tappareil et
en reconstitue la forme rectangulaire extérieure à
Taide de deux lattes trapézoïdales reposant sur les
extrémités de la table. La planchette étant du côté
postérieur de la caisse placée à 1 8"^ au-dessus de la
table d'harmonie, forme avec celle-ci, au-dessus des
cordes, une ouverture qui, par suite de Tinclinaison
de la table, va en s'élargissant jusqu'à 40"'^. C'est
du côté étroit de cette ouverture qu'on expose
rinstrument à l'action du courant d'air. Les cordes
ont la grosseur d'une chanterelle de violon. Elles
entrent facilement en vibration et font entendre un
grand nombre d'harmoniques, lorsqu'on les tend
toutes, à l'unisson^ à la hauteur du
BrANCHB C. — CORDBS FRAPPÉBS.
SsGTiON a. -- Cordes frappées par des maillets,
Hongrie. 2616. Czimbalum avec baguettes. Legs
de la Reine Marie-Henriette. Marque : Schunda
F«. 3^. Budapest, Ce très bel instrument favori de la
testatrice, est en bois noir orné de filets blancs. I^a
construction technique est absolument semblable à
celle du n** 2036.
— 324 —
iobu Burop. France. 2616. Tymbanon avec sa caisse. La forme
ci.iv. "^ '^ . . . ,
est celle d*un trapèze et la disposition des cordes est
semblable à celle du n* 1615, maïs avec dix-neuf
rangs de quadruples cordes seulement. Le premier
rang de cordes vibre sur toute la longueur de
l'instrument; les 2«, 4*, 6% 8*, io% i2«, i4«, i6» et
18* rangs reposent sur le chevalet de droite et toute
la portion gauche des cordes résonne librement.
Tous les autres rangs de cordes reposent sur le
chevalet de gauche. Celui-ci partage, comme au
n* 16 15, les cordes dans le rapport 2 : 3, de sorte
que la partie gauche de la corde résonne à la
quinte aiguë de la partie droite.
C'est le plus grand de nos tympanons. Ses dimen-
sions exeptionnelles nous permettent de supposer
qu'il était accordé à la quinte grave du n^ 16 15.
Long, de la grande base i"oo; de la petite, 0*57;
haut, du trapèze 0*39.
Section h. — Cordes frappées^ à cUmier.
Bblqique. 2617. Piano droit. {Piano buffet,
Pianino), Legs de la Reine Marie-Henriette. Mar-
que : B*^ de S, M. le Roi des Belges, L, Siernberg à
Bruxelles, F*' de S. M. la Reine des Belges.
Instrument d'étude de la testatrice. Le clavier a
une étendue de sept octaves de la à la. Le modèle
est une imitation de celui d'Erard connu générale-
— 325 —
ment sous le nom de Grand oblique. Les ëtouffoirs i°"- S"®»»-
^ . Cl IV.
sont à lames. La pédale forte écarte les étouffoirs
des cordes, la pédale douce est celle dite céleste
dont l'invention est attribuée à Erard (*). Toute la
caisse de cet instrument, qui est d*une excellente
sonorité, est ornée d'incrustations d'écaillé, de
cuivre rouge et jaune, représentant des fleurs, des
feuillages, des oiseaux, des écureuils et quelques
personnages jouant des instruments.
ÂLLBMAONB. 2618. Clavicofde Marque : Hieronym :
Albr : Hass : Hamb : Anna 1744. Nous avons de
ce même facteur Texcellent clavecin qui porte le
n^ 630. L*instrument qui nous occupe appartient au
genre appelé Bundfreies Klavier (voir le n* 63 4), parce
que à chacune des touches du clavier correspond une
double corde à Tunisson. L'instrument est de forme
oblongue; les touches blanches du clavier sont en
ivoire, celles qui sont noires ordinairement sont
plaquées d'écaillé. Le couvercle est orné d'une eau
forte avec une vue de la ville d'Altona en 1746, et
de quelques autres gravures très intéressantes, de la
même époque, représentant des personnages divers
jouant des instruments de musique. Cette pièce
remarquable provient d'un échange fait avec M. le D'
(1) Bande de feutre qui, par le mouyement de la pédale gauche, s'inter-
pose entre les marteaux et les cordes.
— 3^6 —
laitsorop Hammerich, Téminent directeur du Musée histori-
ci. ly
que de musique de Copenhague. L'étendue est de
8;
cinq octaves, du ^ , ^u ^tt^f^ • Le» cordes
P
8" basso
étant doubles pour chaque intonation, il y en a donc
122, tendues par autant de chevilles fixées dans le
sommier qui occupe l'extrémité droite de la caisse.
Les 22 premiers degrés de réchelle ont une troisième
corde réglée à loctave aiguë des deux autres.
Chacune des cordes octaves occupe le milieu des
deux cordes principales, de sorte que la languette,
en se soulevant par Taction du clavier, touche trois
cordes à la fois. Ces cordes octaves, attachées par
une extrémité à des pointes fixées dans la table
d'harmonie, un peu à gauche du chevalet des cordes
principales, reposent sur un chevalet et viennent
s'enrouler par leur autre extrémité à autant de
chevilles plantées dans le sommier gauche servant
de cadre à la table d'harmonie. Le ruban qui sert à
étoufifer la résonance de la portion de corde à gauche
de la languette, entrelace en même temps et dans
le même but, la petite corde octave.
Long. tôt. i"7i; larg. o"52.
Danemark. 2619. Piano pyramide ou Girafe.
Marque : P. C. Uldahl i Kjôbenhavn (Copenhague).
Caisse d'acajou en forme de pyramide, style empire.
— 3^7 —
datant de 1810. environ. Etendue de six octaves de lostsarop.
Cl. IV.
fa à fa^ le premier appartenant à la deuxième
octave de Téchelle des sons. La mécanique est
presque semblable à celle que nous avons décrite
sous le n^ 1634 et connue sous le nom de mécanique
de Vienne, Seulement, par suite de la position •
verticale des cordes, le prolongement de la touche
forme un levier coudé et le marteau ne pouvant
retomber par son propre poids, est entraîné à la
suite de la touche par un petit crochet en mince fil
de laiton très ingénieusement disposé à cet efifet.
L'instrument est muni de trois pédales : la première
à gauche, pédale forte (Fortezug), qui soulève les
étouffoirs, celle du milieu, pédale douce (fi te aussi
céleste (Pianissimo), qui interpose entre les marteaux
et les cordes une bandelette de soie pour diminuer
le son; la troisième pédale, una corda (Verschie-
bung), qui fait reculer la mécanique d'une corde de
sorte que le marteau n en frappe plus que deux au
lieu de trois. Haut. 2"22o; larg. max. i^aos.
Autriche. 2620. Piano à queue. La marque de
fabrication est malheureusement presque effacée,
il nous paraît cependant que Ton peut lire encore les
mots Joseph Angst in Wien. Cet instrument dont la
caisse est en acajou orné de plaques de bronze
découpées, n'offre du reste rien de bien remarquable.
La mécanique est également celle dite Viennoise,
- 3«8 ~
iDBt.Boro^. appelée aussi mécanique allemande et que nons
avons décrite au n» 1634. On sait qu'au commence-
ment du XVIII* siècle, les pianos avaient emprunté
au clavecin la faculté de varier le timbre et la
sonorité de Tinstrument pour essayer de produire
certains effets particuliers d'un goût très douteux.
A cet effet, les registres du clavecin étaient rem-
placés par des pédales. Notre piano en possède six
et il est très intéressant par cette particularité.
La première pédale, appelée una corda, avait
pour effet de diminuer la sonorité; elle faisait
reculer la mécanique et ce mouvement, comme nous
l'avons dit au n^ précédent, diminuait d'une unité le
nombre des cordes frappées par le marteau ;
La seconde pédale est malheureusement veuve de
son mécanisme. C'était probablement celle que l'on
appelait basson (Pagottzug) et qui imitait le timbre
particulier de cet instrument par l'appui contre les
cordes, à proximité du sillet, d'une bande de papier.
La troisième pédale écarte les étouffoirs des
cordes ; elle correspond donc à notre pédale forte ;
La quatrième pédale introduisait une bande de
feutre ou de drap entre les marteaux et les cordes.
C'est la pédale douce^ une sorte de céleste.
La cinquième pédale ne diffère de la précédente
que par l'interposition de l'étoffe sur une épaisseur
double, produisant ainsi un effet de sourdine.
Enfin, la sixième pédale produisait, à laide d*un
timbres en bronze accordés en jf jF^ à la
— 3*9 —
maillet, la percussion du dessous de la table d*har- loat sarop.
^ Cl. IV
monie et, en même temps, trois petits marteaux en
métal frappaient les bords d'un même nombre de
double octave aiguë. Cette pédale {Paukcn uni
Glocken) avait donc pour but d'imiter les instru-
ments de la musique turque ou des janissaires (Voir
les n<^883 et 884) : grosse caisse et triangle.
L'étendue de ce piano est de six octaves et une
quarte d'ut à fa à partir de ^ — — . Les cinq
8* baaso
premières touches ont des cordes en acier filé; il y
en a deux par touche. Puis viennent des cordes en
fil de laiton, trois par touche jusque et y tompris
l'fi^ suivant. Toutes les autres cordes sont d'acier
à raison de trois par touche.
Long. tôt. du piano 2«»38; larg. max. i^'aç.
France. 2621^. Mécanique de piano droit con-
struite par Dietz avant 1828. Don de M. J. C. Dietz.
Elle est du grand-père du donateur.
Id. 2621^. Mécanique de piano. Don du même.
C'est une mécanique pour piano vertical faite vers
1830 par le père du donateur. Elle porte l'étiquette
— 330 —
inatEvrop. manuscrîte suivante ; A mon cher Fils. Micanism
Cl. IV.
pour Piano vertical lo*™ système Dieiz.
Id. 8622. Piano carré. Marque : Erard Frères,
Facteurs de Forté-Piano & Harpes duRoi^de ses metm
plaisirs et de la Cour Impériale de Russie, Rue du
Maily «•• Il et 21 à Paris 1819.
Cette inscription figure en double ; une première
fois sur la traverse au-dessus du clavier, une seconde
fois sur la table d'harmonie où elle est suivie do
n* 10473.
L'apparence du meuble est tout à fait celle d'une
table à écrire avec pupitre. Le piano lui-même est
dissimulé dans le tiroir principal. Cette pièce
curieuse et fort probablement unique, a appartenu
à François-Joseph Pétis; il paraîtrait qu'elle fut
offerte à Tillustre musicien et construite spéciale*
ment pour lui, par les célèbres facteurs français.
L'étendue est de cinq octaves et demie, du /i,
18* degré de l'échelle des sons, à Yut^ 85* degré.
Les cordes sont doubles sur toute l'étendue du
clavier ; les quinze premières cordes basses sont
en laiton filé de cuivre, les huit suivantes en
laiton, toutes les autres en acier. La mécanique est
celle dite anglaise, du système imaginé par Broad-
wooden 1780 (n* 1647). Un point à noter c'est que
les chevilles destinées à tendre les cordes sont
encore non trouées comme celles des clavecins.
Long, de la table à écrire i"97 ; larg. o*6i.
— 33" -
Ce soiiTdnir du premier Directeur du Gonsenratoire royal lMt.E«ro|>.
de musique de Bruxellesi noug remet en mémoire une jolie ^^* ^^
anecdote.
C'était en 1868.
Un tout petit garçon, l'œil brillant, mais la tournure timide
et Taspect campagnard, est présenté au Conservatoire par son
père, pour y être inscrit en qualité d'élôye.
Ils sont reçus sous le porche par Hais, le concierge de
joyeuse mémoire. Le cerbère, les mains dans les poches» le
chapeau renversé sur la nuque, les lunettes sur le front, toise
dédaigneusement le bonhomme
« Non, c'est inutile, dit-il^ au bout d'un instant, nous ne
voulons pas pareil petit paysan au Conservatoire. »
L'enfant baisse la tète et se met à pleurer. Mais le père,
homme de décision^ demande une audience A Fétis.
L'illustre Maître les reçoit aussitôt dans son cabinet de
travail et consent è examiner lui-môme le petit candidat.
u Tenez, mon petit ami, lui dit-il, mettes-vous là èmon piano
et faites-moi entendre quelque chose. »
Hélas \ le clavier était beaueoap trop élevé, les bras de
l'enfant y arrivaient è peine, la position était impossible.
Le Maître, avec sa bonté habituelle, va A sa bibliothèque,
entasse sur la chaise volume sur volume, et le pianiste en
' herbe trouve enfin une position convenable.
O prodige I l'enveloppe villageoise cachait une belle &me
d'artiste. Au bout de quelques mesures, le Maître arrête l'en-
fant^ l'embrasse, prononce non-seulement son admission
comme élève, mais lui prédit un brillant avenir.
La prophétie s'est réalisée.
Deux témoins subsistent encore de cette mémorable séance :
le piano, objet de cette notice, et \q *^ petit paysan * devenu
Edgar Tinel, le Maître qui préside actuellement aux desti-
nées du (îonservatoire royal le Bruxelles.
Id. 2628. Mécanique de piano. Don de M. J. C. i
Dietz. Elle est faite également par le père du dona-
teur pour un piano vertical.
— 33» —
intt Europ. BELGIQUE. 2624. Piano-tabU Don de M. Gustave
Cl IV.
Vermeersch. Table carrée en acajou, dont la sur-
face extérieure est ornée de marqueterie. La planche
formant la table glisse à droite et à gauche dans des
rainures et, en la repoussant, on découvre un piano
carré dont le clavier se trouve sur le devant. La
mécanique rappelle un peu celle dite viennoise (voir
le n* 1634). Elle ne laisse pas voir de traces d'étouf-
foirs. C'est fort probablement l'œuvre d'un fabricant
de meubles n'ayant de la facture des pianos que des
notions très élémentaires. Aucune marque de fabri-
cation ne révèle le nom de ce fantaisiste.
Haut, de la table o>»8o ; long, (dans le sens du
clavier) o«"97 ; larg. c^So.
COLLECTION SNOECK
Cette très précieuse collection, presque exclusive-
ment composée d'instruments belges et néerlandais,
a été formée par notre éminent musicologue, feu
César Snoeck, de Renaix. "Elle représente le fruit
d'un très long travail, d'eflForts persévérants et consi-
dérables; c'est à juste titre que son fondateur y
attachait une très grande importance.Cette collection
formant à elle seule un musée important et complet
reconstitue en quelque sorte Thistoire de la facture
instrumentale aux Pays-Bas depuis le XVI* siècle
jusqu'à nos jours; elle a été acquise et gracieuse-
ment offerte en 1908 au Musée du Conservatoire
par Monsieur Louis Cavens, bien cdnnu pour la
protection éclairée qu'il accorde à tous les arts.
Nombreuses déjà sont les marques de bien-
veillance que nous avons reçues de ce généreux
bienfaiteur et nous sommes heureux de profiter
de la circonstance actuelle pour lui renouveler
ici le témoignage de notre très' profonde reconnais-
sance.
~ 334 -
Classe I. — Instruments autophonbs.
Branche â. — Instruments autophonbs
percutés.
Sbgtion a. — Bruyants.
c^ii. snoMk. 2626 (366)<*). Claquetie formée d'une planchette
Ci. I. de bois avec sur chacune de ses faces un fil de fer
plié en poignée qui frappe la planchette lorsque Ton
agite celle-ci. Elle ressemble à Tinstrument sicilien
n** 1938 mais ses dimensions sont plus petites.*-
Long. o"36o; larg. o*i6o.
8686 (364}. Claquetie. Construction analogue à
celle de la Matraqueta espagnole n* 2265 : trois
maillets frappent la planchette. On s'en servait
dans le Tournaisis pour remplacer, le Vendredi-
Saint, les sonnettes dans les cérémonies du culte.
— Long. 0*530 ; larg. o^aSo.
8627(388). CrécW/#. La construction ressemble
à celle du n"* 2274 ; elle mesure o"i85 de longueur
sur 0*105 de largeur.
8628 (377). Sonnette en bois. Objet de fantaisie,
(1) Les numéros entre parenthèses sont ceox que portaient lai inrtn-
ments dans le catalogue du musée Snoêck.
— 335 —
l'apparence est celle d'un ovoïde tronqué par le coii-saoeek.
milieu. -*Diam. max. o"i35 > hauteur tôt. o"235. ^* ^'
2629/2680,2631 (378, 379, 380). Trois Clarines
ou sonnettes plates en fer que Ton suspend au cou
des animaux envoyés au pâturage. Le n** 2529 est
orné d'une figure burlesque coulée en relief.
,2682,2633, 2684(381, 382,333).Trois carillons
d*église. Les calottes en cuivre ajouré, d*un diamètre
moyen de 0^200, contiennent chacune quatre timbres
métalliques avec leur battant. Le son se produit en
agitant l'appareil à l'aide de la poignée fixée à la
calotte. Ce carillon trouve son emploi dans le culte
catholique à certains moments de la messe.
2686 (384). Sonnette en bronze. Elle porte des
figurines en relief sur le vase et l'inscription
flamande Loeft Godt bovfin. — Le battant manque
et la poignée est brisée, Diam. o«09S ; haut. o*io5.
Nous empruntons à rexcellent et trôs intéressant ouvrage
rie M. Fernand Donnet « Les cloches d'Anversj les fondeurs
anversois » la dénomination des différentes parties de la
cloche en commençant par le haut :
les anses oxL bras supérieurs destinés & suspendre la cloche;
le cerceau ou calotte supérieure immédiatement sous les
anses ;
le vase ou partie quasi-cylindrique qui suit le cerveau ;
les saussures ou parties médianes ;
la gorge suit les saussures ;
la panse, ou bord, partie la plus épaisse qui reçoit les
chocB du battant et enûn la palte^ partie la plus mince au bas
de la cloche.
— 336 —
coii.snoeck. 8636 (385). Tfois greMs en bronse portant ttir
Cl I,
leur contour sphérique des figures de chevaux coulées
en relief. Leur diamètre moyen mesure respective-
ment o"i05; o"o8o; o^osS'
Sbction b, -- a intonations déterminées.
Sous section aa. — A maillets.
2637 (387). DiapasoUf^LVcc étui, ayant appartenu à
Pierre Ant. Orau, organiste et carillonneur d'Aude-
narde 1763-1839 (Voir la notice d'Ed. Van-
derstraeten dans le ir vol. de « La Musique wx
Pays-Bas » p. 299). Ce diapason est lëgèremeot
au-dessous du la de 870 v. s. actuellement en usage.
Il est accompagné de sept autres diapasons de
provenance diverse disposés sur une planchette; les
quatre premiers donnent Taccord parfait, également
au diapason normal.
— ; — |~j— *— ; les trois autres sont accordes
au fc-3
2638 (367). Xylophone (en flamand slrooiveià-
violon de paille ou stafspel=']e\i de bâton, de cannes).
Il se compose de 37 lamelles de bois de sapin
reposant sur cinq faisceaux de paille et disposées
dans le même ordre que les touches d'un piano
— 337 —
commençant par le la. L'échelle est de trois octaves co"- f «««^
chromatiques complètes, le premier la ayant pour
efifet réel ^ p . La lame la plus longue mesure
o"'382; la plus courte o"x45.
2689 (368). Sonnette. Bile est en bronze et
l'extrémité du manche représente un porc. On y lit
rinscription suivante gravée à la pointe et reproduite
exactement :
laspaer Jaspaer Nonckel F^ Jaspaer C^)
decken van de beenhovers
in t iaer 1699 ende in f iaer 17 1 1
tôt lof van den H. Anthonius en S. Vincentius,
Cette sonnette a été trouvée à Mons; elle est
malheureusement fêlée ce qui nous a empêché d'en
déterminer Tintonation. Diam. 0*1 ao, haut. o"'i75.
264tO{^6g). Sonnette en bronze de forme hémisphé-
rique. Bile provient du château de Wynendale près
d'Ypres et elle porte pour ornement un écusson
e£facé à la lime, dit le catalogue Snoeck, à la suite
d'un décret de la République française ordonnant, en
1790, la suppression des armoiries et de tous les
insignes de la noblesse et de la royauté. L'intonation
de cette sonnette est ^^-.c Son diamètre à Tou-
(1) F6 fleure, supposoas-aous, pour le mot flllus.
— 338 -
coiLBiuMek. verture inférieure mesure o"i35 ; sa haut., non
Cl. L ,
compris la poignée, est de o"H>75.
8641 (370). Sonnette en bronze. Le manche
représente deux figurines debout et adossées. Elle
porte en relief Tinscription :
Michael Burgerhuys^ M. F. 1635
lan BerentSf Werrebroeck
Intonation
haut. tôt. o"x65.
â
■p
Diam. inférieur o"o 1 3 ;
2642 (371). Sonnette en bronze. Le manche a été
remplacé par une poignée en fer forgé. Inscription :
G. Dumery, me fecit Brugis 1756 f
Intonation: ^— ! — . Diam.àrouvertureo"i65;
haut. tôt. poignée comprise, o°>235.
2643 (372). Sonnette en bronze. Le manche
représente deux anges adossés; il n*y a pas
d'inscription mais des figurines coulées en relief
sur le vase représentant Orphée charmant les ani-
— 339 —
maux. Intonation : J(_ ' Diam. à l'ouverture
O-Ogô; haut. tôt. ©""ISO. D' G. VAN DOORSBLABR,
Les van dsn Ghein fondeurs de cloches, canons^
sonnettes et mortiers^ à Matines. — Johannes a Fine
ou les van den Eynde^ fondeurs à Malines.
2544 (373). Sonnette en bronze d'origine hollan-
daise. Pas d'inscription, mais des figurines coulées
en relief représentant des anges et des animaux.
Les parois sont très minces, ce qui explique
rintonation ^--1 — relativement grave pour les
dimensions de la sonnette. Diam. à l'ouverture
o"095 ; haut. tôt. o"i30.
3545 (374). Sonnette en bronze. Inscription sur le
cerveau : Lof God van al -}- et, sur le vase, deux
écussons avec chacun sur les côtés» deux anges.
Cette jolie sonnette est malheureusement fêlée.
Diam. à l'ouverture o«o78; haut. tôt. 0*112.
2546 (375). Sonnette en bronze. Le cerveau porte
une inscription gothique (*> dont les mots sont
H) Cette inscription est incorrecte ( on lit : Deoe celle ea Cente
Annen, Sa traduction est certainement : Cette sonnette est êatnte Anne.
OnsaltquUl était d^asage de donner un nom aux cloches et parfois
aussi aux sonnettes.
Coll. SnoMk.
CI I.
— 340 —
Coll. Sooeck*
Cl.I.
séparés par des fleurons; une figure de cerf la
termine. Cette sonnette à laquelle on a adapté un
manche en bois provient de Tancienne collection
Régibo, de son vivant professeur de musique i
Renaix. Bile a appartenu à une commune flamande
qui s'en servait pour ses publications. Dans les
Flandres, de nos jours encore, les crieurs publics
s'annoncent à coups de sonnette. Intonation :
i
5:
Diam. de l'ouverture o<'i50 ; haut, sans le
manche, o"i3o.
8647 (376). Sonnette en bronze. Le cerveau porte
pour inscription : Lof God van al. Sur le vase on
voit Orphée et les animaux; le bord a été enlevé <^^
Sous- section bb, — A clavier.
2648 (361). Carillon d'étude. Il est semblable au
n^ 888 au point de vue de la construction ; comme
ce dernier son étendue est également de trois octaves
mais les premières lames donnent ^
:p=e:
ipzinw»
et ne deviennent chromatiques qu'à partir de
(1) Diaprés M. I3 D' G. Van Doorselaer, rémloent mnsiqplogne
mallnois, lia sonnettes n*' 2535, 2543, 2541, 2547 sortent des nkeliers des
Van den Ohein, les célèbres fondeurs malinoia ; 11 attribue le a* 2545 A
Johannea Van den Eynde, de la même ville.
(2) n est intéressant de reproduire ici au sujet de ces écbelles ineoia*
piétés à la basse une note de Qulrin van Blankenboxigr* masIcisB llée^
— 341 —
fa %. Les touches du pédalier agissent sur les coii saoMk.
mêmes lames que celles du clavier manuel mais son
étendue n'est que de ^--j^ à ^zzmz. Long. i«»2o;
haut. i"'29; larg. o«455.
Branche B. — Instruments autophones pinces.
SxcTiOM a. — Avic ou sans pUeire.
2648 (386). GuimbardâS (Collection de vingt) de
différentes formes et dimensions.
Branche C. — Instrumemts autophones frottés.
Section a. — Par le doigt ou Varchei,
2560. (389). Mattauphonet Nous avons expliqué
le principe de sa construction au n** 1950; L'instru-
ment qui nous occupe actuellement est celui de
Mattau lui-même. Il fut acheté à sa fille» Madame
V* van Raffelghem en 1880 et a été restauré par M.
Charles Meerens. Il se compose de 49 verres à pied
landais né en 1654 , mort en 1759. Noas l'empruntons à Texcellent ouymge
d'Ed. Tan der Straeten « T^a musique aux Pays-Boa v,
achetait en 1676. Le magristrat de Gouda me fit Thonnenr de m*employer
« à Tacquisltlon des cloches fondues par Pierre Hemony à Amsterdam.
« Je prescrlTis le Cis et le Dis à la basse quoiqu'ils n'existassent nulle part
« en Hollande. Le magistrat les adopta. Mais quand l'organiste et caril-
« lonneur de Delf t, B. Scbol, fut appelé à donner son avis, 11 demanda si
«ces honorables fonctionnaires araient acquis définitivement ces deux
« elocbes, ajoutant que, en ce cas, il opinait de les restituer arec perte».
CoU. Snœck. Q #jj
Cl. I. dont le plus grand sonne ^) j . Les verres
sont disposés dans un meuble en bois d'acajou fermé
par un couvercle que l'on enlève pour les découvrir ;
ils sont rangés dans Tordre suivant :
utjj; réjf fajf sol]f la])
ut ré mi fa sol la si ut
uttf réjt fajt soljt la);
ut ré mi fa sol la si
utJt réJt faJt soljf lajf
ut ré mi fa sol la si
fa jf sol sol )( la la )|; si
ut ut If ré réjt mi fa
Le meuble mesure i^ayo de longueur, o^S^s ^^
largeur et la hauteur .totale y compris les pieds est
de i^ogo.
(1) Nous arons dit déJA que le Hattauphone n'est qu*une Tsrlèté de
rharmonlca (T. I. 2* éd. p. 16).
Les Instruments de ce genre sont si souvent confondus avec VEuphùM
ouïe Claviçyltndre inventés par £. F. Ghladnl qu*U est utile detsirr
connaître les principes qui avalent gruldé le célèbre acoustlclen dans U
construction de ces deux Instruments.
Le eUwiçyltndre, le plus important des deux, inventé vers 1800, a
pour organes sonores une série de verges ou tlg<e< de métal de loogneon
différentes, droites ou coudées et qui entrent en vibration transvenale
par leur contact avec un cylindre tournant. Ce contact est obtenu A Vàiàt
des touches d*un clavier. Les verges ou liges cylindriques ou parallèlépl-
pédiques sont en fer, en acier, en laiton, en bronze ou en d'autres mMaai
encore, peu importe. La surface frottante du cylindre peut être en v«ff«
ou en d*autre matière. Notre terpodion n* 412 est bien cerialnemeat ua
dérivé du clavicyllndre.
Veuphone inventé vers 1780 a les organes sonorea semblables à ceu
du clavicyllndre; ils sont attachés vers le milieu de leur longiwvr
(ventre de vibration) A de petits cylindres de verre de l*épalsee«r d^aae
— 343 ~
Classe II. — Instruments a membranes.
Branche A. — Mbmbranbs pbrcutbbs.
Sbctiom a. — Bruyants.
Sous-section aa. -^ Membrane tendue sur cadre.
2661 (360). Tambour de basque. Cercle en bois cou. snoMk.
avec un second cercle de tension en laiton ; sept vis ' '.
de tension. — Diam. o"*52o; haut, o^oyo.
Sous-section ce* -^ A double membrane.
2662 (357). Le n» 357 de la coll. Snoeck
comprenait deux instruments :
2662 A. Tambour avec le fût en cuivre repoussé,
portant en relief un écusson surmonté des lettres
H.M.Q.P. et au-dessous la date de 1763. Les cercles
sont peints en bandes alternativement bleu et blanc.
— Haut. o™35o; diam. 0*3 85.
plume à écrire, de longruear uniforme, et que Pon frotte longitudinale-
ment avec les doigts mouillés d'eau. Par ce frottement les cylindres de
Terre Tibrent longitudinalement et communiquent des rlbrations trans-
rersales sonores aux yerges ou tiges auxquelles ils sont attachés. Le
clayicylindreet Teuphone sont donc des instrumentsautophones frottés, le
premier par Tintermédiaire d*un mécanisme à clayier, le second directe-
ment par les doigts. (G. F. Ghi^dnt, Beytràge zur prakiischen Aknatik
und »ar Lehre vom Inêtrumentenbau» Leipzig, Breitkopf und Hftrtel.
1821).
— 344 —
<4>ii snoMdb 2652 B. Caisse roulante ou caisse sourde, en fla-
Cl. II.
mand Roffelirommel (fr. = tambour à roulement). Ce
genre de tambour était anciennement très employé
dans les corps de musique militaire pour remplacer
les timbales (voir le n» 2281). Le fût est en bois, il
mesure 0*400 de diamètre et 0*^650 de hauteur.
2668 (358). Caisse roulante. Le fût en bois est
peint en vert avec un lion en couleur rouge d'un côté
et un écusson avec une fleur de lys de l'autre
côté. Les cercles sont peints en bandes alterna-
tivement blanches, brunes, rouges.^ Diam. o>32o;
haut. 0*690.
2664 (359). Caisse roulante. Pût en bois, les
cercles sont peints en bandes alternativement rouges,
blanches, jaunes. Le fût est peint en vert sur lequel
se détachent deux ornements, sortes d^écussons. ^
Diam. o"32o; haut. o'"730.
Branchb B. — Mbiibranbs prottébs.
2666 (365). Rommelpot. Le verbe flamand rom*
melen se traduit en français par bourdonner. L'équi-
valent français de rommelpot est donc très exacte-
ment, vase bourdonnant. Il est semblable au n* 2043
auquel il a, du reste, servi de modèle. — Diam.
o"i35 ; haut. tôt. o*i65.
- 345 -
Classe III. — Instruments a vent.
Branchb a. — Instruments a anchb.
Sbctxon a, — Anche simple, libre, avêciuyau»
Sous section bb — Tuyau conique.
2566 (saa). Trompe, Marque : Vanden Eynden coii snœck.
à Gand, Elle est en corne avec un pavillon de cuivre.
L'anche libre parait avoir été ajoutée après coup.
Dans son état actuel elle donne le
Long. 0-655.
Sbction c. -^ Anche simple, battante, avec tuyau.
Sous- section aa, — Tuyau cylindrique.
2667(266). Claririette tn fa. Marque : Tuerlinckx
Malines, plus la lettre F indiquant la tonalité^). Bois
de buis, viroles en ivoire, cinq clefs de cuivre.
2668 (292). Clarinette en mi>. Marque : Cusson à
Valencicnnes, Bois de buis, viroles en ivoire, cinq
clefs en cuivre.
(1) L^habltude de marquer la tonalité des clarinettes par les lettres
employées ea Allemagne était très répandue même en France. Ce fait
assez curieux peut s*exp]iquer par Torlgine allemande de ces instruments
t^vit, dans les premier^ temps. Ton copiait dans tous leurs détails.
-34«-
coU.siiô«ck. 2669 {2y g). Clarinette en wife. Marque : C. Sax
Bruxelles 8067. Elle est en bois recouvert d'un tube
de cuivre. Treize clefs.
? :^ iï
t=i=
wmri . - '-^-^-
S 4 6 6 T 8 9 10 II 12 IS
La clef n* la est celle qui sert à renvoyer les sons
fondamentaux à leur douzième respective ; la clef
n« 1 3 dite clef de cadence, sert au trille /|1/m •
2660 (255). ClarinetU en ut. Marque : /. B.
Willems. Quatre clefs : a ^. , j"^^rjifejz: . Le pre-
mier trou latéral dont l'ouverture produit
est percé en double, l'instrument étant fait pour
boucher les trous latéraux inférieurs par la main
droite ou par la main gauche; cette dispositioo
permet de supposer que la clef n* 2 a été ajoutée
après coup. Il est à remarquer en plus que cette clef
est plus éloignée du bec que le trou n* i ; nous avons
déjà donné la raison de cette irrégularité acoustique
— 347 —
en cataloguant la clarinette n» 919. Nous ajouterons coiusaoeeL
ici que le renflement donné au tuyau de la clarinette
à Tendroit où est percé le trou n<> i, a pour effet
d'allonger le trou latéral et d'aider ainsi à l'abais-
sement de rintonation qu'il produit, laquelle est
d'un demi-ton plus grave que celle de la clef n» 2
placée au-dessous. Il y a quelque cinquante ans ce
genre de clarinette s'appelait pittoresquement dans
nos provinces flamandes Klarinei met eksUroog
(fr. s œil de pie) dont l'équivalent français serait
clarinette avec ail de perdrix (cor).
2661 (256) Clarinette en ut. Marque : T. Boekhout
avec au-dessus une couronne à trois fleurons et
au-dessous, le lion rampant héraldique. Très bel
exemplaire de la clarinette à son origine ; bois de
prunier bruni, quatre belles et larges viroles en
ivoire, deux clefs
2662 (257). Clarinette en sib. Marque : /. P,
Lebrun. Bois de poirier bruni, quatre viroles en
=1=
ivoire, quatre clefs ^ — •-"^^^^^fe^—
9663 (258). Clarinette en la. Marque: D. Le Brnn
-348-
coiLBooerk. à BruxclUs. Boîs de buis, cinq viroles en ivoire, cinq
clefs ^^^^^.
i si i?
2664 (259). ClarinetU en stb. Marque : N. M.
Raingo^ Mons. Bois de buis sans viroles, cinq clefs
comme à la clarinette précédente.
2666 (260). Clarinette en ut. Même marque plus
la lettre C (ut). Bois de buis, cinq viroles en ivoire,
cinq clefs.
2666 (a6i). Clartnette en mtb. Même marque que
la précédente. Bois de buis, cinq viroles en ivoire,
cinq clefs.
2667 (262). Clarinette en sib.. Même marque
plus la lettre B (sfb], et construction semblable à
la précédente. Les viroles sont en corne.
2668 (263). Clarinette en sfb. Semblable à la
précédente mais les viroles sont en ivoire. Même
marque.
2669 (264). Clarinette en sib. Même facteur. Bois
de buis, six viroles en ivoire, cinq clefs en argent.
2670 (267). Clarinette en $»b. Marque : Tuer-
linckx, Matines plus la lettre B, Bois de buis, cinq
viroles en ivoire, cinq clefs.
2671 (251). ClarinetU en ut. Marque : G. A. coiuSoMck
Rotienburgh. Pièce intéressante en bois de poirier ^'" "'"
teint noir» deux clefs ^njrfejn
2672 (252). ClarineUe en sib. Même marque. Bois
de buis, deux viroles en ivoire, quatre clefs.
m
S^=5=i3^
t=|:
r^»— • La clef n* 1 est disposée pour être
31? • *
actionnée par le pouce de la main droite.
2673 (254). ClarinetU en sib. Marque : /. B.
WilUms. Instrument très intéressant; il est en buis
bruni, deux clefs
2674(271). ^eu de clarinettes. Marque : Tuerlinekx
Matines. Les instruments sont en bois de buis, cinq
viroles d*i voire, cinq clefs de cuivre; ils sont
enfermés dians un étui qui nous représente le
nécessaire au complet d'un clarinettiste d'orchestre
vers 1820. Le jeu comprend :
I* Une clarinette en ut composée de : a^ le baril;
6, le corps supérieur; c, le corps inférieur; d^ le
corps intermédiaire entre le précédent et le pavillon.
C*est lecorps intermédiaire i^abandonné aujourd'hui,
qui à cette époque, portait les clefs principales
C»U' Saotek
CI. ni.
^ 3S6 -
m
et était percé du troti latéral dont la fer-
meture par l'auriculaire droit produit les intonations
m
, Enfin la dernière pièce e, était le
pavillon. Toutes ces parties de la clarinette, le
pavillon excepté, sont marquées C indiquant la
tonalité d'ut (voir la note du n"* 2557).
2* Une clarinette en stb composée de : a, le baril :
6, le corps supérieur marqué B (sib); c, le corps
inférieur marqué B; d,lG corps intermédiaire; «» le
pavillon.
j"" Une clarinette en la composée seulement de :
a, le baril ; 6, le corps supérieur marqué A (là) et c,
le corps inférieur également marqué A ; elle se
complétait en empruntant à la clarinette en sif les
pièces d, e.
Uétui contient en plus : 6, un corps supérieur; c,
un corps inférieur pour remplacer les corps corres-
pondants de la clarinette en s^ dans le cas où il
fallait s'accorder sur un diapason plus élevé. C'est
pour cette raison qu'elles sont un peu plus courtes
que les deux pièces correspondantes de la clari-
nette en Sfb qui précède.
8676 (272). Clarinette en ut. Même marque plus
la lettre C. Bois de buis, cinq viroles en ivoire, cinq ^^ èû»tck.
. . eu III.
clefs.
2676(273). Clarinette en la. Marque : B.Stêegmans
Matines sur le corps intermédiaire et le pavillon.
Bois de buis, cinq viroles en ivoire, cinq clefs.
Les deux corps (supérieur et inférieur) portent la
marque de N. M. Raingo plus la lettre A <*>.
2577 (274). Clarinette en sîb. Mêmes marque et
construction que la clarinette précédente, le corps
supérieur porte la lettre B et cette fois le pavillon
est marqué Tuerlinckx. Sous le nom de Steegmans
se trouve une empreinte poinçonnée représentant
le disque lunaire <^).
2678 (275). Clarinette en sib. Marque : Kerkhove
(1) Les trois facteurs Steegmans, Raingo et Tuerllnckz étalent contem*
porains et leurs modèles de clarinettes semblables; ces mélanges de
pièces ne doivent pas trop nous étonner ; on y ayalt très souvent recours
à cette époque.
Steegmans, Benoit, Antoine, est né à Mallnes le 11 Juillet 1784 et y est
déeédé le 25 mal 1848. U n*étalt pas le successeur de Tuerlinckx, comme
le croyait Snoeck, mais U en étalt^ au contraire, le concurrent aehamé.
Nous devons cette rectification à Tobllgeance de H. R. Van Aerde, Térudlt
archéologue de Mallnes.
(2) On sait que les Malinols portent le joyeux sobriquet de maanbltt»-
êChers (étetgneurs de la lune). Yolcl pourquoi : Le 27 Janvier 1687 des
bourgeois rentrant à une heure avancée de la nuit remarquèrent des
nuées noires et des lueurs sinistres au sommet de la tour de Saint
Rombaut. lia crièrent au feu, répandirent Talarme et toute la ville
fut rapidement sur pied, réunissant les pompes et tous les engins néces*
salres pour combattre Télément destructeur. Lorsque l'on fut en mesure
de Tattaquer on s'aperçut.... que la lune seule éclairait Tédiflce l
Cou^ooeck. à Gand. Bois de buis, cinq viroles en ivoire, six
Cl. m.
M.
clefs, mais la sixième, celle de ^ — -t=^ a bien
certainement été ajoutée après coup.
2678 (276). Clarinette en si b. Même marque.
Bois d'ébène^ six viroles en ivoire, dix clefs.
2680 (277). Clarinette en ui. Marque : Bertrand à
Liège plus la lettre C. Bois de buis, six viroles en
ivoire^ cinq clefs en argent.
2681 (27S). Clarinette en ut. Marque : Sax facteur
du Roi à Bruxelles plus la lettre C. Bois de buis, six
viroles en ivoire, douze clefs de cuivre.
^^
5^
±
I 2 S 4 5 e 7 • 9 10 II II
La clef n^ 10 au lieu de se trouver, comme
d'habitude, à gauche de la clef n* 1 1 est placée ici à
sa droite.
2682 (281). Clarinette en sib. Même marque plus
la lettre ^. Bois de buis, six viroles en cuivre, six
clefs dont la sixième X T — paratt avoir été
ajoutée après coup.
a m.
— 353 - ,
2683 (28a). Clarinette en 5fb. Marque : Sax à coiLSnoeck.
Bruxelles. Bois de buis, cinq viroles en ivoire, treize
clefs. Une plaque en argentine porte Tinscription
suivante ; Donné par le Gouverne^ au Conservatoire
de Gand.
8684 (283). Clarinette en ut. Marque : Van Belle
à Gand plus la lettre C. Bois de buis, six viroles en
ivoire, douze clefs en cuivre.
2686 (284). Clarinette en la. Marque : Sax
facteur du Roi à Bruxelles plus la lettre B sur
le corps inférieur et sur le pavillon et la lettre A sur
le corps supérieur. Bois d'ébène, six viroles en
ivoire, douze clefs en argent dont les plaques sont
guillochées.
2686 (285). Clarinette en si b. Marque ; Bachmann
à Bruxelles plus la lettre B. Bois de buis, cinq
viroles en ivoire, treize clefs en cuivre.
2687 (a86). Clarinette en si b. Même marque
avec la lettre B. Bois de buis, cinq viroles en
ivoire, quatorze clefs, celle de ^^^^p^ est double.
Des roulettes sont fixées à l'extrémité des clefs
CoU^Suoeck.
Cl. III.
— 354 —
igl^4 '^TtMW^ actionnées par les auriculaires
pour faciliter le glissement d'une clef à Tautre.
8688 faSyJ. Clarinette en si b. Même marque
et la lettre B. Bois de buis, treize clefs en cui?rc.
La clef de ^7^T^ se trouve placée ici sous les
branches des clefs de jjt^ j JH ; elle s'ouvre à
m
Taide d'un levier actionné par Tauriculaire droit.
Bachmann avait imaginé cette disposition excep-
tionnelle pour faciliter l'occlusion de cette clef asseï
difficile à obtenir avec l'ancien système lorsqu'elle
occupait sa position habituelle.
2688 (2S8). Clarinette en sib. Marque: y. Ponfoori
à Gand. Rois de buis, cinq viroles en ivoire, treize
clefs en cuivre.
2690 (aSg). Clarinette en la. Marque : C. de Roeck
à Anvers plus la lettre A. Bois de buis, cinq viroles
en ivoire, treize clefs en cuivre.
2681 (290). Clarinette en si b non achevée. Elle
— 355 —
est attribuée à Dupré de Tournai. Boîs de buis, cinq *^ saœck.
. . cLin,
viroles en ivoire.
2682 (293). Clarinette tn si b. Marque : Cusson à
Valenciennes plus la lettre B. Bois de buis, six
viroles en ivoire, cinq clefs en cuivre.
2693 (294). Clarinette en si b. Bois de buis, six
viroles en ivoire, cinq clefs en cuivre. L'un des
corps seulement, le supérieur, est marqué : Cusson
à Valenciennes plus la lettre A • Les autres pièces
sont de Martin à Paris et portent la lettre B.
2684 (295). Clarinette en si b, avec étui. Marque :
B. Albert à Bruxelles. Bois de grenadille, quatorze
clefs en argentine ; celle de ^ I est double.
Cette clarinette a les anneaux pour le médius et
l'annulaire de la main droite ; ils remplacent la
clef de m
r-
2686 (253). Clarinette tPamour en sol. Marque 1
G. A. Rottenburgh. Bois de buis teint en brun,
baril recourbé en cuivre, six clefs
^^
Voir T. i, a* éd. page a 16 et les n*' 931 et 932.
- 336 -
Goii.&noeek. 2696 (265). Clarinette d'amour en la. Marque:
N. M. RaingOf à Mons. Bois de buis» cinq clefs en
cuivre, cinq viroles en ivoire.
2687 (369). Clarinette d'amour en ut. Marque:
TuerlinckXf Matines^ plus la lettre C. Bois de buis,
cinq viroles d*ivoire, cinq clefs en cuivre. Cette
tonalité d'ut donnée à la clarinette d*amour est
une fantaisie du facteur. C'est une pièce probable-
ment unique.
2688 (270). Clarinette d'amour en la b. Même
marque. Bois de buis; le baril du même bois quoique
courbé, est façonné au tour ; six clefs en cuivre.
Tonalité exceptionnelle.
2688 (a68) Clarinette alto en fa. Marque : Tuer-
linckx, Matines. Bois de buis bruni, cinq viroles eu
ivoire, baril courbé en bois. Treiee clefs en cuivre
4 s 3 • 6 • 7 • 9 10 II It IS
la treizième clef est celle dite de cadence. Les clefs
5, 6, 7, 8, 9 ont été ajoutées après coup.
2800 (296). Clarinette alto en mi \). Marque :
C. Mahillon^ Bruxelles. Les corps sont en buis, le
bocal (ou baril) et le pavillon en cuivre.
fc
— 357 —
2601 (aSo). Clarineiie basse en si b. Marque: Sax cou. snoMk.
à Bruxelles. Bois de buis, vingt clefs en cuivre
disposées comme celle de la clarinette basse
n* 175.
2602 (291). Clarinette basse en si b. Bile ne porte
pas de marque, mais le catalogue de la collection
Snoeck l'attribue à Dupré de Tournai. Elle est faite
sur le modèle des clarinettes basses d*Ad. Sax.
2603 (363). Collection dé becs et dé barils de
clarinettes.
2604 (362). Collection de fragments d'instru-
ments flûtes, clarinettes, etc.
Nous ne pouvons quitter les instruments à anohe battante
associée au tuyau cylindrique sans signaler une erreur qu'ii
est utile de ne pas laisser s'accréditer. Dans son excellent
ouvrage Les Facteurs dUnslruments de musique, M. GoQstant
Pierre écrit :
a La première application de l'anche battante au tuyau
conique — principe du saxophone — appartient à Desfon-
tenelles, de Llsieux (1807), ainsi que nous l'avons démontré le
premier, dans la Facture instrumentale (p. 49). M. Mahillon
en a cité un autre exemple antérieur à Sax, dans le Tenoroon
(Annuaire du Conservatoire de Bruxelles, p. 183). »
L'instrument de Desfontenelles est représenté en gravure
dans la Facture instrumentale, mais un simple coup d'oeil
suffit pour se convaincre qu'il ne s'agit pas ici d'un instrument
oetaviant, principe du tenoroon ou du saxophone, mais bien
d'une clarinette, renvoyant à leur douzième respective les
- 358 -
Coll. Sooeek soni fondamentaux fournis par le premier registre. Ce n'est
Cl iii. pas le développement coniqae de Id millimètres par mètre,
observé par M Pierre dans la clarinette de Desfontenelles, qui
permettrait de faire octavier un instrument à anche, il ne
pourrait que hausser légèrement son diapason. Certes. U
forme a pu inspirer Sax dans la création de son premier modèle
de saxophone : le pavillon relevé et le bocal cintré sur lequel
s*adapte le bec. Mais ceei est un détail sans aucune importance,
attendu que cette forme avait été réalisée bien longtemps avant
Desfontenelles dans la clarinette basse n« 939 dont la torm
a dû être autrement subjective pour Sax, à qui elle a du reste
appartenu.
SbctcOn é. — Anchê dpubh «vds iuymm.
Sous-section 56. — Anche double et tuyau conique.
8606 (236). Hautbois. Marque: B. Reich. Bois de
buis, une virole en ivoire, trois clefs m , TTrr
Le troisième et le quatrième trou latéral sontdoubles;
entièrement ouverts ils donnent respectivement
n et Çn 4t j-gii^ lorsque l'un des deux
petits trous dont ils se composent, reste fermé
(Voir le n* 177).
2606 (237). Hautbois. Marque : /. B. Willms.
Bois de buis, sans viroles» trois clefs comme celles
du n"" précédent. Le quatrième trou latéral seulement
est double.
— 359 —
2607 (asS). Hautbois. Même marque. Très coii. sweck.
beau spécimen, bien conservé, tout en ivoire.
Deux clefs en argent ^izqigii . Le quatrième trou
latéral est double.
2608 (239). Hautbois. Marque : /. H. Rotten-
burgh. Bruxelles. Bois de buis, trois clefs en cuivre;
les troisième et quatrième trous latéraux sont
doubles.
2609 (240). Hautbois. Même marque. Bois de
buis, trois viroles en ivoire, trois clefs' en argent
disposées comme au n* 2605. Le quatrième trou
latéral est double.
2610(241). Hautbois. Marque: G. A. Rotten'
burgh. Bois de buis, la disposition des clefs et des
trous est également la même que celle du n* 2605.
Les troisième et quatrième trous latéraux sont
doubles.
2611 (242). Hautbois. Marque : /. Steenbergen.
Bois de buis, même système que le précédent ; les
trois clefs sont en cuivre.
2612 (243). Hautbois. Marque iI.A. Braet. Bois
de buis bruni, même système que le précédent ; les
trois clefs sont en cuivre de même que les trois
viroles.
-36o-
coii. snotck. 2618 (244). Hautbois. Marque : Van Belle à Ganl
Cl m
Bois de buis, quatre viroles en ivoire, dix clefs.
^^,jinïr^^
La dixième clef est celle qui sert à octavier. Le bois
n'étant pas arrivé à un état de sécheresse suffisant
au moment du façonnement, afait prendre à rinstru-
ment une forme sensiblement arquée.
2614 (245). Hautbois. Marque : CarriàToumoy^^l
Bois de buis bruni, dix clefs en cuivre disposées
comme celles du hautbois précédent. Le quatrième
trou latéral est double.
2616 (246). Hautbois, Marque: J. Ponfoort, Gani,
1852. Bois de buis,^ onze clefs en cuivre ; dix sont
disposées comme celles du n"" 2613 et la onirièmeest
un second ^ j accessible à Tauriculaire gauche.
'^
2616 (247). Hautbois. Même marque avec le mille-
simedei855. Boisdebuis, treize clefs en cuivre dont
onze disposées comme celles du hautbois précédent
plus une deuxième clef à octavier et la clef munie
(1) Snoeck cite Carré comme Télève et le successeur de Dapré,
- 361 -
d'un plateau, percé d'une ouverture recouvrant le ^" snœek.
sixième trou latéral pour faciliter la production de . '
Toctave du son fondamental ^ | , et non pas
m
11 9 comme nous le fait dire une erreur typo-
graphique dans la description du n* 969.
2617 (248). Hautbois (Ebauche de). Attribué à
Dupré de Tournay.
8618 (249). HauiC'Contre de hautbois en fa.
Marque : /. H. Rottenburg. Bois de buis bruni»
bocal en cuivre^ trois clefs ; les troisième et qua-
trième trous latéraux sont doubles. Trois viroles
en cuivre.
2619 (250). Haute-contre de hautbois en fa.
Marque et constructions semblables à celle du
numéro précédent.
2620 (297). Cor anglais en fa. Marque : Les fils
de B. Schott à Anvers, Bois de buis, deux viroles en
ivoire, treize clefs en cuivre :
I 1 s 45 6 7 tS 10 II 12
plus la clef qui sert à octavier. Le quatrième trou
latéral est double. Les deux corps sont réunis par
j — 36a —
I coll. sooeck. une pièce d*ivoire intermédiaire anglée. D'après
quelques auteurs le nom de cor anglais ne serait
qu'une corruption de cor angle,
2621 fagS). Basson. Marque: Tuerlinckx à Matines,
Bois d*érable bruni» sept clefs en cuivre :
@
4 S S » 5 •
les trois premières sur la grande branche, les
trois autres sur la culasse. La septième clef, sur la
petite branche, sert à faciliter le registre aigu.
2622 (2 gg). Basson. Même marque et construction
que le précédent.
2623 (300). Basson avec étui. Mêmes marque et
construction que le n"* 2621. Une seconde petite
branche pour permettre son changement dediapasoD
accompagne.
2624 (30a). Basson, Marque : Deloosê à GanL
Bois d'érable, sept clefs en cuivre.
2626 (303). Basson. Marque : Sax, facteur durai
à Bruxelles, Bois d*érable, sept clefs.
2626 (304). Basson. Marque : Dtépré à Toumaj.
— 3*3 —
Bois d'ërable, huit clefs. La huitième clef est un c«" sao^k
^ Cl m.
redoublement de la septième.
2627. (305). BassoM octave ou FagotUno. Marque ;
Duf>râ à Tournay. Bois d*érable, sans clef, instrument
non achevé.
2628. (306). Cantrebasson en ut. Marque : Tuer»
linckx à Matines, Bois d*érable, 5 clefs en cuivre
dont trois sur la culasse ëf \ -- — .-- et deux sur
5
la grande branche tS-
^F'
2
Les clefs 2, 4, 5 sont fermées, celles marquées i, 3
sont ouvertes et produisent respectivement par leur
fermeture, les intonations <
1 s
Ce contrebasson est exactement à Toctave grave
du basson ordinaire, c'est-àdire que Teffet réel se
produit à Toctave grave de la note écrite Afin de
rapprocher Técartement assez grand qui existe entre
le groupe des trois trous latéraux de la petite
branche et couverts par les doigts de la main gauche,
et celui des trois trous latéraux que la main droite
doit couvrir à la culasse, le constructeur a intercalé
-364-
Coll. saoeck au bas de la pçtite branche un tuyau de cuivre qoi
allonge la colonne d'air en la détournant de son
parcours direct et lui fait suivre une courbe
quasi circulaire en saillie.
Snoeck dans son catalogue, attire l'attention
et non sans raison, sur ce fait intéressant pour
rhistoire de la facture instrumentale dans les
provinces belges, que déjà avant 1827, époque de sa
mort, Tuerlinckx construisait des contrebassons.
Il est plus que probable que le modèle lui aura été
fourni lors du passage en Belgique des Alliés en
1815.
Branchb B. — Instruments a bouchb.
Sbctiom a, — Bouche biseauUê.
Sous-section aa. — Bouche biseautée et tuyau ouvert.
2628 (215). F/fi/^^. Marque : Pierot. Ce flûtet a
tout à fait la forme du flageolet qui ne diffère de la
flûte douce ou flûte à bec qu'en ce que la bouche
biseautée est précédée d'un canal d'insufiSation d*ane
certaine longueur facilitant la tenue de Tinstru-
ment et divisé le plus souvent en deux parties :
Tune en bois s'appliquant directement au corps de la
flûte, Tautreà Textrémitédela précédente et formant
la pièce d*emb6uchure, généralement en corne
ou en ivoire. Le flûtet n* 2629 est en buis, son
— 3^5 —
embouchure est en corne; il est percé de six trous coU.sno«ck.
latéraux et ceux-ci étant fermés l'intonation obtenue
est à Toctave aiguë de (?U i - ,
Pierot était marchand d'iastraments à Mons vers 1850. C'est
ce qui explique la seconde marque du facteur français Thiboth-
ville Hérouard dont ce flûtet est poinçonné. Gomme nous
Pavons dit au n* 1<)44 le ilùtet sert génôralement k réducation
des oiseaux chanteurs. L'exiguïté de ces instruments est telle
que si Ton perçait les six trous latéraux sur la face antérieure
ils seraient trop rapprochés pour être reeouTerts aisément par
les doigts» c'est pourquoi Ton perce quatre trous sur la face
antérieure pour l'index et le médius de chaque main, et deux
trous sur la face postérieure où ils sont recouverts par les
pouces. Ce système de perforation latérale est aussi suivi
pour les flageolets qui sont généralement de petite taille.
5M80 (214). Flûiei. Marque : Reich. Il est en
buis et ressemble pour le surplus au n^ 1044, Sa
tonalité est à la tierce mineure aiguë du flûtet pré-
cédent.
JîeSl (216) Flageolet. Marque : N. M. Raingo.
Type usuel de ce genre d'instrument. Il est en bois
de buis, quatre viroles et embouchure en corne.
Les six trous latéraux étant fermés on obtient la
note que le doigté ordinaire du flageolet appelle
:2 et comme l'intonation ainsi produite
Ctll Snteck
— 366 —
Cl iii. a pour effet réel g: I , le flageolet type est
véritablement en soL
2682 (217). Flageolet. Marque : C. MahiUon,
Bruxelles. Il est en bois de grenadille, viroles en
argentine et cinq clefs du même métal. C*est un
type exceptionnellement construit en ui. La note
écrite ?u | tous les trous latéraux étant fermés,
a pour effet réel
^
S633 (218). Flûte douce ou à bec en soi. Marque :
Dupri à Tournay. Bile est en grenadille, le biseau
du bec est en ivoire de même que deux viroles.
Deux clefs en argent gk i~ . Les trous la-
1^
téraux sont exceptionnellement disposés comme
ceux du flageolet c'est-à-dire quatre sur la face
antérieure 'et deux sur la face postérieure. Les six
trous latéraux étant fermés Tintonation obtenue est
celle que Ton note ^ | ; pour le doigté de
— on ferme la clef n* i. L'effet réel se
produit à la quinte aiguë.
— 367 —
2634 (ai g). Flûtet. Marque : Rosar à Charleroi. ooii. snœck.
Bois de grenadille, embouchure et deux viroles en
ivoire, six trous latéraux : quatre sur, la face
antérieure, deux sur la face postérieure. Les trous
latéraux étant bouchés on obtient l'intonation écrite
dont 1 effet réel est ^— i — . Rosar, ex-
chef de musique de l'armée, était établi marchand
d'instruments à Charleroi.
8636 (220). Flageolet en nifb- Marque : F.
Verhasselt Bruxelles. Bois de buis, trois viroles et
Tembouchure en corne. Son intonation est à la
tierce majeure grave du flageolet type n"" 2631.
2686(22 1). Deux flageolets. Marque : F. Verhasselt
Bruxelles. Bois de buis, quatre clefs en cuivre :
E?^
Ufic
Même tonalité que le n"" 2634.
2637. (222). Flageolet double. Marque : F.Verhas*
selt Bruxelles. Il est en bois de buis avec deux viroles
en ivoire et cinq clefs en argent. Il est presque
semblable au flageolet double n<» 2344 et nous
supposons que, comme ce dernier, il est de Bain-
bridge. Verhasselt du reste ne fabriquait que des
harmoniums.
— 3^8 —
coii.sa«eek. 2638. (224). FlûU d'accords ou flûte harmonique.
Marque : /• P. Le Brun. Construction semblable i
celle du n« 444. Elle est en buis et l'ouverture
successive des trous latéraux produit les intonations
suivantes :
^^^
^L
2639. (225) Flûte d'accords. Marque : /. P. Le
Brun. Bois d'ébène; elle est semblable au n* 444.
Long. tôt. o"38.
2640. (226). Flûte d'accords. Même marque. En
bois de buis. Elle est semblable au n* 1048.
2641. (227). Flûte d'accords. Même marque. Bois
d'ébène, une clef en argent. Intonations :
Od. I 9S4B67
I I • J
■frrrt^
2642. (228). Deux hautes-contre de flûte douce.
Marque : B. Reich. Elles sont en buis exactement
semblables et de même tonalité que le n* 435.
— 3^9 —
2648. (229). Deux tailles de flûte douce. Marque : coii. snoeck.
/. H. Rottenburgh. Bois de poirier bruni, exactement
semblable et de belle conservation. Leur tonalité
est celle de la flûte n* 437.
TroiB générations de Rottenburgh exercèrent l'art du facteur
d'instruments à Bruxelles d'après Snoeck : O. A. Rottenburgh
Téeut de 1643 à 1720; I. H. Rottenburgh, de 1673 à 1756 et enfin
a. A. Rottenburgh de 1709 à 1790.
12644 (230). Taille de flûte douce. Marque, con-
struction et tonalité semblables aux précédentes.
2646 (23 1). Taille de flûte douce. Sans marque.
En bois de poirier avec deux viroles d*ivoire et cinq
clefs en argent qui nous paraissent avoir été appli-
quées après coup à une époque relativement récente
^ a » 4 5
Teffet réel est à la tierce mineure aiguë ; Tinte-
nation la plus grave obtenue par la fermeture
des huit trous latéraux s^écrit ^1== et sonne
de même que les trois flûtes cataloguées
sous les deux numéros précédents.
2646 (232). Flûte douce basset. Sans marque.
En bois de poirier d'une seule pièce grossièrement
— 370 —
c«ii. sooMk. façonnée au tour. Sept trous latéraux plus une clef
ouverte qui fonctionne comme presque tous les
instruments de ce genre et de cette taille sous
un cylindre de bois, percé de petits trous, pour
préserver le mouvement de la clef. Cette flûte a
appartenu à Tabbaye ou à la commune d'Benaeme.
Tous les trous latéraux et la clef étant fermés l'into-
nation produite est le ^^ . L'effet réel est
donc à la tierce mineure grave de la note écrite.
La tonalité ordinaire de la. flûte douce basset est
celle de fa. Long. tôt. o"7oo.
2847 (233). FliiU douée basse. Sans marque.
Construction analogue à celle de la flûte précédeDte.
Mime provenance. Sa tonalité est à la quinte grave
de la précédente. Long. tôt. i'"o85.
2848 (234). Deux fiûtes douées bassets. Le canal
d*insufflation est ici un tuyau en cuivre ou bocal ter-
miné par une embouchure en corne. Une clef non
recouverte par un cylindre de bois donne l'intonation
correspondant i la note écrite fk — p- et dont
l'effet réel est m — r— 4 équivalent au ton de
chapelle, fa. L'un de ces instruments est en boit
— 371 —
de poirier, Tautre en bois de prunier ; ce dernier coU. snoeck.
est poinçonné trois fois d'un chiffre que nous
croyons formé des lettres G, A, B, surmontées
d'une couronne. Long. tôt. o''935.
2648 (167). Deux Galoubets. Marque : Vcrhasseli
Bruxelles. Ils sont en ébène avec une embouchure
et une virole en ivoire. Mêmes construction et into-
nation que le n* 190. Long. tôt. 0*315.
2660 (208). Taille de flûte douce. Marque : 3^. B.
Destuyver à Gand. Bois de buis, trois viroles et le
bec en corne. Construction moderne. La tonalité est
exactement en fa comme Tétaient généralement en
France les tailles de flûte douce. La tonalité de mi\j
constatée aux n""" 2643, 2644 et 2645, de mime
qu'aux n*" 436, 437 et 438 provient de ce que ces
derniers instruments étaient construits à l'ancien
ton de chapelle.
Soa8*8ection bb, — Toyan fermé.
2661 (22^)» Syringe polycalame ou Flûte de Pan.
Instrument exceptionnellement construit en tuyaux
à bouche biseautée. Ces tuyaux au nombre de six
sont en grès, bouchés et, conséquemment, résonnent
en bourdons. Intonations approximatives notées
deux octaves au-dessous de Teffet réel:
— 372 —
Coll. Snoeck.
^^* Section b( — BwcheUUèràU.
Sou8-8ectioQ oa. — Tayaa ouvert.
S662 (164) Fifre en ri. Marque : Dupti à
Tournay. En bois d*ébène et d'une pièce. Unecief,
celle de ^ , |— et appliquée pour un instrumentiste
pg^et
jouant avec la main gauche sous la main droite. Voir
au sujet de la tonalité des flûtes traversières les
n~ 1060 et 1062. La lettre E sous le nom indiquait
la tonalité de mi ; elle était donc véritablement ri.
8658 (165). Fifre en ré. Même marque, même
lettre. Bois de buis» d'une pièce, deux viroles en
cuivre, sans clef.
2654 (166). Fifre en mi b. Sans marque. Bois de
buis et sans clef.
2666 (168). Petite flûU en ré b. Marque : N. Af.
Raingo, Bois de buis bruni, quatre viroles en ivoire,
une clef.
2666 (169). Petite flûte en ut. Même marque. Bots
d'ébène, quatre viroles en ivoire. Une clef en argent
sur la patte (le corps) inférieure ; celle-ci porte la
marque de Deloose.
— 373 —
8667 ( 1 73)- P^^i^ fl^^ «n sol Marque : Tuerlinckx «•« snoeck.
Cl* lli«
Malines. Bois de buis, quatre viroles en corne, une
clef. Comparée au diapason actuel, la tonalité est
trop basse d*un demi-ton; la lettre A indiquait la
tonalité de la pour la note écrite ré.
2668 (i8o). PeUte flûte en rlb. Marque : Steeg-
mansMalines. Bois d'ébène, quatre viroles en ivoire,
une clef en argent.
2669 (196). Petite flûte en si\î. Attribuée par
Snoeck à Deloose (de Gand, sans doute). Bois de buis
teint noir, trois viroles en cuivre, une clef. La tona-
lité est probablement celle d'ut à Tancien ton de
chapelle.
2660 (207). Fifre en ri. Marque : Kerkkove à
Gand. Bois de buis, deux viroles en cuivre, sans
clef.
2661 (172). Petite flûte en fa^ Marque : Tuerlinckx
Malines f plus la lettre G. Bois de buis, trois viroles
en ivoire, une clef fonctionnant entre deux protubé-
rances laissées sur le bois. La lettre G sous le nom
indique que la tonalité recherchée était sol pour la
note écrite ri.
2662 (182). PetiUjlùU en ré b. Marque : Dupri à
Tournay. Bois d'ébène^ quatre viroles en ivoire, une
clef en argent.
— 374 —
coii.Booaek. 8668 (i86). PetiU flûte en sol. Marque : WilUms.
Elle est en bois bruni, trois viroles en ivoire, ane
clef d'argent fonctionnant comme il est dît au n*
266 1.
2664 (187). Petite flûte mut. Marque : WïlUm.
Bois d*ébène, quatre viroles en ivoire, une clef en
argent.
2666 (192). PetiU flûte en ut. Marque : 7. P.
Le Brun. Bois de prunier, cinq viroles en ivoire, une
clef en argent fonctionnant entre deux protubéran*
ces. Comparé avec l'étalon actuel, le diapason est
trop bas de tout un demi -ton.
2666 (194). Petite flûte en mi b. Marque : Carri à
Tournay. Bois de grenadille, viroles et quatre clefs
en argentine
2667 (197). Flûte tierce en mi)l. Marque : Sax,
facteur du Roi à Bruxelles. Bois d*ébène, cinq viro-
les en ivoire, quatre clefs en argent disposées comme
celles du n* précédent.
2668 (170). Flûte en ut. Marque : N. M. Raingo
à Mans. Bois de buis, cinq viroles en ivoire, une
clef en argent.
— 375 —
S669 (t70* Pià^ en ut. Même marque. Sem- cou.sBOMir.
blable à la précédente, ^^ "'•
2670 (174.) Flûtâ tierce en mi b. Marque : Tuer-
linckx, Malines. Bois de buis, viroles en os, une clef.
Le premier corps porte les lettres ES (mi b).
2671 (175). Flûte en ut. Même marque. Bois de
buis, cinq viroles en ivoire, une clef en argent.
£672 (176). FMte en ut. Même marque. Bois
d'ébène, cinq viroles en ivoire, deux clefs d'argent :
^ I |— . La première est ouverte et, dans cet
; en la fermant on obtient Vutjj^.
2678 (177). Flûte en ut. Même marque. Bois
d'ébène, cinq viroles en ivoire, quatre clefs en
argent fonctionnant entre des protubérances laissées
sur le bois lors du façonnement au tour :
i^^fes
2674 (178). Flûte en ut. Même marque. Bois
d'ébène. Six viroles en ivoire, coulisse (communé-
ment appelée pompe) d*accord dans la tête, sept clefs
— 37^ —
Coll. saoeek. en argent fonctionnant entre des protubëranes com-
me celles du modèle précédent :
C'est le système dit à patte d*ut, construit d'après
le système de Potter, de Londres, c'est-à-dire que les
clefs, fonctionnant également entre des protubéran-
ces laissées sur le bois, ont des tampons en métal,
sortes de soupapes destinées à obturer les troas
latéraux garnis eux-mêmes de cercles métalliques
(v. Catal., t. I. 2« édit., p. 256).
2676 (179). Grande flùU en sol. Même marque.
Bel exemplaire en bois d'ébène, cinq viroles en
ivoire, une clef en argent. La tonalité est exactement
à la quarte grave de la flûte ordinaire en ui. Le
diapason est un demi-ton au-dessous de Tétalon
actuel (la = 870 v. s.).
Nous a^ons va (Cotai., t. Il» 2« édit., p. 309) que deax fac-
teurs da nom de Tuerlinckx, le père et le fila» ont excereè leur
art à Malines. Il est regrettable que tous deux aieot adopté U
môme marque de fabrique, ce qui ne permet pas de différencier
à coup sûr 1^8 produits de Tun et de l'autre. Il est de noiorlétè
toutefois que la fabrique du père Tuerlinckx était de beaaeoap
la plus importante et qu'on y construisait tous les genres d'ia-
struments à vent, tant en bois qu'en cuivre. Nous avons Ta
qu'il s'était même occupé de la fabrication du contrebassoo
(v. no 3629). Le nombre des instruments sortis de ses ateliers
— 377 -
est considérable et bien certainement Taerlinckx a le droit coll. Snoeck.
d'occaper une des toutes premières places dans Thistoire de ^ ''^*
la facture en Belgique. Tuerlinckz pore traTaillait malheureu-
sement dans une petite ville et & une époque très tourmentée. '
Son nom est presque oublié aujourd'hui et nous considérons
comme un devoir de le • rappeler en lui rendant un légitime
hommage.
2676 (i8i). Flûie en ul. Marque : Sieegmans
Malines, avec au-dessus la représentation de la
lune. Bois d'ébène, cinq viroles en ivoire, cinq clefs
en argent basculant entre des protubérances :
:L
icrit
è
-P-
S6T7 (198). Flûie en ui avec étui. Marque : Sax
à Bruxelles. Bois de grenadille, cinq viroles en
argent, cinq clefs du même métal donnant les
mêmes intonations qu'à Tinstrument précédent
2678 (199)* Flûie en ui^ avec étui. Marque :
Sax fadeur du roi à Bruxelles. Instrument de
luxe en ébène, six viroles en argent, coulisse d'ac-
cord dans le corps d'embouchure, huit clefs en
argent :
■f 8f *7 4 , e 7 •
- 378 —
Coll. snoeck. C'cst Ic systèmc appelé communément à patte
f d*ut. Celle-ci peut se remplacer par une seconde
I .patte^ dite patte de ré^ qui accompagne et qui n'est
I munie que d*une clef, la troisième.
Ces pattes se désignaient ainsi parce qu'elles
I indiquaient la limite au grave de la flûte. Toutes les
plaques des clefs sont guillochées et étaient ornées
de pierres fines qui ont malheureusement été arra-
chées. On sait que dans le second quart du XVII?
siècle, le jeu des instruments à vent, et particulière
ment de la flûte, était très en honneur dans la haute
bourgeoisie.
2679 (200). Flùie en ni. Marque : /. H. Rotien-
burgh. Construite au ton ancien de chapelle, cette
flûte accuse la tonalité de si b au diapason actuel.
Elle est en buis bruni, avec cinq viroles en ivoire et
une clef en cuivre.
2680(20 1). Flûte en ut. Même marque. Très
jolie flûte en bois de buis bruni, cinq viroles en
ivoire, une clef en cuivre.
2681 (202). Flûte en ut. Même marque. Bois
d'ébène, quatre viroles en argent, une clef du même
métal.
2682 (203). Flûte en ut. Marque :G. A. RotUn-
— 379 —
burgh. Bois de buis, cinq viroles en ivoire, quatre *^";^°J**^'
clefs en are
Cl. m.
rgent:p_j^£^^
2683 (204). Flûte en ut. Même marque.
Bois de buis bruni, deux viroles en ivoire, une clef
en cuivre.
2684 (205). Flûte en ut. Marque: F. V. D. Maat
(Van der Maat sans doute), avec, au-dessous, un lion
rampant. Bois de buis, cinq viroles en ivoire, une
clef en argent.
2686 (206). Flûte en ut, avec étui. Marque :
Duval, Maastricht. Bois débène, coulisse d'accord
dans le corps d'embouchure, six viroles en ivoire,
quatre clefs en argent . ^t — l""""^'^'"''^ • Les clefs
fonctionnent comme il est dit au n* 1078.
La clef n* i seule est munie du tampon ordinaire
en cuir, l'obturation des trois autres trous se fait à
l'aide de soupapes métalliques.
2686 (183). Flûte en ut, avec étui. Marque:
Dupre à Tournay, surmontée d'une lyre. Boisd'ébène
avec coulisse d'accord dans la tête (corps d'em-
— 38o —
^''^c^îT'^' bouchnre), six viroles en ivoire, quatre clefs en
argent.
2687 (184). Flûle d'amour en la. Marque : Dupri
à Tountay^ 1811, Bois de buis, quatre clefs en
cuivre : 7k j^"n~g=j^#^ . Comparée au diapason
normal actuel, celte flûte est en la b.
2688 (185). FlùUtn ut, avec étui. M6me mar-
que. Bois d*ébène, coulisse d'accord dans le corps
d*embouchure, six viroles en ivoire, cinq clefs en
argent :
2680 (188). Flûtâ en ni. Marque : /. B. Wilhm.
Très bel instrument en bois de buis bruni garni de
cinq grosses viroles en ivoire, une clef en argent.
2680 (189). Flûte tn ut. Même marque. Bois de
buis bruni, cinq viroles en ivoire, une clef.
2681 (190)* P^^^ ^^ ^^' Marque:/. WilUm.
Elle est pour le surplus semblable à la précédente.
2692 (191). Flûte en ut. Marque : /. B. Willem.
Bois de buis, une clef basculant entre deux protu-
CI m.
-381 -
bérances. Cette flûte, construite sans doute au vieux c^' Snotck.
ton de chapelle, accuse actuellement la tonalité de
si\>.
2683 (193). Flûte en ut. Marque : D. Le Brun à
Bruxelles, Bois d'ébène, cinq viroles en ivoire,
quatre clefs en argent fonctionnant comme celles de
la flûte précédente.
2684 (195). Flûte en ut. Marque : Carré à Teurnay.
Bois de grenadille^ quatre violes et cinq clefs on argen-
tine.
8696 (2 10). Flûte basse en mi |7. Marque : H. Vits^
plus un écusson imprimé au fer. Pièce très inté-
ressante ; elle est faite en deux corps et sa longueur
atteint o'"97o. Pas de clef.
2696 (209]. Grande flûte en fa, Msitque : Cuvil-
lier aîné à S^ Orner, Elle est en bois de poirier avec
cinq viroles en corne et une clef en cuivre. Son
diapason, indiqué par un G pour Tintonation du riy
est, comparé à Tétalon actuel, trop bas d'un demi-
ton.
2697 (au). Canne- flûte en ut. Maïque illisible,
Gand est encore apparent. Elle est en bois de buis,
en deux pièces assemblées par un tenon et une
embotture, une clef découpée dans Tépaisseur de
la paroi du tuyau.
Cl III
— 38a —
coii.snocck. 2698 (212). Canne-flûte en ui. Marque : Du^i à
Tournay. Bois d'ébène, pommeau en ivoire avec un
anneau en argent. Une clef découpée dans l^épais-
seur de la paroi du tuyau.
2699 (213). Canne-flùie en ut. Même marque.
Celle-ci est en bois de buis d'une pièce, avec uo
pommeau en ivoire et une clef entaillée comme à
la précédente.
2700 (166). Fifre en mib. Sans marque. Abso*
lument semblable au n» 2654, avec lequel il était
renseigné dans la catalogue Snoeck.
Branche C. — Instruments polyphones,
A RÉSEkVOiR d'air.
Sbgtion d. ~ Réservoir d'air et à tuyaux,
2701 (307). Cornemuse. Un chalumeau à anche
double et deux bourdons avec anche battante pren-
nent le vent sur l'outre alimentée elle-même par
un tuyau d'insufflation.
Le chalumeau est percé de huit trous latéraux,
dont l'ouverture successive produit les intonations :
$
EEfE*
P^^^
Le grand bourdon donne ; ^^tj , le petit
Le grand bourdon repose sur l'épaule du
cornemuseur.
- 383 -
2702 (soS). Cornemuse, Elle est semblable à la coil snoock.
précédente, mais le chalumeau est accordé à la ^^"^'
tierce mineure aiguë de celle-ci. Les deux bourdons
donnent actuellement
^i-
Section c. — Réservoir d'air, tuyaux et clavier.
2708 (394). Orgue de régale (fl. = Bibelorgel).
Sans marque. L'instrument a le format d*un gros
livre, d'une bible. En ouvrant le pseudo-volume, on
aperçoit d'abord les soufflets cunéiformes, un de
chaque côté, qui alimentent le réservoir d'air ; puis
le clavier, avec le sommier renfermant les petits
tuyaux chacun avec son anche battante. Le sommier
s'applique à l'aide de tenons sur des ouvertures
laissées sur les côtés du réservoir d'air et l'instru-
ment est prêt à fonctionner. L*étendue du clavier
est de quatre octaves, de
8«>
Ce genre d'orgue de régale est devenu rarissime
et c'est bien certainement l'un des plus précieuses
pièces de la collection. La première octave est
courte, Vut Jf manque (voir la note du n** 2548).
L'instrument fermé mesure : longueur, o",432 ;
largeur, on»,332 ; épaisseur, o«, 176.
- 3^4 --
Coll. ènoeck^ Il est tttlle dd remarquer que dans les orgues de rftgale, U
Cl. ai- loagaeur des tuyaux n*e8t pas eu rapport arec le diapasoa dei
anches. Comme nous Tavons déj& signalé au n« 1180, eei
tuyaux agissent en simples résonateurs atténuant le timbre
âpre et nasiUari dd Tanche et abaissant son diapason dtu
une certaine mesure.
2704 (39<2). Orgue positif ou orgue de chambre.
Sans marque. L*instrument a la forme d'une table ;
le meuble est en chêne. Clavier de quatre octaves et
deux notes chromatiques de ut à ré ; cinq registres,
trois à droite du clavier et deux à gauche. Deux
soufflets alimentent le réservoir d'air et fonction-
nent à l'aide de deux tirasses placées au côté droit.
Le premier registre, au-dessous à gauche, est
un jeu de flûte, c*est un quatre pieds en bourdon ;
les quinze premiers tuyaux, de (S— J^^gT Pj sont
en bois ; les dix tuyaux suivants, de
'îj sont en métal, les vingt-six suivants, de
H au dernier ri^ sont en métal et à cheminée.
Le deuxième registre au-dessus, à gauche, est un
prestant de deux pieds ouverts commençant consé-
quemment à
' ^.
; les cinq premiers tuyaux
sont en bois, les quarante-six autres en métal.
- 385 -
Le troisième registre (au-dessus à droite) est une cou.saoeck
fourniture de tierce ; c*est un demi-jeu, commençant
au troisième ri b du clavier ; les vingt-six tuyaux
dont il se compose sont en métal et ouverts ; le
tuyau le plus long sonne, fo^^=^ et tous, par con-
séquent, donnent la tierce majeure aiguë de la note
que représente la touche du clavier.
Le quatrième registre (à droite, au-dessus du
précédent) est un super octave; les cinquante-et-un
tuyaux sont en métal et ouverts ; ils commencent
par fe^îH d'un pied.
tJ
Le cinquième registre (à droite au-dessus du pré-
cédent) se divise en deux parties ou deux demi-jeux.
La première partie est également un super octave^
il commence au premier ut du clavier et s'étend
jusque et y compris le troisième. Les vingt-cinq
tuyaux sont en métal et ouverts, le tuyau le plus
long donne ^ : d*un demi-pied. La seconde
partie du même registre est unt fourniture de quinte,
il commence comme le troisième registre au
troisième ri b du clavier et le tuyau le plus long
— 386 -
c*Il. Saeeek. I^H
Cl III. iz
sonne
"^ Les vingt'Six tuyaux dont se
compose le demi-jeu, sont en métal et ouverts et
donnent donc la quinte aigu6 de la note représentée
par la touche du clavier. Il est à remarquer que cet
orgue est accordé un ton plus bas que le diapason
de 870 V. s., notre étalon actuel.
Long. i"os5 ; larg. o'»630 ; haut. i"»030.
Saction /. — Réservoir à^air et tuyaux, à mouvinuni automéUiqus.
2706 (390). SerinetU, Marque : S. F. de PotUr
facteur de serinettes à St Nicolas, païs de Waes.
Botte en chêne, un jeu, neuf airs, dix tuyaux en
métal dont les trois premiers sont fermés, les sept
autres ouverts :
lia
r5=ï.-
zt
^é^MM=^
l'effet est à l'octave aiguë. Long. 0*28 ; haut.
o"i45 ; larg. o^'aos.
2706 (391). Serinette-pionne. Même marque.
Douze airs, deux jeux (voir le n* 462) ; le premier
est un bourdon en métal composé de quatorze tuyaux
dont nous notons les intonations à l'octave inférieure
- 387 —
:^z^:
3=e:«»=M?
:t=t
rf^=t:
■Mz» r » r-^
:t=i=t
^
7 t 9 It 11 12 13
Le deuxième jeu se compose d'un même nombre de
tuyaux, également en métal et ouverts, accordés à
l'octave aiguë du jeu précédent. Long. o"44 ; haut.
o»i55 ; larg. o»23.
2707 (393). Orgue à manivelle ou orgue de
Barbarie. Marque: Louis Fretin à Osiende, l'an 1823
(voir page 55 T. i - a* éd.). Le meuble a la forme
d'un pupitre. Il est accompagné d'une boîte conte-
nant cinq cylindres de rechange. L'instrument est
muni de trois registres qui mettent en action trois
rangs de dix-huit tuyaux chacun.
Premier registre : Tous les tuyaux sont des bour-
dons. Le premier est en bois, disposé sur le fond de
rinstrument, tous les autres sont en métal.
Intonations :
ty^T-^— — — — .-gzzrferti-^nH^
pÉE
^ffff
Â?êEt
4 1 3 4 5 6 7 S 940III31314I5I617IS
Deuxième registre : Les tuyaux sont accordés à
l'octave aiguë des précédents ; le premier, couché
également sur le fond, est en bois et ouvert ; les
huit suivants sont des bourdons en métal ; les neuf
derniers sont en métal et ouverts.
C«ll.Sooeek.
Cl. ni.
— 388 —
^**'^j^j*«*'''- Troisième registre : Les tuyaux sont à l'octave
aiguë des tuyaux du deuxième registre. Le premier
est un bourdon en métal, les dix-sept suivants sont
en métal et ouverts. Long. o«, 590 ; haut, devant,
<^"'» 535 ; haut, derrière, o*, 760 ; larg. o«, 315.
Branchb D. — Instruments a bmbouchurb.
Sbctcoh a. — Insirumenti à embouchure, simpies ou naturelt-
2708 (309). Trompette en /a. Marque : C. Dt
Vasier à Bruxelles. Elle est accompagnée de deux
corps de rechange, mib et ui^ et de son embouchure
(voir la note p. 273. T. 1,2* édit.).
Johann, Eârnst Altenburg» dont nous ayons déjà cité le
remarquable oavrage^nous apporte quelques points intéressant
rhiatoire de la trompette. A Tépoque où il écrivait, U fio
du XYlir* siècle, le bagage d'un virtuose concertiste se eon-
posait de troif^i instruments :
lo Une 'trompette, en sol, dite anglaise ;
iif' Une trompette, en fa, dite française ;
8* Une trompette, en ré, dite allemande.
La trompette en sol ponvait al>order la tonalité de U en se
servant de la sourdine que Ton introduisait dans le pavillon ce
qui avait pour effet do hausser le diapason de tout un ton. Da
chargement de timbre résultant de cette curieuse pratique
l'auteur ne dit mot (
La trompette en fa^ se transposait en mi ou en ml |^ à l'aide
de corps de rechange.
La trompette en re employait également des corps de rechange
— 389 —
pour jouer en ul on en il |? grave. Mais parfois cette Cou.soœck
trsisiàme trompette se construisait directemenf en mi b. Dans <^ iu-
les deux cas lorsqu'il voulait éviter IVmploi de longs corps de
rechange', l'instrumentiste se munissait d'une quatrième trorn*
pette eorstruite en si^ grave.
Il est certain que les trompettes & tonalité uiiique sont
au point de vue de la résonance harmonique, bien supérieures
aux trompettes employant de nombreux corps de rechange
comme on le pratiquait encore généralement vers le milieu du
XI X« siècle et quelquefois encore de nos jours ! Lorsque le
diapason manquait d'exactitude on se servait pour le régler
soit de courtes rallonges intercalées entre l'embouchure rt
l'instrument, soit en entourant la qucue^de Tembouchure d'une
bando de papier qui permettait de l'enfoncer à différents degrés
de profondeur. Ces moyens quoique bien primitifs et peu recom-
mandables ne sont pas tout-&-fait oubliés de nos jours! La
routine jette do si profondes racines que ni le temps ni les
progrès les plus marquants ne parviennent pas toujours à les
extirper complèleinent.
2709 (310). Trompette tTifnib» Marque: C. Mahil-
Ion, Bruxelles, Elle est en bois^ pour démontrer que
la matière dont sont confectionnés les tuyaux n'a
aucune influence sur le timbre (voir le n« 57 2j.
2710 [i\\). Trompette demi-lune en ré. Même
marque. Reproduction du n* 1184.
2711 (31a). Trompette en ré. Même marque.
Reproduction d'une trompette du XVII® siècle, con-
fit-riiît^ nmir un nrwf^.trt^ hf.ot'nrîniip
struite pour un cortège historique
Coll. Snoeck.
Cl. III
— 390 —
2712 (315). Quatre irompettes de parade en mi\>.
Marque : Ad. Sax, Breveté à Paris, F'*"'' de la M' •
Mil" de l'Empereur, Trompettes d'un modèle excep-
tionnely droit dans tout son parcours, mais ramenant
le tube sur lui-même en le contournant en forme de
boucle à chaque extrémité ; elles furent spéciale-
ment construites sur le modèle de celles de
Tescadron des Cent gardes de Napoléon III^ pour le
château de Wynendaele, dont elles portent la repré-
sentation sur une plaque estampée en cuivre rouge,
avec la date de 1862.
Monsieur Jules Mathieu^ grand amateur de musique, proprié-
taire du chatoau, subventionnait à grands frais im corps à*
musique très important organisé parmi les jeunes gens da tîI-
lage. C'est à lui qu'ont appartenu les trompettes en question.
2718 (314). Deux trompettes QTi ut. Marque: L.
Moeremans, breveté, fournisseur de Varmée et des con-
servatoires^ Gand. Elles sont droites et leur diapason
est à l'octave aiguë de la trompette type en ut (Voir
T.l. 2« édit. p. 278).
2714. (315) Deux Lituus. Sans marque. Snocck
les attribue à L. Moeremans, de Gand. Ce sont des
reproductions approximatives du n° 621.
2716 (316). Detix trompettes en mi b. Même
marque que les n*»' 27 13. La forme nous rappelle celle
Cl. III.
— aci-
de Tancienne trompette représentée par Virdung, ^•Jî;^";**''
avec les trois branches ployées en S très allongé.
2716 (323). Clairon en ré. Marque : Tuerlinckx
à Matines. Tuyau ployé en demi-cercle ; il ressem-
ble au n^ 2419. Snoeck croyait, non sans raison, que
cet instrument avait été fabriqué d'après un modèle
apporté en Belgique parles Alliés vers 1815.
*
2717 (324). Cor d' harmonie f cor simple ou cor à
main. C^est la variété dite cor d*invention^ à cause
de la coulisse d*accord adaptée vers le milieu de la
colonne d'air (voir T. i. 2* édit., p. 60). Il est de
/. F. De Bâcher y de Gand. Il est muni des dix corps
de rechange intercalés sur le parcours du tuyau à
Taide de la coulisse. L'intérieur du pavillon est la-
qué en rouge avec, sur le bord, une guirlande d*orne«
ments dorés ; cet enjolivement du pavillon du cor
d'harmonie était d'un usage presque général en Bel-
gique et en France, vers la première moitié du
XVIII» siècle.
2718 (325). Cor d'harmonie en sib avec étui.
Marque : F. van Engelen à Lierre ^ province d'Anvers.
Construction semblable à celle du cor précédent,
dix corps de rechange par la coulisse et une coulisse
d'accord supplémentaire.
- 39« —
Coll. sndeck. 2719 (327). Cof d'harmofite en sib. Marque
Cl III.
Fuit par C. Dévaster fils à Bruxelles. Même modèle et
corps de rechange que le précédent.
2720 (339)* Cor omnitonique en st b. Sans marque,
mais il est bien certainement de Sax (voir le n« 206).
9721 (330). Cor omnitonique en si b. Marque:
L. Embach et C% Amsterdam. Pièce remarquable
dont |a construction est basée sur le principe du cor
omnitonique de Sax. Les allongements successifs de
la colonne d'air pour passer d'un ton à un autre, se
font par Tintermédiaire d'un gros cylindre surmonté
d*un disque indiquant les tonalités recherchées. On
obtient ainsi successivement les tons de sib, /a, sol^
fa, mi, mi b, réy ut, si b. L'intérieur du pavillon est
laqué rouge avec une guirlande dorée, représentant
des instruments de musique.
Louis Embaeh, qui travaillait sous la raison floeiale L.
Embaoh et O^., a mérité par les travaux qui smt restés de loi,
d'occuper une place très distinguée parmi les facteurs d'inslra-
ments de musique néerlandais. Nous le trouvons parmi les
exposants qui ont pris part ft Texposition nationale de Bruxel-
les en 18S0.
2722 ^355). Luur danois en la. Marque: C. Ma-
hillon^ Bruxelles. Reproduction fantaisiste en cuivre
de la trompe antique en bronze» n^ 11 56. Cet
nstrument a servi dans la cavalcade historique de
1880.
— 393 —
2728 (340) • Deux Buccines en ui. Même marque coii.saoedr.
que pour les n** 2713: Moeremans à Gand. Ces instru-
ments rappellent la forme de l'ancienne bucina
romaine fvoir n» 464)9 mais leur pavillon est terminé
par une tète de serpent.
Cette ornemeatatlon bizarre est p3stéri6are à l'époque
romaine. Elle eut du succès, car cette tôto de serpent unit, à la
suite de cet usage, par prendre le nom de tôte de buccin, rappe-
lant ainsi le nom de l'instrument auquel elle fui primitivement
appliquée. On sait que le buccin n'est pas un serpent, mais la
coquille d'un mollusque qui fut fort probablement, avec la cor-
ne^ l'un des premiers instruments à. embouchure. Le trombone
dont le pavillon se terminait par une tète de serpent était
aussi désigné sous le nom de buccin (voir le n<>315).
Sbction b. — Instruments à embouchure^ chromatiques,
à ouvertures latérales»
Sous-section aa, — A trous latéraux avec ou tans clefs.
2724 (364). Serpent. Attribué à Dupré à Tournai.
Construction semblable à celle du n"" 209 : deux
coquilles réunies» collées par leur bord et revêtues
de cuir. -Le contour toutefois s*écarte complètement
de la forme classique du serpent. Il devait, dans
Tesprit de l'auteur, faciliter le maniement. Trois
clefs en cuivre.
2726 (331). Serpent. Sans marque. Pièce inté-
ressante^ échappée de l'incendie du théâtre royal de
J
— 394 —
«!<»";. sj««k- la Monnaie en 1854 ; elle servait d'accessoire, de
CI. 111»
décor sans doute, car les trous latéraux ont été
bouchés.
2726 (332). Basson russe. Sans marque. Instm-
ment de grosses proportions, trouvé au grenier d*ane
société d'harmonie. Trois clefs. Le pavillon est
laqué à l'intérieur avec une guirlande dorée (voir
le n* 210).
2727 (333). Basson russe. Marque : Van Belle
à Gand. Bois d'érable moucheté, quatre clefs en
cuivre. Il provient de Téglise de Loochristy.
2728 (334). Basson russe. Marque : Dupré à
Tourttay, Bois d'érable, quatre clefs en cuivre. L'in-
térieur du pavillon est laqué en rouge et est orné
sur les bords d'une guirlande dorée.
2728 (335). Basson russe. Marque: Jacques Prin-
temps à Lille. Bois d'érable, trois clefs en cuivre.
2730 (336). Basson russe. Marque: Jean H.
Bonne à Gand. Bois d*érable, trois clefs en cuivre;
on lit, sur la virole de la culasse : L, de Cusier^ le
nom du propriétaire sans doute.
2781 (337). Basson russe. Sans marque, mais
bien certainement de Tuerlinck, de Malines. Pièce
intéressante, en /a, de tr^s larges proportions et à U
— 395 ~
:ierce mineure inférieure du basson russe ordinaire, <^»"- sno^k.
. • , Cl. III.
ort probablement en si \> au diapason ancien (^>.
Sois d'érable, trois clefs en cuivre : la première
>uverte, les deux autres fermées. ^^îE5E^^^
^T'r
Long, totale, de Textrémité de la culasse à celle de
.'embouchure, i*i85.
2782 (3oi). Basson russe. Marque : Jean H. Bonne
i Gand. Bois d'érable, quatre clefs en cuivre.
2788 {s^7),Tuba'Dupré<^K Marque : Dupré à Tour-
tai (voir le n* 1054). Instrument presque semblable
lu n« 2452, dont il ne diffère que par de légères modi-
îcations aux clefs, lesquelles sont au nombre de six :
a première est ouverte, tandis qu^au n* 2452 elle
!st fermée. Cette disposition avait pour but d'amé-
iorer la sonorité produite par Touverture des
Lutres clefs. Le fonctionnement de cette clef se fait
)ar le pouce gauche. Les cinq autres clefs sont
ermées et elles sont disposées pour fonctionner :
la deuxième, par l'auriculaire gauche ;
la troisième, par l'index gauche ;
(1) En supposant la tonalité de ai 7, Teffet ré«l est à la seconde
ajeure grave de la note écrite.
(2) G*e8tl6 nom donné à l'instrument par le facteur. Voir le catalogue
) l'Exposition nationale de 1830»
-396-
c#u saotek. la quatrième, par Tindex droit ;
la cinquième, par le même doigt ;
la sixième, par l'auriculaire droit.
S734 (348). Tuba. Mêmes marque et construction
que le précédent.
2786 (349]. Tiéba. Idem. Pièce inachevée.
8786 (350). Tuba. Mêmes marque et coostructioo
que le n« 2733.
2787(351) Tuba Idem.
s 3U8- faction 66. — A clef«, sans troaa latéram librai.
2788 (317). Cor à clefs en 5t b. Avec étui.
Marque : Fait par C. Dévaster à Bruxelles. Bel
instrument en chrysocal (alliage de cuivre et de
zinc, de couleur d*or ; appelé aussi pour cette raison»
Similor et très à la mode pour ce genre d'instru-
ments dans la première moitié du XIX* siècle). Six
ciefs en argentine à plaques ciselées (voir T. I. a'
édit., p. 300).
2789 (318). Car à clefs en ut Marque : Par Ver-
hoeven à Lierre. Sept clefs. Cet instrument a appar-
tenu au Conservatoire royal de Gand; il en porte
rinscription.
2740 (319). Cor à clefs en sib. Marque : F. D.
Van den Eynden à Malines. Six clefs.
- 397 —
2741 (320). Cor à clefs en si'b. Marque : C. Sax Coii. 8iio#ck.
CI. m.
i Bruxelles 1835. Sept clefs à plaques guillochées.
2742 (321). Cor à clefs en si b. Marque : F. Van
Bngelen à Lierre, province d Anvers. Six clefs.
2748 (341). Ophicleïde en sïb. Très jolie pièce
Faite par C. Dévaster à Bruxelles. Les clefs, au nom-
bre de neuf, sont guillochées (voir T. I. 2* édit., p.
300). Les initiales du propriétaire, A. W., sont
gravées sur une plaque ronde qui porte aussi le
10m du facteur ; cette plaque a pour bordure des
notes de musique.
2744 (344). Ophicléide alto en nti b. Marque :
F. Van Engelen à Lierre^ province d* Anvers. Le corps
je l'instrument est en cuivre rouge ; les clefs, au
nombre de neuf, sont en argentine.
2746 (34a). Ophicléide en sf b. Marque : Fait par
C. Dévaster à Matines, avec, au-dessous, les initiales
A. W. X. Le corps est en chrysocal; les clefs, au
aombre de neuf, sont en argentine et guillochées.
2746 (343). Ophicléide en sib. Marque: F. jf.
Van Engelen à Lierre, province d'Anvers, Le corps
sst en chrysocal ; les clefs, au nombre de dix, sont
en argentine. Un bord en argentine gravé orne
le pavillon.
^ 39* —
coiLfiooeek. 2747 (346). OphicUtde en s»b. Marque : Murm
' * à Anvers. Neuf clefs.
2748 (345). Ophiclétde en stb. Marque : F. J^.
Fan Engelen à Lierre. Neuf clefs et un bord en
argentine au pavillon.
Section c. •— Insiruments à embouchure, chromaiiqun^
à longueurs variables.
Som-section aa, — A coaltsie.
2748 (339). Buccin en si}}. Marque : Tteerlinckx
à Malines. Trombone à tête de serpent (voir le n*
2733).
2760 (338). Buccin en sit?. Mêmes marque et
construction que le n* précédent,
2761 (353). Trombone en si b. Avec étui. Marque :
Par Verhoeven à Lierre. Le pavillon est replié sur
lui-même, avec son ouverture en arrière (voir les
no* 214 et 1262).
Soiif*tectioa 66. — A pittont.
2762 (326). Cor à deux pistons en sib. Marque :
Déifias à Bruxelles. Le pavillon, au lieu d*être replié
comme il est d'usage ordinaire, vers le bras droit
de l'exécutant, prend une direction verticale. Ce
système excluait la possibilité des sons bouchés
(voir T. I. 2* édit. p. 270).
— 399 —
Le premier piston allonge la colonne d'air d'un ton, le second CoU. SomcIê.
piston^ d'un demi-ton. Une note intéressante sur les origines du ^*' ^^'
cor & pistons se troure dans la Rewéâ musicale de Fétis, ^ année»
1838, p. 153.
2763 (328). Cor à deux pistons en sib. Marque :
Alphonse Saxfils et Cie à Bruxelles. Système dépistons
à colonne d*air conique, par Brevet d'invention. Ces
pistons sont plutôt des cylindres (voir T. i. a*édit.
p. 191) dont la rotation est obtenue par le mouve-
ment rectiligne de deux tiges verticales.
2764 (352). Trombone à trois pistons en sib.
Marque : (\D) {^Van den) Eynden à Matines (voir T. 1 •
2* édit. p. 282). La branche du pavillon a reçu une
courbure concave qui s'ajuste au cou de l'exécutant.
2766 (356). Collection d'embouchures à bassin^
en argent, en ivoire et en cuivre.
Classe IV. — Instruments a cordes.
Branche A. — Cordbs prottébs.
Sbction a, •— Cordes frottées par rarchet (i).
2766 (i). Pochette. Marque : Henrick Willems tôt
Ghendt 1679. Etiquette imprimée. La forme est celle
(1) Dans la description des iostruments à cordes frottées par l*archet,
noua avons utilisé en grande partie les reoseignements donnés dans le
catalogue de sa collection par Témlnent musicologue G. Snoeck.
— 4^0 —
coii.snoe«k. du febec, le dos est penta^^onal. Le cheviller se
termine par une tête de non, marque caracténsti*
que, dit Snoeck, de la facture de ce luthier. Les pans
du dos, la touche et le cordier sont encadrés d'un
filet d'ébène. Le cordier et la touche en bois jaune
sont ornés en plus de rosettes en verroterie (voir le
n« 232). Long. 0*405.
2767 (a). PocheiU. Marque : Faict à Ypre (Ypres)
par Guillaume de Poilly 1672. Etiquette manuscrite.
Même forme. La tète est une petit volute, les côtes
du dos pentagonal sont légèrement cannelées. Long.
0™420.
2768 (3). Pochette. Marque : Matthys Ho/mans
tôt Aniwerpen. Etiquette imprimée. Même forme
avec le dos pentagonal. Long. o"4io.
8768 (4). Pochette. Même étiquette. Même forme.
Le cheviller est terminé par un motif sculpté repré-
sentant une tête de nègre. Il est en ébène» de même
que le dos. Long. 0*410.
2760 (5). Pochette. Marque : Hendrick ^acobs in
Amsterdam 17... Etiquette imprimée. Même forme;
le cheviller est terminé par une sculpture représen-
tant une tête de femme. Long. 0*390.
2761 (6). Pochette. Marque : ^an de Maseneer tôt
Brussel. Etiquette imprimée. Même forme. Long.
o»4i5.
- 4dt -
2762 (7). Pochette. Etiquette manuscrite : Béer- c^iusacek
^' ' * Cl. IV
naeriSches^ Brugge 1650. Forme bateau, le cheviller
est terminé par une sculpture en tète d'oiseau.
Long. o«430.
2763 (8). Pochette. Marque : ^an de Béer in
Amsterdam. Etiquette imprimée. Forme rebec, dos
pentagonal à côtes. Le cheviller est orné d'une
sculpture représentant une tète de cheval. Long.
o'"490.
2764 (9). Pochette. Etiquette manuscrite : Gaspar
Borbon toi Brussel 1686. Forme de fantaisie très
jolie, avec les bords festonnés. Long. o°'485.
2766 (10). Pochette. Etiquette manuscrite. Fait
à Tournaypar Amand Houzé^ 1824. Forme de violon.
Le cheviller est terminé par une rosette garnie de
pierres. Long» 0*4 10.
2766 (11). Pochette. Sans marque. Forme de
contrebasse. Long. o"305.
2767 (12). Petit violon. Attribué à Willetns de
Gand. Pièce de fantaisie taillée en forme de viole ;
le cheviller se termine par une tète de femme
sculptée. Long. o°>49o (voir Etude biographique et
or gano graphique sur les Willems, luthiers gantois
du XVII* Siècle, par Ed. Vander Straeten et César
Snoeck, Gand. Ad. Hoste 1896).
— 4^a —
Col. snofck. 2768(26). Violon. Sms marque. Bel instra-
Cl. IV ^ ' ^
ment attribué par Snoeck à Hendrick Willems, de
Qand. D*après un usage malheureusement très
répandu et très peu recommandable, il porte une
fausse étiquette, celle de Nicolas Amaii.
2769 (27). Violon. Marque : Hendrick WiUems
toi Gend, i743* Etiquette manuscrite. Forme très
élégante. Le dos et les éclisses sont en noyer.
2770 (28). Violon. Du même luthier, avec la
date de 17 12. Etiquette imprimée.
2771 (29). Violon. Du même ; sans étiquette.
L*instrument a été reverni.
2772 (30). Violon. Du même. Marque: Hendrickx
Willems toi Ghendi 17 15. Etiquette manuscrite.
2778 (31). Violon. Etiquette imprimée: N. F.
VuUlaumCy luthier du Conservatoire royal de musique
' de Bruxelles, Van 1864. Très joli instrument.
Nicolas Yuillaume était le frôre de Jean-Baptiste Yaillaiiflie,
le célôbre luthier de Paris Les deux frères étaient nés à Mire-
court (Vosges).
2774(32). Violon. Etiquette imprimée! Gaspar
Borbon tôt Brusset i6^y ; les deux derniers chiffres
sont presque effacés.
2776 (33), Violon. Même auteur, c'est une copie
de Gasparo da Salo^ de Brescia, et il en porte une
— 403 —
étiquette manuscrite (voir le n* 141 5). Doubles filets ^^^' ^'^^^
et dessins en filets sur le dos de la caisse sonore.
2776 (34). Violon. Du même auteur, avec une
étiquette imprimée où le nom est écrit Bourbon. Il
est daté de 1701. Malheureusement, la table d'har-
monie manque. Le manche a été renouvelé.
2777 (35). Violon, Etiquette imprimée : Peeter
Borlonj toi Aniwerpen 1653. Petit patron ; le vernis
de la table a disparu, celui du dos est jaune clair.
2778 (36), Violon. Marque : Egidius Snoeck, tôt
Brussel, 1764. Vernis rouge brun sur le dos et les
éclisses ; celui de la table est beaucoup plus pâle.
2779 (37). Violon. Etiquette imprimée : Bgi-
diusSnoeckjà Bruxelles 1727. Vernis rouge brun.
2780 (38). Violon. Sans marque. Snoeck, dans
son catalogue, l'attribue à Marcus Snoeck, vers 1740
(voir le n" 1368).
2781 (39). Violon. Etiquette manuscrite, dont
il restt Boussu 1750 (probablement Benoit Joseph).
Très bel instrument, avec la volute caractéristique
du maître. Cet Instrument se trouve dans son état
primitif avec le vieux manche et le vieux cordier.
Boussu a daté des instruments d'Btterbeek et de
Bruxelles.
- 4^4 -
c»ii.8no«ck. 2782 (40) Violon. Du même maître. Les voûtes
de la caisse de résonance sont très prononcées ; la
volute n'est pas de Boussu. L'étiquette manuscrite
porte : B. J. Boussu à Eiierbeecke pris de Bruxelles,
le 20 S*»*® 1753 »• 36.
2783 (41). Violon. Beau spécimen du même
maître. Etiquette manuscrite: B. J, Boussu à EiUr-
beecke contre Bruxelles le 11 février 1753 »• 37.
2784 (42]. Violon, Du même maître. Etiquette
imprimée : Benoit Joseph Boussu, maitre luthier à
Bruxelles 1753. Vernis jaune pâle.
2786 (43]. Violon. Du même mattre, mais sans
étiquette.
2786 (44). Violon. Etiquette imprimée : Jan de
Maseneer tôt BrusseL
2787(45). Violon. Etiquette imprimée: P. Boom
me fecil Bruxellis^ anno 1779.
2768 (46). Violon, Etiquette manuscrite : André
Augustin Chevry, luthier à Bruxelles i84o. Double
filet, vernis rouge brun. La table et le fond sont
très plats.
2789 (47). Violon. Marque : Joannes Batista
Vander Slagh Meulen tôt Aniwerpen. La facture rap-
pelle celle de Stainer, gorges prononcées, étiquette
imprimée.
— 405 —
2790 (48). Violon. Du même maître. Même éti- coiusnoick.
quette imprimée.
2781 (49). Violon. Attribué par Snoeck à
Matthys Hofmans d'Anvers vers 1670. Belle
lutherie, style italien» vernis rouge foncé. Cet habile
luthier travaillait encore au commencement du
XVIII» siècle (voir le n« 1355).
8792 (50). Violon, Etiquette imprimée : Matthys
Hofmans tôt Antwerpcn 1665.
2793 (51). Violon. Du même maître. Etiquette
imprimée, sans date ; l'authenticité de la volute est
douteuse.
2794(52). Violon. Etiquette manuscrite : 3^oom
Willems toi Ghendi 1659. La volute n*est pas du
mattre. Une étiquette imprimée indique que ce
violon fut réparé par J. F. Van Hese, à Gand, en
1834.
2796 (53). Violon. Petit modèle du même maître,
également daté de 1659. LMtiquette manuscrite est
malheureusement devenue complètement illisible.
2796 (54). Violon. Etiquette imprimée : J.
Renaudin à Gand, 1753 (voir la note du n* 233 ; la
date 1753 rend notre première supposition peu pro-
bable).
— 4^6 —
coa sooeck, 2797 (55), Violon. Attribué par Snoeck à Van-
hese, Gand, 1820.
2798 (56). Violon. Etiquette manuscrite : fait à
Tournaypar Ambroise JDe Comble, 1756. Vernis rouge
caractéristique du maître ; bords épais, filets min-
ces (voir n«» 135a, 1353 et 1354)-
8799 (57). Violon, Même étiquette manuscrite
que le n*" précédent avec la date de 176 1. L'instru-
ment a des dimensions moindres, le vernis est plus
brun, le bois moins bien choisi.
Snoeok suppose que le premier luthier de ce nom, élève de
Stradivari, était mort en 1761 et que ce sont des èlôves qui
ont achevé l'instrument. Il se peut, d'après les renseigncmeats
que nous ayons pu recaelllir de notre edtè et que nous ayons
consignés dans la note du n^ 1854, que cet instrnment ait été
achevé par celui des trois luthiers de ee nom qui signait
Ambroise Décomble et qui travaillait vers 1761. L'éeriture de
l'étiquette du n» 2799 ne ressemble pas à celle du n» 2798.
2800 (58), Violon. Etiquette imprimée : H$n-
drick Jacobs mefrcii in Amsterdam 1697. Bel instru-
ment de ce maître qui passait pour Tun des plus
habiles imitateurs d*Âmati. Les filets, au lieu d'être
en ébène comme d'ordinaire, sont en baleine. Une
deuxième étiquette imprimée nous apprend que ce
violon fut réparé par C. F. Darche.
2801 (59). Violon. Etiquette manuscrite : fohan-
nés Cuypers fecit s^Hagâf 1790. Ce luthier est cité
- 407 — .
avec raison parmi les plus habiles des Pays-Bas. cou.snoeck.
Ses instruments sont très estimés. I^^a volute est
caractéristique ; les voûtes de la caisse sonore sont
très prononcées.
dSOd (60). Violon. Etiquette imprimée: Hên^
drick Aerminck me/ecittot Leyden A. 1681. Cette
facture a de Tanalogie avec celle de Willems, de
Gand. Les / ont été malheureusement recoupées.
2808 [61). Violon. Même auteur. Même étiquette
imprimée avec la date de 1736. La facture de ce
violon ne ressemble pas à celle du précédent. Le dos
a de Tanalogie avec ceux de Cuypers. La ressem-
blance de rétiquette et la différence des dates et de
facture, nous permettent de supposer que l'auteur
de cet instrument était le fils du luthier précédent.
S804 (62). Violon, Etiquette imprimée: fait par
C. F. Darche luthier Bruxelles 1854 n« 57. C'est un
essai de ce très habile luthier ; genre de violon qu'il
appelait à mentonnière ; il y a à cet effet un double
mouvement dansTéclisse inférieure qui facilite Tap-
pui contre Tépaule.
2806 (63). Violon. Du même auteur. C'est une
variété de instrument précédent à double menton-
nière. Il porte le n* 58 et la date de i85^.
— 4^8 —
cou.sooMk. 2806 (64). Violon. Du même auteur, avec
Cl IV
rétiquette imprimée : n* 66 Carolus Claudius Darchc
fedt Bruxellis anno Domini 1855.
2807 (65). Violon. Du même auteur, avec la
date de 1854 et le n* 38. C'est également un violon
de grand format avec la tète sculptée. La lutherie de
cet auteur était estimée.
2808 (66) Violon. Marque : Fccit par Berger à
Gand 1823. Lutherie ordinaire; gorges très pronon*
cées. Le luthier a signé son œuvre sur le fond da
violon.
2808 (67). Violon. Attribué par Snoeck i
J. Sohet, luthier à Liège. Lutherie ordinaire.
2810 (68). Etiquette imprimée : H. J. De Lan-
noy à Bruxelles 1791. Vernis foncé ; les épaissears
du fond et de la table sont très fortes.
2811 (69). Violon. Marque : H, J. Delanncy
dans le Bourgendale à Bruxelles 1730. Lutherie assez
lourde. La comparaison des dates et la facture dif-
férente de ces deux derniers instruments permet de
supposer qu'ils ne sont pas du même mattre. Il s'agit
probablement du père et du fils.
— 4^9 -
2812. (70). Violon. Etiquette imprimée, mais coiLSnoeck.
presqu'illisibie ; il reste cependant : J. ^. De Lannoy
dessus lacomin.,... a i753« Ce violon se distin-
gue par rétroitesse de sa caisse sonore ; les/ sont
très minces.
LutgendoriT (Geigen wid Lauiênmaeher) cite un luthier,
N. J. De Lannoy, Lille, 1740-1775 qui habitait en 1747 Petite
place, au dessus des halles^ et plus tard, Dessus les ponts
de Cominês. Cet auteur se trompe; il s'agit bien de J. J. De
Lannoy. Voir le n* 2884.
2818. (71). Violon. Marque: J. J. De Lannoy,
au vieuxfsLubourg à Lille, 1740. Belle lutherie, à voû-
tes très élevées ; les / sont longues et étroites. Le
bois de la table est bien choisi. Une étiquette à
l'intérieur indique qu*il fut réparé en 1826 par un
luthier presque de même nom : L. Delannoy à Lille,
2814. (72). Violon. Etiquette imprimée : F. J.
Wilmet à Anvers 1774. Lutherie intéressante; voû-
tes et gorges très prononcées.
2815. (73). Violon. Etiquette imprimée : «• 5
Laureniius Josephus De Ligne fecii Anlverpia 1749.
2816. (74). Violon. Il est attribué par Snoeck à
L. J* De Ligne, d'Anvers, quoiqu'il porte l'étiquette
de Stainer. Les gorges sont très prononcées ; la
volute primitive a été remplacée.
— 410 —
^ci' w**" 2817. (7 s). Violon. Etiquette imprimée: Johannet
Vander Linden toi Antwerpen 17.. Lutherie ressem-
blant à celle de Klots. Les éclisses sont peu élevées,
les/ étroites et allongées. La volute a également été
remplacée.
2818. (76). Violon. Etiquette manuscrite : Toi
Aniwerpen by Laureniius Somers 1781. Haut d'éclis-
ses et de voûtes» avec les/ très inclinées, ce violon
date, dit Snoeck, de l'époque de la décadence de la
facture anversoise.
8818. (77). Violon. Etiquette imprimée : Alexan-
dre XhineumonU luthier en Pécheurue^ n* 1408 à
Liège, 181 1. Facture médiocre, instrument de grand
modèle.
2880. (78). Violon. Etiquette imprimée : P. Fos-
gien, Liège, année 1840. Lutherie soignée.
2821. (79). Violon Etiquette manuscrite: Joanis
Fran [ci$cus ?) Fonce, Montensis fecit anno 1751.
Cette étiquette recouvre une autre inscription
manuscrite sur le fond où Ton peut déchiffrer encore
Halloy 1758. Lutherie très ordinaire.
2822. (80). Violon. Etiquette manuscrite : Fai/
par J.J.Depelchin^ Tournay 175$. Lutherie très
ordinaire.
— 411 —
2823. (8i). Violon. Marque : A. Gambon feeii à coii sno^^k.
Maestrichi i8a8.
28M. (Sa). Violon sabot. La caisse sonore est '
un sabot sur lequel on a cloué une planchette ser-
vant de table d'harmonie. Quatre cordes.
2826. (83). Violon-vessie. Cette pièce rustique
comme la précédente, a été construite par un ama-
teur d*après un instrument représenté sur une
caricature publiée en 1848. La vessie remplace la
caisse sonore et elle repose sur une planchette décou-
pée en forme de violon.
2826. (84). Violon en cuivre. Attribué par Snoeck
à Rens, de Gouda, 1860. Simple objet de curiosité.
2887. (85). Violon en cuivre. Semblable au précé-
dent, même facteur.
2828. (86). Alio. Snoeck Tattribue à Hendrick
Willems, deGand, vers 1660. Bel instrument, grand
format, jolie table d'harmonie ; le cheviller se ter-
mine par une tète de lion ; vernis jaune, clair, trans-
parent. Une seconde étiquette manuscrite indique
que l'instrument fut réparé par F. Ondereet, rue des
Semeurs n^ 60^ Gand.
2829. (87). Alto. Etiquette imprimée : Hendrick
Willms tôt Ghcndt. Facture très apparentée à la
— 4ti —
c«ii,8«*.ek. précédente. Porte la date assez illisible de 1656. Le
'* " cheviller est terminé par une tète de lion.
2830. (88). Alto. Du même auteur. Lutherie
remarquable, comme les deux spécimens précédents.
2831. (90). illto. Etiquette manuscrite, presque
illisible: j^ooris Willems loi Ghendi i6i6. Grand
format, voûtes très élevées. Une seconde étiquette
imprimée indique une réparation par N. P. Vuil-
laume en 1859.
2882. (91). Alto, Etiquette manuscrite: Johannes
Cuypers, feciis*Hage 1763. Format ordinaire, vernis
rouge. Cet instrument n'a subi aucune transforma-
tion ; il a conservé la touche courte de cette époque
à laquelle on ne démanchait guère.
2883. (92). Alto. Du même maître. Beau spéci-
men, daté de 1761. Etiquette imprimée.
2834. (93). Alto. Etiquette manuscrite : Johan-
tics Cuypers, fecit s'Hage 1 809 {mtatis sua 80). Très
bel exemplaire que le maître fit à Tâge de 80 ans.
Comme le n« 2832, il n*areçu heureusement aucune
des transformations exigées par les artistes contem-
porains pour satisfaire à la technique de notre
épo<}ue.
2835. (94). Alto. Attribué par Snoeck à J. H. ^^,^»^*^
Rottenburgh, de Bruxelles^ vers 1753. Style alle-
mand, tète de lion sculptée; la caisse sonore est
sans filets.
£886. (65). Alto. Etiquette imprimée : Gaspar
Borbon tôt BrusselUs 1692. Beau modèle de grand
format ; la touche et le cordier en bois blanc sont
incrustés de filets en bois d*ébène.
2887. (96). Alto. Etiquette manuscrite : P.Boon,
Bruxelles^ \^^6. Petit patron; coupe carrée peu
gracieuse.
2888. (97). il/to. Etiquette imprimée :HtfMficfi5
Josephus de Lannay^ BruxsUensis 1777. Format
moyen.
2888. (98). Alto. Etiquette Imprimée : y. De
Lannoy, dans le Boutgendale à Bruxelles 1771.
Format moyen.
2840. (99). i4//o. Attribué au même auteur. Très
grand format.
2841. (100). Alto. Etiquette manuscrite : Hya-
cinthus Lorret dit Janrot, à Gand^ 1766. Format
moyen.
2842. (101). Alto. Même auteur, même date,
même patron.
Coll. dnteck. 2843. (102). Alto. Etiquette ifaanuscrite : Fait
CI IV
par Ambroise De Comble, Tournay 1785. Bel instra-
ment en parfait état de conservation.
2844. {103). Alto. Etiquette manuscrite : Gerar-
din, maître lutter, pris de la comédie italienne à
Paris... 1772. Le reste est illisible. Une seconde
étiquette imprimée indique qu*il fut réparé par
Thomar lutier à Verviers.
2846. (104). Alto. Attribué par Snoeck à
Hendrick Jacobs d'Amsterdam vers 1670. Beau
spécimen de ce maître ; voûtes très prononcées.
2846. (105). i4/to. Attribué par Snoeck à Matthys
Hofmans, d'Anvers. Bel instrument, jolie volute;
il a malheureusement été recoupé. C. P. Darche
annonce par une étiquette, qu'il le répara en 1857.
2847. (106). Alto. Etiquette imprimée ; Matthys
Hofmans van Antwerpen 1691. Instrument de grand
format, vernis]brun-noir difiFérent du vernis ordinaire
de ce lutliier. Snoeck croyait l'étiquette apocriphe et
il attribue l'instrument à Borbon.
2848. (107). Alto. Snoeck l'attribue à Matthys
Hofmans, vers 1650; instrument établi d'après un
vieux patron.
2848. (108). Alto. Il est de C. Darche à Bruxelles.
Instrument non encore verni.
2860. (loo). Alto. Du même maître. Le cheviller CouSnoeclc
. . , . Cl IV
se termine par une tète d homme.
S861. (iio). Alto. Même mattre. Instrument
neuf. Tète sculptée comme celle du précédent nu-
méro.
986S. (i 1 1). Alto. Même maître, date 1853, n^ôy.
Bel instrument, grand format.
2863. (112). Tinor de violon. Etiquette imprimée :
Egidius Snocck lot Brussêl 1714. Instrument en
excellent état de conservation. Il s'accordait à
l'octave inférieure du violon ordinaire :
W.
E£
r
8864. (113). Ténor de violon. Par C. F. Darche
à Bruxelles, vers 1860. Copie du précédent instru-
ment.
2866. (114). Violoncelle. Snoeck l'attribue à
Heyndrick Willems, de Gand. Bel instrument, d'un
élégant modèle, table d^harmonie bien choisie. Le
.dos est en boit de tilleul; les éclisses, le manche et
la tête sont en noyer.
2866. (1x5). Violoncelle. Etiquette imprimée :
Gaspar Borbon tôt Brussel^ 1670. Instrument forte-
toii finotck ment réparé et recoupé. Les bords de la table ont
Cl. IV. *^ '^
été doublés presque partout. La tète a été remplacée.
•s.
2867. (ii6). Violoncelle. Etiquette imprimée :
Gaspar Borbon M Brussel 167 1 . Instrument de grand
format ; le dos près des échancrures porte des
dessins filetés. L'ancienne touche et les chevilles
primitives ont été conservées; une tète d'ange sculp-
tée a remplacé la volute.
2868. (117]. Violoncelle. Etiquette manuscrite :
Marcus Snoech iotBru$sel 1 7a 1 . Instrument de grand
format.
8868. (fi8). Violoncelle. Même mattre. 1731.
Instrument de petit format. Etiquette manuscrite.
2880. (119). Violoncelle. Même mattre, étiquette
manuscrite, avec la date de 1733. La volute semble
être originale.
2861. (120). Violoncelle. Même maître, 1722.
2862.'(i34). Violoncelle muet. II porte l'inscrip-
tion suivante écrite à la main ; F. Vande WieU^
Ledeberg-lex^Gand, août 1890. Offert à Mr. C. Snœck
à Gand. Instrument d*étude, sans caisse de
résonance.
2863. (122). Violoncelle. Etiquette manuscrite:
BoussH à Etterbeecke, faubourg de Bruxelles^ U nj
**- 4*7 — *
janvier 1752, n* 6. Pièce intéressante, bien caracté* coiuSttoîck.
ristique de la facture de ce maître»
2864. (123). Violoncelle. Etiquette imprimée:
no 9, Laurentius jfosephus De Ligne^ fecit Antverpia
175a. Instrument de petit format, avec les gorges
très prononcées ; vernis jaune.
2866. (124). Violoncelle. Etiquette manuscrite :
Pierre Joseph Steveny^ à Nivelles 1738. Beau bois à
la table d'harmonie ; le dos et les éclisses sont en
peuplier.
2866. (125). Violoncelle, Etiquette manuscrite :
Fait par Etienne Simonet à Mons 1730. Pièce
retouchée ; le dos et la table sont très plats.
8867. (ia6). Violoncelle. Etiquette manuscrite :
fait à Tournay par Ambroise De Comble 175 1. Instru-
ment de petit format. C'est le vernis rouge que
revêtent presque tous les instruments de ce maître.
Réparé par N. P. Vuillaume en z866.
2868. (127). Violoncelle. Etiquette manuscrite
du même maître, 17 55* Bel instrument; une inscrip-
tion sur le fond rappelle qu'il fut réparé par
Alexandre Xhéneumont, de Liège, en 18 17.
Cou.Bpoeck 2869. (128). Violoncelle. Etiquette imprimée :
Cl. IV.
fait par Carolus le Pot à Lille^ 1726. Instrument de
facture exceptionnelle, à cinq cordes.
m — nr^
4 •
1 • t t 1
2870. (129). Violoncelle. Etiquette imprimée :
Carolus Claudius Darche fecii Bruxellis anno Domini
1847, ft* 71. Essai d'instrument à cinq cordes,
accordé comme le précédent. Par une fantaisie de
Tauteur, le cordier, pour le rapprocher du chevalet,
est allongé du côté des chanterelles. On trouve
aussi la signature du luthier écrite sur le fond.
2871. (130). Violoncelle. Du même auteur. Autre
tentative de violoncelle à cinq cordes. Le cordier a
la forme ordinaire.
2872. (131). Violoncelle. Instrument de grand for-
mat. Il porte une étiquette imprimée avec les deux
noms : Egidius Snoeck toi Brussel, Marcus Snoeck M
Brussel lyôi. Ce rapprochement ne s'explique pas.
Une autre étiquette indique qu*il fut réparé par
Darche en 1874.
2878. (132). Violoncelle. Etiquette imprimée:
Gérard Deleplanque^ luthier au marché aux poulets à
Lille 1760. Lutherie ordinaire, table et fond tris
plats.
2874. (133). Violoncelle. Sans nom d'auteur mais ^cifîv'*^
attribué à De Comble. Il porte une étiquette manus-
crite ainsi libellée : Recoupé à Tournay par Ambroise
De Comble 178a.
2876. (i ai). Basso. Etiquette imprimée : 1734
Bgidius Snoeck toi Brussel. Instrument de grand
format» en mauvais état et ayant subi de grandes
restaurations. Quatre cordes. Accord t
2876. (135). Basso. Etiquette manuscrite pres-
que illisible : Heyndrich Willcms toi Ghendi 1717.
Le dos et les éclisses sont en noyer. Il est à cinq
cordes, dont l'accord, d*apràs Praetorius (^>, était le
suivant :
m
1 I j r
2877, (136). Basso. Etiquette imprimée: Marcus
Broché à Bruxelles^ au Roi David en 17... Ce Broché
n*est autre que Thumoristique luthier dont nous
(1) Praetorius donne à Tlnstrument le nom de grande baoM quinte de
viole de braccio (voir le n* 1484.)>
Cl. IT.
coii.Snottck. avons vu l'amusante étiquette au n"" 1368 et qui a
ici essayé de traduire en français son nom de
Snoeck (brochet). Quatre cordes.
2878. (i37). Batso, Instrument en mauvais état»
ayant subi de grandes restaurations et attribué par
Snoeêk à Gaspar Borbon, de Bruxelles. Très beau
spécimen de ce maître habile qui était luthier de la
chapelle royale. Le cordier est en érable orné de
filets. Quatre cordes.
2878. (138). Batso, Etiquette imprimée du même
maître» avec la date de 170a. Snoeck lai donne le
nom de Basse de quatuor^ probablement parce qae le
format en est un peu plus grand que celui du violon-
celle. Le cordier est le même que celui du n* 2878.
Quatre cordes également.
2880. (139). Cofi/r^&a5S^. Etiquette manuscrite :
MarcHs Snoeck à Bruxelles 1741. Une seconde éti-
quette indique qu'elle fut réparée en novembre 1844
par L. Bauwens à Molenbeck-St -Jean. Trois cordes
avec chevilles mécaniques (voir le n* 1376). Accord:
^'=r^fcit^ avec l'effet à Toctave grave de la
note écrite.
8881. f 140). Contrebasse. Grand format, trois cor*
des à chevilles mécaniques. Auteur inconnu.
— 4^1 —
2882. ( 1 3). Quinton oa Par-dessus de «io/0.Etiquette caii. sbmcIc
Cl IV
manuscrite : Par Hyacinte Lorrei^ dit Janrot^ rue de
la clés, Gand. 1738. Cinq cordes» dos plat. Voir le
n"* 219. Jolie lutherie.
On donnait le nom de qniuton an par-dessus de viole lorsqu'il
n'avait que cinq cordes. Voir la note du n* 1400.
8883. (14). Quinton. Etiquette manuscrite :/af7
à Touruay par Ambroise De Comble, 1758. Très joli
spécimen.
2884. (15). Quinton. Marque : J^. y. De Lannoy,
sur la petite Place au dessus des halles , à Lille, 176 1 .
Instrument bien conservé, à dos plat et doubles filets,
cinq cordes. Les éclisses sont en noyer» le dos en
bandes alternées de noyer et d*érable avec doubles
filets.
2886, (i6).Par-^^ssf«s^tffrîo/tf.Etiquettelmprimée:
Pieter Rombouts, Amsterdam 1708. Très beau spéci-
men à six cordes (Voir la note p. 314. TI. 2» Ed.).
2888. (17). Viole de fantaisie. Snoeck Tattribue à
HendrickWillemSydeGand. Très belle pièce; modèle
unique et exceptionnel, à quatre cordes. Le dos est en
noyer et les éclisses en érable. Le manche a mal-
heureusement été remplacé; l'instrument à son
origine était fort probablement monté de six cordes.
Une étiquette indique qu'il fut réparé en 1829 par
N. F* Vuillaume à Bruxelles.
— 4^^ —
coius^ 2887. (i8). Dessus de Violé. Etiquette maons-
crite. Le nom du luthier, indéchiffrable, est suivi
de in Bruxelles 1678. Les ouïes sont en c; les
éclisses sont très basses ; il a été transformé en alto
à quatre cordes.
2888. (19). Dessus de viole. Etiquette manuscrite :
Faict à Douai] par Charle Bis (?). Six cordes, tète
sculptée; éclisses très élevées comme tous les in-
struments du genre viole et faites en bandes de deux
couleurs, de même que le dos; celui-ci est à filets.
La touche et le cordier en érable sont originaux et
ornés de filets.
9889. (20). Viole d'amour. Etiquette imprimée :
Gérard J. Deleplanque, luthier, rue de la grande
chaussée, coin de celle des dominicains, à Lille 1781.
Six cordes réelles et six cordes sympathiques
(Voir le n"* 224). Jolie pièce bien conservée. Le dos
est voûté.
2890. {21). Viole d'amour. Marque : C. F. Darehe,
luthier, Bruxelles. Instrument inachevé.
2881. (22). Alto^ ténor ou taille de viole. Etiquette
manuscrite: Jooris Willems tôt Ghendt 1642. Une
seconde étiquette porte : D. Cans refecit Aldenarda
anno 180 1. Six cordes (Voir la note p. 314 T. I.
3* Ed.). Très bel instrument à dos plat.
— 4^3 —
S89S. (a3). Bassi de viole. Etiquette imprimée : co^snoeck
Borhon toi Brussel. Six cordes ; le dos est fait de
cinq bandes avec filets et les ëclisses de trois bandes
également avec filets. La table d'harmonie aussi est
incrustée de doubles filets (Voir la note p. 314 T. I.
a* Ed.).
8883. (24). Basse de viole. Etiquette imprimée :
Peeter Borbon ici Brussel. Le cheviller se termine
par une sculpture représentant une tète de femme.
Six cordes. Le dos est fait de cinq bandes séparées
par de larges filets en bois de palissandre; les
éclisseSy de deux bandes séparées par un filet.
2894. (25). Basse de viole. Etiquette manuscrite :
Fait à Tournay par Ambroise De Comble^ i757- Cet
Instrument a malheureusement été transformé en
violoncelle à quatre cordes.
2896. (89]. Deux fragments de violons. Marque ;
Hendrick Jacobsx^ me feeit in Amsterdam 1689. Ce
sont les dosy les éclisses et les volutes. Les dos sont
en palissandre» particularité que Ton rencontre sou-
vent dans les violons de ce mattre connu sous le
nom de Hendrick Jacobsz» le vieux.
2886. (144). Fraffments divers comprenant :
Un dos de violon de F^ Yerbruggen Ostende, 1831 ;
Un dito du même luthier, 1854 ;
Une table d*alto de Etienne Simonet à Mons (173Q
à 1740) ;
— 4^4 —
coiiSMMifc Une table de violon de Darche, Bruxelles. \era
Cl. IV.
1855;
Un dos de violon allemand^ avec une étiquette
fausse de Jacobus Stainer in Absom prope Oenipontum
16779 racommodé par Calot^ plaa de la Calendrê
n* 4, à Gand.
2887. (145). Collection de treize tètes d'instru-
ments à cordes divers, par des luthiers néerlandais.
8888. (146). Collection de vingt-trois chevalets
de violons, altos, violoncelles, par des luthiers
néerlandais.
On voit sur le même tableau deux chevalets de
guitare.
8888. (147)* Deux collections, Tune de chevilles,
Tautre de cordiers de violons, altos, et violoncelles,
par des luthiers néerlandais.
2800. (141). Fragments de contrebasse, marque
manuscrite au dos : Gemacki door Aug. Ttrmont toi
Gand 1859. ^'^ comprennent : le cheviller, la table,
le dos, le chevalet et le cordier.
2801. (142). Cinq archets de pochettes.
2808. (T43). Collection de treize archets, parmi
lesquels un Vuillaume, avec baguette en acier, un
Lamblin, un Durand^ etc.
Sd08. (ufi). Deux étuis anciens de. violon; l'un beu,Sp«Mk
Cl IV
en bois avec le couvercle sculpté, Tautre en bois
recouvert de cuir rouge parsemé de clous en cuivre.
Au moment de terminer la révision des dernières épreuves
de ce catalogue» nous recevons de M. Paul Bergmansi Pérndit
secrétaire de la rédaction de Tlnventaire aichéologique de
Gand, une note extrêmement inléressante. Elle nous apprend
que la vielle à archet était déjà en faveur dans nos provinces
flamandes au commencement du XIY* siècle. Maître Simon,
maître des ménestrels de la vielle, y est cité enseignant son
art a Ypres dès 1813 et donnât t des leçons pendant la foire de
cette ville. C'est un point qui mérite de fixer l'attention et
qu*il est utile de signaler.
Sbction b. — Cordês froUéés par la roue,
2804. (149). Grande vielle rustique en guitare.
Clavier de trente touches en forme de boutons; quatre
chevilles horijsontales tendant, autant de cordes :
deux le long du manche, les chanterelles, et deux
autres en dehors, le bourdon et la mouche. Le corps
de l'instrument a la forme du violoncelle ; ses dimen-
sions permettent de supposer que cette vielle était
accordée en so/, àToctave grave du n"" 245, la mouche
étant réglée au ^^H et le bourdon au & j [. Les
intonations obtenues par la succession des touches
sont assez curieuses pour être notées ; les voici par
ordre d*acuité :
10 11 11 43 44 If
eUkSnoetk S) . | , |- |' |
K^"; fe:ir~i'^i=ir~*1ti
426 —
:«ïczf=
*
Ift 17 4t 19 30 21 X% 38 «4 Si 26 t7 38 29 !• •!
Il est difficile de s'expliquer la raison qui a fait
intercaler trois petits intervalles entre le soli et le
deux entre Vui 8 et le ref 1 1 ;
un entre le /a 14 el le /a^ 1 6 ;
deux entre le soi 1 7 et le la ao ;
et enfin un entre le ri 25 et le ré JJ27.
On ne peut voir dans cette échelle qu'une fantaisie
qui n'a pu satisfaire que son auteur, et encore. L#ong.
tôt. i"05 ; larg. max. o"30.
Branche B. — Cordes pIncébs.
Sbgtion 4. — Cord$t pincées avec ou sans pUcifê.
Sous-section bb. *- Avec maocbe.
2805. (424). Grand Hommel ou Noordsche Balk
Le moiHommcl vient probablement du verbe flamand
homtnelen (bourdonner). Noardsche balk se traduit
en français par poutre du Nord ; il correspond à la
Bûche française ou Epimtte des Vosges ^ n* 552, au
Scheidholt allemand, au Langspel islandais (n« 1520)
et au Lang leik norwégien (n® 151 8). Le n* 2905 est
ia copie exacte d'un instrument conservé au Musëe
.communal d'Ypres et qui, d'après l'inscription qu ii
porte, remonte à deux siècles. Sa longueur est de
— 4«7 —
1*51; sa largeur au bas de la caisse est de o"i8o ; cou soMck
un peu plus haut se présentent deux renflements en ^'*
forme de demi-cercles, de 5 centimètres de saillie ;
la largeur se réduit ensuite uniformément ào»i4j ;
répaisseur de la caisse est de o"'o75. La table a
quatre ouïes dont deux, sous les renflements, sont
entourées de huit trous de dix millim. environ
de diamètre. Trois cordes métalliques sur la
touche et cinq en dehors. En analysant les divisions
de la touche, nous trouvons qu'elles fournissent,
en supposant l'une des cordes accordée à j :
une succession chromatique jusqu'au
Edm. vander Straeten, dans unehrochure intitula De Noord-
halk, publiée & Tpres en 186d. nous apprend qu'il a trouyé une
notioe sur cet instrument dans un ouvrage de Nicolas Douwe.^,
intitulé Grondig onderzoek van de toonen der musijk et
imprimé & Franeker (Frise), en 1699. Nous avons parcouru
cette notice, mais elle ne donne malheureusement aucune
indication sur l'accord du Noordsche halk d'Yprea ; l'instru-
ment que Douwes appelle Noorsche balk n était monté que de
trois ou quatre cordes et la division de la touche, au lieu d*étre
chromatique comme celle de l'instrument susdit, était diato*
nique. Ge n*est, dit Douwes, que nous traduiso is fidèlement,
qu^un instrument très simple sur lequel il n'est pas passible
de faire beaucoup d'art; la mélodie est jouée sur les
premières cordes {celles delà toucfCe), les autres ont toujours
te même son et servent exclusivement de basses. Le Jeu se
fait par quetques^ns d l'aide de deux petites plumes ; avec
Cune on pince les cordes ba$ses et avec l'autre on pince h
— 4a8 —
C6IL Snoeck. long des premières cordes pour la mélodie. Daulree froiUnt
^^' ^^' les cordes aoee un archet et pincent en même temps, â l*aide ds
l'ongle du pouce gauche, les cordes destinées à la mélodie.
L'emploi de l'archet sur les cordes basses n'est pas possible à
l'instrument da Mosôe d'Tpres, attendu qu'elles se troavent
toutes sur le mômo plan.
8906. (425). Hommel. Sans marque. Quatre cor-
des de laiton filé sur la touche ; pas de cordes basses.
La table porte une ouverture formée de dix-sept trous
disposés en rosette ; une autre ouïe afFecte la forme
d'un /• Les divisions de la touche sont incorrectes.
L'étendue au grave parait avoir été réglée à partir
de Vut de huit pieds. L*instrument a une forme quasi
rectangulaire, mais plus large du côté de la rosette
qu*à la partie supérieure. Long. tôt. 1 . 80».; larg. a la
rosette 09195'" ; à la partie supérieure 0*120 ; haut.
0.075.
2807. (426). Hommel. Etiquette manuscrite :
Petrus Haerhout, Gent 1886. Copie d*un instrument
ancien. Caisse rectangulaire, quatre cordes en laiton
dont raccord paraît avoir été ^~* I ' A cet
effet, la première corde est raccourcie par un sillet
en fil de fer placé à la hauteur de l'octave des deux
dernières cordes et la .deuxième corde par un sillet
également en fil de fer qui se trouve à la hauteur
de laquarledes deux dernières cordes. L'instrument
est creusé dans une seule pièce de bois ; il n*a pas de
— 4^9 —
fond. Une seule ouïe ronde, sur la table. Les
divisions de la touche correspondent aux intonations
suivantes sur la quatrième corde :
m
^
^^1
5^33
^
S^-
dt
I 2 3 I 5 6 7 8 ^ 9lOlli2l3l4l5l6l7l8l»
Long. tôt. o"*.88 ; larg, o». 065 ; haut. o».o68.
2908. (150). Guitare. Etiquette manuscrite :
F. ^. Dâlannoij le fils, à Bruxelles^ i777- Bel instru-
ment bien conservé. La tète, le cheviller, Toule, la
table et le manche sont incrustés d'ornements de
nacre. Cinq cordes doubles :
s
^s
W=K
•> ■■'^ m a £ i
5
On sait (voir le n» 265) que ce n*est qu'à la fin du
XVIII* siècle que l'on commença à remplacer les
cordes doubles par des cordes simples .
2909. (151)* Guitare. Etiquette manuscrite: Fait
par Lamblin rue de Bruxelles à Gand 1795. Le corps
de l'instrument est en noyer teint ; le contour de la
t^ble d'harmonie et de l'ouïe sont ornés d'incrusta-
tations de nacre. Cinq cordes doubles.
2910. (152). Guitare. Même marque poinçonnée
sur le fond, avec la date de 1807. La caisse est en
palissandre avec bordure d'ivoire ; la table est
Coll. Sooeck.
Cl. IV.
— 430 —
ceusnoeck. enrichie d'incrustations dt nacre. Bel instrument de
Cl. lY
luxe. Huit cordes, dont deux diatoniques en dehors
du manche.
i^
ww^-
:f=t:
Le cheviller porte dans un ovale entouré de filets
de nacre les lettres A. S. L. Les cordes 7 et 8 sont
attachées au même cheviller mais surélevées à Taide
de deux sillets verticaux.
Voir la noie du n» 366. Mais le comte de Poniècoulani
(Organographie T. 9 p. 71) attribue l'usage de la 6* corde de la
guitare, le mU & Neumann« maître de chapelle à Dresde entre
1789 et ISO \ On remarquera rempresaementqae mit le luthier
gantois & copier l'iiée nouvelle. Verschuere-Reynvaan, dans
son Muzykaal Kunêttaoordên boek, publié en 17d5, cite déjà une
guitare espagnole à six cordes sur la touche et quatre en
dehors ; voir le n» 1534.
2011. (153). Guitare. Etiquette imprimée :
Bastien fils^ luthier et facteur d'orgues et de serinettes
à Bruxelles, 18 16. Facture ordinaire, six cordes.
2812. (154). Mandore. Etiquette manuscrite:
Ch'. F«. Kieckepoost 1787. Quatre cordes doubles.
Accord de la mandola napolitaine :
^
*=*
r^
Etiquette imprimée. P, Frey et C° 3, Courte rue
Pofie-auxvaches {Korie Koiipoortsiraai) , Fabrique
ei Magasin d'instruments de musique, gros et détail,
2914. (156). Guitare. Etiquette imprimée : Gérard
J, Deleplanque luthier, rue de la grande chaussée^ coin
de celle des Dominicains à Lille 1783. Joli instru-
ment à cinq cordes doubles.
2916 (157). Guitare. Etiquette imprimée: Gérard
J. Deleplanque, luthier au marché aux poulets à Lille,
(1)M. Louis Maeterlinck, portraitiste très dlstingra^* est actuelle-
ment conservateur du Maaée dea Beaux- Aria à Oand. C'est le cousin
grermaln de notre éminent compatriote, le littérateur et auteur drama
tique, M. Maurice Maeterlinck.
Cl. IV
— 43 1 —
avec Tefifet à Toctave inférieure de la note écrite. Voir C6U. Soo«ek.
la note du n"" 250. Les mots mandore (en français),
mandata (en italien), mandera (en espagnol) dési-
gnent un même instrument.
2918. (155). Guitare, Instrument à six cordes. Le
dos est décoré d'un portrait signé de L. Maeter-
linck, 189a <"*). Accord :
'- «â —
Coll. Soodk.
eu IV.
1761. Cet instrument a subi de nombreuses trans-
formations, mais il est certain qu*il a été construit
avec les cinq cordes doubles, comme toutes les gui-
tares de cette époque
Nous aTon« écrit T. III, p. 429, qu'en Espagne les instru-
ments formant la famille des gui lares et dont nous avons donné
l'accord, avait pour effet réel Toetave grave de la noti» éerite
Il y a là une petite erreur qu'il importe à rectifier. Ce ren-
seignement n'est exact» en effet, que pour les trois plus
grands instruments. Mais le guHarro (Lon pas guilarra) et
le guiiariUo, guHarilie ou tiplet s'accordent à l'unisson de la
note écrite. Nous avons aussi appris depuis par noire très obli-
geant ami M. Miquel S. Oatuellas 7 Ferrer, de Bareelone, que
la guitare iênor se fabrique souvent à six cordes. Son accord
est alors le suivant :
I
X
Ê
=3=i?
2916. (158). Cisire à clavier. Marque: G. t)de-
planque à Lille^ imprimée dans la table. C*est un
instrument à deUx chevillers ; le manche le plus
court porte onze cordes dont les neuf premières
sont en acier, les deux autres en laiton. Accord :
■4-
1^^^^
£
l||«98 7 65 4X3 1
Le manche le plus long porte deux cordes en laiton:
433 —
L'effet se produit à l'octave grave de la note écrite.
La table de Tinstrument est surmontée d'un petit
clavier à neuf touches destinées à frapper les cordes
comme à la guitare anglaise n» 26 1 . Ce clavier a été
ajouté aprè^ coup, ainsi que l'indique une étiquette
manuscrite, par Hoebrechis, organiste de l'Eglise
collégiale de Si. Servais à Maastricht 1792. L'em-
ploi du clavier pour percuter les cordes du cistre
est une idée anglaise brevetée en 1784 (Voir le
n* 1552).
2917 (159). Cistre, Etiquette imprimée : Johan-
nés Cuypers, fecit S*Hage 176g. Belle facture; les
chevilles, au nombre de dix, sont disposées sur les
côtés du cheviller. L'accord est celui du n* 1526.
2918 (160). Cistre. De Gérard 3^. Deleplanque . Le
dos et les éclisses sont en érable moucheté ; la roset-
te au-dessus de l'ouïe, en bois sculpté, est très inté-
ressante. L'accord des onze cordes est celui du
n* 356.
2919 [\6\).Cistre, Etiquette imprimée : Gérard.
J, Deleplanque luthier au marché aux poulets à Lille
1764. La caisse est piriforme, avec les éclisses obli-
CoU Soocck.
C .IV.
— 434 —
Coll. snoeck ques dîtes en bateau comme à la guitare n* 1544. Le
Cl. IV. ^
manche est en col de cygne ; la rosette manque,
mais Toule est entourée de guirlandes de fleurs,
peintes et dorées^ de même que le bord de la table.
Dix cordes tendues par autant decbevilles disposées
sur les côtés du manche. Accord :
i
-dr- *•
--in
T— r
ë
w=m
±
avec l'effet à l'octave grave de la note écrite.
2980 (i6a). Cistre. Sans marque, mais il est sans
aucun doute de Gérard J. Deleplanque. Onze cordes
tendues par autant de chevilles disposées sur les
côtés du cheviller. Accord du n® 2916. La construc*
tion générale ressemble à celle du n*" 258 ; la rosette
a disparu.
2921 (163). Cis^re. Etiquette imprimée : Girard J.
Deleplanque, luthier rue de la grande chaussée^ coin de
celle des Dominicains à Lille 1777. Très joli instru-
ment avec des filets formant dessin sur le dos et
les éclisses. Belle rosette en nacre de perle, onxe
cordes réglées comme celles du n"* 256. La touche
est munie de son eapotasio.
- 435 -
Section b — Cordes pincUs, à cl ivier. Coih.Snocck.
2882 (407). Epinette. Marque : A Diin me fecii
Tornaci i750« Forme triangulaire. La table est ornée
d'une rosette dorée avec les initiales A. D. Quatre
octaves chromatiques et une tierce majeure ; Vtit $
manque à la première octave (voir la note du
n* 2548). Long. max. 1*03 ; haut. max. avec les
pieds, o"84; larg. max. o^ss.
2923 (408). Virginale. Elle est de Georges
Britsen d'Anvers. Le clavier a une étendue de quatre
octaves dont la première est courte (voir la note
du n^ 273). Des fleurs, des oiseaux et des rinceaux
sont peints sur la table d'harmonie avec la date
de 1676. La rosette dorée représente un génie ailé
jouant de la lyre. Sur le couvercle, à l'intérieur, on
lit : Sic transit gloria mundi. Long, o'^go; larg. 0*47.
2924 (409). Epinette. Sans nom d'auteur. Elle a
la forme d'un triangle et son couvercle est orné d'un
paysage peint en tons verts et bleus. L'étendue du
clavier est de quatre octaves et une quinte, de ul à
sol. La rosette représente un génie ailé ; les initiales
entrelacées du facteur sont confuses. Long. i'"57;
haut, tôt., pied compris, o»93 ; larg. max o^fg.
2986 (410). Virginale. Les initiales P. D. B. de
la rosette permettent d'attribuer cet instrument à
Cl. IV.
- 436 ~
ctii.Biiewk Pierre Daniel Bader qui travaillait à Anvers aa
commencement du XVII* siècle. Etendue : quatre
octaves, mais 1*^/ J( manque à la première. L^ng.
i»55 ; iarg. o"49 ; haut, avec pied, o^go.
2926 (411). Virginale. Elle est de Johannes
Ruchers, Antwerpen 1638. Peintures à fresque sur
la table d'harmonie et trophée musical en marquete-
rie sur le côté intérieur du couvercle. La caisse est
également ornée de marqueteries appliquées lors
d'une restauration de l'instrument. La rosette est
bien celle de J. Ruckers. Etendue: Quatre octaves
et une quinte, $ans Vui % de la première octave,
mais cette virginale a été ravalée. Elle n'avait
primitivement que quatre octaves dont la première
était courte. Comme à la plupart des virginales et
épi nettes des Ruckers^ la corde est pincée vers le
milieu de sa longueur. Long. i"74; Iarg. o"*48 ;
haut., pied compris, o"*835.
2927 [\ 12). Virginale. Le couvre-sautereaux porte
l'inscription suivante : Johannes et Andréas Ruchers
feceruni. La rosette est celle de H. (Hans) Ruckers,
dit le vieux. La table portant la date de 1604,
permet de supposer qu'à cette époque Hans, le vieux,
était mort et que ses fils Hans, le jeune (Johannes)
et André travaillant en association utilisaient la
marque si estimée de leur père. Comme nous le
— 437 —
disions p. 3 19, la date de la mort de Hans Ruckers, cou Snoêok.
CI IV
le vieiix^ est incertaine. M. Georges Kinsky» dans
son très remarquable, très savant et très beau
catalogue du musée historique de musique de
M. Wilhelm Heyer à Cologne, place la date de la
mort du vieux Ruckers vers (625 et son opinion
est justifiée par une documentation très sérieuse. Le
couvre-sautereaux de notre virginale n* 2927 n'est
pas une preuve contraire à Topinion de M. Kinsky,
cet accessoire pouvant très bien avoir été remplacé.
Long. i"42 ; larg. o"49; haut, sur pied à colonnes
0-93.
2928(413). Virginale. Marque: Andréas Ruckers
fecit Aniwerpia 1613. Clavier de quatre octaves,
dont la première est courte. Long. i'°i4; larg.
0-44.
Celte dale de 1613 laisse supposer qu'à cette époque les
deux frères, Tohanneset André, étaient séparés. I/înstrainent
provient de la succession de M. Havaux, ancien sacristain ot
bourgmestre de Hebecq-Rognon eu 1881.
2928(414). Virginale. Elle est de Johannes Grau-
wels, vers 1580. La table est décorée de peintures ;
le couvercle intérieur est orné d'un tableau en
grisaille représentant une kermesse flamande et
attribué dans le catalogue Snoeck^à Pierre Breughel
le vieux. Etendue: trois octaves* et une sixte, de >
ni à la, mais la première octave est courte. Long.
1-530 ; larg. o»455.
cju. snoack. £980 (4 1 5). VtrginaU. Bile est de Hans Ruckers,
ainsi que Tindiquentles initiales H. R. de la rosette.
Ici encore^ les sautereaux attaquent les cordes vers
le milieu de leur longueur. La table et la caisse ont
été malheureusement entièrement et mal repeintes.
Quatre octaves, dont la première est courte. Long.
i" 6g ; larg. o"»5o.
2931 (416). Clavecin, Il est de Simon Hagbens
qui travaillait à Anvers vers 1642. La rosette porte
les initiales de ce facteur. Deux cordes à l'unisson
(huit pieds) pour chaque touche. Trois registres :
Tun commande les sautereaux pinçant la corde
gauche, Tautre exerce le même effet sur la corde
droite. Le troisième registre est divisé en deux par-
tiest chacune agit sur la moitié du clavier et fait
glisser une lamelle de bois garnie de feutre parallèle-
ment au sillet et dans son voisinage immédiat ; le
feutre appuie sur les cordes, en modifie la sonorité
et produit ce timbre particulier que l'on désignait
sous le nom de basson. Etendue : quatre octaves,
de ut à M^,dont la première est courte Long. i"'845 ;
larg. o»735. haut. o"930.
2932(417). Clavecin. Il est de Joh. J. Heineman
qui exerçait son art également à Anvers, à la fin
du XVIII* siècle. La rosette porte les initiales J. J.
H. de ce facteur. Deux cordes à l'unisson pour
chaque touche. Deux registres, l'un commandant
— 43d —
les sautereaux qui pincent les cordes de gauche, .wi.soo»ck
Cl IV
l'autre qui agit sur les sautereaux des cordes de
droite. Etendue : quatre octaves et deux notes, de ut
à ré; la première octave est courte. Long. l'^So;
larg, o"730 ; haut, o^qôo.
2933 (418). Virginale. Marque : Johannes Ruchers
fecii Antwerpia 1638. La rosette porte les lettres
I. R. et représente un ange jouant de la lyre, tourné
vers la gauche, mais dans une position différente de
celle de la rosette ordinaire des Ruckers. La table
d*harmonie est décorée de peintures à fresque. Le
couvercle, recouvert du papier marbré des Ruckers,
porte en plus sur le fond, l'inscription suivante :
Musica magnorum estsolatnen dulce laburum. L'éten-
due de cette virginale était primitivement de quatre
octaves de ut à ut^ avec la première octave courte.
Cette étendue a été agrandie, elle est actuellement
de quatre octaves complètes, plus deux notes, ut et
ré. Long. i"7i ; larg. 0^48.
2934 (4i9). Clavecin. C. Snoeck l'attribue à L
Ruckers. La rosette qui ornait l'ouïe de la table
d'harmonie a malheureusement disparu. Deux cordes
à Tunisson et une troisième à Toctave aiguC pour
chacune des touches du clavier. Quatre registres,
dont un postiche ; les trois autres commandent
respectivement les trois rangs de sautereaux qui
coii Sfloeck. pincent les trois cordes : le premier, une des cordes
unisson ; le deuxième, le second unisson et enfin
le troisième, la corde à Toctave aiguë. L'instrument
est à double clavier; le clavier inférieur agit sur les
deuxième et troisième rangs de sautereaux, le cla-
vier supérieur, sur le premier rang. Ce clavecin,
dont rétendue était primitivement de quatre octaves
de ui à utj avec la première octave courte, a été mis
à ravalement ^^\ expression dont on se servait à la
fin du XVIII* siècle pour désigner Tagrandissement
du clavier ; son étendue actuelle est de quatre octa-
ves complètes et une quarte de ni à fa. Long.
2"*235 ; larg. o"8oo ; haut, o^gjs.
2935(420). Claveetn-épinetiâ, Cet instrument ex-
ceptionnel, dont nous ne connaissons qu'un second
exemplaire au Musée Plantin à Anvers, est de I.
Ruckers (^>. Il est à trois claviers, deux superposés
pour le clavecin sur l'un des petits côtés du rectan-
gle, et le troisième pour Tépinette adaptée sur Tun
des longs côtés, le droit. Deux rosettes de dimen-
sions différentes^ en plomb doré, aux initiales du
facteur, ornent les tables d'harmonie; la plus
grande, sur la table du clavecin, représente un génie
ailé jouant de la harpe, avec le regard tourné à
(1) Voir la noie t. II, 2' lmIU.. p. 12.
(2) LUastriimeut d*Aaversrsl laarquô Jo/iann^s Joscphn» Coenen preê-
byteret organista caihedraUs me feclt Ruretnondœt A* 1735.
gauche; la plus petite montre un génie, dans la coii. snoeck.
Cl IV
même attitude, avec le regard tourné à droite ;
quatre rangs de sautereauxavec autant de registres ;
ils commandent respectivement trois cordes : deux
à l'unisson (cymbalum) et une octave (spinelta). Le
clavier supérieur agit sur le premier et le deuxième
rang de sautereaux (cordes à l'unisson) ; le clavier
inférieur agit sur les deuxième, troisième et qua-
trième rangs (deux cordes à l'unisson et la corde
octave) (0. Les claviers du clavecin ont une étendue
de quatre octaves et une note, de & — p- ^ jgv h
Le clavier de l'épinette a une étendue de quatre
octaves,dont la première est courte. Une corde par
touche; étendue de ^ — ^j* feurri Long, tôt
2"» 20; larg. max. on»82 ; haut, i^oij.
2836 (421). Clavecin. iMarque : Joannes Petrus
Bull me fectt Aniwerpia , anno 1789 11 est à deux
(1) L*une des cordes unisson est pincée à droite tantôt par le premier
rang de sautereaux, tantôt par le trolsléoie. I*ar suite, Tabsence des
étoufToire ordinaires à Textrémité des sautereaux du premier rang^
s'expllr[ue. Il e«t probable que la résonance de la corde lorsque le
premier rang de sautereaux entrait ^u action, était étouffée par une
bande do feutre que le registre gUssait contre la corde à proximité du
sillet pour produire le timbre dit basson.
— 44« —
^^'ci^T*'' claviers superposés, deux cordes à l'unisson et
une corde octave ; quatre registres, deux de
chaque cdté du clavier. L'étendue est de cinq octa-
ves complètes, de @ — r— ^ ^ T j . Il y a quatre
8» basse
rajigs de sautereaux qui pincent les cordes à l'aide de
pointes de buffle, plus deux genouillères dont les
organes ont malheureusement disparu, maisqui,pro-
bablement, produisaient le timbre appelé basson par
l'appui d'une bande de feutre ^à proximité du sillet
des deux cordes à l'unisson. Ainsi qu'on le remar-
que généralement à ces instruments^ le clavier infé-
rieur agit sur les deux cordes à l'unisson et sur la
corde octave, alors que le clavier supérieur n'agit
que sur Tune des cordes unisson, dont le timbre,
comme noqs venons de le dire, pouvait se modifier
par l'emploi du registre basson. Long. 2*43 ; larg.
o"*95 ; haut. o^Sj.
2937 (433). Clavecin. C'est un clavecin trans-
formé par M. C/Meerens. Deux cordes à l'unisson
sont attaquées à la fois par un seul sautereau d'un
modèle spécial imaginé par M. Meerens; il est muni
d'une double pointe, Tune à gauche, l'autre à droite.
Les anciens registres ont disparu. Etendue du clavier
haut. 0,865.
~ 443 —
Long. i""9i ; larg. 0^825
8938 (432). ClavhCisire. C^est le nom donné
par M. Ch. Meerens à cet instrument dont il fut le
constructeur. Le mécanisme ne diffère pas de celui
que nous avons expliqué au précédent numéro; mais
la caisse, au lieu d*avoir la forme du clavecin, rap-
pelle celle de la virginale, rectangulaire et oblongue,
et, comme ce dernier instrument, il n'a qu'une corde
par touche et par conséquent une seule pointe à
chaque sautereau. Etendue, quatre octaves de
J-
1=:=: à
0=:: Long. i"ia ; larg. 0-545 ;
haut. o*86.
2939 (398). Clavi-Cistre. Instrument semblable
au précédent. Le sautereau est construit sur le
même principe, mais d'une façon un peu diffé-
rente. L'étendue est également de quatre octaves,
de/-« à/.*. Long. i"i5 ; larg. i^'^siS*
2940 (427). Cinq rosettes de clavecins de facteurs
diverjs, entre autres Moeremans, Dulcken, etc.
2941 (438). Dix clefs iaccori pour clavecins.
UU. SiHMck.
a. IV.
— 444 —
c*u.SB«eck. 2942 (433). Barre d'adresse d'un clavecin mar-
Cl IV
quée : Johannes Daniel Dulcktn me fecit Antwerpia
anno 1744.
294S (433). Barre d'adresse d'un clavecin :
Jacobus Vanden Elsschen me fecit Antwerpiœ 1715.
2944 (434.) B.irre d'adresse d'un clavecin : An-
dréas Ruchers me fecit Antwerpia A* 16 19.
Branche G. — Cordbs prappêbs.
SscTiON a. » Cordés frappèts par des maillets.
2846 (395). Tympanon avec étui. Etiquette im-
primée: Mgidius Huysmans fecit Antverpia, et deux
rosettes en parchemin sur la table d'harmonie. La
caisse, en bois de Fernambouc, est incrustée de
plaques d*ébène. Dix rangs de quadruples cordes de
laiton ; celles du premier rang vibrent sur toute leur
longueur tandis que les cordes des neuf autres
rangs reposent sur le chevalet de droite. L'instru-
ment se complète par neuf rangs de quadruples
cordes d*acier qui reposent sur le chevalet de
gauche. Celui-ci partage la corde dans le rapport
de 2 : 3, de sorte que la partie de corde vibrante à
gauche du chevalet est à la quinte aiguë de la
partie de corde à droite du chevalet. L'instrument
est accompagné d'un petit chevalet mobile qui per-
mettait de varier selon les besoins du morceau i
— 445 -
exécuter les intonations de l'un des rangs de coii saccck
ni lY
cordes. L*accord général ne devait pas s'éloigner,
beaucoup de celui de l'instrument suivant. Long,
du trapèze à la grande base, i-055 ; à la petite base»
0,59; haut. 0,375.
S946 (396). Tympauon en forme de trapèze,
avec étui. Neuf rangs de quadruples cordes de laiton
sur le chevalet de droite et huit rangs de quadruples
cordes d'acier sur le chevalet de gauche ; ce dernier
divise les deux portions de corde dans le rapport
de quinte 2 : 3. Des indications trouvées sur l'in-
strument nous permettent de lui assigner l'accord
suivant :
Cordes de laiton Cordes d*acier
Long, de la grande base du trapèze i"i3 ; long, de
la petite base o"; 15 ; haut. o"39.
2947 (397). Tympanon avec étui de forme oblon-
gue dans lequel il est fixé. La table et le couvercle
sont décorés de peintures. Sur la table, deux
rosettes en cuivre découpé. Trois cordes pour cha-
que son, dont neuf rangs en laiton sur le chevalet
de droite et huit rangs sur celui de^gauche partagé
- 446-
coii.sooeck en deux parties : la première partie divise les six
premiers rangs de cordes dans le rapport de quinte
et la secondé, mobile, permet de varier rintonatton
des deux derniers rangs de cordes.
L'accord probable était celui de l'instrument
précédent mais à l'octave aigu6. Long, de la caisse
o"65o; làrg. o"240.
SxcTiON 6. — Cordes frappées, à davier.
2848 (399). Claviearde. Forme rectangulaire.
Etendue de quatre octaves de ut i ut à partir de Vut
de huit pieds, avec Vut jf manquant à la première
octave. Il appartient au genre dit gebundenês KlavUr
(voirie n*634), c'est*à-dire que plusieurs touches
agissent sur la même corde, en l'atteignant par les
tangentes à des places différentes. Deux cordes par
touche. Long. i'"o5; larg. o«345.
£949 (400). Clavicordê. Celui-ci a été construit
par M. Charles Meerens qui a utilisé un vieux
clavier. L'étendue de l'instrument est de trois
octaves et une quarte majeure, de fa (huit pieds) i
si. Il appartient également au genre gebundenes
Klavietj deux cordes à l'unisson par touche Long.
o»875 ; larg* n^ax- o*350.
2960 (401). Piano carré. MsLvqut: Fait par Louis
Fétis à Idons^ iSq^. Restauré par Ch.Mcêrens en 1877.
— 447 —
La mécanique apporte* une légère amélioration à cuu.giia»ck.
celle que nous renseignons sous le n^ 1647. L'éten-
due est de cinq octaves complètes à partir du /a,
seize pieds. Trois pédales : la douce, bande d*étofFe
s'interposant entre les marteaux et les cordes, et
appelée primitivement registre de haype et» plus
tard» pédale céleste ; IsiforUf soulevant les étoufFoirs,
et enfin la pédale appelée sourdine^ qui appuie une
bande de feutre contre les cordes dans le voisinage
immédiat des pointes auxquelles elles sont attachées
(Voir le n« 1633). Long. i"'55 ; larg. 0.55 ; haut.
0.80.
Il résulte de nouveaux reDaeignements que nous ayons pu
recueillir que Louis Fétis n'était pas, comme nous Payons dit
dans la note du n® 1624, le l'rére de François Fétis, mais son
oncle. Gomme facteur» il a peu produit ; sa réputation de
musicien était très grande. Il est mort en 1880.
2961 (403). Petit piano d^étude. Marque : Adrien,
rue d'Isabelle n* 1168 à Bruxelles, Etendue très
restreinte,
, de B r — * ^ î j. La mécanique
ressemble à celle dite viennoise (voir le n* 1634).
Long. o«7i ; larg. 0-385 ; haut. o"735.
S962 (403). Piano earri. Marque : fait par Syn^
phorien Ermel à Gand 1802. Caisse en acajou
reposant sur quatre pieds droits. Etendue de cinq
-448
CotT. Snottk 8*
Cl. IV. ^
octaves, de !S':z±z3 * IHy-I — ^. La mécanique est
5, de ^' — yA ^ ^— [— i. La mécaniqi
8* basse
semblable à celle qui porte le n'' 1647. Deux pédales:
la forte soulevant les étouffoirs, et la sourdirte,
manœuvrant comme la troisième pédale du n* 2950
Les marteaux sont garnis de feutre, mais cette
garniture a remplacé la primitive en cuir. Ce
n'est qu'en 1826 que J. Henri Pape, facteur de
pianos né à Sarsted (Hanovre) en 1789, établi i
Paris vers 1818, après avoir travaillé dans les ate-
liers de Pleyel, imagina de remplacer le cuir par le
feutre dans la garniture des marteaux. Long. 1*475 ;
larg, 0*520; haut. o"77s.
S968 (404). Piano carré. Marque : Meiucke A/#ytfr
et Pieter Meyer fecerunt op Rokkin, ie Amsteldam, <*>
Mécanique, étendue et pédales, comme celles du n«
précédent.
2964 (405). Piano pyramidaL L'étiquette porte
le nom de Tauteur ; il est malheureusement illisible.
Ce nom ressemble toutefois à Bar eschei ^^ ti il est
(1) Cee factears travaiUaieiit à la fin du XVUI* Bl«elo (rolr la 1
d'adresse n* 2957).
(2) Nous avons vainement essayé d'ol icnlr quelques indicaUons sur
ce facteur. Il est pénible d*avoir à constater le peu de oomplaisanoe
qucl*on rencontre chez certaines personnes dont la situation eat pour>
tant tout indiquée pour venir en aide et qui le pourraient facilement
pour peu qu Viles fussent douées de la moindre bonne voloBté, mais
eUes ne répondent pas même aux lettres qui leur sont i
— 449 —
suivi des mots : Magaxyn d'instruments de musique
à Amsterdam. Il offre cette particularité intéressante
que la partie inférieure, au-delà du clavier, descend
jusqu'à proximité du sol, comme au piano droit
n® 1633. La caisse, de forme pyramidale, est en
acajou, ornée de rosettes en cuivre estampées. Le
clavier repose sur deux cariatides en bois sculpté et
doré. La mécanique est naturellement spéciale
à cause de la position verticale de la table d'har-
monie ; elle procède cependant de la mécani-
que viennoise. L'étendue est de six octaves; de
^ — ;— ^ 2xz:^3à la double octave aiguë. Deux
Coll. 8noti«k.
Cl. IV.
80 basso
pédales : la première est celle dite una corda ; elle
fait reculer la mécanique et le marteau ne frappe
plus qu'une corde au lieu de deux ; la seconde pédale
est la forte, dont le mouvement soulève les étouf-
foir» des cordes. Larg. i"i75 ; haut. tôt. de la pyra-
mide a»32 ; prof. o"56.
2966(406). Piano droit ou buffet. Marque: Lich-
tenthâl et Cie à Bruxelles »" 67 1 . Très jolie caisse en
boi9 d'acajou avec bordures dorées. L'étendue est de
six octaves de fa à /a, comme celle de l'instrument
précédent. Le n^ 2995 n'a que deux cordes par tou-
che et les trois premières touches n*en ontquune.La
mécanique a les étouffoirs du système dit c à bayon-
— 450 -
^^^J.j^J*^*^''- nettes ». Deux pédales : la forU qui soulève les
étouiFoirs et Ttina corda qui fait reculer le méca*
nisme vers la droite. Le piano est transpositeur de
trois demi-tons au grave sur les trois premières
cordes accordées respectivement aux mt, mi b, ri.
Outre les deux pédales, ce piano possède un registre
disposé pour la main droite et qui soulève le méca-
nisme pour permettre le glissement du clavier vers
la gauche lorsqu*on opère la transposition. Long,
i^iô; prof. 0*580 ; haut. i"id.
2966 (435)« Barre d*adress6 d'un piano de ffo^
berechts et Groetaers, Bruxelles ^ facteurs de forU-
pianos de la Cour de S. M. le Roi des Pays-Bas à
Bruxelles, rue d*Orange »•■ 131 et 132.
2967 (429). Barre d'adresse d'un piano, marquée:
Meincke Meyer et Pieter Meyer fec^ woonende op den
nieuwen Dyk, bij den Dam in Amsterdam A* 1781.
Cette barre permet de compléter l'adresse du piano
n* i6a6.
2968 (430). Barre d'adresse d'un pidno, marquée :
Henricus VanCasteel fecit Bruxellis 177 .
2969 (43 1). Barr$ d*adresie d*un piano, marquée :
3^. Groetaers et fils , facteur de fortê'Pianos de U cour
de S. M. le Roi des Pays-Bas à Bruxelles, rue d'Oran-
gerie «• 1 16.
— 4SI —
APPARBILS divers. coll. Snoeck.
Cl. IV.
2960 (436). Deux bâtons de direction avec inscrip-
tions. L'une porte : Le cercle joyeux à son Directeur-
adjoint A. Vandemaele ; Tautre : Les jeunes amis de
Courtrai à leur Directeur Mr. R. Verbeke, hommage
de reconnaissance^ offert le 3 avril 1873.
2961 (437). Drapeau. Souvenir de la Société
Philharmonique de Qand. Cette société fut fondée
en 1840 sous la présidence de M. van de Velde, con-
seiller à la Cour d'appel. Son premier directeur fut
Bern. van Loo. Elle eut son heure de célébrité. Les
fêtes musicales qu'elle donnait dans son superbe
jardin du Rempart d*Ackerghem étaient fort suivies
par la bourgeoisie de la ville.
LISTE DES DONATEURS.
Peu S. M. LA Reine Marie-Henriette.
LE Gouvernement Chinois*
MM. Agrela, V.
AndréefiF, V.
Balfour. H.
le Ministre Aug.Beernaert
Carpentier
Cave a 8, L.
Closson, E.
Coekelenbergh. P.
Combaz, G.
Conze, A.
M«« Crosby-Brown
M M . Darche frères
de Keyser, Ch.
de le Court, H.
de Lombardon-Montezan
S. Ex. le Lieutenant- Général
Baron de StackelbergiC.
MM deVestibule, F.
de Winde, Emm.
Dietz, J C.
Eberhardt Wûnnenberg
Exsteens
Plostroy, Noël, F.
Gilson, P.
Guidé, G.
Hawley, E. H.
MM. Jacquot, V.
Jouret, L.
Lambertini, M. A.
M™» Lumay-Vivier
M"* Magny,J
M M. Mahillon & C»
Mahillon, V.et ].
Mahillon, F. C.
Mahillon* ].
Mahillon, V.
Maubourg
Massau, A.
M»»' Neunians, A.
MM. Pouget, E.
Ricci, L.
Ruiz, R.
Sambruna. C.
la Smithsonian Institution de
Washington
la Société Hercules Musik*
werke
MM. Sudre
Vermeersch. G.
Vienne, J.
Wangermée. E.
INDEX GÉNÉRAL.
Classification méthodique des instruments de musique, II à VII.
Errata récapitulatifs des trois premiers volumes, VIII à XVII.
INSTRUMENTS EXTRA-EUROPÉENS
PaffM.
CLASSE I. — Ikstrumbmts autophonss
Brancha A. — Instruments nutophonês percntis.
Section a. — Instruments bruyants i
Section 6. — A intonations nettement déterminées.
Sous-section aa. — A maillets is
Branchb B. — Instruments autopkonts pincis.
Section a, — Avec ou sans plectre i8
Branchb C. — Instruments autopkonts frottis.
Section a. — Frottés par le doigt ou l'archet • • • . ao
CLASSE II. — Instruments a iiBMBtANBs.
Branchb A. — Membranes pêtcuUes.
Section a. — Instruments bruyants.
Sous-section aa. — Membranes tendues sur un cadre . 21
Sous-section bb. — Memb. tendue sur un récipient. at
Sous-section ce. — A double membrane . « . . . 24
CLASSE III. ^ iNtTROICBNTS A VBNT.
Branchb A. — Instruments à anche*
Section b. — Anche simple, libre, tans tuyauB. . . . aç
-+5S -
PageA.
Section c, -^ Anche simple, battante, avec tuyau.
Soos-section aa. — Anche simple, battante et tuyau
cylindrique 30
Section d, — Anche double, avec tuyau.
Sous-section aa. — Anche double et tuyau cylindrique 32
Sout*section bb. ^ Anche double et tuyau conique . 36
Brancha B. -- Instruments à bouchs.
Section a, — Bouche biseautée.
Sous-section aa. — Bouche biseautée et tuyau ouvert 3 S
Sous-section bb. — Bouche biseautée et tuyau fermé. 46
Section b. — Bouche latérale.
Sotts-section bb. — Bouche latérale et tuyau fermé 49
Section c. — Bouche transversale.
Sous-section aa. — Bouche transversale et tuyau
fermé 50
Sous-section bb. — Bouche transv. et tyyau ouvert . 59
Branche C. — Instruments polyphones à thervoir d'air.
Section a. — Réservoir d'air sans tuyaux ..... 60
Brakchb D. — Instruments à embouchure.
Section a. — Instruments à embouchure, simples ou
naturels 62
CLASSE IV. — Instruments a cordes.
Branche A. — Cordes Jrotties.
Section a. — Cordes frottées par l'archet 67
Branche B« — Cordes pincées.
Section a, — Cordes pincées avec ou sans plectre.
Sous-section aa — Sans manche 70
Sous-section bb. — Avec manche 79
Section d, — Cordes pincées (ébranlées) par le vent . 8j
Branche C, — Cordes frappées.
Section a. ~ Cordes frappées par des maillets. ... S4
APPAREILS DIVERS . ......;.. 87
— 456 —
INSTRUMENTS EUROPÉENS.
Pages.
CLASSE 1. — Inbtrumints autophonbs.
Branchb a. — Instruments autophones ptrcutês.
Section a. — Instruments bruyants 153
CLASSE IL — Instruii&nts a msiibranes.
Branche A. — Membranes percutées.
Section a. — Instruments bruyants.
Sous-section aa. — Membrane tendue sur on cadre 159
Sous-section bb. — Membrane tendue sur un récipient 159
Sous-section ce. — A double membrane 161
Branchb B. — Membranes frottées 165
CLASSA IIL " iNSTRUtfBNTS A VBNT.
Branchb A. — Instruments à anche.
Section b. — Anche simple, libre, sans tuyau . . . . 170
Section c. — Anche simple, battante, avec tuyau.
Sous-section aa. — Anche simple, battante et tuyau
cylindrique 172
Sous-section bb. — Anche battante et tuyau conique. iSi
Section d, — Anche double avec tuyau.
Sous-section aa. — Anche double et tuyau cylindrique 182
Sous-section bb. - Anche double et tuyau conique . 193
Branchb B. — Instruments à bouche.
Section a, — Bouche biseautée.
Sous section aa. — Bouche biseautée et tuyau ouvert. 205
Sous-section bb. ^ Bouche biseautée et tuyau fermé . aao
Sous-section ce. — Bouche biseautée et récipient . . 221
Section 6. — Bouche latérale.
Sous-section aa. — Bouche latérale et tuyau ouvert . 225
Sous-section bb. — Bouche latérale et tuyau fermé . 234
Sous-section ce — Bouche latérale et récipient • . 235
Section c, — Bouche transversale.
Sous-section bb. — Bouche transversale et tuyau
ouvert 236
-457 -
Pages.
Branche C. — Instruments polyphones% à réservoir d'air.
Sections. ~ Réservoir d'air, sans tuyaax ..... 238
Section 6. — Réservoir d'air, sans tuyaax, à clavier. . 246
Section d, — Réservoir d*air, à tuyaux ....*. 246
Section 0. — Réservoir d'air, à tuyaux et clavier . . . 248
Drakchb D. — Instruments à embouchure
Section a. — Instruments à embouchurei simples ou
naturels 249
Section b, — Instruments à embouchure, chromati*
ques, à ouvertures latérales.
Sous-section aa. — A trous latéraux, avec ou sans clefs 262
Sous-sectlon bb. — A clefs, sans trous latéraux libres 266
Section c. — Instruments à embouchure, chromatiques,
à longueurs variables.
Sous-section aa. — A coulisse 271
Sous-sectionbb. — A pistons. . « 271
CLASSE I V. ~ Instruments k cordes.
Branche A. — Cordes frottées.
Section a. — Cordes frottées par Tarchet 279
Section 6. — Cordes frottées par la roue 286
Section c. — Cordes frottées, à clavier 236
Branche B. — Cordes pincées.
Section a. — Cordes pincées avec ou sans plectre.
Sous section aa. — Sans manche 292
Sous-section bb. — Avec manche 294
Section b, — Cordes pincées, à clavier 317
Section d. — Cordes pincées (ébranlées) par le vent . . 322
Branche C. — Cordes frappées .
Section a, — Cordes frappées par des maillets • . . 323
Section 6. -- Cordes frappées, à clavier 324
COLLECTION SNOECK 333
CLASSE I. — Instruments ADTOPHO.N se.
Branche A. ~ Instruments autophones percutés
- 458 -
àection a. — Bruyants 334
Section 6. — A intonations déterminées.
Sous-section aa. — Â maillets 336
Sous-section bb. — Â clavier 340
Bramchr B. — Insiruments auiophams pintes.
Section «. — Avec ou sans plectre 341
Brancbb C. — InttrumêHts auiophonet frottis .
Section a. ^ Par le doigt ou l'archet 341
CLASSE II. — Instruments a mbmbranss.
Brancbb A. — Membranes percutées.
Section a. *- Bruyants.
Sous-section aa. — .Membrane tendue sur on cadre . 343
Sous section ce. ~ A double membrane 343
Branchb B. — Membranes frottSes 344
CLASSE III. ^ iNSTRUy BNTS A VBNT.
Branchb A. — Instruments àaneke.
Section a, — Anche simple. libre, avec tuyau.
Sou9-section bb. — Tuyau conique 345
Section c. — Anche simple, battante, avec tuyau.
Sous-section aa. — Tuyau cylindrique 345
Section d. — Anche double avec tuyau.
Sous-section bb. — Anche double et tuyau conique • 35S
Branchb B. — Instruments à bouché.
Section a. — Bouche biseautée.
Sous section aa. — Bouche biseautée et tuyau ouvert 364
Sous-section bb. ^ Tuyau fermé 371
Section b. — Bouche latérale.
Sous-sectIon aa. — Tuyau ouvert 37a
Branchb C. — Instruments polyphùms^ à réservoir d'air.
Section d. — Réservoir d*air et tuyaux 582
Section e, ^ Réservoir d'air, tuyaux et clavier. • • • 3-^3
Section/. — Réservoir d'air et tuyaux, A mouvement
automatique 386
^ 459 —
PageM.
ÔKANCHB D« — Instruments à embouchure.
Section a» — Instruments à embouchure, simples ou
naturels * . 388
Section b. — Instruments à embouchure, chromatiques,
à ouvertures latérales.
Sous-section aa. — A trous latéraux, avec ou sans clefs 393
Sous-section bb. — A clefs, sans trous latéraux libres 396
Section c» — Instruments à embouchure, chromatiques,
à longueur variable.
Sous-section aa. — A coulisse 39S
Sous-section bb. — A pistons. • • ,.v 39^
CLASSE IV.— INSTKUICBNTS A CORDBS.
Branche A. — Cordes frottêês.
Section a. — Cordes frottées par l'archet • • . , . 399
Section b, — Cordes frottées par la roue 435
Branche B« — Cordez pincêêt.
Section a. — Cordes pincées avec 00 sans plectre.
Sous-section bb. — Avec manche . ...... 426
Section b. — Cordes pincées, à clavier 435
Branche C. — Cordes frappées.
Section a. — Cordes frappées par des maillets. • . . 444
Section b, ^ Cordes frappées» à clavier 446
APPAREILS DIVERS 451
TABLE GÉOGRAPHIQUE DBS PROVENANCES.
Afrique occidentale, 71.
Algérie, 44.
Allemagne. 153, 155, 171, 182, 186, 187, igç. 201, 202, 203, 213.
224, 231» 2Ϋ. 238, 24Ï. 25O1 aSi, 265, 281 282, 293. 305, 325.
Amérique du Nord, 24.
Angleterre, 181, 182, 238, 212, 225 226,254,262,269,270,271,322.
Autriche. 2Si| 327.
Belgique. 153, 156, 157, 161, 162, x68, 170. 173, 174, 193, 205.
22r, 222. 223, 224. 246. 249, 250, 256, 261. 262, 266. 271,
376. 3«4. 33»-
Bornéo, 11. 12, 28.
Bosnie, 159, 160, 164, 204, 218, 219, 238, 247, 285, 314,315. 316.
Bulgarie, 215, 216, 217. 218. 232, 233, 236, 237, «47, 284, 385,
31a. 3«3.
Chine, 10, 11, 13. 14, 15, 21, 24. 26, 27. 28, 37, 49. 65, 66, 6;,
75. 77, 781 82i 84-
Colomble britannique, 29» io^ 3a, 34, 36. 37, 46, 47. 48.
Congo, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9. 10, 12, 13. 14. 15, 18. 22, 23. 25, 26.
44. 49i 5ï. 5«t 53. 54. 55. 57» 5®. 60. 63. 64, 65, 72, 73, 74,
75. 81, Sa.
Cuba, 2.
Danemark, 305, 326.
Egypte, 2, 60, 70.
Espagne. 153, 154, 157, 166, 167, 168, 174, 196, x>7. 198, 251,
255, a86.
Etats-Unis d'Amérique, i, 38, 40, 46, 60, 81.
— 46i -
France, 152, 153, 159, x6o, 162, 163, i6S, 172, 194» 195, 206, 207,
220, 221, 923, 224. 226,227, 228, 234, 235, 242,245. 246. 248,
250. 256, 257, 224» 3581 260, 261, 262. 264, 26S. 271, 272,
«73» 274, 275, 276, 279, 280, 281, 282, 291, 292. 294, 301,
3x7, 321, 324, 329, 330, 33i«
Grèce, 259.
Hongrie, 323.
Hottentotie. 83.
Italie. 156, 229» 252, 253, 255. 236, 286,
Japon, 15, 16.
Madagascar, 75.
Madère, 310, 311, 312.
Malaisie, 17, 78.
Maroc, 31.
Norwège, 306.
Nouvelle-Guinée, 24.
Nouvelle Irlande, ao.
Papouasie. 24.
Pays-Bafl, 15?, 173. 193, 228, 229, 250, 234, 258. 260, 279, 317»
320, 354 à 451.
Pérou, 2, 42. 43f 501 5I1 59
Portugal, 307. 309»
Prusse, 163, 231, 250. 254.
Rome, x88. xgx.
Russie, 177, 179, 180, x8i, 214, 215, 355'
Sardaigne, 175.
Saxe. 163, 199.
Siam, 10. 16, 17, 21, 24, 45, 67, 69. 70' 79*
Soudan, 62.
Soudan français, 73.
Suède, 283.
Suisse, 152, 235.
Sumatra, 19.
Thibet. 66.
-465 -
DietjE, Johann-Christian, père,
3«'. 329*
DietjE, Johann-Christian, fils,
3«ii3a9.33x.
Diet2,)ohann-Chri8tian (petit-
fils), 32a.
Donnet, Fcrn., 335.
Douwes, N.,4a7.
Droogmans, H.. 22.
Duclos, Ad., chanoine, 249.
Dulcken, Daniel, 320, 443,
444*
Dumery. G., 338.
Dupont, Ed.. 234.
Dupré, 379, 380, 382, 393, 394,
395-
Dupré. 229, 266, 355, 357, 361,
362,363,366,372,373.
Durand, 424.
Duval. 379.
Edison, 148.
EUis, 68.
Engel, C, 66.
Embach, L. et C^ 392.
Enguilbert de Marnes, 301.
Erard. Séb., 29^1 324. s^S*
Erard, frères, 330.
Ermel, Symphorien, 447.
Exsteens, L., 62.
Pauvelle, 262. 264.
Fedoroff, N., 215.
Fétis, F., 150, 298. 330, 331,
399.
Fétis, Louis, 446, 447.
Finsch, 20*
Fonce, J.-F , 410.
Forvielle. 262. 264.
Fou hi, 75.
Fretin, Louis, 387.
Fianck, Edm., 1^5.
François I., 260*
Frey. P. et C% 431.
Friart, L., 294.
Oambon, A., 411,
Gatnellas y Ferrer, Miquel S.,
43«.
Gauthier, A,, 300, 304.
Geib, 322.
Gerardin, 414.
Gevaert, F.-A., 250.
Giorgi, C.-T., 229, 231.
Qoumas, P., 173.
Grasset, 206, 207.
Grau, P -Ant., 336.
Grauwels, J., 437.
Greenhill, Jos., 270.
Grenié, 61.
Griesslinget Schott, 251.
Grillet, L., 300.
Groetaers, 450*
Groetaers. J.. et fils. 450.
Grundmani 199.
Guersan, 300.
Guillaume IV, 271.
Guiraud, A., 300.
Guthrie, Matthieu, 215.
H
Haas, Johann Wilhelm, 261.
Haeckel, 61.
Haerhout, P., 428.
Haghens, 438.
Haiden, Hans, 291.
Hais, 331.
Hamn\erich, D' Angul, 326,
Harper, E., 271.
Hass, Hieron.-Albr , 325.
Hauser, O., 152.
Havaux, 437.
Hawley, E. H., 33, 34.
— 4^6 —
Heîneman, Joh. J., 438
Hemony, P., 341.
Heyde, Hànà. 291.
Heyer, W., 437-
Hipkins, A. )., 322.
Hoebrechts. 433, 450.
Hofmans, Matthys, 400, 405,
414.
Hormâfin, Condtantîfi, 159.
Hotteterre, 195.
Hotteteffe, Nicolas (dit Ni-
colas I), 194.
Houzé. A , 401.
Hugget. 269,
Huysmans, Aègtdias, 444.
}
Jacobs ou Jaco1)8z, Hendnck,
400, 406. 4x4. 423-
Jacquott Ch., a8o.
Janrot, voir Loiret, H.
Jullien, 369.
K
Kastner, 28s. 3q6.
Keith, R. W., 32a
Kerkhovc, 351. 352. 373.
Kiekepoost, Ch. P , 430
Kinsky, G., 437
KIotz, 410.
Kohler, ]., 27 t.
Ko*Man (culte de), 63.
Kratzenstein, 61.
Kraus, A., fils, 19.
Kretschmar, K., 164.
Lacote, René, 296.
Lafleur. ]., a8o.
Lamblin, 424, 429.
Laplaiche, A., tSo,
Laurent, 337.
Le. Brun, p., 347, 381.
Lebrun, P. P., 205, 347» 3^^t
Le ^rauçois» 39^. 099.
Lejeune. B.-J., 298.
Lejenne, B., 398.
Lejeune, J.-B.. 298.
le Pot, C , 418.
Lichtenthal. 39T.
Lichtenthal et O, 449.
Long, 206, 307.
Longman. 333.
Lorret, H., 4x31 431.
Lot, 237.
Lott, D., 195.
Louis XV, 361.
Louis XVI. 298.
Lutgendorff, von, 409.
Maat, voir Van der llaat.
Maeterlinck, L., 431.
Mahillon, C, 193, 249, 376,
35^. 356. 389, 39a
Mahilloii, V.-Ch., 377. 357.
Maino et Orsi. 229, 330.
Martin, «73.
Mathieu, Jules, 390.
Mattau, 341.
Meerens, Ch., 341, 398, 442.
443f 446.
Melchor, 196.
Menzenhauér, 393*
Merklin-Schiitsè, 346*
Mersenne, le P., 167, 103,
301.
Metzler, 308.
Meyer, Meincke, 449, 450.
Meyer, Pieter, 448, 450.
Michaël, prince serbe, 85.
Mockler-Ferryman, A. -P., 34t
71-
— 4«^ -
Moefemans. L., 590, 3^3,
443.
Moule, A C, 85.
Muller, Salomoii, 12
Muncha. 30a.
Munza, 64.
Prospère. «6^.
Q
Qoesnel, 50.
R
N
Nadermann, 297.
Neumann, 430.
Noblet, jeune, pète et fils,
227.
Nbnckèl, J.-J , 337-
Ondereet, F., 411.
Oor, J., 150.
Pacqnet, 300.
Pape, J. Henri. 448.
Patroni, Giovanni, 177.
'Pelitti, 252.
Pereira, Manuel, 307.
Pety de Thozée. 216, 283.
Piazzfl, Itata, 231.
Pierot, 364.
Pierre, C. 297, 357. 358.
Piggott, F, T., 16.
PikeBlêy. William, 162.
Pleyel, 448;
Ponfooirt, J., 354, 560.
Pons, 300.
Pouget, Bm , 281.
Pougin, A. 298.
Praetorius, ig\ tgy, 198, 202,
203, 290, 2,7, 419.
Prescott, Abraham, 62.
Prescott, Piano C«, 61.
Printemps, J., 394.
Raingo. N. M ,348, 351. 35^»
365. 37a» 374' 375-
Reich, B., 358, 365, 368.
Renaudin. 405.
Rens, 4 IX.
Rosa, 307.
Rosar, 367.
Rombotttt, P.. 421.
Romerb, Antooto, 174.
Rose, 226.
Rose. John Mitchell, 162.
Rottenburgh. G. A.. 349, 355,
359. 369» 378, 379.
Rottenburgh, J. H.» 228, 359.
361. 369, 378, 4«3-
Ruckers, André, le viebx.
3Ï9. 43<^. 437. 444-
^uckers, Aiidré, le jenne«
3»9
Ruckers, Christophe, 320. ■
Ruckers, Hans, le vieax,
3'7> 319» 436. 437. 438.
Ruckers, Johannes ou Jean,
le jeune, 31 9, 320, 436, 437,
439. 440-
Rudall, 226.
Rutot, 234.
Sambruna. C, 255.
Samuel, Ad., 150.
Sautermeister, 271.
Sax. Ad , 162, 272, 273, 274,
2751276, 357i 35^»3yo»392.
Sax, Alph., 399.
— 4^8 —
Sax, C, ayr, 346, 35a, 355,
357i 36a. 374t 377. 397-
Sches, Beernaert. 401.
Schmeltz, le D^ ]. D. B., 12. 20.
Schmidt, 293.
Schol, D., 341.
Schott, B., fils, 213, 214.
Schott'8, B., Sôhnêj 214.
Schott, les Fils de B., 199,
ai4, 36«-
SchuDda, V. J , 323.
Schuster, M., 282.
Schweinfurth, 64.
Scott, Léon, 14s.
Simon, vielleur. 425.
Simon, Ignar. 305.
Simonet, Et.. 417, 423.
Snoeck. César, 229, 29^, 333,
399. 401, 416.
Snoeck> BgidiuB,403,4i5,4z8,
419.
Snoeck, Marcus, 403, 416,
418, 419, 420.
Sohet, } , 408.
SomerB, L, , 410.
Speck. 173.
Stainer. 409, 424.
Staufiert, 2gÎ6, 297.
Steegmans, B. A., 351, 373,
377.
Steenbergen. ] , 359.
Stegmaier, F., 250.
Steveny. P. J.. 417.
Sternberg, L., 324.
StoUel, H., 272.
Stradivari, 406.
Sudre, 261.
Tain ter, 148.
Taphouse. Chas.. 209.
Termont, A., 424.
Terbines. Caco, 295. 296.
Thibouville, Hérouard, 365.
Thibouvilie-Lamy. J. et 0%
50. 59'
Thoinan, B., 195.
Thoraar, 414.
Tibouville, frère. 228*
Tincl, Edg , 331.
Titus, ) , 308.
Tournier, F., 173.
Triebert, 194, 195» 326.
Truchado, Pray Raymando,
2S7, 290.
Tsai-Yu. 90, 91.
Tuerlinckx, 258. 261, 345, 348,
349. 350. 351. 356, 362. 363»
364 373. 375. 376, 377. 391.
394, 398.
Turin. J., 242. 244, 245.
Turlot, 262.
.U
Uldahl, P. C , 326.
van Aalst, Jules, 10, 76. 77»
83.
Van Aerde, R., 351.
Van Belle. 353, 360, 394.^
Van Blankenburg, Qairin,
340.
Van Casteel, Henricus, 450.
Vanderoaele. A., 45t.
Van den Blsachen, J., 444.
Van den tynde, 339, 340.
Van den Bynden, 345, 396,
399-
Van den Ghein, 339, 340.
Vander Linden, 410.
Van der Maat, 379.
Vander Slagh Meulen, 404.
405.
Vander Straeten, Edm., 222,
282, 320. 336, 341, 40 ï. 427.
TABLE ALPHABÉTIQUE DES NOMS PROPRES.
Adrien, 447.
Aerminck, Hendrick, 407.
A fine, Johannes, 339, 3^0.
Albert, E., 355.
Altenborg, |.-È., 3S8.
Amiot, 75. 77, 90.
Andréeff, B., 215
Angst, Joseph, 327.
B
Bachmann. 174, 353. 554.
Bader. P. D.,43?. '
Badoel, 248.
Bainbridge. 212, 367.
Bainbridge & Wood, aog-
Balfour, H., 19, ^3. 165.
Barbieri, 109.
Bareschei (o. 448*
Barret, A.-M -R., 22^.
Bartlett, 6a.
Baatîen, fila, 430.
Baudet, 291.
BaoweûB, L , 420.
Beernaert, Ai^j^. 359.
Benoit, P., 150!
Berents, Jan, 338.
Berger. 408.
Bergmans, ^., 250, 425.
Berliner. 149.
Bertram, L., 163. 2^4-
Bertrand, 352.
Besson. 298.
Bis, Ch , 422.
Boehm, 225.
Boekhoqt, T., 347.
Bonanni, Pilippe, 167.
Bonne,]. H., 394* 395-
Boom. P., 404.
Borbon, 423.
Borbon, Gaspar, 4qi, 40a, ^i^r
415.^16,420.
Borbon Peeter, 403, 423.
Bourion, 403.
Boussu. B. )., 403, 404» 41.6.
Braet, f. A., 359.
Breughel, Pierre, le Yic»x,
437-
Britsen, G., 435.
Broadwood, 322.
Broch^ voir Snoeck, Marcas,
419. ^
Brodenp, 32a.
Brown. M«n« John Crpi^byr 35^
36, 62.
Buffet-CrampoQ, 173,268.
Bull. Job. 'P.. 441-
464 -
Burgerhuys, Michaelt 338*
Cagniard de U Tour. X41.
Caldeira, 307.
Calot, 434.
Canepel. M.. 260.
Cans, D.. 42a.
Caron, 398.
Carpentier, 146, 147.
Carré, 360,374, 381.
Carte. Richard, 163.
Carulli, F., 295, 296, 297.
Cavaillé-Coll, A., ^8.
Cesbron, Paul, 296. 297, 298.
301
Charles, ).,3oo.
Charles (père), 300.
Charpentier, 303.
Chazal, Bon, 2^9.
Chédeville, 195.
Chevry. A., 404.
Chladni, E., F . 342, 343.
Chouquet, 228, 297.
Closson, B.. 222, 29I1 319*
CoeneOi Joh. Job. 440.
ColynSy J.-B., 150.
ConfuciuB. 77.
Conxe, Alex., x88, tgh ^9^*
193*
Corret, B.. 220.
CuUiford. 322.
Cavillier, Ané, 381.
Cuypers, J., 406, 412, 433-
CuBBon. 345« 355-
da Costa. Aagusto, M., 3x0,
3'ï. 3ïa-
Dampierre. 261.
Darche. 424.
Darche C, 414, 415.
Darche. C. C, 408, 418.
Darche, C. P., 407, 4x4, 4x5»
Daressy, 71.
da Salo. Gasparo, 402.
Dearborn and BartUtt, 6a.
De Backer, F. F., 391.
de Béer, ) , 40X.
Debey, 194.
de Bricqueville, C^ E., 300.
De Comble, Ambr., 406, 4x4.
417. 4^9»4«T.4a3-
Décomble. Ambr., 406.
de CouRsemaker, 166.
de Custer, L., 394.
de Grcmard, A Quentin, 242.
de Horowitz. 159.
Delannoy, P., ]., fils. 429.
De Lannoy ou Delanooj, H.
J.. 40^. 413.
De Lannoy, ). J.. 409, 421.
Delannoy, L., 409.
De Lannoy, N. J., 409.
Deleplanque, Gérard, J ,317.
41 8, 422. 431. 43a. 433i 434.
Delflas. 398.
Delin, A.. 435.
De Ligne, L. ]., 409. 4x7.
de LombardoD - Montezan,
168, 206, 207.
Deloose. 36a, 372, 373.
de Maeseneer, J., 400, 404.
Depelchin. ). J ,410.
de Pinte. O Fritz, 227*
de Poilly, G., 400.
de Pontécoulant, 297, 430.
de Potter. 376.
de Potter, S. F., 386.
de Roeck, C.,334.
Desfontenellea, 357, 358.
Dessy, Guilio, Para, 177,
Destuyver, J. B., 371.
Dévaster ou De Vaster, 2^0,
388.
Dévaster, C, 396, 397.
Dévaster, C«. fils, 392.
— 4^9 —
Van de Velde, 451.
Vande Wiele, F., 416.
Van Doorelaer, D^ G., 339,
340-
Van Bngclcn, F.. 391, 397»
398.
Van Hecke, 297.
Van Loo. B.. 451.
Van Raffeighem, M^a V^«,
341.
Verbeke, R , 451.
Verbruggen. F., 423.
Verhasselt, F., 367,371.
Verhoeven, 396, 398.
Verschuere-Reynvaan, 430.
Victoria (Isl reine), 271.
Victoire, M™», 298.
Villon. 148.
Virdung, 391.
Vite, H , 3SX.
Vivier, |.-A., 150, 246.
Vosgien, P , 410.
Vuillaume. 424.
Vuillaume, J -B., a8o.
Vuillaume N. F., 403. 412,
421.
W
WarnotB, H., 150.
Weber-Chapuia, 256.
Wiener, Ch., 42.
Willema, (lea), 401.
Willema^ H., 399» 402| 41 U
4^5» 4«9. 42«-
Willems, F. B., 194. 346, 349,
358» 359. 374. 380.
Willems, fooris, 405, 4x2, 422.
Wilmet, F. J., 409.
Wûnnenberg, Bberhardt, 23 1 .
Xhéneumont. Alb.. 410, 4x7.
Y
Yorke, W. O,. 262.
Z
Zahn, Wilhelm., 25X.
i
TABLE RÉCAPITULATIVE
des noms d'instruments cités dans les quatre premiers
volumes.
Les chifiEres romains désignent les volumes, les chiffres arabes, la
pagination. Les noms en langue étrangère sont imprimés en italique.
Les indices idéologiques : histoire, définitions, explications complé-
mentaires, etc.^ sont mis entre parenthèses ( ) ; les crochets []
désignent les parties d'instruments et les accessoires. Les équivalents
étrangers des noms d'instruments ne sont répertoriés que lorsqu'ils
sont cités dans le texte.
Abrégé pneumatique, III^ 239,
Accordéon, I, 31» 5^; ^j 33°;
111,334; IV, 238, 241.
Accordiony II, 330.
Accordo, IIL ^3.
Aiàbu-sârangi, I, 131.
Aigojâ^l, 120 ; IV, 44.
Alligator. I, 389.
Alptnhom ou Alphorn^ I, 393; U,
3^7-
Alt-Flôtê, L 239.
AltO; I, 78, 330, 467; II, 19; III,
29, 58, 63, 64; IV, 276,411a
415-
Alto de viole, III, 43, 44 ; IV, 422. >
(^Alto ê basse ^ parties de trompette),
I, 277.
Alt-PommêT, IL 23, 25, 246 ; IV,
196, 197.
Alt'Schalmey, II, 246, 247.
\^Amê de violôn\, III, 6$.
Ananda-laharî^ I, 138.
Ananta-mjaya^ I, 125.
[Anche], IV, 181.
[Anche à ruban], IV^ 29.
[Anchie double]^ I, 40, 226, 432 ;
m, 293.
[Anche libre], I, 31.
(Anche simple], I, 33.
Anémocorde, I, 80^ 369.
Angilica, III, 150.
— 472 —
Angélique^ III, 150.
Angklang, ou Anklang, I, 10, 159;
II, 2, 154; m, 272.
Animocorde, I, 369.
[Anses], IV, 335.
Antiphonel, I, 52.
Apunga, m, 332.
Appareil de Schwedoff, III, 235.
Appeau, IV, 141 à 146.
[Arbre-archet], IV, 292.
Arci viola de lira, III, 61.
[Archet], I, 77, 78, 331, 332,
47Ï» 471-
(Archet, histoire), I, 331-
[Archet à la Dragonetti et à la
Bottesini ], III, 70.
[Archet de basse], III, 68.
[Archet de basse à crémaillère],
m, 68.
[Archet de basse de viole], III,
68, 69, 70.
[Archet de contrebasse], III, 70.
[Archet de demi-violon], III. 69.
[Archet de mélophone], I, 265.
[Archet de pochette], IV, 424.
[Archet de viole], III^ 69.
[Archet de violon], III, 67 à 69 ;
iV, 280, 424.
[Archet de violon à crémaillère],
III, 68.
[Archet de violoncelle], III, 68.
Archi-cistre ou Archicistre, I, 359,
360, 478 ; III, 118, 120, 13s ;
IV, 297.
Archicistre à double manche, I,
480.
Archi-luth ou Archiluth, 1, 83 , 346,
347i 349. 351; ni, 120, 143.
149.
Archiluth théorbé, IV^ 297.
Arcicemhaloy I, 84.
Ar'cicetera, I, 359.
Arci-spineta^ III, 158, 430.
Arghoul, I, 165, 210, 397» 402,
403^ 432 ; n, 343» 345, 546;
111,293, 388,411; IV, 31.175.
179, 248.
Argkoul-êl-asghar , I, 165.
Arghàul-êl'kêbyr, I, 164. ^
Arghoul-el'sagh^^ I> 165. 1
Arigot; II, 292. • I
Arpa, IV, 24.
Arpanetta, III, 89, 92.
Arpanette, III, 89, ^2. |
Arpi-guitare, IV, 300. |
[Arre^nu], IV, 176.
Asopij II, II.
Assa-numia choHhy I, 380.
Atabal, II, 133, 139.
Atdmo, I, 379.
[Attirail de féticheur], IV, 62.
Aulos, I, 37, 41, 165, 210, 434,
435;IV, 188, 191.
^»/(E75 double ou Auloididumoé^lll,
392; IV, 175.
Aulos spondaïque, III, 391, 393.
Aura, II, 14.
Auto-musican, IV, 322.
B.
Baaz, l, 398.
Baglama, IV, 312.
Bag'Pipe ou Bagpipe, 1, 52 ; U, 342.
[ Baguette de direction J, IV, 149,
150.
[Baguettes de Hmbalon proTençal)^
IV, 160. j
Bajoncillo^ IV, 197, 198.
Bajoues^ IV, 199. <
Balafo, I, 383, 384; II, 61.
Balafon, II, 60.
Balafou, II, 61.
Baldh^ II, 54. '
Bdlak, II, 60.
Balalaïka, I, 365 ; UI^ iio.
{Balalaïka^ accords), III, i lo.
Balangy, Il f 60, 61, 135.
— 473 —
Balgarina, IV, 313,
Bandalon, 11, 176.
Bandar, I, 393.394-
Bandotr^ I> 355»
Bandolin, l, 358; IV, 310.
Bandurra, 1, 358.
Bandurria, III, 427.
Banjo, II, 107.
Baftsulee, II, 6.
Bantjik, III, 288.
Battit y ou, II, 137; IIL 377-
Bânyà, \, 104.
I Barâtaka, I, 124.
Bargkoumi, 1 , 413.
[Baril], IV, 174.
(Baril de clarinettel, IV, 357.
Baritono^ III* 34-
[ Barre d'adresse de clayecin ], III,
180; IV. 444.
[ Barre d'adresse de piano ], IV,
450.
Baryton (viole), I, 324.
(Baryton, compositions de Haydn
pour cet instrument), I, 326.
BasanelW, I, 229.
Basse à cordes, IV, 279.
Basse (ou tuba) à cylindres, II,
439; 442, 445.
Basse (ou tuba) à pistons, I, 296 ;
11,441, 443, 447; 111,423.
Basse-cor, I, 301.
Basse de Flandre ou des Flandres,
IV, 167,282.
Basse de hautbois, II, 22, 262.
Basse de musette, II, 251, 256.
I Basse de quatuor, IV, 420.
I Basse de viole, I, 322, 323, 3 24;
467.468 ;ni, 46,471 49.50 a
53; IV, 423.
Basse de viole de gambe (grande),
. m, 53; 55. 56.
' Basse d'harmonie, I, 302 ; II, 450.
Basse et contrebasse guerrières,
I, 303.
Basse èquitonique, U, 441*-
Basse-quinte de viole da braccio,
III, S4.
Basse-quinte de viole da braccio ,
(grande), III, $9-
Basset, I, 232; II, 22, 24.
Bassêt'Flôtêj I, 239.
Bassetkom, II, 216, 217.
Basset- Oèot, II, 256.
Basse-trompette, I, 301.
Bassetthom, I» 215, 222, 431.
Bassêt'Poîntner^ voir Tênor-Pofn-
mêr.
BasS'Flôtê,!, 239.
Bass Geig, III, 59.
BasS'Horn ou Basshorn, I, 296,
298, 301 ; II, 407.
Basshorn {ckromaHsckes)^ II, 413.
Basso, IV, 279, 419, 420.
{Basso^ partie de trompette), I,
277.
Basson, I, 41, 56, 232, 233, 237,
238, 437; II> 19, 25, 26, 183^
263 à 269) IV, Ï93, 19s, 203,
362.
(Basson), I, 231.
Basson Forvielle, IV, 262, 264.
Basson-octave, I, 40; IV, 363.
[Basson, pédale de], IV, 328.
[Basson, registre de clavecin],
IV. 441.
Basson russe, 1, 64, 297 , 299, 300 ;
II, 408 à 41 3; IV, 266, 394,395-
Bass-Pomnur^ I, 228, 229 ; II, 22,
263,
BasS'Tuba, II, 447.
[Bâton de direction], IV, 451.
[Batte d'Arlequin], IV, 157.
[Batte de tambour en ivoire], III,
287.
Batteur de mesure électrique, III,
442.
Batyphon^ I, 216 à 220.
\Baizi\^\\^ 114.
— 474 —
BoMûrnl^êr ou Baurtn-Lêyir j I,
334; III, 71-
Baxuin, I, 309.
[ Becs de clarinette ], III, 386 ; IV,
357- ■
^w^*^, m, 255,388.
Bhidi, m, 255.
Bendeyr,l, 393.
Btngâla, l, 424.
^èf>'/,IIL255.
[Berliner-Pumpen], l, 285, 287 ;
11,450,491; IV, 273.
Bhârata-vindj I, 148. .
{Bkimèhat^ orchestre siamois), I,
388,390; IV, 17.
Bibel-Orgel, IV, 383.
Bienfort, III, 201.
Bifisiula, II, 202.
Bijuga-ctiker, I, 359.
Biniou, II, 346 ; IV, 246.
Biou, IV, 256.
Bird'Rattle, III, 250,
Bissex, IV, 297.
BitU'UZfU, III, 311.
Biwa, II, 78, 114; III, 354-
[Blencong], II, 123,
BlockflôU, I, 239.
Bock^ I, 268.
[ Boenboêfigan], III , 2 62 .
Boîte à musique, I, 14; III, 3^8.
Bombarde, I, 227 ; II, 2$, 24, 35,
Bombarde alto, II, 23 ; IV, 196,
197.
Bombarde basse. II, 22, 23,
Bombarde double, II, 24*
Bombarde ténor, II, 20.
Bombardon, III, 424,
Bombardon contrebasse, IV^ 27»,
^73.
Bombardon contrebasse à pistons
indépendants, II, 450.
Bonang, III, 255, 266, 2^2,
Bonangbaroâtig^ III, 264.
Bonang p^nhftboeng, III, 265.
BonangphûhroeSf III, 365, 366.
Boms^ ÛI, 364.
Bonnet chinois, II, 184.
Boûga, I, 418.
rBord],IV, 335.
Bouhagn, IV, 164.
(Bouche des anciennes flûtes, leur
petitesse), IV, 226.
Baugaria, IV, 315, 316.
Bourdon, III, 440 ; IV, 165, 168.
(Bourdon, corde de la Tielle), L
335; IV, 286.
[Bourdon, jeud'org^ue], I, 44,
[Bracelet], IV, 8.
Bracelet-grelot, III, 248.
Braù, IV, 168.
Brèng'brèng^VL^ 122.
Brùlka, IV, 179, 180, 181.
British harp-biUy III, 133.
Buccin, II, 430; IV, 271, 398.
Buccina, Tuàa. curva ou Buccine,
1,57.274. 459, 460; IV, 393.
Buccin ténor, I, 309 ; IV, 398.
Bûche, I, 482 ; III, 113 ; IV,
426.
Bucium, III, 417.
Buffet d'orgue, I, 458.
Bugle, I, 300.
Bugle baryton, II, 435, 456.
Bugle contralto, I, 303.
Bugie-Hom ou BugUhom, I, 301 ;
IV, 270.
Bugle sopranino, II, 430.
Bugle soprano, II, 432 ; IV, 373,
274.
Bugle ténor, II, 435, 437, 456.
Bukkehomy U. 394.
Bulgarina, III, 429.
Bull-roar9rs IV, 170.
BumbasSy IV, 281.
{Bundfreiês Klamer)^ II, 46.
Bundfreiês Kiavier, lU, 186; IV,
325-
Busaun, I, 305.
— 475
Cabinet d'orgue, II, 359» '3^o, 3^3-
ICaàizztna], IV, 175.
Cdi ban nhac, îlï, 245.
Câicanh, III, 344.
Cdi cap ké, III, 243.
Cdi choc j III> 242.
CdichiingAîl, 2$6,
Cdi chuâng chua, III, 25^.
Cdi chuâng gangy III, 258.
Cdicông, III, 257.
Crff </ai« bàu, III, 349.
Cdi dàn nguyet, III, 349.
Cdidàn nha ira, III, 348.
C^* </«« /A/i/ lîu, m, 343.
Cdi dàn H, m, 351.
Cdihac, m, 242.
Cdikm^ III, 301.
C/^' i^ff ^^', III, 298, 299.
Cdi ken loa, III, 299.
C<i« ^tf« »i^/, III, 297, 299.
CdimOy III, 244.
Cdi mo cdy III, 244.
Cdi nio nha chua j III, 247.
C^* «A«, I, 415 ; III^ 334; IV, 70.
Cdi ong dick^ III, 312, 313.
Çdisao, III, 309, 310.
Caisse claire (avec cylindre à
jour), IV, 162.
Caisse roulante, IV, 161, 344.
Caisse sourde, IV, 161, 344.
Caisse sourde florentine, III, 377,
378.
Cdi tant, III 349.
Cdi ihank la, III, 243-
Cditiu, III, 244.
Cditrông, \l\, 2S6, 287.
Cdi trông boc^ III^ 279.
Cdi trông cai, III, 285.
Cdi trông coin, III, 286.
Cdi trông con, III, 287.
Cdi trông manh, III, 279.
Cdi trông met, III, 279,
Cdi trông tien cô, III, 2%6.
Cdi trông va, III, 279.
Cdi tu hoa, III, 327.
Cdi xink tien y III, 242.
[Calotte supérieure, partie de la
cloche], IV, 335.
Cafnbreh, II, 118; III, 359. .
(Cammer Ton), voir Kamniârton,
Campana, III, 365.
C4«^, m, 257.
Çankha, 1, 123, 124, 182.
Canne-clarinette, I, 430. ,
Canne-flûte, .1, 263, 444; II, 303;
IV, 213, 229. 381, 382.
Canne-violon, III, 24.
\Capo-tasto\. \, 358.
Cdrodyta-vind. I, 153.
Caramilloy III, 402.
Caratnouza^ II, 281.
Carillon, I, 12; IV, 16.
Carillon d'église, IV, 335.
Carillon d*étude^ II, 188, 189;
IV,, 340.
Cartonium^ II, 332.
Castagnettes, I, 380, 388,
427; m, 243, 258, 362, 3^4 ;
IV, 156.
Castagnettes à manche, I, 9.
Castagnettes andalouses, II, 180.
Castanetas, III, 362.
Castano/as, III, 362.
Castafiueias, II, 180; III, 362.
Çata-tantrî-znndj I, 156.
(Caucase, orchestres du)^ II, 64,
150. 156.
Caukfika-znnâ, I, 148.
Cavaco, I, 358; III, 122; IV, 310,
312.
Cava/, III, 404, 409, 410.
Caoaquinho, III, 122; IV, 310.
312.
Cécilium soprano, IV, 242.
Cécilium ténor, IV, 245.
— 476 —
[Ceinture], IV, 9.
Célêsta. III, 366.
[Céleste, pédale dite], IV, 325,
327.
[Cerveau, partie de la cloche], IV,
335-
Cervelas, I, 226; II, 26, 235.
Cetera tedesca^ III, 137,
C?iabbabeh, I, 407,
Cha-Chtao, III, 328 ; IV, 66.
Chalemée, IV, 201.
Chalemie, II, 24, 142 ; IV, 201.
Chalemelle, IV, 201.
Chalumeau, I, 37, 38, 164, 165.
224, 431; II, 204, 206, 207;
m, 291, 395, 296; IV, 30, 201.
(Chalumeau), I, 210.
Chalumeau alto, II, 246, 247.
Chalumeau double, II, 202 ; IV,
174.
[Chambre de répercussionl,IV, 162.
[Chambre expressive], III, 172.
Chang-kou.lll, 283; IV, 28,
[Chanter], II, 342,
Cha-pan, IL 52. 53-
Chapeau chinois, I, 8; II, 181 à
184.
Chapee, I, 388, 389.
Chaplachoires, IV, 153.
Charp, I, 390; IV, 10.
Chatzozerahy I, 273, 274.
Ché^ I, 189, 191, 196; II, ici;
in, 338, 343; IV, 75 à 78.
Cheipour.h 182; 11,8.
[Cheminée, tuyaux à], II, 360,
(^fi'ng, I, 31, 50, 53; 178, 179;
II, 84; 85, 86.
Ckeremia, III, 388.
[Chevalets de guitare], IV, 424.
[Chevalets de violons, altos, vio-
loncelles], III, 65; IV, 424.
[Chevalets, jeux de], III, 66.
[Chevilles de piano], III, 211,
212, 213.
(Cheville mécanique pour instru-
ments à archet], III, 33.
Chia-châng-tchS, II, 168.
Chicarra. IV, 167.
Chifonie, I, 79.
Chikârâ, I, 137, 138, 195.
(Chine, orchestre), IL 83 •
Ching, I, 390, 391 ; IV, 10.
(Chinois, système et notation mu-
sicale), II, 97 ; III, 343.
C/iirtmia,Al, 142; III, 388, 411;
IV, 199.
Chirogymnaste, I, 491.
Ckirula, I, 245, 376.
Chitarra, I, 361.
Chitarra a battettte, III, 1 30.
Ckitarrone, I, 345, 349, 352, 355;
III, 149, 150.
Chitarrone théorbé, IV, 297.
Chiterna, I, 481.
(Chœur de cordes), III, 140.
Chorisi'Fagott.ll, 263; IV, 197.
(Chorton ou ton de chapelle). I>
277; II, 20,261, 196; 111,64,
445.
Chorus, III, 418.
Chromamètre, l, 486.
Chumchoê, III, 245.
[Cikari], II, 117.
[Ciny], U, 118.
Cistre, I, 83, 353, 354, 356,55?/
358, 477. 481; II. 176; m,
114, 116, 117, 118, 136, 212;
IVr 317. 433, 434.
(Cistre), I, 354.
Cistre à clavier, III, 1 34 ; IV^ 432.
Cistre allemand, III, 137.
Cistre espagnol ,111, 121.
Citer fspaansche)^ III, 121.
Cithare (antique), I, 83, 143,
339, 366.
Cithare à quatorze cordes (an-
tique), III,. 88.
— '♦77 —
Cithare dodécacorde (antique),
III, 84.
Cithare endécacorde (antique),
III, 88.
Cithare ennéacorde (antique), III,
83.
Cithare (moderne), I, 366; III.
73; IV, 305-
Cithare horizontale» I; 366, 474 ;
III, 108, 109.
Cithre ou Citre, I, 83, 354.
Clairon, I, 276; II, 372 ; IV, 249
à 253, 391.
Clairon (hindou), I, 126.
Clairon circulaire, IV. 250.
Clairon de bataillon, IV, 251.
Clairon de compagnie, IV, 251.
Clairon d'ordonnance, II, 371.
Clairon en verre^ I, 491 ; II, 388;
IV, 256.
Claquebois, I, 10, 160, 391; II,
185.
Claquette, IV, 334.
Clareta, I, 276.
Clarine, IV, 152, 335.
Clarinette, I, 38, 165, 209 à 224,
429; II, 183, 202, 204 à 214;
lU» 379» 381, 383, 384, 385;
IV, 172, 173, 174, 345 à 355,
357. 358.
Clarinettes, jeu de, IV, 172, 349.
Clarinette, petite, II, 204.
(Clarinette), I, 212; II, 214.
Clarinette alto, II, 215 ; IV, 356.
Clarinette basse, 11^ 219, 221,
222, 223; IV, 357.
Clarinette d'amour, I, 216; II,
214; IV, 355, 356.
Clarinette double, III, 380.
CUrino, I, 64, 212, 276 à 280; II,
386 ; IV, 66,
(Clarino, partie de trompette), I,
277.
Ciarsêth, III, 96.
Clavecin, 1,84, 372; III, 167,
168, 169, 171, 175, 176, 177;
IV, 317, 320, 438> 442.
(Clavecin, historique, etc.),I, 350,
372; II, 41, 42; III, 202 ; IV,
77» 299.
Clavecin à double clavier, I, 371,
483; II, 39; III, 163, 166,173;
IV, 439» 441.
Clavecin à maillets, I, 378,
(Clavecins à ravalement et à grand
ravalement), II, 42.
Clavecin brisé, I, 484.
(Clavecin enharmonique), UI,
170.
Clâvecin-épinette, IV, 447.
Clavecin organisé, II, 354.
Clavecin vertical, I, 484.
Clavesimbelj I, 372.
ClavicefnhalOf I, 372.
Clavi-cistre, IV, 443-
Clavicor, II, 456.
Clavicorde, I, 85, 377; II, 45;
III, 159, 186 à 189, 201; IV,
325. 446.
(Clavicorde), II, 46.
Clavicylindre, I, 17 ; IV, 342.
Clavicytheriuvi^ I> 85.
[Clavier transpositeur], III, 229.
Clavi-harpe, I, 84; III, 177; IV,
321.
Clmfi-fyra, I, 84; III, 180.
Claviola, II, 194.
Clavi-tube, I, 302.
[Clef d'accord en fer]. II, 44.
[Clef d'accord pour clavecin], IV,
443.
(Clef forée, principe vibratoire de
la), 1,46.
[Cloche, parties de la], IV, 335.
(Cloches, poids des), II, 58.
Cloche double, IV, 13,
Cloche tubulaire, II, 187.
— 478 -
Clochettes, 1, 8 ; II, 56, 57 ; III,
I92,247;1V, 13, 152, 153-
Cclachon, III^ 144.
Colascione OM Ca/ascionû, lll, 144.
[Corner], III, 251; IV, 8.
[Co/ondg], II, 118.
(Colonnes d'air, résonance des)^
voir tuyaux.
[Compensating pistons] y II, 475.
Componium, l, 449 à 456.
Concûrftna, I, 50.
Chancha, I, 123.
Conque, I, 123, 124, 125; II, 88.
Consort viol^ III, 50.
Conirabass'Flôte, I, 239.
Confra-Bassophon^ II, 273.
Contrafagott, I, 231, 232.
Contrebasse, I, 78, 358; II, i^;
ni, 32, 33, 57 ; IV. 420.
Contrebasse, fragments de, IV^
424-
Contrebasse (grande), III, 57.
Contrebasse à anche^ i, 234.
Contrebasson, I, 41, 232 ; 11^ 272 ;
IV, 363.
Cor, L 57i 58, <5i» 27O1 ^1^> «72 ;
II, 19, 183.
(Cor), I 270.
Cor à clefs, I, 65, 271, 281, 300,
301, 303; II, 415; 41^, 417;
m, 420; IV, 266, 395, 397'
(Cor à clefs), i, 300.
Cor à clefs alto, IL 41^-
Cor à coulisse, I, 272.
Cor à cylindres, II, 486, 488.
Cor à deux pistons, IV, 398.
Cor allemand, I, 270.
Cor à main, IV, 391.
Cor anglais, I, 41, 56, 231; II,
252,253, 255; IV, 195, 361.
Cor angle, IV, 362.
Cor à pistons, I, 68, 272 ; II, 482,
485.
Cor d'appel, IV, 36.
Cor de basset, II, 216. 217, 218,
Cor de chasse, I, 270^ 461 ; Ù,
472 à 375; IV, 26b, 261.
(Cors de chasse russes, orchestre
de). II, 3<î9-
Cor de forestier, II, 376, 377.
Cor des Alpes, I, 277 ; U, 367,
386; m, 416.
(Cordes, division des), I, 316.
(Cordes, point d'ébranlement des),
m, 158, 164, 431.
(Cordes sympathiques), I, 138,
207, 3ax-
(Cordes, tension des), II, 175.
Cor d'harmonie, I, 270; IV, 261,
39Ï, 392,.
[Cordier-mentonnière], III, 425.
Cor d'invention, II, 382, 488 ; IV,
391-
[Cordophan\,lll, 230.
Cor en grès, II, 366-
Cor en verre, II, 48.
Cor étrusque, II, 30.
Corista, II 302.
Comamusa, II, 835.
Coma Afusen, II, 232.
Comamutê torto^ II, 231.
Corne d'appel, I, 37; III. 389;
IV, 139, 181, 182.
Corne d'appel double, IV, 37.
Corne de chasse, I, 461 .
Cornemuse (à réservoir d'air), 1.
52, 53, 267 ; U, 243, 340» 341,
344; III, 412; IV, 247, 382,
383.
(Cornemuse), I, 267; II, 346.
Cornemuse (sans réservoir d'air),
II, 27, 232, 246.
Cornet à bouquin, I, 64, 274, 463 ;
II, 33, 402.
(Cornet à bouquin), voir Zink$.
(Cornet à bouquin, intonation),
II1 396» 403.
— 4^^ -
(Cornet à bouquin, famille des)
II, 33.
Cornet à bouquin, basse, II, 33,
403, 404, 405; IV, 265.
Cornet à bouquin, dessus ou petit
soprano, courbe^ I, 463; II, 33^
395,401,402.
Cornet à bouquin^ dessus ou petit
soprano, droit, II, 397.
Cornet à bouquin^ grand ténor ou
basse, voir Corno, Cornon,
Cornet à bouquin, haute-contre^
II; 33.
Cornet à bouquin, ordinaire ou
ténor, droit, II, 25, 33, 396 à
400 ; IV, 265.
Cornet à bouquin, ordinaire ou
ténor, moderne, II, 405 .
Cornet à bouquin, taille, \\, 33.
Cornet à cylindres, II, 470.
Cornet à pistons, II, 466, 467^
471, 474, 478, 480; 111/ 421;
IV, 271,275, 276.
•Cornet à pistons Arban^ II, 476.
Cornet à pistons compensateurs^
II, 475.
Cornet à pistons transpositeur, II,
471.
Cornet basse^ II, 403, 404, 405 ;
IV, 265.
Cornet d'alarme, IV, 137.
Cornet d'appel, III, 389.
Cornet de chasse, II, 373.
Cornet d'infanterie, voir clairon.
Cornetto, I, 64, 293, 294, 463; II,
398.
(Cometto), voir Zink^.
Cornet fo corvo, I, 293 ; voir cornet
à bouquin.
Cometto diritto, I, 293; II, 396;
IV, 265 ; voir cornet à bouquin.
Cornetto muto. I, 293 ; II, 396; IV,
265, voir cornet à bouquin-
Cornetto orxàulè, II, 39Ô.
Cometto ténor, II, 399, 400.
Como, I, 294 ; II, 32, 398 ; IV^ 265.
Corno di basset to, I, 215.
Cornotng/esâf I, 231.
C^#'«<7«,I,294;II,32,398;IV,255.
Corno tortOj I, 294.
Cornu ^ I, 274, 460.
Cor omnitonique, I, 269; II, 383;
IV, 392.
Cor pastoral, I, 462 ; II, 366.
Cor simple, II, 381 ; III, 416; IV,
39Ï-
Courges sonores, IV, 62.
Courtaud, I, 41, 226; II, 231,
240.
[Cr<z/5],IV, 175.
Crécelle, I, 9; III, 249; IV, 157,
334.
Cri de la belle-mère, III, 225.
CromîworeUy II, 19.
Cromorne, I, 41,226; II, 18, 231,
(Cromorne), II, 17-.
Cromornes, jeu de, II, 15.
Cromorne alto, II, 16; IV, 186.
Cromorne basse, II, 16; IV, 187.
Cromorne contrebasse, II, 18.
Cromorne sopranino, II, 18.
Cromorne soprano, II, 15.
Cromorne ténor, II, 16; IV, 187.
Crotales, I, 9.
Crouth, I, 78, 312, 465.
Çruli-vinây I, 149,
[Cuivret], II, 20,
[Cylindres à rotation, jeu de], II,
490.
Cymbales, I, 7.
Cymbales antiques, III, 365,
Cymbales chinoises, I, 7.
Cymbales siamoises, I, 388, 390.
Cymbales turques, I, 7 ; II, 183,
184.
Cymbalette, IV, 153, 206.
— 48o —
{Cymbaîum, cordes à Tunisson du
• clavecin], IV, 318, 32t, 441.
Czakan, 1, 26^,
Czimbalutn, IIL 433; IV, 323-
D.
[Dactylion], III, 227.
Daf.l, 400, 401.
Dagarâ, I, 107.
Dahareh, II, 63, 64,
Dâîna, I, 104.
Dakshina, I, 104.
DantarUf I, 112, 113.
Dampha^ I, 103.
Daoulbaz, IV, i6o.
Dârâ, I, 103.
Darâboukkeh.l, 163, 395; 397, 39^»
399,416; II, 65; IV, 24.
Darvyra^ II, 329.
DavidS'Harfe^ III, 93.
Décacorde, voir guitare décacorde.
[DediUs], m, 76.
^^/,IV. 159.
De/io/, II, 64, 67.
(Démanché à la viole et au violon),
111,25.
Demi- violon, III, 21, 425.
Dessus de viole, I, 313» SU; 320 ;
m, 40 a 43; IV, 422.
[Devant de clavecin |, I, 484.
/Makf l, III, 113.
Dhakkâ.l, III.
Dhol, I. 113.
Dhola, I, 109, 116.
Dholaka^ I, 108, 109.
Diable des bois, III, 225.
Diapason, II, 187 ; IV, 336.
Diapason, à bouche, I, 32.
Diapason électro-musicaL H, 192.
(Diapason de chapelle), voir Chor-
ion,
(Diapason ordinaire ou de cham-
bre), voir Kamtnerion»
DimpUpito, II, 64.
Dinditni, I, 103.
DingKa.lW, 19.
DiscanUFagoit, IV, 198.
Discani-Flôtê, I, 239.
Discant'SchahneY, I, 224, 228; II,
25,244; IV,'i95.
Discani-Schabfuy, kUine et g^r
kleine, voir KUine et Car kUim
Discant Schalmey,
Distinette, II, 181.
[Ditalesl, IIL i33-
(Division des touches), I, 316.
(Division chromatique des louche»
des clavecins), III, 161, 170.
Dj'ùudk, I, 407, 411 ; IV, 44.
Dohachiy IV, 14, 15.
(Doigté fourchu), I, 114.
DolcefnelOflll, 184.
DoiciaHy II, 266, 267.
Doppel'Handleiter, III, 228.
Doppiana, II, 231, 233.
Double bombarde, chalumeau, cla-
rinette,etc. , v. bombarde double,
chalumeau double, et ainsi de
suite.
(Double manche, instruments à).
IV, 197.
[Douce, pédale], IV, 327.
DoU'COy I, 415.
Doudouk, IV, 219.
Douganh, II, 68.
Doutara, II, 108.
( Douziémant, tuyaux cyli ndriqnes) ,
IV, 35.
[Drapeau], IV, 451.
(Dreh'Ventil), I, 291.
Dudelsack^ I1 52.
Dudey, l, 268.
Duduk, IV, 219, 232, 233.
Duduki, II, 64, 78.
Dudutchitza , IV, 233.
Dulcifner, I, 374; III, 184.
DumOf IV, 74.
— 4^' —
Dunduhhiy \, 105.
Dvoîka, IV; 218.
Dvoïnitza, IV, 218.
Echelettes, I; 10, 391 ; II, 185.
[Echo], III, 172.
Eisenvioline ^ I, 206.
Eka-tanirikâ,l^ 155.
Eka-târâ,l, 155; IH; 357-
Eksteroog. clarinet met, IV, 347.
Elbownieiodean. IV, 62.
El'Zehr, l, 398.
[Emboliclave, cylindre], II, 439.
lEmbouchure], IV, 261.
Efnhuchi^ III, 331, 332.
lEnguichure], II, 375.
E^oud ou Eoud I, 201, 202, 203,
395, A25 ; m, 354.
Epinette, I, 84, 368, 369, 373,
482; m, 152, 153, 155, 156,
157; IV, 435.
Epinette à cylindre, III, 180.
Epinette à table, III, 160.
Epinette des Vosges, I^ 482 ; IV,
426.
Epinette octave, II, 45.
E'rdqyeh, I, 41, 170. 171, 226.
Erh hou hou, III, 337, 338.
Erh-hsietty I, 185.
Erh huang hou-ktn, III, 337.
Esrâr.l, 104, 13», 134. 135, 151-
[Etui de violon]. IV, 425.
Euplione,IV, 342.
Fabiol^ III, 402.
\Fado$, chants populaires portu-
gais], IV, 308.
Fagot, I, 231.
Fagoit, Ij 231, 232; II; 266^ 267.
Fagott'Contraj I, 232.
Fagottino, I, 40.232, 238,436;
II, 264, 265; IV, 363.
Fagotio, r, 231.
Fagottpiccolo, IV, 197. .
Fagotizug, IV, 328.
Fa Haotong, III, 329.
Fango-fango, l, 176, 177.
Fausi-Fagott, II, 26, 231 ; IV, 182.
Feldpfeiff,\y 251.
Feldtrumnut, I, 276.
iFéticheur, attirail de]. IV, 62.
Fieould, II, 323, 324.
/>>,!, 251.
Fifre, I, 251 ; II, 162, 314, 322;
IV, 206, 232, 372, 373, 382.
Fifres militaires, IV, 231.
[Finger s/ides], II, 490.
Ftstolapanij II, 325.
Fishda, L 41.
Flageol, II. 292.
Flageolet; I, 44, ii9> 241, 44i ;
II, 6, 294; III, 401, 405; IV,
Z07, 3<55. 3<^<5» 3^7-
Flageolet double, I 443 ; H, 297 ;
IV, 208, 212; 367.
Flageolet en terre cuitC; IV, 207.
FlaiuUt, m, 377.
Flautà, II; 281.
Flaûta, III; 403.
Flauto piccolo, I, 241.
Fleuthe traversaine, I. 249.
Floyèra, II, 328; 329.
Fluirà, II, 281.
F/uiiet,llî,iTJ.
Flûte, a) à bouche biseautée, en
général, l, 43 ; II, 19 ; III, 405 ;
IV, 357.
b) à bouche latérale, en gêne-
rai, I; 44; n, 308, 309; 313,
3151 316; IV, 357.
c) à bouche transversale, en
général, L 46.
(Flûte, phénomène sonore de la),
I»4i.
— 48a —
Fluté, m, 377.
Flûte à bec ou flûte douce, I, 4.4,
45, 239 à 243; 248, 407; UI,
404 ; IV, 366,
(Flûte à bec ou flûte douce), 1,
239-
Flûte algérienne, IV, 44.
Flûte allemande ou d'Allemand,
L 45i25i, 252.
Flûte à Toignon, III, 224.
Flûte à registre, I, 254.
Flûte aztèque, II, 143, 145.
Flûte basse, IV, 381.
Flûte Boehm, II, 319,
Flûte canaque, II, 6.
Flûte chinoise, II, 73.
Flûte congolaise, IV, 44, 49-
Flûte congolaise, conique, III,
314.
Flûte cylindrique. III, 406.
Flûte d'accords, voir flûte harmo-
nique.
Flûte d'amour, I, 257 ; IV, 229,
380,
Flûte d'Angleterre, I, 240.
Flûte de Pan, I, 47, 264; II, 170,
279; 323 à 326; III, 323; IV,
371.
Flûte d'orchestre, II, 28, 303,''320,
321; IV, 225, 227.
Flûte double, voir flûte harmo-
nique.
Flûte douce, voir flûte à bec.
Flûte douce basse, II, 287, 288,
291, 292; IV, 370.
Flûte douce basset, II, 288, 289 ;
IV, 213, 369, 370.
Flûte douce contrebasse, II, 290.
Flûte douce, haute-contre de, IV,
368.
Flûte douce, Uille de, II, 287.
291; IV, 369, 371.
Flûte douce ténor, II, 285, 286,
287, 290.
Flûtes douces, jeu de^ II, 2S3,
Flûte en cristal. IV, 227.
Flûte en roseau, I, 438.
Flûte colienne, II, 170.
Flûte eunuque, III, 224, 226, 227.
Flûte Giorgi, IV, 229.
Flûte grecque, l, 445.
Flûte, grande, en soi^ IV, 376.
Plûte guyanaise, 1, 175; III, 313.
Flûte harmonique, I, 441, 442 ; II,
294f 299, 300, 30»; IV, 205,
248, 368.
Flûte indienne. I, 171; III, 305.
306; IV. 38.
Flûte japonaise, III, 307.
Flûte nasale, I, 176^ 177, 408,
409, 410; II, 6, 153, 170; III,
303. 313.
Flûte, petite, II, 307, 315; IV.
372, 373. 374-
Flûte, petite, en ut, II, 306.
Flûte, octave^ II, 322.
Flûte polyphonique, II, 335.
Flûte préhistorique, I, 437-
Flûtet, I, 239; II, 292, 293; UI.
402; IV, 364, 3^5; 3<î7-
Flûte tierce, II, 305, 322: IV,
374. 375.
Flûte traversière, I, 45, 120, 214,
249 à 262] II, 184, 226, 305,
318^ 321; III, 406; IV, 226,
227, 228, 231, 374f 375. 378 à
381.
(Flûte traversière), I, 249; IV,
233-
(Flûte traversière, sa tonalité), 11,
307.
Flûtes traversières, concert de, II,
311.
Flûte traversière à bec, II, 74.
Flûte traversière basse, II, 50Q,
I 3io, 311 ; IV, 381.
I Flûte traversière basse, fragment,
I II, 321.
— 4^3 —
For ester' s horn. II, 376, 377; IV,
350.
Fortbien, III, 201.
Fortebieitj I, 378.
[Forte, pédale], IV, 327.
Fouyc^ I, 260; II, 79, 81.
I Frein harmonique], II, 3^4-
[Frettes], I, 316; IIL 50.
[Fuseau^ tuyaux àj, II, 364.
G.
Gaîda, IV, 247.
Gaîta gallega. II, ^43.
KGajor-], III, 253-
Galeika, IV, 177.
Galoubet, IV, 371.
(Galoubetaires), IV, jo6.
Galoubet basque, I, 376.
Galoubet provençal^ I1 243» 44 ï ;
II, 282, 283; m, 377; IV, 206,
215.
Gambang, I, 11 ; II, 129; III, 255,
270.
Gambang gangsâ, III, 267, 268.
Gafnbang kajoe^ III, 266, 26^.
Gavtbareh^ II, 94.
Gitmë/an, II, 123, 172; III, 252.
Gandang, II, 140; III, 288.
Gangurik, IV, 67.
Gar gross Bass-Viol, III, 57.
Gar kleine Discant-Schalmeye^ IV,
202.
Gannonnaiaj 11^ 330.
Gebu7idene$ Klavier^ II, 46; III,
187, 190.
(Gebundenes Klavier)^ II, 46.
Gedeckt Fagott, II. 267.
Geige, l, iz^j, 329.
Geigen-Ifistrument ou Get'genwerk,
IV, 286.
Geige ohne Bunde, II, 37.
Gelatkay IV, 214, 215.
Gëndang, III, 288.
GUndang boe/oe, II, 11.
Gendêr, III, 261.
Gendèr pïnhnboeng^ barocng et
phi^roes^ III, 263.
Gendtr, I, Il ; II, 128.
^^ng-gong, IV, 19.
Gcrade Zink^j I, 293; II, 396; IV,
265.
Gfiâgara, I, loi.
Gjiantâ, I, 10 1.
^hari, I, loo.
Ga^/^^, I. 399, 404, 405 ; IIL 388.
Ghironda rebecca, I, 334.
Ghungura, 1, loi.
Ghutrti, I, 107.
Gigue. I, 78, 327; II, 37; m, II.
Glicibarifono, II, 222.
GlockenspieL I, 12.
Goeloeng-goeloeng j IV, 1 1 .
Gom-gom^ IV. 84
Go-inukkn, I, 124.
Gé?7/^, I, 7, II, 386. 389, 390; II,
51, 67; III, 243. 244. 255,260;
iV, 14
Gong femelle, IV, 16.
Gong KempoeL II, 132 ; III, 259.
Gongf mâle, III, 259, IV, 11.
Gongs gendtr, II, 132.
Gongyang, mâle, II, 51.
Gongyhiy femelle, II, 51.
Gopî-yanira, I, 139. 140.
Gougue, I, 417.
Goura, IV, 83.
Gourd-Rattle, III, 251.
Gouslij III, 73.
[Gorge], IV, 335.
Grammophone; IV, 149.
Graphophone, IV, 147, 149.
Graviceîftbaioj I, 373.
Grelot, I, 8, 380; III, 248, 258;
IV, 7,8.336.
Grelot double, IV, 8.
Grinding, III, 273,275.
\Grobogan\, III, 252, 267, 270,272.
— 484
Gros-bois, 1, 230.
Goss Z?AS5 (flûte), II, 291.
Gross BasS'Pofnmer ou Gross dop-
pel-quint Pammer^ I, 228^ 229 ;
II, 23, 24, 262.
Grosse caisse. Il, 183^ 184^196;
IV, 329.
Gross Zinke^ I1 294.
Guenbrij I, 423, 424, ; II, 117.
Quesbate, I, 411.
Guide-mains double, III^ 228.
Guimbarde, I, 13, 102 ; III, 273,
275, 367 ;IV, 19, 341.
Guimbarde napolitaine, II, 13, 14.
Guiro, IV, 2.
Guitare, I, 83, 359, 361, 362, 481 ;
III, 122 à 128, 427 ; IV, 307,
309, 429, 430, 431-
(Guitare, famille de la), III, 429.
(Guitare, historique^ accord, mon-
ture), I, 361 ; III, 127, 129 ; IV,
p. XII, 296 à 301, 308, 309.
Guitare à double manche, IV, 297.
Guitare à dos de luth, IIL 129.
Guitare allemande, I, 354.
Guitare américaine, IV, 293.
Guitare anglaise, I, 354, 358; III,
136, 224.
Guitareanglaise à clavier, III, 134»
Guitare anglaise à double manche,
111,135-
Guitare à plectre, III. 130.
Guitare chinoise, I, 195 ; voir Yue-
Kin et Pepa,
Guitare congolaise, III, 347.
Guitare décacorde ou à dix cordes,
IV, 294.
Guitare en bateau, III, 128.
(Guitare espagnole, famille de la),
III, 429.
Guitare japonaise, I, 198 ; voir Si-
amis en.
Guitare-luth, I, 364.
Guitare multicorde, IV. 301,
Guitare requinto et ténor ^ III, 429.
Guitare ténor^ IV, 432.
(luitare théorbée, IV, 297.
Guitare toscane, III, 1 30.
Guitare-Z«V>4é?r, IV, 293.
Guitarille^ III, 428; IV, 432.
GuifariliOj III, 428 ; IV, 432.
Guiiarra^l, 357; III, 122, 427;
IV, 307, 309. 3"^ 432-
Guitarra de co/umna^ IV, 311.
Guitarra de Flandres ^ I. 357, 358.
Guitârro, III, 428 ; IV, 432.
Guiterne, I. 361 ; IV, 301-
GuHerra^ III, 427.
Guiterre,I, 362.
G«5/*i, I, 333; m, 5; IV, 285.
GusiUza, IV, 284.
H.
Htickbret^ I, 374 ; III, 184.
Hai'Loy II, 88.
Hakherdy I, 374.
Hakbord. III, 184.
Ha/avi, II, 119, 169,
liandleifer, dôppel^ voir Doppel-
Handleiter.
HapetaUy II, 11.
Harfenetgen, IIL 89, 92.
Harmonica, I, 15, 427; IV, 342.
Harmonica à bouche, I, 32 ; IV,
171.
Harmonica de bois, II, 185.
Harmonica de Franklin, 1, 16,
428; III, 37o> 372.
Harmonica Jaulin, I, 32.
Harmonicorde, I, 80.
HarmoniflCite, I, 51.
Harmoniphone, I, 266.
(Harmonique exceptionnel, son
I 1/2), IV, 266, 269.
Harmonista, \, 52 ; III, 231.
Harmonium, 1,31, 51, 52; IV,
246.
-485 -
Harpe, I, 8i, 82, 339 à 342, 473 ;
III, 89, 92, 93, 94, 9^ à 102,
105.
(Harpe), 1,339; H. 38.
Harpe à clefs, 111, 6.
Harpe à pédales, L 338, 342 ; II,
38; III, 102, 105; IV, 292,
Harpe chromatique ancienne, III,
95. 106.
Harpe d'Eole, I, 80; III, 106, 108.
Harpe des Pahouins. IL 174.
Harpe dilale, I, 342^ 343.
Harpe galloise, III, 103,
Harpe-guitare, III, 130.
Harpe-luth, III, 132.
Harpe mexicaine, II, 175.
Harp-lute^ I, 342 ; III, 132.
Htirpofyre^l, 478.
Harpsickord, I, 373.
Ilarp-Ventura.lll, I34.
Hautbois, I, 41, 215, 224 à 236^
256, 306, 435.43<5, 437; II» 19.
23, 24, 25, 183, 184, 247 a 251;
III; 397- 399; IV, 193. 194,
199» 358 a 361.
(Hautbois), I, 225; II, 23.
Hautbois alto, II, 259.
Hautbois basse, II, 262.
Hautbois contrebasse, II, 262.
Hautbois d'amour, I, 231 ; II, 251.
Hautbois de chasse, I, 236; H,
255; 256.
Hautbois de Poitou, II, 245; IV,
203.
Hautbois des Abruzzes, I, 237.
Hautbois, haute-contre de, II, 255,
256; IV, 361.
Hautbois japonais, III, 300.
Hautbois SchafFner, III, 400.
Hautbois soprano, I, 210.
Hautbois soprano, petit, IV, 201.
Hautbois ténor. II, 260, 261.
Ileang'teih, I, 167, 168, 432; II,
72, 83 ; m, 299, 300, 301, 302 ;
IV, 37.
Herrach, IV, 157.
Hicki-rikiy L 41, 226, 432 ; II, ^^^
70, 78, 242; m, 391-
Hirsch-Horn, II, 367.
Hirschruf, II, 373«
Hiuen. I. 248.
Hoang'ichoung^ IV, 76.
Hochet, II. i^ 2; III, 248 à 251,
363; IV, 2, 5, 6, 7.
Hochet double, IV, 5.
Hblzern Tratnmet^ I, 277; II, 386.
Holzklappery Charfreitags^ IV, 155.
Hoinmel, IV, 426, 428.
Hoti'kin. II, 92 ; III, 334.
Hou-nO'fouyey II, 86,
Hsientze, III, 352, 353.
Huchet, II, 374.
Hu'hu, I, 185.
Humle^ IV, 305.
Hummelchen^ \, 268.
Hunting horn^ I, 273 ; II, 372.
Hurdy-gurdi^ I, 334.
Hurukj I, 113.
Hurukka^ I, 113.
Hwa-kou, IIL 282, 284; IV, 27.
Hwang'Chông. IV, 76.
Ilwang-chôjig-ichéj II, 162.
Hwang-lapa^ III, 329.
I/wang-ieih, I, 181 ; II, 88. 89, 90;
m, 328, 329; IV, 66.
Hydraulis^ I. 53-
I.
Iguana, II, 176.
(Indes, système musical), I, 91,
127.
Itigofnhiiy I, 397; II, 141.
Insinibi, II, 62 ; III, 277.
lîiventions-Horn^ I, 60, 271; II,
488.
— 486 —
Inventions- Trompeté y I, 60, 280.
Istrumento délie vendemmie^ IV,
167.
Istrufne7ito di porcOj III, 184.
Izambilo, II, 135.
J.
Jagajhatnpa^ I, 1 1 1 .
Jàgerhôrner, II, 381.
Jàger-Tronimet , I, 276, 277; II,
381.
JakinWhyVil, 338; IV, 67.
(Janissaires), voir musique turque.
(Japon, système musical), II, 102 ;
111, 343.
(Java^ orchestre), II, 125.
(Java, système musical)^ II, 125 ;
111,252.
Jeu de flûtes (à mouvement auto-
matique), I, 457; II; 365.
Jeu de timbres, II, 190.
Jeu de trompettes^ I, 456, 457.
Jew'^harp^ III, 367.
Je-dos trump, III, 367.
Jhânjk-Mianjanî j \, 103.
jfhâridap, \, 107.
Joleika. IV, 179, 180, 181.
Joraghâiy I. 110,
Jouets, II, 201 ; III, 224, 225,
296, 297,432.
K.
Kâca-vinâ, l, 147.
Kacchapi-vUiây I, 143, 145, 146,
148a 152, 195; II, 117.
Kachuyâ-^etâr y I, 143.
Kagoura-fimyc . II, 80 81.
Kairâta-vhiâ, 1, 150.
Kalama, I, 115.
Kalivnaulo^ ^ II, 142.
Kamantcha^ II, 64, 91,
{Kammerton, ton de chambre oj
ton ordinaire), I, 276; II, 20, 2\,
261, 264, 396; III, 445.
Kandaîtg^ II, 3, 5.
Kane/i, II, 281.
Kang-t'ung, II, 374 ; III, 325, 32a :
IV, 257.
Kânih, II, 94.
Kanon, I, 83.
Kanoon, I, 191 ; III, 342.
Kdnsara, l, 100.
Kânsi, I, 100.
KanUli, m, 72.
KanteU à archet, III, 9,
Kanûn, I, 156.
Kanuna, I, 156.
KaO'kao, II, 141.
ICapi, IV, 19.
Karâ, I. 110,424.
Karâbib, I, 380.
Karadouchin ou Karadamsin, IV.
312, 31^-
Kiira-tâla, I, 99.
Karnaia, II, 108.
Kass,l, 382.
Kasso, I, 420. ; IL 118.
Katana, IV, i.
Kâiyâgana'Vind^ I, 156.
/iGip/i/, IV, 217.
A'tffrt/ double, IV, 236, 237.
iiCnz/tf/ universel, IV, 237.
Kavaltché, IV, 236.
Kazoo^ III, 447.
« IV, 16.
Keffiàngeh,l,S9S^ 4 16, 419.
Ketnâfigeh a gouz^ \, 187, 18S.
Kemàngeh roumy, I, 188, 322.
KëmpjangAll, 255.
Kémpoehj 111,255, 259, 260.
KPndattg, III, 255, 288.
Kënong, II, 132 ; III, 255, 272.
Kent'horn, I, 65,
A>r^, L 274.
/Or*», 1,273,274.
4h-
Keshate^ I, 41I.
KhtipoengAll, 288.
Ketjapi, I, 194.; II, 154; III, 346.
i^lSlJèr, III, 252.
Këtoeg, III, 272.
Ketok, II, 132.
Khanjaniy I, 103.
Khanjarî, I, 103.
Khat'tdli, I, loi.
Khèfiy I, 180, 391; 11,86.
Kkol^ I, 99, 112.
Khong, I, 385. 388, 389, 390.
Khong mowng^ I, 390.
Khoradak. I, 107.
Kliudra-ghafiiâ, I, loi.
KJiudra-Kâtyâyana vinâ^ 1, 157.
/&'«, I, 141, 195» 202, 204, 205;
11,95, loi.
King^ 1, II ; II, 60.
Kz'nnari-vind, 1. 145.
Kiringhie^ 11, 54.
Kissar, I, 192, 421, 422 ; III, 87,
344; IV, 71, 75.
Kissumba, I, 193,
Klarinet nist eksteroog^ IV, 347.
Klater, III, 363.
/^/«« Discafit-KrummhornyW, 18.
Kletne Discant-Sckalmeye ^ I, 228,
230; II, 23, 24 ; lV/201.
Klein Flot Uni, 1. 239.
Klein Zinke^ 1, 294.
Klen/ong, 111, 241.
Klong, Ij 390.
(Klon-K/iik^ o rches t re si a m ois) . 1 ,
388,391.
Klui, I, 388, 390, 391 ; III, 303;
IV. 45.
Knicky-knakcrs , 111, 364.
Kniegeige, I, 314.
Ko€'k'ômôlakûlft , IV, 33.
Kokiu,l, 186; II, 78,^93.
Kokolo^ IV, 72.
Konia-Fouye^ II, 78, 79.
Kondi,lW, 72.
Kondo, IV, 72.
Korthold, 11, 231, 340,
/w/f>, II, 78, 101, Ï04, 106, 173;
III, 343.
Ko-tje, II, 75, 76 ; IV, 49,
/û>«^I, 393; 11,63, Ci(i ; IV, 21,24,
26, 27.
Kouitiira^ 1, 416, 422, 423; 11,
177.
Koundyeh^ II; 93'
Kra-chapec, I, 385, 388, 389.
Krap-Puang^ I, 390.
Krefia, I, 49 ; II, 161 ; IV, 44, 59.
Kromhoorn^ II, 18.
Kr&mong^ 1, 12; 11, 130; III, 264.
KrQtnong seloeka, 11, 130.
Krumme Zinke^ 1, 293.
Krumfnhorn , II , 18.
Kulepa-Ganegy IV, 20.
Kunstciier, 1, 359,
KurZ'Pfeiff, II, 231, 240.
Kwantze, 1. 41, 226; 11,^71.
Kyee-wain, 1, 386. 387, 389.
Lames de bois (expérimentation),
IV, 150.
(Lames, accordées), III, 366.
(Lames, vibration des), II, 61.
Langleik^ III, 1 10, 112, 113; IV,
306, 426.
Lang'Spel ou Langspel, III, 112,
IV, 426.
[Languette], IV, 181.
\Lao-Phà?i^ orchestre siamois), L
388.
Là'Pà ou Lapa. II, 67, 89; III,
330, 331 ; IV, 65, 66.
Larynx, modèle du, 111, 448.
Laudy I, 201.
Launedda {^Conzertu = jeu de), IV,
175.
Laute, 1, 201, 347, 348.
^ 4^8
Laya vançî, I, 121.
Lekwcn, IV, 74.
Lera, IV, 31, 34.
[Lettres indiquant la tonalité des
clarinettes], IV, 345.
Lêuto, l, 201.
[Levier pneumatique]^ III, 240.
Ligneum psalterium, II, 185.
[Linguetta], IV, 175,
{Linguetta viobile] , III, 213.
Lira, IV, 31.
Lira da braccio, III. 59,
Lira da gamba ^ III, 61.
Lira rustica,!. 334, IV, 286.
Lira tedesca, I, 334 ; IV, 286.
Lirone per/et/o, lllf 61.
Lituus, I, 274, 375; n, 29, 30;
IV, 390.
LiiifOf I, 201.
Liuto utoderno, I, 345.
LOy II. 51; IV, II, 14.
Lojki, II, 182.
Lokotfibi^ III. 356 ; IV, 72.
Lo-koUf II, 67.
Lozeu, II, 88.
Lu, l, 175; II, 60, 77, 100, loi,
102. 125, 154. 167; IV, 44, 59-
Lrut, l, 201.
Luk4)nd0, IV. 74.
Lung-iao-iy, II, 83.
Lute, I, 201.
Lute-harp, III, 133.
Luth, I, 83, 201, 347, 3^4, 479;
III, 127, 141 ; IV, 301.
(Luth). L 347-
Luth élégant. IV, 67.
Luth nouveau, III, 139-
Luth octave, petit, III, 138.
Luth soprano, petit, III, 138, 139.
Luth ténor, III, 139, 141.
Luth théorbé, IV, 297.
Luur, I, 277, 292.
Luur danois (antique), II, 377 ; IV,
392.
Luur norwégien (moderne), î, 27; ,
292 ; II, 3<57-
Lyre anacréontique^ III, 129.
Lyre antique, I, 81, 83. 192, 339.
(Lyre antique, tension des cordes
delà), III, 85.
Lyre égyptienne .(antique), IV, 70.
Lyre éthyopienne, voir Kissar.
Lyre-guitere, I, 362, 363, 364,
477, 478 ; IV, 300.
Lyre moderne, I, 479 ; III, 129.
(Lyre, tension des cordes de la),
IIL 85.
M
Machete, III, 122 ; IV, 310.
Machine à accorder, IIL 223.
[Macilloi, m, 378.
MacochOy \, 382.
Madala, I, 1 1.2
MadiumbaflU, 277, 278.
Afagadisy L 201.
Magaudi, II, 7.
Ma/ui mandird, I, 99.
Mahatî-vtnâ, I, 109, 142, I43, 15J.
(Mahoree^ orchestre siamois), l.
388.
Maillet de bois, IV, 154.
Malakat, I, 183.
[Manche de violon], III, 64.
[Manche d'octave], IV, 299.
[Manche double, instruments s.}.
IV, 297.
(Manche, non indispensable au
raccourcissement de la corde),
1,81.
l Mancosa\ , IV, 175, 176.
\Mancoseida\^ IV, 176.
Mandirà. L 99«
Mandola, I, 345; IV, 430, 431.
Mandoline, I, 83, 343f 344. 474*
475:111, 83.
(Mandoline), I, 344 à 346.
Mandoline congolaise, IV, 81, 82.
Mandoline égyptienne, II, 11, 12.
- 489
Mandoline florentine, génoise, I,
345.
Mandoline napolitaine, I, 474, 475,
476; IV, 310.
Mandoline romaine, sicilienne . 3 4 4^
345.
Mandora. 111. 121 ; IV, 431.
Mandore, 1,83,476; III, 121; IV,
431. ^
Mandùrichen, \j 346,
Mandurriay 111, 427.
Manicorde, I, 85.
Marddaia, I, 112,
Marien Trompeta I, 311.
Marimba, I, 379, 383, 384; II, 60,
135. 137; IV, 19.
Marouvanéj I, 419; II, 10, 11; IV,
17.78.
1 Masque de féticheur], IV, 62.
\Masseto$\, IV, 163.
Matraca, III, 363 ; ÏV«^ 154.
Matraqueta, IV, 153. 334-
Mattauphone, I, 16; 111, 373; IV,
341.
Maul-Trommelj II, 13.
Mâyuri,\, 132, 153.
Mazhar^ I, 162,
[Mécanique de piano], III, 213 à
222, 436; IV, 329, 31.
[Mécanique de piano allemande],
IV, 327,328.
[Mécanique de piano viennoise],
IV, 327, 328.
\Médianà\, IV, 176.
Mcgyoung, I, 389; H, 94; IV, 79.
Mélodéonz. bascule, IV, 60,
Mélophone, I, 50, 264, 265, 266.
Mélotrope, IV, 146.
(Membranes mises en vibration au
moyen d'une corde fixée à leur
centre), IV, 169.
(Membranes, tension des)^ 1, 395.
Merline, I, 55.
Merveilleuse, la, IV, 293.
Métronome^ II, 49.
Métronome (jeu de trompettes), I,
457-
Métronome anglais, III, 236.
Métronome de poche, III , 2 3 5 , 4 4 3 .
Métronome métrique, III, 239.
Métronome normal. III, 235.
Mezzo Coiascione, III, 145, 146.
Mina sarangi^ I, 134.
Mirliton, III, 224, 226, 447.
Miroirs paraboliques (d'expérimen-
tation), 11,48.
Mocanga^ 1, 102.
MoKa.W, 19.
Mo'kug-yOj lll, 244.
Monaule, I, 43, 175.
Mondtroimnely 111, 273.
Monocalame, syringe, I, 43*
Monocorde, I, 83.
Monocorde à clavier, III, 426.
Mon-yii, II, 54.
Moon giii/ar, I, 195.
Afosia, I, 168.
[Mouche, corde de la vielle], I,
335, 472; IV, 286.
A/onmg, IV, 16,17.
Mridanga^ I, 104. 108.
Mundharmonika^ IV, 172.
Murali^ I, 120,
Muscat , III, 408.
Musette, I, 52, 53, 369, 437, 445 à
448; II, 337, 338, 342, 345,
346.
(Musette). II, 346.
Musette bretonne, III, 396.
(Musique militaire). 11, 183.
Musique perforée, II, 332.
(M usique turque ou des janissaires) ,
II, 183; IV, 329.
N.
Nacaires, I, 22.
Nâdeçvara-vinâ^ I, 149.
Nâgarâ, I, 105.
490 —
Nagclhartfwnica, l, i6, 206.
NagelgeigBj I, 206.
{Nahabat, orchestre indou), I, 100,
106, 116.
Nai. III, 408.
Nail violin , 1 , 206.
Naiou, I. 47.
Nakkdrah, l, 399; II, 64.'
Nanga, IL 10; 111, 358; IV, ^2'
73»74.
[Nàngka], III, 288.
jYarara, II, 64.
iVrty, I, 48, 12Ï, 175, 177, 178,
395, 411, 412; 11,84; IV, 236,
237, 238.
Nay-châhy I, 177, 178.
Ndinibi, III, 277.
Ndjenibo, IV, 72, 74.
Nebil, I, 82.
N'gtetneh.ll, 93.
iV^<?«^ér, m, 247, 248.
iV/Mc, III, 245.
Nlcolo, II, 20, 22.
Nihoihagi, II, 51.
Nimfali^ 1, 449.
Nixenharfe. III, 6.
Nkwanga^ III, 248.
Noordsche Balk, III, 112; IV, 426,
427.
Niipura, I, loi.
Nyâataranga^ I, 117, 118, 119.
Nyckelharpa, III, 6.
O.
^/5^i?, I, 230, 231, 236.
Ohoe du caccia, III, 398.
Ocarina, 1, 248; 11, 149, 276, 277;
IV, 235.
(Octave, jeu du clavecin], IV, 321.
(Octaves, leur désignation), II, 45.
(Octave courte), 1, 368.
(Octaviants, tuyaux), IV. 31, 32.
(Octaviemeiit des tuyaux coniques
à anche battante, premières ap-
plications), IV, 357.
Olwtnitckiye rogy II, 369.
Olifant, I, 274; II, 380.
Offibi.l, 419, 420; II, 175.
Omertij II, 83.
One Gûoty IV, 40.
[Oou/ivo], IV, 163.
Ophibaryton, IV, 262, 264.
Ophicléide, I, 56, 296, 300, 301,
302, 3<53 ; n, 413, 423, 424; IV.
266, 268, 269, 397, 398.
(Ophicléide), I, 300.
Ophicléide alto, 1, 302 ; IV. 397.
Ophicléide basse ou monstre, IL
420.
Ophimonocléidfe, II. 441.
(Orchestre arabe), I, 416, 417.
(Orchestre égyptien) , I, 395.
(Orchestre indoa), I, 100, 100,
116.
(Orchestre russe), II. 371.
(Orchestre siamois), I, 388, 300,
391.
Orchestrion, I, 55, 451.
Oreille, modèle de \\ III, 447.
[Oreilles, tuyaux àl, 111, 358.
OrganinOy II, 325.
(Organisés, instruments), 1, 2.
Organisirutn, 1, 79.
Orgue, I, 31, 50, 53.
Orgue à manivelle, IV, 387.
Orgue américain, II, 333.
Orgue d'appartement ou de cham-
bre, voir orgue positif.
Orgue de Barbarie, I> 55 ; IV, 587.
Orgue de régale, II, 35^352.353:
IV, 383.
Orgue expressif, I, 51.
Orgue mécanique à cylindre. II.
365.
Orgue portatif, I, 54 ; III, 413.
Orgue positif, 1, 448 ; II, 347* .^^ '•
m, 415; IV, 384.
Orphcoron, I, 356.
( tf, 1, 14.
- 491 -
Ouano, II, 83.
Ouk/ni'é,lll, 332.
Palets, IV. 153.
Pati, II, 52 , IV, 10.
Panaàn, l, 105.
Panaulon, I, 257.
Pandeanpipc^ II, 325.
Pandero, I, 334.
Pandore assyrienne, I, 83^
Pandore en luth, I, 355, 476 ; III,
136.
Pandiirina, I, 475.
Pang-koUj III, 280,
Pangtse erh hoii-kin^ III, 337.
Pan-kou, 111, 284; IV, 26,
IPansej, IV, 335.
Para, IV, 7 1
[Paramarfe/Zo], III. 214.
Par-dessus de violc^ III, 38, 39, 41 ;
IV, 421.
Partition Mustel, II, 191.
IPattel, IV, 335
[Pauk^n und Glocken^ pédale], IV,
329-
Peciis. I, 82.
I Pédales de piîino] , III, 1 90 ; IV, 3 2 8 .
I Pédale tonale ou harmonique), III,
207.
/>^éf, 1,390; II, 72.
Peechmvar, I, 390^ 391.
Penaroes, II, 127.
Pendule à musique. III, 438.
Penorcon, I. 355, 356 ; III, 136.
[Phitjoe], m, 266.
Pi'pa.l, 196, 198; II, 83, 112; III,
351,353: IV, 82. 83.
[Perfict check repe.ilcr atfwft], III,
220.
Petite flûte, voir Hùti^.
P/ia^i, 1,391; 11, ^(^; m, 289,
290
Philomèle, IIJ, 12.
Phonautographe, IV, 148.
Phonographe, III, 446; IV, 148,
149.
Physhantionika, IV, 61.
Pianino, 1, 377 ; IV, 324.
Pianino carré, III, 195.
Piano, I, 82,86, 378; II, 41.
(Piano, historique), 1, 378 ; III,
193, 201, 204.
Piano k claviers renversés. III, 2 10.
Piano à prolongement, I, 2.
Piano à queue, 111, 204, 206, 208;
IV, 327.
Piano à queue- résonateur, III, 208.
Piano buffet, III, 203; IV, 324,
449-
Piano carré, III, 190, 193, 194;
196, 197, 201, 202, 437; IV,
330,446, 447, 448.
Piano d'étude, petit, IV, 447.
Piano droit, voir piano buffet.
Piano éolique, I, 80.
Piano-for ie y I, 85, 377; 111, 201.
Piano-forts (cla viola), 11, 195.
Piano girafe, IV, 326.
Piano grand oblique, IV, 325.
Piano incliné, 111, 218.
Piano mécanique, 1, 86.
Piano-mélodium, 1, 2.
Piano-orgue, II, 349.
Piano players^ IV, 147.
Piano portatif, grand, III, 204.
Piano pyramide ou pyramidal, 11,
199; iV. 326, 448,
Piano-quatuor, I, 80; IV, 291.
Piano-table. IV, 332.
Piano triangulaire, en forme d'épi-
nette, 111, T97.
Piano-viole, IV, 291.
Piano-violon, IV, 286, 287, 291.^
(Pièces de rechange des flûtes,
hautbois et clarinettes), 1, 214.
Pirn-king. Il, 60.
Pien-tchong, 1, 12 ; II, 56.
•— 49^ —
Pifero, II, 242, 243; IV^ 201.
Pignatù.lY, 168.
Pi-li, IL 70.
Pinâka, I, 138.
Pionne, 1,459.
Pt'fa.lV, 82,83.
Pi/>ta,lV, 176.
[Pi/>inia\, II, 281.
[Pirouette], 11, 236.
[Pistons, jeu de], II, 488 à 491.
(Pistons, mécanisme des), I, 68 à
72, 282 à 292.
(Pistons à boîte carrée], I, 285.
[Pistons à hélice David), II, 490.
[Pistons ascendants], I, 288
[Pistons compensateurs], II, 432,
475.
[Pistons indépendants], II, 450.
[Pistons tubulaires], I, 285.
Pitu, III, 315.
Piva^l, 52, 267; II, 342.
Plagiaulos^ I, 45-
Planchette ronflante, IV, 170.
Plaques de bronze, II, 55.
Plaques pour les expériences de
Chladni, II, 49.
[Plectrum, plectre], I, 80.
Poche, III, 28.
Pochette, I, 326, 327, 468, 469 ;
III, 28, 29; IV, 399,400.
(Pochette, accord), III, 29.
P'oKa,l\\ 19.
Pommer, 1, 228 à 232 ; II, 23, 24,
25,259.
Pommer alto, voir Ait-Pmnm^r,
Pommer basse, voir Bass-Pommer,
Pommer, grand, voir Gross Bass-
Pommer.
Pommer ténor j voir Ténor-Pommer.
%i^onga^ III, 332.
Porte- voix, III, 443.
(Portugal, instruments à cordes), I,
358.
PosaufiCj I, 305, 306.
Positif, voir orgue positif.
Posthom^ I» 277•
[Potence], IV, 204,
{PotjeS'Kertms), IV, 2a2.
Prasdrani'înnd, I, 1 50, 151.
Prillarkom, II, 394.
(Provence, instiuments populai-
res), IV, 206.
Psalmodicon^ W, 283.
Psaltere, I, 366.
Psalterion, I, 82, 84, 85, 367; 11,
10, 177; 111,73, 74, 77> 78,79.
Psa/tertum,l, 82; III, 184,
Pw, III, 327.
Pui/i, III, 248, 349.
Pângtj, U, 7.
Q.
Qdie/, I, 379; 11,60, 61.
Odnon, h 156, 190, 395, 416,421,
111,342.
Querflôte^l, 250.
Querpfeiff, I, 250.
Quiaquia^ II, 53»
Quinte de viole de braccto, grande
basse, IV, 419.
Quiniemaj I, 481.
Quinteme, IV, 301.
Quinti-clave, 1, 303.
Quinti-tube, I, 302.
(^Quinio, partie de trompette), I,
277.
Quinton, I, 313, 314, 319, 320,
466; III, 38 à 41; IV, 421.
R.
liaèâb, 1, 152; 11,3, 9-
Paddb des Battaks, II, 9.
J^aàdà malais, II, 9.
Rahecay 1, 358.
Rahecœ^ 1, 358.
Racket, IV, 182.
^ 493 —
kackett-Fagott^ 11,26, 231,235.
Rana çn'nga, I, 125.
Ranat^l, 385, 388.
I^anat'Ek, l,iSS, 389.
Ra^uiULek, I, 386, 387, 389, 390.
Ranai'Thong^ I, 389.
Ranat-Vhoofti, I, 389.
Ranjani-vinâ, I, 146.
[Rantjakan]^ III, 262^ 264, 272.
Rappakai, II, 87.
(Rasguéos), m, 427.
(Ravalement, grand ravalement,
clavecin à), II, 42.
Ravanastron ,1,185.
^/f^rt3, I, 327, 389, 394, 415. 4»^;
II, 37, 125; 172; III, 255-, 342;
IV, 67 ; voir aussi rabd6.
Rebahay 1, 395, 418, 419-
Rebana, II, 140.
i^^^^^r, I, 78, 327, 4I<5; II; 37; III1
m ;IV, 301.
Rebeca, III, 122.
Reckte Discant'Gngj III^ 24.
Régale, I, 54, 448.
Régale de bois, I, 1 2 .
Régale (xilophone), IL 185.
Règle à calcul acoustique, III, 236.
^^^,1,395.
Requinto, III, 429*
(Résonance harmonique exception-
nelle des tuyaux), IV, 55, 266.
Résonateurs de Helmholtz, série
de dix, III, 233.
Ribcca, II, 37.
[Rigole], IV, 181.
Riu-teki, II, 78, 81.
Rocking melodeottj IV, 5o.
RodpÂ.Wl, 252.
Roffeltrommel^ IV, 344.
Rogy II, 394,
Rojok, II, 367, 394.
Romme le pot, IV, 167.
Ratnmelpot, III, 440; IV, 165, \66,
168, 344.
i^Rùmnielpot), IV, 166,167.
Rondadarj II, 170.
Ronker, III, 440; IV, 168.
(Roseaux du lac d'Orchomène), II,
280.
[ Rosettes de clavecin ] , I V , 443.
Rovana^ I, 185.
Ruana^ I, 185.
RubèbC; I, 78.
Rudra-vinâ, I, 109^ 137, 148, 152.
Rumana, I, 388, 390, 391 ; IV, 21 .
Runimeltopf, IV, 167.
Rythmiques, instruments, I, 381,
382.
Sackbut, I, 305.
Sackpfeife, I, 52.
Sagat, I, 382, 395.
Salamouriy I, 41, 226; II, 64. 72.
Sahiodicon, III, 5, 9 ; IV, 283.
Salpinx, I, 274; IV, 259.
Salterto^ III, 74.
Salterio tedesco, III, 184.
Samm-jinn, I, 198.
Sânâî, I, 115, 116, 117, 169. 390.
San-heen, l, 198, 199 ; II, 112; lll,
349t 352-
Sansi, IV, 1 9.
San/tr, I, 85.
Sanyogi, I, 135.
Saquebute, I, 67, 305; II, 24.
Sirala jfançi^ I, 119,
Sârangiy I, 104, 128, 130, 131,
134, î35, 137.
Sargija. IV, 315.
Saroh, I, 137.
Saron, II, 126, 127; III, 255, 269,
270.
Sarofi dhttoeng, III, 269.
Sarong, II, 117.
Saron pèking, llly 269, 271.
Saron sël^ntOj III, 269, 271.
— 494 —
èarrusophone, I, 234.
(Sarrusophonc), II, 274.
ISaussiiresl, IV, 335.
[SautereauxJ, I, «4.
Saiv-Dorami ,1,415:111.342.
Sivv-Duano^ I, 390, 391 ; IV, 70.
Saiv-i)Oy IV. 69.
Saw-Samsdi, I, 389. 39 ï ; IV, 70.
Saw'Tai, I, 385, 3S8, 389; IV, 67.
Saxhorn, 111, 422.
Saxhorn basse. IV, 274.
Saxhorn contralto, IV, 273.
Saxhorn contrebasse, IV, 273.
Saxhorn soprano, IV, 274.
Saxophone, I, 40, 56; II, 225,
226, 260; IV, 357.
Sdz, II, 64, 109, 110,
(Sazandas^ orchestre de) , II, 64.
.V/ic/', IV, 313,314 315.
Scaccia-petisieri^ II, 13.
Scal/neyc, alto, II. 24.
Scaimeye, dessus de, II, 24.
Scalmeye^ ténors de, II, 24.
(Scalmeyers), II, 24.
Schàfe.rpfeijjt\\, 268.
Schalmcyy I, 210, 224, 227. 228,
230, '236; II, 24, 142, 245; IV,
20 T . 202 , 203 ; voir aussi Discant-
et Klnne Di^ranf Sc/it:///n'y.
Scheidhoil, 1, 482 ; 111, 1 13 ; IV,
426.
Schellenhaum, IL 181.
Schlih^el-Fiedel. 111, 71.
Schophar^ 1, 273. 274; 111,417.
Schrcier- Vfcijf'en II . 231, 233.
Schryari^ II, 231, 233.
\Schub-Ventil\A.2'^^- 286; II. 437;
IV, 272.
Schwàgcl^ I, 243 : II. 282.
SchiVeitzerpfcijf) 1, 2 50. 25 i .
Schvt'f^l^cL I, 243, 11, 282.
^S/,1V,75.
Stuiou-po, I. 3 82 ; II. 51.
Relatif un. II, 128.
Selokkat, II. 127.
Serinette, I, 55, 45^* 455 ; IV, 38^).
Serinette-pionne, IV. 386.
Serpent, I, 56, 64, 126,295, 2r^7,
463, 464 ; 11. 406 : 111, 420 ; IV,
2*^2, 263, 393.
(Serpent). 1, 296, 298.
Serpent droit, IV, 262, 264.
Setâr.l, 131, 135, 143, 144.
Sfiralitza^ IV, 232.
Sfirchitza, IV, 217.
Sfirka, IV, 215.216.
Sharod€j I, 153.
Sharna^ I, 116.
Sharud. I, 153.
Shrn^^ III. 324.
Sho, IL 78, 86.
Shj-ko^ II, 52.
S/tO'fiO'/ortye, II, 86.
S/iua/ig-Wfi , II, 112.
s/iu /K, II, 72 1 83 ; m, 302.
SiakU'hachij 1, 48; II. 77 ; IV. 44,
59-
(Siam, musique), I, 388.
Siamisen, I, 198, 199; II, 78, 113.
114. IIS-
Sifflet, I, 409, 410, 438; in, 311,
315 à 322, 406, 441; IV, 39. 46,
47. 48, 52 à 5^, 57, 58,60, 139
Siiflct aztèque, en terre cuite, II,
144 ài49' ^51-
Sifflet chinois, II, 74.
Sifflet double. III, 304. 305 ; IV,
60.
SitÏÏet en fer-blanc, II. 279.
Sifflet en ivoire. IV, 235.
Sifflet en os, IV, 234, 235.
Siffletsenpoterie,enfaîence,en terre
cuite, II, 278 ; IV, 221 à 224.
Sifflet-sirène, III, 443.
Sifflet triphone. IV, 220.
Sifoine. 1, 79.
Silhato, m, 403, 406. *»
"itlvadores, II, 152 ; IV, 42, 43.
io
— 495 —
nples ou naturels, instruments),
, 56.
9tpUx chtck action\ , III^ 222.
ivk^, IV, 214.
3ne,I, 487; III, 234.
'nga, II. 325.
re, I, 8, 426; IV, 2.
relly 111, 403^ ^6.
a'na, IV, 32, 34, 35i 4^.
uibka, I, 189.
•liètn^ II, 123; IV, 2.
^^ng,l, 408; U, 6, 153; m,
54.
/£ng barafigf III, 308.
ricli, IV, 215.
'.a, IL 72 ; III, 301 ; IV, 37.
'aj'ero, IV, 157.
mailles, IV, 138.
mette, I, 8; III, 255 ; IV, 9, 10,
3,335» 337â340,
mette en bois, IV 334.
lomètre, I, 486 ; IV, 1 50.
lorophone, III, 424.
'difio, I, 326.
ic/iow pdtig hsien^ III, 353.
i-dzou,ll, 53.
>ufflerie)> I, 488, 489, 490.
>ufïlet à lanterne], II, 359.
%lingy voir Soeling.
'itnnaia, II, 90, 108.
uqqarah, I, 412. 413.
'irav/ia, II. 280, 326, 327.
Durdine), II, 231.
urdiiie (clavicorde) , I. 85.
urdine basse. II, 228, 233.
urdi ne contrebasse, II, 233, 235.
)urdine de cor]^ I, 61 ; IV, 262.
liurdine de corne f(o], II, 400.
Durdine de trompette], I, 277.
jurdine de violon], III, 6$, 67.
3 urdi ne de violon, dite presto],
IV, 280.
jurdine, pédale de piano], IV,
328.
Sousounou^ IW, 78.
Spaansche citer, III, 121.
Spinetta a tavolo^ III, 160.
\Spinetia, corde octare du clave-
cin], IV, 321, 441'
Spinetta da serenata^ II, 45.
SpitZ'Harfe, III, 89, 92.
Staccado, I, 1 1 .
Stafspel, IV, 336.
Stamentien-l^feiff, I, 243; II, 282.
Stampella, L 334.
SHccato, IL 185.
\Sticker action]^ III, 220.
SttUes Zinkpi, II, 396, 397, 399,
400 405; IV, 265.
Stopf trompeté , I, 62, 280 ; II, 392,
393.
StrawfiddU, II, 185.
Streich'Zitker , I. 465, 466.
Strokfiedel, II, 185.
StrooiveJel^ IV, 336.
Su'ghoshay I, 124.
Sumniârah, IV, 31.
Sur-çrtngdra^l, 152.
Sur-sanga, I, 135.
Sur-vdhdra, I, 146.
Sur-vind^ I, 136.
Svardonitza, I, 246; IV, 218.
Svirala, IV, 238.
Swanga, III, 248.
Swistalia, L 278.
Symphonie (vielle), I, 79*
Syringe, I, 41; 11,323.
Syringe monocalame, I, 43, 47.
Syringe polycalame, I, 264 ; III,
409 ; IV, 50, 51, 371 ; voir aussi
Flûte de Pan.
Szekûusien, III, 334, 336.
TaàL l, 396, 399; II, 66.
TaSld, I, 104, 105, 398.
Tablât el'fnousaher, I, 163.
[Table de violon], III, 64.
— 49^ —
[Table d'harmonie^ fausse], III,
192.
Tnblet el-daraouclia^ I, 398.
\Taboeh\, III, 253, 266, 268, 26^,
272.
Tabor-pipe. I, 243.
\Tabuh\,\\, ia3.
Taga, 1,382.
Ta huang hou-kin, III, 337 ; IV,
69.
[Taihet], II, 2.
Taîko, II, 65, 66 ; III, 28^, 284.
ITaille-anche de hautbois), III,
227.
Taille de flûte douce, II, 287, 291;
III, 402 ; IV, 369, 371.
Taille de viole, 111,43, 44; IV,
422.
Ta* khay, l, 388, 389, 391; II, 95;
IV. 79.
Takigoto, I, 190, 191; IIL 338,
343, 344; IV. 76.
( Takftiy takhl, orchestre égyptien) ,
I» 395.
Tafnbagy, II, 68.
Ta$nbol, IV, 17.
Tambor, IV, 17.
Tamborii, III. 37S.
Tamborino, III, 378.
Tambour, I, 20, 163, 250, 390,
391. 39^, 397; 400, 401; II, 4,
6(i^ 121, 139, 141, 183, i84>
197, 198; III, 281; IV, 22 à 26,
i^ii 343.
Tambour à grelots, I, 8.
Tambour automatique, IV, 163,
Tambour de basque, I, 8, 20, 103.
162,393,395: 11,183; 111,192;
, IV, 159, 343.
Tambour de lansquenet, II, 197.
Tambour des derviches, I. 163.
Tambour d'ordonnance, IV, 162.
Tambourin, II, 63, 196 ; III, 280,
281,376.
Tambourina cordes^ I, 245.
Tambourin de Provence, III, 376 :
IV, 163, 206.
Tambourin du Béarn, I, 374» 375
Tambourin florentin, III, 376.
Tambour militaire, \, 20, 250, 25 1 ;
IV, 163.
Tambour-xylophone, IV, 3, 4.
Tamburina^ I, 245, 374*
Toffûniru, II, 117.
Tofn-tofn^ I, 7 ; III, 246, 247, 252:
IV, 3, 4.
Tanbour, I, 83, 199 à 202, 424,
425; II, 108, 117; III, 429.
Tanboura, IV, 312, 3 13.
Tanhour albanais, I, 425.
Tanbour kebyr tauriy^ III, 145.
Tiio kou, II, 4 ; III, 287 ; IV, 27.
Târ, I, 162, 394, 395t 416.
Tarawangsa, II, 154 ; 111, 341
Tdsd, I, 105.
Taschengeige ^ I. 326,
Tawaya, II, 3.
Tâyuç.l, 132, 133.
Tché, I, 44; II, 163, 168.
Tchong, II, 57.
Tckong-t(m,n, 52, 53; III, 247*
TebashouL I, 400.
Tebioun, I, 397.
Tebol, I, 397.
Tê-'kin, n, 83.
Tefyn, III, 103.
Ténor de cornet, I, 65.
Ténor de viole, III, 43, 44; IV,
422.
Ténor de violon, IV, 415.
Ténor- Fiote^ I, 239.
Ttnor Geig, \\\, 58, 59.
Tenoroon, I, 40; II, 224, 260: IV,
357.
Ténor Potntfter^ I, 228, 229, 230,
232 ; IL 20, 22, 24, 260, 261.
Tenor-Viol, III, 50.
Tcorbe, voir Théorbc.
-497 -
Terpodion, I, 429.
Terzino di contrabasso y III 34.
Te-tchong, II, 56, 57.
Teij'er, II, lap; III, 252.
T/iart\ II, 64, no.
Théorbeoutéorbe, I, 83, 347, 348»
351, 479; III, 146, 147; IV,
297.
(Théorbés, instruments), IV, 297.
Thâne, I, 385, 388, 390, 391 ; IV,
24.
Thurner Hom, I, 276 ; II, 391.
Tibia, I, 37, 41, 165, 43^ 432|
433; III, 293. 294; IV, 59-
Tibia dexira, III, 392.
Tibiae impares. III, 392 ; IV, I75.
Tibias parés, m, 393.
T/'^/tf gréco-romaine, II, 239, 242-;
III, 393,395-
Tibia mu/fi/ora, III, 391, 393.
Tibia obliqua, I. 45.
Tibia sinistra, III, 392.
Tibia utricularis, l, 267.
Tien-kou, III, 280, 283.
(Tiges, vibration des), III, 369.
Tikârâ, I, 106.
Ti-kin, L 186; II, 92.
Tiktiri, I, 122.
Timbales, I, 22, 23, 396, 399 ; II,
19» «83, 184,
Timbales en bois, II, 199.
[Timbre], IV, 165.
Timpaniy I, 22.
Tiplei^ III, 428 ; IV, 432*.
Tjaalang, II, 154.
Tj^ihnpoeng, III, 345.
Tjèioering^ III, 253, 271.
Tjé-tjé, II, 122.
Tobileis, I. 397; II, 65.
Tatfibahj 11,67, 68.
(Ton de chambre ou ton ordinaire),
voir K ammerlon.
(Ton de chapelle), voir Chorton,
(Tons de rechange^ leurs inconvé-
nients), II, 382; IV, 253, 254.
[Tone sustaintng atfachment]^ III,
219.
Tonoscope*harmonium, II, 49.
Toponaztle, II, 133, 139, 142.
Torbane, l, 350, 351.
Tougal, IV, 12.
Touniûunaj I, 245, 374.
Toumebout, L 41; II, 18; III,
389.
Toutsoumiy II, ^Çi.
(Transpositeurs, instruments dits),
II, 482.
[Transverse spring s/ides], I, 288;
11,453.
Traversa, I, 250.
Treb/e viol, III, 50.
Triangle, I, 8; II, 183, 184; IV,
329.
Tricorde, I, 83.
Trigone, I, 82.
Tritantri-vinây I, 144,
Triionicon^ III, 396.
Troccola, III, 363.
Tromba, I, 67 ; IV, 259.
Tromba da caccia, II, 381.
Tromha da tirarsi, l, 67, 281 ; IL
428.
Trombone, I, 58, 59, 305 à 309,
(Trombone), I, 304.
Trombone à coulisse, I, 67, 281,
306; II, 24,25.
Trombone à coulisse alto, II, 428.
Trombone à coulisse basse, II,
428.
Trombone à coulisse ténor, I, 304,
307 ; II, 428, 429, 430; IV, 398.
Trombone à pistons ténor. II, 457,
Trombone à pistons ténor, à
pavillon vertical, II, 457, 460.
Trombone à pistons ténor, à six
pistons indépendants, II, 463 ;
IV, 275.
— 49» —
Trombone à trois pistons, IV^ 399.
Trombone-buccin, voir Buccin.
Trombone, pavillon de, IL 430.
Trombone, traverse de, II> 34.
Tromniêty 1,2^6,
Trompe, IV, 260.
(Trompe, étymologie), IV, 259.
Trompe d'appel, III, 327.
Trompe de chasse, I, 270, 271; II,
381 ; IV, 258.
Trompe de chasse (jouet), III, 225.
Trompe en bois, IV, 63, 64, 65.
Trompe en corne, IV, 256, 345.
Trompe en fer, IV, 62, 63.
Trompe en ivoire, III, 331, 332,
333; IV, 64, 65.
Trompe marine, I, 310.
Trompette, I, 57, 58, 182, 183,
272 à 292; 11^ 19, 24, 183.
(Trompette), I, 273; IV, 388.
[Trompette, corde de la vielle J, I,
335,472.
(Trompettes (jeu de) en usage au
XVIIIe siècle), IV, 388.
Trompette à clefs, I, 281, 282,
300; II, 419.
Trompette à coulisse, I, 67, 281 ;
IL 424, 428; IV, 271.
Trompette à cylindres, II, 34, 480,
481.
Trompette à pistons, I, 282 à 292 ;
IL 482; IV, 274.
Trompette à sons bouchés, II, 392 ,
393-
Trompette basse, I, 59; II, 391.
Trompette conque, I, 123.
Trompette de cavalerie, IV, 254,
255, 256.
Trompette de cavalerie entourée
de plâtre (expérimentation), IV,
137.
Trompette de chasse, IL 381.
Trompette de Hal, II, 201.
Trompette de lama, III, 325.
Trompette demi-lune, I, 280 : II.
392, 393; IV, 389-
Trompette de parade, IV, 390.
Trompette de St-]ean, IV, 357.
Trompette droite, II, 387, 388.
Trompette en bois^ I, 277, 490;
II, 383086.
Trompette en fer-blanc, II, 8, 31.
Trompette en paille, II. 15.
Trompette en verre, II, 31, 388*,
III, 416.
(Trompette et clairon, leurs mar-
ques distinctives). IV, 250, 259.
Trompette harmonique, I, 30^.
Trompette marine, I, 78, 310, 3 1 1 ,
312, 465; II, 19; 111/ 34. 35-
36.
Trompette naturelle, I, 57, 58.
387 à 391, 462; m, 234; IV,
258, 388, 389, 390.
Trompette sacrée, IV, 66,
Trompette serpentine, III, 234.
(Trou latéral percé dans un renfle-
ment du tuyau), IV, 347.
(Trou latéraux, irrégularité dans
leur emplacement), II, 2 1 2 ; IV,
346-
Troumpeto di San Jéan^ IV, 257.
Trufnscheit, I, 3ro.
[TsMftbouna], II, 281.
Tschurlikay IV, 219.
Tsé King, II, 59, 60; III, 2S<i\
IV, 15..
Tseng, l. 202, 373; II, 119; UL
344* 346; IV, 77 178.
Tsou toung koU'kin, III, 336.
Tuba (antique), I, 57, 274.
Tuba curva^ voir Buccina.
Tuba-Dupré, IV, 266, 395, 396.
Tuba moderne, I, 58; voir Basse à
cylindre et à pistons.
Tube de bambou, II, 169.
TubihiUs, I, 396, 397; III, 281.
Tubri, I, 50, 53, 115, 122; II, 7.
— 499 —
[Tufn5a],lY, 176.
7 utnburU'vinâ, 1 , 154, 155.
Tùmeri, M, 7.
Tûri, I, 126.
Turkish crescent^ II , 181.
Turlutaine, I, 55.
(Turque, musique) voir Musique
turque.
TvrtU'RatUe, III, 251.
(Tutupampaner), IV, 306.
(Tuyaux, études expérimentales
sur leur résonance), III, 449.
Tuyaux à bouche biseautée (diapa-
sons), III, 444.
(Tuyaux à cheminée], II, 360.
[Tuyaux à fuseau], IL 364.
Tuyaux d'expérimentation, à bou-
che, II, 48; m, 234; IV, 137.
Tuyau d'expérimentation, à em-
bouchure, I, 487.
Tuyaux d'expérimentation :
I. A bouche :
a) cylindriques, IV, 87.
h) tronc-coniques, IV, 109.
c) cylindriques, partiellement
bouchés à Tun des orifices,
IV, 120.
II. A anche :
a) cylindriques, IV, 122.
h) tronc-coniques, IV. 127.
c) a embouchure, IV, 134.
Tuyaux d'expérimentation en ro-
seau, à percuter, IV, 151.
(Tuyaux, détermination de leur
longueur), II, 157.
Tuyaux de verre (série de huit),
III. 231.
Tuyaux d'orgue fermés (deux),III,
235.
(Tuyaux, vibration des), I, 26 et
suiv.
7>, I, 172, 174, 175. 2^0, 390; II,
67, l^y 11 y 81 à 84; III, 304.
312. 313; IV, 46.
Tymbalons, IV, 153, 159, 160, 206.
Tympanon, I, 85, 373, 374, 485;
III, 76, 77, 181, 185, 435; IV,
324,444, 445.
(Tympanon, historique), I, 374.
Tympanuifij l, 22.
Typophone, I, 13.
Typotone, I, 32.
U.
Ukekelaau^ III, 346.
Uliuli, III. 249.
Ullan- Ptohe, II, 342.
\Una corda ^ pédale de piano], IV,
327, 328.
Union-pipe^ II, 342.
I Unisson y jeu du clavecin] , IV, 32 1 .
Universal Contra- Bass, III, 396.
Ur-heen, 1,185, 186, 390; II, ^2^
93; III, 334-
Utricularium, I, 50, 267.
V.
Valga, I, 193.
Valiha, I, 419; IV, 75.
Vdnçali. II, 6.
[Vase], IV, 335.
Vase (sifflets) Aztèque, II, 151.
[ Venitian swell\, III, 172, 203.
\Ventil-Kâsigen], I, 282.
Venu, I, 122.
(Vernis à Talbumine), III, 57.
(Verres, accord des), III, 372, 374-
[Verschiebung], IV, 327.
I Vibration des lames], III, 267,
[Vibration des tiges], III, 369.
[Vibration des tubes], III, 231.
Vielle, I, 79 ; III, 7, 70 : IV, 301.
Vielle à archet, I, 78, 314 ; III, 13,
14; IV, 425.
Vielle à main, III, 13.
Vielle à plectre, III,i3.
— 500 —
Vielle à roue, III, 13 ; voir Vielle.
Vielle en guitare, I, 334, 472 ; III,
71; IV, 286.
Vielle en luth, I, 471, 472 ; III,
72.
Vielle organisée, III, 72.
Vielle rustique, IV, 425.
ViAue/a, III, 13.
ViAuèU, III, 13.
Vtnâ, I, 95^ 136, 138, 142 a 157,
195.
Vio/a, IV, 309,
Vio/a bas/arda, I, 318, 326 ; III, 45,
46, 47-
Vioia braguezdj III, 122.
Viola dabraccio ^ I. 314, 316, 329,
331; III, 29, 51, 58,59.
Viola da braccio^ basse-quinte ou
grande basse-quinte de, III, 54,
59 ; IV, 419.
Viola da gamba, I, 3I4, 316, 325 ;
m, 46, 50.
i^Viola da gamba) y III, 49.
Viola da gamba^ basse de, III, 46,
50,51.
Viola da gamba, grande basse de,
m, 53, 55,56.
{Viola da gamba, divisions de la
touche et accords), I, 316; III,
50.
Viola da orbo, \, 334.
Viola d*arame, IV, 310.
Viola da spalla, I, 314, 316 ; III,
58.
Viola di bordonej I, 324.
Viola difagotto, I, 324. 325, 326.
Viola di lira, \, 468 ; III, 59.
Viola diparcdon, I, 325.
Viola franc fisa, I, 358; 111,122;
IV, 309.
Violâo, IV, 309.
Viola pomposoy III, 63.
Viole, 1,76, 78, 313. 314 a 319,
330, 467; III. 13, 25.
(Viole), I, 3U, 328»
Viole bâtarde, voir Viola bastmrdA.
Viole d'amour, I, 188, 320, 321,
322, 324. 466 ; m, 37, 38 ; IV,
422.
(Viole d'amour, accords), I, 321.
Viole da braccio et >'iole de bras,
voir Viola da braccio.
Viole de fantaisie, IV, 421.
Viole de gambe, voir VioU da gam-
ba.
Viole de lyre, voir Viola di lira.
Viole d'épaule, voir Viola da spalla,
Violettapiccola, l, 317.
Violino, III, 24.
Violino harpa^ III, 2^.
Violon, I, 74, 78, 13», 327, 328,
358; II, 19; III, 18 à 21, 425 ;
IV, 279, 280, 402 à 411.
Violon, fragments de, IV, 423,
424.
Violon, petit, IV, 4.01.
Violon à clefs, III, 71.
Violon à contours festonnés, III,
20.
Violon àcordier de Spohr, III, 19.
Violon à fond concave, lÙ, 20.
Violon à mentonnière, IV, 407.
Violon à surfaces ondulées, 111, 20.
Violoncelle, I, 28, 78, 220, 318.
330 ; II, 19; 111, 8, 9, 30, 3ïr 32»
54,59: IV, 415 à 419-
Violoncelle en cuivre, III. 32.
Violoncelle muet, IV, 416.
Violon Chanot, III, 15, 16, 17.
Violon d'amour, I, 322, 4^^ î IH'
26.
Violon de liulfkarkas (Bruxelles),
IV, 156.
Violon de fantaisie, IV, 282.
Violon de fer, 1, 206, 207; III, 369.
Violon de Hardanger, I, 332 ; III,
12.
501
Violon, demi, III, 21.
Violon des Gilles de Binche, IV,
156.
Violon en cuivre, I, 1 8 ; IV, 411.
Violon en écaille, III, 27.
Violon indien I, 131.
Violon indien (d'Amérique), III^
339» 340.
Violon muet III, 26,
Violon-sabot, IV, 411.
Violon Savait ou violon pyrami-
dal, III, 27.
Violon sicilien, I, 333.
Violon sourdine, III, 26.
(Violon, technique du), III, 25.
Violon ténor; voir Ténor de violon.
Violon- vessie^ IV, 411.
Violon- vielle, I, 337.
Vipanci-vînâ, I, 145.
Virginale ou Virginal, l, 84, 369,
370; II, 44:111, 158 a 161 ;IV,
320, 435 à 439- .
Virginale à double clavier, I, 370.
(Vision, sourdine], III, 67.
Voix de polichinelle, II, 200.
[Voix humaine], IV, 239.
( Vu/gano, partie de trompette), I^
277.
W.
Wadj'raj II, 122.
Waggon, II, 78, 106.
Waldhorny I, 271 ; II, 381.
Waldteuffel, 111,225, 440; IV, 168.
Wanibee, I, 193 ; II. 173 ; m, 357^
359; IV, 74.
Weiber-Leyer, III, 71.
Wheatstone, appareil de, III, 445.
Whizzing-sticky IV, 170.
[ Wiener- Ventil], It 290.
Wilah, III, 269.
WM-Horuy III, 300, 399.
Wursi'Fagott, II, 26, 231, 235;
IV, 182.
X.
Xereniiay 111. 410.
Xilophone^ I, 10 ; II, 185 ; IV^
336.
Xireinia, III, 4x0.
Y.
Ya-kou,lll, 283.
Yfing, II, 51.
Yang-kin, l, 202, 204. 205, 373 ;
II, 119; III, 360, 361; IV, 84.
Yantra-kosha, I, loi.
Ye-Yin, II, 83.
r/«, II, 51.
rt;,I, 49, 174, 175; II, 75,77.
Yotsu-dake, I, 380.
Yue-kin, I, 19s ; 11^ 112; III, 345,
354,35^; IV, 82.
Yun-lo, I, 12 ; II, 55.
Zaffolo pastorale ,11, 325.
Zambomba, IV, 166, 167, 168.
Zatnpogna, I, 52, 246. 247.
Zanîpogna a due boche, II, 280,
Zantpogna seinplice^ II, 280.
Zaïnry I, 405, 406 ; II, 281 ; IV,
204.
Zamr el-Kekyr, I, 169, 228.
Zamrel'Sog'hayr, I, 170, 405, 406;
n, 73-
Zanza, I, 161, 391 ; II, 62; III,
276, 277, 278; IV, 18.
Zenbaz, II, 108.
Ztmbalon, I, 374.
Zinke, I, 64, 65, 293, 294, 463 ;
voir aussi Cornet à bouquin.
— 5<>a —
(ZinAe), I, 293 ; II, 33.
Zitker, L 366, 367; III, 108, 114.
Zourna, I, 405 ; II, 64, 72, 73, 281 ;
IV, 204.
\Zournay bande de], III, 64.
\Zwnniârah\, I, 166, 167, 397, 403.
III, 293,298, 388; IV, 174, 175,
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